Le syndrome Astérix

11 février 2012

Astérix : héros de bande dessinée créé par René Goscinny et Albert Uderzo. Ce Gaulois moustachu combat les Romains (ces immigrés en situation irrégulière) grâce à une potion magique dans laquelle Obélix est tombé quand il était petit.
Astérix a quelque chose de sympathiquement gaulois. Par malheur, la recette de sa potion magique est perdue. Nous ne pouvons plus compter sur ce breuvage pour nous en sortir, pas plus que sur le mouvement perpétuel, le moteur à eau, les gisements d’hydrogène, la fusion nucléaire contrôlée ou l’appui technologique des Martiens.
Il n’y a pas assez de pétrole ni de charbon pour tout le monde. Pas assez d’espace, d’eau potable, de terres cultivables, d’arbres dans les forêts, de poissons dans la mer, de minerais, de dollars, de yuans ou d’euros. Pas assez de parts de planète disponibles. Pas assez de capacités de « développement », que celui-ci s’intitule ou non « durable ».
Sans potion magique, il devient difficile de croire au miracle de la croissance perpétuelle et universelle, dont ne cessent de nous bassiner la plupart des politiciens et des économistes. La seule potion magique dont nous pourrions nous abreuver consiste en une révolution qui renverse notre idée même de la production matérielle et du bonheur. Qui anéantisse notre obsession mortifère du « toujours plus », et nous change en disciples de Diogène, Lao Tseu ou saint François d’Assise.
Le sanglier à volonté pour tout le monde, et jusqu’à la fin des temps, est une impossibilité dans les termes. Il nous reste deux options : ou bien devenir sages ; ou bien manger nos enfants.

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89 Responses to Le syndrome Astérix

  1. bernard says:

    S’enivrer du nectar
    des cornes d’Amalthée,
    furia de l’existence.

    Autre sujet sur l’état de ce monde:
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/11/casale-monferrato-la-ville-empoisonnee_1642106_3244.html

  2. mdt says:

    Bonsoir Mr Paccalet,
    Je partage votre idée mais je n’ai rien entendu de tel dans la bouche des candidats à l’élection présidentielle, tous font des propositions de” maitrise” économique à court terme, pour rassurer les gens, des projets que nous sommes même pas sûrs qu’ils changeront la face du monde, tous se renvoient la balle ou alors nomment des boucs émissaires,alors qu’on sait bien qu’ils ne sont qu’une conséquence de notre mode de vie (le comportementalisme, la psychologie humaine l’expliquent) mais aucun ne parle de l’avenir à long terme, de nous et du monde, alors on fait quoi ? on vote pour le moins pire ?
    Ce petit mot aussi pour vous dire que nous sommes aussi sous la neige dans le Sud

  3. equus asinus! says:

    Troisième solution : crier!
    http://www.dailymotion.com/video/xoccwe_frying-dutchman-humanerror_music
    Merci vero pour cette video…Quelle tristesse!…
    Hier, le 11 février, avec plus de 2000 personnes, j’ai crié : a bo li tion, cor ri da bas ta
    Mais comment se faire entendre des salopards?

  4. equus asinus! says:

    http://www.flac-anticorrida.org/succes-confirme-pour-la-plus-grande-manifestation-anticorrida-jamais-organisee/

    La Crac Europe (Comité radicalemnt anti corrida) faisait partie des organisateurs bien sûr le vice président Jean-Pierre Garrigues au mégaphone , Jérôme Lescure à la projection au Trocadero etc
    http://www.anticorrida.com/

  5. martine says:

    “Avant de songer à réformer le monde, à faire des révolutions, à méditer de nouvelles constitutions, à établir un ordre nouveau, descendez dans votre coeur, faites-y régner l´ordre, l´harmonie, la paix. Ensuite seulement, cherchez autour de vous des âmes qui vous ressemblent et passez à l´action.”
    Platon

    Un désordre insdescriptible règne souvent dans notre “coeur”, c´est un champ de bataille où git une multitude de cadavres en décomposition dont la pestilence empoisonne notre manière d´être et brouille notre lucidité au point que nous passons une grande partie de notre vie sans savoir qui nous sommes vraiment.
    Personne ne se remet volontiers en question, cela procure une sensation de vide, d´angoisse, ça gêne aux entournures et c´est souvent douloureux. Alors comme nous sommes passés maîtres dans l´art du déni, de la fuite en avant, nous nous inventons perpétuellement de mauvaises excuses pour éviter la confrontation avec nous-mêmes. “Confrontés à la nécessité de changer de point de vue, la majorité d´entre nous préfère prouver que c´est inutile” (John Kenneth Galbraith).
    Ce qui fait de la plupart d´entre nous des citoyens faciles à manipuler, par des classes politiques qui sortent en droite ligne de notre petit (ou grand) chaos personnel. Inutile de s´en prendre à elles, si on en veut d´autres il faudrait commencer par grandir et sortir notre esprit riquiqui du bac à sable. :-)

    PS On peut quand même essayer de flanquer Sarkozy à la porte, parce que franchement, vu de l´étranger, sa vision de la France file un coton plutôt faciste, qui n´a rien à envier à celui de la fille Le Pen. Claude Guéant se prend pour Laval, ou quoi?!!!

  6. bernard says:

    Ok pour tout martine.

    miroir inquisiteur,
    affreux gout du reflet,
    chaos mental.

  7. equus asinus! says:

    ça déconne? ce blog est irradié?

  8. martine says:

    equus asinus,
    Irradié? Peut-être, ou alors :”Little Brother is watching us” :-)

  9. equus asinus! says:

    Rectification : nous étions 4000 à manifester à Paris…
    Jean-Marc Governatori a pris la parole pour soutenir l’abolition féfinitive de la corrida .
    Le seul député ayant osé bravé le froid était belge : Laurent Louis
    http://www.youtube.com/watch?v=Ew26CwIDZXg&feature=youtu.be
    Pas un mot à la radio ou à la télé…

  10. martine says:

    Mais non, pas un mot. Par contre, on nous rebat les oreilles de l´annulation d´un match de rugby et de la déception des quelques milliers de cornichons venus pour assister au spectacle! Courageux supporters, venus de loin, bravant le froid et si injustement privés de leur plaisir, mon dieu, quel drame humain! J´en ai les larmes aux yeux!

  11. Paul Racicot says:

    Je crois… que certains pays s’en tireront assez bien malgré les catastrophes annoncées. La plupart, faute d’anticipation et de planification à long terme, ressembleront plus ou moins à la Somalie ou l’Érythrée.

    Va de soi que “rien ne sera jamais plus pareil” lorsque les carburants fossiles (pétrole, gaz et charbon) seront devenus commercialement et énergétiquement inexploitables. Il en ira de même pour l’uranium et autres minerais “stratégiques”.

    Au fur et à mesure que les infrastructures énergétiques, de transport et sanitaires se déglingueront et que les conditions de vie se détérioreront, les barrières à l’immigration seront renforcées… “pour raison de sécurité nationale”. Les individus les plus en demande en regard de leur formation pourront migrer. Ainsi que les plus riches. Les autres survivront comme ils le pourront et crèveront “derrière les murs”.

  12. julia calame says:

    Et bien sûr, on tombe dans le travers que l’on reproche à autrui !
    Pendant que les gens sont au match, ils prennent du plaisir et cela
    leur permet sûrement d’en garder le souvenir après ! Sans aller jusques
    au “drame humain” c’est un peu fort de café !
    Mais que faites-vous donc pour une meilleure compréhension de la
    nature par exemple ? Loin de moi l’idée que vous pourriez, par
    ignorance, piétiner un insecte ou une fleur parce qu’ils ne vous ressemble-
    raient pas…

  13. martine says:

    @ julia calame,
    Pardon, mais n´étant affublée que de bien piètres facultés intellectuelles, je ne comprends pas le sens philosophique de votre commentaire. Je ne doute, au demeurant, pas un seul instant de sa grande profondeur.
    Merci de préciser votre pensée.

  14. slider says:

    La preuve est faite,l’intelligence n’est pas une vertu humaine.quelques cas le sont,mais globalement a par le sens de la technique,nada,rien,nothing.idem pour l’empathie.dans un monde fini,surexploité ses semblables et les ressources de la planètes,relève de la psychiatrie non.aucune notions scientifiques,et aucune logiques a long terme les politiques.pas de po ils en sont a pas les eaux lithique.

  15. MICK64 says:

    Finalement Astérix est comme notre (trés) cher Guéant: Il trouve que la “civilisation” romaine ne vaut pas celle des gaulois!
    Remarquez, aprés un peu plus de 2000 ans on est bien obligé de reconnaître l’erreur de notre super héros. Vous connaissez trois mots de gaulois, vous?

    Faudra-t-il attendre 2000 ans de plus pour que l’erreur de Guéant soit validée?

  16. Georges says:

    Yves, Martine, Bakounine, Véro, Bernard, Equus asinus : Au secouououououours !

  17. martine says:

    Cherchons la sortie, camarades :-)
    Et oui Georges, le rugby c´est comme les centrales nucléaires, il vaut mieux ne pas y toucher, sans cela on déclenche les foudres des civilisés, dont nous ne faisons absolument pas partie, ne l´as-tu pas encore compris?

    Et pour isabelle,
    la corrida ne menace pas l´humanité, elle la déshonore. Il est vrai que cette humanité n´en est plus à cela près, se déshonorer demeurant l´un de ses passe-temps favori. S´il en était autrement, elle aurait bâti un monde différent, un monde sans pesticides ni corrida, deux éléments, parmi tant d´autres, du grand ensemble destructeur qu´est l´esprit humain.

  18. bernard says:

    l’autel est dressé,
    banderille assoiffée de sang,
    fascination morbide.

  19. deloree says:

    Cher monsieur Paccalet, nous sommes cuits. Il est trop tard. L’affaire est lancée à trop vive allure. Seule la compétition nous a été enseignée. La guerre de tous contre tous est favorisée à tous les étages. Ma préférence ira toujours a Tchouang-tseu et Omar Khayyam. Mais la lucidité est la chose la moins partagée au monde. C’est dommage, car la terre est quelquefois tellement belle… Hélas, elle est habitée par une majorité d’ “imbéciles heureux qui sont nés quelque part”.

    J’ai beaucoup ri à la lecture de “L’Humanité disparaîtra…”. En frissonnant, bien évidemment…

    Bien cordialement depuis l’orée
    delorée

  20. martine says:

    “Pour en finir avec SARKOZY” s´intitule la lettre de Gérard Charollois, le président de la “Convention Vie et Nature”.
    “Je n´ai pas d´autre parti que celui de la nature, du vivant, de la grande réconciliation de l´arbre, l´animal et l´homme.”
    Ou encore ceci : “La bataille peut être gagnée mais reste à la mener.
    Ami lecteur, j´en serai, sans pusillanimité, sans prudence vaine, aux noms des oies, des tétras, des loups, de la pureté des eaux et des sols mais aussi à celui des humains sacrifiés par leur système prévaricateur.”

    Vous allez bientôt assister à l´entrée en lice de Ray Ban Man, vous savez, celui qui défend ardemment le pouvoir et l´argent, protège les riches, caresse le nucléaire dans le sens des protons, et dispense ses bienfaits aux aficionados et aux chasseurs. Celui qui se moque de vous depuis cinq ans, sans même vraiment parvenir à le dissimuler sous ce masque de componction hypocrite qu´il affectionne tout particulièrement lorsqu´il s´adresse à vous.
    Alors, prenez déjà une bonne dose d´antidote en lisant cette très belle lettre.
    http://www.ecologie-radicale.org/actu/new_news.cgi?id_news=2364

  21. Rocky says:

    Je lis les commentaires ci-haut et je n’y vois pas tellement de lien avec le billet de M. Paccalet.
    J’aime bien la fin ou il dit “Il nous reste deux options : ou bien devenir sages ; ou bien manger nos enfants.”
    J’ai seulement une fille alors je survirais pas tellement longtemps en la mangeant alors il ne me reste que la première option.
    Se rapprocher de la nature et l’imiter. Tel était dans l’essentiel le message de Lao Tzu.

  22. equus asinus! says:

    Un lien avec le billet:
    La croissance des mamelles…

    http://www.l214.com/

  23. martine says:

    Lien avec le billet de M. Paccalet :
    Alors ainsi, les parents d´enfants obèses auront plus à se mettre sous la dent que les autres, ceux qui se donnent du mal pour donner une bonne hygiène de vie à leurs rejetons! Quelle injustice! Quoi qu´on fasse, on n´échappe pas aux inégalités !
    :-) :-) :-)

  24. martine says:

    equus asinus,
    merci pour le lien.
    Ces camps de concentration (j´emploie ce terme à dessein) pour animaux existent parce qu´en aval il y a ceux qui achètent la viande et le lait qui en sont isssus. Pour moi, les clients sont les plus grands coupables. J´entends souvent dire que, oui, bien sûr, ce n´est pas l´idéal pour les bêtes, mais c´est moins cher que les produits bio, et beaucoup de gens ne peuvent pas se les payer, et patatis et patatas! Du blablabla, du vent! L´argumentaire qui consiste à avancer le paramètre des moyens financiers est fallacieux. Il faudrait plutôt commencer à faire jouer le facteur de la qualité, de la sobriété, plutôt que celui de la quantité. Ingurgiter des produits qui proviennent de l´élevage intensif est nocif pour les animaux comme pour les consommateurs.
    Je rêve d´une prise de conscience à grande échelle, mais je n´y crois plus.
    Dans le commerce avec les humains, il est sage d´espérer le meilleur et de s´attendre au pire.

    • laure says:

      J’ai vu hier soir à Envoyé spécial un rapport accablant sur les abattoirs en France et en particulier en Île de France. On a cessé d’anesthésier les boeufs pour répondre aux exigences “halal” et, du coup, les abattoirs ont décidé de simplifier les opérations d’abattage en tuant tous les boeufs de façon “halal”. Résultat : les boeufs souffrent et la viande (en particulier les steaks hachés) n’est plus sécurisée. Les enfants intoxiqués par la viande hachée ont les reins détériorés et devront un jour, pour ne pas mourir jeunes, subir une greffe.

      • MICK64 says:

        “Les grandes religions monothéistes, ayant tenu à faire de l’homme le roi de la création,ont peu de pitié pour les autres créatures.
        On sait d’ailleurs que la Genèse (chapitre IX, verset II) formule ce singulier commandement : Soyez la terreur des êtres vivants! Sentence qui va de plus justifier le début des pratiques carnivores.”
        C’est signé Théodore Monod, grand croyant lui même, mais quand on lui demandait pourquoi il ne mangeait pas de viande, il répondait:
        “Je ne mange pas de cadavre..”

  25. Rocky says:

    Merci pour le lien equus asinus. Ça fait réfléchir, d’autant plus que j’habite le Canada…
    Je ne suis pas contre le fait de manger de la viande mais tout réside dans notre façon de respecter la nature.
    Nos peuples Amérindiens avaient l’habitude de faire une petite cérémonie lorsqu’ils abattaient un orignal et le remerciaient d’avoir donner sa vie pour leur permettre de survivre.
    Ils employaient aussi toutes les parties de l’animal et ne laissaient pratiquement que quelques os lorsqu’ils avaient fini.

  26. Gautier says:

    Pour répondre à Rocky ce lien, avec un remarquable commentaire qui semble aller dans le sens du billet, à propos du terrible et impressionnant tableau de Goya, par ailleurs fort connu :

    http://entreleslignes.over-blog.fr/article-saturne-devorant-l-un-de-ses-enfants-38804418.html

  27. equus asinus! says:

    pour Rocky:
    J’avais posté ce commentaire deux billets plus bas…
    Préhistoire…
    « Dans l’aire subarctique, l’ours est appelé « grand-père », il faut lui demander la permission de le tuer et ne pas oublier de placer un peu de tabac entre ses mâchoires afin de calmer la douleur de son âme » Philippe Jacquin , sprécialiste des Indiens d’Amérique du Nord (Les religions et l’animal dans « Si les lions pouvaient parler »)

    Quant à la peinture de Goya , elle illustrait je crois, le concept de mélancolie à l’expo de Paris
    http://www.evene.fr/culture/agenda/melancolie-genie-et-folie-en-occident-6458.php
    Expo commentée dans différentes régions au cours de conférences…

  28. martine says:

    Et toujours d´une actualité brûlante, l´ouvrage de Jonathan Safran Foer “Faut-il manger les animaux?”.

  29. Rocky says:

    J’ai découvert ce bon Monsieur Paccalet tout bonnement comme ça la semaine dernière et ce fut le coup de foudre instantané.

    Ce paragraphe… “La seule potion magique dont nous pourrions nous abreuver consiste en une révolution qui renverse notre idée même de la production matérielle et du bonheur. Qui anéantisse notre obsession mortifère du « toujours plus », et nous change en disciples de Diogène, Lao Tseu ou saint François d’Assise.”

    À mon avis ces paroles rejoignent la pensée de Jiddu Krishnamurti et sont d’une grande profondeur. Sommes nous prêt à entamer cette révolution intérieur ou allons nous attendre que le bobo soit assez douloureux que ça va nous forcer à agir?

    Le “toujours plus” n’est-il pas le problème principal? Plutôt que d’accumuler à l’extérieur, si l’on commençait à accumuler à l’intérieur à la place.

    Le manque, le trou, le vide et le chaos qui existe à l’intérieur de chacun d’entre nous et que l’on tente de combler en accumulant des biens matériels peut-il être comblé? Et si de plus en plus de gens arriveraient à combler ce vide qui nous gruge l’âme jour et nuit, semaine après semaine…

  30. Gautier says:

    Waouh, Rocky ! le coup de foudre, comme vous y allez… bien !

    Pour les anciens de ce blog qui, parfois, changent de pseudos (et c’est pas bien ça) pour ne pas s’enfermer dans de vaines polémiques, vous avez été touché par ce que dit l’hôte de ce blog. Coup de foudre est une expression extrême ; de ces expressions qui vous anéantissent, vous calcinent. Bref ! vous laissent carbonisé(e)s avant de vous faire revenir, parfois brutalement, à la banale et affigeante réalité : être un humain, c’est-à-dire appartenir à cette race bizarre qui marche sur deux pattes, est duelle (comme les autres mammifères), grandit et meurt mais n’en finit pas, malgré ces évidences, de détruire ce que les précédentes générations ont essayé de construire : mal parce qu’établissant des règles – paraît-il pour le bien de son espèce – qu’elle s’empresse de violer pour le propre profit d’un petit nombre qui ne pense qu’à dominer le plus grand nombre.

    Tout cela est bien banal et le plus sensé des êtres humains vous rétorquera que chez la plupart des animaux, il y a, sexe, hiérarchie, mais grands dieux qu’il est triste de prendre conscience que, malgré ces constats, le fond de l’être humain reste le même et obéit à la même binarité : vivre/mourir ; construire/détruire ; dominer/assujettir tout ce qui vit et respire. Tout homme est homme et, hélas ! tout homme reste homme.

  31. martine says:

    “Nous ne résoudrons pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés”
    Albert Einstein

    Pour sourire quelques minutes:
    http://www.youtube.com/watch?v=Fu2k_IbQ1zw

  32. martine says:

    Gautier,
    “Tout homme est homme et, hélas ! tout homme reste homme.” écrivez-vous en conclusion de votre commentaire. Si je vous comprends bien, il s´agit donc d´une fatalité inéluctable, un destin auquel personne n´échappe et contre lequel il serait parfaitement inutile de lutter? Faut-il donc l´accepter, courber l´échine, se résigner avec un grand soupir? Et comme des robots, continuer sur notre lancée, trouver de mauvais prétextes pour retomber perpétuellement dans les mêmes travers, reproduire les mêmes erreurs? Se plier aux lois de nos mauvais penchants en les affublant d´un caractère déterministe qui nous absout confortablement de tous nos actes?
    Si tel est le sens de votre pensée, je ne le partage absolument pas. La conscience humaine, dotée d´une extraordinaire plasticité, détient le potentiel de l´éveil, de la compréhension et de l´ouverture à ce que j´appelle, de manière un peu simpliste, le grand ensemble auquel nous appartenons. Avancer sur cette voie est donné à chacun d´entre nous, il n´y a pas de hiérarchie en la matière, fort heureusement. L´ennui est que notre esprit, encombré de fils barbelés, s´accroche à sa prison, craint le vide, la lumière et la liberté. Se dégager de ce carcan demeure pourtant à la portée de chacun, je le maintiens avec une conviction inébranlable.
    Vos propos contiennent une ambiguité qui me gêne quelque peu aux entournures. Je vous serais reconnaissante de préciser votre pensée.

    • Rocky says:

      J’aime bien votre façon de penser Martine.
      Vous dites “La conscience humaine, dotée d´une extraordinaire plasticité, détient le potentiel de l´éveil, de la compréhension et de l´ouverture à ce que j´appelle, de manière un peu simpliste, le grand ensemble auquel nous appartenons.”

      Très juste. Nous avons tous la possibilité en nous-même de transcender cette nature animal qui nous pousse à agir comme nous le faisons.

      “Homme, connais toi toi-même et tu connaîtra l’univers et les dieux” disait Socrate.

      À mon avis, le salut de l’humanité passe par l’intérieur de chacun d’entre nous. Plutôt que de chercher à l’extérieur pour de nouveaux systèmes et de nouvelles lois nous devrions explorer un peu plus notre monde intérieur.

  33. bernard says:

    frères d’ignorance,
    possédés par la destruction,
    la terre devient pierre.

  34. Gautier says:

    Martine, Comment pouvez-vous déduire de ce que sont les êtres ou de ce qu’ils seront ? Comment distinguer les sources biologiques des sources sociales dans le comportement ? Si les conditions d’existence de l’être humain : naissance, milieu social, entourage, travail font son existence, c’est par sa conscience que l’être humain est au-delà de lui-même.

    Dans notre vie, le passé permet de déterminer le présent et le futur mais peut-on prévoir et dire que les situations en face desquelles l’être humain se trouve confronté “détermineront” sa conduite ?

    Comme l’explique Sartre dans “L’Existentalisme est un humanisme”, (reprise plus simple et plus claire de ses thèses que dans “L’Etre et le Néant”),” l’existence précède l’essence”, parce que l’homme existe avant même d’être quelqu’un de déterminé. L’existence humaine est liberté et c’est cette liberté qui fait que la vie a un sens. (“L’Existentialisme est un humanisme”, Paris, Nagel, 1970, p. 17; 22; 53).

    Lorsque j’ai écrit : “Tout homme est homme et, hélas ! tout homme reste homme,” j’aurais dû expliciter et dire que je ne prends pas l’homme comme fin, car “il est toujours à faire”, comme l’explique Sartre (ibid., p. 92).

    Je ne suis ni déterministe, ni résigné et ne me suis jamais absous de mes actes, fussent-ils mauvais ! Plutôt proposer une morale que moraliser.

  35. martine says:

    Gautier,
    y-a-t-il de l´agressivité dans vos propos? Des bleus à l´égo? :-)
    Non, pardon, je plaisante, sincèrement.
    Grands dieux, je n´ai aucunement prétendu déduire “de ce que sont les êtres ou de ce qu´ils seront”. Sur quoi vous appuyez-vous pour affirmer cela?
    Je vous ai demandé de préciser le fond de votre raisonnement, rien de plus. Désolée si vous l´avez pris personnellement.
    Le pauvre bagage intellectuel dont je dispose ne comprenant pas la lecture d´une seule ligne de J.P Sartre, je ne pourrai donc vous répondre sur ce sujet. J´essaye autant que possible de ne parler que de ce que je connais. Les enseignements du Bouddha historique me sont plus familiers, source d´inspiration et de réflexion, particulièrement en ce qui concerne l´éveil des consciences, la versatilité de l´esprit humain et la pesanteur de notre ego!
    Mais je tire prudemment la leçon de ce petit échange et j´éviterai à l´avenir de vous importuner avec mes questions oiseuses :-)

  36. alea says:

    Bonjour,
    dans l’alternative devenir sage et manger nos enfants, les faits ont déjà tranché.
    Nos enfants sont déjà mangés !

    Regardez un instant les désastres faits et à venir (inévitables).
    – pollutions à peu près générale des eaux
    contenant toutes sortes de produits peu dégradable et à action sous très faible concentration (on se souviendra des qqs nano-grammes/litre de je ne sais quelle saloperie dans le bassin d’Arcachon qui stérilisait les huitres) –
    – pollutions et destructions des terres cultivées – les rendements de l’agro-industrie sont uniquement dus aux intrants – gaz-pétrole … des fossiles…
    – bombes à retardement que sont les radionucléides par tonnes et pour des millier d’années des poisons mortels ou délétères,
    – réchauffement climatique brutal qui réduira gravement, dramatiquement la diversité naturelle qui lui donne sa force, sa pérennité.
    – destructions massives des faunes et flores terrestres et maritimes
    – explosion catastrophique (bientôt) de la population mondiale dont les individus seront contraints et encouragés à se battre entre-eux pour survivre quelques instants de plus que les autres

    Nos enfants sont dors et déjà dévorés.

    La sagesse ne s’acquiert pas sans bouleversement ni avec la peur au ventre.
    Il faut vivre au moins symboliquement une catastrophe et n’avoir rien à gagner ou perdre. Détachement de la peur, détachement du regard des autres.
    C’est fou combien les actions des humains (fous) est déterminée par la peur de l’exclusion du groupe. On s’habille pour paraitre comme, on s’entoure de gadgets de même, on parle de même etc … Le comportement se calque sur le groupe et la hantise de ne plus courir aussi vite que lui détermine chacun.
    C’est essentiellement un comportement enfantin mais se retrouve de plus en plus chez la plupart des “adultes”.

    • Isabelle says:

      Tout à fait d’accord alea, notre potion magique est un vieux souvenir de gaulois. Celle dont on nous abreuve est bien empoisonnée. Nos enfants sont mangés en effet, rongés vivants quand ils le sont encore. Certains cherchent une délivrance “au pays de la joie”. Mon fils y est parti ; je vois bien pourquoi. Bien des choses nous échappent, celle-ci est bien la pire ! Si philosophiquement son acte a un sens, son éveil à lui, nous montre notre incompétence en tant qu’humain, je crois. :-(

  37. Rocky says:

    En passant comme ça… est-ce qu’on dit PaSSalet ou bien PaKalet?

  38. martine says:

    alea,
    plutôt sur la même longueur d´ondes que vous.
    Mais, sommes-nous obligés de suivre le troupeau? De nous conformer à 100 % aux diktats imposés par la société de consommation dans laquelle nous vivons? De s´endetter pour une maison, pour des biens de consommation superflus, pour un mode de vie qui nous rend malades, saccage la planète et sacrifie une partie de l´humanité sur l´autel de notre avidité? N´avons-nous pas la liberté de dire non?
    La sobriété (bien qu´au départ plus ou moins choisie), le renoncement à la plus grande partie des biens matériels convoités par beaucoup d´entre nous qui en deviennent les esclaves, une certaine forme de détachement teinté d´ironie, tout ceci est devenu pour moi et avec le temps, synonyme de liberté intérieure. Je n´oserais parler de sagesse, pas encore, pour en acquérir ne serait-ce qu´une petite portion, il me faudra plusieurs vies :-)

    Pour Rocky,
    puisque le maître de céans reste muet, je me permets de répondre à sa place: on dit “Pakalet”! :-)

  39. Rocky says:

    Pour alea…

    “…les faits ont déjà tranché. Nos enfants sont déjà mangés !”

    Nous sommes tous plus ou moins “mangés”, non? L’avenir de nos enfants sera peut-être un peu plus difficile que le nôtre mais nous subissons tous à l’heure actuelle les effets négatifs des désastres auxquels vous faites référence.

  40. bernard says:

    Sage martine.

  41. Rocky says:

    “L’humanité disparaîtra, bon débarras!”

    Et puis après? Qu’est-ce qu’on peut bien s’en foutre si on est plus là et surtout si personne d’autre n’est là, ou plutôt ici?

    Est-ce la peur de souffrir qui nous fait aborder ce sujet? Imaginons que l’humanité disparaisse à cause d’une guerre nucléaire. Les chances sont que l’on partent tous plus ou moins de la même façon, soit brûlé vif, alors la peur de souffrir peut être légitime.

    Si l’humanité disparaît à cause de pénuries de nourriture ou bien d’eau potable causée par la pollution et le réchauffement planétaire, alors là encore la peur de souffrir est légitime.

    Est-ce que le fait d’être écologiste et de dénoncer tous ces fléaux n’est pas une forme d’égoïsme au fond?

  42. bernard says:

    Egoïsme ou empathie pour les générations à venir!

  43. martine says:

    Pour gérer l´angoisse insoutenable de nous savoir mortels, nous passons notre vie à tenter, avec plus ou moins de succès, de nier une évidence qui nous plonge dans l´effroi.
    Une grande partie de notre court passage ici-bas est consacré à la quête effrénée du bonheur, chacun d´entre nous lui donnant une définition plus ou moins personnelle.
    Et c´est justement là que le bât commence à blesser! Nous nous jettons à corps perdu dans une recherche que les mauvaises “habitudes” de notre coeur et de notre esprit vont transformer en un parcours du combattant désespérément absurde. Pour atteindre à ce que nous considérons comme étant le bonheur, nous tombons dans un engrenage de souffrances qui nous en éloigne plus qu´il ne nous en rapproche, avec de nouvelles souffrances à la clé. Quel paradoxe! De quoi se demander si le bonheur a été vraiment programmé par l´évolution :-)

  44. Rocky says:

    Depuis la nuit des temps, l’être humain est habité par deux grandes forces qui contrôlent la grande majorité de ses décisions et de ses actions.

    Ces deux forces sont la recherche du plaisir et la fuite de la souffrance. On ne parle pas ici de douleur physique bien entendu mais de souffrance psychologique. Un événement quelconque se produit et on l’interprète d’une certaine façon, ce qui cause automatiquement des émotions. Ces émotions peuvent être positives ou négatives. Si les émotions ressenties sont positives ou agréables on veut alors automatiquement reproduire l’événement et le contraire se produit si les émotions sont négatives.

    Chacun d’entre nous commence très jeune à faire cette différence, ce qui fait qu’en un rien de temps cette activité prend pratiquement toute la place dans notre cerveau. On peut donc dire qu’on passe la très grande majorité de notre temps à comparer entre ce qu’on a vécu dans le passé et ce qu’on veut vivre dans le futur.

    Cette activité pourrait se comparer à une balle de ping pong qui rebondit continuellement entre deux murs. Plus nous recevons d’informations et plus nos expériences se multiplient, plus la balle semble prendre de la vitesse.

    C’est un peu comme si les deux murs se rapprochaient tranquillement l’un de l’autre. La balle ne va pas nécessairement plus vite mais elle rebondit plus souvent à mesure que les murs se rapprochent, ce qui cause l’illusion de la vitesse.

    Nous avons souvent l’impression de manquer de temps ou bien que tout va trop vite dans nos vies alors qu’en réalité nous avons tout simplement trop de choix, trop d’informations, trop d’activités et trop d’expériences. La nature humaine fait qu’on en veut toujours plus et du au progrès de la technologie des derniers cent ans nous avons maintenant une panoplie de choix que nos ancêtres n’auraient même jamais rêver d’avoir.

  45. martine says:

    Pan, zéro pour l´orthographe! Nous nous “jetons”!

  46. martine says:

    “La preuve par la Grèce.”
    “Les gouvernants actuels putréfient le monde.
    Vous subissez le vertige des “Réformes”, c´est-à-dire des régressions sociales, la destruction systématique et frénétique de la nature, et, fondant le tout, la dégradation morale de l´homme conditionné au culte de l´argent.” (Gérard Charollois).
    http://www.ecologie-radicale.org/actu/new_news.cgi?id_news=2365

    La Grèce et son peuple avilis, humiliés, étranglés par l´Union Européenne, avec en peloton de tête l´Allemagne, le géant aux pieds d´argile, et la France, le nain zélé, qui fermèrent hypocritement les yeux, quand cela les arrangeait, sur la mauvaise gestion du pays. Une gestion basée essentiellement sur des privilèges et des inégalités qui sont les relictes de la dictature des colonels.

  47. martine says:

    “Quelle place nos politiciens accordent-ils aux animaux?”
    http://www.politique-animaux.fr
    “Ce site s´intéresse aux actions, promesses et déclarations des candidats concernant les animaux”.

    Encore une faute d´orthographe, plus haut: reliques et non pas relictes (anglicisme ou germanisme :-) )

  48. MICK64 says:

    “Le sanglier à volonté pour tout le monde, et jusqu’à la fin des temps, est une impossibilité dans les termes.”

    C’est bien possible..
    Mais il y aurait bien une solution pour tenter de durer un peu plus longtemps: manger moins de viande!
    Le petit père Théodore Monod, dont je parlais un peu plus haut, a vécu quasiment centenaire. Et à 90 ans passé il bourlinguait toujours dans le désert avec son chameau..
    Manger moins de viande cela voudrait dire aussi libérer une partie au moins des 40% de céréales nécessaire à l’alimentation des animaux d’élevage, épargner des quantités astronomiques d’eau potable, préserver le CO2..

    Et, trés accessoirement, procéder à moins de tueries et de tortures animales! Halal ou pas..

    • Rocky says:

      Ha, lalal! Je suis tout à fait d’accord avec vous Mick.

      Et en plus, supposément que la quantité de céréales requise pour produire une livre de boeuf est plusieurs fois supérieure à celle requise pour produire une livre d’agneau par exemple.

  49. MICK64 says:

    erratum: 40% des céréales MONDIALES, quantité nécessaire et suffisante pour nourrir les animaux d’élevage!..

  50. Rocky says:

    Ah putain! J’ai fais un faute d’orthographe.

    “…la quantité de céréales requise…” J’aurais pas du mettre de S à céréale” ou bien j’aurais du mettre un S à requise?

    Et pan, je me donne un zéro…

    bernardcormier.blogspot.com

    • Rocky says:

      Alors là, bon sang, j’abandonne…
      Trois fautes?!? Aussi bien me jeter à l’eau et aller rejoindre les anges là haut. En parlant d’anges…

      Saviez vous qu’il existe trois sortes de vidanges?

      Les vidanges heureuses
      Les vies d’anges heureuses et
      Les vies dangereuses

  51. marie says:

    Pendant que nous discutons ….ma petite voisine une petite femme toute simple et souriante me dit qu’elle rentre d’Afrique..ah lui dis et qu’y faisiez vous? nous construisons une usine pour Areva au niger; voilà des gens comme çà innocents et performants il y en a beaucoup, des gens normaux qui ne sont pas agressifs ils font gentiment tourner tout ce système . rien à dire polis, propres pas racistes bons citoyens

  52. Isabelle says:

    Il y a trois sortes d’areva : A rêva, arrêt va, art et va !
    Ainsi tourne l’univers à l’unisson, alunissons.
    Faire semblant de rien.
    Mais, “la société est un corps qui parle” D. Pennac

  53. marie says:

    http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Commerces_et_Distribution/2012/02/18/article_auchan-veut-construire-le-plus-grand-cen.shtml?utm_source=add_this&utm_medium=twitter&utm_campaign=partage#.T0XIM_X0KrU.twitter

    Gonesse, aux portes de Roissy, Auchan veut bâtir Europa City. Le plus grand complexe commercial et de loisirs au monde, avec 800 000 m² de boutiques, d’hôtels, d’activités de loisirs, une piste de ski, un parc aquatique, une salle de spectacle, et même un cirque.

    C’est un projet pharaonique qui n’a aucun équivalent dans le monde. Pas même à Las Vegas ou Dubaï.

    « Nous avions envisagé de le bâtir en Espagne, voire dans le nord de la France. Mais il fallait une ville-monde à proximité et un aéroport international capable de nous amener trente millions de visiteurs. » Ainsi parle aujourd’hui Christophe Dalstein, directeur de projet au sein d’Immochan – la filiale immobilière du groupe Auchan – et coordonnateur d’Europa City.
    AU SECOURS!!!! stoppons çà! toutes les civilisations ne valent pas
    C’est donc dans le triangle de Gonesse, mille hectares de terres agricoles coincées entre les aéroports Charles-de-Gaulle et du Bourget, que pourrait se bâtir, d’ici dix ans, Europa City.

  54. Bonjour à tous…
    Et merci ! Ceci constitue le douze millième commentaire laissé sur ce blog erratique (parole de glaciologue) depuis sa création.
    12 000 ! Incroyable, le nombre d’âneries que nous pouvons fièrement aligner, nous autres, les Homo sapiens éventuels… Au moins ce désir de discours nous empêche-t-il, pour un temps, de sombrer dans la déprime ou la folie anthropoclaste !
    La bise à tous, même à E.T. et à ses clones informatiques.

  55. equus asinus says:

    Merci pour les âneries! hi han! hi hi!

  56. Boutefeu Blaise says:

    Bonjour cher Monsieur,

    C’est par une recherche sur mon père que je tombe sur votre blog. En effet, c’est en réalisant que vous avez écris un livre ”l’herbier de la Bourgogne et du lyonnais”, préfacé par mon père Roger Boutefeu, que j’ai eu envie de vous dire un mot, et en profiter pour vous remercier pour tout ce que vous faites. Je me souviens en 1974, en côte d’or, quand mon père faisait le jardin et écrivait, que je lisais le ‘Sauvage’, et que nous partagions de bon cœur toutes les richesses du potager familial. Aujourd’hui, quand je vous lis, il y a une résonance étrange, presque nostalgique de cette période, où, du haut de mes 14 ans je me sentais déjà alerté par le fait que mes contemporains, décidément n’en avaient jamais assez !
    Je vous envoie ce message, telle une bouteille électronique, et continuer ma lecture E.T d’un auteur que je découvre avec surprise. Merci. Blaise

  57. Encore un ! says:

    Alors comme ça, Yves, c’est le douze millième billet empli de conneries ! Tout compte fait, c’est pas tellement quand on pense que la connerie donne une idée de l’infini… avec ou sans bisou, restons modestes, con on naît – et on est – et con on partira, mais il y en a qui partiront plus pauvrement cons que d’autres et… toujours les mêmes : les pauvres petits cons, les non-reconnus cons, les sans-logis cons. Bref ! les cons qui n’ont pas, ou plus, les moyens de leur connerie ou qui ne savent même pas qu’ils sont cons ou qu’ils ont la possibilité de l’être.

    De toute façon, à la veille de retrouver l’énorme (bien que minus-culissime) con qui nous gouverne et qui va être réélu quand on voit les conneries que profèrent les autres en face, on se dit que l’avenir de la connerie est assuré. Faut-il un peu de connerie pour supporter ce qui nous attend ou attendre d’être totalement con pour ne plus réagir ? N’en doutons pas, c’est ce qu’attend le guignol qui nous tient lieu de chef.

    C’est un pauvre con, sans espoir, qui se pose la question : n’y a-t-il pas de quoi se flinguer ?

    • Rocky says:

      Oh la la! Ce qu’on peut être négatif, non?

      Se flinguer?!? Mais non de Dieu soyez dans le Présent et vous y trouverai de quoi être heureux mon cher. Le pouvoir du moment Présent…

  58. Rocky says:

    Ah bordel! Encore une faute. Trouverez plutôt que trouverai, non?

  59. equus asinus says:

    ânerie matinale:
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/24/condition-animale-et-justice-sociale_1647765_3232.html
    C’est pourquoi en 2012 les animaux voteront, les ânes aussi!

  60. equus asinus says:

    Un dessin de Catherine pour Eva:
    http://www.charliehebdo.fr/corrida

  61. MICK64 says:

    Voir un sujet clef:
    “Le prix de l’essence s’invite dans la campagne américaine.”
    LE MONDE.FR

    Il ne faut pas se leurrer: Tout sera bon pour pomper jusqu’au dernier ml de pétrole ou de gaz. Même au prix de la destruction totale de notre planète!
    Finalement à quoi bon l’écologie? De toutes façons personne n’écoute..

  62. martine says:

    Même longueur d´ondes.
    En effet, “personne n´écoute”. On se contrefiche de tout ce qui n´a pas directement trait aux petites affaires personnelles.
    J´ai définitivement renoncé à travailler auprès des enfants pour les aider à mieux comprendre le drame qui se joue sur la planète et leur donner ainsi, avec le maigre savoir dont je dispose, une possibilité de faire un choix de vie un peu différent de celui de la consommation outrancière. Cela ne sert absolument à rien. Le constat est amer et pèse lourd sur le coeur.

  63. martine says:

    Un groupe d´agriculteurs, membres de Phyto-victimes, manifeste au salon de l´agriculture, la vitrine mensongère de l´agriculture industrielle, ce lundi 27 février.

    “Un système agricole malade de sa chimie. Depuis une soixantaine d´années, l´agriculture française a été progressivement rendue totalement dépendante de l´utilisation massive de la chimie (engrais, pesticides). Des pesticides de synthèse dangereux ont été employés par dizaines de milliers de tonnes chaque année pendant cette période. Cette utilisation massive des pesticides comporte malheureusement une face cachée, que ses promoteurs voudraient cacher. Cette face comporte bien sûr les pollutions environnementales dont celle des eaux connue depuis maintenant près de 30 ans. La contamination généralisée des aliments par les pesticides a été rendue visible par Générations Futures depuis plus de 10 ans. Mais ce que les tenants de l´agroproductivisme veulent absolument voir rester dans l´ombre, c´est le coût sanitaire exhorbitant de l´emploi massif de pesticides de synthèse dans l´agriculture fraçaise. Et ce sont les agriculteurs eux-mêmes qui payent le plus lourd tribut à cette catastrophe sanitaire cachée, ce que Générations Futures s´emploie à dénoncer depuis plusieurs années”.
    (Extrait de la lettre d´infos de “Générations Futures”.

    Même si presque tout le monde s´en bat l´oeil, le maigre pourcentage qui se sent concerné peut aller en jeter un sur le site de “Générations Futures”, anciennement “Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures”.
    http://www.mdrgf.org

  64. martine says:

    Quelques minutes lumineuses dans la grisaille avec le premier vol de grues cendrées qui remontait cet après-midi vers le nord. Grande émotion, en pleine rue, mais les larmes se sont pudiquement mêlées aux gouttes de pluie.

  65. Georges says:

    Merci Martine, pour ce brin d’émotion qui redonne envie de lire les commentaires de ce blog…

  66. marie says:

    SILENCE COMPLET DES MEDIAS SUR CE QUI SE PASSE EN ITALIE , pourquoi?

    “La population du Val de Susa opposée au Lyon-Turin depuis 15 ans a resisté toute la nuit (26 février 2012) aux assaut de la police en utilisant des barricades et la technique des barrages mobiles. Malgré l’usage intensif de grenades au CS et d’eau irritante à haute pression, les forces de répression au service du lobby pro-LGV franco-italiens ne sont pas parvenus à occuper et à contrôler la vallée. Luca Abbà est toujo…urs en vie. Une importante manifestation organisée par les catholiques à rassemblé plusieur milliers de personnes en une veillée combative devant l’hopital de Turin. L’ensemble des médias français ainsi que les leaders politiques des partis présentant des candidats aux élections présidentielles font toujours le blocus sur l’information concernant la lutte des habitants du Val de Susa. Accord de coquins sur La Grande Vanité qui est pourtant déficitaire depuis 15 ans. D’autres nouvelles dans la journée.Pour contourner la censure jacobines faites circuler l’information.

    • Rocky says:

      Lucca Abbà: Non mais putain! Qu’est-ce qu’il foutait là haut ce mec? On s’amuse pas à grimper des poteaux d’électricité pour le plaisir quand même.

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