
14 août 2006
Bonjour, mes amis, dont je ne sais même pas combien (ni qui) vous êtes !
Deux jours entiers sans écrire ici : c’est long! Mais j’ai une excuse : j’ai marié l’un de mes fils, Thomas, à la fille qu’il aime : Meriem, une Québécoise. Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont biologistes, ils étudient la vie presque autant qu’ils la savourent.
En tant qu’adjoint au maire de ma commune, j’ai passé l’écharpe tricolore. J’ai lu les articles du code civil qu’il faut lire, j’ai demandé leurs consentements et, après les avoir entendus (distinctement et séparément, c’est la loi), je les ai déclarés unis par le mariage.
D’ordinaire, je bafouille rarement en lisant. Là, avec des texte pourtant simples, ça m’est arrivé plusieurs fois. Certaines mauvaises langues, dans l’assistance, ont mis ces hésitations sur le compte de l’émotion…
Je suis adjoint au maire, oui. Adjoint à l’environnement, dans la petite commune de Bozel (Savoie), et je compte bien mettre au service de la communauté les quelques connaissances que j’ai pu accumuler depuis trente ans sur les sujets écolos qui me passionnent. Ce n’est pas la première fois que je me fais élire (à la base…). Je ne veux pas demeurer un pur et simple donneur de conseils ou de leçons. Je veux frotter mes belles idées et théories à la désagréable rugosité du quotidien. Tenter de voir ce qui fonctionne et ce qui n’est qu’inaccessible utopie.
En plus, cela me permet de marier mes enfants! Je leur transmettrai les diverses bises, félicitations, voeux de bonheur et autres gentillesses que vous ne manquerez pas de leur adresser.
Et vous réfléchirez avec moi sur les passages de mon bouquin L’Humanité disparaîtra… où je m’interroge sur les raisons qui m’ont poussé à faire des enfants, voici presque trente ans, alors que j’avais déjà les mêmes graves interrogations qu’aujourd’hui sur l’avenir de notre espèce…
Allez, je vais resservir à tout le monde un peu de vin de Savoie bien frais ! Trinquons à la vie et buvons à l’amour…
NB. Ci-dessus, le lis turban, ou pompon, Lilium pomponicum (Alpes-Maritimes).
Publié dans la catégorie paccalet par Yves Paccalet le 14 août 2006.

11 août 2006
Bonjour, les amis !
Un petit mot, ce matin, juste pour vous inviter à réfléchir sur cette phrase du philosophe français matérialiste du XVIIIe siècle Julien Offray de La Mettrie (Oeuvres philosophiques), que j’ai placé en exergue de mon Humanité disparaitra… :
« Je déplore le sort de l’humanité d’être, pour ainsi dire, en d’aussi mauvaises mains que les siennes. »
Devoir de philo du jour – que dis-je ? du siècle ! : « Est-il encore possible de résoudre le paradoxe de La Mettrie ? »
La récompense s’appelle la survie du genre humain. Bonnes pensées, La Mettrie avec nous !
Publié dans la catégorie philosophie par Yves Paccalet le 11 août 2006.

10 août 2006
Oui, voilà, c’est ce livre-là, L’Humanité disparaîtra, bon débarras !, celui que je portais depuis trente ans, et que j’ai osé commettre au printemps 2006 !
Certains se sont offusqués que je sois aussi sévère envers mon espèce. Mais comment faire autrement? Où trouver le plus petit fragment d’optimisme à se mettre sous la dent?
J’essaie, néanmoins. J’écris la suite, une réponse à moi-même pour laquelle j’ai besoin de vos idées, suggestions, engueulades et encouragements.
Si les petits cochons ne me mangent pas, ça sortira en janvier 2007, et ça s’appellera (sans garantie pour le moment) : Sortie de secours.
Avant extinction…
Bien à vous tous,
Publié dans la catégorie philosophie par Yves Paccalet le 10 août 2006.

10 août 2006
Nous sommes en pleine guerre, comme toujours. Je devrais dire, au pluriel, « en pleines guerres ».
L’humanité est décidément l’animal le plus agressif qui ait jamais existé depuis l’origine de la vie sur la Terre, non seulement à l’encontre des autres espèces, mais aux dépens de la sienne. Regardez-les s’étriper, Israël, le Hezbollah, le Hamas et les autres. Voyez-les ne jamais laisser entrevoir le moindre petit coin de ciel de paix. Observez de quelle façon les faucons des deux camps réussissent toujours à rallumer la violence : et vous aurez un exemple de ce qu’incarne l’espèce humaine. L’homme, ce grand singe intelligent – vanité des vanités ! – se qualifie lui-même de « sapiens » – « sage » !
Je dis, depuis trente ans, que les deux fluides stratégiques de notre époque (le pétrole et l’eau) causeront les pires guerres au XXIe siècle. Exemple : le plateau du Golan, le château d’eau d’Israël et de la Palestine, constitue l’enjeu majeur de la guerre que j’évoque ci-dessus.
Autre exemple : les derniers massacres entre Tamils et Cinghalais, au Sri Lanka, avec assassinat (une balle dans la tête pour chacun) d’un groupe d’humanitaires d’Action Contre la Faim (ACF) : l’enjeu était la prise de contrôle d’un barrage sur une rivière…
Lorsque, pour le pétrole, l’eau et quelques autres signes de richesse et de puissance, nous aurons déclenché la guerre nucléaire mondiale, y aura-t-il des survivants? Je rappelle ce qu’un rescapé d’Auschwitz disait : « Ici, les survivants ne sont que des sous-vivants ».
Passez une bonne journée, aimons-nous les uns les autres.
Publié dans la catégorie écologie par Yves Paccalet le 10 août 2006.

9 août 2006
Bonjour, cher lecteur (« mon semblable, mon frère », disait Baudelaire)!
J’ai commis récemment, chez Arthaud, un essai provocateur et jubilatoire que j’ai intitulé : L’Humanité disparaîtra, bon débarras !
Le livre a fait un peu de bruit. On m’a demandé d’en continuer le propos d’une autre façon, en tenant un blog. Nous y voici. Humour noir exigé pour entrer…
J’ai bien l’intention de continuer à proclamer que nous ne durerons pas longtemps, même si je ne désespère pas à 100 % de notre espèce. Mais une chose est sûre :si nous continuons de la sorte, nos risques statistiques de disparition sont bien de 100 %.
Saurons-nous chercher et trouver l’indispensable nouvelle utopie? Je m’y emploie, en rédigeant en ce moment, une réponse à moi-même, que j’appelerai (peut-être) Sortie de secours.
Comme je n’ai pas la science infuse, j’en appelle au peuple des désespérés dans mon genre : d’après vous, que faire ?
Les solutions ne peuvent être que démocratiques. Et humoristiques ! Sinon, où serait le plaisir ?
Je vous retrouve trés vite pour que nous parlions ensemble de l’incommensurable bêtise humaine.
Sur la photo, le sabot-de-Vénus, Cypripedium calceolus. Savoie.
Publié dans la catégorie écologie par Yves Paccalet le 9 août 2006.