30 avril 2007
Nicolas Sarkozy veut « liquider l’héritage de Mai 68″, comme il entendait nous « débarrasser de la racaille », comme il formait le voeu de »nettoyer la banlieue au Kärsher »…
Ce type fout la trouille. D’autant qu’il a (comme tout être humain) des côtés sympathiques… Les sondeurs affirment scientifiquement qu’il sera élu dimanche. Je serai donc « liquidé ». En tant qu’écologiste, je demande une unique faveur : qu’on se débarrasse de moi de façon naturelle ; je ne voudrais pas, en m’anéantissant, contribuer à la pollution de l’environnement par le Kärsher, ou quelque détergent que ce soit.
Laissez-moi me décomposer sur de la mousse, au fond d’un bois. Mes molécules iront librement revivre dans un arbre, une fleur, un insecte, un immigré, etc. L’une d’entre elles, par le hasard des chaînes alimentaires, se retrouvera peut-être dans un neurone de Nicolas Sarkozy.
Tout espoir n’est pas perdu !
Publié dans la catégorie politique par Yves Paccalet le 30 avril 2007.
29 avril 2007
Je viens d’écouter à la télévision le discours de Nicolas Sarkozy, ce dimanche au stade de Bercy. Ben mon vieux ! Il s’est acharné comme un pitbull sur Mai 68, que dans mon récent « Sortie de secours », je réhabilite et j’encense. Je vous transcris juste un passage de mon bouquin :
« Sous les pavés, la plage ! »
« Jouissons sans entraves ! »
« Soyons réalistes, demandons l’impossible ! »
En Mai 68, nous ne chantions ni trop faux ni trop mal les espoirs de la vie…
En ce temps-là, j’étais jeune, le sida n’existait pas, je fumais des Gauloises bleues, j’avais les cheveux longs et un peu d’éréthisme cardiaque. Je croyais en l’avenir de l’homme et nous avions raison de vouloir bâtir un autre monde.
Rien n’excuse les complicités de crimes dont nous nous sommes rendus coupables par naïveté juvénile – l’irresponsable célébration d’un castrisme et d’un maoïsme dont le romantisme révolutionnaire était dans nos têtes et les prisons à Cuba et en Chine.
Mais il y avait de la noblesse et de l’altruisme dans notre rêve. Continuons le combat sous d’autres formes ! Au temps de l’Internet et des blogs…
On a dit ou écrit que les soixante-huitards avaient trahi leur idéal et pris à la fois le pouvoir et l’oseille. Rien n’est plus faux. Les dépaveurs de Boul’Mich que nous étions (tous cantonniers : quelle ambition !) n’ont pas gagné, mais perdu la bataille. Nous avons été battus, pulvérisés, anéantis. Moins par les CRS, en vérité pas si méchants (ah ! le frisson des matraques…), que par ceux qui s’intitulent « libéraux », qui étaient nos adversaires à l’époque et qui tiennent les commandes aujourd’hui. En Mai 68, ils étaient militants de droite ou d’extrême droite. Nous avions le même âge, mais c’est tout que nous partagions.
Aucune de nos idées n’a gagné. Nous voulions la démocratie, l’amour libre, l’écologie, la tolérance et le partage. Nos adversaires étaient militaristes, puritains, productivistes et possessifs. C’est bien parce que nos utopies généreuses ont été ratatinées que l’humanité en est arrivée au point de malheur où elle s’afflige. Si l’esprit soixante-huitard avait vaincu, nous aurions depuis belle lurette engagé la croissance zéro sur la Terre et la décroissance chez les riches ; organisé le partage ; opté pour les énergies renouvelables et l’agriculture biologique ; protégé les loups, les ours, les coléoptères et les hyménoptères…
Nous serions entrés dans l’An 01 cher au dessinateur Gébé : « On arrête tout, on fait un pas de côté et on réfléchit. » Nous en serions autour de l’an quarante après Gébé. Nous aurions instauré les prémices d’une civilisation de l’humour et de l’amour. Je ne vais pas prétendre que nous aurions escaladé l’échelle du paradis. Mais nous nous sentirions plus légers. Plus fluides.
À l’image des dauphins dans la mer ou des oiseaux dans le ciel.
Voilà ce que j’écrivais il y a trois ou quatre mois. Et l’autre me vomit dessus ! Vous comprenez que, dans ces conditions, voter pour lui, ça va pas être possible.
Publié dans la catégorie politique par Yves Paccalet le 29 avril 2007.

29 avril 2007
Marrakech, la mosquée Koutoubia (« des Livres »)
Je ne vous ai pas laissé tomber après les élections. Je reviendrai vite sur ce thème.
La semaine dernière, j’étais à Marrakech. Non pas pour le tourisme, mais parce que c’était la récompense du premier prix du Pamphlet, attribué par la maison d’édition Anabet, et que j’ai reçu l’automne dernier pour avoir commis « L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! »
Je suis allé là-bas avec plaisir et curiosité, mais j’ai surtout voulu y joindre l’utile à l’agréable. J’ai regardé cette ville et ses habitants avec l’oeil de l’écologiste et du président de Green Cross France – cette ONG dont le principal thème d’action s’intitule « l’eau et la paix ».
Pour moi, Marrakech incarne, en effet, le criant symbole des problèmes d’approvisionnement en eau douce qui se posent dans la majeure partie des pays du monde ; et qui se poseront avec une acuité de plus en plus terrifiante à mesure que (pour l’agriculture, l’industrie, les transports, les habitations) nos besoins en H2O s’accroîtront et que notre population mondiale continuera d’exploser…
Dans le sud du Maroc, Marrakech est une sorte d’immense oasis, avec une fameuse palmeraie. La ville a été fondée au XIe siècle (si je ne m’abuse). Elle est admirable et riche de mille oeuvres – la place Djamaa El-Fna, les tombeaux des Saadiens, la mosquée Koutoubia (« des Livres »), etc. On s’y sent bien. C’est un vaste et magnifique capharnaüm, où bat le coeur généreux des Marocains.
Le drame est qu’aujourd’hui, la cité compte près de 2 millions d’habitants ; et que, chaque année, 2 millions de touristes la visitent… On y voit bâtir de toutes parts. Les grues et les immeubles poussent comme des champignons. On y voit aménager des routes, des grands magasins, un terrain de golf (qui consomme en eau l’équivalent d’une ville de 8 000 habitants !), etc.
Mais d’où vient l’eau locale, à la latitude du Sahara ? De la montagne de l’Atlas. L’eau des pluies ou de la fonte des neiges coule dans des oueds et s’inflitre dans le sol. On la pompe dans la nappe phréatique. De plus en plus. Avec une obstination qui confine à l’obsession. Sans limite. Sans réfléchir…
L’eau manque déjà à Marrakech. Comme d’habitude, les plus forts, les plus riches s’approprieront les ressources restantes. Mais celles-ci diminueront de façon tendancielle pour une raison qu’on commence à connaître : le chaos climatique. Il pleuvra et il neigera de moins en moins sur les sommets de l’Atlas. Au rythme de la construction et du gaspillage actuels, Marrakech et sa région risquent une seule chose : retourner à ce désert dont les avaient extraits le miracle de l’eau et le travail obstiné de générations d’hommes.
PS. Coïncidence, ineffable beauté du cruel hasard ! Au moment où je lance ce petit texte sur les fils invisibles de la Toile, j’entends dans une autre pièce, à la télévision, une publicité pour investir dans la pierre à Marrakech, « perle de l’Atlas, aux portes du désert » ! Rendement garanti. Tu parles !
Publié dans la catégorie eau par Yves Paccalet le 29 avril 2007.

19 avril 2007
La rafflésie (ou Rafflesia) de Sumatra et Bornéo : la plus grosse fleur du monde. Jusqu’à un mètre de diamètre !
L’esprit végétal ; la substance de la fleur… Elle n’exhale pas un divin parfum, mais une méphitique senteur de viande pourrie. Elle doit attirer des mouches qui la pollinisent. Elle se moque des querelles humaines. Elle s’épanouit sur la tige d’une liane, et elle accomplit son destin comme nous le nôtre : sans savoir pourquoi, ni comment.
On la classait naguère dans la famille des rafflésiacées (avec le cytinet en forme d’artichaut rouge et jaune, parasite des buissons de cistes méditerranéens). De nos jours, certains scientifiques la transfèrent dans la grande famille des euphorbiacées – avec les euphorbes au lait toxique.
Tout le monde s’en fiche, saut la rafflésie elle-même et les mouches qui la butinent. Lesquelles, à leur tour, se moquent absolument des élections en France, et même des guerres en Irak et des massacres au Darfour. Et même de nos bombes atomiques.
Vies parallèles. Qui enterrera l’autre : la rafflésie ou l’Homo sapiens ?
Publié dans la catégorie botanique par Yves Paccalet le 19 avril 2007.
17 avril 2007
La question des OGM pose, en effet, directement, la question essentielle de la démocratie et de l’écologie. Au nom de la « résistance », du « bien supérieur » de l’humanité, de l’intégrité génétique de la nature, etc., José Bové et les « faucheurs volontaires » commettent des actions violentes. Rien de plus violent (hormis les atteintes aux personnes) que d’entrer dans une propriété et de tout y saccager.
Jusqu’à quel point peut-on, au nom de l’intérêt général, commettre de tels actes ? Sont-ils profitables pour notre espèce à moyen et à long terme ? Le droit de se révolter existe, le recours à l’insurrection a ponctué l’Histoire, le mot « résistance » avait un sens quand il s’agissait de combattre le nazisme.
Je ne suis pas sûr que la question des OGM vaille qu’on utilise cette arme suprême. Pour plusieurs raisons :
Primo. Les « faucheurs volontaires » de maïs et autres cultures OGM sont souvent des paysans eux-mêmes, par conséquent soupçonnés d’être à la fois juge et partie. L’universalité de leur combat n’est pas claire pour tout le monde.
Secundo. Le danger des OGM existe, pour la santé publique comme pour l’environnement. Loin de moi la tentation de le sous-estimer. Est-il beaucoup plus terrifiant que celui des déchets nucléaires (on nous prépare des vagues de nouvelles centrales partout dans le monde), de la déforestation, de la dévastation des mers, des gaz à effet de serre, etc. ? Pourquoi ne pas utiliser la violence contre les automobiles (cassons les garages !), les coupeurs de forêts tropicales (minons leurs pistes !), les marins-pêcheurs (coulons les chalutiers !), les bâtisseurs de réacteurs EPR (rasons l’immeuble d’Areva) ?
Tertio. Je suis résolument contre les OGM que les grands groupes de semenciers veulent nous refiler sans expérimentation suffisante, dans le seul but de conquérir de nouvelles parts de marché, c’est-à-dire pour faire du fric. Mais je ne suis pas « contre les OGM » en général. Nous aurons besoin d’OGM demain, notamment dans le domaine médical. On pourra les produire en sécurité, dans des milieux confinés (en laboratoire, sous serre, etc.). Se déclarer « contre les OGM », sans préciser lesquels, me semble une forme d’obscurantisme. Je reste convaincu que la science est non seulement nécessaire, mais belle.
Quarto. Lorsqu’on utilise les armes de la violence, on enclenche un processus qu’on ne maîtrise plus. Si nous voulons que la Terre et les hommes s’en sortent au XXIe siècle, je suis convaincu que nous devons, dans presque tous les cas (une nouvelle menace nazie serait un cas contraire…), user de la non-violence. Du pacifisme. Démontrer les vertus de l’exemple démocratique.
Voilà pourquoi, tout en demandant que la justice cesse de harceler José Bové et ses amis, je n’ai jamais participé à des actions de fauchage volontaire.
Pour conclure sur une note joyeusement pessimiste, je dirai que les OGM agricoles sont, de toute façon, en train de nous bouffer tout crus. En Argentine, au Brésil, aux Etats-Unis, en Inde, en Chine, bref partout, on les sème à tout vent. Maïs, soja, colza, etc.
Le colza est superbe, avec de jolies fleurs jaunes, il enchante la Terre. Il fait partie de la famille des crucifères (ou brassicacées), comme le chou, la moutarde, le radis, le cresson, etc. Mais c’est un envahisseur végétal. Je le vois conquérir la planète : non seulement il pousse sur les îles de l’Atlantique (allez à Houat et Hoedic) et jusqu’à plus de 2 000 mètres en montagne (voyez le col du Mont-Cenis), lieux où on ne l’a jamais semé dans un champ, mais il se transporte au bout du monde. Littéralement… Je l’ai aperçu jusqu’en Terre de Feu, dans les environs d’Ushuaïa. Si des colzas OGM présentent un danger pour la biosphère, notamment pour nos précieuses petites personnes, soyons conscients qu’il est déjà trop tard.
Je vous raconte tout cela un brin de colza à la bouche. Le parfum en est à la fois puissant et sucré. Très agréable. Avec des notes de giroflée jaune et rouge et de cardamine rose tendre. Une symphonie de nectars, pour une douce agonie.
Publié dans la catégorie politique par Yves Paccalet le 17 avril 2007.

Branche de figuier étrangleur, forêt de Bokéo, Laos.
15 avril 2007
Pour répondre à propos des élections.
J’aime bien Dominique Voynet, comme les autres “Verts”. Je me sens proche de tout ce qu’ils ou elles disent. Nous avons mené maints combats communs depuis trente ans : j’étais dans tous les coups foireux, avec lacrymogènes et matraques, du Larzac à Creys-Malville et de Plogoff à Fessenheim… Mais je ne vote pas “vert”. Je ne l’ai jamais fait. J’ai toujours pensé qu’un parti “vert” était une hérésie ; comme le serait un parti “anti-chômage”. L’écologie, je l’ai en effet souvent soutenu, devrait “polluer tous les partis”, et non pas apparaître comme le fonds de commerce d’un seul. Encore moins quand ledit parti parle davantage d’autre chose que d’écologie… (De ce point de vue, Dominique Voynet a rectifié avec bonheur la tendance.) Un parti politique est un lieu de pouvoir : sitôt qu’il y a des voix à prendre, on voit affluer des individus qui s’en réclament. Inévitablement (cela s’est passé pour le communisme, le trotskisme, le maoïsme, le castrisme, le mouvement féministe, et tous les autres ; voir ma démonstration dans L’Humanité disparaîtra…), surgissent d’un côté des opportunistes, prêts à toutes les compromissions pour devenir les chefs ; et des ayatollahs, pour qui il n’existe qu’une seule vérité, quasiment sacrée. Les opportunistes dénaturent la science écologique en en faisant n’importe quoi (du style “développement durable” je t’embrouille) ; tandis que les ayatollahs transforment ce qui devrait rester une discipline scientifique en un dogme religieux : on n’a même plus le droit d’avouer qu’on s’est parfois trompé. Je récuse les deux tendances.
La première fois que s’est vraiment posée à moi cette question du parti “vert” remonte au début de 1981. Je travaillais à temps plein avec le commandant Cousteau. L’élection présidentielle arrivait, les “Verts” étaient crédités de 15 % des voix, et les sondages donnaient Cousteau à plus de 20 ou 25 % (pas 10 % comme Hulot). Cousteau m’a demandé mon avis. Je lui ai tenu le raisonnement ci-dessus, et j’ai ajouté que, si les “Verts” commençaient à 15 % en 1981, ils finiraient à 1 % vingt-cinq ans plus tard. Nous y sommes. Ils ont commis cette erreur historique.
Mais je crois en la démocratie. Je continue à dire à mes frères “verts” : “Allez-y ! Présentez-vous en écologistes convaincus aux élections locales ou régionales, mais pas dans un parti “vert”. Inscrivez-vous sur la liste qui se rapproche le plus de vos autres idées. (Pas le Front national, quand même : j’ai parlé d’”idées” ; le FN n’est que rancoeur et haine !) Faites-vous élire et travaillez à promouvoir notre conception du monde, de façon concrète, tous les jours, avec la légitimité que vous donne le vote populaire. »
C’est ce que, pour ma part, j’ai tenté de faire. J’en suis à mon troisième mandat municipal : deux fois en Normandie (à Autheuil-Authouillet, 800 habitants, puis à Vernon, 25 000) ; et une fois en Savoie, actuellement, dans mon village natal de Bozel, 2 000 âmes, où je suis adjoint au maire à l’environnement. J’adore, après avoir écrit un texte de portée générale, me coltiner avec les questions de station d’épuration, de gestion des ordures ménagères et d’entretien des sentiers. (En plus, je l’avoue, je me fais gentiment engueuler par mes collègues conseillers parce que je suis toujours en vadrouille ici ou là dans le monde.)
Voilà pourquoi, aux élections présidentielles de 2007 comme à celles de 2002, je voterai au premier tour pour celui que je considère (je me trompe peut-être : j’ai les mêmes informations que vous) comme le moins idéologue, le plus pacifiste, le plus européen (donc le plus mondialiste) et le plus ouvert des candidats : François Bayrou.
Je vous envoie à tous un peu de vert.
Publié dans la catégorie politique par Yves Paccalet le 15 avril 2007.

La date des élections présidentielles approche, cela nous semble important, à nous autres, Français. Le reste du monde a d’autres sujets d’inquiétude ou de plaisir. Sur Mars et Vénus, on s’en fiche totalement. Dans la galaxie d’Andromède, on ne sait même pas où est le Soleil.
Je ne vous dirai pas pour qui je vais voter au premier tour, mais une indication vous mettra sur la voie : pour le même candidat qu’au premier tour en 2002. Une fois éliminés les extrêmes, il n’en reste pas beaucoup. Je n’ai qu’une consigne électorale à donner : choisissez celui qui sera le plus près (ou le moins loin) de cette idée lancée par le mahatma Gandhi, et que je reprends avec délectation dans « Sortie de secours » : « Les riches devront vivre plus simplement pour que les pauvres puissent simplement vivre. » Idée à laquelle j’ajoute cette formule de mon cru, et dont je suis assez satisfait (c’est si rare !) : « Un raciste est un crétin qui se prend pour la race supérieure. »
Je vous embrasse humainement.
Publié dans la catégorie partage par Yves Paccalet le 6 avril 2007.
L’univers est âgé de 13 à 14 milliards d’années, en remontant au Grand Bang – au Big Bang, comme on dit en franglais; s’il n’y a rien eu avant le Grand Bang ! La vie existe sur la planète Terre depuis près de 4 milliards d’années. Et je ne réussis même pas à trouver quelques minutes par jour pour écrire une ânerie ou deux sur ce blog… Je m’en veux. Je suis nul. Je me laisse manger par l’espace-temps. Je disparais dans un trou noir, comme une allumette au fond d’un puits. Mais, c’est promis juré, je vais lutter contre la gravité (Ségolène eût dit : la « gravitude ») et ressortir devant vous, luisant de mille feux. Demain, j’arrête les promesses fallacieuses.
Publié dans la catégorie temps par Yves Paccalet le 5 avril 2007.