Grenelle de l’environnement

18 juillet 2007

J’étais donc, avant hier lundi 16 juillet, à la première réunion du groupe « Grenelle de l’environnement » auquel j’appartiens. Je vous explique. Il y a six groupes, qui vont se réunir chacun quatre fois avant la fin septembre :

1. Lutter contre les changements climatiques et les maîtriser.

2. Préserver la biodiversité et les ressources naturelles.

3. Instaurer un environnement respectueux de la santé.

4. Adopter des modes de production durables : agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêts et usages durables des territoires.

5. Construire une démocratie écologique : institutions et gouvernances.

6. Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi.

Je vous laisse réfléchir aux intitulés, particulièrement au dernier : la compétitivité est-elle soluble dans le vert ? Je participe au groupe 4. Il faut savoir que chacun de ces groupes est composé, outre ses deux présidents (pour le nôtre, Jean-Robert Pitte, géographe, et Denis Tillinac, écrivain), d’une série de collèges incarnés par une dizaine de membres : collège ONG, collège Etat, collège Salariés, collège Employeurs, collège Collectivités territoriales, à quoi s’ajoute un collège des Personnes morales associées, dans lequel je figure en tant que président de Green Cross France.

Vous subodorez la complexité. Une soixantaine de personnes réunies dans une salle du Muséum d’Histoire naturelle, à Paris… En trois heures, nous avons juste eu le temps de faire un tour de table. Chacun a parlé trois minutes.

Très vite, j’ai été saisi d’un doute existentiel. Certes, en trois minutes, on est contraint au plaidoyer pro domo. Là, ce fut caricatural. Les représentants des ONG (y compris moi) ont tenu un discours écolo catastrophiste. Les représentants de l’Etat ont raisonné en trois points, modèle ENA standard. Les représentants des salariés ont demandé davantage de moyens et de meilleures conditions de travail. Les représentants des employeurs ont exigé moins de charges, moins d’Etat, moins d’Europe et la valorisation de l’initiative individuelle. Les représentants des collectivités territoriales ont déploré les ratés de la décentralisation et cité des exemples régionaux auxquels personne n’a rien compris.

Lorsqu’un agriculteur parlait de pollutions agricoles et de problèmes de manque d’eau, c’était pour dire que l’agriculture polluait moins qu’on ne pensait, et qu’un champ de maïs consomme moins d’eau qu’une forêt de pins. Lorsqu’un pêcheur parlait de la disparition des poissons, c’était pour en attribuer la cause à l’Europe ou aux pollutions de la mer. Et ainsi de suite.

Bref, j’ai observé dans toute sa splendeur le phénomène du « c’est pas ma faute, c’est lui », et du « je veux bien faire quelque chose, mais que mon voisin commence ». Cette irresponsabilité, que j’analyse et que je déplore dans Sortie de secours, n’a pas fini de faire des dégâts… On a pris conscience des périls écologiques, mais on ne veut rien changer d’essentiel à son petit univers : l’autre n’a qu’à s’y mettre. Pour mon effort à moi, on verra plus tard…

Cela dit, pas de panique ! Ce n’était que la première réunion et (comme d’habitude) tout le monde a voulu marquer son territoire et dominer son voisin. Humain, trop humain… La prochaine fois, je croise les doigts, on verra des rapprochements, on assistera à des concessions, on formulera des promesses, on conseillera peut-être même quelques mesures concrètes.

Le pire n’est jamais sûr, il n’est que probable.

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13 réponses à Grenelle de l’environnement

  1. Marc dit :

    Resalut Yves,
    A nos ages on radote, alors je te remet mon commentaire à ton texte précédent que tu n’as pas eu le temps de lire et qui me paraît coller aussi à celui-là.

    Salut Yves,
    C’est vrai l’écologie ne devrait pas avoir de couleur politique puisque sa vraie mission est la survie de cette Humanité que notre belle planète bleue bichonne depuis des temps que notre raison ne peut appréhender. Dans les faits, elle en a une très marquée, celle d’une opposition féroce à ce capitalisme financier complètement cinglé qui a pris le pouvoir dans nos sociétés et qui nous conduit inévitablement à une catastrophe planétaire . Et il me semble que ce capitalisme est plutôt à droite dans la terminologie française. Mais au fait (je mouline en direct) ne faudrait-il pas que cette catastrophe arrive rapidement pour qu’enfin une décroissance salutaire commence ? Je rêve! Oui je rêve car cela serait trop simple. Le vrai problème de l’humanité aujourd’hui est de prendre des dispositions radicales dans l’urgence (dans les 20 à 30 ans maximum à venir) pour éviter un réchauffement climatique destructeur pour elle-même mais aussi pour cette fantastique biodiversité qui nous entoure fruit de centaines de millions d’années d’évolution. Or ce problème est quasiment insoluble par l’homme d’aujourd’hui et l’organisation mondiale en place. En effet Yves, comme tu le dis dans ton livre « issue de secours », il faudrait mettre en place très rapidement un vrai gouvernement mondial avec de vrais pouvoirs de décisions et d’exécution. On en est évidemment très loin. Dans nos démocraties (très minoritaires sur cette planète), nos représentants politiques ne font que refléter nos opinions moyennes issues de notre culture au sens large (éducation familiale, scolaire, religieuse pour certains, influence de l’environnement socio-culturel, des médias …etc). Toute cette culture a une inertie énorme. Il faut donc plusieurs générations pour passer d’une société de consommation dévastatrice de notre planète à une société consciente d’appartenir intimement à une biosphère qui a conçu l’humain et qui est d’une richesse merveilleuse, d’une complexité infinie mais aussi d’une grande fragilité. Et voilà notre quadrature du cercle : pour espérer freiner le réchauffement climatique il faut réagir très rapidement et très fortement mais cela est foncièrement incompatible avec notre capacité naturelle à évoluer. Comment être optimiste dans un tel contexte ? J’ai entendu un de nos hommes politiques actuellement ministre dire, en conclusion d’une conférence-débat de Jean-Marc Jancovici : « il ne faut pas être pessimiste pour l’avenir, les scientifiques trouveront bien une solution ! ». Autrement dit : les générations futures se débrouilleront, ce n’est pas notre problème actuel. Alors dans cette réalité désolante, Yves je te souhaite beaucoup de courage, de pédagogie, de fermeté et de franchise pour les discussions du Grenelle de l’environnement. Tu pourras rappeler à nos chers (chères ) hommes politiques que réduire les droits de successions c’est bien pour une minorité mais réduire la pollution que nous léguons aux générations futures serait hautement plus profitable à tout le monde.
    Avant de terminer et pour ceux qui doutent encore (vu la météo actuelle) de l’existence d’un réchauffement climatique je leur soumets ce constat de base accessible à tout le monde : il y a quelques centaines de millions d’années et pendant des millions d’années, notre planète Terre s’est évertuée à fixer dans son sol les milliards de tonnes de carbone qui chargeaient son atmosphère. La température baissa progressivement et la vie put exploser. Depuis 200 ans (durée infiniment petite devant les temps géologiques), l’homme (occidental essentiellement) prélève ce carbone en quantité colossale et le rejette dans l’atmosphère. Nous avons actuellement un taux de carbone dans l’atmosphère supérieur aux taux que la terre a connu depuis des millions d’années. Où croyez-vous que cela nous mène sinon à un réchauffement catastrophique, d’autant plus catastrophique qu’il va se produire sur une période extrêmement courte ne permettant pas aux êtres vivants dits supérieurs dont nous faisons partie, de s’adapter.
    En conclusion j’ai le sentiment que le salut ne peut venir que d’un principe (hypothétique) d’autorégulation de la terre qui ferait que celle-ci réagirait suffisamment rapidement et violemment (catastrophes climatiques très importantes touchant les pays riches) pour nous ouvrir les yeux et accélérer cette mutation culturelle préalable à toute action planétaire efficace. Mais je ne sais plus si je fais un rêve ou un cauchemar.
    Salut Yves , j’espère que je n’ai pas trop démoralisé tes lecteurs et puis ne te retire surtout pas (définitivement) dans ta cabane perdue au fond des bois car la méditation solitaire n’apporte rien si elle n’est pas suivi d’actions énergiques. Par exemple on compte beaucoup sur tes coups de gueule.

  2. yves paccalet dit :

    Je dis, dans « Sortie de secours », que si j’ai écrit « L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! », c’est précisément parce que j’en avais marre d’entendre cette phrase : l’humanité finira bien par trouver des solutions ; ce qui, en effet, revient à mettre la charge de nos mortelles idioties sur les épaules d’une partie bien précise de l’humanité : les générations futures… Laisser « l’humanité trouver des solutions » constitue, à mes yeux, la plus parfaite illustration de l’égoïsme et de l’irresponsabilité dont l’Homo sapiens est capable.
    Merci, Marc, de faire le rapprochement entre les exemptions de taxes sur les successions décidées par le gouvernement Sarkozy, et la terrifiante charge de succession écologique que nous imposons à nos enfants…

  3. Michel dit :

    j’imagine que personne n’a prononcé le mot « démographie » durant votre réunion? Ou me trompe-je?
    Merci de nous faire vivre « ça » (sans la mondre illusion de ma part) de l’intérieur.

  4. véronique dit :

    Bonjour
    à YP :merci pour ce rapport limpide
    à tous :Etes-vous allés voir le blog d’Alliance pour la planète sur Grenelle ? (legrenelle.lalliance.fr)
    Quelqu’un a-t-il connaissance d’ un autre blog ? (de la FNSEA par exemple)
    à YP : les associations écologistes s’inquiètent du groupe des personnalités morales associées!
    je pense que vous devriez vous identifier ! elles seraient rassurées sur au moins l’un des membres
    Par contre , il y est évoqué la présence de la FNSEA, qui, elle, ne me rassure pas du tout, ils vont proposer de mettre des champs de cochon partout dans les élevages de pommes de terre transgéniques ! Ma parole, ça va être pire que tout …
    15 propositions au bout du compte ? bigre, ç’est pas beaucoup. Allez, chiche qu’on essaie chacun de son côté ?
    à Michel : pas le droit de mettre un quota de reproduction humaine/française en proposition n° 1, ça passera pas à Grenelle! et la Suisse n’a pas rien droit de dire d’abord ! Tonnerre de Brest !
    Coin coin à tous.

  5. Gilles dit :

    L’intitule du 6eme groupe laisse pantois (quoique sans surprendre). Le 5eme vaut son pesant de derision dissimulee egalement. Sans faire offense a aucun de ses membres, que je ne connais pas, ca sent grave l’os a ronger…..
    J’espere que Pierre Rabhi participe a ce groupe 4.

    Oui, plus l’info sortira et circulera sur ce que se passe, se joue et se dit dans ces groupes plus il y aura de chances d’eviter l’impasse, le ronronnement, la recuperation, la deviance (euh, par rapport a quoi deja ?…) enfin tous les pieges de la chose.

    1 Euro d’amende a quiconque, durant ces sessions, pprononce le mot « croissance ». Chiche ?…

    Une crainte de plus (j’ai d’ailleurs la meme remarque a propos de nos echanges sur ce blog, meme si, merci merci Monsieur Paccalet de les rendre possibles :-) : le biais franco-francais. Si parmi les 15 propositions, il y en avait 2 ou 3 qui suggerent comment entrainer dans le meme sens (le bon) les pays qui trainent un peu les pieds, ca serait pas mal.
    Ok ok ok, faut deja qu’on mette un pied devant l’autre dans cette fichue « bonne direction » maispourquoi pas rever un peu (un indice : le litre de sans plomb 95 est bientot a 1 euro 50. Encore un effort et a 3 ou 4 euros, les gens vont commencer a se poser de vraies questions. Si si….).

    Pouet-pouet (si j’ai bien compris les rites locauxzetnaissants)

  6. nadine dit :

    Je vous lis : » Ce n’était que la première réunion et (comme d’habitude) tout le monde a voulu marquer son territoire et dominer son voisin. Humain, trop humain… » Et si la prochaine fois vous pouviez ouvrir les débats en mettant en avant ce que vous avez chacun à DONNER , ce que chaque collège peut, doit RESTITUER dans l’intérêt commun, je vois bien ceux qui ont des mots à offrir, je vois plus mal les pêcheurs restituer les poissons et c’est sans doute pour cela qu’ils ont besoin de « coupables » Quelles propositions peut faire un pécheur sans poisson ? On sait bien que nous sommes tous responsables mais que l’effort ne sera pas le même pour tous et comment dans un monde aussi inégalitaire plaider pour la solidarité ? Pas étonnant que chaque participant soit sur la défensive et comment conduire un projet dans un contexte frauduleux ? Je ne veux pas paraitre amère mais je crois que la défense de la planète est un vrai combat et que l’homme convaincu doit défendre ce territoire commun avec force et s’imposer à son tour.

  7. Marc dit :

    Et ce n’est qu’un débat franco-français alors au niveau mondial! Et pourtant il faudra bien passer par là et vite, très vite. Dans 20 ans, dans 30 ans? Trop tard.

  8. véronique dit :

    Bonjour à tous !
    Je reviens d’avoir passé des zeurs sur le site du medad, ce machin français à l’usage des français, mais que les pays alentours ne devraient absolument pas négliger !Je passe des vacances superbes !
    Après que j’aie brouté, trotté, fait mille tours, véro blaireau revient au souterrain séjour …c’est-à-dire ici, en attendant que mon propre terrier/blog soit creusé. Vous me suivez ? (parodie de « Le chat la belette et le petit lapin – Jean de La Fontaine », pour les ignorants qui peuvent pas tout savoir :-)
    Sur ce site officiel, j’ai été émue aux larmes par le discours de JLB du 29-06-07. « Notre volonté est inébranlable : la France sera au rendez-vous.  » J’ai applaudi des deux pattes ! des deux palmes , des deux mandibules, des nageoires, des tentacules… J’y ai relevé quelques super bonnes-intentions. (1/4 du fret routier vers rail et voie d’eau- on sera peut-être encore en-dessous de la Suisse, mais ne persifflonflons pas, car il y a plein d’autres bonnes nouvelles) Allez voir vous-même sur medad point gouv point elfe erre.
    Pour faire court : 1) j’y ai découvert le calendrier officiel incluant groupes de travail (2 mois-si tout le monde s’y colle à marche forcée, ça peut le faire, me dis-je- consultation démocratique (même pas un mois-débats citoyens forums internet etc: bigre, me dis-je,le citoyen a intérêt à s’exprimer sans détour ni circonlocution!) et échéance des décisions : octobre 2007.
    2) j’y ai trouvé surtout les grands projets : pôles d’excellence rurale labellisés (379 à ce jour) et les pôles de compétitivité labellisés (71 à ce jour). Ces derniers méritent à être examinés de près (y compris par les suisses les canadiens, les maliens et les bien-iens).
    Normalement, je devrais vous mettre les liens-iens, mais je suis très fatiguée.
    Pour l’instant, je me suis contentée de poster le commentaire suivant sur le blog de grenelle :

    Sensible au sujet de l’agriculture bio et des ogm, mais absolument pas militante, j’ai pris le temps d’aller visiter les sites officiels du MEDAD, pour y chercher entre autres, des renseignements sur les pôles de compétitivité (71)et les pôles d’excellence rurale labellisés à ce jour (379). Ces appels ont été lancés en 2005, le projet s’est forgé sous le précédent gouvernement, les derniers projets labellisés datent de juillet 2007. (concluez vous-mêmes) Je n’ai pas fait de recherches sur chaque projet et je ne suis pas manichéiste, mais ce qui m’a sauté aux yeux, c’est la présence de Céréales Vallée, le concurrent français de Monsanto! Merci à tous d’approfondir cette recherche (par exemple sur tous les pôles, c’est sur le site competitivite.gouv.fr ). merci.

    A cette heure-ci, je ne sais plus si j’ai raison ou pas de faire ça, mais comme jean-marie, je l’ai fait ! Si quelqu’un a le courage d’aller visiter les 71 sites répertoriés sur le site, nous pourrons partager nos impressions durant les 15 jours qui nous sont impartis en septembre ! pour les pôles d’excellence rurale, je n’ai pas d’avis. On ne peut pas avoir d’avis sur tout ! mais pour ce que j’allusionne pour Céréales vallée, je maintiens. allez voir sur leur site, ou sur le site de Limagrain (associé dans le projet). Allons-nous laisser faire ça ? Au motif que le suffrage universel a soi-disant parlé ? Que dois-je faire, me dis-je ?
    Amèrement . Véronique

  9. patrice andre dit :

    Bonjour Yves,
    Le groupe de travail n° 4 du Grenelle de l’environnement me semble être celui le plus pertinent en terme d’aménagement du territoire.
    En effet, les thèmes abordés peuvent trouver une réponse dans une relocalisation de l’économie. Si l’on consomme « local », on évitera de manger des pommes de Nouvelle-Zélande et de s’habiller avec des jeans qui ont fait trois fois le tour de la planète avant de se retrouver sur notre joli petit cul.
    Il faudrait pour cela inverser la tendance de ces dernières décennies et repeupler les campagnes aujourd’hui désertées. L’avantage de la campagne est de pouvoir minimiser sa consommation : jardinage, poulaillers…
    Les mico-économies sont une solution au problème du transport. J’achète mon pain au Boulanger du coin qui achète sa farine au meunier du coin qui achète son blé au paysan du coin, paysan qui, tant qu’a être subventionné à 75 % pourrait l’être pour une agriculture bio respectueuse de la santé et des nappes phréatiques (voir l’exemple de Munich).
    Les solutions foisonnent mais me voilà engagé sur la voie de la décroissance, ce qui va être en contradiction avec le travail du groupe 6 chargé de promouvoir des modes de développement écologiques favorable à la compétitivité et donc à la sacro-sainte croissance, objet de tous les désirs de messieurs Lagardère, Arnaud, Bolloré, Leclerc etc… et de leur représentant, notre hyperprésident Sarkozy.
    Bon courage donc pour ce groupe de travail, riche en solutions de tous ordres mais dont beaucoup s’opposent à la mondialisation et à l’économie de marché.

  10. jean-marie dit :

    bonjour,

    J’ai bien essayer d’aller sur les sites présentés par Véronique, mais je m’y suis un peu perdu. J’y retournerai à tête reposée.

    Résultat de mon appel :

    Mon mail a été suprimé du site de Pierre Rabhi…
    J’ai reçu une réponse de Nelly B (chargée des relations avec Hubert Reeves et vice présidente du ROC)me conseillant d’aller sur le site de FNE : http://fne-grenelle.blogspot.com/ pour y apporter mes commentaires constructifs.
    Pour les autres, pas de réponse (pour Pelt, je suis passé par denis cheissoux sur france inter, alors je ne sais pas s’il l’a reçu…)
    Bon, l’insurrection des consciences éveillées ne semble pas pour demain, dommage,…

    à +, j-marie.

  11. véronique dit :

    Bonsoir, tous . Je vous envoie l’adresse de mon blog, http://veroblaireau.free.fr/ (pas fini, mais une bonne ébauche de ce que je veux faire) :j’y ai mis une collection d’infos écologiques pas forcément les plus médiatisées.
    à Jean-marie : toutes les adresses sur la biotechnologie sont regroupées sur cet article : il faut fouiller, les liens sont à l’intérieur des textes .
    http://veroblaireau.free.fr/index.php/2007/07/22/13-grenelle-consultation-du-ministere-de-l-environnement-etc-dit-medad
    Il y a également une consultation publique sur des peupliers modifiés… qui se tient en ce moment (mais pas vraiment selon le modèle suisse envoyé par Michel!!!-ya les liens.
    J’ai édité lespropositions du FNE , j’ai pas tout lu, (52 pages) si quelqu’un se sent d’en faire une synthèse ? malheureusement, il y a tellement de boulot que c’est déjà une synthèse !
    Je pense à une chose : une fois cet épisode de Grenelle passé, (mes excuses à Erwin et Michel, mais en ce moment, j’ai tendance à observer mon pays à moi, parce qu’il se tient très très mal à mon goût, donc je le surveille plus particulièrement !) , nous pourrons peut-être faire comme tout le monde, penser à autre chose, nous goinfrer de nourritures immondes, en regardant la télé … le bonheur quoi …(en attendant la baisse des nappes phréatiques chez les uns et la montée des eaux ailleurs !)
    Pour Y.P :Je vous laisse ici un poème qui est pour mon blog, normalement, mais bon ….je partage :
    « Se retirer. qui le pourrait? De l’espèce on ne s’évade pas.
    Sur l’homme, sur tout homme se rabat l’hominité. Le solitaire, en sa retraite, tourné en soi, est rejoint. Il entend, il les entend réfléchissant, lui aussi il bêche le Monde avec des hommes.
    Comment ferait-il autrement?  »
    Extraits de Chemins cherchés Chemins perdus Transgressions – « Coups d’arrêt » Henri MICHAUX – Gallimard 1981
    A bientôt .

  12. yves paccalet dit :

    Merci, Véronique, pour ce poème…
    Ah ! Michaux ! Relisons vite,
    vite, « Connaissance par les gouffres » : l’un des plus beaux titres de livres que je connaisse. Et le dedans réalise la promesse de la couverture !

  13. Didier dit :

    Bah oui Yves…je te cite, en substance  » transférer nos idioties sur le générations futures..! » C’est à mon sens déjà bien en cours à constater ce qui se passe. Une élection et qq mois plus loin entendez vous encore quelques « politique » inspirés ou pas prononcer ne serais ce que le mot « dette ». Ce crédo porté au pinacle et élevé comme une priorité nationale par notre sévillant Th. Breton à qui on a joué un remake de ..exit to ..!
    La chape de l’amnésie collective recouvre ce détail de l’histoire, un peu comme une maladie honteuse. Surprenant puisque ces gens là sont du même bord politique ? C’est fou, je me sens mal en tapotant ma prose, je suis saisi d’un doute affreux…je n’aime peut-être tout simplement pas mes enfants ???

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