15 octobre 2007
L’Américaine Marion Jones, cinq médailles aux Jeux Olympiques de Sydney, en 2000, et cinq médailles mondiales, a avoué avoir menti en réfutant les soupçons de dopage qui pesaient sur elle. Elle va rendre ses médailles. Le problème est que, si elle le fait, son trophée du 100 mètres de Sydney devrait revenir à la Grecque Ekaterini Thanou, deuxième à Sydney, mais convaincue de dopage aux J.O. suivants, à Athènes, en 2004.
Je vois, dans cette histoire, un apologue de notre société. Notre dopage, c’est la « croissance », la fuite en avant, l’accumulation de biens matériels non seulement inutiles, mais nuisibles à notre santé corporelle et mentale. A peine nos champions politiques ou économiques sont-il éliminés, que d’autres, aussi dopés qu’eux, les remplacent.
Amphétamines, EPO, hormone de croissance, testostérone et tout l’arsenal : double dose ! Trinquons à coups de pot belge, chantons la seringue enchantée et grimpons comme des dératés la falaise d’où nous pourrons sauter. Planer une dernière fois. Avant de nous écrabouiller.
J’allais oublier : la commission sarkozienne présidée par Jacques Attali réclame l’abolition du principe de précaution, réputé anti-croissance.
Triple dose !
30 commentaires
Et pour compléter le tableau, notre ex-épéiste-ex-ministre JF Lamour (qui a, au moins un très joli nom) se fait évincer de l’AMA par un ex-ministre parachuté australien qui a pour principale compétence de n’en n’avoir aucune, et qui ne viendra donc pas perturber les cuisines des Panoramix olympiques. Cuisines où même et d’abord ceux qui sont déjà tombés dedans quand ils étaient petits ont droit à leur ration, pour faire tomber un peu plus les murs de la croissance. Ah non pardon, les records, mais c’est un peu la même chose.
Attali, autre intoxiqué à la croissance, entendu ce matin sur Inter « les autres font 10% ou 5%, et vous voudriez que nous nous traînions a 2% ?? »… Dopons nous donc à coups de grandes surfaces, de concurrence effrénée, et affranchissons nous des contrôles comme le principe de précaution.
Comme il le dit, pas de croissance c’est retourner à l’âge de pierre (si si, il l’a dit !).
Moi qui étais joyeux de cette âge de pierre, après vos textes sur l’effort, la montagne, l’humanité (avec un petit h), heureusement que deux petits rappels à l’ordre sur l’eau qui nous manque déjà et la folie des hommes dont le dopage n’est que la caricature sont là pour nous remettre les pieds sur terre…
Une question me hante : pourquoi Lula, qui semble pourtant un brave garcon, veut-il absolument propager le drame des biocarburants sur toute la planète (cf son « message à l’Afrique » d’hier) ? Est-il si mal conseillé ? N’y a-t’il plus rien à espérer de nulle part ?
Vais aller hiberner sur le Gélas, moi, avec les oeuvres complètes de Desproges…
16 octobre 2007 à 8:40. Lien permanent.
desole desole desole pour la collection de typos … point trouve comment corriger mon tissu de fautes apres coup…
16 octobre 2007 à 10:54. Lien permanent.
Voilà, j’ai rétabli les accents du texte. Mais je n’ai pas le pouvoir d’empêcher Lula de détruire ce qui reste de la forêt amazonienne en prétendant contribuer au combat écologique contre l’effet de serre ; ou (à terme) d’affamer une partie du peuple brésilien pour engranger l’argent des agrocarburants…
16 octobre 2007 à 11:12. Lien permanent.
Il y a un gros « couac ».
Notre vénéré petit père de la nation, vient d’embaucher un perdant ! Lui le défenseur du « travailler plus pour gagner plus », de la croissance, le demandeur de résultats, a embauché un sélectionneur pas fichu de gagner contre des anglais, qui ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils furent en 2003, en demi-finale de notre coupe du monde de rugby. Celle qu’on a organisé chez nous ! Pourtant c’était sur ! Après « l’exploit » d’avoir battu les All Blacks (avec la complicité de l’arbitre anglais, bizarre, vous avez dit bizarre ?), la voie était ouverte pour la victoire finale. C’était sur, on allait gagner. Bernard Laporte aurait été encensé, notre président salué pour sa clairvoyance.
Mais voilà, « on » a joué à l’anglaise contre les anglais et « on » a perdu. L’imitation n’est jamais à la hauteur de l’original. Alors notre hyper- président Sarkozy, au fait à quoi carbure-t-il, à trop vouloir imiter Margaret Thatcher, il pourrait bien lui aussi, finir par se planter.
17 octobre 2007 à 8:51. Lien permanent.
PS : l’Atlas environnement du monde diplomatique est sorti.
Toujours très documenté et très bien illustré. C’est un document à toujours garder sous le coude pour argumenter ses assertions écologiques.
17 octobre 2007 à 12:40. Lien permanent.
les publiciste travaillent l’inconscient du public, ce public à conscience que l’on est dans une impasse mais il ne change pas ses habitudes. On sait de nos jours que l’inconscient nous dicte nos actes.
17 octobre 2007 à 14:25. Lien permanent.
il n’y a qu’un seul commentaire :
« l’humanité disparaîtra, bon débarras ! »
18 octobre 2007 à 11:05. Lien permanent.
« l’Atlas environnement du monde diplomatique est sorti. »
… et aucun article sérieux (ni dans l’analyse des causes, ni dans la proposition de mesures) sur l’effet de la démographie (rappel: la population française ne cesse d’augmenter, alors que le territoire lui reste constant). De l’environnementalisme politiquement correct, bien-pensant … et inutile. Tout comme ce grenelle de l’environnement qui, corrigez moi si je me trompe, n’aborde pas de la population maximale et/ou optimale que l’on peut faire vivre en France en fonction des ressources que dispose le pays…
18 octobre 2007 à 12:35. Lien permanent.
Le problème n’est pas tant celui de la population française (1% de la population mondiale) que celui de la population humaine totale. Vous prononcez trois mots, par exemple « population du monde », et hop ! le temps de les avoir dits, trois nouveaux bébés sont là. Qu’il faudra bien nourrir, loger et éduquer ; ou alors (comme je l’ai suggéré dans « L’Humanité disparaîtra…) dévorer ! En fricassée, à la croque-au-sel ou en saucisses ; en boulettes, en rôti ou avec une bonne farce…
18 octobre 2007 à 14:52. Lien permanent.
certes, certes, z’avez tout à fait raison. Je mentionnais juste l’exemple français parce que ce blog, bien qu’ouvert sur les pb du monde, est un site essentiellement tourné vers la France (cf grenelle de l’env. par ex.) et que l’entité de décision politique, ça reste encore principalement l’état, le pays. Un peu aussi parce que la France est un pays nataliste.
Mais évidemment le problème est mondial.
quant aux n pitchouns qui sont nés de par le monde pendant que je tapais ce message, ben je leur souhaite sincèrement bonne chance! Ils vont en avoir sacrément besoin…
18 octobre 2007 à 19:04. Lien permanent.
cher yves paccalet : j’ai brodé ce billet autour d’une bribe tirée de votre » voyage au pays des fleurs » ; je me demande d’ailleurs si cette bribe n’est pas elle-même une très très jolie enjolivure d’un ouvrage scientifique
Sur le principe « qui ne dit mot consent » (orthographe?): si vous ne dîtes rien, je le laisse en l’état. si ça ne vous plaît pas, dites-le, je l’enlève ! et quid des droits d’auteur ?
Amicalement et coin coin à tous.
ps : dommage que Swift ne soit plus là, je suis sure qu’il viendrait développer sa modeste proposition par ici !
20 octobre 2007 à 11:20. Lien permanent.
Pas de problème pour ce texte, bravo Véro !
L’un des plus beaux spectacles que j’aie jamais vu, c’était ce printemps, sur une route, une nuit : une mère blaireau suivie de ses trois petits, comment doit-on dire ? blairetteaux, blairettons, blairineaux… En tout cas, des concentrés de mignonnes choses arrondies, craquantes, noires à rayures blanches, qui trottinaient derrière maman avec tout le coeur et tout l’optimisme des gamins de n’importe quelle espèce.
Bien sûr, ils n’avaient pas conscience qu’ils étaient sur une route humaine, et que l’espérance de vie d’un blaireau sur l’asphalte est limitée. Je leur ai dit : « Fichez le camp de là ! », mais je ne suis pas sûr d’avoir été suffisamment clair.
21 octobre 2007 à 9:57. Lien permanent.
Quand j’ai entendu qu’ils voulaient abolir le principe de précaution, j’ai sauté au plafond… sans dopage…Vraiment ça tourne pas rond du tout. On n’arrête pas de dire qu’il faut faire attention à notre environnement, à la vie quoi! Et non! on continue dans la bêtise. Il est vrai qu’à notre niveau nous ne sommes pas obligés de suivre leurs directives mais il y en a qui n’ont pas de scrupules. Pour ces gens l’humain n’a peu d’importance. Ils pourraient penser à leurs enfants ,laisser une Terre vivable pour eux même pas. C’est désolant!!!
Car on a beau essayé de vivre en harmonie avec ce que l’on aime (une famille, un métier, un cadre de vie, des rencontres) ce « dopage » nous rattrape…
21 octobre 2007 à 20:42. Lien permanent.
Puisque les hommes préfèrent obéir à la loi plutôt qu’à la raison…
« Crime contre l’environnement ».
C’est une notion qui devrait être ajoutée à la liste des compétences de la Cour Pénale Internationale.
Elle y mérite largement sa place :
- le crime contre l’environnement est un crime exceptionnel, qui ne peut être commis que sciemment, à grande échelle, et avec mise en œuvre de moyens élaborés. Il est donc particulièrement crapuleux.
- il vise généralement le profit d’un seul au détriment de tous.
- à long terme, il se confond avec le « crime contre l’humanité ».
En plus, le dernier point, – celui-là même que les gens de la télé oublient tout le temps d’évoquer – permettrait de faire taire ceux qui prétendent que « les écolos veulent secrètement la disparition de l’espèce humaine ».
Ce serait tout bénef pour (presque) tout le monde.
22 octobre 2007 à 10:15. Lien permanent.
merci !
22 octobre 2007 à 19:36. Lien permanent.
Bravo à tous et merci!
« Crime contre l’environnement », oui, il se confond aussi avec le crime contre l’animalité!…
23 octobre 2007 à 6:16. Lien permanent.
Merci à Yves Paccalet d’avoir affronté Philippe Caubère sur le plateau de « Ce soir à jamais » le jeudi 11 octobre (vidéo sur le site). Si les écologistes de tout poil pouvaient se pencher aussi sur le sort de nos frères non humains tout espoir serait permis disons plutôt ( pour Véro!…) que le désespoir serait moins grand…
23 octobre 2007 à 6:50. Lien permanent.
Petite précision : les protecteurs du vivant et les défenseurs des animaux ne se sont pas tous encore rejoints, les premiers s’intéressent aux espèces, les seconds cherchent à faire naître des droits pour les individus animaux. Mais tout est lié…
23 octobre 2007 à 7:27. Lien permanent.
Désolée : j’ai écrit protecteurs du vivant au lieu de protecteurs de la NATURE…
23 octobre 2007 à 8:14. Lien permanent.
En revenant à votre texte initial, je pensais à cette dérive qui a vu le quantitatif prendre le pas sur le qualitatif. La plupart des gens vivent aujourd’hui non plus pour le « comment ? » mais pour le « combien ? ».
Le sport n’est plus là pour le dépassement de soi, pour la joie de l’effort, du bonheur d’avoir vaincu, pour quelques instants, sa souffrance, mais pour le dernier dixième, le dernier centimètre, le dernier point.
Le cent mètres en 15 secondes d’un surchargé pondéral comme moi ne vaut-il pas autant, finalement, que les 9s85 du recordman qui a dédié sa vie à ça ? Sans parler, de façon beaucoup plus sérieuse, du sport adapté (peur des mots, quand tu nous tiens….).
Au lieu d’avoir pour objectif le simple bonheur de vivre, le quidam moyen veut cumuler les Porsche Cayenne, les téléviseurs a écran aussi plat que ce qui s’y projette (« la mienne est plus grande que la tienne »), le nombre, qui est rarement borné, l’emportant sur la satisfaction du besoin.
Et oui, à partir de là on dope tout. L’athlète, la croissance, le chômage, la surface de la maison, le dada-vapeur…. Le siècle de la seringue, comme vous le dites si bien.
23 octobre 2007 à 14:34. Lien permanent.
« le bonheur d’avoir vaincu… ».
Vaincre des sommets ou son voisin, qu’est que c’est futile…
L’alpiniste Patrick Berhault, malhereusement décédé dans sa traversée des 4000m des Alpes il y a quelques années, disait que la compétition est une tare… Je ne suis pas loin de penser comme lui.
Je préfère de loin la coopération. Pour reprendre l’exemple de P. Berault, lorsqu’il faisait cette fameuse traversée qu’il n’a jamais fini, il était en compagnie de son ami Ph. Magnin. Ils faisaient cette traversée ensemble, en s’aidant l’un l’autre, en coopérant. ça c’est beau. Ils ne « s’amusaient pas » à qui-grimpera-le-plus-vite-sur-le-sommet-ah-ah-c’est-moi-le-plus-fort, ça c’est futile…
24 octobre 2007 à 6:32. Lien permanent.
Pour Michel
… et aucun article sérieux (ni dans l’analyse des causes, ni dans la proposition de mesures) sur l’effet de la démographie (rappel: la population française ne cesse d’augmenter, alors que le territoire lui reste constant).
Il est vrai que la démographie est peu abordée dans l’Atlas, cependant dans le 1er article « L’effroi et les profits », je relève qu’à l’occasion du sommet de la terre à Rio de Janeiro en 1992, « on a appris que la population mondiale croît à un rythme sans précédent : nous sommes 6,5 milliards, et ce chiffre ne se stabilisera que vers 2050 autour de 10 milliards. Or, comme divers articles de cet Atlas environnement le démontrent, si tous les humains avaient le même niveau de consommation des Terriens les plus riches, la planète pourrait à peine subvenir aux besoins de 600 millions de personne. »
Mais effectivement aucune solution n’est proposée pour le problème.
La démographie, la démographie vous-dis-je ! Et quoi est-ce qu’on fait ? Une planification mondiale des naissances ? Une campagne globale de stérilisation massive ? Ou plus simplement comme le dit Yves, on les mange ?
Pour le reste , « De l’environnementalisme politiquement correct, bien-pensant … et inutile… »,
La ligne politique du diplo est peut-être politiquement correcte et bien pensante au Vénézuéla et en Bolivie mais certainement pas dans notre bel hexagone. Ignacio Ramonet (rédacteur en chef du monde diplo) est plus adepte de l’alter mondialisme, de la décroissance, et du partage des richesses que du libéralisme) :
Je lis dans le 2ème article : « DES CLASSES DIRIGEANTES PREDATRICES. Prestidigitateur, le nouveau président français l’est aussi : partisan de l’énergie nucléaire (réacteur EPR compris), des OGM et des autoroutes, il n’en a pas moins convoqué pour octobre 2007 un « Grenelle environnement »… Comme si l’expérience du pacte écologique de Nicolas Hulot n’avait pas suffi : aussi vite enterré que signé, il a permis d’escamoter l’écologie dans la campagne électorale… »
Voila pour le politiquement correct.
Dernier aspect : inutile.
Pas pour moi en tous cas, qui a une très mauvaise mémoire des chiffres. Ce document me permet d’argumenter avec des personnes de mon entourage, dont le dada n’est pas l’écologie (si, si, il y en reste encore !). La cartographie est de plus, un bon moyen pour faire comprendre les choses à ceux qui ne sont pas trop adeptes de la lecture, j’en rencontre également.
Ce n’est certes pas un document destiné aux experts, ni aux intellectuels.
Pour finir, je tiens à préciser que je ne travaille pas pour le diplo, et ne suis pas rémunéré pour la pub que je pourrais leur faire.
Cordialement.
24 octobre 2007 à 9:05. Lien permanent.
« planification mondiale des naissances ? Une campagne globale de stérilisation massive ? Ou plus simplement comme le dit Yves, on les mange ? »
je trouve toujours effarant que, quand on aborde la question cruciale de la demographie, on obtient toujours des reponses lapidaires comme « tu veux faire un genocide? » « tu veux steriliser tout le monde »… c’est vraiment consternant…
Quand il y a un probleme, et il y a un probleme demographique, c’est d’ailleurs LE probleme qui conditionne tous les autres, 1 il faut faire le constat du problème, 2 il faut fixer des objectfs et trois et 3 trouver les mesures à prendre. c’est ce que l’on fait dans le cadre du protocole de kyoto (bien qu’il soit largement insuffisant). Passer directement 3, comme vous le faites, ça n’a aucun sens puisque le point 1, le constat, n’est pas etabli et que la plupart des gens se mette des oeillères pour ne pas voir le problème.
Donc si 1 vous admettez qu’il y a un pb (gigantesque!) de démographie, pour le point 2, commencer deja par reflechir à l’echelle « locale » et demandez vous à combien on peut vivre en France. 62 millions (chiffre actuel de la population)? 72 millions? 100 millions? 1 milliard? ou alors moins que 62 millions? 50? 40? 30? etc…
Les plus « droles » dans cette problématique de la démographie, c’est ceux qui se prétendent de la decroissance et/ou du non-productivisme d’un coté (« mais oui ma bonne dame, les ressources de la planète sont limitées, la croisasnce infinie, ça ne peut pas marcher », ce avec quoi je suis bien d’accord) et qui de l’autre se refusent à toute limitation de la population humaine (« cooooa?!? limiter les naissances? mais vous n’y pensez pas! »)…
Bon, je me répète, mais tant qu’on traitera pas les politiques environnementales dans un cadre demographique, c’est comme si on ne faisait rien, si ce n’est se donner une bonne image et/ou une bonne conscience.
24 octobre 2007 à 12:14. Lien permanent.
A Michel, qui nous laisse sur notre faim (à la différence de Yves, avec ses recettes gourmandes
) : ok, d’accord, c’est vrai, il faut limiter l’expansion démographique. Et ce, à l’échelle planétaire. Et il y a urgence.
Mais là, grosse question qui fâche : on fait comment ? Le soi-disant « Grenelle » vient, comme beaucoup l’avaient prédit, d’accoucher de mesurettes dont la plus significative est peut-être en creux, pas de réduction de la vitesse de l’automobile sacrée. On voit très vite ou sont les limites. Sauvons la planète, oui, mais pas touche à mon jardin.
Alors comment va-t’on faire pour toucher au plus sacré, c’est-à-dire le « droit » à la descendance ? Je ne dis pas qu’il ne faille PAS le faire. Je demande COMMENT va-t’on le faire ? L’expérience chinoise, après tout assez réussie, est elle importable en Europe ? D’autres idées ?
A lire certains auteurs (comme Emmanuel Todd par ex.) il semble que les taux de natalité soient le résultat d’autres facteurs (égalité des sexes, alphabétisation…). Ces modeles peuvent-ils être étendus au dela de la séquence qui amène au « taux de civilisation occidental moyen actuel » ?
24 octobre 2007 à 15:46. Lien permanent.
Un (tout petit) peu hors du sujet, mais quel regal (je m’exprime au 5eme degre) de voir en ce moment meme sur iTele le delegue general des industries petrolieres expliquer que le probleme du deplacement est « un probleme crucial » (et apparemment pour lui le rechauffement n’en n’est pas un). Grosso modo (et ce sera le bilan du « Grenelle », a 6 mois des municipales il est urgent de ne rien changer. Surtout pas toucher a la bagnole, a la croissance, au confort.
Voir aussi le « magnifique » Christophe Barbier sur LCI expliquant que, au Grenelle, les « obscurantistes de la bougie » avaient ete ridiculises. Je cite de tete.
Beau refus de voir que c’est la Vie qui a perdu.
Chaque jour qui passe, votre prediction, Yves, devient plus probable.
24 octobre 2007 à 17:32. Lien permanent.
J’ m’en vas vous mettre tous et toutes d’accord …j’ai un scoop … je vous recommande chaudement d’aller faire un tour sur le site naturavox(pas besoin du lien), et, si vous ne l’avez pas déjà lu, d’aller parcourir un article du 22/10/2007, dont le titre est : le réchauffement climatique est-il réellement causé etc etc -voici l’adresse de l’article (à copier à la suite de naturavox/fr dans la boîte d’adresse) :
article.php3?id_article=2266
Faites moi confiance, je pense que vous apprécierez tous ! et je vous recommande chaudement la lecture des premiers commentaires (le deuxième, de mémoire) que je dédicace tout spécialement au petit Yves, de Savoie, au petit Michel, de Suisse, au petit Patrice, d’André, à Gilles, de l’âge de pierre, Anne-marie, Jean-Marie (où est passé Jean-Marie ?)Erwin (où est passé Erwin ?) et à tous leurs amis et amies francophones … ne faites pas comme moi, ne soyez pas maso, ne lisez pas tous les commentaires (Anne-marie doit avoir raison à mon sujet) c’est à pleurer, mais il y a quand même un petit commentaire intéressant qui signale un article du même auteur, cette fois-ci sur le site agoravox, en février dernier : article.php3?id_article=19312. Have a good time !
24 octobre 2007 à 20:31. Lien permanent.
Un grand merci a Veronique pour ce moment de fraicheur !
J’avoue avoir eu un peu de mal a aller au bout, avoir evite les commentaires (« bravo ! ») et avoir mis quelques secondes a trouver l’auteur. « Dirigeant d’entreprise depuis l’age de 18 ans ».
Je ne sais pourquoi, cette entree en matiere m’a permis de retrouver le sourire pour la soiree. « Bonjour, je me presente, je suis dirigeant d’entreprise depuis mes 18 ans ».
Bon, tant mieux pour lui.
Moi je pense vraiment (oui, age de pierre) que je vais plier les gaules, donner tele, pc et autres machins electriques, et aller voir dans la montagne si on peut encore y survivre sans rencontrer trop de post-adolescents-dirigeants-d’entreprise….
(je n’ai rien contre les dirigeants d’entreprise, pardon pour ceux qui lisent, mais comme raccourci de son identite…..)
Salut a toutes et tous !
24 octobre 2007 à 21:15. Lien permanent.
Merci beaucoup Véronique.
L’article est formidable et le 2ème commentaire succulent.
Tout va bien, je vais bien, d’ailleurs la terre est plate et le soleil tourne autour.
L’humanité disparaîtra…ce qui résoudra définitivement le problème de la démographie !
Ayant déjà trouvé une « tanière » dans la montagne, je ne rejoins plus la civilisation, la vraie, celle de la « grande ville », que par contrainte financière.
Mais tout comme Gilles, plus ça va, moins je trouve de plaisir à croiser bon nombre de mes congénères, hormis bien entendu (comme c’est le cas sur ce blog) ceux qui veulent bien voir que l’on va droit dans le mur, et qui tentent de trouver des solutions.
Quoi qu’il en soit, tenons bon la rampe, car comme on dit chez Mermet sur France-Inter : « On est pas le cul sorti des ronces ! ».
Ciao
25 octobre 2007 à 10:18. Lien permanent.
Je savais bien que ça plairait à toul’monde sur ce blog ! pour ma part, je dis un grand Merci à Anne-Marie pour l’info sur cette émission du 11-10 de « ce soir ou jamais », qui nous montre au passage qu’il existe encore une télépublique de qualité (1 tout petit peu) et on peut même s’en faire notre 20 HEURES à nous …Si c’est pas le bonheur, ça…C’est tout comme i dit le président de Nestlé, tout va bien quand on est dans le bon monde !
25 octobre 2007 à 23:19. Lien permanent.
Pour Patrice :
Molière avait de la tendresse pour son Alceste – son Misanthrope. Et, pour reprendre le mot de W.C. Fields, « quelqu’un qui déteste les enfants et les chiens ne peut pas être entièrement mauvais » ! Allez ! Bonne balade à tous loin des foules moutonnières…
29 octobre 2007 à 18:30. Lien permanent.