Nos esclaves travaillent

17 mai 2007

Je rappelle ce calcul, qu’on trouve notamment dans « Le plein, s’il vous plaît », de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean :

Un esclave qui travaille une journée pour son maître déploie une quantité d’énergie de l’ordre de 1 kilowatt-heure.

Un moteur à explosion qui brûle un litre d’essence dégage dix fois plus : 10 kilowatts-heure.

Chaque fois que nous faisons 10 kilomètres en bagnole, nous faisons travailler dix esclaves durant une journée.

Où prendrons-nous nos esclaves, quand nous n’aurons plus de pétrole ?

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3 réponses à Nos esclaves travaillent

  1. Imago dit :

    Comme d’habitude (avant le pétrole): au bas de la pyramide, parmi ceux qui n’ont rien, qui se sont sur-endettés, qui ne savent rien faire de vraiment utile.
    Si ça se trouve il y en a même trop, les gens vont se battre pour avoir un job d’esclave.

    PS: Je découvre votre blog, j’ai adoré votre pamphlet « l’humanité… »

  2. Je découvre aussi fort tardivement votre blog passionnant et reprend grâce à vous un peu d’espoir en cette « humanité », ayant au moins eu le mérite de vous enfanter, ainsi que quelques autres partageant vos belles idées.

    Pour répondre à la question soulevée par Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean; ne vous inquiétez pas pour le risque de pénurie d’esclave, le génie du Néolibéralisme possède de longue date la solution.

    La suppression de la « middle class » par différentes mesures poussant les bas salaires vers la délinquance ont justement pour but de remplir les prisons usines afin de les « réinsérer par les vertus bienfaisantes du travail », comme le disent si pudiquement nos « chers amis » dictateurs, déguisés ou non sous le verni de nos pseudo-démocraties.

    En conséquence, pas de soucis à se faire de se coté là, même les dérivés du pétroles si précieux que sont les matières plastiques ont même trouvé d’avantageux erzatz grâce aux progrès de la chimie, notamment en devenant bien plus biodégradables grâce à l’utilisation de l’amidon de maïs. Le seul petit problème, est qu’il faudra là aussi faire un choix entre nourrir les populations, ou bien leur fournir des masses de produits pour faire grossir les montagnes de déchets recouvrant désormais l’ensemble de la planète. Mais là aussi peut-être avons nous tord de paniquer car qui peu dire si justement notre rôle ici bas n’est pas de préparer l’évolution de notre biotope pour en faire le lieu d’épanouissement de nouvelles espèces mieux adaptés?

    Après le règne des insectes et des arthropodes, celui des amphibiens, des reptiles, les dinosaures, des oiseaux puis des mammifères est venu le règne de l’homo sapiens sapiens (le si mal nommé).

    Je suis prête à parier ma culotte que l’on retrouve déjà parmi nos semblables l’ensemble des niches écologiques présentes dans toute bonne chaine alimentaire.

    Des grosses légumes aux vautours et hyènes de l’info, sans oublier les requins de la finance et autres super-prédateurs en passant par tout l’arbre des ruminants, du mouton au veau, bœufs, éléphants (du PS), (peaux de) vaches et autres gibiers sauvages ou d’élevage. Qui sait quel animal nous remplaçons ni ce que certains osent incorporer dans la viande hachée, le saucissons, les nems ou autres spécialités à la nature difficilement identifiable? :-

  3. Aqueduc dit :

    peut-être en changeant le calendrier civil, la bourse have to think about that,l’energie solaire un peu dans tous les domaines et nous les petits humains esclaves comme vous disiez, hiberneraient (j’utilise l’imparfait là?) s’occuperaient de ses vieux, de ses jeunes, de ses amours…

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