
La date des élections présidentielles approche, cela nous semble important, à nous autres, Français. Le reste du monde a d’autres sujets d’inquiétude ou de plaisir. Sur Mars et Vénus, on s’en fiche totalement. Dans la galaxie d’Andromède, on ne sait même pas où est le Soleil.
Je ne vous dirai pas pour qui je vais voter au premier tour, mais une indication vous mettra sur la voie : pour le même candidat qu’au premier tour en 2002. Une fois éliminés les extrêmes, il n’en reste pas beaucoup. Je n’ai qu’une consigne électorale à donner : choisissez celui qui sera le plus près (ou le moins loin) de cette idée lancée par le mahatma Gandhi, et que je reprends avec délectation dans « Sortie de secours » : « Les riches devront vivre plus simplement pour que les pauvres puissent simplement vivre. » Idée à laquelle j’ajoute cette formule de mon cru, et dont je suis assez satisfait (c’est si rare !) : « Un raciste est un crétin qui se prend pour la race supérieure. »
Je vous embrasse humainement.
Vous voterez au 1er tour pour le même candidat ou pour le même parti qu’en 2002? Si vous votez pour le même candidat, je ne vois que Bayrou. Un reportage vu sur la 3 m’a touché. J’ai vu comment il vit simplement dans son Béarn (bon, ce n’est pas Diogène ! mais moi non plus) J’ai senti sa sincère proximité avec la nature. En grattant, Il me semble être convaincu par les propositions de Nicolas HULOT même si sa campagne ne le pousse pas à en parler pour des raisons stratégiques électorales de candidat « généraliste ». Et puis cette culture du consensus…et le fait qu’il semble être le seul à pouvoir nous éviter Sarkosy. J’hésite à voter inutile (vert) ou utile (Bayrou)
Pourquoi ne voterez-vous pas pour Dominique Voynet qui propose pourtant un programme en phase avec vos écrits ? On ne peut pas non plus lui reprocher son courage (c’est par exemple la seule à ne pas s’être agenouillée face aux chasseurs).
On dirait bien qu’un parti politique dédié à l’écologie est inefficient. Il existe une grande dispersion dans les approches sociétales de ses membres et c’est logique. Et puis il y a, comme dans tous les partis, des rivalités de pouvoir.
En attendant, notre planète est à l’agonie. Alors à quoi servirait-il d’être mort en ayant « raison » ?
Quand Il y a urgence, le vrai courage politique prend le « parti » de… l’efficacité.
La méthode empruntée par Nicolas HULOT est très intéressante. Comme dit Yves, il a réussi son coup. Il s’agit avant tout de faire de l’écologie transversale. J’aime bien son expression : « l’écologie doit polluer la politique ».
Pour toucher le plus grand nombre de consciences, y comptris chez les moins progressistes d’entre nous, il est important que les faits scientifiques prennent le relai des idéologies et que des personnalités populaires à forte exposition médiatique se mettent devant les chapeaux pointus.
L’enjeu de l’écologie ce n’est pas le pouvoir, c’est la vie.