3 octobre 2007
J’étais parti, me revoilà, crevé mais heureux. Masochiste invétéré…
Ce voyage m’a mené au Canada, ces « quelques arpents de neige » que méprisait Voltaire (les plus beaux esprits profèrent les plus moches idioties, CQFD). Nous avions mené une mission « Saint-Laurent et Grands Lacs » avec la Calypso de Cousteau en 1980. J’ai voulu observer les différences. Il y a du moins bon (sans cesse davantage de bagnoles et de béton, mais c’est partout pareil sur la Terre). Et du meilleur : la pollution du fleuve est moins grave que si c’était pire.
Les populations de bélougas (les « fantômes blancs ») du Saguenay sont toujours dramatiquement basses, mais pas moins qu’il y a un quart de siècle. Il en reste toujours environ 500. J’ai aperçu deux fois ces grands dauphins immaculés et même (dans un groupe d’une dizaine de sujets) un bébé gris-brun, que sa couleur distinguait de celle – neigeuse – des adultes. Un jeune (au moins !) : l’espoir. Car ce qui menace cette population, c’est encore et toujours un cocktail de produits chimiques déversés dans le fleuve par les hommes : des pesticides, des dioxines, des métaux lourds, qui rendent les cétacés malades et les stérilisent.
Du côté des grandes baleines, ce fut un pur enchantement au large de Tadoussac : de nombreux petits rorquals (ou baleines de Minke, ou rorquals museau-pointu) ; et des rorquals communs dont le souffle prodigieux monte à 10 mètres… Les baleines à bosse étaient déjà parties. J’ai raté les cachalots. Et je n’ai pas observé de rorqual bleu (ou baleine bleue), ce monstre des monstres dont la population mondiale n’a hélas ! jamais remonté depuis la fin de la chasse à l’espèce, voici près d’un demi-siècle. Mes amis de la station de recherche des îles Mingan, Richard Sears et Alain Charpentier, ne sont guère optimistes. Même s’il est déjà arrivé qu’on voie une « bleue » dans le Saint-Laurent, qu’on ne l’y aperçoive plus pendant dix ans, qu’on la croie morte et que… coucou ! elle réapparaisse un clair matin, en envoyant dans l’atmosphère son souffle au bruit puissant et doux, irréel, magique, indescriptible.
Jusqu’à quand souffleront les baleines ? J’aurais tendance à penser que lorsqu’elles auront disparu, nous serons bien proches de notre propre extinction.
5 commentaires
de toute façon tout le s’en fou !…
Passioné d’aquariophilie en relation avec les auteurs d’aquarium a la maison (revue)et de l’association française
des cichlidae ( afc ), moi aussi j’ai
les yeux noir et les oreilles en pointe à la jack de fromhell quand
j’entend parlé du daupnin du yangtsé ( Lipotes vexillifer ou baiji ).J’ai 25 ans et je suis déjas bien encré dans les contradictions de notre société, mémé si l’aquariophilie contribue en partie a la diminution d’éspéce
endémique c’est je pense aujourd’hui une façon d’en présèrvé quelle que une « pour par exemple Iranocichla d’iran que j’ai en téte » ou multiples éspéce des petits lacs africain et…….
Bon déebara et a mon gout trés bon
et vos chronique dans Ushuaia dévorante.
question : vaije moi aussi comtemplé pendant 50 ans malgrée les mise en garde qui perdure
PS: »Lipotes » voir http://www.chine-information/actualité
(peut etre aperçu)
3 octobre 2007 à 16:29. Lien permanent.
comment ça marche
3 octobre 2007 à 16:33. Lien permanent.
Un bonjour à mes voisins du vol Air Transat du 21 septembre
Cordialement
10 octobre 2007 à 12:51. Lien permanent.
La mer est grande, le Canada est grand, mais le monde est petit ! Amitiés, baleines, ours noirs et sirop d’érable…
11 octobre 2007 à 19:20. Lien permanent.
Je vous laisse l’adresse de mon site pour les supers photos d’Iranocichla hormuzensis que vous trouverez sus le lien Iran
Amicalement Aqualoury
14 mars 2008 à 8:07. Lien permanent.