8 juin 2007
Qui écrit un livre s’en voit dépossédé avec un rare bonheur.
J’ai ouvert, aujourd’hui, le site « réseau des bahuts », qui avait affiché l’an passé la critique assassine (bête et méchante, sans humour et confite de rancoeur, qu’ici vous pourrez lire ou relire) de Vincent Cheynet sur mon livre « L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! » Rien de plus jouissif (n’en abusons pas !) que de lire la prose de ceux qui s’indignent de la mauvaise foi d’un donneur de leçons surtout soucieux de sa zone d’influence, autrement dit de son territoire… Dans un contexte globalement déprimant, un baume…
http://reseaudesbahuts.lautre.net/article.php3?id_article=413
M. Paccalet,
Je lis avec grand intérêt votre livre « L’humanité disparaîtra, bon débarras! » Même si j’adhère totalement à votre conclusion, celle-ci m’attriste et me fait me questionner sur l’importance de poursuivre ou d’augmenter mon engagement face à une cause qui me semble la seule ayant vraiment de l’importance. Dois-je finalement vivre sans faire d’effort pour la planète (l’humanité en fait) ou bien continuer de travailler à changer des comportements chez moi-même, chez les gens qui m’entourent malgré l’inutilité de tout cela? J’habite le Canada et je pensais hier soir, avec consternation, en lisant votre chapitre « Dévorons nos bébés » que mes gouvernements actuels font des efforts majeurs pour accroître la natalité dans mon pays. Sachant que les problèmes climatiques vont engendrer des déplacements de population importants, que le Canada DEVRA être une terre d’accueil, je m’inquiète également de voir augmenter l’intolérance de mes concitoyens face à l’immigration car ici le grand débat n’est pas celui du pouvoir d’achat comme en France mais des accommodements raisonnables concernant les différences culturelles et religieuses, débat qui occasionne une montée d’intolérance. Devons-nous persévérer devant cette utopie qu’est la sauvegarde de l’humanité? Au plaisir, Isabelle
Je lis en ce moment la version poche de “L’humanité disparaitra, bon débarras!”. J’avais appris ici l’existence de ce livre et, lecteur occasionnel de « la décroissance », j’avais lu – plutôt interloqué – la critique mauvaise de V. Cheynet.
Mon opinion est faite : je ne comprends pas comment on peut avec un minimum d’honnêteté intellectuelle construire une caricature du livre que l’on critique pour mieux ensuite l’attaquer, voire insulter l’auteur du livre. Je sais bien que le procédé est facile et que la diabolisation de celui que l’on considère comme son adversaire ou son compétiteur territorial est un comportement banal dans l’espèce humaine, mais désolé, pour ma part ça me révolte toujours !
Amicalement, Oslobo
M. Paccalet,
je souhaite apporter une correction à votre brève :
le site « réseau des bahuts » a fait un peu de « pub » pour votre livre il y a 2 ans (article en date du 6 mai 2006). Et parmi les nombreuses contributions au forum suivant cette annonce, quelqu’un a reproduit la critique de Vincent Cheynet (le 30 mai 2006). S’en est suivi un long débat.
Cette page de notre site à propos de votre livre totalise à ce jour plus de 15000 visites. Vous devriez peut être nous remercier au lieu de sous-entendre que nous n’avons fait que démonter votre livre au moyen de cette critique.
Bien à vous,
Serge C
Bonjour,
Je n’avais pas bien tout lu, le papier de Vincent Cheynet était en première page, et certains correspondants m’en avaient parlé comme si c’était le principal article. Merci, donc, pour ces débats, que (de mon côté) j’essaie de prolonger en conférences-débats avec des lycéens et des étudiants. Toujours passionnant !
Dans la foulée, nous avions publié une critique de « Sortie de secours ».
Voir ici
http://www.reseaudesbahuts.lautre.net/article.php3?id_article=501
bien cordialement
nk