
23 février 2007
Les amis, bonjour !
J’avais craché mon venin dans « L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! »
Aujourd’hui, vendredi, paraissent quelques-unes de mes solutions : »Sortie de secours ». Pour que mon espèce continue sa fascinante aventure… Aucune n’est aisée. Aucune ne se pourra pratiquer sans de grands efforts individuels et collectifs. Tout cela m’amuse et m’inquiète en même temps. Nous n’avons aucune envie de modérer nos pulsions de territoire et de domination. Mais cela nous est désormais indispensable !
Choisirons-nous la vie ou la mort ? L’humanité a presque toujours opté pour le pire. L’Histoire entière le montre. Aujourd’hui, il nous faut l’exception !
Bon courage, Homo sapiens vulgaris !
cher Monsieur Paccalet,
je viens de vous découvrir. J’écoute chaque semaine Co2 mon amour sur france inter, et, la semaine dernière, vos propos m’ont touchée. J’ai acheté « L’humanité disparaîtra », et je ne m’en remets pas. Certes, je sais, du moins je pressens, ressens tout que vous dites. Mais vos connaissances en matière scientifique, et la connaissance des chiffres qui font peur, je ne les avais pas.
J’adhère à votre réalisme honnête et a-moral, et j’admets, après vous avoir lu, qu’il n’y décidément pas d’espoir. Ce qui ne veut pas dire qu’il y ait du désespoir… Non, je ne veux pas désespérer, si du moins je n’espère pas. Simplement je ne veux pas contribuer à la marche du monde, je veux au contraire m’en retirer, autant que cela puisse se faire lorsqu’on est prof, qu’on a 25 ans, et qu’il faut vivre…
Je fais, et ferai encore plus, mon possible pour ne pas contribuer à notre suicide, et j’inciterai mes proches à freiner leur frénésie consommatrice, sans relâche.
Je voulais vous dire que votre livre a provoqué en moi une prise de conscience ; je vous en remercie et vous salue.
Bravo pour le premier, je vais lire celui là c’est certain.Votre vision planétaire dérangera trop la pléthore d’égoïstes un peu partout dont le crédo imbécile est bien sûr… »la société et sa technologie trouvera des solutions… !?! » et hop …Circulez ya rien à voir !Qu’importe, la decroissance chère également à Jacquard fait partie de mes valeurs et de mon action quotidienne…! Merci.
Bonjour,
Je viens d’écouter l’émission de mathieu vidard sur inter, et je me disais qu’il fallait sans doute du courage pour aller vendre ses bouquins à une station de radio devenue assez médiocre dans l’ensemble(c’est mon avis).Mais il paraît que vous passez aussi à la télé.Espérons que ce soit un peu utile.
Il y a un sujet sur lequel vous n’avez pas pu développer ( temps d’antenne limité oblige), c’est celui des OGM.
Je n’ai pas bien saisi quelle était votre position là-dessus.Comment peut-on être pour la décroissance et pour les OGM ? Certes, vous semblez être opposé à la culture en plein champ, mais pour un temps seulement. Comment accepter, idéologiquement, les organismes génétiquement modifiés, quand on est amoureux de la nature comme vous l’êtes ?
Les cultures en plein champs ne sont-elles pas interdites ? Dans ce cas, comment ne pas soutenir les actions des faucheurs volontaires ?
Je ne suis pas scientifique, mais ce qui me fait peur avec les OGM, c’est que certes, la majorité des français est à prioiri « contre », sauf que s’ils sont contre c’est quasiment uniquement par peur de choper le cancer ou je ne sais quelle autre maladie. Pareil pour les produits bio : la plupart des gens
ne retiennent que l’argument « santé » (encore du marketing). C’est s’éloigner de l’essentiel, c’est-à dire la nature…Je crois que la plupart des gens n’en n’ont rien à foutre de tout cela. La plupart des consommateurs de produits bio sont citadins, et quand je vois le nombre de plats préparés ou autres frites surgelées « bio » dans les magasins type biocoop, ça me fait mal au coeur. On ne veut surtout pas changer nos habitudes. Si on consomme bio, c’est juste par peur de mourir, c’est juste parce-qu’on a ce besoin de se purifier sans faire trop d’efforts.
Mais bon je m’éloigne du sujet.
Le jour où on dit que les OGM sont « gentils », tout le monde sera rassuré et alors, on n’en aura plus rien à foutre que monsanto gouverne l’agriculture ?
J’aimerais bien avoir votre avis sur la question.
Malheureusement, l’homo est plus vulgaris que sapiens, non?
Bonjour.
Où et comment peut-on se procurer votre livre (avant la fin du monde si possible) ?
Merci par avance.
INVITATION
Bonjour,
J’ai eu la chance de pouvoir vous entendre, vous connaître et apprécier ce que vous disiez hier sur France-Inter.
Il y a en effet urgence. Un changement radical devra se produire si nous voulons éviter le pire.
Il nous faut préparer ce changement qui ne pourra se faire que par une prise de conscience individuelle et collective, de gré ou de force.
Nos intérêts étant convergents, il m’a semblé que vous pourriez être intéressé par la démarche et les réflexions du collectif du Dialogue Citoyen auquel je vous invite à participer.
DIALOGUE CITOYEN http://dialogue-citoyen.blogspot.com/
Bien cordialement et à bientôt, j’espère.
Jean-Paul OZANON
J’ai lu avec intérêt votre précédent livre, je me disais bien que notre savoyard ne pouvait pas s’arrêter à ce constat terrifiant, j’ai hâte de lire sortie de secours…J’habite Bourg St Maurice et aimerais avoir votre adresse mail. Merci d’avance
Hier soir dans « Envoyé spécial » un reportage sur les esclaves de FIRESTONE payés 25€ par mois pour que nous ayons de jolis pneus pour nos belles voitures… 25€, soit plus de 50 fois moins que notre salaire moyen français, et dans quelles conditions de travail, et de logements, et encore au Libéria ils font presque figure de privilégiés, c’est tout dire… Mais tout ça on le sait depuis longtemps dira t’on, qu’est-ce-qu’on peut y faire ? Le monde est ainsi fait « ma pôvre dame », et puis les « derniers seront les premiers » parait-il!
Seulement moi, je commence à en avoir sacrément raz le bol de tout ça, et ça me deviens difficile de me regarder tout les matins dans la glace de ma salle de bains coquette, et de partir au boulot au volant de ma voiture bien chaussée pour aller gagner ma bonne pitance grace à un petit salaire beaucoup plus confortable que ceux qui bossent à pas plus de 1500 km de chez moi, le tout sans pas plus d’état d’âme que ça!
J’ai commencé à entendre parler de décroissance, il n’y a pas si longtemps que ça, et finalement au fil du temps l’idée que l’on « peut y faire quelque chose » me grignote le cortex…C’est sûr, il faudra renoncer à l’exaltante perspective du « toujours plus » dans nos paniers de consommateurs avides d’inutile, mais de toute façon à continuer comme ça, tout finira par exploser. Alors si nous occidentaux, nous acceptions enfin de partager cette bonne vieille planête plutôt que de nous l’approprier sans vergogne, perderions nous autant que ça? En tout cas beaucoup moins que ces patrons de multinationnales qui continuent à s’enrichir en faisant crever les 3/4 de la planête,tout en s’appuyant sur le 1/4 qui reste en lui faisant croire au possible de toujours plus de croissance.
Yves Paccalet, je vous ait découvert sur France Inter, heureusement qu’il y a des gens comme vous! Merci.
Monsieur,
Je vous ai écouté sur France Inter hier. Bravo et merci pour vos propos réalistes et courageux. Le cerveau primitif continue de gourverner les hommes, à croire que le cortex ne leur sert de rien. Je pense comme vous que la croissance n’est pas inéluctable et qu’il est temps d’empoigner énergiquement la question du partage équitable des ressources et de leur exploitation. Je me réjouis de lire votre livre. Et s’il faut être utopiste, soyons nombreux à l’être tels les flocons qui finiront par faire ployer la branche.
Meilleures salutations. Louis Ody.
Bonjour Yves,
J’ai eu la chance de pouvoir écouter l’émission dans laquelle vous êtes passé sur FranceInter, hier entre 14 et 15h, et j’ai été impressionné. Merci.
D’autre part, je fais partie d’une association de managers sur Annecy qui aiment se réunir autour d’un thème, et je participe à l’organisation des conférences, généralement 3 à 4 par an.
Cela fait un long temps que j’aimerais organiser une conférence autour de l’écologie et l’entreprise, car je pense qu’il est possible de manager une entreprise de manière plus écologique, plutôt en accord avec l’écosystème qui nous entoure.
Ma question est : voudriez-vous être l’intervenant-philosophe de ce débat.
à bientôt,
Olivier
Pour Pipit Farlouse (petit passereau mélodieux) Stéphanie :
Je ne suis pas « contre les OGM » : cela me semble une position obscurantiste, anti-scientifique, donc plus proche de l’intégrisme religieux que de mon idéal de raison. Les OGM, dans le domaine médical notamment, nous seront d’un grand secours. Mais il faut empêcher que les grands groupes agro-alimentaires ou pharmaceutiques ne s’en emparent et ne les utilisent pour augmenter leurs parts de marché et leurs profits, au risque de contaminations fatales.
Donc : pas de cultures en plein champ ; uniquement des productions confinées et sévèrement contrôlées ; des protocoles d’autorisation renforcés (actuellement, les grands groupes sont à la fois juge et partie : ils déterminent les protocoles à suivre !) ; et décision démocratique d’emploi ou de non emploi (vote populaire s’il le faut).
Pour des raisons tout aussi démocratiques, même si je me sens proche de José Bové sur bien des sujets, je suis contre le « fauchage volontaire » : c’est un acte violent, illégal, et suspect aux yeux du public, puisque commis (surtout) par des paysans dont l’intérêt financier est en jeu. On peut décider d’aller contre la légalité si c’est une légalité nazie ou tyrannique, au nom de principes supérieurs. En ce qui concerne les OGM, il existe d’autres façons de faire entendre sa voix.
Pour Jean-Paul Ozanon :
Le dialogue citoyen, c’est notre « Sortie de secours », en effet. Rien ne se fera de bon sans la démocratie, même si, parfois, elle tourne à l’AG des Verts au lieu de prendre des décisions…
Parlons, parlons, mais aussi agissons !
Pour Olivier :
L’entreprise aussi, bien sûr, doit être un lieu de changement de nos attitudes. J’ai de plus en plus de demandes de conférences-débats dans ce cadre, et cela m’encourage…
Mouai…
C’est un peu vague comme réponse ! Les OGM d’un grand secours, pour le domaine médical sans doute ! Et à condition d’être extremement vigilant ! Que la situation ne se limite pas à un contrôle des grands groupes comme vous le dites. Mais vous y croyez vous ?? Franchement ?
Et les types qui font pousser des cultures OGM dans leur champs, pensez-vous que ce soit pour le bien de l’humanité et pour faire progresser la recherche médicale ?
Quant à la violence de l’acte de faucher des cultures OGM, à moins que j’ignore certains faits, elle ne me paraît pas extrême…
A ce moment là, Greenpeace aussi est violent dans ses combats !
Bon, c’est illégal oui, mais bon, faut-il attendre le pire pour faire quelque-chose? (Le pire n’est pas uniquement incarné par les nazis hein !)
Bref, je pense que tous les moyens sont bons pour lutter contre ces OGM qui vont soi-disant réduire la faim dans le monde (quand je dis tous les moyens, jusqu’à un certain point évidemment, je ne dis pas qu’il faut zigouiller les agriculteurs…).
Je ne pense pas être obscurantiste (j’évite tout ce qui ressemble à une secte comme la peste, et dieu sait qu’on en voit dans le monde des produits biologiques et compagnie), mais je pense que les ogm sont une vraie menace pour la planète.
Une fois qu’ils sont disséminés partout, qu’est-ce qu’on fait ?
L’être humain aime trop jouer avec le feu, aime trop dominer la nature, pour qu’on puisse imaginer qu’il restreigne les ogm à la recherche médicale.
Par ailleurs, vous dites qu’ils nous seront d’un grand secours, « dans le domaine médical notamment ». On peut savoir ce que sont les autres domaines ?
Pipit Farlouse qui se pose juste des questions.
1) «On peut décider d’aller contre la légalité si c’est une légalité nazie ou tyrannique, au nom de principes supérieurs.»
Le but affiché de Monsanto et consort étant de tenir en main TOUTE la filière agricole, de la production des semences à celle des divers produits chimiques servant à les traiter, en passant par la destruction de la biodiversité dans son ensemble, n’est-on pas de fait dans une situation « tyrannique » ?
Le principe de sauver la biodiversité et la liberté individuelle de chacun face au « grand capital » n’est-il pas un « principe supérieur », au-delà de la défense des finances des petits producteurs, de leur propre santé et de leur propre liberté ?
2) Autre chose, quoique…
P).
Je suis RMIste depuis des années, après avoir été mère célibataire isolée, et hébergeant ma fille « travailleuse pauvre » (partager la pauvreté, c’est être un peu moins pauvre…), je suis contrainte de pratiquer une « certaine » simplicité de vie: de toute façon, je n’ai plus de voiture depuis 24 ans (tombée en ruine!), plus de télé depuis 15 ans (idem), je ne mange pas de viande (pas sain, trop cher…), je vais au cinéma quand ma fille m’invite, au resto quand je suis invitée aussi (le resto, ce n’est pas souvent et pas dans des trucs luxueux!
Mais : j’achète à peu près la moitié de ma nourriture en BIO ! Pas facile car à Paris le bio est quasiment un luxe (on voit bien le niveau social de la plupart des clients… et puis quelques phénomènes comme moi).
Pipit farlouse s’insurge contre le fait que les gens n’agissent que parce qu’ils ont peur d’avoir un cancer… eh ben c’est déjà ça ! Quand j’étais gamine à l’école il y avait l’éducation civique. J’y ai appris un proverbe : «La peur du gendarme, c’est le commencement de la sagesse». Si le cancer pouvait jouer le rôle de gendarme auprès de tous les gens qui ont envie de vivre, ce serait bien sa seule utilité.
Mon père est mort d’un cancer au cerveau. Il était peintre : merci Pechiney-Saint-Gobain !
Je n’ai pas envie, en effet, de mourir d’un cancer ! Et j’essaie de faire en sorte que. Déjà que vivre toute sa vie dans une pauvreté qui vous prive de tout le « superflu », d’une partie du nécessaire, et parfois aussi de l’essentiel, ce n’est vraiment pas drôle, pourquoi voudriez-vous que je n’essaie pas de me protéger d’une saloperie qui me priverait des petits bonheurs que je trouve néanmoins dans ma vie de famille, dans la pratique d’activités associatives, dans la fréquentation de mes amis ?
Bien sûr, je suis aussi militante de la Terre, mais le mal qu’on lui fait, c’est aussi à chacun d’entre nous qu’on le fait puisque, comme vous le dites Yves Paqualet, l’humanité risque bien de disparaître. Et ce à cause de la rapacité d’une oligarchie arrogante. Je ne suis pas pour qu’on culpabilise tout le monde : chaque chose en son temps, il y a bien sûr des « vieux routards » de l’écologie, mais la plupart du temps il faut de longues années pour comprendre que « tout est dans tout »… et que nous faisons partie de ce « tout ».
Excusez-moi pour ce très long post un peu fouilli, je vous remercie de m’avoir lue ;oD
http://leboisdeshetres.zeblog.com/
Billet d’humeur à propos de « sortie de secours » – c’est très long – le lirez-vous jusqu’à la fin ? :
Monsieur Paccalet vous m’emmerdez. Je n’ai pas d’autres mots, vous m’emmerdez, et je suis obligée de vous adresser quelques récriminations deux heures après avoir lu « Sortie de secours »
- primo : 15 € pour une heure et demi, même pas, de lecture, c’est trop cher ; trop cher pour ma bourse, à mon échelle de française moyenne pas très riche. Plus riche qu’une africaine, certes, mais vous n’écrivez pas en swahili, que je sache ? votre ouvrage n’est pas encore traduit en farsi, ou en kirundi. Ch’uis en France, j’ai pu acheter vot bouquin, donc chuis relativement riche, mais quand même, nom de dieu, c’est pas rentable …. Bon, je parle de l’amortissement immédiat… Bien sur qu’après je vais revenir dessus et que j’aurai des heures de lecture différée, mais le(la) français(e) étant râleur (euse), je râle. Tonnerre de Brest ! Bachi-bouzouk ! Moule à gaufres !
- deuzio : se sentir isolé(e) intellectuellement n’est pas confortable en général. Mais se sentir trop proche et avoir trop de communauté intellectuelle avec quelqu’un n’est pas confortable non plus…. C’est un peu le malaise que je ressens après lecture. Moi aussi, je bois seule sous la lune avec Li Po, en écoutant « Le défilé »j’étais bébé quand ma mère m’a appris l’histoire de Diogène, je n’ai pas lu tout Roosevelt, mais il est arrivé que mes amis me comparent à Walden, et Issa, c’est à moi, Issa, c’est pas à vous ! De la même façon que vous, j’ai eu ce genre de discussions avec des amies qui défendaient leur amour de l’urbanité et restaient insensibles –totalement insensibles – au charme d’un chêne presque millénaire pour lequel j’avais fait un détour de plusieurs kilomètres. C’était pas rouge coquelicot contre trentarossa, c’était tour de France des arbres contre tour de France des stations d’autoroute, mais même discussion, et surtout même doute que vous, quel barême suprême va donner plus de valeur à mon choix qu’au choix de mon amie, alors que je prone etc etc . Ce qu’il y a de sur, c’est qu’en 2007, il y a une génération entière,- je ne saurais pas la quantifier – qui ne connaît que la ville et dont la valeur de référence est la vie citadine. Et ça, les gensses comme vous et moi qui aimons les bébés orties, les grand-mères limaces tachetées panthère et les coléoptères maladroits doivent en tenir compte. C’est pas la joie … Il n’y a pas longtemps, j’ai écrit qu’un enfant né, dans une grande ville, en 2007, aurait toutes les chances, en 2015, d’avoir du mal à faire la différence entre les objets manufacturés et les « choses » issues du milieu naturel. Est-ce que j’élucubre comme vous ? Pas tant que ça. Je crois que le processus est déjà entamé, et que seule une éducation vraiment costaude pourra lutter contre. J’ai entendu hier une histoire de file d’attente pour la dernière-née des consoles de jeux qui me plongent dans le perplexe. Je vais relire « le jeu des perles de verre » d’Hermann Hesse.
- troizio : vous m’emmerdez vous dis-je. Mais je suis quand même bien contente : j’ai acheté sortie de secours sans ouvrir le livre, même pas lu le résumé de couverture, en totale opposition avec ma pratique habituelle où j’achète un livre quasiment après l’avoir lu dans le magasin. C’est d’ailleurs pour moi la limite des achats sur Internet , on peut pas y feuilleter les livres, c’est une arnaque …
Pour revenir à votre issue de secours, j’avais peur de l’entamer, peur d’être déçue, peur que vous ayez rogné des barbes et des barbules de votre plume, pour faire passer un message plus accessible, peur que l’enjeu ait émoussé votre insolence … Baste je suis rassurée. L’homme qui dégaine des images plus vite que son ombre est toujours là. Et si je reprends ma comparaison du début, prix d’achat du livre/temps de lecture, je pose tout de suite celle-ci à côté : prix d’achat du livre /nombre d’images secondes = ce livre est bradé- c’est du hard-discount libresque ! de l’arnaque à poète . J’espère que vous en vendrez beaucoup beaucoup.
- quatro : Ouf ! le clathre rose et caca d’oie, je connais pas. Ah, c’que ça fait du bien de redevenir un individu individuel ….sui generis…
- quinto : comme yen a marre de vous dire merci, encore merci, et merciceci et mercicela, je vous envoie à la place trois textes : un texte un peu bêta qui est de moi, (écrit avant sortie de secours)
Il y a
Il y a
tout au fond de moi
Une petite
Toute petite voix
Qui me dit
Que seuls les poètes
Peuvent encore sauver ce monde
Et qu’ils n’y parviendront pas.
Un deuxième, reflet épuré de votre page 57 :
Norge – La nature
Une fois, c’était une mouche, une autre fois, un églefin, un scarabée, un catalpa, que sais-je, cette mère-là vous pondait toutes sortes d’enfants différents qu’elle élevait pêle-mêle et d’ailleurs, tout ça s’entre-dévorait.
- Pas de suite dans les idées, disait-on –
- Mais si, mais si, ripostait la mère, je cherche toujours à faire mieux.
Un troisième, de tout cœur :
BON CIEL ZAHRAD (Arménie)
Puisque c’est là (dit-il) ce que tu veux ainsi soit-il.
Mais (dis-je) n’as-tu ni feu ni lieu ?
Il ne put cacher sa surprise :
Un feu ? un lieu ? moi je n’ai qu’une couche avec un petit bout de ciel
sous moi le peu de sol où gît mon corps
et tout là-haut de quoi rêver à la mesure de ce lopin d’azur.
Que lui dire ? Bon ciel (lui souhaitai-je) bon ciel.
Ce blog me prend la tête, comme on dit ; il est possible que je m’en éloigne maintenant, et puis il y a plein de choses à faire, plutôt qu’écrire … non, en plus d’écrire …. Je suis contente que la fin de votre livre (les solutions) ne laisse place à aucune ambiguïté et à aucune interprétation malsaine. Je m’explique : j’entendais récemment dans une conférence-débat Guillaume DUVAL , rédacteur du journal Alternatives Economiques, exprimer des craintes quant à une récupération de l’idée de décroissance par l’extrême-droite, et de la possibilité réactionnaire qu’elle porte en elle. Hervé KEMPF , assis à côté de lui , défendait vaillamment le principe et donnait un bon manuel, un bon mode d’emploi du désamorçage : la dénonciation du modèle libéral de consommation, je suppose que vous connaissez, donc j’abrège. En tout cas, il n’était pas content, je le cite « Ah non, on nous a déjà fait le coup ! pour baillonner l’écologie, dire qu’elle est réac ou fasciste, c’est bon. Luc Ferry, en 92, l’a déjà fait. On se laissera plus faire » Votre manuel à vous est clair, propre et précis ! Vous avez même pensé aux filles … C’est sympa. La page 171 me rappelle Cavanna « La femme fut le premier animal domestique. Elle demeura longtemps le seul. ». Page 174, je voudrais ajouter que la diversité des techniques est également à défendre. Pourquoi abandonner certaines pratiques artisanales superbes au profit d’autres, dites modernes, pour des raisons de rentabilité bien sur, mais pas uniquement. Pourquoi teintures artisanales et plastiques ne peuvent-elles cro-habiter ? Pourquoi céramique abandonner sous prétexte laser exister ? ou reléguer dans petit carré tout petit domaine artistique ? ce qui revient au même à long terme. Indiens des réserves et femmes qui brodent , Pénélope, Ariane et la fileuse de Soupault … Murs de pierre et fileurs de verre …quand vous serez élu dans notre ONU mondiale, voudrez-vous défendre aussi l’idée de techno-diversité ?
Allez, cette fois-ci je me tais, comme le môme Néant de Jean Tardieu. Au revoir Yves Paccalet . A un autre temps, et à d’autres morses, j’espère que nous survivrons tous ! Moi j’ai tenu bon, au sujet de ma reproduction, ou du moins personne n’a cherché à me convaincre, donc pas d’enfants, c’est cool. Ca ne résout absolument rien ! J’ai le souci des enfants des autres. C’est un comble. Mais je vous avoue que quelquefois, je suis lasse et je m’en fous, de notre survie. Je préfère celle des cloportes, blattes lucioles et autres geais des chênes. Seule la souffrance de notre espèce -de toute espèce d’espèce- me fait flipper comme un dauphin. Et des fois, même pas, c’est comme ça l’empathie, on peut pas lui laisser toujours la vanne grande ouverte, sinon on meurt. « Si tu cherches pour qui sonne le glas, il sonne pour toi » Peau-éthiquement .
Véro le bléro
« Sortie de secours » une potion du « Sérum Paccalet pour le bonheur » au sommet de son Art
Décidement il est très difficile de se « désacoutumer » de la Paccaletmania !!
Je suis devenu un accro de vos écrits dans les années 70 avec la série Cousteau Flammarion et ce matin je termine « sortie de secours ». Toujours les même symptomes et effets: impossible de s’arreter une fois la lecture entammée et surtout un sérum qui vous monte au cerveau et vous fait…réfléchir. Pour ce qui me concerne c’est une addiction qui dure depuis plus de 30 ans: années 70, premières lectures Paccalet-Maritimes: ma passion s’oriente vers la mer et plus particulièrement la plongée sous marine. Années 90, je réussit à me désintoxiquer un peu: je fais une Business School et un début de carrière de jeune loup dans la High Tech.
Mais mon addiction me rattrappe vite, je largue tout ou bout de 3 ans et je part m’installer au bord de Mare Nostrum pour canaliser cette passion du monde sous marin. Et c’est alors que, moyennant quelques doses de potion supplémentaire (L’Azur! , Le Bonheur en Marchant…) , ce produit un effet « Paca-amplificateur » et je devient un fervent protecteur de la Nature, si proche, si belle et si fragile: je vais admirer les dauphins de Porquerolles , les chamois dans le Queyras, je monte une entreprise d’énergie solaire, je devient une membre actif de Greenpeace, d’une AMAP, et maintenant je vais construire ma maison à énergie positive….Le pire, voyez vous, c’est que je me sent de plus en plus en accord avec moi, comme si j’approchais du bonheur. C’est pas trop grave Docteur Paccalet ?
Yannick d’Aix-en-Provence
Il y a bien une sortie de secours, mais comme d’habitude obstruée par un tas de merdre anonyme, c’est la faute à personne
Merding France
Bon par ou commencer?
Je suis entrée hier dans une librairie pour m’acheter un livre, mes amis etant loin de moi en ce moment.
Je cherchais plutot un roman, et puis il y avais un rayon interessant et ca fesait longtemps qu’on me conseillais le livre de Vershaves sur la Francafrique, je ne l’ai pas trouvé mais je suis tombée sur le votre…
15euros, mince j’avais oubliée combien les livres etaient chers(surtout quand on est une petite etudiante boursiere a la fac)bon soyons fou il pleut les hirondelles se cachent et je n’ai plus d’aquarelles il faut bien que je trouve quelque chose a faire.
Et puis on avait deja discuté de votre precedant livre avec un ami decroissant a moi.
(Oui parceque j’ai des amis decroissant, leur appartement ressemble a un ilot de joie : le frogo est le robord d’une fenetre l’hivert, il ne mettent pas de chauffage, l’eau des douches est directement recyclé dans les toilettes et on n’y mange que des produit bio de saisons. Les habitants de ce lieu ,pour la plupart, plupart sont végetariens et il y a meme une crudivore. Bref a Lyon il existe des decroissants et je pense que ma vie serait bien triste si je ne l’ai avais pas rencontrée….
Bref ce n’est pas le sujet de mon message. Ce livre j’en suis a la moitié et je le devore totalement. Je vais d’ailleurs l’offrir a ma mere parceque ca lui fera du bien(ou pas d’ailleurs) mais voila le plobleme c’est qu’au fur a a mesure de ma lecture je me rend compte qu’il ferait du bien a beaucoup de mes connaissances. J’aimerais l’offrir a tous le monde et c’est la quie le bas blesse: il faut quand meme que je mange un petit peu de temps en temps et je ne suis pas crésus…
Comment puis je faire? Je voudrait faire passer avec vos mots si bien agancés, les messages qui passent si mal avec mes mots a moi…
Mais je n’ai pas les moyens…
Desespoir…
Tiens ! le Hasard fait bien les choses… En intégrant ma bibliothèque, « L’humanité disparaitra… », s’est retrouvée toute proche de « Et si l’aventure humaine devait échouer » de Théodore Monod…
Tiens ! Bien ou pas bien, je ne sais pas, mais le Hasard fait des choses, des rencontres :
Lors d’une conférence à laquelle j’ai assisté tout dernièrement, Jean-Marie PELT évoquait ses relations avec Théodore Monod, avec un grand respect et une grande émotion, qu’il parvint parfaitement à traduire à notre assemblée. En lisant le commentaire de Guillaume, il me revient notamment cette « anecdote », au sujet de notre sujet central, optimisme ou pessimisme ? Le titre choisi par Théodore Monod pour son livre était : « Quand l’homme va disparaitre », que l’éditeur a transformé en … Si l’aventure humaine …
Question à 20 sous, de quand date ce livre déjà ?
Amicalement aux homininé(e)s de toutes peaux et de tous poils !
MERCI A TOUS POUR VOTRE SOUTIENT SPIRITUEL les gens commençaient un peu à me convaincre de ma folie « pessimiste »
Cher Mr. Paccalet,
Déçu. Très déçu même, quasiment indigné. Voilà mon état d’esprit après avoir passé le peu d’heures nécessaire à parcourir votre ouvrage léger et répétitif. Sortie de secours… j’ai résisté à la tentation de jeter votre livre à la poubelle pendant 182 lentes pages, attendant toujours que vous en veniez concrètement à vos propositions, que vous fassiez « avancer le schmilblick ». 182 pages, dont à peu près 80% sont un pur déversement répétitif de bile haineuse envers la société de consommation, le soi-disant progrès technologique, et la science.
Il est tellement dommage que le philosophe que vous prétendez être (4ème de couverture), n’ait pas l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que si les ingénieurs et les scientifiques on rendu possibles les dérives de notre société moderne, sans eux vous n’auriez aucune preuve tangible ni aucune analyse probante du scénario catastrophe que nous sommes tous (trop?) lentement en train de devoir accepter. Sans la science, sans méthode, sans outils, impossible de prédire et de comprendre la situation critique et complexe où se trouve notre planète.
Mr. Paccalet, j’ai abondamment annoté votre livre, tant il est truffé d’imprécisions, voire d’erreurs ou d’omissions. J’ai attendu, attendu que le philosophe, digne de ce nom, construise son propos, vienne et étaye sa vision concrète d’une société meilleure, en vain. Toujours, vous revenez à vos rancoeurs, à vos coups de gueule, lesquels vous distraient de votre devoir: celui de construire un argument, de définir votre terminologie, de présenter votre hypothèse, votre thèse, de convaincre, de proposer.
Vous invectivez l’homo sapiens sapiens, dont vous êtes également un représentant. Vous ne rendez même pas grâce au fait que ce sont ces mêmes gènes qui vous ont fait, et qui vous permettent de nous servir votre fiel post-soixante-huitard en plat froid, ainsi que de vous honorer du titre de philosophe. Le Dalaï Lama, un sage véritable, nous conseillait il y a quelques années, de considérer l’homme, et de reconnaître les nombreux progrès que le XXème siècle a connus: la libération de la femme, l’apparition de l’écologie comme acteur du champ politique, les progrès médicaux considérables, la résolution de — certains — conflits de manière diplomatique ou politique. Cet homme est un vrai sage. Il reconnaît dans l’homme sa part bonne, la met en exergue, et nous encourage sur cette voie, de manière concrète, quotidienne, accessible.
Mr. Paccalet, il y a douze ans, à l’époque en post-doctorat, un collègue de l’université de Cambridge m’a dit (et je reconnais humblement ne plus me souvenir si c’était une citation ou pas): L’homme a prouvé qu’il était assez intelligent pour détruire la planète sur laquelle il vit. La question est de savoir s’il sera assez intelligent pour y survivre. Vous voyez, certains n’ont attendu ni Al Gore ni vos spasmes agressifs pour regarder la vérité en face. Des homo sapiens sapiens, comme vous et moi…
Cher Mr. Paccalet,
(toutes mes excuses pour les quelques fautes de frappe qui ont échappé à ma relecture dans le commentaire précédent)
Permettez-moi d’ajouter quelques remarques sur le fond de votre texte:
1. Si votre livre m’a si profondément déçu, c’est probablement parce que page 41, finalement, vous touchiez à ce que j’y cherchais:
« Nous n’aboutirons à rien par la leçon de morale et le prêche. Nous n’avancerons pas si nous n’essayons pas de maîtriser les forces essentielles qui dictent nos conduites. » Après quoi vous les identifiez justement comme étant le « labyrinthe intérieur où nos fantasmes nous tiennent en esclavage », « le magma de nos désirs », « nos névroses ».
C’est à cet instant que j’ai cru que le philosophe allait toucher à l’essentiel, mettre le doigt où ça fait mal, et proposer une philosophie de vie pour débusquer lesdits fantasmes et autres démons qui contrôlent et alimentent nos névroses.
Au lieu de quoi, vous cédez d’abord à la tentation d’énumérer le catalogue du parfait petit humain bien pensant, après nous avoir promis — au combien sagement — de ne pas le faire. Si vous aviez résisté à ce démon personnel, vous n’auriez peut-être pas oublié le fil de votre propos, ni que vous veniez de poser après 42 laborieuses pages d’introduction la thèse la plus importante de votre livre. Las, il n’en fut rien. De développement ultérieur, point. De sagesse et de sortie de secours permettant à l’homo medius de déminer le terrain de ses boulimies consommatrices, de ses névroses, point. Quelques propos lénifiants sur le partage, la décroissance, et le gouvernement mondial. Utopistes ? Même pas. Inopérants malheureusement. Car nullement assortis de propositions pour dégager les moyens, pour mettre en place les modalités d’une telle approche. Un silence affligeant sur le problème fondamental de la surpopulation mondiale. Et surtout, hélas, surtout, un silence total sur la conduite de notre vie, sur le véritable enjeu philosophique: comment faire en sorte que l’homo sapiens sapiens, en écrasante majorité, abandonne ses jalousies, ses penchants à la compétition, à l’immodérée appétence, à ce que 98% (ou peu s’en faut, faute de quoi le projet est voué à l’échec) des humains transcendent leurs instincts et incarnent la compassion, le partage, et la modération.
Il existe un livre qui traite d’une possible voie à suivre, en décortiquant nos passions. Le livre d’un sage, pas d’un philosophe; qui s’appuie sur une tradition séculaire d’introspection des errements de la psyché humaine:
Lisez « L’Art du Bonheur » du Dalai Lama et de Howard Cutler: ce livre aurait pu s’intituler « Sortie de Secours: Vraiment ».
Brotherhood of Man ( Cynic’s Serenade )
Filthy broken mirror
Overflowing retched blight
Humanity’s sight
Unfurled blink
Your image, gross breath
Reflected night
Two in the lot
Quite sufficient
Inherent thought
Vicious
Cruel
Plot
Bonsoir ! Il y a longtemps que je souhaite vous poser la question suivante (j’y pense et puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie!, mais cette fois-ci je m’y colle) Dans « Sortie de Secours -page 132″, vous évoquez la « nécessité » de diviser par deux la consommation d’énergie dans les pays riches, suivie de cette évaluation : cette marche arrière nous aménerait environ dans les années 1960. Je ne trouve nulle part d’arguments pour étayer cette proposition, et pourtant j’aimerais bien l’utiliser Est-ce un calcul développé dans « Négawatt » ou autre ? si c’est un calcul personnel, quels sont les « ingrédients » pris en compte ? (consommation brute , augmentation de la population, migration vers les villes ?) Voudriez-vous nous en dire un peu plus afin d’étoffer nos débats sur la sobriété joyeuse et la décroissance débonnaire ?
Moi je pensais à tempérer cet argument : « au moins jusqu’à obtenir un rééquilibrage Nord/Sud », ou « un résultat positif sur l’effet de serre », et en tous cas le temps de mettre en place une panoplie d’EnR , tous azimuts y compris cuiseurs solaires !
Je vois pour ma part un inconvénient majeur à cet argumentation : le temps, l’espace, et leur gamine turbulente : la vitesse. Souvenez-vous qu’à l’époque nous ne vivions pas au même rythme. La vitesse, le rapport espace/temps se sont profondément modifiés et je pense que pour toute une partie de la population des pays riches, il serait très difficile de renoncer à cette faculté de voyager vite(et faire vite voyager les marchandises) . Et pourtant… si cela s’avérait nécessaire …
Combiner slow-food et global green devrait bien nous amener quelque part, si la trace des sentiers n’est pas effacée …
Sautant du coq à l’âne cela me rappelle ce vieil air d’opérette (un peu stupide ?) Va chemine va trottine va petit âne va de-ci de là cahin-caha le picotin te récompensera …
Merci pour tout en tous cas …
Suite du message précédent : « Voudriez-vous nous en dire un peu plus afin d’étoffer nos débats sur la sobriété joyeuse et la décroissance débonnaire ? » : Ou nous indiquer où trouver les données ! Merci à vous.
Vous vous êtes fait traiter de « nazi » de « pessimiste ».
« l’optimisme est un faux espoir à l’usage des lâches » Bernanos.
La lecture même superficielle de l’histoire laisse peu de place pour un « optimisme » déplacé.C’était le constat public de – entre autres – Madeleine Reibeyrioux, historienne, présidente de la ligue des droits de l’Homme.
Amicales salutations