Eva, n’y va pas !

15 janvier 2012

Précisions sur un même thème…

N’y va pas, Eva ! N’y va pas…

Le terrain est miné, la roche pourrie, tu n’as que des coups à prendre et, loin d’y gagner quelque chose, l’écologie y perdra des plumes…

J’ai publié ici, la semaine dernière, un papier intitulé « L’écologie n’a pas besoin de candidat à la présidentielle ! » Je savais qu’il me serait reproché. Ça n’a pas manqué. Certains écolos m’ont accusé d’être « déloyal », de « savonner la planche » de la candidate, de lancer des débats « inappropriés » ou « prématurés » qu’il aurait mieux valu mener d’abord « en interne », bref d’être irresponsable et politiquement incorrect.

J’assume et je persiste. La candidature écologiste aux présidentielles est une erreur. Les écolos m’apostrophent : « Le débat a eu lieu, le Parti a voté, il faut aller jusqu’au bout. » Je réponds qu’en militant discipliné, je me suis tu pendant des mois. Mais que, devant l’ampleur des dégâts, rien ne saurait me dissuader de l’ouvrir à nouveau.

La justification d’une candidature écologiste à la présidentielle tient en une idée : faire avancer la cause en utilisant la tribune médiatique. Illusion ! Loin d’être bénéfique, une telle candidature affaiblit le mouvement. Ceux qui croient pouvoir profiter d’une présidentielle pour porter des idées n’ont rien compris à la nature même de cette élection, ni au rôle des médias qui l’animent et qui en vivent. Une élection présidentielle au suffrage universel est un combat de chiens (de chiennes), dont le seul but consiste à mordre les chiens (ou chiennes) concurrent(e)s. Il n’y a pas de dialogue à entamer, pas de parole à porter, pas de programme à défendre : rien que des coups de dents. Les chiens (ou chiennes) dominant(e)s se font aider par des roquets (ou roquettes) qui cherchent le moindre morceau de peau nue chez l’ennemi pour jouer des mâchoires.

Les écolos partisans de ce combat n’en ont pas saisi les règles (ou l’absence de règles). Ils imaginent aligner des arguments et les voir repris dans les médias pour l’édification des citoyens. Ça n’arrivera jamais ! Les journalistes ne racontent que les coups durs, comme pendant un match de boxe. Plus ça saigne, plus les titres grossissent.

Eva Joly subit de plein fouet les dégâts directs et collatéraux de cette féroce empoignade. J’ai, comme tout le monde, mené mon petit sondage. J’ai demandé à des citoyens lambda ce qu’ils ont retenu du « message » de la candidate écologiste. Trois idées l’emportent : primo, les écolos sont contre le nucléaire (sous-entendu : pourvu qu’EDF ne me coupe pas le courant cet hiver) ; deuxio, ils veulent abolir le défilé du 14 juillet (sous-entendu : on s’en tape) ; tertio, ils veulent ajouter à notre calendrier les fêtes du Kippour et de l’Aït el-Khébir (sous-entendu : ils se couchent devant les intégristes). Je ne caricature même pas.

Si, dans cette campagne, les écolos avaient pu défendre leurs idées essentielles, ils auraient parlé du problème global de l’énergie et du réchauffement climatique, et pas seulement du nucléaire. Ils auraient évoqué l’effondrement de la biodiversité, la disparition des espèces, le saccage des mers et des forêts, l’empoisonnement de la terre, de l’air et des eaux, le mitage de la couche d’ozone, l’agriculture biologique, les OGM, la taxe carbone, la priorité aux transports en commun, la conversion « verte » de l’industrie… Ils auraient dénoncé la faim dans le monde et la misère des 2 milliards d’humains qui vivent avec moins d’un euro par jour. Ils auraient souligné la difficulté que nous aurons à faire coexister, sans guerres et sans épidémies, les 7 milliards d’êtres humains actuels, qui seront 8 milliards en 2025, dans moins de trois quinquennats…

Les écolos s’indignent et me disent qu’ils en ont parlé. Je le sais – je tiens moi-même ce discours depuis 40 ans ! Mais personne ne les a entendus. Tout ce que nous avons gagné, dans cette campagne piégeuse, c’est d’être devenus anti-nucléaires, anti-14 juillet et pro-musulmans… Un triomphe !

Eva, n’y va pas !

Tes qualités personnelles et ton courage ne sont pas en cause. Mais cette bagarre est injuste… Fais péter le système ! Déclare, avec ce superbe accent qui hérisse Jeanne-Marine Le Pen, que tu laisses tomber ce numéro de cirque trop proche du cirque romain. Proclame haut et fort qu’il nous faut une VIe République dans laquelle le président ne soit pas élu au suffrage universel. Que nous devons faire élire des écolos à tous les étages inférieurs pour faire avancer la loi. Et que nous laissons désormais les chiens et les chiennes s’entre-déchirer dans l’arène pour s’emparer du gros nonos doré de l’Élysée !

Vas-y, Eva : fais péter le système !

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52 Responses to Eva, n’y va pas !

  1. elhiero says:

    Ce serait un premier acte de défense de la démocratie, que de ne pas y aller.
    Vu le nombre d’abstentions probable au premier tour, on rigolerait pas mal pour le deuxième

  2. bernard says:

    soumission à l’envie,
    boire son verre d’illusion,
    monde de mensonges.

    Eva,n’y vas pas !

  3. Vegman says:

    J’ai quitté EELV notamment parce que ce parti me semble pourri par la bureaucratisation et qu’en tant que sympathisant de l’écologie profonde les problèmes de fond ne sont pas abordé: végétarisme, éthique animale, pic pétrolier, urbanisation, destruction des forêt en France …

    Merci

  4. Ferrandiz says:

    Bonjour M Paccalet
    Merci pour ce courage essentiel.
    Amicalement . thierry

  5. véro le blaireau says:

    Ne va pas dans cette arène !
    N’y vas pas !
    Le “s”, c’est à cause du “y” ? Ou est-ce que c’est dû à la réforme L 3048-2300-b du 19 janvier 2006 de l’impératif du verbe aller ?
    Bon, je sais, zavez aut’ choz’ à fout’ …. Je me sauve.

  6. Oui, Véro, j’ai hésité. Normalement, il n’y a pas de “s” à l’impératif du verbe aller : “va !” (Le Cid : “Va, cours, vole et nous venge !”). Mais depuis la tolérance du “vas-y”, il y a celle du “n’y vas pas”… Je n’ai pas d’avis définitif là-dessus.

  7. Georges says:

    Yves,
    “pas d’avis définitif là-dessus.”… Oui, mieux vaut un avis plus définitif sur la présence d’un candidat écologiste aux présidentielles ! Et je suis encore une fois entièrement d’accord avec vous sur ce point. Eva, Ziva pas !…

  8. Finalement, je vais enlever le “s”, Véro a raison, et comme disait Paul Claudel : “la tolérance, il y a des maisons pour ça”. Même s’il n’y a heureusement plus de maisons…

    • véro le blaireau says:

      Je n’en étais pas sûre du tout, mais à l’oeil, je trouve ça plus joli !
      Le français est une langue des plus bizarres qui ne comporte que des exceptions ! Je ne sais pas si le peuple est à l’image …
      Vas, cours, voles et nous venges …. Va, court, vole et nous venge !
      Eva, vas-y pas !
      Fin de la parenthèse.

  9. bakounine says:

    Y aller ou ne pas y aller, le doigt attise la question !
    mais ce doigt va certainement se loger profond.
    Le parti écologiste prendra une claque.
    Mais l’idée écologiste ainsi que le “mouvement” progressera.
    Un peu à l’image des “indignés” et autres révoltés à travers cette planète.
    Ne plus voter, serait un slogan très très fort à travers l’europe, s’il était suivi.
    Puisqu’ils nous cassent les burnes, cassons leur les urnes !

  10. Dominique C says:

    Et si le “vote utile”, c’était le Front de Gauche, afin de peser vraiment sur Flamby après les élections?
    Je conseille à tous de regarder l’émission “de la parole aux actes” sur francetv.fr
    http://www.francetv.fr/2012/melenchon-invite-de-dpda-revoir-lemission-46783

  11. elhiero says:

    le S à l’impératif, c’est uniquement devant “en” et “y” pour la liaison
    Parles-en, changes-y une pièce.
    Parle moi, change une pièce

  12. GARCIN says:

    Bonjour Yves Pacalet,
    Ce message ne concerne pas les élections, même si je pense comme vous quant à la participation de EELV à cette campagne, et si je pense qu’Eva devrait parler davantage de nature, de biodiversité et de protection. Je suis une ”modeste naturaliste” passionnée et militante, membre d’une importante association de protection de la nature, et c’est au scientifique des milieux marins que je m’adresse : il circule sur internet depuis quelques temps une vidéo montrant un homme sur une plage du Costarica qui s’apprête a entrer dans l’eau et à cet instant surgissent des orques qui avalent littéralement le baigneur (terme employé dans la vidéo) et dans l’instant qui suit il ne reste rien de l’homme, pas même quelques traces rouge dans la mer. Evidemment les commentaires qui accompagnent cette vidéo ne sont pas ‘ bienveillants’ pour les orques ! Un fait pareil est-il possible ? Je croyais que les orques n’attaquaient pas les hommes (sauf quelques fois en captivité) et si exceptionnellement cela s’est déjà produit, un orque peut-il ‘avaler un homme’ ? Cette vidéo peut-elle être truquée ? Je n’ai pas l’habitude d’aller sur les blog, mais je n’ai pas trouvé d’autre façon de vous joindre ! Si ce message vous arrive, merci de bien vouloir y répondre.
    Avec ma sincère admiration pour vos actions.

    • GARCIN says:

      Bonjour Yves Pacalet,
      Ce message ne concerne pas les élections, même si je pense comme vous quant à la participation de EELV à cette campagne, et si je pense qu’Eva devrait parler davantage de nature, de biodiversité et de protection. Je suis une »modeste naturaliste » passionnée et militante, membre d’une importante association de protection de la nature, et c’est au scientifique des milieux marins que je m’adresse : il circule sur internet depuis quelques temps une vidéo montrant un homme sur une plage du Costarica qui s’apprête a entrer dans l’eau et à cet instant surgissent des orques qui avalent littéralement le baigneur et dans l’instant qui suit il ne reste rien de l’homme, pas même quelques traces rouge dans la mer. Evidemment les commentaires qui accompagnent cette vidéo ne sont pas ‘ bienveillants’ pour les orques ! Un fait pareil est-il possible ? Je croyais que les orques n’attaquaient pas les hommes (sauf quelques fois en captivité) et si exceptionnellement cela s’est déjà produit, un orque peut-il ‘avaler un homme’ ? Cette vidéo peut-elle être truquée ? Je n’ai pas l’habitude d’aller sur les blog, mais je n’ai pas trouvé d’autre façon de vous joindre ! Si ce message vous parvient, merci de bien vouloir y répondre.
      Avec ma sincère admiration pour vos actions.

  13. bakounine says:

    A Dominique C;

    “…le vote utile…”

    Expression très prisée des politiques et des journalistes !
    Melenchon s’est transformé en Che Guevara de gauche, après avoir servi de façon “utile” le gouvernement du notable bourgeois arriviste de “gauche”Mitterrand !
    Au lendemain du deuxième tour, vous aurez une gueule de bois, et pourtant vous n’aurez pas bu !!!
    Si les lendemains qui déchantent vous chantent…
    Votez “utile” ;-)

  14. Georges says:

    @ Garcin,
    Cette vidéo est évidemment un montage destiné à une pub, pour une chaine de télé, me semble-t-il. Et le message est stupide, bien entendu, comme sait le faire la pub…

  15. Pour Garcin…
    Il y a eu (à ma connaissance) une attaque référencée d’orque sauvage contre un humain, en Antarctique, il y a environ un siècle : un homme (un chasseur de baleines) était sur un glaçon flottant, l’orque l’a fait tomber à l’eau en bousculant le fragment de banquise comme elle le fait avec les phoques, et l’a dévoré. Mais l’histoire n’a eu que peu de témoins, et on peut douter de sa véracité. Depuis lors, des plongeurs (au début, pas rassurés du tout) se sont mis à l’eau là où les orques viennent tout près des plages traquer les jeunes lions de mer (en Patagonie) ou les jeunes éléphants de mer (à Crozet). Rien n’est arrivé… Les grands cétacés n’aiment visiblement pas notre viande (pas plus que les requins ne nous goûtent !). Surtout, leur comportement envers notre espèce est spontanément “amical”, à tout le moins pacifique et intéressé par autre chose que la ration alimentaire que nous pourrions représenter !
    Cependant, l’orque est largement assez puissante pour dévorer l’un(e) d’entre nous. Les cétologistes craignent que ce malheur n’arrive, paradoxalement, aujourd’hui plus qu’hier. Pour une raison simple : les hommes pêchent et chassent tellement dans l’océan que ces grands prédateurs n’ont plus rien à manger. Lorsque la faim pousse le carnivore, celui-ci peut se satisfaire d’une autre proie que celles qu’il met d’ordinaire à son menu…

  16. Eva, elle va. Vas-y ;-)

    Bien sûr, il faut continuer à porter tes valeurs Eva. Tu es la seule parmi les candidats/es à pouvoir prouver ton éthique par l’exemplarité de ton parcours.
    Tu es un phare éthique dans le brouillard médiatique de la nuit politique.
    Tu nous permets, nous militants/es de base de porter l’écologie politique au-delà des transactions du parti (nécessaires ou pas), de porter l’idée d’une vraie démocratie.

    Eva, nous n’aurons pas souvent l’occasion d’avoir un/e candidat/e atypique de ton style et surtout de ta valeur symbolique.

    Courage Eva et au boulot militants/es ;-)

  17. Francis J says:

    Il fallait le dire, Yves, et tu l’as bien dit ! Eva, n’y va pas et passe aux choses sérieuses !

  18. MICK64 says:

    Ce qui est surtout une erreur c’est de faire des écologistes un parti d’extrême gauche, car, et cela n’a échappé probablement à personne, ils se conduisent comme un parti d’extrême gauche!

    “L’écologie ne peut-être que de gauche..”

    Foutaise! L’écologie a besoin de toutes les bonnes volontés, à gauche, à droite, au centre, ou ne sera pas!
    C’est ce qu’avait essayé de faire comprendre N. Hulot, maladroitement il est vrai, lors de sa campagne électorale ratée.. Et c’est sans doute pour cela d’ailleurs qu’il l’a ratée!

    Question: et si c’était lui qui avait raison? Car opposer les écologistes les uns aux autres en fonction de leur appartenance politique est une erreur de plus!
    Enfin, si la finalité est bien l’écologie! S’il s’agit d’un parti qui se dit “écologiste” parce que c’est plus porteur qu’un énième parti trotskiste ou maoiste, c’est une autre question..

  19. L’écologie est forcément de gauche car la gauche est une posture politique qui consiste à mettre plus d’état, plus de collectif, plus de sens commun dans la vie économique.
    La droite est une posture politique qui consiste à enlever au maximum toutes les entraves à l’enrichissement personnel et au libre échange. Dans l’époque actuelle, la droite (mais également le PS et le modem) sont dans une posture de laisser faire. Le PS ne veut rien changer en profondeur le système, juste des saupoudrages de mesure pour que le système tienne encore quelques années de plus pour que ceux qui en profitent continuent de s’enrichir.
    Donc, je suis vraiment contre l’idée de dire qu’il ne faut pas s’opposer sur ces deux conceptions la droite et la gauche. Elle reste plus que jamais pertinente.
    Soit on laisse faire le marché et on se positionne pour la droite, centre et gauche molle.
    Soit on intervient pour le réguler en augmentant les taxes sur ceux qui se sont le plus enrichis, et en instaurant des taxes sociales et environnementales sur les produits et services; et alors on se positionne à gauche et aujourd’hui à part le Front de Gauche et peut être EELV, je vois pas qui d’autre représente la gauche.
    Je partage ton analyse Yves, Eva ne doit pas se présenter, mais j’ajoute qu’Eva doit demander un report des voix écologistes sur le Front de Gauche.
    J’étais adhérent d’EELV en 2011. J’avais espérer l’élection de Nicolas Hulot.
    Aujourd’hui, je préfère soutenir le Front de Gauche.
    Car avant de parler de taxe carbone, il va falloir de toute évidence traîter la question des inégalités de revenu et de patrimoine dans ce pays.
    La France a une tradition de révolution.
    Peut être allons nous manquer ou marquer notre époque ?
    Eric Souffleux
    Maraîcher bio en traction animale, vélomobiliste et autoconstructeur maison paille

    • marie says:

      la richesse a deux visages, non? on devient riche à cause des services que l’on rend aux autres; on devient riche en se servant des autres en les méprisant . je ne crois pas que la richesse soit toujours à honnir; certains sont devenus “riches” en travaillant des heures et en donnant le meilleur d’eux-mêmes; d’autres en composant 3 vers et un air sur l’ordinanteur beau produit musical, bien marketté, en tuant un voisin ou un concurrent, en mentant, en construisant de vilaines maisons en mauvais matériau..bref dans le fond le problème est moral. j’ajoute que tout comme chez les riches, ‘il y a de sacrés cons chez les pauvres, et mêmes des gens méchants! mais la morale, on ne veut pas en entendre parler; çà fait ringard.

    • Alain Varlet says:

      Gauche ou droite : la compréhension écologique se situe en amont . Bien que les mots soient considérés comme explosifs il faut oser dire que la vision écologiste est radicale et intégrale . ( globale , totale , principale , holiste , sans rien d’outrancier ni de fasciste … : essencielle plus que ” profonde ” )

  20. equus asinus! says:

    pour Mr Philippe Ponge:
    Eva, un phare éthique sans doute si l’éthique ne concerne que les humains…
    http://www.charliehebdo.fr/infospuce

  21. MICK64 says:

    La gauche c’est l’intérêt général, la droite l’intérêt particulier, donc l’écologie ne peut être que de gauche..
    Perso moi aussi, quand un problème est complexe, j’essaie de le simplifier..

    Mais là qu’est ce que j’observe dans ce clivage simpliste droite/gauche? Que la société n’est finalement que la somme d’ intérêts particuliers et que, en tant que particulier parfaitement égoïste et soucieux de mon bien être, de celui de mes enfants et de mes petits enfants, je suis particulièrement attentif au respect de ce qu’il nous reste comme environnement.

    Parce je sais qu’il y va de leur avenir..

  22. martine says:

    La planète s´en moque éperdument de la notion de gauche ou de droite. Elle est ronde, si vous ne le saviez pas encore, vous tous qui coupez les cheveux en quatre, qui jonglez avec les concepts, qui vous gargarisez de grands mots pleins de vent.
    Tiens, à propos, le réchauffement climatique ne viendrait-il pas aussi du fait que l´une des activités de l´homo sapiens est de brasser de l´air chaud?

  23. Elle : Ils vont tomber comme des mouches les frelons
    Eva va les piquer au vif les frelons
    Et leur ôter toute envie de nuire, les frelons
    Eva, rien ne va tant qu’il y aura des frelons

    Eva: Eva dit que rien ne va mais tout ira
    Parce qu’Eva sait, quoi garder, qui évincer
    TOC… TOC… vous êtes les mâles je suis la PROC
    Coupez vos sifflets, fermez vos robinets, sinon je le fais!

    Elle : Sais-tu ce qu’il m’a dit le grand petit homme
    Que mon sexe est une entreprise, qu’il peut gérer à sa guise
    Que je devrais fermer ma gueule pour qu’il puisse ouvrir la sienne
    A poil, à table et à l’heure pour qu’aucun convive ne râle

    Eva : Je hais les femmes… quand elles sentent la femme
    Je combats les hommes dont la moitié est composée de mâles
    Si je passe, le machisme ne passera plus…
    Si on m’écoute, le féminisme y en aura plus

    Elle : Eva, avant toi j’avais du mal à faire le lien entre sexe, pouvoir et argent
    Avec toi, je vois bien que toute l’histoire est cousue de ces 3 fils blancs
    C’est toujours l’argent, le principal agent de corruption et de dissémination
    Toujours l’argent, à l’origine de toutes les subordinations

    Eva : les hommes sont libres mais tout n’est pas permis
    Si on te dit marie couche-toi là, tu pourras désormais tirer dans le tas!
    Si on te dit fais-ci pour avoir ça… désobéis et ne t’en fais pas
    Si on te dit que rien ne va plus chasse les et reprends la main

    Elle : Eva, tu ne seras sans doute pas élue
    Mais grâce à toi, nous le serons citoyens et citoyennes gouvernants
    Pour occuper la cour de l’Élysée
    Jusqu’à ce qu’on nous rende notre vraie destinée… okay ?

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/12/eva-maria/

  24. Chacun s’emploie à extraire des éléments des discours d’Eva pour la réduire au silence, comme cela est fait dans toutes les sociétés pseudo-démocratiques où un/e candidat/e se bat contre la corruption et les mafias. C’est classique, la puissance de l’argent privé se retrouve jusqu’en dans les médias. Abattons les gens de la société civile exemplaires qui ose souhaiter mettre de l’ordre dans la politique.

    Par rapport à la juste cause de la souffrance animale et pour Mr ou Mme equus asinus! :

    je suis bien sûr en accord : ” l’abattage rituel juif et musulman quand il est réalisé sans étourdissement préalable pose des problèmes particuliers en termes de protection des animaux “.

    Néanmoins notons que ” toutes les formes d’abattage soulèvent des problèmes de protection des animaux ” seuls les végétariens ont les mains propres. Ce n’est pas une affaire de religion. Il convient donc bien de séparer les choses, sinon, le raccourci et la stigmatisation sont un peu trop rapides.

    Eva Joly a fait cette déclaration par rapport à la laïcité, à la reconnaissance de la variété de la pratique des cultes qui permet de mieux nous connaître et donc mieux vivre ensemble sans extrémisme.
    Elle est aussi pour la défense des droits des animaux, il serait dommage d’en douter, et de remettre ainsi en cause globalement ses qualités et les autres valeurs qu’elle défend.
    Elle peut être maladroite parfois car beaucoup sollicitée et pas ” professionnelle ” de cet exercice.
    Par ailleurs, les médias traditionnels exploitent quelques maladresses car casser du juge est plaisant et indispensable semblerait-il, tant ces mêmes médias sont détenus par des groupes qui n’ont pas l’éthique au coeur de leurs valeurs.

    Eva fait peur, et la réduire à l’impuissance maximum est un enjeu majeur pour beaucoup.

    En tout état de cause, je peux vous assurer qu’elle respecte profondément les valeurs de l’écologie et que sur ce sujet comme sur d’autres elle est à l’écoute de toute critique mais aussi toujours prête à s’autocritiquer en privé. Le doute, la concertation et l’évolution sont dans ses fondements premiers tout comme dans ceux de l’écologie politique.

    Je vous transmets à toute fin utile ci-dessous des liens et extraits, d’articles sérieux, me semble-t-il.

    http://www.one-voice.fr/alimentation-et-vetements-sans-barbarie/abattage-rituel-les-faits/
    L’opinion des spécialistes en ce qui concerne la protection des animaux
    Toutes les formes d’abattage soulèvent des problèmes de protection des animaux, comme l’indique un rapport du Groupe scientifique sur la santé et le bien-être des animaux de l’Autorité européenne de sécurité des aliments publié en 2004 : « Il n’existe pas de méthode idéale pour étourdir et mettre à mort des animaux de ferme dans le cadre de l’abattage commercial ou de la lutte contre les maladies, et il est donc nécessaire de choisir les procédures dont l’application correcte présente le plus d’avantages en termes de bien-être animal. Quelle que soit la méthode, de mauvaises habitudes en augmentent les inconvénients ».

    L’abattage rituel juif et musulman sans étourdissement préalable pose des problèmes particuliers en termes de protection des animaux, sachant que l’on égorge des animaux qui sont tout à fait conscients et sujets à la douleur, à l’anxiété, à la peur, au stress et autres souffrances(4). L’abattage rituel a fait l’objet d’études de la part de spécialistes du bien-être et de la protection des animaux, lesquels ont apporté d’abondantes preuves scientifiques de l’importance d’un étourdissement préalable de tous les animaux abattus pour leur viande.

    http://www.one-voice.fr/alimentation-et-vetements-sans-barbarie/abattage-conventionnel-les-faits/

    L’étourdissement électrique
    Le rapport de 1996 du Comité scientifique vétérinaire (CSV) de la Commission européenne explique que dans un contexte commercial, une proportion considérable d’animaux ne sont pas étourdis de façon adéquate ou ont besoin d’être étourdis une seconde fois à cause d’un mauvais placement des électrodes, de mauvais contacts électriques ou d’un temps trop long entre l’étourdissement et le coup fatal.

    Le Comité ajoute que l’intensité du courant électrique doit être assez forte pour provoquer l’étourdissement chez l’espèce concernée au bout d’une seconde d’application, car ’autrement, les animaux risquent d’endurer un choc électrique douloureux avant de perdre connaissance’. En 1997, la Commission européenne a proposé de fixer un minimum pour le courant électrique mais elle n’est pas allée plus loin, et rien n’a été fait.

    En 2004, le Groupe scientifique sur la santé et le bien-être des animaux de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a émis à la fois un rapport et un avis sur les conditions d’abattage. En ce qui concerne les porcs, l’avis précise : “Un risque majeur avec l’étourdissement électrique, plus particulièrement quand les porcs ne sont pas immobilisés, est celui d’un placement manuel incorrect des électrodes, ce qui peut être la cause d’un étourdissement incomplet et de chocs électriques douloureux”. Il est aussi observé dans cet avis qu’un placement incorrect des électrodes chez les porcs peut se produire avec les systèmes électriques automatisés fonctionnant avec des dispositifs de contention en V, en raison de la taille variable de l’animal ou d’une mauvaise conception du système.

    Selon le CSV, quelle que soit l’espèce concernée, l’intervalle de temps entre l’étourdissement et le coup fatal ne doit pas dépasser 15 secondes lorsqu’un dispositif d’étourdissement électrique au niveau de la tête seule est utilisé, mais la loi n’a pas été changée.

    L’étourdissement électrique de la tête au pied, destiné à étourdir l’animal et à le tuer de façon simultanée en provoquant un arrêt cardiaque, pose aussi des problèmes en termes de souffrance animale. L’animal est immobilisé dans un espace de contention et des électrodes sont placées de telle sorte que le courant électrique parcoure soit la tête et le corps en même temps, soit la tête d’abord puis la poitrine. Si les électrodes ne sont pas placées correctement et si l’étourdissement est inefficace, l’animal risque de reprendre conscience au moment où il est saigné. Avec cette dernière méthode, selon le CSV: ‘une proportion considérable d’animaux ne sont pas étourdis de façon adéquate ou ont besoin d’être étourdis une seconde fois (…) (par conséquent) l’animal risque de souffrir d’un arrêt cardiaque potentiellement douloureux.’ Selon l’avis émis par l’EFSA, les méthodes d’étourdissement et d’abattage doivent être telles que le courant atteigne le cerveau avant ou en même temps qu’il atteint le cœur, faute de quoi c’est un animal conscient qui est tué par arrêt cardiaque, une méthode inhumaine.

  25. bernard says:

    Sur quelques notes de hard:
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/01/21/les-guitares-gibson-ont-trop-saigne-le-bois-malgache_1632729_3244.html
    Je me pose des questions sur le bois de ma Fender !
    A quand une législation internationale efficace sur la nature des composants utilisés dans la construction des produits finis.

  26. equus asinus! says:

    Pour Mr P.Ponge:
    Merci pour votre réponse et pour votre position personnelle à l’égard de nos frères les animaux.
    Avant de vous répondre avec précision sur les points que vous avez évoqués, (est-ce possible ici?) je me permets de vous rappeler la Fiche Thématique ( D9 ) Condition animale votée au cnir des verts le 17 Septembre 2006 :

    D9-Fiche Thématique Condition animale votée au cnir des verts le 17 Septembre 2006

    Les animaux de compagnie ont un rôle social important et crée des liens affectifs chez nos concitoyens. Toute maltraitance doit être stoppée et condamnée

    Les animaux placés sous la responsabilité de l’homme (qu’il s’agisse d’animaux de compagnie, de loisirs, de production, d’aide aux handicaps, ou d’expérimentation) doivent vivre dans le respect de leurs besoins physiologiques. Ils doivent être protégés au mieux contre toutes douleurs, maladies, blessures, peurs, et stress chroniques. Sur le terrain, ces objectifs sont loin d’être atteints. La souffrance physique et psychique trop fréquente, en raison d’intérêts économiques, par négligence ou manque de moyens, ou simplement par ignorance.
    Il s’agit donc d’utiliser et renforcer les outils pertinents permettant d’améliorer les conditions de vie des animaux :

    – par une meilleure information et formation sur ce problème.
    – par l’application de la législation ce qui suppose la mise en place de moyens appropriés.
    – par des programmes d’aides spécifiques pour le bien-être animal en agriculture, pour le remplacement des animaux en expérimentation.

    L’animal est un être sensible capable de souffrance. Toute exploitation par l’homme des ressources du monde animal doit se faire sans cruauté et avec responsabilité ; il en va de notre dignité.

    L’animal et la recherche

    Le nombre d’animaux utilisés par les laboratoires, pour la recherche, reste encore trop important (2,2 millions en France par an, 800 millions dans le monde). L’expérimentation sur animaux vivants reste encore trop importante. Certains chercheurs n’imaginent même pas que la science puisse se passer de certaines de ces expérimentations

    L’élevage

    Les logiques productivistes ont conduit à l’exploitation industrielle du vivant avec des pratiques inacceptables tant d’un point de vue éthique, de conditions sanitaires, sonores et d’éclairages inadéquates. C’est une course de vitesse absurde entre les maladies qui apparaissent, et des moyens de lutte de plus en plus lourds et sophistiqués. Les crises sanitaires coûtent cher en argent public comme en souffrance animale. Les repères fondamentaux d’un élevage sain et naturel ont trop souvent été perdus.
    La recherche en agriculture biologique manque gravement de moyens. Les modalités de transports et l’abattage des animaux sont trop souvent inacceptables. Ils sont à la merci des politiques commerciales des grands distributeurs et groupements. Le consommateur est trop souvent désinformé. Dénoncer la souffrance animale va donc ici de pair avec la promotion d’une agriculture réconciliée avec la nature où produire a un sens : nourrir les hommes, préserver l’avenir.

    Les animaux de compagnie

    Les animaux de compagnie ont un rôle social important et reconnu pour l’équilibre affectif de nos concitoyens.

    Toute maltraitance doit être stoppée et condamnée

    En France, 54 % des ménages possèdent un animal de compagnie. Ce marché très rentable crée une multiplication quasi incontrôlée de ces animaux. Outre les nuisances pour certaines zones urbaines ou rurales, il en résulte de nombreux abandons, ainsi que l’augmentation des trafics. On estime à environ 100 000 chiots et chats importés illégalement en France chaque année. Les animaux sauvages sont également concernés : inadaptés à la vie en captivité, leur surexploitation contribue à la disparition de l’espèce et à l’appauvrissement de la diversité biologique. La logique de la société de consommation s’applique ici à des êtres vivants.

    Jeux et Pratiques cruelles

    La souffrance des animaux devient injustifiable lorsqu’elle est mise en scène pour le seul plaisir de l’être humain à savoir, dans les cirques et les ménageries et certains zoos ou à l’occasion des corridas ou de combats entre animaux.

    PROPOSITIONS

    Les activités humaines impliquant l’exploitation ou l’utilisation d’animaux vivants doivent avoir pour souci constant d’éviter de les faire souffrir.

    Donner un statut juridique spécifique aux animaux, conformément au rapport sur le régime juridique de l’animal » remis par Mme Suzanne Antoine au ministre de la justice. Celui ci préconise « une extraction complète de l’animal du droit des biens, conformément à sa véritable nature d’être sensible qui doit prévaloir sur son aspect de valeur marchande » et de développer des sanctions pénales en cas de non-respect des dispositions relatives à ce statut avec la mise en place des contrôles accompagnés.

    Limiter l’utilisation des animaux aux seuls domaines de la recherche médicale et aux seuls cas où elle est irremplaçable ; la supprimer dans la cosmétologie (application de la directive Européenne), l’industrie et l’armée. Améliorer les conditions de vie des animaux utilisés dans la recherche, et développer les méthodes substitutives (cellules notamment), afin de supprimer à terme le recours à l’animal vivant.

    o Interdire totalement le commerce de fourrure d’animaux sauvages.

    Interdire progressivement les élevages en batterie. Sur de longues distances ; transporter des animaux morts plutôt que des animaux vivants (ceci implique la construction d’abattoirs de Proximité et une incitation à la consommation de produits d’origine locale).

    – Une recherche appliquée pour le bien être animal afin de développer et d’améliorer les méthodes d’élevage dites alternative, et être indépendante financièrement.

    – Des aides spécifiques doivent être accordées pour soutenir des pratiques de bien-être animal au-delà des normes a minima, pour les investissements, par des paiements annuels, pour la formation, pour la commercialisation. La PAC le permet. C’est une question de volonté politique.

    – Organiser l’évaluation scientifique du bien-être des animaux pour qu’elle soit réalisée par des équipes indépendantes, du point de vue du financement en particulier.

    – Interdire les pratiques d’élevage les plus manifestement cruelles pour les animaux : castration à vif (porcelets, chapons, etc.…) gavage industriel, mutilations (coupe des dents, de la queue des porcelets).

    – Veiller à une application stricte de la réglementation concernant l’abattage des animaux.

    – Contrôler strictement (avec possibilités de sanctions) la nature des élevages d’animaux de compagnie et les certificats de capacité. Limiter la vente au seul éleveurs ou à des personnes dûment contrôlées, inscrites, avec des animaux identifiés de façon officielle en application des règlements existants. Les animaleries devront répondre à des critères précis de confort, d’hygiène et de traçabilité. . Mettre l’accent sur la responsabilisation des maîtres.

    Contrôler et réduire la détention des NAC , qui sont pour la plupart des animaux sauvages, avec à terme l’interdiction.

    – Encadrer strictement la profession de vigiles avec chiens (la plupart d’organismes privés). Instituer des contrôles réguliers, vérification des certificats de capacité et des conditions de vie des chiens sur le lieu de travail et le lieu de vie. Développer les systèmes alternatifs à l’utilisation des chiens.

    Tout ceci doit s’accompagner de moyens suffisants attribués aux directions des services vétérinaires pour des contrôles strictes d’application de la réglementation

    o Inciter les particuliers à la stérilisation des animaux de compagnie (campagnes d’information, aides financières aux associations proposant ce service). Reconnaître le rôle de service public public des refuges.

    Développer l’information sur les besoins comportementaux des animaux de compagnie, cours de protection animale dans les écoles, formation des agriculteurs, réorientation des formations agronomiques et en partie vétérinaires, ancrage d’une éthique appliquée au niveau de la recherche

    Toute instrumentalisation cruelle et dégradante d’animaux à des fins ludiques ou de loisirs devra être interdite. Dans ce cadre, notamment l’organisation de combats de coqs ou de chiens, de corridas devront être interdites. Les dispositions concernant la chasse seront traités dans le chapitre chasse de la protection de la Nature.

    Les subventions aux spectacles comprenant des animaux ne pourront être accordées que si ceux-ci sont dans de bonnes conditions sanitaires, d’élevage et notamment dans des conditions qui leur permettent une vie correspondant au respect du statut de l’animal, qui ne doit pas être asservi.

    – Interdire la construction de nouveaux delphinariums et maryland ainsi que l’extension des existants. Interdire les cirques ne satisfaisant pas aux règlements et repenser les zoos pour offrir aux animaux détenus des espaces plus adaptés à leur nature.

    Plan local

    Résoudre les problèmes urbains liés aux animaux (domestiques ou non) en impliquant et en soutenant les associations de protection animale, notamment celles faisant œuvre de service public (aide à la stérilisation, refuges).

    – Reconnaître le rôle de l’animal dans la ville en mettant en place des moyens financiers suffisants et créer une commission avec différents intervenants : mairie, direction des services vétérinaires, associations de protection animale, éducation nationale, associations caritatives pour les sdf, vétérinaires, représentant du conseil général .

    – Entreprendre, dans chaque commune, des campagnes de stérilisation et d’identification des chats abandonnés et des chats errants. Toute campagne doit être accompagnée d’action pédagogique.

    Europe

    Le cadre européen a déjà permis des avancées importantes ; les propositions évoquées ici ont donc leur place dans le cadre d’une politique européenne. Mais la France doit appliquer sans délai les directives et les recommandations européennes (caillebotis, cages en batterie, et encourager toutes les méthodes alternatives d’élevage (comme par exemple des méthodes alternatives de production de foie gras, etc…) Suppression de tout élevage industriel.

    Et aussi le travail effectué par l’OABA:

    http://www.oaba.fr/pdf/reglementations/Decret_Arrete_28dec2011.pdf

    et son historique:

    http://www.oaba.fr/jacqueline_gilardoni.php

    En lisant ces textes , j’espère que vous comprendrez que le thème que nous abordons est un sujet très vaste qui ne peut guère être debattu correctement sur un blog…
    Un essai a été écrit sur la condition animale :”Si les lions pouvaient parler”sous la direction de Boris Cyrulnik de 1505 pages! chapitre 19 : Les religions et l’animal p 1428-1502…

    En tant que militante de la cause animale et militante écologiste, je suis désolée de ne pas comprendre les déclarations de Madame Eva Joly sur la corrida ou sur l’Aïd el Kebir, et je ne suis pas la seule:

    http://www.ecologie-radicale.org/actu/new_news.cgi?id_news=2220

    J’ajoute que jeune, j’ai vécu 18 mois en Tunisie et que j’ai gardé une grande affection pour nos amis tunisiens, en particulier les médecins de l’hôpital de Tunis.

    Bien cordialement

  27. equus asinus! says:

    Précisions sur l’OABA : Oeuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs
    France———
    29-12-2011
    Abattage rituel : un encadrement plus sévère

    Pour écarter les risques d’abus dans la pratique d’abattage rituel sans étourdissement, qui se feraient pour des raisons purement économiques ou pratiques, le gouvernement a estimé nécessaire que ces opérations d’abattage fassent l’objet d’un meilleur encadrement. A cette fin, un décret et un arrêté ont été publiés le 29 décembre 2011 au JO de la République française : l’article R.214-70 du code rural est complété en ce qu’il exige une autorisation préalable à la réalisation d’abattage sans étourdissement dans le but de limiter l’usage de la dérogation à l’obligation d’étourdissement aux seuls abattages rituels.
    L’OABA se félicite de voir enfin le gouvernement prendre acte que l’abattage rituel sans étourdissement est et doit rester une pratique dérogatoire. En conséquence, ce type d’abattage ne doit être mis en œuvre que pour une production identifiée de viandes ou abats, liée à une consommation halal ou casher. Dans ce but de vérification, le décret du 28 décembre 2011 impose aux établissements d’abattage de disposer « d’un système d’enregistrements permettant de vérifier que l’usage de la dérogation correspond à des commandes commerciales qui le nécessitent ».
    L’exploitant d’un abattoir qui souhaite déroger à l’obligation d’étourdissement préalable des animaux dans le cadre d’abattages rituels doit désormais déposer une demande préalable d’autorisation auprès du préfet (DD(CS)PP) du département du lieu d’implantation de l’abattoir.
    Les abattoirs réalisant déjà de l’abattage rituel sans étourdissement et souhaitant poursuivre leur activité, doivent obtenir cette autorisation avant le 1er juillet 2012, date d’entrée en vigueur du décret.

    Décret collé plus haut…

    Enfin, à la demande de l’OABA, le décret du 28 décembre 2011 a mis fin à une scandaleuse incohérence de notre système répressif. En effet, jusqu’à ce jour, l’abattage rituel en dehors d’un abattoir ne constituait qu’une contravention de 5ème classe (art. R. 215-8 I du code rural) alors que l’abattage « classique » en dehors d’un abattoir constituait un délit (art. L. 237-2 I du code rural). Le motif religieux de l’abattage hors abattoir constituait ainsi une excuse atténuante de responsabilité pénale !
    Désormais, tout abattage en dehors d’un abattoir constitue le délit prévu et réprimé de 6 mois d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende par l’article L. 237-2 I du code rural.
    Les principes constitutionnels de laïcité et d’égalité des citoyens devant la loi pénale sont donc enfin rétablis !

  28. martine says:

    Pour un jour finir par abattre les traditions connes et cruelles (pardon d´être aussi radicale mais il faut appeler les choses par leur nom):
    http://www.ecologie-radicale.org/signez/index.cgi?code=abri

    Merci de faire suivre le plus possible.

  29. equus asinus! says:

    Préhistoire…
    “Dans l’aire subarctique, l’ours est appelé “grand-père”, il faut lui demander la permission de le tuer et ne pas oublier de placer un peu de tabac entre ses mâchoires afin de calmer la douleur de son âme” Philippe Jacquin , sprécialiste des Indiens d’Amérique du Nord (Les religions et l’animal dans “Si les lions pouvaient parler”)

    Actualités:
    Pourquoi ne pas proposer aussi quelques jours fériés pour les athées? Jours de distraction ou de réflexion intense sur l’origine de nos religions par exemple et de nos rapports avec le vivant …

  30. equus asinus! says:

    ou pour lire “Le grand roman des hommes”…(Pas en librairie avant la fin de l’année… Marc?)

    • Marc says:

      J’ai été trompé par une pub du site Amazon.fr. Aujourd’hui le même site annonce une “sortie prochaine”, alors patience… Pour moi c’est plutôt “impatience”surtout après lecture de la présentation de l’éditeur:
      “L’auteur manifeste la même exigence et la même curiosité (que dans Le Grand Roman de la Vie) . Il prétend avec les armes de la science, toujours au service du matérialisme ironique et poétique s attaquer à la troisième grande question fondamentale que notre espèce se pose depuis qu’elle raisonne : d où vient l homme ? Quelles furent les aventures de la vie qui, depuis l ère primaire, conduisirent, grâce à l évolution des espèces, à coups de mutations
      génétiques, mais aussi de catastrophes astronomiques, solaires,
      géophysiques, climatiques et écologiques, à l apparition de notre
      genre ? Comment naquirent les mammifères, et parmi eux les primates ?
      Comment les grands singes apprirent-ils à se mettre debout et à vivre
      en sociétés complexes ? Comment leur cerveau grossit-il et acquiert-il
      ces fonctions étonnantes qu on appelle l intelligence et la conscience ?
      Comment, parmi nos ancêtres australopithèques, certains devinrent-ils
      les premiers représentants du genre Homo ? Comment le hasard et la
      nécessité de la matière vivante et de l environnement conduisirent-ils
      certains Homo à devenir sapiens « sages » ? Autrement dit, nous mêmes…
      Avec ce second volume de sa saga, Yves Paccalet bâtit résolument ce qu il considère comme son Grand Roman des choses.
      Resterait, probablement, à débattre d une quatrième interrogation
      majeure : non plus seulement « d’où vient l homme ? » ; mais « où va-t-
      il ? » A-t-il un avenir ? Sera-t-il encore longtemps susceptible de se
      poser la question magnifique (scientifique, ironique et poétique) de ses
      origines, de son intelligence et de sa conscience ? Pourra-t-il discuter
      de son futur avant de se faire lui-même disparaître ?
      Pour cette quatrième interrogation voir « L’humanité disparaîtra, bon débarras ! » et « Sortie de secours » publiés il y a 6 ans et 4 ans déjà !

  31. martine says:

    “…quelques jours fériés pour les athées?”
    Excellente idée, une bonne occasion de réfléchir aux conséquences désastreuses de l´attachement aveugle des hommes aux dogmes imposés par les religions.
    Et peut-être que si le lion pouvait dire ce qu´il pense, il nous confierait l´immense honte qu´il éprouve encore aujourd´hui à être un usurpateur malgré lui, il nous dirait qu´il n´a jamais voulu détrôner l´ours, mais que, forcé par la croyance chrétienne qui laminait tout sur son passage, il fut contraint de prendre une couronne dont il ne voulait pas.

  32. marie says:

    “Demain france musqiue recoit simon casas, merci de laisser un message sur le repondeur de la programmation de musique matin : 01 56 40 47 45″
    Martine..pour manifester ta grande admiration à Simon Cassa! monsieur corrida , non?

  33. martine says:

    Marie,
    ironie ou vengeance mesquine d´une chrétienne piquée au vif de la croix? :-)
    Je penche pour la deuxième hypothèse :-)

  34. equus asinus! says:

    Merci Marc!
    Pour Marie, une banalité : N’y a-t-il pas des hommes de bonne volonté dans toutes les cultures et à toutes les époques?Aucune raison de se sentir visé, croyant ou athée…
    Pour Martine: Il est vrai que certains dogmes ne facilitent pas l’ouveture de coeur et d’esprit!…
    “J’aurais préféré que le lion mange de l’herbe mais on ne m’a pas consulté”
    Théodore Monod , protestant …
    “Si les lions pouvaient parler, nous ne pourrions pas les comprendre” Wittgenstein
    A chaque forme de vie correspond un jeu de langage…

  35. Philippe Ponge says:

    merci donc equus asinus! d’avoir insister sur le fait qu’Europe Écologie – Les Verts est bien pour le respect des animaux et même pour un rétablissement de leurs droits.
    C’est explicité par ailleurs dans le programme : page 14, http://www.scribd.com/fullscreen/74759334

    Bonne continuation.

    • MICK64 says:

      Oui merci de l’avoir rappelé..
      Mais on préfererait que ce soit la candidate des “Verts” qui le rappelle personnellement, plutôt qu’un commentateur, aussi perspicace soit-il, sur le blog d’un certain Yves Paccalet, aussi connu soit ce cher auteur..

  36. equus asinus! says:

    pour Monsieur Philippe Ponge :
    Merci à vous!

  37. equus asinus! says:

    pour marie : L’interview de Bernard Domb (Simon Casas) a été annulée! Dommage , il nous aurait décrit en long et en large la torture des taureaux qui ne souffrent pas en s’appuyant sur une thèse d’un élève du Pr Illero del Portal , thèse non reconnue scientifiquement dans les grandes revues internationales…

    http://www.veterinaires-anticorrida.fr/

    HS? A peine, puisque que Eva n’a peut-être pas encore eu le temps d’étudier le dossier, ce qui a provoqué une grande déception chez les écolos, amis des animaux…

  38. equus asinus! says:

    Merci à Yves d’accepter les commentaires sur un sujet qui peut-être, semble encore secondaire à quelques écologistes. Quant aux amis des animaux , ils peuvent nous rejoindre à Paris le 11 février:

    MANIFESTATION UNITAIRE, PARIS, 11 FÉVRIER 2012, 15 HEURES. Pour le retrait de l’inscription de la corrida du patrimoine culturel français, contre le lynchage des anticorrida à Rodilhan (8 octobre), pour demander aux candidats à la présidentielle que figure l’abolition de la corrida dans leur programme, tous avec nous à Paris le 11 février ! RV à 15 heures devant l’Assemblée nationale, puis départ vers le Trocadéro avec le CRAC Europe pour la protection de l’enfance (www.anticorrida.com) et le collectif Non à la honte française ! (www.patrimoine-corrida.fr), qui regroupe 179 associations. Un événement inédit, mis en scène par des intermittents du spectacle, vous y attend. Soyons nombreux à dire NON à la barbarie des arènes!

    http://www.anticorrida.com/

  39. elhiero says:

    Si on mettait autant d’énergie à protéger les biotopes qu’à protéger des êtres vivants, ce serait plus efficace.
    Se priver de de gazon, de plateformes logistiques, de gadgets chinois, d’autoroutes et d’avions est bien plus efficace que de sauver quelques animaux , il me semble.
    Et l’acte est tout aussi symbolique.
    Et si ça me désole de tuer une araignée, cela ne devrait-il pas me désoler mille fois plus de manger une boite de thon , ou de faire un voyage en Afrique ?

    • MICK64 says:

      “Si on mettait autant d’énergie à protéger les biotopes qu’à protéger des êtres vivants, ce serait plus efficace.”
      Intéressante réflexion.. qui me rappelle l’histoire de l’oeuf et de la poule!

      On peut effectivement protéger les biotopes. Et les animaux qui y vivent ne s’en porteront que mieux.
      Mais on peut aussi décider de protéger des animaux, par exemple une espèce emblématique comme l’ours, et le biotope ou il s’épanouit sera ipso facto lui aussi protégé, tout comme les nombreuses autres espèces animales et végétales qui occupent elles aussi ce biotope.

      Bref, de quoi discuter!

  40. martine says:

    @ elhiero,
    Pas vraiment d´accord avec votre point de vue.
    Pourquoi faudrait-il choisir ce qui est “digne” d´être protégé de ce qui, à nos yeux, le serait moins ou bien ne le serait pas du tout, puisque tout se tient, puisque tout est étroitement lié dans le grand ensemble du Vivant? S´engager pour la défense du monde animal, sauvage ou domestique, c´est faire l´apprentissage du respect de toutes les autres formes de la vie, c´est aussi prendre conscience de la place que nous occupons dans l´édifice. Une occasion magnifique de revenir à l´humilité. A condition, bien entendu, de ne pas tomber dans le fanatisme aveugle et l´empathie dévastatrice de certaines égéries nationalement frontistes, pour lesquelles la vie d´un Africain a moins de valeur que celle d´un chien ou d´un chat!!!

  41. equus asinus! says:

    Je suis bien d’accord, Martine…Tout est lié…
    On reproche souvent aux militants de la cause animale de ne pas se préoccuper des humains ou de leur environnment…
    Théodore Monod répondait qu’en général ceux qui sont les plus virulents dans leurs reproches sont ceux qui ne font rien ni pour les animaux ni pour les humains…
    Les militants de la cause animale sont souvent engagés ailleurs car l’un n’empêche pas l’autre…
    Si chacun choisissait un engagement même spécifique (car plus efficace) l’avenir serait moins sombre pour nos enfants…
    Dans le vie d’un homme, il ya des situations qui sont plus ou moins adaptées à l’action militante (santé, famille, travail etc) c’est pourquoi la disponibilité et l’efficacité ne peuvent pas être comparables…

    pour elhierro : choisir l’araignée comme animal n’est pas anodin…
    Hélas, j’ai du travail justement et je ne pourrai pas répondre ce matin…Car le débat serait très long …(Déjà évoqué sur ce blog “jadis”…)
    Où se situe les frontières entre l’homme et les animaux ?…Si frontières il ya ….

  42. equus asinus! says:

    Où se situent les frontières entre etc…Car j’avais écrit auparavant où se situe La frontière…M

  43. elhiero says:

    Je n’ai pas dit ce qui était plus digne d’intérêt ou moins digne d’intérêt. Je dis juste que dans cette course contre la mort, il me semble plus efficace de s’attaquer aux causes qu’aux effets . Démazouter 150 oiseaux, c’est bien; militer pour arrêter de consommer du pétrole, c’est mieux. Si on tolère la mondialisation des échanges, la liberté d’inventer n’importe quoi, la liberté de jeter ou de gaspiller ce qu’on veut, la liberté d’acheter 6 résidences et 20 voitures de luxe , (etc… la liste de nos tolérances est infinie !) la course est perdue. Il faut collectivement définir où on doit mettre des freins, parce que attendre les prises de conscience , l’auto discipline, la bonne volonté , c’est un peu tard.
    Enfin, c’est juste une opinion.

  44. elhiero says:

    Je ne classe pas les êtres à sauver, justement. L’araignée a le droit de vivre autant que le thon rouge. Mais pourquoi ferais-je croisade pour sauver 100 000 araignées si je laisse Monsanto faire ce qu’il veut ?
    Ecraser une guêpe avec une pantoufle reste un acte qui a peu de conséquences. Manger du thon rouge, c’est cautionner la pêche industrielle, le non respect des quotas, la libre circulation des marchandises, le droit d’acheter ce que l’on veut d’un bout à l’autre de la planète, et in fine l’épuisement de toutes les ressources, vivantes et minérales de la planète. Manger un poisson en voie de disparition rapide, c’est accepter toutes les disparitions d’espèces, c’est oublier d’interroger les fondements de notre démocratie du fric et de l’égoïsme.
    Dans cette course contre la mort, je mise plus sur l’espèce que sur l’individu

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