Tel est mon choix

3 janvier 2010

“Que faire ?” demandait Lénine. Il voulait déclencher la Révolution prolétarienne. Nous désirons accomplir la Révolution écologique. La première a mal fini. La deuxième pourrait connaître le même sort – à supposer que nous réussissions à la lancer…
Nous, Homo sapiens, avons un grave problème : non seulement, comme je l’ai analysé dans “L’Humanité disparaîtra…”, parce que nous employons la plupart du temps notre intelligence à conforter nos instincts de domination, de territoire et de reproduction (au lieu de lui faire servir nos pulsions positives, notamment altruiste et esthétique) ; mais aussi parce que, même lorsque nous sommes animés des meilleures intentions, même lorsque nous voulons sauver la planète, nous sommes tragiquement incapables de nous comprendre et de nous supporter les uns les autres.
En écologie comme dans les autres domaines (économie, emploi, éducation…), nous instituons notre hiérarchie personnelle des questions à résoudre, et nous la proclamons à la face de la Terre en refusant même d’entendre la hiérarchie d’autrui. En la matière, les récents emportements d’Hifi m’ont beaucoup amusé : il est obsédé par les canons à neige et le trophée Andros. Qui sont objectivement des problèmes mineurs. Mais il n’est pas le seul à tenir le langage du : “et pourquoi ne commençons-nous pas par…?”
A la vérité, nous agissons tous de la même façon. Pourquoi ? Parce que les priorités ne sont pas identiques pour chacun d’entre nous (elles dépendent de notre histoire personnelle, de nos désirs immédiats et de nos fantasmes particuliers) ; et que, de surcroît, elles changent avec le temps. Quand j’ai “commencé l’écologie”, pour parler bref, les priorités étaient le DDT et les pesticides (dénoncés par Rachel Carlson dans “Le Printemps silencieux”) ; puis sont venues la pollution de l’air des villes (le smog, etc.) ; les marées noires (Torrey Canyon, Amoco Cadiz et autres) ; les pollutions chimiques industrielles (Minamata, Bhopal, Seveso…) ; les catastrophes nucléaires (Three Mile Island, Tchernobyl…) ; les craintes épidémiques (grippes, SRAS, virus en tous genres) ; les ressources en eau potable; la question des OGM ; la destruction générale de la biodiversité ; la panique climatique ; etc. D’autres pointent le nez, comme les nanotechnologies…
Le problème est double : ces menaces ne sont pas aussi graves les unes que les autres ; mais toutes le sont dans leur genre. Par-dessus tout, ces dangers ne s’additionnent pas. Ils multiplient leurs effets…
Le seul moyen, pour établir la bonne (ou la moins mauvaise) hiérarchie des risques, comme pour étudier leur processus de renforcement mutuel, consiste à recourir à une discipline intellectuelle qui s’appelle la science. Seule, cette dernière a le pouvoir de nous rapprocher du réel. Seule, elle nous aide à tenir le bon discours. Le bon logos… Nous devons proclamer bien haut que l’écologie est d’abord une science. Et qu’elle doit le rester.
Mais nous devons passer aux actes. Et c’est là que nous retombons sur notre incapacité primaire à utiliser notre raison… C’est là que nous recommençons à céder à nos pulsions – en général, au nom même d’une logique en apparence imparable.
Comment bâtir un discours commun, basé sur la science, mais qui slalome entre nos désirs, nos instincts et nos fantasmes, y compris les plus indignes ou les plus criminels ? Comment construire cette société vivable, pacifique et même heureuse que nous appelons de nos voeux ?
La méthode que je qualifie de “José Bové” est intéressante. Elle consiste à déclarer que telle question est tellement importante qu’elle relève de la “conscience”, et qu’elle doit être traitée par n’importe quel moyen. Fût-ce par la violence… Puisque les OGM nous menacent, allons faucher les champs Monsanto. Ou démonter les canons à neige (ô Hifi !). Ou faire sauter les chantiers nucléaires. Etc. José Bové a gagné une bataille ; mais il est à présent député européen ; en tant que tel, il fait la loi européenne. Quelle sera sa réaction le jour où, au nom de leur “conscience”, un individu ou un groupe d’individus transgresseront la loi qu’il a votée ?
L’autre méthode s’appelle la démocratie. Discuter, négocier, équilibrer les avantages et les inconvénients pour les uns et les autres, tenter de fabriquer de bric et de broc un monde moins agressif et plus partageux.
Difficile, lent. Et risqué : car celui qui discute est, dans la minute qui suit le commencement du dialogue (et même avant la première parole échangée !), accusé par divers matamores sûr d’eux-mêmes et opposés à toute “compromission”, de trahir la cause et de vendre son âme.
J’ai toujours milité à la base, j’ai été trois fois élu dans un Conseil municipal, je me présente à ces élections régionales non pas pour faire “triompher” mon point de vue omniscient, non pas pour “vaincre” qui que ce soit, mais pour instiller un peu de sagesse dans un monde de brutes. C’est une ambition modeste, je sais.
Mais qui ne m’empêche pas de proclamer mes utopies dans mes livres.
Tel est mon choix.

Neige à la Saint-Sylvestre 2009-2010, Tincave...

Neige à la Saint-Sylvestre 2009-2010, Tincave...

“L’expérience est une lanterne qu’on porte dans le dos, et qui n’éclaire que le chemin déjà parcouru.”
Confucius.

Dauphins communs, Delphinus delphis, Açores.

Dauphins communs, Delphinus delphis, Açores.

Ces dauphins des Açores, juste pour être raccord avec les derniers commentaires…

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109 Responses to Tel est mon choix

  1. bernard says:

    @ Yves,
    Je pense que nous qui sommes sur ce blog un peu votre Caius Memmius nous apprécions le fait que vous continuerez à proclamer vos utopies dans des livres.
    Je crois que vos êtes dans la situation de Lucrèce qui écrivait:
    <>
    A titre personnel dans une démocratie où fleurissent les délits d’initiés,les prises d’intérêts personnels,les groupes puissants de pression,une justice aux ordres,un mépris du faible ,j’ai du mal à situer la place du dialogue honnête.

  2. bernard says:

    @ Yves,
    Je pense que nous qui sommes sur ce blog un peu votre Caius Memmius nous apprécions le fait que vous continuerez à proclamer vos utopies dans des livres.
    Je crois que vos êtes dans la situation de Lucrèce qui écrivait:
    “Mais rien n’est plus délicieux que d’occuper les hautes citadelles de la sérénité édifiées par la doctrine des sages,d’où l’on peut jeter les yeux sur les autres,et les voir errer,çà et là,aveuglément,en quête du chemin de la vie ,confrontant leurs talents,luttant sans merci pour de vains privilèges,cherchant nuit et jour,au prix d’un effort sans pareil, à s’élever au comble des richesses et à prendre le pouvoir.”
    A titre personnel dans une démocratie où fleurissent les délits d’initiés,les prises d’intérêts personnels,les groupes puissants de pression,une justice aux ordres,un mépris du faible ,j’ai du mal à situer la place du dialogue honnête.

  3. Michel says:

    @ Yves, votre lanterne puisse-t-elle éclairer les élus qui vous entoureront ! voici pour vous :

    – ” La valeur d’avoir pendant quelque temps pratiqué avec rigueur une science exacte ne réside pas précisément dans ses résultats: car ceux-ci, comparés à l’océan de ce qui vaut d’être vu, n’en seront qu’une goutte infiniment petite. Mais on en retire un surcroît d’énergie, de logique déductive, de ténacité dans l’effort soutenu; on a appris à atteindre un “but par des moyens adaptés à ce but”. C’est en ce sens qu’il est très précieux, en vue de tout ce que l’on fera plus tard, d’avoir été une fois dans sa vie homme de science.
    —- Nietzsche

  4. hifi says:

    Y.Paccalet écrit:”…les récents emportements d’Hifi m’ont beaucoup amusé : il est obsédé par les canons à neige et le trophée Andros.”

    Par honnêteté intellectuelle, permettez-moi de rectifier votre jugement un peu réducteur, en citant mes propres propos du commentaire de décembre:

    ” Alors que l’on me comprenne bien. Je dis NON à toute activité de LOISIR qui met en danger à court ou long terme, l’équilibre fragile de l’environnement.

    Je dis NON aux stupides rallyes (Andros en montagne), je dis NON au stupide Dakar (qui s’est déjà « vengé » en faisant son premier mort), je dis NON aux stupides courses de F1( dans le désert en plus), je dis NON aux faux-écolos-vendeurs de coton « équitable » , je dis NON aux stupides feux d’artifice qui effraient les animaux et font partir en fumée des millions d’euros qui pourraient servir à nourrir des gens en détresse, je dis NON aux quads en montagne, au 24H du Mans, aux courses de motos, à l’enduro du Touquet, aux acrobaties des motards à Bercy, etc, etc.. bref j’en oublie. Je dis NON à toute activité humaine qui met en danger ou exploite l’animal (safaris,corridas, cirques, documentaires « arrangés » sur la faune et la flore) ou la nature (spéléo, cannoying, etc )

    Je dis NON à tout ce qui n’est pas utile et nécessaire à la survie de notre planète, parce qu’elle est en danger.”

    Quant à l’hyper compétence de la “science” que vous portez aux nues, non seulement elle est à l’origine des plus grosses exploitations de l’homme par l’homme avec l’invention de la machine qui va plus vite que lui (“Les Temps Modernes”), mais elle est le serpent qui se mord la queue, et vos exemples en sont la preuve:

    Qui a inventé le DDT, Seveso, Tchernobyl, la marée noire, les pesticides, le nucléaire,les nanotechnologies, etc, etc…si ce n’est la SCIENCE elle-même !

    J’ai bien peur qu’avec ce qui se prépare pour notre planète, votre “démocratie” ressemble plus à un élégant bavardage de jeunes gens de bonne famille autour d’une tasse de thé.

  5. Michel says:

    Allez Hifi, on va se détendre un peu !
    Je t’offre quoi ?… Un petit canon ?
    AARRfff !…pardonne-moi, je n’ai pas pu me retenir.
    Humour, quand tu nous tiend…

  6. Bien sûr Hifi, j’ai exagéré ! Mais comme mon propos était de dire que personne n’écoute jamais personne, je voulais démontrer que moi-même je parviens parfaitement à ne pas écouter non plus.

  7. mdt says:

    la science seule n’est pas mauvaise, car c’est elle qui a permis beaucoup de progrés mais c’est son utilisation irrationnelle qui est dangereuse. Pour qu’elle continue à remplir son rôle, il faut impérativement qu’elle soit associée à une réflexion éthique et que des “sages” soient le garant de cette réflexion, me semble t il.
    Dans tous les métiers, on rencontre des gens humanistes, des gens sages, des ouvriers aux patrons sauf que c’est difficile d’être face à la pression de la société.

  8. slider says:

    la science est comme beaucoup d’entre nous ,elle a plusieurs facettes,crée des bonnes comme des mauvaises choses;elle est le miroir de nos désir,et la pluart de nos désirs sont égoiste.D’accord avec HIFI,les nuisances de tout genre(lumineuse,audible,polluante) d des loisirs comme les course autos,les quads dans la nature,sont tres mauvaise,et démontre que l’homme est bruiyant,lourd,et surtout agressif vis a vis de ce qui est différent.la plupart des problemes actuels dans notre société sont issues du fait que l’harmonie avec le reste du vivant est couper,et qu’une étrange solitude(l’égo encore lui),s’empare de nous .la bétise,l’agressivité ,l’égoisme en sont les manifestations.La science je l’apprécie car elle apporte du confort,mais elle rationalise,applanie le monde en 1 dimension=celle de l’homme (pas tres sapiens).

  9. slider says:

    l’image me fait pensée au ciel profond,au ciel des mystères

  10. hifi says:

    La preuve que je vous écoute fait que je n’arrête pas d’écrire, au risque d’incommoder tout le monde sur ce blog.

    Je forme un voeu pour 2010: trouver un écologiste qui mettrait “le vivant” en priorité sur sa liste, et surtout qui ne tourne pas sa veste à la première élection à venir (cf Cohn Bendit/Bayrou)

  11. Vee says:

    Bonjour,
    Modestement, j’ai le sentiment confus que l’engagement politique ne suffit pas à faire évoluer “la politique”. Ses enjeux, hélas, semblent être ailleurs, y compris en Démocratie …
    Quant à la science qui sert l’humanité autant qu’elle lui livre la possibilité de se fourvoyer … elle ne doit, évidemment, pas être exclue du “système de réponses”, mais ne peut, à mon sens, qu’être une voix parmi d’autres.
    Je pense à la pédagogie notamment …
    Un monde poli-éthique ?! Que ce serait bien, mais comme vous dites, cela commence par notre capacité à dompter nos désirs, à calmer notre insatiable appétit pour des fraises en hiver et des huîtres à longueur d’année et du “bio” livré par avion de l’autre bout du monde.
    Merci, en tout cas, de nous aider à réfléchir, à prendre la mesure de notre impact … et de vous engager à pénétrer dans l’arène !

  12. marie says:

    Sciences: je retiens principalement la médecine qui permet à de nombreux êtres humains de vivre un peu plus longtemps et mieux; et je n’oublie pas que dans le temps, en Europe nous pouvions mourir de rien.
    Cohn bendit n’en à rien à faire “des petits oiseaux” sic.pour lui, l’écologie c qd même autre chose!

  13. bernard says:

    Sciences,postulats, axiomes;
    cherche bon sens désespérément!

  14. Michel says:

    @ Bernard
    –”La science a fait de nous des dieux, avant que nous ne fussions devenus des dieux.”
    Jean Rostand

    –” Le bon sens est le concierge de l’esprit: son office est de ne laisser entrer ni sortir les idées suspectes. ”
    Daniel Stern

  15. marie says:

    Avant la science (médecine mise à part) je mets l’amour.et je note cette phrase indépassable de sagesse d’un simple poète, Francis POnge: ”
    Il suffit d’abaisser notre prétention à dominer la nature et d’élever notre prétention à en faire physiquement partie, pour que la réconciliation ait lieu. (Le Grand Recueil)”. Or les scientfiques ne me semblent pas “abaisser leur prétention, ni élever”… Maintenant notre avenir d’espèce est peut-être de coloniser à fond tout l’espace terrestre et maritime au détriment total de toutes les autres espèces vivantes, c d’ailleurs ce qui se passe; et via les connaissance et manipulations scientifiques; bien entendu des gens dans mon genre , sont alors totalement inadaptés et en voie de disparition et ne pourront jamais accepter cela. d’autres vivants le pourront peut-être? les enfants naissant déjà aujourd’hui sont très éloignés de la nature que j’ai connu et très absorbés par les écrans et avatars virtuels de toute sorte..que seront les enfants nés dans 10, 15 ans au milieu d’une urbanisation croissante et d’une nature mise sous le boisseau partout. Des scientifiques mettent en ce momment aux USA les génomes d’espèces animales en voie de disparition dans un genre “d’arche de Noe” de la même manière que ce qui se fait pour les semences en Norvège. Et je termine par la phrase d’un autre voyant , Victor Hugo: dernière strophe du merveilleux poème “Chanson des oiseaux”:

    Le nid que l’oiseau bâtit
    Si petit
    Est une chose profonde ;
    L’oeuf ôté de la forêt
    Manquerait
    A l’équilibre du monde.

    Mais non, les scientifiques concevront une forêt synthétique avec quelques colonies bien comptées d’oiseaux; qui seront “gérés” comme il le faudra: ni trop, ni trop peu.

  16. Marie ! Essayons de ne pas tout mettre dans le même panier d’osier… Ce sont quand même des scientifiques, appelés “naturalistes”, qui observent, décrivent, comptent les espèces et nous font découvrir le destin des oeufs d’oiseaux (ou de tout ce qui vit ; ou même de tout ce qui ne vit pas, jusqu’aux galaxies) ; et d’autres scientifiques, intitulés “écologistes” (pour se distinguer, ils s’appellent plutôt “écologues”), qui nous enseignent comment fonctionnent les écosystèmes, et à quelles conditions ces ensembles restent en bonne santé ! Sans de tels chercheurs, pas d’évaluation de la richesse de la biodiversité ! Partant, pas d’écologie politique, ni même de “morale” écologiste ; et, pour moi, pas non plus tellement de poésie.
    La forêt synthétique, ce sont les ingénieurs et les marchands !

  17. marie says:

    Yves, vous avez raison, bien sur, pourtant Victor Hugo, simple poète, a compris l’essentiel aux oiseaux, et surtout les aborde avec un esprit que je ne saurais qualifier, d’ailleurs; je veux dire que bien sur il ne sait pas que tel va migrer et pondre 6 oeufs par an et que sur les 6, 3 vont être mangés par des écureuils..(je dis n’importe quoi) et pourtant si les humains, leurs compagnons sur cette planète,les appéciaient de cette façon hugolienne presque sacrée (excusez ce terme grossier), peut-être, par exemple qu’ils n’auraient pas condamné comme dans certaines régions les facades de maisons et fait en sorte que les hirondelles ne puissent plus y habiter, idem pour les haies et les pesticides..POurquoi faut-il être scientifique pour constater cela? ceci dit je vois et je comprends bien ce que vous dites, évidemment que les naturalistes sont des gens précieux qui nous apprennent énormèment; mais je déplore qu’il faille toujours une “caution” scientifique aux humains, pour ce qui aurait du être une évidence, et qui l’a toujours été pour une poignée d’humains, mais trop peu nombreux. certains bergers et autres hommes des bois avaient une connaissance très profonde de leur environnement, mais ce sont des êtres en voie de disparition (ici)on a cassé le moule et quoiqu’il en soit c l’ingénieur, le monsieur de la ville qu’on a toujours écouté, probablement. Il me manque une phrase de Jules Renard que je mettrais tout à l’heure, lui aussi avait une connaissance, empirique de la nature, mais quel juste regard.
    “Vie ! ô bonheur ! bois profonds,
    Nous vivons.
    L’essor sans fin nous réclame ;
    Planons sur l’air et les eaux !
    Les oiseaux
    Sont de la poussière d’âme.
    http://www.hirondelle.oiseaux.net/hirondelle.poeme.4.html

  18. anne-marie says:

    Pour info! La honte!

    JT de 13h le 6 janvier sur France 2

    lu sur le site:

    “L’agriculture raisonnée de deux éléveurs bretons:

    Deux éleveurs bretons ont décidé de ne pas vacciner leurs cochons ça marche ausi bien, c’est plus respectueux des animaux et de la nature
    et pour les économies c’est substantiel jusqu’à moins 30 000 euros par rapport à d’autres élevages”

    et VU car je ne suis pas véto pour avoir un bon jugement sur la vaccination…

    Ces deux éleveurs ont trouvé aussi une idée géniale : donner à boire à ces cochons leur propre urine!

  19. anne-marie says:

    Précisions;
    Ces cochons sont des laies qui allaitent leurs petits dans un élevage industriel c.a.d coincées dans des stalles métalliques…

    Pourquoi ne pas conseiller à ces éleveurs de boire un bon verre d’urée tous les matins?

  20. anne-marie says:

    Une erreur s’est glissée dans mon commentaire : il s’agit bien sûr du 4 janvier!

  21. hifi says:

    Si les scientifiques, qui se nomment pompeusement “écologues” avaient été à la hauteur, ils auraient évité le massacre des hannetons, hirondelles, et autres insectes pollinisateurs, papillons, etc, etc, etc…car leurs collègues “scientifiques”, eux, pour tuer les doryphores, au lieu “d’expliquer le fonctionnement des écosystèmes”, ont confié la tâche aux copains “scientifiques-chimistes” qui se sont empressés de vendre leur produit miracle à des paysans béats d’admiration qui, à leur tour, ont arrosé leurs champs de poison, et ont vendu des produits “sains” à des gens qui ingurgitent des pesticides depuis plus de 40 ans.

    Ils ont fait quoi les “écologues” soucieux de la biodiversité, quand ils ont constaté que la biodiversté foutait le camp, ce que n’importe quel paysan au fin fond de la campagne constatait de visu…ils ont continué à compter, compter, compter, compter…

    Coupables, mais pas responsables…ou responsables, mais pas coupables ?

  22. Et revoilà Hifi, l’écologie dite “profonde”, en réalité le roi de l’amalgame, de l’à-peu-près, du raisonnement tordu et de l’injure sous-jacente… Au nom de tous mes amis naturalistes, amoureux fous des espèces sauvages et leurs premiers protecteurs, bien avant les Hifi pontifiants et donneurs de leçons (voir Jean Dorst, Robert Hainard, François Terrasson, Pierre Pfeffer et tant d’autres), j’ai honte du texte que je viens de lire, et que je laisse néanmoins sur ce blogue comme exemple de ce que je n’aurais jamais voulu y trouver.

  23. marie says:

    Jules Renard, en 1905-1910: L’auto vit des bêtes de la route, des poules surtout. Tous les 50 kms, il lui faut au moins une poule.: Un cheval de fiacre si las qu’il ne voulait plus avancer et qu’il s’asseyait dans le ruisseau, doucement sans briser ses brancards ; un passant le relevait, mais il allait s’asseoir 20 pas plus loin
    La chouette annonce l’orage aux grenouilles
    AUTOS SUR LA ROUTE, CHASSEURS DANS LES CHAMPS, LA TERRE DEVIENT INHABITABLE

  24. hifi says:

    Alors omment vos illustres prédécesseurs ont-ils pu laisser organiser cette lente disparition de la biodiversité ?

    Par là, je voulais démontrer que la “science” et des “scientifiques” peuvent être à l’origine d’un massacre irréversible.

  25. hifi says:

    Pardon, “comment”…

  26. Georges says:

    Ho, en Hifi, y a pas un bouton pour mettre le volume à zéro, quand ça craque ?

  27. hifi says:

    C’est vrai, Georges, dans certains pays totalitaires, on fait taire les gens, c’est le goulag ou la déportation, ou l’emprisonnement pour les dissidents en Chine ou en Birmanie, quand on est pas d’accord avec les “autorités”.

    Mais, rassurez-vous, si le propriétaire de ce blog souhaite que je m’en aille, pas de problème. Il suffit de me le demander, sans même à avoir à justifier sa demande.

  28. mdt says:

    Si des hommes ont laissé faire c’est parce que l’homme est l’homme. La critique a postériori est facile, et nous qu’aurions nous fait? plutôt que de se poser ces questions, il faudrait se demander comment faire au mieux maintenant pour ne pas aller plus loin , parce qu’un jour une autre génération nous jugera et dira qu’on aurait du faire autre chose que d’être à papoter sur ce blog

  29. bernard says:

    @ mdt,
    Jeu de mot amical mais prêtant à réflexion:
    Fût il futile notre papotage?

  30. anne-marie says:

    mdt, je ne comprends pas vos propos :”si des hommes ont laissé faire…” Quels hommes? Quand? Où? Comment?Trop vague pour moi…

    Et puis “on aurait du faire autre chose que d’être à papoter sur ce blog”

    je ne pense pas que ce blog rassemble des inactifs et des irresponsables…L’action ne doit- elle pas être précédée et suivie de réflexion personnelle ou collective?
    Et pourquoi pas rigoler de tps en tps (n’est-ce pas vero, Jeanne ou stan?) pour recharger nos batteries?…

  31. Hifi, je pense que vous êtes beaucoup trop intelligent, cultivé, infaillible, tolérant envers les autres, accueillant aux idées de la diversité et bon jusqu’au fond de votre coeur, pour continuer à fréquenter des gens aussi idiots, inconscients des problèmes, primaires, vicieux, combinards et inefficaces que nous. Vous devriez fonder votre propre blog, et vous y exprimer tout votre cru, sans nous contraindre à continuer de lire ici les manifestations de votre constant génie. Merci et bonne chance.

  32. mdt says:

    non effectivement notre “papotage” n’est pas futile! je voulais simplement dire à Hifi que ceux qui liraient un jour ces discussions pourraient nous reprocher la même chose que ce que lui reproche aux prédècesseurs de Mr Paccalet.
    Peu de gens sont rééllement visionnaires et quand ils le sont, le commun des mortels ne les entend pas.
    Nous ne sommes pas parfaits! :)

  33. Richard says:

    Il est grand temps d’inviter les protagonistes de ce blog à lire “La fabrication du consentement” de Noam Chomsky, ainsi que le premier amendement de la constitution américaine sur la liberté d’expression.
    Deo Gratias…

  34. anne-marie says:

    Chers tous ,
    Bien que je ne sois pas inactive (et je pourrais vous donner la liste de mes actions souvent bénévoles, la dernière m’a collée une tendinite à l’épaule!)j’avoue que je dispose sans doute d’un temps supérieur à celui de mdt et d’autres …(C’était mon choix de rester à la maison … le père de mes enfants était (et est tjrs) absorbé jusqu’au cou par son boulot )

    C’est pourquoi ce matin j’ai décidé de vous copier un texte de Geluck,le malin, qui a trouvé une solution pour faire baisser le niveau des mers:

  35. anne-marie says:

    Nature (presque morte)

    Je ne sais pas quoi penser face à la montée des mers.Déjà toute petite( Geluck parle au féminin)lorsque c’était la marée haute, j’avais peur que ça déborde. Mais alors aujourd’hui, qd on m’affirmeque la fonte des pôles risque d’entraînerune montée du nioveau des mers de plusieurs mètres, je me dis qu’il faut réagir dès tout de suite.avec un peu d’imagination, l’être humain devrait pouvoir faire faceà ce nouveau défi. Si nous nous y mettons tous , on peut y arriver. voici mon programme en quatre points:

  36. anne-marie says:

    1- Chaque sitoyen se munirade un ou plusieurs saeaux qu’il remplira d’eaude mer et stockera dans son garage. si 5 milliards d’individusagissent de cette façon je vous laisse imaginer la quantité d’eau qui sera prélevée à la surface des mers.
    2-Avec cette eau chacun à son rythme fabriquera des glaçons dans le compatiment congélateur de son frigo. (Aïe la dépense d’énergie!…)
    3 L’armée, qui il faut bien l’avouer se tourne les pouces en temps de paix collectera les cubesde glace dans toutes les villes du pays et les acheminera par avion (Aïe…)vers la pôle Nord où elle les déversera en prenant soin d’éviter les Esqui maux.
    4- si cela ne suffit pas on pourrait envisager de déverser en pleine mer les cargaisons d’éponges ou de buvards dont la propriété est d’aborber l’eau.
    vous le voyez bien : des solutions, il y en a. alors on aurait bien tort de s’inquiéter trop vite. s’il y avait un autre problème planétaire à résoudre, n’hésitez pas à ma faire signe. Je suis là pour vous aider.
    Adriana Geluck

    An voilà du futile! Quoique? Pourquoi ne pas écrire à Geluck et le prendre au mot lui qui se répand sur les médias et qui n’hésite pas à faire fructifier son porte monnaie (J’ai vu son exposition à Paris à l’Ecole des Beaux Art avec la vente en caisse de montres de tee-shirt de cartes etc!)il écrit aussi dans Sine Hebdo , il est vrai que Cabu n’a pas été très gentil avec lui: Si vous voulez apprendre à dessiner utiliser des tampons (avec la tête du chat!)
    Cela dit j’avais essayé de le joindre chez Drucker pour lui demander de sensibiliser le public à la cause animale : pas de réponse , il est vrai que ma lettre venait d’une inconnue et non d’une déléguée …
    Je pensais naïvement qu’avec son aura et sa sensibilité pour les chats (a l’époque il avait un boxer!)il pouvait faire quelque chose …

    Se bougerait-il pour l’écologie lui qui a peur de l’eau et en Belgique il a bien raison d’avoir peur!Sachant que les pièces d’or empilées lui permettront sans doute d’acheter une île ( ou plus sur une montagne!)
    Bonne journée à tous!

  37. anne-marie says:

    Excusez les fôtes et les erreurs du style : actions toujours bénévoles et non souvent!

  38. Vincent says:

    “Que ce qu’ils disent soit vrai ou faux, laisser parler les hommes, c’est s’épargner l’ennui d’avoir à leur répondre” – Lao Tzeu

  39. marie says:

    Au moyen-âge, il y avait les 3 ordres: ceux qui prient, ceux qui se battent , ceux qui travaillent; je ne sais pas ce que l’on pourrait dire de la hiérarchie de nos sociétés contemporaines; le “tort” des gens cités par Yves est peut-être de rester dans “la tour d’ivoire de leur passion et de répugner à entrer dans l’arène, pour faire entendre; Théodore Monod, venait aux manifs anti corridas de Nimes, même à un âge fort avancé; il est vrai par contre que lors de certaines émissions télévisées, j’attendais qu’il manifeste plus ses positions, et il ne le faisait pas, voulant peut-être rester oecuménique? je ne sais pas; c dans ces livres que ses idées apparaissent avec le plus de “mordant”. Geluck est un monsieur qui a un talent et qui le fait fructifier, ce n’est pas un militant, ou alors de lui-même; militant et télé sont d’ailleurs 2 termes antinomiques!”
    Voilà qui condamne
    le rêve impie de faire du monde la niche écologique de la
    seule espèce humaine. L’homme doit redevenir une
    espèce parmi les autres et il cessera d’être le terrible
    stérilisateur qu’il apparaît de plus en plus.”
    Certes la technique peut rendre plus efficace l’utilisation des ressources par l’humanité, et permettre ainsi une augmentation de la population humaine, mais cette capacité ne doit pas conduire à la réduction de la biosphère en habitat d’une seule espèce : l’homme. Le progrès technique doit être mis à profit pour sauvegarder autant de nature sauvage que possible. La vision de Robert Hainard consiste en une société humaine hautement civilisée et diversifiée, équipée de technologies de pointe, qui occupe peu d’espace dans une vaste nature sauvage. La position critique de Robert Hainard vis-à-vis de l’idéologie de la croissance ne l’empêche pas d’être résolument moderne et favorable au progrès technique qui peut détendre la pression que l’humanité fait peser sur la nature sauvage.”.

  40. bernard says:

    Autre motif de réflexion pour les moins jeunes:
    Fût il futile notre pas pote âge?

  41. Marc says:

    Après lecture des derniers échanges entre Yves et hifi, j’hésite à vous soumettre mes dernières banalités. Je voulais en effet approfondir mes réflexions «au ras des pâquerettes » sur le « dire » et le « faire ». Autrement dit du virtuel, de l’immatériel pour le « dire » et du réel, du physique, du matériel pour le « faire ». Le dire c’est bien, c’est même indispensable pour communiquer, mais le « faire » ce n’est pas seulement mieux, c’est aussi la seule et unique façon de laisser des traces tangibles, concrètes dans le futur. La nature n’enregistre que le « faire », le « dire » n’est même pas du vent, ce n’est RIEN au sens physique du terme. Alors je voudrais vous rappeler à vous tous comme j’essaie de le faire régulièrement à moi-même que cela ne sert strictement à rien de rabâcher « je l’avais déjà dit il y a longtemps », sinon à se faire plaisir (mais c’est bon pour la santé) et à flatter son égo (pour l’effet sur la santé j’ai un doute). La seule trace que laisse l’homme sur cette planète c’est ce qu’il réalise concrètement, physiquement. Le « dire » est une chose relativement facile et les médias sont largement utilisés pour le transmettre, nos hommes politiques étant les champions de cette pratique. Le « dire » par le canal de rapports d’experts scientifiques (le GIEC par exemple) et de grands rassemblements médiatisés, par la diffusion d’images aux infos télé montrant les retombées spectaculaires et dramatiques de nos agissements, par des films ciblés type Nicolas Hulot ou YAB, etc…participent certainement à cette prise de conscience indispensable de nous tous, à nos interrogations sur nos comportements et sur l’état des lieux de notre planète. Mais pour passer au « faire », à l’acte concret, à l’engagement physique et forcement financier, le saut est colossal. L’exemple actuel de la « taxe carbone » est assez significatif. Nous ne sommes certainement pas prêts à donner un énorme coup de frein à notre machine infernale « croissance/niveau de vie/consommation ». La règle aussi bien au niveau d’un individu que d’un pays est : je dis mais j’attends que le premier qui fasse soit le voisin. Copenhague en a été une démonstration flagrante : beaucoup de « dire » mais pour le « faire » on attend que d’autres pays de même puissance commencent (voir le cinéma Etats-Unis, Chine). Ainsi l’homme est sûrement en route pour laisser une trace physique catastrophique à une échelle largement supérieure à la durée de vie de son espèce. Et pourtant le « génie humain » développe, construit depuis des centaines d’années cet outil extraordinaire qu’on appelle la Science. Oui la science est, dans l’absolu, un outil extraordinaire (les croyants diraient que Dieu l’a livré à l’homme avec la liberté de choix entre le bien et le mal). Cet outil de plus en plus sophistiqué, de plus en plus performant « alerte » son créateur avec de plus en plus d’insistance sur les dangers de sa conduite, sur la gravité des dégâts qu’il génère. Mais l’homme refuse obstinément d’entendre raison, de corriger sa conduite, d’appliquer cet évident « principe de précaution ». De cette science qui pourrait le sauver, l’homme ne retient que l’illusion, d’échapper à cette relation biologique intime avec la nature, d’être au-dessus de celle-ci, d’être « hors sol ». Pourtant l’espèce humaine est comme toutes les espèces vivantes, elle a d’abord un corps physique et ne réagit qu’au concret, qu’à la relation physique avec son environnement. Seules les réactions violentes de cet environnement lui feront entendre raison.
    « L’expérience est une lanterne qu’on porte dans le dos, et qui n’éclaire que le chemin déjà parcouru. » nous rappelle Yves. Mais cette immense expérience de l’humanité accumulée sur des millénaires qu’en faisons-nous aujourd’hui ? Voyons-nous poindre un changement dans nos comportements ? Cette course obsessionnelle à la possession (posséder, posséder toujours plus) est-elle en voie, même pas de disparition mais simplement de ralentissement ? Non, non et non. Alors oui vraiment il faut une énorme dose d’optimisme et/ou de croyance pour imaginer que cet outil très performant qu’est la science, manipulée par cet homme dont le comportement n’a pas changé depuis des millénaires, ne sera pas utilisé aveuglément par celui-ci pour détruire massivement son environnement et sa propre espèce. Et si miracle il n’y a pas « l’Humanité disparaîtra bon débarras ».
    C’est un peu long et déprimant pour un début d’année n’est-ce pas! J’espère que je n’ai vexé personne et que je n’apparais pas comme un donneur de leçons. Je crois tout de même avoir conscience que je suis un nul parmi les nuls et que je suis le premier à ne rien faire.
    Allez bon courage Yves, tu vas certainement rencontrer beaucoup d’autres râleurs et donneurs de leçons de tout acabit dans tes réunions de campagne électorale.

  42. Merci Marc, pour ces réflexions. Pour les râleurs et les donneurs de leçons, ça a déjà commencé, pourtant la campagne électorale ne commence officiellement qu’à la mi-janvier… (N’importe quel témoin objectif ferait remarquer que nous sommes nous-mêmes, ici, des râleurs et des donneurs de leçons. Pour continuer dans l’esprit de Marc, nous sommes peut-être un peu plus prêts à “faire”. Un peu ? Beaucoup ? Passionnément ?)

  43. Michel says:

    Hifi se trompait de cible en tirant à boulet rouge sur les “écolos, écologistes, écologues”, et sur Yves, notre hôte ! ( qui n’est pas un “mou”)
    Il suffit de voir ses travaux, ses écrits et ses interventions publiques, la dernière télé-débat, il ne se battait pas avec des plumes, mais du plomb !
    Les scientifiques cherches, les écolos dénoncent, mais le dernier mot en reviend au pouvoir financier, accessoirement militaire.
    La chasse à la baleine déguisée en chasse scientifique(!) japonaise est dénoncé par les “écolos” et par Paul Watson, Sea shepherd qui leur rentre physiquement dans les plumes!
    Encore et toujours les financiers, aidés par leur gouvernants.
    Les scientifiques cherchent, trouvent, inventent, mais au bout du compte les gouvernants et les militaro-financiers disposent!
    Le vaccin H1N1, travail rapide des labos( c’est juteux, non ?)mais à la base, des chercheurs qui bossent, pour les décisions, encore les gouvernants+financiers qui disposent, malgrès les remarques des “écolos”, des médecins et autres intervenants (Yves) !
    Hifi, si tu es encore parmis nous, ou si tu es transformé en esprit frappeur, frappes, mais sur les bonnes cibles !
    Je suis anar, un peu misanthrope, par ma faute et mon espèce à laquelle j’appartiends, mais je caresse toujours les hommes(et les femmes,of course) qui luttent par le dire et par le faire !
    Au fait, bonne années à tous :0))

  44. marie says:

    le dire et le faire? moui! un peu rapide…”que je suis un nul parmi les nuls et que je suis le premier à ne rien faire.”..facile aussi. Que pouvrriez-vous faire par ex, contre toutes les pollution sonores subies par les cétacées? écrire à Dassault? à Shell? à X? si vous ne faites rien est-ce parceque vous étes d’accord avec tout cela? et surtout QUE faut-IL FAIRE?
    Quant aux adversaires de Yves je pense qu’ils seront d’un autre dimension que ceux qu’il peut trouver parfois sur son blog, effectivement eux, il faudra les empêcher de faire..mais en le disant.
    Qui paie les scientifiques?
    « La lutte politique devrait passer partout où se fabrique un avenir que nul n’ose vraiment imaginer, ne pas se borner à la défense des acquis ou à la dénonciation des scandales, mais s’emparer de la question de la fabrique de cet avenir. Qui paie les techniciens, comment éduque-t-on les scientifiques, quelles promesses font tourner le moulin à fascination, à quels rêves de riche confie-t-on le soin de “relancer l’économie” ? Les scientifiques et les techniciens eux-mêmes ont besoin que de telles questions soient posées, et certains, comme Jacques Testart, ont le courage et la lucidité de demander qu’elles le soient, que la lutte passe par les savoirs techniques et scientifiques là où aujourd’hui résonnent des slogans apolitiques du genre “la planète est en danger, sauvons la recherche !”. Mais c’est justement parce que la lutte politique doit passer partout qu’elle ne peut se penser dans les seuls termes d’une “victoire”, ou d’une conquête du pouvoir. Et cela non pour des raisons morales, mais parce qu’aucun pouvoir, d’où qu’il soit issu, quelle que soit sa légitimité, ne pourra produire, en tant que tel, les réponses auxquelles oblige partout, à tous les niveaux, l’intrusion de Gaia. »

    Isabelle stengers.

  45. Patrice le tourangeau says:

    Coucou tout le monde … pas de chance, mon précédent billet n’est pas apparu sur le blog … pas grave !
    Purée, de purée, de purée, il n’y a pas que la planète qui se réchauffe, car ici, dans le blog on sent la température monter.
    Fut-elle futile, la conversation fut utile (c’est fûté mdt).
    Les idées de geluck si elles semblent farfelues, nous montrent quand même en souriant jaune qu’on a intérêt à bien s’agiter pour régler les choses. hifi en agitant le bocal nous permet quand même de nous aider à bien recentrer le reste du débat. Au cas où on dériverait trop !!! (c’est pas sympa de fâcher Yves en tout cas)

    Vous voyez, j’ai lu ans le journal local, une intervention du professeur Jacquard, fort juste, qui n’hésite par à dire que nous n’avons pas d’autre choix que de revenir en arrière, de régler les problèmes de surpopulation qui arrivent, et de bien équilibrer et économiser ce qu’il reste de richesses dans ce monde.

    Sur le billet non paru dans ce blog, ma pensée, peut être juste, peut être fausse, mais ni totalement l’une ou l’autre, je pense que tout le malheur de ce monde ne provient que de l’argent et de ce qu’il représente. Argent, commerce, même combat, et cela peut tout détruire et le fait déjà.
    Je ne me souviens plus qui avait dit que le principal vice des hommes est leur instinct de possession, de propriété… Plus j’avance, plus je crois que c’est ça ! (jamais cent pour cent le tourangeau, rassurez vous)
    La science et les scientifiques, ont pour eux de rechercher, comprendre, et son soumis comme nous tous aux arbitrages entre ce qui est bien et mal. Mais, Marie Curie pensait elle aux bombes A, H ? Non, je ne le crois pas… Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres. Pasteur pensait il a des scandales comme celui de la grippe A ? Son objectif n’était pas un institut à son nom, avec production intensive (attention, je ne fustige pas l’institut Pasteur, mais un ensemble de laboratoires pharmaceutiques) Si certains ont écouté la tête au carré aujourd’hui ils ont entendu ce qui peut être encore une grosse manipulation de la part des labos et ministres ? Le mal reste pour moi l’argent, qui est l’image de la puissance, de la domination …
    Et quoi qu’on dise, mdt a aussi bien raison pour une éventuelle remarque de nos descendants. En tout cas, tout ce qui s’écrit ici, me fait fortement penser, et dirige doucement mon envie de me bouger, influence mon inactivité quand j’en ai, et m’oriente vers la protection de la nature que j’avais déjà en moi. (avant que cela ne devienne un argument de vente)c’est également la protection de mes enfants, mes petits enfants, et aussi les vôtres, comme tous ces gens du monde que j’aime sans même les connaître.
    L’amour du vivant dans son ensemble c’est l’écologie !
    Je suis parfois assez triste qu’on se chamaille avec des points de précision, car on doit prendre beaucoup de recul et agir.
    Agir, je ne crois pas qu’on puisse tous le faire avec ampleur, mais aussi à nos propres mesures, dans nos endroits, et du mieux qu’on peut.
    Et quoi qu’il se produise, la nature, si on ne l’écoute pas, si nous ne nous conformons pas à ses lois, nous le payerons tous, les riches comme les pauvres. Les innocents, comme les coupables.
    Si des “commerciaux” prennent le temps de nous lire tous, ils comprendront que leurs passagères richesses ne leur profiteront pas !

  46. MICK64 says:

    Sauver la planète.. quel grand et beau dessein!
    Mais aussi loin que je regarde autour de moi, qui veut-être sauvé? Apparemment personne!
    Et je suis d’autant plus conforté dans mon avis que lorsque je regarde ces bons N.Hulot et Y. Arthus Bertrand dans leurs derniers films, ils ont l’air encore plus las et désespérés que les fois précédentes.. Alors à quoi bon.. D’autant qu’on se refuse toujours autant à envisager de modérer notre natalité comme complément à notre action pour la sauvegarde de la Terre!
    Je refait “L’humanité disparaîtra, bon débarras!”? Possible, mais à passer volontairement à côté d’un bon tiers de la cause, on annule automatiquement la totalité des effets!
    Le plan mondial pour la planète ressemble -au mieux- à la taxe carbone en France: On taxe.. ceux qui ne rouspèteront pas trop fort même si ce ne sont pas eux qui polluent le plus. Un cautère sur une jambe de bois, en quelque sorte..

  47. marie says:

    de 2 choses l’une soit tout cela est très érieux, soit çà ne l’est pas;
    si c sérieux, et sans vouloir offenser quiconque, à l’évidence ce n’est pas une place au régionales ou au européennes qui va modifier la donne de fond en comble; ou tout doucement dans 50 ans? 100 ans? que deviennent pendant ce temps-là, nos compagnons de vie cette biodiversité qu’on assassine? certains des hommes seront morts mais ils auront peut-être leur statue pour services rendus et leur postérité en sera fière. et voilà l’histoire des hommes. moi je ne crois pas qu’ils disparaissent avec la biodiversité, sont trop coriaces et adaptables. a l’évidence il faut un mouvment neuf et énergique qui ne s’embarrasse plus d’un tas de préséances, qui font le ciment du système actuel. il est temps de passer à l’action et de réfléchir à çà, si c pour encore lire un énième ouvrage sur un énième constat; je pense que je fermerais bientôt mes écoutilles pour vivre mon unique petite vie loin de tout cela et pour ne plus entendre ces baleines que la mer envahi de nos ondes et autres saloperies fait mourir dans l’indifférence générale! tout cela est qd mêm une source de souffrance et aucunement de gloriole, pour ce qui me concerne.
    Autre chose? lequel de ces messieurs faudra-t-il écouter pour théoriser l’action: Pierre rabbi? georgescu possible prix nobel d’économie et père de la décroissance, et dont je n’entends jamais parler alors qu’il a mis au point une théorie pour l’action en 5 ou 6 points et qui est le SEUL l’unique à parler du problème des armes, un marché en sacré expansion et à en faire une priorité et dont la quantité peut dit-on détruire la planète; alors comment se fait-il qu’on entend pas plus souvent les écolos en vue sur ce sujet qui est qd même fondamental!
    Et pour répondre à Patrice les scientifiques d’aujourd’hui, (je ne parle pas du tout des médecins que je mets à part) ce ne sont plus pasteur ou eistein, mais un tas de gens formés dans les 20 dernières années à la science et à la technique, et ayant été formés, voire formatés il faut bien qu’ils cherchent et au surplus ils font partie du dessus du panier social, vos arguments leur semble vraiment méprisables! alors la poésie je ne vous dis pas! Il y a un sketch de patrice timsit pas mal sur le sujet d’un chercheur ecxité qui veut greffer l’oreille d’un porc sur le dos d’une souris.caricatural, mais à peine.

  48. Patrice le tourangeau says:

    Marie, je crois qu’il existe deux voies dans la science.
    Une au service de la rentabilité, l’autre au service du monde, des hommes et forcément de la nature.
    Je ne sais pas laquelle prédomine vraiment. Je suis comme vous, la médecine est à part. mais les médecins, malgré tout, je les penche plutôt vers le service de tous, et du bien. Même si certains, rares, je les ai dénigrés.

  49. hifi says:

    J’ai longtemps hésité avant de poster ce dernier commentaire. Si on va à la bataille électorale, c’est que l’on est prêt à argumenter et à accepter les “contradicteurs”, intelligents ou stupides, quelqu’ils soient, et demander de quitter la salle fait mauvais genre. Mais je vais quand même quitter la salle, non sans en avoir auparavant expliqué les raisons.

    Y.Paccalet se targue d’être un écologue, un naturaliste de longue date, et que grâce à eux, les “scientifiques”, qui pratiquent “… une discipline intellectuelle qui s’appelle la science. Seule, cette dernière a le pouvoir de nous rapprocher du réel…” On croit rêver quand on lit ceci, après plus de 50 ans de travaux et arriver à un tel déclin de la biodiversité, quelles graves erreurs de jugement de tous ces scientifiques !

    Pour moi, la science, celle qui sait, ne sait rien. Elle a lamentablement échoué, on le voit tous les jours avec le feuilleton sur la grippe H1N1; elle a conduit les Faust en culotte courte à servir la soupe à tous les marchands du Temple qui ont inventé “la révolution industrielle”, entre autre, la machine, les engrais chimiques, les pesticides, qui ont pavé et brûlé définitivement les sols. La liste des méfaits de la science est immense. La science a même inventé l’alarme à distance que l’éleveur introduit dans le vagin de la vache pour l’avertir qu’elle est sur le point de vêler. Des c…..s de ce style, la science en a un plein catalogue ! Je dis non à votre science qui ne sait pas grand chose, à peine prévoir la météo sur 3 jours, mais qui sait balancer des particules d’argent sur les pistes pour faire fructifier le commerce de la neige.

    Votre métier, c’est l’écologie, vous en vivez, c’est votre fond de commerce, et je ne vois pas pourquoi, je ne vous demanderais pas des comptes. Dans mon métier, on me demandait aussi des comptes.

    Je vous ai demandé “… si vous pouviez aller sonner chez le maire des stations proches de chez vous et lui poser une question simple: acceptez-vous, avant la fin de la saison, de fermer les pistes qui ne sont pas enneigées de manière naturelle ?”

    Et vous ne répondez même pas. Vous critiquez l’écologie “profonde”, José Bové. Pourtant, les Hulot, Bové, Y.A.Bertrand, Al Gore, ne sont pas des naturalistes, mais on les voit, on voit ce qu’ils font, ils sont sortis de leur tour d’ivoire. C’est vous le “spécialiste”, pas moi, alors que vous osez me demander ” ce que je fais…”.

    Oui, j’en veux à tous ces “savants” qui ont laissé casser la planète alors qu’eux “savent” par définition.

    “…Discuter, négocier, équilibrer les avantages et les inconvénients pour les uns et les autres…écrit Y.Paccalet. Négocier quoi ? Les profits des actionnaires dans les stations contre l’eau et les brins d’herbe infestés de snowmax ? La biodiversité ne se “négocie” pas.

    Un dernier point qui m’a choqué quand on fait confiance à quelqu’un: accepter une médaille de la droite, et la critiquer quand elle a le dos tourné m’indispose.

    Avec une poignée de mains à vous tous ces anonymes qui agissez avec dévouement. Une pensée particulière au Samouraï de service qui me plaisait bien.

  50. cecile says:

    La science peut peut-être nous aider dans notre marasme mais pas elle toute seule. Il est important aussi de lier les autres disciplines entre autre la philosophie ou la poésie. Notre problème vient peut-être du fait d’avoir tout compartimenté. J’aime l’idée du scientifique philosophe ou le scientifique peintre, pourquoi pas?
    J’aime l’idée du Mingei (art populaire japonais)
    “ce qui est naturel, sincère, sûr et simple”

  51. Patrice le tourangeau says:

    hifi, j’entends bien vos idées, vos réactions et lis ce que vous pensez. C’est dommage que vous partiez; Il aurait simplement suffit de changer la forme de vos propos… Moi, je crois en des gens comme Yves, homme sérieux et droit qui me rappelle Haroun Tazieff qui fut dans un gouvernement et qui claquât la porte, car ne voulant jamais se compromettre face aux marchands du temple que vous montrez bien du doigt. On ne peut pas être du même avis sans cesse, Yves l’a beaucoup et patiemment souligné. Et nous avons besoins d’hommes reconnus comme lui, comme Pelt, et d’autres encore, et comme l’était Cousteau, leur voix porte toujours plus que nos aboiements. Leurs combats locaux se feront légalement.
    Il nous faut juste à chacun prendre du recul dans nos observations, et voir toute l’ampleur de la charge qui nous attend; Car si fâché vous êtes, c’est aussi en voulant défendre un même objectif que chacun ici … La force qui peut nous animer sera efficace si nous sortons de nos individus, pour aider une humanité et une planète de vie. J’y crois, même si je n’ai que des actions de fourmi ! Et si on aime cette planète, naturellement on saura trouver ensemble les priorités, tellement nombreuses, c’est vrai !
    Voyez aussi, Marie a soulevé un autre point tellement réel dont on ne parle pas du tout …

    Bonne nuit à tous … mes yeux papillonnent

  52. mdt says:

    une société change que si chaque individu change et rejeter la responsabilité sur les uns ou autres ne changent rien sauf ça sert à faire passer sa colére. Il faut apprendre à faire avec l’autre même différent, ce n’est pas facile mais c’est ainsi qu’on construit grâce à la diversité. C’est mon avis trés personnel, résumé de mon expérience de terrain.
    Sur ces paroles qui me paraissent à la fois philosophiques et trés creuses aussi, je vous quitte pour Morphée :)

  53. Richard says:

    M. Paccalet, j’espère sincèrement que ce blog vous sert de lieu de répétition pour votre nouvel engagement électoral. Je souhaite vivement que vous puissiez garder le sang froid indispensable demandé à ceux qui pensent apporter des réponses aux problèmes collectifs.

    Quant à ce qu’a développé hifi dans sa critique de la science je trouve ses arguments parfaitement fondés. Que les premiers scientifiques dignes de ce nom aient pu ignorer l’utilisation qui serait faite de leurs découvertes, soit. Depuis la seconde guerre mondiale il s’est passé du temps et beaucoup de réflexions sur ce sujet. Les scientifiques agissent en connaissance de cause. Ils connaissent les financements de leur recherche. Ils voient tout comme vous le résultat de leurs travaux. Je n’en connais pas qui renoncent. Le mythe de Prométhée les fascine. La science est à la conscience ce que la religion est à la spiritualité.

  54. anne-marie says:

    Je viens de relire le billet de notre hôte et je ne comprends pas pourquoi hifi se met en colère…
    Retirer une phrase du texte n’est pas très honn^te intellectuellement …

    hifi, pourquoi faites vous des procès d’intention à un futur conseiller qui n’a pas encore dévoilé son programme mais dont les intentions sont claires.(conclusion du billet)

    Je rejoins mdt et cecile et je fais confiance à un scientifique-philosophe-poète. Ces différentes casquettes sont pour nous la mmeilleure garantie.
    Si la science (à définir car il y a recherche fondamentale et applications …)a conduit à des catastrophes elle est la seule à pouvoior réparer les dégâts. A condition bien sûr qu’elle soit contrôlée par des comités d’éthique par exemple et là intervient le rôle des philosophes et des poètes!

  55. marie says:

    c là où je ne vous suis pas, Patrice, c tout un peuple, une plèbe qui doit se soulever et demander et non seulement quelques uns? la démocratie c çà. il n’empêche pas que cela doit être fait avec certains “primus inter pares”, certes. mais se fier à ces seules personnes ne peut pas fonctionner! la preuve l’état de notre nature en France, malgré toutes les compétences et les savoirs; c le peuple qui a laissé faire, qui a été endormi..il est vrai que les leaders sont durs (amiante, syndrome du golfe: ici c niet); le gouvernement français a reconduit l’autorisation du Cruiser, malgré toutes les manifestations et les oppositions et j’espère aussi les avis scientifiques. …mais ces manifestations restent catégorielles. POurquoi?un “vrai” peuple, amoureux de ses abeilles, opposé à cela contiendrait des élus, des agri, des journalistes, des animateurs de télé, des médecins, je vous laisse la suite de la liste. Vous avez entendu un battage autour de cela? comme les mérdias savent le faire pour certains sujets? NON! c bien la preuve qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume écologique. le peuple s’en fiche, est endormi, et écrasé par la misère qui rampe. Ah, s’il s’était agi de défendre Un cinéaste, alors là on aurait entendu pendant des semaines,de grosses pointures, prendre des risques et s’exprimer au journal de 20 heures! mais là c juste des insectes, des abeilles.
    Surveillons aussi ce qui va se passer autour du procès intenté par le syndicat des raisins de table contre le MRDGF (François Veillerete and co); déjà ce matin j’entendais une fois de plus des intervenants se décharger sur le “raisin italien qui serait plus contaminé par les pesticides que les français;
    Il y a aussi quelque chose qui devient indispensable c de l’information CLAIRE ET SYNTHETIQUE SUR LES AUTRES PAYS EUROPEENS en matière d’OGM, de pesticides, d’insecticides; parce que réeellement y en marre de ne pas réussir à l’avoir cette information, malgré des recherches. Savez-vous l’action de certaines régions allemandes en matière de reconquête de la qualité de leur eau? j’ai trouvé cette information au fin fond d’un livre de Lylian Le goff “manger bio, c pas du luxe” ed 2007. Ceux qui sont en vue devraient s’atteler à une sorte de vademecum, de “bible” écologique européen car l’EUROPE c notre champ de bataille avant tout! Si on n’arrive à pas grand chose ici, comment penser que nous arriverons en Amazonie?

  56. marie says:

    in le point du jour: “Les militants de l’ONG de défense des baleines Sea Shepherd accusent un navire baleinier japonais d’avoir éperonné et coulé un de ses bateaux dans l’océan Antarctique. (Reuters/Pauline Askin)
    Cet incident intervient alors qu’une polémique se développe en Australie où des députés ont appelé le gouvernement à empêcher les “vols espions” par les baleiniers japonais à partir d’aéroports australiens pour déjouer les plans des militants écologistes dans l’océan Antarctique.

    Selon, les parlementaires, ces vols de reconnaissance aident Tokyo à enfreindre les conventions internationales anti-pêche baleinière.

    La pêche baleinière commerciale est interdite depuis 1986 mais les Japonais continuent de harponner des grands cétacés en présentant cette activité comme une pêche scientifique.
    Autre info déprimante entendu ce matin: milliers de poissons morts sur une côte mexicaine, enquête en cours.

  57. Patrice le tourangeau says:

    Bonjour Marie, et à tous,
    De quelle manière voulez vous soulever toute une population ?
    On ne le peut pas de manière anarchique, ce serait cuisant face à des organisations structurées et stratégiquement plus fortes dont la force rside dans l’argent. On le peut par la manifestation (de gande masse, oui), ou par contrainte sur les élus en place … ou alors bien voter pour des gens en qui on confiance, qui soient sufisamment forts et influents … ils ne sont pas légion; Ceci dit, des actions comme vous les décrivez peuvent amener des hommes à prendre les choses en main et à les faire valoir.
    J’ai quand même fort peu confiance en de faux experts, on peut manipuler si facilement un peuple… pardonnez moi.
    En ce qui concerne l’implication de Yves, je suis certain que localement, il fera plus que d’illustres inconnus.
    Oui, j’ai vu l’info concernant sea sheperd … quelle honte !

  58. anne-marie says:

    Encore pour hifi:
    Tout ne peut pas se faire (ou se refaire)en un jour et de manière trop radicale , c’est pourquoi les négociations sont indispensables…Il est vrai que le temps presse et que comme vous j’aimerais que les solutions soient plus rapides …
    Mais ce n’est pas en décourageant les plus compétents que notre but sera atteint au contraire je pense qu’il faut soutenir ceux qui présentent le meilleur profil.

    Je fais partie des anonymes et merci pour votre soutien car je rejoins Patrice chacun doit faire ce qu’il peut là où il se trouve sans oublier le travail des autres

    Car m^me les anonymes peuvent participer à l’édifice :Connaissez vous la fable évoquée par B.Cyrulnik du casseur de cailloux…
    Les uns disent casser les cailloux pour se nourrir, d’autres pour nourrir leur famille et les troisièmes pour construire une cathédrale…

  59. anne-marie says:

    Boris Cyrulnik cite une fable de Charles Péguy, la fable du casseur de cailloux.

    Charles Péguy va en pélerinage à Chartres. Il voit un type fatigué, suant, qui casse des cailloux. Il s’approche de lui : “Qu’est-ce que vous faites, monsieur ? – Vous voyez bien, je casse les cailloux, c’est dur, j’ai mal au dos, j’ai soif, j’ai chaud. Je fais un sous-métier, je suis un sous-homme.” Il continue et voit plus loin un autre homme qui casse les cailloux; lui n’a pas l’air mal. “Monsieur, qu’est-ce que vous faites? – Eh bien, je gagne ma vie. Je casse des cailloux, je n’ai pas trouvé d’autre métier pour nourrir ma famille, je suis bien content d’avoir celui-là.” Péguy poursuit son chemin et s’approche d’un troisième casseur de cailloux, qui est souriant, radieux : “Moi, monsieur, dit-il, je bâtis une cathédrale.”

    Je reconnais avoir détourné “un peu “l’interprétation de la fable…

  60. marie says:

    yen a marre aussi de cette expression “les anonymes”! zut, le star system vous a vraiment formaté et envahi les neurones!! vous étes un être humain, pas un lambda anonyme, prêt à vous faire pucer aussi, peut-être?! cela dit, tout çà est horriblement confus et difficile, mais c’est une réflexion qui doit s’ouvrir, je dirais avec des gens de bonne volonté.
    Négociation , oui; le grand négociateur en chef étant L’OMC, ne pas oublier, c lui qui fixe les règles.

  61. anne-marie says:

    pour marie:
    “Les anonymes”
    J’ai repris le terme de hifi …Faut pas rêver Marie, m^me ceux qui ont un nom ont du mal à se faire entendre alors les autres!(En dehors de notre bulletin de vote ou de notre participation active dans un mouvement reconnu , quelle chance avons-nous de nous faire entendre ? gagner au loto peut-être!)

  62. anne-marie says:

    Rectificatif :
    autant de chance que de gagner au loto
    J’arrête mon papotage et je vais travailler un peu!
    A bientôt

  63. Jeanne says:

    Un p’tit tour sur le blog d’Yves et pan ! on en prend plein la figure et les mirettes. Plein d’infos : Grand Manitou a pris le “mors aux dents” et l’a gardé en tenant bien les “rennes” qui ne sont, apparemment, pas celles du Père Noël, (coucou Stan !).

    D’accord avec Marie : lambda est un citoyen à part entière et doit se faire entendre au même titre que le citoyen important qui pense avoir droit et légitimité à faire entendre sa voix mais qui oublie trop souvent que justement, s’il a légitimité sur lambda à se faire entendre, c’est bien parce que lambda l’a porté là où il est.

    Anne-Marie, la fable de Péguy qui sert la réflexion de B. Cyrulnik m’a fait penser à une chanson que je (nous ?) chantais (ions) petite. Je vous la mets car sa sagesse populaire me semble résumer quelques échanges (et puis un peu de détente ne fait pas de mal : “sourire, essayer de sourire même le coeur douloureux !”)

    ” Sur la route de Louviers (bis)
    Y avait un cantonnier (bis)
    Et qui cassait (bis),
    Des tas de cailloux (bis),
    Et qui cassait des tas de cailloux,
    Pour mettr’ su’ l’passag’ des roues.

    Un’ bell’ dam’ vint à passer bis)
    Dans un beau carross’ doré (bis)
    Et qui lui dit : (bis)
    « Pauv’cantonnier » (bis)
    Et qui lui dit : « Pauv’ cantonnier
    Tu fais un fichu métier ! »

    Le cantonnier lui répond : (bis)
    « Faut qu’j’nourrissions mes garçons (bis)
    Car si j’ roulions (bis)
    Carross’ comm’ vous (bis)
    Car si j’ roulions carross’ comme vous
    Je n’ casserions pas d’ cailloux ».

    Cett’ répons’ se fait r’marquer (bis)
    Par sa grand’ simplicité (bis)
    C’est c’ qui prouv’ que (bis)
    Les malheureux, (bis)
    C’est c’ qui prouv’ que les malheureux
    S’ils le sont, c’est malgré eux.”

    Suis obligée de partir mais le débat sur la science est passionnant. A bientôt.

  64. Patrice le tourangeau says:

    Allez les amies et les amis, je vous propose un peu de détente dans ce monde de brutes, complètement hors sujet. Ce n’est pas cent pour cent écolo, mais ça m’a mis le sourire au lèvres, il n’y a pas de raison que cela ne vous le fasse pas non plus.
    juste un peu de musique “country”, très, très country ! le bouse blues ça fait du bien !
    http://www.youtube.com/watch?v=yc3J1eMBZ0Y

    bonne journée

  65. bernard says:

    @ cécile;
    Ma femme et moi même oeuvrons en céramique dans le style du mouvement Mingei.
    Un peu d’argile, un peu d’oxydes et la magie du feu.
    Art magique!
    Patrice ,nous avons une arme fantastique que nous n’utilisons pas:le boycott (consommation,élection etc…)
    Je l’utilise à titre personnel en fonction de mes convictions.
    Qui nous fédèrera pour ce genre d’actions ?Qui aura le courage ?
    Vu youtube ;OK man!

  66. Michel says:

    Il y a quelques jours, je vous parlais de la “chasse scientifique” à la baleine, pratiqué par le japon(une majuscule se mérite) !
    L’actualité du jour vous démontre une fois de plus, que si l’on s’attaque au pouvoir financier, il sait montrer les dents, le shunan maru2, baleinier de sécurité, chargé de traquer Sea Shepherd, n’a pas fais dans le détail…
    L’organisation de paul Watson coute chère aux financiers japonais, leur campagne de massacre de baleine risque encore cette année de leur couter bonbon !
    Le nerf de la guerre: le pognon !
    Alors jouer les babas cools et regarder siffler les petits oiseaux, parfois il faudrait remiser ses armes fleuries et ressortir le gourdin !
    La commission baleinière internationale laisse faire le japon et ses financiers yakusas,cette commission c’est nous tous, européens, américains, etc…
    Avec ce genre de démission et des réunions tupperware Copenhagen, on n’est pas rendu au bout du chemin…..
    Courage, plus que quelques décénnies de déstruction massive, et l’homo ça pionce restera seul et unique animal chéri des dieux !
    A part cela, je suis de bonne humeur aujourd’hui, et vous ?

  67. Michel says:

    Je viends de me relire, c’est vraiment cata mon orthographe, quant à ma conjugaison, ma pauvre…
    Soyez rassurés, bientôt je vous écrirai en SMS !
    - ô ! toi mon Bescherelle ! Où donc t-ais-je remisé ?

  68. Michel says:

    @ Patrice,
    ” une manifestation de masse” chez nous ? A part le trajet Bastille-Nation, je vois pas ! Déja que des sondages votants, n’oubliez pas celui de la Poste(plusieurs millions) ne sont pas écoutés !
    Ceci-dit, nous avons de la chance,pour l’instant on ne nous applique pas le régine de faveur de l’état religieux iranien fait subire à ses manifestants !
    Quand je vois tout le chemin à faire, je tire une fois de plus mon chapeau à Yves, N.H, Y.A.B, CAC.40 (c’est pour voir si vous suivez :0))))
    Ah ! Humour, quand tu nous tiends…

  69. Je me suis battu pendant trente ans pour protéger les baleines et les dauphins, avec des scientifiques comme René-Guy Busnel, Mark Ferrari, Raymond Duguy, Roger Payne, Kenneth Norris et bien d’autres. J’ai écrit “La Planète des baleines” avec Cousteau, paru en 1986, l’année où nous avons réussi à imposer le moratoire. Depuis cette époque, les scientifiques spécialistes des baleines et des cétacés (les cétologistes) continuent de hurler contre l’ignominie des Japonais, qui invoquent un vieil article de la Commission Baleinière Internationale (CBI) pour continuer leur massacre, au nom de la “clause d’exemption scientifique” (comme il y a une “clause d’exemption aborigène”, pour les chasses des Inuit et autres peuples “premiers”). Au contraire de ce que je crois deviner ici comme un intolérable soupçon, il n’y a PAS UN SEUL scientifique pour cautionner cette tuerie (dans laquelle les Japonais sont maintenant, hélas, rejoints par les Norvégiens et les Islandais, qui s’y sont remis). C’est juste une énorme escroquerie intellectuelle de la part des flottes commerciales de ces pays : aucune recherche n’est menée sur les cétacés à partir des cadavres (ce qui n’était pas le cas jadis, raison pour laquelle cette clause avait survécu). Je ne supporte pas que des âmes écolos se laissent avoir par la propagande des massacreurs ! Je note quand même que grâce au combat des scientifiques protecteurs des cétacés que nous étions dans les années 1970-1980, le chiffre des captures annuelles (et désormais illégales) de baleines est tombé de 30 000 après la IIe Guerre mondiale (30 000 par an, vous avez bien lu !), à moins de 1 000 aujourd’hui. Mille de trop, bien sûr. Mais pas une seule raison de rejeter sur les scientifiques une hécatombe commise pour une seule et unique motivation : le fric !

  70. Michel says:

    @ Yves,
    D’où les campagnes de Paul Watson, pour faire augmenter le prix à payer de ce massacre !
    en causant une perturbation dans les campagnes de pêche, année après année, le gouvernement japonais ne pourra plus suivre ses financiers véreux, car tout à un prix, et si pas de rentabilité avec la viande de baleine, alors fin des campagnes !

  71. Michel says:

    @ Yves,
    Les Norvègiens et les Islandais qui rejoignent les japonais dans la pêche à la baleine, font partis de l”IEEE, et de l’Espace Européen !
    Nos chers gouvernants pourraient ou devraient leur tirer l’oreille écologique, non ?
    Purée que c’est dur de croire en l’homme…..

  72. Richard says:

    M. Paccalet, “l’intolérable soupçon” faisait simplement référence aux scientifiques créateurs, nécessairement conscients, des maux dont nous débattons ici. Par contre j’ose espérer que le scientifique René-Guy Busnel que vous mentionnez n’est pas celui qui travaillait pour l’OTAN et mutilait des dauphins pour mener à bien ses expériences ?

  73. marie says:

    Yves, j’ai entendu l’autre jour de kersauson dire à la radio qu’il y avait plus de baleines qu’avant, est-ce que ce serait vrai ou est-ce n’importe quoi? je ne vois pas comment je peux vérifier ce genre d’information et vous devez en savoir quelque chose de fiable. merci car cela me tracasse

  74. Richard says:

    Pourquoi toujours demander à M. Paccalet des réponses que l’on peut soi-même trouver en compulsant sur internet diverses sources d’informations facilement recoupables ? C’est étrange ce comportement, non ? Vous le prenez pour dieu le père ? Vous êtes incapable de vous informer sur ce genre de sujet sans que l’on vous tienne la main ? Si M. Paccalet sait “quelque chose de fiable” on doit pouvoir en trouver les sources il me semble. C’est un comportement “d’adepte” ça. Les adeptes finissent par rendre potentiellement dangereux leur gourou !

  75. Michel says:

    Cool Richard, be cool !
    Ce blog se remet d’un coup de tabac récent, on peut avoir la niaque après le monde entier (comme moi) mais restons relax entre nous sur ce blog. Un espace où des gens peuvent échanger des connaissances ou leur ressenti.Questionner Yves n’est pas se livrer pieds et poings à lui, mais plutôt faire honneur à sa vaste culture et connaissance :0))
    Tiens ! suis-je en train de tomber en adoration d’Yves le gourou ?
    Allez zou, buona notte a touti !

  76. Jeanne says:

    Vous expliquez très clairement, Yves, ce que signifie la “démocratie” : “Discuter, négocier, équilibrer les avantages et les inconvénients pour les uns et les autres, tenter de fabriquer de bric et de broc un monde moins agressif et plus partageux.”
    Cette quête est celle, continuelle, des humanistes et je pense que vous êtes l’un de ceux qui pourrait apporter un peu d’espoir dans une société en voie de désintégration, tant d’ailleurs au niveau matériel qu’au niveau de l’esprit. Il est difficile de s’engager et de servir ensemble l’éthique et la morale pour laquelle on s’est engagé, parce que l’éthique a une visée générale : construire un monde plus humain, plus juste, plus fraternel, plus égal auquel chacun veut tendre, rationnaliser en quelque sorte le bien et le mal. Or la morale porte sur des conduites individuelles qui règlent le fonctionnement d’une société, société elle-même gouvernée, cela a été dit, par des moteurs qui régissent les comportements de l’individu: l’argent, la domination.

    Il me semble cependant que cette dualité entre éthique et morale peut se conjuguer en faisant appel à sa conscience et à sa raison, et le scientifique (notre cerveau de sapiens sapiens) entre en jeu s’il prend comme appui – appui qui peut être révisable car évolutif – les données qu’il a en anthropologie, en médecine (physique et psychique), en droit, en sciences, etc. pour essayer de construire une société valable avec la notion qu’elle est en constant devenir.

    Mais n’est-ce pas là où le bât blesse : comment pouvoir rester libre ? Libre de revendiquer, libre de toutes compromissions inévitables. Et si l’on veut rester sincère avec soi-même, la liberté devient exigeante parce qu’elle nous engage à nos risques et périls dans des enjeux où les motifs sont nombreux, réels et souvent contradictoires. Vous le reconnaissez, c’est ” difficile, lent. Et risqué.”

    Même si nos convictions de changement pour le bien sont sincères, leur application dans la pratique ne risquent-elles pas d’être en contradiction avec leurs principes mêmes ? Ne peuvent-elles pas mener au fanatisme, au totalitarisme ? N’en avons-nous pas eu des exemples accablants au XXe siècle ? Et c’est bien là où le bât blesse car s’il n’y a plus de liberté, il n’y a plus alors de justice.

    Personnellement, je l’avoue, je n’ai pas trouvé de réponse à mes engagements, de réponse à mes choix tant je me sens incapable de faire la part entre idéologie et liberté, entre justice et tolérance, tout compte fait de me débarrasser de mes préjugés. Vous le dites, Yves, nous sommes déterminés par notre culture, notre propre histoire. Comme Marie, la tentation est forte de tout laisser tomber et de se retirer loin de tout, peut-être tout simplement d’essayer de vivre en parfait égoïste. Mais reconnaissons que le problème des baleines, Marie, est insupportable et pousse à s’engager et à crier son indignation. Alors ? C’est insoluble…

  77. marie says:

    alors là vous n’avez pas compris,je n’interroge pas yves en “gourou”, ce qu’il ne prétend pas être et ce que j’ai toujours fui; mais après son dernier post j’ai bien mesuré qu’il avait évidemment un savoir sur le monde de la mer, sur les baleines, aussi plutôt que passer 2 heures à surfer (co2 en moins) je pose la question à une source , un référent qui me semble de confiance et qui doit savoir.est-ce que Kersauson a dit une ânerie en disant que des baleines y en avait plus qu’avant? si on raisonne par rapport au moratoire, cela devrait ête juste? mais par rapport à la pollution? et ces mortalités consatées régulièrement, sont-elles usuelles, normales?

  78. marie says:

    “tolérance”, ce mot comme beaucoup d’autres est galvaudé; tolérance? grâce à ce si joli mot on est en train de laisser détruire nos ressources naturelles..je ne vais pas refaire la liste; alors tolérons le cruiser, les ogm, les nouvelles autoroutes, la nouvelle liaison TGV dans le sud ouest; pendant que nous échangeons ici sur croissance décroissance, les affaires continuent et çà discute ferme pour ramener Toulouse à 3 heures de Paris au lieu de tenez-vous bien 5 heures! village abimé, nature, abimée: pas grave soyons tolérant! il s’agit de gagner 2 heures; vous rendez-vous compte? de gagner du temps sur le temps! et c là qu’il manque une instance nationale, une voix des sages qu’on entendrait et qui alerterait sur l’irresponsabilité du projet!

  79. anne-marie says:

    Pour Jeanne:
    Super la chanson sur le casseur de cailloux!A envoyer à B.Cyrulnik car en fait elle élargit le débat sur le bonheur (objectif et subjectif) et va jusqu’à l’éloge de la paresse…(Douce tentation!)

    Transition toute trouvée : et si chacun restait dans son coin?
    Le problème est que “celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui” Martin Luther King
    Pour stan loup garou ou loup gourou?

  80. anne-marie says:

    suite…
    Peut-on être libre dans un monde où règne le mal sous toutes ses formes? (Philosophie sauvage du café du commerce!)

  81. Vincent says:

    ” celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui ” Martin Luther King

    Une autre dans le même genre : “Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire sans rien dire” Albert Einstein

  82. marie says:

    Un procès pour dénigrement était intenté ce mercredi devant le Tribunal de grande instance de Paris par les producteurs de raisin de table contre une association de lutte contre les pesticides, à qui il est reproché de ne pas être « objective » dans une étude.

    500 000 euros de dommage et intérêt, c’est la somme réclamée par le syndicat des producteurs de raisin de table à l’association MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures).

    Au-delà de cette somme, ce que souhaitent les agriculteurs, c’est, comme l’explicitait leur avocat Me Patrick Gontard :

    « que quand on tape sur internet “raisins+pesticides” on ne tombe plus sur ce site, mais sur la publication de la condamnation. On saura alors que l’on ne peut pas dire tout et n’importe quoi ».

    Selon lui, « une association se comporte comme un média » du fait d’Internet, et se doit du coup d’être « objective ». (Voir la vidéo)

    Car les producteurs de raisin ne remettent pas en cause l’étude elle-même (selon laquelle 99,2% des raisins analysés contiennent des résidus de pesticides), réalisée à la demande de plusieurs ONG européennes et dans cinq pays, ni les analyses du laboratoire allemand, mais le fait que le MDRGF, lorsqu’il en a communiqué les résultats, n’ait pas dit « contrairement à celui d’autres pays, le raisin français est aux normes, haro sur le raisin italien et grec ».

    Cette phrase est à l’image de toute la plaidoirie de l’avocat des producteurs de raisin, qui semblait juste regretter que l’association MDRGF, au modeste budget de 100 000 euros par an, ait eu une telle audience sur ce sujet. Morceaux choisis :

    « Quand on milite pour que toute l’agriculture soit bio, on cherche à détruire l’agriculture traditionnelle. »
    http://www.rue89.com/planete89/2010/01/06/a-t-on-le-droit-de-dire-quil-y-a-des-pesticides-dans-le-raisin-132622

  83. MICK64 says:

    « Quand on milite pour que toute l’agriculture soit bio, on cherche à détruire l’agriculture traditionnelle. »

    Ah.. Et que fait l’agriculture traditionnelle à part empoisonner les consommateurs et faire de faux procès à ceux qui le disenr et le prouvent?

    Avez vous vu le scaphandre de cosmonaute utilisé par ceux qui traitent les raisins de culture “traditionnelle” contre les insectes prédateurs et les mauvaises herbes?
    Eh bien ceux qui montrent ces photos courent le risque d’une condamnation!

    Mais ouf: Les producteurs du film : “Le monde selon Monsanto” qui passe actuellement en boucle sur Arte ne sont pas en prison, c’est déjà ça!

  84. Michel says:

    Puisque vous parler de ” pinard”,
    voilà ma stupide intervention;
    n’étant pas un grand buveur de vin, faites un comparatif suivant:
    1 litre de vin = combien d’euros ?
    1 kilo de raisin = combien d’euros ?
    Mise à part le plaisir de boire de l’alcool, où se trouve l’importance de l’un par rapport à l’autre ?
    Oui je sais, très stupide comme question, mais pas plus con que cela !
    exemple version luxe, encore plus stupide:
    1 litre “Chateau du Rougequitache”= centaines d’euros ?
    1 kilo de raisin du domaine “ChateauduRougequitache”= combien d’euros ?
    A la base, une grappe de raisin, que cela sur le plan végétal !

  85. Richard says:

    Michel : En vous lisant je comprends mieux vos centres d’intérêts. Je ne pensais pas que ce blog était une cour de récréation pour désoeuvrés. Autant pendant un temps il y avait des intervenants sérieux, autant aujourd’hui la banalisation des sujets parait s’imposer. Heureusement qu’il existe d’autres blogs plus sérieux.

  86. Pour Marie, sur la question des baleines : “les baleines” en général, ça ne veut rien dire. Il en existe dix espèces (trois baleines franches, la baleine grise, la baleine à bosse, la grande bleue, le rorqual commun et trois rorquals plus petits). La démographie desdites espèces est très diverse. Certaines ont un peu remonté la pente après des siècles de baleinage éhonté. La meilleure réussite semble celle de la baleine grise, qui a presque retrouvé ses effectifs d’origine (environ 12 000) dans l’océan Pacifique Nord, après avoir frôlé l’extinction deux fois. Ca va un peu mieux pour la baleine à bosse, le rorqual commun et les trois rorquals plus petits (mais ce sont ces trois derniers animaux que chassent surtout les Japonais). La grande baleine bleue ne remonte pas du tout la pente : on estime qu’il en existait 500 000 avant la chasse, il n’y en a toujours pas plus de 5 000 dans les mers du monde, soit 1 % du troupeau de départ. Les baleines franches sont dans le même cas : la noire (celle des Basques) récupère difficilement dans l’hémisphère Sud, pas du tout dans l’hémisphère Nord, et celle du Groenland quasiment pas non plus (elle ne vit que dans l’océan Glacial Arctique). Toutes ces géantes sont soumises à toutes sortes de pollutions (y compris sonores, avec les sonars hyperpuissants des Etats-Unis, par exemple), au dérangement des hommes, au braconnage, aux risques des filets dérivants, à la surpêche des petits poissons qu’elles mangent, etc. Mais elles sont, pour les plus menacées, victimes de ce que j’appelle la “mélancolie génésique” : elles ont été amenées à un niveau démographique si bas qu’elles n’ont tout simplement plus envie (ou plus suffisamment d’occasions) de se reproduire…

  87. marie says:

    merci yves pour ces PRECISIONS, précieuses.mais mélancoliques. de rage mon coeur s’est arrêté!

  88. Patrice le tourangeau says:

    Vincent, bravo et merci pour ces deux citations qui réveillent. y’ plus qu’à faire.
    Du coup, Marie, je ne sais pas comment s’opposer à ce que vous dénoncez. Démolir ne me convient pas, et le dialogue est inefficace ! Je suis comme vous, effaré évidemment. Je suis certain d’une chose, c’est qu’empêcher ces expansions là, ou tenter de le faire réveillera des oppositions farouches et puissantes. Argument principal de la croisance, le chantage aux emplois; Il marche et il tient le coup. Embobinage des populations dans l’expression lorsqu’elle existe. Et c’est ainsi que les deux citations de Vincent se révèlent justes…
    Je crois que notre opposition est volontaire, mais encore trop faible, par le manque de monde. Les plateaux de la balance ne penchent toujours pas en faveur de la nature. Pour le savoir, l’écologie passe toujours pour un doux rêve de baba cool dans une majorité d’esprits. Et dans beaucoup d’autres, laisser la difficulté du combat aux autres et rester dans ses petits conforts égoïstes. c’est comme ça que je vois notre population… J’aimerais avoir tout faux, évidemment.
    Tout ce que nous aimons nécessite un archarnement perpétuel. Et ce que Yves veut faire en s’engageant, c’est répondre aux pensées émises par Martin Luther King et Enstein !
    En tout cas, que ce blog soit intelligent, ou ne le soit pas, il me stimule. Sans juger personne, il me donne de l’élan et de l’envie. C’est un bon premier pas, non ? J’ai plus qu’à ! quelques idées locales commencent à surgir en moi… Mais jamais il ne faut être seul.

  89. mdt says:

    “Mais elles sont, pour les plus menacées, victimes de ce que j’appelle la « mélancolie génésique » : elles ont été amenées à un niveau démographique si bas qu’elles n’ont tout simplement plus envie (ou plus suffisamment d’occasions) de se reproduire…”
    C’est aussi ce qui pourrait arriver aux hommes si un jour, on limitait les naissances à une par famille, car avoir des enfants c’est autre chose qu’une volonté de peupler: même si on reproche aux hommes (et aux femmes! :))de ne pas être raisonnables, vouloir réduire les naissances pour résoudre nos problémes de ressources ne me va pas.
    Perdre le goût de la vie, c’est terrible qu’elle que soit l’espèce concernée. Cela me rappelle la réflexion d’un philosophe Pierre LE COZ qui nous parlait de l’instinct de vie de toutes les espéces vivantes et qui prenait en exemple la mouche qui se dérobe quand on veut l’écraser! J’avais oublié, or c’était l’an passé. Merci Mr Paccalet d’avoir rappelé cela.

  90. marie says:

    “C’est aussi ce qui pourrait arriver aux hommes si un jour, on limitait les naissances à une par famille,” c pa demain la veille vous inquiétez pas! ce sont plutôt certains singes et autres espèces qui sont envoie de disparition! qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre! je vous suggère de lire GEORGESCU roegen.

  91. Jeanne says:

    @Yves, Marie, toutes et tous : un peu d’ironie (triste et grinçante) et beaucoup de “vérités” :

    (La baleine entre avec son chant qui la suit)

    ” Chez moi, il fait toujours Nuit dans nos âmes…

    J’étais d’un grand pays sous-marin et bleuté
    Bleu comme la Nuit quand elle est bleue
    Le bleu ne m’arrivait que par la voix des Hommes
    Moi j’étais comme il faut le temps de me laver
    De manger, de parler à mes copains

    L’important est de ne pas s’imaginer être trop grosse. Ce sont les Hommes qui ont peur de moi, et ils ont tort. Nous nous parlons de loin avec tous les copains. Mon chant vient de là-bas où se tiennent les franges du temps qui passe et que vous mesurez, vous autres, avec des méridiens. Je suis un cétacé. Et vous? Des chasseurs nucléaires, aujourd’hui? Depuis les Basques de ce siècle quatorze… Vous voyez bien que je vous comprends. Mais nous, le temps, on s’en fout. Il est plus grand que nous. Et nous le savons bien. Il est instantané aussi, comme disait votre Bachelard avec qui j’avais des rendez-vous du côté de la Sorbonne à Paris… Quand Gaston allumait et tisonnait son feu du matin, qui était beaucoup plus important que sa leçon de philosophie, il me disait qu’il préférait rater sa leçon que son feu. C’était pas un chasseur, Bachelard, non! Pas un chasseur. Un enfant, sans doute. Un peu comme les miens que je porte douze mois dans mon ventre, et qui naissent tout petits… cinq ou six mètres… ça dépend des chasseurs. Quand je suis pressé, je force un peu. Alors il s’étire un peu plus. Je préfère rater ma leçon de philosophie que mon petit.

    Je pars vers le Sud avec mon amant trouvé dans le Grand-Nord… et puis là-bas, Sud-Atlantique, nous nous aimons. On se nourrit au lard… de baleine! On mincit tout l’été et on baise… oui, comme vous… avec en plus, cette illusion que nous avons de l’aventure sous-marine et des chants dont nous nous émerveillons. Nous entendons de loin, de très loin. Nous nous parlons. Nous nous aimons encore. Et puis, à l’automne, nous nous quittons. Et dans les algues inventées, nous chantons la bruyère avec Apollinaire:

    “J’ai cueilli ce brin de bruyère
    L’automne est morte souviens-t’en
    Nous ne nous verrons plus sur Terre
    Odeur du temps brin de bruyère
    Et souviens-toi que je t’attends”

    Et puis vinrent les Basques… siècle quatorze. Nous autres, nous chiffrons comme le carbone. Quatorze ou quinze, on en a rien à foutre. Et puis vinrent les Basques… siècle quatorze. Ils se pointaient jusqu’au Labrador… lèvres d’or… Pas peureux les Basques! Embouchure du Saint-Laurent, tu parles! Et je t’enchanterai, mon petit du Québec… Et tu ne sauras pas que mon fils est là-bas, dans le Grand Nord, et que je l’ai laissé, moi drivant, vers la côte… C’est bien le Larousse du Siècle Vingt, au début, qui raconte des portes ouvertes… “Ou bien on attend la bête sur la côte, ou bien on va la chercher en pleine mer…” Pardi! A l’automne, saison morte comme les amours, je me retrouvais seule, enceinte et comme un fil. Le lard… Mon lard s’était barré… Il le nourrit, ce petit… J’allais me taper du krill, et comme il faut, faites-moi confiance! Suivant la chance, des fois, je faisais un bon coup de sept à huit cents kilos de krill… c’était pas dégueulasse! Les trois étoiles, vous pouvez toujours vous les accrocher dans votre Michelin, Hommes Tergaliens, Hommes de la lignée des Seiko à quartz, fumiers d’outre-passé, étangs de l’aventure assise et dans les cliniques de chair apprivoisée.

    Vous pouvez nous chasser. Vous pouvez faire de moi, Baleine Bleue, bleue comme les crépuscules indécents quand le soleil les innocente… bleue comme les particules psychologiques de la Vierge… tu connais? Vous pouvez faire de moi, mesurant dix-huit mètres, et pesant cinquante tonnes… Vous pouvez inventer à partir de ma vie, loin de vos turpitudes et de vos nucléaires prétentions… D’ailleurs vous verrez bientôt la marée nucléaire, et avec tous mes compliments… Vous pouvez faire de moi sept tonnes de lard, moins celui que j’aurai usé pour mon petit… et puis vingt-deux tonnes de viandes… et puis neuf tonnes d’os… et puis deux tonnes de viscères… et puis, tenez-vous bien, une tonne et demie de langue… et puis, vous pourrez dire que je ne parle pas… Si je ne parle pas encore votre langage, j’ai tout de même de quoi vous lécher le sentiment. Avec tout le respect que je vous dois… (Elle chante) Moi, Baleine Bleue, c’est moi… ”

    (Léo Ferré, L’Opéra du pauvre, “La Baleine bleue”)

  92. SylvieC. says:

    Bonjour à tous, et bonjour à Yves.
    Je lis régulièrement les articles de ce blog même si j’ai choisi de ne pas intervenir. Je fais une exception aujourd’hui, et désolée par avance si vous considérez ma question comme hors-sujet. J’aimerai moi aussi en savoir un peu plus sur René-Guy Busnel. Une petite recherche sur le web m’apprend que ce chercheur avait des pratiques extrêmement cruelles. Ceci dit, comme on trouve tout et n’importe quoi sur la toile, je me méfie quand même un peu. Yves pourra peut-être confirmer la chose. Ou non.

  93. Oui, René-Guy Busnel, que j’ai connu alors qu’il était déjà âgé, pratiquait l’étude des dauphins comme on le faisait dans la première moitié du XXe siècle : avec des procédures que nous qualifions aujourd’hui de “barbares”. Pour savoir ce que mangeaient les cétacés, on les harponnait et on leur ouvrait le ventre (voir la fresque qui orne encore le grand amphithéâtre de l’Institut océanographique de Paris, rue Saint-Jacques). Pour connaître leur système de communication, on les emprisonnait dans des bassins… Cousteau lui-même, dans sa jeunesse, a utilisé les explosifs pour étudier la faune des récifs (c’est dans “Le Monde du silence”). Mais, comme Cousteau répondait aux producteurs qui, dans les années 1970-1990, lui demandaient de couper cette séquence (et quelques autres, notamment un massacre de requins) : ne récrivons pas l’Histoire ! Ne pratiquons pas la révision des textes, des photos ou des films en fonction de nos connaissances et de nos sentiments actuels. Ne retouchons pas les clichés, comme le faisaient les pseudo-historiens soviétiques ou nazis…
    La pratique scientifique de l’époque était ainsi admise. Elle a permis à nos esprits d’évoluer, de comprendre l’intelligence et la sensibilité des mammifères marins, leur vie sociale, etc. Sans elle, nous n’en serions pas à ce niveau d’empathie.
    Du reste, le processus de “moralisation” de la science continue. Il y a vingt ans, quand je parlais de ma passion pour les requins, on me rétorquait qu’ils étaient “dangereux”, qu’ils “pullulaient”, qu’il fallait “tous les “exterminer”, et ainsi de suite. Tout le monde se fichait de savoir qu’on leur coupait les ailerons à vif et qu’on les exterminait réellement… Les requins (ou les merveilleux poissons – espadons, marlins, coryphènes… – que les pêcheurs dits “sportifs” au “tout-gros” torturent des heures puis relâchent en feignant de croire que ces animaux “ne sentent rien”) en sont aujourd’hui au degré de compassion que nous avions pour les dauphins il y a vingt ans. Demain, nos pratiques concernant les animaux de laboratoire (souris, rats…), voire les invertébrés en tous genres (insectes pulvérisés d’insecticides, etc.) ou même les plantes (dont la sensibilité est de plus en plus avérée), auront, elles aussi, changé ; j’espère, en bien. Et nous pourrons, si nous ne prenons garde à l’anachronisme dans le jugement des moeurs, accuser les René-Guy Busnel actuels de pure cruauté.

  94. marie says:

    ..de comprendre l’intelligence et la sensibilité des mammifères marins, leur vie sociale, etc. Yves Paccalet écrit: “Sans elle, nous n’en serions pas à ce niveau d’empathie.”
    Eh bien tant mieux, mais je l’étais en empathie, moi qui ne suis qu’une humaine déjà toute petite à un niveau d’empathie avec eux tous; eh oui, pas besoin de leur ouvrir le ventre déjà parce que tout simplement je n’aurais pas aimé qu’on m’ouvre le ventre à moi!: seulement de les laisser vivre! et bien d’autres gens comme brigitte bardot par exemple qui déjà à l’époque de sa gloire avait la fibre. POurquoi? je ne sais pas mais c ainsi. évidemment une explication serait le paradis perdu! et le péché originel qui est non pas le sexe , mais le désir âpre de savoir et de connaitre à tout prix! et çà continue de plus belle, çà c sur! c pourquoi je repense à la phrase de Ponge. il ya un italien qui a fait un film sur la cruauté du monde qui s’appelle “mondo cane” un beau panorama, en vérité.

  95. Marie, mangez-vous de la viande ? Ecrasez-vous les mouches ou les moustiques qui vous importunent ? Je suppose que non, car dans le cas contraire, votre empathie pour les animaux pourrait être qualifiée de “sélective”. Beaucoup d’amis de la nature réagissent avec force quand ce sont des mammifères ou des oiseaux (et encore : pas tous !) que l’homme fait souffrir. Mais, je l’ai esquissé ici et j’en ferai bientôt un texte plus démonstratif, toutes les espèces sans exception, et même les plantes, sont dotées d’une sensibilité à l’agression qui ressemble à de la douleur. Les végétariens me sont éminemment sympathiques (moi-même, je mange très peu de viande), mais beaucoup d’entre eux croient que les végétaux ne souffrent pas : la science (encore elle !) nous permet de savoir aujourd’hui que c’est une idée fausse…

  96. marie says:

    après une période d’enfance et de viande, comme tout le monde, (g même mangé du cheval! ce que je ne fais plus depuis 30 ans au moins) mais moins car origine frugale méditérranée.pain, huile dolive et merveilleuses tomates au sel avec fromage. g eu une période végétarienne et aujourd’hui j’en mange de temps en temps : volaille (bio) et mouton; je ne suis pas contre le fait de manger de la viande de façon “raisonnée”, mais contre l’exploitation dégueulasse pour des raisons financières, faite par ces affairistes de la viande. D’ailleurs là aussi il faut chercher l’info: combien gagnent ces gens ( je parle des patrons? comment vivent leur familles? comment sont leurs maisons après tout tout cela est caché; par contre nos martyrs les SDF, alors là les journaleux y vont tous de leur couplet; c vrai aussi que pour vivre heureux, vivons cachés.

  97. marie says:

    et oui j’écrase les moustiques qaund ils me piquent et que c vrai je suis moins sensibles à leur existence qu’à celle d’une grande baleine ou d’un petit écureuil que je ramasse mort et encore chaud, l’oeil révulsé sur une route ou passent inconscients des automobilistes; par contre, ces moustiques, ils ont droit de vivre aussi et sauf maladie possible je ne suis pas pour qu’on les détruise à coups de produits, il faut les laisser aux oiseaux! et ils ont droit de vivre aussi; les plantes? bien sur que je les respecte aussi et que çà me fait peine et rage de voir moins de coquelicots et de bleuets; mais il me semble que question souffrance, c pas pareil! pour le dire vite, il parait qu’ils n’ont pas de système nerveux central; mais je n’aime pas non plus arracher les plantes; bon ceci dit il faut raison garder et entre arracher une ortie pour faire du purin et déjeuner près d’un aquarium avec des homards dont on a lié les pattes en attendant qu’ils passent à la casserole bouillante pour les mêmes automobilistes qui attendent leur repas, il me semble qu’il y a une différence.

  98. Ossian says:

    Si je comprends bien ce que vous affirmez, Yves Paccalet, la science permettrait aujourd’hui d’attribuer la sensibilité aux végétaux eux-mêmes? Cette idée donne le vertige, et je n’aurais jamais cru qu’elle puisse exister autrement que comme métaphore, dans une conception mystique de l’univers, comme celle qu’on trouve, par exemple, dans ce poème de Gérard de Nerval:

    “Homme, libre penseur! te crois-tu seul pensant

    Dans ce monde où la vie éclate en toute chose?

    Des forces que tu tiens ta liberté dispose,

    Mais de tous tes conseils l’univers est absent.

    Respecte dans la bête un esprit agissant:

    Chaque fleur est une âme à la nature éclose;

    Un mystère d’amour dans le métal repose;

    Tout est sensible! Et tout sur ton être est puissant.

    Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t’épie:

    A la matière même un verbe est attaché…

    Ne la fais pas servir à quelque usage impie!

    Souvent dans l’être obscur habite un Dieu caché;

    Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,

    Un pur esprit s’accroît sous l’écorce des pierres!”

    Je serai fort curieux de lire le(s) texte(s) que vous consacrerez au sujet car je partage l’erreur des végétariens…

  99. Richard says:

    Marie, nul besoin de vous trouver des justifications ou des excuses à vos comportements. Ne comprenez-vous pas que M. Paccalet affectionne les amalgames pour justifier l’injustifiable. Je trouve particulièrement honteux de proclamer que ce chemin particulièrement cruel parcouru par certains scientifiques puisse mener à une forme de compréhension qui mène un jour à l’empathie. Et si c’est un crotale qui un jour m’approche d’un peu trop près je pense que j’aurai effectivement une “empathie sélective”. On peut je présume étendre votre raisonnement pour mieux en comprendre la profondeur. Les nazis effectuaient eux aussi des expériences assez cruelles… Et n’oubliez pas que ce bon scientifique René-Guy Busnel travaillait également pour l’OTAN. Ses expériences avec les dauphins étaient orientées uniquement vers les recherches militaires d’utilisation des animaux. Et l’OTAN est également connu pour être un grand centre pacificateur générateur d’empathie. Merci de redescendre sur Terre…

  100. ELISE says:

    passionnée de sciences fondamentales, je voulais vous remercie pour votre grand roman de la vie qui attire toute mon attention. je le conseille à toutes mes connaissances et je vous conseille de mettre depuis votre blog, un lien vers face book. il y a trop de gens qui ne vous connaissent pas… il faut aller vers eux++++++++

  101. seb says:

    Il est vrai que personne ne peut prétendre tout savoir. C’est une évidence et encore plus lorsqu’il s’agît du savoir de ce qui est bon ou mauvais pour mener un combat contre une injustice, un fait qui nous révolte. Utilisation de la violence ou d’action pacifique d’envergure je ne rejette rien, c’est l’histoire qui s’écrit sous nos pas. Parlons de “politique” et de “démocratie” si vous le voulez bien. Pourquoi je ne vote plus : Personne n’est en mesure de me représenter puisque je suis moi, qu’ils sont prétentieux ses élus de se dire les représentant-es du peuple (Bien qu’ils-elles le soient un peu moins aujourd’hui puisqu’ils-elles disent représenter la majorité ils-elles n’en ont pas moins gardé-es un égo surdimensionné). Cumul des mandats, immunités, non révocabilités des élus, élitismes, désinformation de masse, “déculturation” des populations, dépolitisation des populations… Les dés sont pipés et les bonnes places sont chasses gardées. Sans parler de la prise en compte des bulletins blancs. Tout les projets d’émancipations sont passés à la trappe. Nos écoles forment de la main d’oeuvre et ce n’est pas qu’une impression. Les prisons débordent. “Quand vous ouvrez une école, vous fermez une prison” disait Victor Hugo, on peut dire aujourd’hui qu’il n’avait pas tort. Je ne vote plus car j’ai conscience de l’inutilité de mon vote. Les bulletins qui tombent dans les urnes n’en ressortent pas indemne, ils sont soigneusement vidés de leurs sens. Rentrer dans le cirque politique pour changer les choses de l’intérieur??? Bon courage, en espérant que vos idéaux ne seront pas dévorés par ses charognard-es qui nous dirigent droit dans le mur. Je suis un révolutionnaire et un insoumis, tel est mon choix…

  102. Christophe says:

    Juste une petite réflexion après avoir lu et même relu le livre de Yves “l’humanité disparaitra bon débarras” vraiment chapeau pour ta clairvoyance je souscris à 100 % .Mais après voir travaillé dans des réserves naturelles (pelouse calcaires ,marrais,réserve de gîtes pour chiroptères et après avoir essayer d’influencer nos concitoyens je suis comme toi lors d’une interview un peu las..
    Et pour être un brin provocateur je me demande si pour Gaïa le meilleur ne serait pas le gros bobo d’un coup (consommation accélérée des ressource asphyxie de la plupart des espèces dont homo sapiens et puis renaissance de neuf sans l’homme d’un monde différent avec une biologie peut être aussi énigmatique que dans le fameux film Avatar et ce en équilibre jusqu’à l’extinction de notre soleil .Les alternatives avec une démographie galopante ne fera que prolonger de quelques décennies l’agonie de Gaïa …Vous allez tous trouvez que je suis extrémiste et je ne le suis pas; mais vraiment après avoir vu la destruction de la forêt boréale pour en sortir un sable bitumineux et produire ainsi toujours plus de pétrole je suis vraiment découragé de l’espèce humaine … si non encore bravo pour ton livre un admirateur amoureux de la VIE au sens large

  103. Christophe says:

    pourquoi ma remarque n’apparaît elle pas y a t’il un délais d’affichage ?

  104. marie says:

    “tous trouvez que je suis extrémiste et je ne le suis pas”; eh bien voilà où le bat blesse, pourquoi ne pas être un extrémiste, ya de quoi l’être, non? ? une grande gueule? yen a marre à la fin de ces formatages imposés au genre humain: tiède, jamais un mot plus haut que l’autre et surtout pas de passion! sauf sexuelle; heureusement qu’il ya encore des gens comme Frèche! même si je ne l’aime pas spécialement au moins il est VIVANT! le tout étant de ne faire de mal à personne; je sais tout cela n’est pas si simple; mais “je vomis les tièdes” disait excusez-moi, le Christ!

  105. Bonjour Monsieur Paccalet,
    Ceci n’est pas un commentaire sur le sujet, mais une invitation pour une conférence.
    Nous avons organisé en Octobre dernier une première édition des Rencontres des Peuples Indigènes dans une petite commune du Var. Vous pourrez voir sur notre site un document photo ainsi que le programme de l’an passé : http://wwww.ethno-savannah.org.
    Notre intention est de mettre en exergue des peuples pour qui nature et culture ne sont pas en opposition mais en harmonie et complémentarité, mais surtout de laisser la parole à ceux qui n’ont jamais blessé la terre et dont la spiritualité est fondée sur une observation profonde de la nature. L’an dernier notre “invité-conférencier” était Pierre Rabhi qui s’est exprimé sur le thème de la sobriété heureuse. Nous allons proposer une seconde édition des rencontres à la mi-septembre 2010 et nous serions très heureux si vous acceptiez de venir prendre la parole sur le thème joyeux de la décroissance. Cela ferait une suite cohérente pour ceux qui sont venus écouter Pierre Rabhi l’an dernier.
    Je ne m’étendrait pas davantage sur le blogue mais je vous remercie de prendre contact avec moi à l’email indiqué ci dessus.
    Je vous remercie par avance
    Catherine Kieffer
    Coordinatrice Ethno-Savannah

  106. taotaquin says:

    Monsieur Paccalet, je ne savais où poster ce commentaire: que pensez-vous de ce genre d’initiative politique
    http://le-revenu-de-base.blogspot.com/

    Merci et bonne soirée à tous depuis les arbres et les nuages

  107. antiréchauffiste militant says:

    Non, l’humanité ne disparaîtra pas (du moins pas tout de suite, dans 4 milliards d’année quand la terre finira grillée par le soleil sans doute, mais çà nous laisse de la marge..)
    Ne sous-estime pas l’homme, il peut survivre à tout (même certains aux camps de concentration!), au froid extrême (Inuit) a l’humidité de hammam de la forêt équatoriale, etc.
    Par contre ce qui est sûr, c’est qu’il détruit tout sur son passage, là je suis d’accord.
    Grâce à son intelligence (sais tu que 1% de la population a un QI de 160, lorsque nous srons 10 milliards, çà en fera du monde) il peut trouver des solutions scoentifiques ou techniques pour surmonter tous les obstacles à sa triomphale marche en avant.
    En 2100, je pense que la termitiére humaine atteindra 20 milliards d’habitants, et que nous serons gouvernés par un gouvernement totalitaire mondial.
    La nature telle que nous la connaissons aura disparu.
    Je suis de nature pessimiste, ben oui, c’est comme çà.

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