Antarctique, chenal de Lemaire
2 février 2007
« Levez-vous vite, orages désirés ! » disait Chateaubriand…
Chaos climatique et poétique à la fois. Enfin, ça s’agite… Un front nuageux d’opinion se compose. Le climat de la Terre préoccupe enfin le peuple et ceux qui le dirigent. Le ciel va nous tomber sur la tête, comme le croyaient les Gaulois, et cela nous inquiète. Il n’est que temps. Je cherche à me remémorer la date du premier article que j’ai écrit sur la menace atmosphérique. C’était dans un des premiers numéros du Calypso Log, le journal que je dirigeais dans les années 1981-1990, quand j’étais le « bras droit du commandant Cousteau ». Il y a plus d’un quart de siècle…
Je me demande, tandis que paraît le nouveau rapport du GIEC et que le président Jacques Chirac parle de « révolution écologique », combien de temps nous continuerons à dormir sur notre confort automobile et pétrolier. Je m’interroge sur notre capacité individuelle et collective à consentir les efforts indispensables pour échapper au pire. Je crains que nous n’agissions jamais que lorsque la Terre nous donne un solide coup de pied au cul.
Je suis en train d’écrire un texte sur Samivel, écrivain et dessinateur que nous redécouvrons aujourd’hui, et qui nous offrit des aquarelles inspirées (dans l’esprit de Chu Teh) et des textes à la gloire de la belle nature.
Je vous livre deux pensées de cet auteur :
« Il faut beaucoup de brins d’herbe pour tisser un homme. » (Commandements du parc national de la Vanoise)
« Les chemins durent en moyenne beaucoup plus longtemps que les empires. » (Le Fou d’Edenberg)
J’ajouterais que le but importe peu : c’est le chemin qui compte. Je vous embrasse.

Bonjour Yves,
J’ai dévoré « l’humanité disparaitra, bon débarras » que je n’ai pas pu lacher avant la dernière page. J’attends avec impatience « sortie de secours » dont j’ai entendu l’annonce par Denis CHEYSSOUX, sur CO2 MON AMOUR.
Je travaille à la DDE, depuis les années 80, et pour la première fois nous est proposé des formations « Développement durable ». La prise de consience écologique me semble plus importante aujourd’hui qu’après le premier choc pétrolier des années 75, prise de consience qui était alors retombée comme un soufflé.
Alors ces préoccupations environnementales arrivent peut-être un peu tard et les bonnes volontés politiques ne résisteront peut-être pas à l’après présidentielles, mais il ne faut pas lâcher l’affaire car si « lorsque l’on se bat, on n’est pas sur de gagner, lorsque l’on ne se bat pas, on est sur de perdre ».
Bonne continuation.
Patrice ANDRE (Tincavais par ma mère)
bonjour yves paccalet,
Organisez-vous des conférences à paris/ile de france svp ?
avez-vous une adresse mail svp ?
d’avance merci,
valérie
Pour Patrice,une forme de réponse…
Depuis quelques temps, le monde de l’environnement est en effervescence: pacte écologique de Nicolas Hulot, forum de Davos, rapport du GIEC, parution de « Comment les riches détruisent la planète », tout laisse à croire que la Terre a le vent en poupe. Un souffle régénérateur va balayer misère, pollution et faire place au nouvel ordre mondial, juste et harmonieux. Une prise de conscience globale se fait jour. En fait, du vacarme pour de la poudre aux yeux, un capharnaüm où se mêlent et s’emmêlent, comme jamais, les hordes habituelles de guignols avides, politiciens, philosophes, religieux, experts de tous poils, servis par les médias complaisantes. Brouhaha pour un mirage de plus jeté aux foules endormies. « Ensemble, construisons un futur équitable! » Chanson connue, usée. Mensonge séculaire dont le succès pourtant reste assuré, bien que l’on sache, depuis des siècles précisément, que les marchands du Temple ne partagent jamais, mais accumulent toujours, encore et encore, habités d’une seule obsession: le « retour sur investissement », leitmotiv de la loi implacable et criminelle qui marque leur unique horizon.
La suite ici:
http://www.rivages-interieurs.net/home/eco.html
Troisième paragraphe.
Cordialement,
Gilbert.
bonjour,
c’est un vrai bonheur de vous entendre sur co2 mon amour
je n’ai pas de site. je vous ai écouté sur france inter, je ne vous connaissais pas mais se que vous avez dit me touche car à ma petite échelle je fais des gestes quotidiens comme le tri et le composte l’électricité avec des ampoules basses consommations, de manger le plus « naturel » possible. A quand des émissions comme co2 mon amour sur la télé sachant que la plupart des personnes la regarde! l’écologie oui mais pas enenvoyant des infos entre deux portes des émissions qui se placent et apportent des réponses concretes pour le consommateur « pauvre » en infos merci je suis sur que celà passerai bien des personnes ne croient pas et ne voient pas dans leur quotidien de changement. Obligation de construire des batiments avec des materiaux sains et de de l’énergie propre et moins chere qui appauvrie encore plus les ménages celà est du vrai social. Allez les politiques bougez arretez vos discours. merci
Bonjour,
une façon d’agir est de m’aider. Andrew Mc Killop, grand spécialiste de l’énergie m’a rejoint, mes voisins me rejoignent les uns après les autres, les élus écologistes de ma ville sont en train de me rejoindre et demain le maire qui a une réputation détestable en matière d’écologique va me rejoindre aussi. Il va enlever les obstacles municipaux pour pouvoir permettre de planifier des investissements de survie qu’il faut mettre en place immédiatement. Ensuite, des centaines de milliers de gens quitteront le système de production, partout en France pour s’occuper d’infrastructures locales productrices d’énergie et de nourriture. La grande majorité des gens nous rejoindra quand le ciel lui tombera sur la tête. Mais nous serons prêts…
Cela ne sert plus a rien de répéter inlassablement les mêmes lamentations inspirées par l’impuissance. Il faut planifier, visualiser l’avenir et rassembler tous ceux qui sont prêts à laisser le matérialisme derrière eux pour sauver leur vie. Agir c’est cela.
C’est ma vision.
Ravie d’apprendre la sortie d’ »issue de secours », il n’était vraiment pas possible de demeurer sur un constat d’échec aussi terrifiant de l’humanité…Remontons nos manches et avec Yves Paccalet,sauvons notre planète !
Certains jours, l’espoir.
Le plus souvent, le désespoir et la consternation…
Idem avec ceux qui m’écrivent ou qui parlent entre eux : les optimistes et les pessimistes se succèdent, souvent dans le même individu…
L’humanité est sur le fil du rasoir. Le combat entre la passion de posséder et de dominer d’une part, et la raison solidaire de l’autre, reste incertain. Jusqu’à ce jour, les tendances agressives, égoïstes et ravageuses de notre espèce l’ont emporté sur ses élans altruistes, esthétiques, amicaux, spirituels ou amoureux.
La bataille n’est peut-être pas terminée. L’issue est indécise. Mais, jusqu’ici, la non-violence et le désir de partage ont perdu…
reforme impossible pour notre socitét, revolution possible pour l’humanité.
J’ai lu avec interêt votre livre.
Au constat que nous impose le primat toujours grandissant de l’économique sur l’humain et à la lecture de nombreux scientifiques et socilologues, n’en arrive-t-on pas à la triste conclusion à laquelle Th. Adorno, philosophe allemand de l’Ecole de Frankfurt, était arrivé en 1956, losqu’il écrivait ses lignes : « les hommes assistent à la destruction de ce monde par une totalité qu’ils constituent eux-mêmes et sur laquelle ils ne peuvent rien ».
La réforme de notre société, par quelque mouvement que ce soit, est illusoire. La réforme est de l’ordre de l’impossible, l’Histoire nous l’enseigne. Science, Progrès et Technique représentent la Trinité de la religion intégriste de notre société.
La Nature se doit d’être domptée, purifiée voir même recrée par les feux du Progrès. Ne peut-on pas créer de nouvelles espèces…
Les termes de développement durable, écologie politique, sont là pour masquer les destructions toujours plus massives perpétuer par la volonté de puissance humaine et la technologie qui lui donne force et puissance.
Grande braderie, tout doit disparaitre pourvu qu’on puisse en tirer un profit immédiat.
Les espèces disparues et à disparaitre ne sont qu’une des innombrables pièces d’un puzzle apocalyptique qui se profile pour les décennies à venir.
Erosion des sols, destruction des forêts primaires, fonte des calottes polaires, modifications de la circulation thermohaline océanique, boulversements climatiques, déplétion des stocks halieutiques, blanchiment des récifs coraliens, pollutions…Les victoires de la civilisation industrielle semblent être obtenues au prix de la déchéance et de la dissolution de la nature et de nous-mêmes.
Certains écrivent que l’Histoire jugera nos actes présents, encore faudrait-il qu’il y ai des hommes pour écrire l’Histoire au 21ème Siècle. La sixième extinction est en route. Nous en sommes le moteur. Nous en serons certainement l’une des victimes.
Avec la bombe H, les temps de la Fin ont commençé pour notre espèce et son environnement.
Le cortège des innovations techniques qui l’ont précédée et suivie n’ont fait qu’accélérer la déchéance de l’Homme et des splendeurs qui l’entourent.
Nous commençons à ressentir les premiers signes de ce que sera la survivance de nos enfants. Ils oeuvreront pour que ce ne soit pas la fin des temps.
Agir et penser aujourd’hui leur permettra de le faire aussi en tant qu’homme demain et non en tant que barbare et ainsi préserver la Liberté et la Beauté dans ce monde.
Amicalement
CANTAT Christophe
Nous sommes une association de promotion de l’écologie au quotidien. Nous organisons chaque année un salon de l’écologie (le 19ème) en octobre. Nous souhaiterions inviter Yves Paccalet pour animer une conférence sur ce salon. Comment pourrions nous le joindre (tél?Email?)
Merci de bien vouloir répondre à ce message.
Salutations écologiques.
Pascale
Bonjour, je me permets de venir vous parler de SHARKWATER, un éco-documentaire sur les requins qui sortira en salles le 9 avril 2008 chez mk2.
Rob Stewart, le réalisateur, sera à Paris le 21 et 22 novembre prochains pour des rencontres avec la presse avant de se rendre à Brest au Congrès de l’European Elasmobranch Association (où le film est présenté le vendredi 23 novembre).
A l’occasion de son passage à Paris , nous organisons trois projections du film :
le vendredi 16 novembre à 13h chez mk2 (55, rue traversière-75012 paris)
le lundi 19 novembre à 18h chez mk2 (55, rue traversière-75012 paris)
le jeudi 22 novembre à 9h au mk2 beaubourg (50, rue rambuteau-75003 paris) suivie d’un débat avec Rob Stewart
Quelques informations sur le film:
Synopsis
Depuis l’enfance, Rob Stewart se passionne pour les requins. À tel point qu’il est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leurs mystères et déconstruire le mythe du requin mangeur d’hommes. Ce mythe, entièrement fabriqué, serait selon lui responsable de l’indifférence qui entoure, un peu partout dans le monde, le massacre de la population de requins à des fins commerciales. Du Costa-Rica aux Îles Galapagos en passant par le Guatemala, Stewart et l’équipage de l’activiste des mers, Paul Watson, tentent de mettre en échec les braconniers à la solde de mafias asiatiques soutenues par des gouvernements corrompus. Il y va de l’équilibre écologique de la planète. À la fois document militant et acte d’amour envers les requins, entre scènes d’une extrême violence et d’autres d’une grande beauté, Sharkwater de Rob Stewart plaide pour l’urgente sauvegarde des requins.
Présentation de Rob Stewart
Rob Stewart est né à Toronto au Canada. Photographe animalier, il capture tout ce qui à trait à la nature mais son domaine de prédilection reste le monde sous marin.
Il commence la photographie sous-marine à l’âge de 13 ans et devient professeur de plongée à 18 ans, après une licence en biologie à l’université de Western Ontario. Il étudie également la biologie marine et la zoologie au Kenya et en Jamaïque. Rob Stewart voyage ensuite autour du monde pendant 4 ans en qualité de photographe en chef pour le magazine Canadian Wildlife Fédération et a à son actif des milliers d’heures de prises de vue sous l’eau en utilisant les technologies les plus avancées.
Son travail sous l’eau et sur terre a été publié dans différents médias : BBC Wildlife, Asian Diver, Outpost, magazine GEO, Discovery Channel…
pour plus d’informations et de nombreuses images, le site du film : http://www.sharkwater.com/
j’aimerais savoir quand Y.Paccalet fera une nouvelle conférence à Bozel ou dans les environs proches, car j’ai manqué la dernière!
Merci
MCGervais
J’ai eu le plaisir de vous entendre dire dans l’émission ‘C dans l’air’ qu’une solution importante à la pollution est d’agir en amont. C’est ce que nous tentons de prôner à l’Université du Sud-Toulon-Var. En cela, nous aimerions que vous nous rejoigniez lors d’une conférence en Novembre. Comment pouvons-nous vous contacter pour obtenir un appui dans nos actions et communications pour sauvegarder à notre niveau la méditerranée.
Bien cordialement
Delphine van Hoorebeke
C’est vraiment magnifique. Point par point ce que je pense de ca monde. MAGNIFIQUE.