Je suis écologiste : je choisis Macron !

9 mars 2017

Écologiste j’étais, je suis et je resterai.

La Terre étouffe et pleure. La sphère de la vie ne supporte plus les dévastations de l’Homo dit sapiens : elle pourrait reconduire au néant cet australopithèque prolifique et guerrier. Je l’ai écrit dans L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! : notre espèce a peu de chances d’entrevoir le XXIIe siècle. Mais je continue de lui chercher une Sortie de secours (l’un de mes essais). Je veux croire que le genre humain et ses colocataires végétaux et animaux échapperont à la Sixième Extinction Majeure, provoquée par une fatale conjugaison de pollutions, de saccages, de chaos climatique, de nouvelles épidémies et de « der des ders » façon nucléaire… Notre sauvetage exigera sagesse et volonté, mais nous prenons rarement des décisions raisonnables. Lorsque tel est le cas (par exemple, à la COP 21 sur le climat), nous perdons vite la volonté de les appliquer. Nos gouvernants plient devant les exigences des plus braillards et des plus égoïstes.

Dans cette atmosphère délétère, que décider à l’échelle de la France, pour les prochaines élections présidentielles ? Quel camp rallier ? Pour qui voter, à supposer qu’on glisse un bulletin dans l’urne ?

Afin de choisir le (ou la) candidat(e) dont je me sens le plus proche comme citoyen et comme écologiste, et sachant que voter « blanc » ou « nul » est inutile, j’ai décidé de suivre les préceptes du président Mao Tsé-toung dans le Petit Livre rouge : primo, identifier l’ennemi principal ; secundo, élaborer une stratégie pour le vaincre. J’ajoute un tertio aux recommandations du Grand Timonier : choisir plutôt qu’éliminer. Adhérer aux propos, aux promesses, à la gestuelle, aux câlins, même aux défauts d’un leader qui attire, plutôt que d’un apparatchik engraissé dans les banquets de son parti.

L’ennemi numéro un de la France se reconnaît comme une vilaine plaie sur la figure de Marianne : c’est le Front national, cette association à but anti-démocratique au service de la riche famille des Le Pen, où trônent le père, Jean-Marie, dans le rôle du Menhir antisémite ; la fille, Marine, qui barre le paquebot de la Xénophobie sur la mer de l’Exclusion ; et la petite fille, Marion Maréchal, dont le sourire évoque plutôt celui d’un piranha.

Le danger principal, pour la France, c’est ce parti « facho », selon le vocabulaire que nous utilisions en Mai 68. C’est cette association lucrative dans laquelle une présidente profite des emplois fictifs payés par une Europe qu’elle débine ; et au sein de laquelle la ligne politique dépend des analyses fielleuses de deux cumulards notoires : Gilbert Collard et Florian Philippot. (On voit et on entend sans cesse ces deux là, à la radio et à la télévision, ce qui ne les empêche pas d’en rajouter ad nauseam dans la dénonciation des « médias vendus qui nous privent de la parole ».)

L’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République serait un désastre dont les meilleurs économistes nous apprennent qu’il finirait par devenir mondial, en déclenchant une crise financière plus grave que celle des subprimes. On verrait se rabougrir ce « cher et vieux pays » des Lumières, renfermé dans la détestation des étrangers. On regarderait régner une femme obsédée par le modèle Donald Trump. On contemplerait une présidente et ses ministres en train de perpétrer le Franxit, c’est-à-dire l’assassinat de l’Union européenne et le lynchage de l’euro. On assisterait, peu après, à l’écroulement du « franc bleu marine » ; à l’explosion de la dette privée et publique ; au retour de l’inflation à deux chiffres ; aux plaintes des retraités, aux lamentations des salariés, à la ruine des rentiers, à la faillite des paysans privés de politique agricole commune… En guise de « remède » à ces maux, et avec les rodomontades du ministre de la Justice identitaire Gilbert Collard et du ministre de la Préférence nationale Florian Philippot, notre pays érigerait sur ses frontières des centaines de kilomètres de murs anti-migrants, bientôt rebaptisés « murs bleu marine » !

Le citoyen et l’écologiste que je suis ne sauraient redouter pire désastre que l’accession au pouvoir d’une extrême droite aussi négationniste sur la question du réchauffement climatique que sur celle la Shoah. Deux « points de détail », ricanerait le Menhir… Je n’imagine même pas l’état dans lequel, au bout de quelques années de pouvoir frontiste, se trouveraient la flore et la faune sauvages, livrées à des hordes de « beaufs » bétonneurs ou emmanchés d’un fusil de chasse. Avec un air et une eau pollués au nom de la libre entreprise. Avec une terre et une mer sacrifiées, détériorées, ravagées pour subvenir aux besoins miniers, énergétiques, industriels et de transport d’une France réduite à sa petitesse territoriale, et dont la devise imiterait celle de Benito Mussolini dans l’Italie fasciste : « Francia farà da sè ! », « La France fera toute seule ! »

Le Front national appartient au groupe, hélas de plus en plus nombreux, des partis populistes ou fascisants. Ceux-ci rêvent que leur peuple détestera demain les voisins qu’il aimait hier. On commence par calomnier et par mentir, puis on se défie, on se menace, les périls montent, le réarmement s’ensuit et cela finit sur la ligne Maginot. Marine Le Pen et ses homologues nous mènent à la guerre, comme leurs prédécesseurs dans les années trente. Je ne connais pas de plus bel argument humanitaire et écologique pour leur interdire aujourd’hui d’accéder au pouvoir.

Une fois l’ennemi principal désigné, reste à élaborer la stratégie qui lui fera mordre la poussière. Pour qui vais-je voter, si je désire empêcher Marine Le Pen de franchir le premier tour de la présidentielle ? Et surtout de l’emporter au deuxième ?

Il ne me viendrait pas à l’idée de combattre le clan Le Pen en rejoignant Les Républicains, réduits à un noyau dur dont « Sens commun » et la « Manif pour tous » forment la coquille et François Fillon la graine. « FF » ! François Fillon ! Ce mal logé d’un manoir de Sablé-sur-Sarthe, ce potentiel mis en examen pour l’emploi fictif de sa femme et de deux de ses enfants (restera-t-il candidat après son rendez-vous judiciaire du 15 mars ?), aura connu le triomphe à la primaire « de la droite et du centre ». Un succès fondé sur la vertu, la droiture et l’honnêteté, avec en point d’orgue le coup du « Qui imaginerait le général de Gaulle mis en examen ? » On n’a jamais trouvé mieux dans le genre boomerang ! Fillon vérifie, à ses dépens, et dans des concerts de casseroles, la pertinence du vieil adage selon lequel il n’y a jamais loin du Capitole à la Roche tarpéienne. (Ceux de mes lecteurs qui n’ont pas picoré leurs humanités au lycée consulteront monsieur Larousse ou madame Wikipedia.) Les fillonistes affirment qu’en délivrant un discours ultra-droitier, leur champion siphonnera les voix du Front national. Le FN répond, avec un ricanement, que l’électeur préfèrera toujours l’original à la copie. Exeunt Les Républicains, y compris le « plan B » ou « plan J », comme Juppé, lequel vient (certes, un peu contraint !) de céder à la tentation de Bordeaux.

En sautant à l’autre extrémité de l’éventail politique, toujours dans ma double peau de citoyen et d’écologiste, je n’entrevois guère d’issue avec Philippe Poutou (du Nouveau parti anticapitaliste) ou Nathalie Arthaud (de Lutte ouvrière). Le premier est gentiment déconneur, même s’il énonce une vérité prolétarienne. La seconde aboie ses phrases, de sorte qu’on a l’impression qu’elle va dévorer à elle seule la grande bourgeoisie et les valets du capital. Je passe sur les cas des non identifiés : Jacques Cheminade (ce perpétuel revenant dont nul n’a jamais compris le combat), François Asselineau (jamais entendu parler de ce type), Jean Lassalle (un ennemi juré des ours des Pyrénées, or je vote ours) ou Rama Yade (laquelle mérite mieux que le mépris des médias qui l’ont souvent utilisée). J’espère que je n’oublie personne… Ah ! si : Alexandre Jardin et une brochette d’inconnus qui n’auront jamais les cinq cents signatures. Et la statue du petit commandeur qui se dresse devant la République : Nicolas Dupont-Aignan ! Ces braves gens désirent ne pas être élus : ils veulent seulement qu’on parle d’eux le temps d’une campagne à la télévision.

À gauche, il y a eu la primaire « de la Belle Alliance », dite aussi « du PS »… Au premier tour, on a observé la solidité d’un François de Rugy, qui (comme prévu) ne s’est pas qualifié pour la finale. Au second tour, la votation a consacré Benoît Hamon contre Manuel Valls, selon la règle unique de l’exercice, laquelle s’énonce ainsi : « Pour gagner la primaire de ton camp, caresse ton extrême ! » Hamon mène sa campagne présidentielle comme un remake du film de François Hollande : « Mon ennemi, c’est la finance ! », qu’il a retitré « Je vous offrirai le revenu universel ! » ; dans les deux cas, cette promesse de Père Noël ne peut produire que des déçus.

Benoît Hamon nous propose d’autres projets frappés au coin de l’improvisation hasardeuse. Le « 49-3 citoyen », par exemple. Cette disposition permettrait à de bons républicains de contester de mauvaises lois votées au Parlement. Le problème est qu’elle autoriserait aussi les associations d’idéologues à torpiller les bonnes lois ; voire à remettre en cause de très progressistes législations antérieures. On voit déjà la « Manif pour tous » et « Sens commun » faire un triomphe au « 49-3 citoyen » : ces bon chrétiens en profiteraient pour dézinguer le mariage pour tous, le droit à l’avortement et l’abolition de la peine de mort !

Benoît Hamon s’est, certes, découvert une âme environnementaliste : « Moi président, je vous offrirai l’écologie rose ! » Notons qu’il est devenu écologiste il y a moins d’un mois. Son alliance avec Yannick Jadot, le rescapé de la primaire « des écologistes », c’est-à-dire de ce qui reste d’Europe-Écologie les Verts (un groupuscule de groupuscule), ne lui fera pas gagner une voix : ce que le public a retenu de la manœuvre est que Cécile Duflot (la crème de l’arrivisme) y aurait « sauvé » sa circonscription parisienne pour les législatives !

Exit Benoît Hamon – le chef frondeur de la gauche de la gauche au PS, désormais sévèrement frondé par la droite libérale de ce parti ! Irai-je donc vers Jean-Luc Mélenchon, le Parti de gauche et l’allié communiste ? Mélenchon incarne un tribun de talent, qui ressasse ses ambitions avortées et ses illusions perdues en injuriant de jeunes journalistes stagiaires. Il me plaît quand il parle au peuple : il a du bagout et même de l’éloquence (une qualité rarissime chez les politiciens actuels). Il se prétend de plus en plus écolo. Il porte une idée que nous défendions déjà avec le commandant Cousteau voici trente ans : faire fructifier et protéger le prodigieux héritage océanique de la France, avec les Antilles, les Kerguelen, Mayotte, la Réunion et les archipels du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie), jusqu’à l’îlot de Clipperton, au large du Chili, qui nous offre une zone d’intérêt économique exclusive presque aussi vaste que le territoire métropolitain… Cependant, pour me séduire, Jean-Luc Mélenchon a trop tiré sur la corde du soutien à d’épouvantables dictateurs, Fidel Castro à Cuba, Hugo Chavez au Venezuela, Bachar el-Assad et Vladimir Poutine lorsqu’il s’est agi de la guerre civile en Syrie… Exit Mélenchon.

Il n’en reste qu’un et ce sera celui-là !

Sachant qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y aura jamais d’homme ou de femme idéal(e) en politique (ni dans aucun autre domaine), je le dis tout net : je choisis Emmanuel Macron. J’ai pris cette décision depuis plusieurs semaines, je l’ai annoncée sur les réseaux sociaux, certains me la reprochent avec colère ou amertume. Je l’assume et je m’en justifie dans ce texte. Je rejoins En Marche ! Non pas parce que ce mouvement nous conduira en cortège angélique jusqu’au paradis, mais parce qu’il est le seul à pouvoir nous éviter de finir en enfer, je veux dire : à devoir choisir entre François Fillon et Marine Le Pen, ou (configuration moins probable, mais pire) entre Benoît Hamon et Marine Le Pen. Risque majeur, dans ce dernier cas, de voir notre Trumpette présidente !

Emmanuel Macron n’est pas moins écologiste que Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon : tous trois ont répondu aux questions du WWF et d’autres associations de protection de la nature. Je n’entre pas dans le détail (réchauffement climatique, énergies nouvelles, nucléaire, Fessenheim, Notre-Dame des Landes, biodiversité, marées noires, pesticides, perturbateurs endocriniens, etc.) : tous les concurrents en sont à peu près au même niveau d’écologisme scolaire. Élève doué, mais peut mieux faire.

Emmanuel Macron l’emporte dans tous les autres secteurs du programme. Ni droite, ni gauche. De droite et de gauche. Centriste des lumières, mais pas des combines… J’aime cet état d’esprit ! Macron est le seul, sur la scène électorale, à déclamer des tirades d’amour à l’intention de l’Europe, ce continent qui recèle notre avenir, mais que tous les autres candidats critiquent, déprécient et salissent à l’unique profit du Front national. Il est le seul, sur le théâtre électoral en cours, à valoriser le travail tout en se préoccupant de protéger le travailleur ; à vouloir rénover l’école en commençant par la primaire ; à parier sur le labeur et l’intelligence des hommes ; à révérer les sciences et les techniques ; à prôner l’accueil des chercheurs étrangers et plus généralement des étrangers qui veulent bâtir la France avec nous. Il est le seul, dans ses meetings, à demander à ses troupes de ne jamais siffler le nom de l’adversaire : difficile, pour moi, d’expliquer à quel point j’apprécie ce message de paix !

Emmanuel Macron voit plus loin que les autres candidats, mais il reste réaliste. Il entend faire entrer la France dans la mondialisation heureuse : je goûte cette absolue différence avec les thèses frontistes du repli identitaire et de « la France aux Français ». Il voit affluer les soutiens tous bords, parce que nombre d’hommes politiques et de simples citoyens en ont marre des oppositions convenues, des bagarres de cour d’école centenaires entre « la » gauche et « la » droite, ces catégories dont nul ne perçoit plus très bien ni la pertinence, ni la frontière…

Emmanuel Macron dégage une sorte de grâce lorsqu’il parle. On lui a reproché ses attitudes évangéliques, quasi christiques, à la tribune de ses meetings. Mais il séduit la foule : c’est ce qu’on nomme le charisme. Il sourit, il est optimiste, il ne raconte pas sans cesse que la France est en ruine et les Français dans la misère noire. S’il parvenait au deuxième tour de l’élection présidentielle contre Marine Le Pen, ce qui semble à sa portée au moment où j’écris, il la battrait (selon un sondage récent ; je sais : les sondages n’engagent que ceux qui y croient) par 60 % des voix contre 40. Cela suffirait à mon bonheur politique et social pour l’année 2017.

Je vais vous faire un ultime aveu. Personne ne semble avoir remarqué à quel point Emmanuel Macron ressemble à Boris Vian (photos). Il ne joue peut-être pas aussi bien de la « trompinette ». Mais rien ne me ferait davantage plaisir que d’avoir pour président, durant le prochain quinquennat, un homme qui aurait le visage de l’auteur de L’Écume des jours, de Je voudrais pas crever et du Déserteur. La politique se nourrit parfois aussi de littérature, de poésie et de chansons, et c’est dans ces moments-là qu’elle est la plus grande.

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36 Responses to Je suis écologiste : je choisis Macron !

  1. Manuel says:

    J’espère bien que c’est ironique…

  2. Manu says:

    Et voilà, mon dernier message a encore été supprimé avant même d’avoir pu passé la modération. Aucun de mes commentaires n’a été publié sur ce site jusqu’à aujourd’hui. C’est trop étrange. Je disais donc, avant que ce commentaire ne soit de nouveau supprimé, que le texte ci-dessus ne pouvait être qu’ironique ou alors cela confirme bien que la vieillesse est un naufrage. Désolé. Je retourne sur le blog de Fabrice Nicolino, au moins, lui, ne vote pas pour des cons. D’ailleurs, il ne vote pas du tout. C’est encore mieux que de voter pour les mêmes enculés. En l’occurrence, comme ici, pour le candidat des banquiers et de la finance. Voter Macron pour l’écologie ? Plutôt crever !

  3. mdt says:

    bonsoir, joli discours, je le respecte mais moi je n’irais pas voter, je vote pour une réelle idée, pas contre, pour faire barrage…parce que dans ce cas, on joue au même jeu que ces gens, on ” joue ” et ce n’est pas cohérent à mon sens.

  4. P.P says:

    Soutenir Macron et être écologiste n’a pour moi aucun sens.
    Et c’est bien de cela que crève notre époque, l’absence de sens.
    Quant à l’allusion au grand, au génial Boris Vian, je préfère me taire… sans quoi je vais être beaucoup trop désagréable !
    Je préfère de loin une analyse réelle, solide et morale telle que celle-ci :

    https://reporterre.net/Non-l-abstention-ne-favorise-pas-le-Front-national

    On a bien vu de quoi Macron a été capable comme ministre de Hollande.
    Le soutenir c’est encore reculer pour mieux sauter… c’est retarder encore les vraies solutions écologiques justement. En voilà ici, aux antipodes de Macron et Le Pen :

    http://fabrice-nicolino.com/?p=2559

    Mais oui, il va falloir se bouger et ne pas croire qu’il suffira de voter pour améliorer les choses… plus que jamais !

  5. P.P says:

    Macron, écolo ? Cet article (lien ci-dessous) analyse assez bien la situation et montre combien un réel écolo n’a pas grand chose à faire avec un Macron… hélas !
    Yves, tu es suffisamment aguerri en politique et en exigence écologique pour bien lire entre les lignes et comprendre combien avec Macron, la libéralisation et l’économique, les grands travaux, La Bourse… passeront encore avant l’écologie…
    On l’a vu à l’oeuvre quand même !
    Bon courage avec ce choix qui me désole tant (tu sais que je te dois mon écologisme car ce sont tes texte des années 80 et 90 qui m’y ont rendu très sensible ! Je suis déçu…).
    https://www.bastamag.net/L-ecologie-version-Macron-les-contradictions-permanentes-de-l-ancien-ministre

  6. Philotère says:

    Si ce monsieur Macron est élu, le réveil, si réveil il y a… sera très amer. Son programme qu’il n’appelle pas programme est une illusion, l’ancien dans l’apparence du neuf. Quand une personnalité politique qui a son parcours me hurle qu’il m’aime mon cœur me commande de fuir, je n’en crois rien. Les gens qui aiment autrui le démontrent sans même une parole.

    Je n’ai pas oublié la phrase “mon ennemi, c’est la finance”. Chacun est libre de suivre qui il veut, j’ai beaucoup de respect pour vous Yves Paccalet, vous avez prouvé votre constance dans la durée, mais si E. Macron est capable de considérer l’écosystème terrestre autrement que comme un terrain de jeu pour lui-même et ses amis, ou comme un assemblage de richesses exploitables sans retenue, alors c’est que je n’ai rien compris à ce qu’aimer la nature et les gens veut dire.

  7. stan says:

    Ben là, l’Ancien, vous faites très fort au niveau de la blague.

  8. Berlherm says:

    Je ne vote jamais. Je modifie la mentalité humaine en propageant certaines phrases comme celle-ci:
    “La fabrication d’une existence ne sert que ceux qui existent déjà, personne ne maitrise cette fabrication, il faut donc être soit un animal ou un idiot, un négrier ou un sadique, pour oser sans vergogne fabriquer une existence qui n’a évidemment rien demandé.”

    J’ai également un blog avec 25 articles sur l’obligation d’exister: http://chandicapant.blogspot.fr

  9. martine says:

    Yves, pourquoi insulter les piranhas en les comparant à Marion Maréchal-Le Pen ? C´est insultant et profondément humiliant pour ces poissons de les rabaisser ainsi !!! 😀
    Quant à la référence au grand timonier (un criminel, un sadique, un tortionnaire de la même envergure que Staline, Hitler ou Pol Pot, pour ne citer que ceux-là), elle me gêne profondément. Le petit livre rouge appartient aux poubelles de l´Histoire, sans recyclage. Sous la férule sanguinaire de Mao, 80 millions de Chinois ont trouvé la mort, dont plus de 38 millions pendant les quatre années du Grand Bond en Avant ! Sincèrement, si je ne craignais pas l´encre d´imprimerie, je me servirais du petit livre rouge comme de papier hygiénique !

    Je ne comprends pas votre choix électoral, je le désapprouve. Mais je n´oublie pas tout ce que j´ai appris par vos livres, vos articles et vos conférences. C´est ce qu ´aujourd´hui je veux garder de votre pensée.

    Encore une petite remarque pour finir : si je ne voterai pas pour Macron (ni d´ailleurs pour personne d´autre), j´aurais donné sans hésiter, ma voix à Boris Vian ! Aucun point commun entre les deux, le visage de Macron est lisse et banal, celui d´un jeune homme bien sous tout rapport, alors que celui de Boris Vian reflète une vie émotive intense.

  10. Jean-Pierre Garcia says:

    J’ai 72 ans et suis sorti d’un bureau de vote pour la dernière fois en 1981. Plus jamais remis mes pieds dans cet endroit-là depuis 36 ans. La gauche, la droite et le système français ont fait de moi un abstentionniste convaincu. Si j’avais des enfants ou des petits-enfants, si j’étais plus jeune et pas dans ma retraite cynique ou si j’avais un peu de considération pour ce pays de demeurés profonds, alors je crois que je sortirais de mon indifférence en allant voter pour le jeune Monsieur. Non par conviction mais par nécessité de barrage. Je me comporterais donc comme je l’ai toujours reproché à la majorité de mes concitoyens qui votent “contre”. Et tant pis si voter signifie “je veux”.
    Votre analyse n’est pas idéologique, simplement pragmatique et je la partage en totalité.

  11. martine says:

    Les moeurs ne sont pas plus barbares aujourd´hui que par le passé. Il suffit de considérer dans son ensemble, l´histoire calamiteuse de notre espèce pour s´en convaincre. Un long fleuve de sang qui ne s´arrête pas de couler.

    Un excellent ouvrage à ce sujet :
    “Sapiens” de Yuval Noah Harari.
    Pour comprendre comment nous avons réussi à devenir les maîtres du monde, à dominer et asservir la planète. A nous trucider, à nous transformer en esclaves de la bureaucratie, de la consommation à outrance ? Sapiens, celui qui sait,
    le sage !!! Celui qui, du haut de son orgueil sans bornes, se décerne cet accessit si peu mérité !
    L´ouvrage est une bonne réponse et un antidote aux jérémiades sempiternelles des sectaires et facistes de tout bord. Et à ceux qui considèrent encore l´être humain comme le sommet de la création alors qu´il est seulement une voix sans issue de l´évolution !

  12. martine says:

    Sorry, une faute grossière mais peut-être explicable en ces temps préélectoraux 😀 : une voie sans issue !

  13. P.P says:

    Sophie (la sagesse normalement…) : tu écris “Macron l’homme de l’islamisation”, “l’homme de l’accueil des migrants” … ???
    Notre pays est donc islamisé et nous accueillons trop de migrants ?
    D’où viennent ce obsessions ?
    Je suis enseignant, j’ai deux migrants (réfugiés) dans ma classe de 23, 4 pour une école de 78 élèves, tout se passe très bien, ils ont une soif d’apprendre et de se sentir français qui fait tout péter (positivement) et qui fait plaisir à voir, tout se passe très bien !
    Je pense que nous ne vivons pas dans le même pays… et que nous n’avons pas du tout la même définition de l’écologie ! L’écologie de la Marine, ça n’existe pas !
    Votre message me glace le sang. Vraiment.
    Ces obsessions teintées d’extrême droite sont en train d’occulter les réels problèmes (que Macron aggrave) tels que la VIème extinction de masse et le bouleversement climatique… c’est bien pratique pour ne rien faire !

  14. sergio69 says:

    Quelle déception … Vous developpez un profond sens critique mais choisissez Macron pour la présidentielle, un candidat issu du système et le perpétuerait, y compris sur le plan écologique, préparant le terrain pour le FN. Si j’apprécie l’auteur inspiré de “L’humanité disparaîtra “, j’ai beaucoup de doutes sur votre lucidité politique. L’abstention ne vous tentait pas ?

  15. martine says:

    P.P,
    ce n´est pas la première fois que cette personne pollue le blog en plaçant le lien de ce site infâme qui n´a rien à voir avec l´écologie mais avec la propagation d´idées sordides véhiculant une idéologie délétère. A chacun d´entre nous d´être vigilants face à la remontée en puissance de ce qui, en 1940, mit l´Europe et une grande partie du monde à feu et à sang. Le facisme ne meurt jamais.

  16. Laure says:

    Il nous faudra bien un président…Nous ne pouvons pas nous dire, comme quand il faut passer une épreuve scolaire ou professionnelle ou judiciaire “il y aura bien une catastrophe avant ! Avec un peu de chance, l’école ou le bureau ou le tribunal sera détruit par un incendie ou une tempête ou un tremblement de terre….” Il faudra bien y passer et il nous faudra bien voter et voir le résultat, de la même façon que les américains quand ils ont reçu le résultat de leur copie et se demandent bien maintenant comment ils vont faire pour annuler ce qu’ils ont fait…Normalement, en ce qui nous concerne, si l’on en croit les sondages, ce sera Le Pen ou Fillon ou l’un des deux autres…Et si nous nous cachons pour ne pas voir ce qui va arriver, nous aurons le choix entre Le Pen et Fillon au deuxième tour. Je suis d’accord avec ceux qui ne veulent pas voter. C’est vrai que le vote, c’est un truc mensonger. Mais ne pas voter, là, aujourd’hui, c’est prendre le risque de se retrouver dans la situation des américains et d’avoir à se dire, le jour où on verra les résultats : “Merde ! On aurait pu éviter ça…” Je n’aimais pas du tout Macron quand il était ministre de Hollande. Depuis quelque temps, je me dis “pourquoi pas Macron ?” J’ai dit ça, à mes enfants qui m’ont aussitôt traitée de macronniste. Je ne suis pas macronniste mais j’essaie d’être réaliste. En tout cas, vos arguments, cher Yves, me rassurent sur la possibilité que j’ai envisagée de voter Macron.

  17. J.Béguin says:

    Merci M. Paccalet.
    Votre analyse. correspond exactement à ce que je ressens.
    Cinq ans avec un Emmanuel Macron (même mauvais) ne causeront aucun dégât irréparable alors que quelques mois de Marine détruiront la France. Quand elle passe à la TV mon poste dégage sa haine; je la sens.
    Quant à FF, c’est véritablement dramatique.
    Merci encore pour cette belle analyse.

  18. P.P says:

    Pauvre “Sophie”… ne t’inquiète pas pour moi, j’ai les yeux bien ouverts.
    Tu écris n’importe quoi : dans quelle commune les “immigrés” sont “majoritaires” en France ? (pays d’environ 36 000 communes…), d’où vois tu que les problèmes de l’Education Nationale viendraient principalement de l’immigration ? (dans mon école, il y a 4 réfugiés mais bien plus d'”immigrés”, moi le premier si tu remontres à la 3ème génération ! Et je répète : tout se passe très bien…), où vois tu que “la société s’islamise” sinon dans la têtes de quelques obsédés rendus aveugles par leurs idées fixes ? D’accord pour dire que l’abattage rituel halal est cruel, mais tu trouves que nos bons vieux abattoirs français bien traditionnels valent mieux ? Va donc voir les vidéos tournées ces derniers mois par l’association L214 et on en reparles ! Et ça se passe dans des abattoirs qui sont sensés être les plus “propres” de tous (en milieu rural, structures de petite taille, bio, circuits courts… etc…) et c’est l’horreur absolue sans aucun rapport avec le halal ! Que du “laïque” franco-français (sauf la main d’oeuvre en partie sûrement, comme toujours dans les boulots pourris…).

    Tu parles aussi de 2500 mosquées… pour 36 000 communes donc… sans commentaire ! C’est vrai qu’il vaut mieux que la religion musulmane soit pratiquées dans des conditions quasi clandestines ou dans la rue… ce qui d’ailleurs fait mousser ton mouvement de pensée (si on peut appeler ça une pensée…) et lui provoque de sonores éructations… Il faudrait savoir ! Ah oui, vous êtes pour la suppression de l’Islam, comme Trump… d’accord, d’accord… on va aller loin comme ça !

    Je poursuis bien volontiers l’allusion à Trump (puisque tu parles d’obscurantisme… vous vous rejoignez bien sur ce terrain…) car les sites et auteurs que tu proposes ne sont rien de moins que des officines d’extrême droite et des nostalgiques de la pire période de notre Histoire nationale… et européenne (merci à Martine de le souligner ci-dessus). C’est ce que la bande de Trump appelle les sources d’information “alternatives” (salissant et dévoyant le terme alternative), c’est à dire… les créationnistes et autres révisionnistes climato-sceptiques anti-écologie, les complotistes… etc…
    Comme tu as raison de parler d’obscurantisme … mais il s’agit de ce qui caractérise ma foi assez bien ton mouvement d’extrême droite. Ce à quoi j’ajouterai volontiers le terme d’intégriste. Soit avec l’intégrisme islamiste, les deux faces d’une même médaille : celle là même qui est en train d’emporter le monde dans la violence et le chaos !

    Du sang froid, Sophie ! Reprends toi ! Remets toi à réfléchir sans R.Camus et sans les sites et mouvements que tu me demandes de consulter et que je vais surtout ignorer.
    Courage Sophie, tu vas peux-être t’en sortir !

  19. P.P says:

    Laure, ce que tu dis du mouvement abstentionniste (qui devient un mouvement tant le phénomène sera massif) est dépassé.
    Je te conseille deux choses pour mieux comprendre ce qui se passe avec ce mouvement :

    Ce livre : voter, c’est abdiquer …
    http://www.donquichotte-editions.com/donquichotte-editions/livres/voter-cest-abdiquer.html

    Et bien (re)lire cet article pour comprendre que NON ! S’ABSTENIR CE N’EST PAS FAVORISER LE FN, au contraire même… :
    https://reporterre.net/Non-l-abstention-ne-favorise-pas-le-Front-national

  20. martine says:

    http://www.donquichotte-editions.com/donquichotte-editions/livres/voter-cest-abdiquer.html

    “Voter, c´est abdiquer. Ranimons la démocratie”, tel est le titre du livre d´Antoine Peillon. Je vais suivre son conseil à la lettre et j´espère que beaucoup d´autres prendront la même décision et, doucement mais sûrement, s´exerceront à la désobéissance civile. Question de retrouver un peu de dignité. Parce que soyons sincères, on est plutôt du genre rampant. Des esclaves qui s´imaginent être libres ! Les plus dangereux !

    “Les esclaves heureux sont les pires ennemis de la liberté ”
    Maria von Ebner-Eschenbach

  21. martine says:

    “Hannah Ahrendt – Du devoir de la désobéissance civile” sur Arte + 7
    Une belle source d´inspiration si on désire s´élever au-dessus de l´argumentaire nauséabond avancé par certains pour semer la peur et attiser la haine.
    http://www.arte.tv/guide/fr/053331-000-A/hannah-arendt-du-devoir-de-la-desobeissance-civile

  22. mdt says:

    Hannah Ahrendt n’avait aucune prétention si ce n’est que de décrire et on ne peut que déplorer que ça décrit bien notre société actuelle, parce que celle ci n’a pas beaucoup évolué intellectuellement.

  23. P.P says:

    Sophie, rien de grave, au contraire, je pense qu’ Yves Paccalet refuse ce que d’autres acceptent comme des carpettes (ce qui ne finira jamais de m’étonner), à savoir, que son blog serve ne serait-ce que d’un pouce, à contribuer au succès de ton mouvement d’extrême droite. Ceci au nom d’une pseudo liberté d’expression qui est en réalité le droit que certains s’arrogent à passer notre société entière au lance-flamme à cause de leurs obsessions et de leur problème identitaire aigüe.

    Alors stop, va faire ça ailleurs, au moins c’est clair.
    C’est son blog, il est chez lui ici, Yves à le droit élémentaire de ne pas laisser ce que l’on fait de pire idéologiquement s’y exprimer avec haine.
    Cela n’a strictement aucun rapport avec quelque stalinisme que ce soit.
    Au contraire, cela s’appelle une volonté de protéger la démocratie !

    Assimiler Yves à un stalinien, il y a de quoi mourir de rire… vous ne reculez devant rien …tout en servant le discours stéréotypé et à côté de ses pompes de l’extrême droite… quitte à tomber à plat…

    Essayez de penser par vous même, Sophie, vous avez pourtant le prénom idéal pour cela, faites lui honneur, pas horreur ! ;-))))

  24. P.P says:

    Sophie, aucun “formatage” chez moi, aucune soumission à quelques “pensée unique” que ce soit (je suis un pratiquant de la désobéissance civile professionnellement, si ça peut te donner une idée de mon niveau de soumission…) …non, je te parle simplement de ce qui se passe VRAIMENT autour de moi et dans notre pays, de notre VRAIE vie, et non pas, justement, de celle qui est formatée (pour reprendre ton terme) par “le” mouvement d’extrême droite qui prospère actuellement sur les décombres d’une Vème République déliquescente… (là, je mets dans le même panier -et je l’assume ! – tout ce qui est extrême droite, du FN à Zemmour, en passant par les sites que tu recommandes et donc, par TES idées, il va bien falloir que tu te l’avoues un jour…).
    Voilà une autre personne qui parle de ce qui se passe réellement et là, justement, l’extrême droite, COMME les islamistes, sont responsables et coupables, et puisque tu es enseignante, ça se passe justement à l’école, au lycée plus exactement… :

    http://www.bondyblog.fr/201703140755/circulaire-pour-interdire-controle-policier-sur-des-eleves-en-sortie-scolaire/

  25. martine says:

    mdt,
    n´ayant lu que trois des ouvrages de Hannah Arendt, je ne suis pas qualifiée pour analyser sa pensée. Malgré cela, j´ai eu le sentiment que cette femme exceptionnelle ne se contentait pas de décrire mais qu´elle menait un travail de réflexion intense, avec une acuité d´esprit tout à fait remarquable. Le peu que je connais de ses écrits m´a aidée à mieux comprendre l´émergence et l´évolution de certains phénomènes qui gangrènent nos sociétés post modernes.

    Pourtant, ce n´est pas elle que je citerai pour illustrer ce qui caractérise notre époque, mais Cavanna, dans une “Lettre ouverte aux culs-bénits”, 1994
    “Dans les périodes d´inquiétude générale, l´animal humain perd les pédales, rejette – plus encore qu´à l´accoutumée – les arguments de sa raison et plonge à corps perdu dans les tentations de l´irrationnel rassurant et exaltant. La crédulité s´engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne.”
    On sait ce qui s´est passé après le désastre économique et social de la république de Weimar !

    L´heure est grave et chargée de menaces quand les émotions incontrôlées anéantissent la force et la liberté de la réflexion.

    Bon, ces mots de Hannah Arendt que j´ai fini par retrouver :
    “C´est dans le vide de la pensée que s´inscrit le mal” (Tome trois des Origines du totalitarisme).
    Aujourd´hui, on est en plein dedans !

    PS Comme les Hollandais comptent les bulletins de vote manuellement, il va falloir attendre plusieurs jours avant de savoir si l´hystérie grand-guigniolesque entretenue par l´extrême-droite néerlandaise aura occis la raison.

  26. taotaquin says:

    Cher Yves,

    je me rappelle vous avoir parlé du Revenu Universel sur ce blog.

    Vous étiez pour.

    “Je ne suis pas socialiste”, a dit Macron. Lequel prêche la Croissance et la Compétitivité.

    Vous écrivez des livres qui prônent la décroissance et vous descendez les rapides après avoir fait trois fois le tour du monde en avion.

    L’homme est un animal paradoxal, avouez-le.

    Bon débarras !

  27. FRANCK says:

    Quoiqu’il ressorte à l’heure où nous en somme de ces hasardeux calculs de campagne(“Toxique…”), qu’est-ce qu’on peut bien changer à l’avenir, face à la “Guerre du tous contre tous” qui ne cesse de s’accélérer à se jour, tel l’eau en phase de disparaître dans le siphon d’un vieux lavabo qui à servi “accessoirement” à notre pénible et “irrésolue évolution”???… Plus le monde avance à sa perte,(Essentiellement par son incapacité à réguler sinon adapté son archaïque agressivité…), plus le comportement de nos concitoyens se résume à un un misérable et inconsolable “Sauve qui peut” de rigueur. Il n’y a aucune raison que tel ou tell(e) élue change la donne. Et Macron m’insupporte au plus haut point par son côté “Péteux” encore juvénile. Cela-dit, je comprend amplement votre pragmatique raisonnement, qui je l’espère (“Toute honte bue”), mais sans moi, sera “salutaire”:( -“Monsieur le bourreau, encore un peu, etc….”)

  28. Julien says:

    Cher Yves, “L’humanité disparaîtra bon débarras” et la “Sortie de secours” que vous nous préconisez est pire ! M. Macron ne nous fera pas sortir, il nous enfoncera dans sa mégalomanie forcenée en se pressant, au moindre accroc, de mettre en pratique l’article 16 de la Constitution… pour le bien de tous bien entendu (après tout il ne serait pas le premier dans notre Histoire) !! Je n’ai jamais voté – ce qu’on appelle à droite – étant gaucher par nature ou naturellement, si vous préférez, et mon “souverain précepte”, comme disait Montaigne, fait que je m’y conformerai au 2ème tour soit en votant blanc (même si hélas le vote blanc n’est pas comptabilisé) soit en allant marcher… au vert, le nez au vent en souhaitant qu’il ne tourne pas à la tempête.

  29. martine says:

    Yves,
    dans un commentaire perfidement placé tout au début (pour que vous ne le découvriez pas tout de suite), la personne nommée Sophie vous traite de crétin et d´écologiste de pacotille. Ce qui démontre, si besoin en était, l´admirable niveau intellectuel de cette pauvre femme.
    Ne vous en offensez pas, c´est trop vil. Et comme l´a écrit Jean Cocteau, “Qui s´affecte d´une insulte, s´infecte”.

  30. martine says:

    La campagne présidentielle sabotée par les mésanges bleues ! Ah ! Si cela pouvait être vrai ! Ce serait une première 😊!
    https://reporterre.net/Le-jour-ou-la-France-sera-sans-president

  31. Julien says:

    Cher Yves et toutes et tous,
    A peine un mois avant ces Présidentielles de m… e ! Je ne voterai pas à droite mais où est la gauche ?? Hamon, Mélenchon en sont de bien piètres représentants et c’est navrant. En revanche, la droite, pour ne pas dire l’extrême-droite, est super représentée : Le Pen, Fillon, Macron, le “chéri” (style Colette : si on a le temps, se re-pencher sur “Le Blé en herbe” et “Chéri”) : ce petit ” chéri” de l’intelligentsia qui monte, monte un peu à la Badinguet de façon sournoise en se disant républicain… Quelques lignes (essayez de les lire jusqu’au bout) extraites du blog d’un “ami” concernant un pan de son programme (ah oui c’est vrai ! les fonctionnaires abusent et sont les grands profiteurs de notre système social !!) :

    ” Les retraites selon Macron
    Lorsque Macron affirme que « pour un euro cotisé, chaque personne touchera le même montant de pension », il propose un système de comptes « notionnels », donc de capitalisation, d’assurance, chacun devant alimenter un compte personnel pour plus tard. La pension devient le résultat de l’épargne individuelle pendant toute la vie active et non plus la suite du dernier salaire du fonctionnaire ou des meilleurs salaires du privé.

    La retraite selon Macron, c’est la fin des solidarités. Par ailleurs, il fait disparaître les maternités, le chômage, la précarité, les pensions de réversion.

    Cette forte régression sociale a incité des pays à modifier les règles pour maintenir un peu de solidarité, avec un abondement du capital virtuel par l’État. Pour la réversion, les retraités ont le choix entre toucher toute leur pension ou accepter d’en avoir moins pour que le veuf ou la veuve ait droit à une réversion.

    Macron entend calculer les retraites non plus sur le dernier salaire ou les meilleures années, mais sur l’ensemble de la carrière, ce qui pénalise la précarité, le temps partiel imposé, le temps chômé.

    Les salariés devront inévitablement repousser l’âge de départ en retraite.

    Aujourd’hui, un salarié peut calculer, grosso modo, le montant de sa pension en prenant en compte son salaire et la durée des cotisations. C’est ce qu’avait pu faire, par exemple, la grand-mère chérie de Macron, enseignante vraiment de gauche. Après l’élection d’Emmanuel, les cotisations seront fixées une fois pour toutes, la variable d’ajustement pour équilibrer les comptes étant le montant total des pensions.

    Une fois le système en place, comme en Suède par exemple, il ne sera plus possible d’y toucher, en d’autres termes de revendiquer des améliorations. “

  32. Julien says:

    Sincèrement, Yves Paccalet, à propos de Boris Vian, la ressemblance ne frappe-t-elle que pour soutenir l’argumentation ? Je ne pense pas que M. Macron aille “cracher sur les tombes”, il les réouvrirait plutôt pour mieux en exhumer le passé. En outre, il n’a pas grand chose du “déserteur” mais beaucoup du valet de “messieurs les grands” de la finance. Excusez-moi, je suis déçu, l’auteur de “L’Humanité disparaîtra” me semble quelque peu s’être éloigné ! Est-il à réprouver, face à une telle avalanche de candidats, de voter blanc ou nul ? Et voter Poutou ?

  33. martine says:

    En complément du lien de mdt :
    http://www.liberation.fr/france/2017/01/01/le-pic-de-pollution-qui-etouffe-la-vallee-de-l-arve_1538438

    Habiter dans ce coin superbe, c´est comme vivre au bord du périphérique !

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