Une société de malheur

12 novembre 2007

Bien sûr, je suis du côté des plus faibles. Bien sûr, je reste (moi !) soixante-huitard de coeur et d’esprit, compagnon des grévistes, et plus encore des éremistes et des SDF pour qui le mot « grève » n’a même aucun sens.

Mais cette division de la société en corporations économiques, politiques, culturelles, religieuses, qui toutes « revendiquent », « sont révoltées », « réclament justice », etc., me semble la pire évolution possible pour notre pays, pour l’Europe, pour l’humanité.

Il s’agit toujours, dans ces batailles catégorielles, de s’imposer à autrui par la force ; de prendre l’argent (donc le pouvoir) dans la poche du voisin (de payer moins d’impôts en demandant toujours davantage à l’Etat) ; d’entuber son semblable ; de le réduire en bouillie ; en tout cas, de ne songer qu’à soi – et jamais à l’universalité de l’homme.

Cette société-là est la pire de toutes celles qui se sont succédé depuis Cro-Magnon. L’instabilité des situations, l’agressivité ambiante, l’incertitude sur l’avenir, l’injustice faite aux plus faibles, l’arrogance des plus forts (qui n’en sont pas plus heureux pour autant : ils doivent se défier à chaque seconde de la concurrence) : tout cela s’appelle un désastre. J’ai l’impression de vivre en permanence l’émission de Julien Courbet, « Sans aucun doute » - pour moi, un étalage de haines, de bassesses et de rancoeurs quotidiennes impossible à regarder, sauf à considérer les humains comme des rats de laboratoire risibles et dérisoires…

Cependant, le pire est encore devant nous, avec la raréfaction (relative ou absolue) des matières premières, de l’énergie, de l’eau, des produits agricoles, de l’espace…

Comment réinjecter un minimum de convivialité dans les relations humaines ? Comment cesser de tout juger à l’aune de la domination, de la force, de la réussite individuelle, corporatiste, communautaire ou nationaliste ? Comment faire revenir en surface les valeurs de la solidarité, de la compassion, du partage, du bonheur de vivre ensemble ?

La principale « Sortie de secours », pour notre espèce, n’est ni technologique, ni scientifique, ni politique, ni même écologique au sens strict : elle est morale et philosophique.

Et je pose à nouveau la question : est-elle ?

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64 réponses à Une société de malheur

  1. Gilles dit :

    Cela ne suffira sûrement pas. Cependant il y a un article intéressant dans Courrier International sur l’impact négatif des classifications permanentes par ethnie, religion, sexe, etc… ( http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=79590 ).

    Cette sale manie a plein d’effets négatifs, et y renoncer pourrait nous aider à progresser sur le chemin recherché…

    Il est vrai que si nous commencions par arrêter d’opposer sans cesse les uns aux autres (pour rester sur TF1, c’est quoi déjà l’émission sur les voisins qui se haïssent ? :-) ) le ciel semblerait un brin plus pur.

  2. Michel dit :

    mon conseil à moi qui vous veut du bien: débarrasez vous de votre télé. vous verrez, on vit bien meiux sans! ça donne le temps pour lire les livres … d’Yves Paccalet! Vous connaissez?! Pas mal, cet auteur. Un style bien à lui. Je recommande. Bien mieux que les émissions de caniveau d’un groupe industriel qui n’a pour seul but de faire vendre du coca…

    mon reproche à moi qui vous veut du bien: arretez de vous plaindre, ça sert à rien (le sort de l’humanité est déjà scellé) et vous allez vous faire un ulcère! Carpe diem, comme disait l’autre. En plus vous faites parti de cette generation qui n’aura jamis eu à se restreindre. Et vous continuez à voyagez de par le monde. Heureux homme, va!

    mon requete à moi qui vous veut du bien: vous qui ete un botaniste d’experience, c’est quoi cette fleur?

    http://hiboox.com/lang-fr/image.php?img=bscd8a

    Une knauthie des bois (knauthia dipsacifolia)? ça ressemble pas tellement à la photo de mon guide d’identification mais j’ai rien trouvé de plus proche…

  3. Michel dit :

    damn it, marche pas le lien de la fleur.
    Pt’etre celui-là:
    http://hiboox.com/lang-fr/resultat.php?img=bscd8ag6.jpg

  4. Michel dit :

    evidemment, il fallait lire « MA requete à moi … »! L’inconvénient du copier-coller…
    Quel glandeur, ce Michel :o )

  5. Yves Paccalet dit :

    Knautia dipsacifolia, la knautie (sans h) à feuilles de cardère, pas mal vu Michel, corolles à 4-5 lobes, 4 étamines, grand pistil, ça concorde. Jusqu’à ce qu’un maître botaniste ne vienne nous contredire. Pour être plus sûr, il faudrait surtout savoir où la photo a été prise…

  6. Michel dit :

    sud des vosges, fin mai vers 1000m sur une chaume (espace ouvert de paturages).

    Z’etes incollable! Merci pour votre aide.

    et n’hésitez pas à mettre des billets botaniques sur votre blog. Ils sont chouettes, pis y’a pas que l’espèce humaine dans la vie ;-)

  7. Tangee dit :

    En voila une réaction interessante sur tout ce qui se passe…
    Autout de moi ce sont des « mais on peut pas laisser passer ça!! »
    « les blocages ça craint mais ON A PAS LE CHOIX!!! »
    mouais…
    un peu d’humanité et moins de télé
    100% avec vous les gars!

    à la r’voyure!

  8. mirza dit :

    J’arrive ici à partir de chez Richard.

    C’est drôle, je ne perçois pas du tout les événements actuels comme une division, comme une demande de toujours plus pour soi. Quand je vois les étudiants (qui sont les plus proches de mon quotidien), je ne les ai jamais vus aussi solidaires, à la fois entre eux mais aussi avec toutes les autres personnes qui peuvent avoir des problèmes et avec qui ils peuvent réfléchir et agir, je ne les ai jamais vus aussi intéressés, aussi touchés par ce qui peut se passer, que depuis 2 ans (depuis la loi sur l’égalité des chances). En l’espace de quelques semaines ils s’étaient politisés (au sens noble) et ils ont continué bien après que les médias ont fini d’en parler.

    De la convivialité, des questionnements très généraux, de la solidarité avec tout un tas de causes qui ne les concerne pas forcément, ils ont appris tout cela tous seuls. Il n’y avait pas grand’monde pour les encourager à le faire autour d’eux…

    Tu les aurais vus la semaine dernière en AG lire les articles de la LRU un à un et les discuter tous ensemble jusqu’à ce qu’ils tombent d’accord sur leur signification… tu les aurais vu il y a deux ans, après le retrait du CPE, continuer à faire des AG où l’ordre du jour portait sur des informations générales sur ce qui se passe dans le monde et comment eux pourraient agir…

  9. Anne-Marie dit :

    L’Homme est jeune, arrivé sur Terre il y a peu d’années…Combien de temps lui faudra-t-il pour s’hominiser et s’humaniser?Pensez-vous vraiment qu’il en aura le temps avant les catastrophes écologiques? Pensez-vous que les quelques îlots de morale dans cet océan de barbarie puissent avoir une influence décisive sur notre avenir ? Je vous trouve tous d’une naïveté déconcertante…Parlez nous des fleurs…

  10. Anne-Marie dit :

    Bravo et félicitations à ceux qui veulent tout de même limiter les dégâts…

  11. Yves Paccalet dit :

    Pour Mirza :
    Les étudiants ont vingt ans, ils sont généreux (enfin, ceux qui se révoltent), je le sais, j’étais étudiant en Mai 68. Je partage encore cet élan comme un vieux soixante-huitard ridé et décati, inconscient de sa ruine physique et mentale, mais sincère.
    Je n’aperçois pas la même générosité chez les cheminots ou les agents de la RATP, qui disent toujours faire la grève pour tout le monde, mais que je n’ai jamais vus solidaires d’une autre lutte que la leur. Bien sûr, le corporatisme des mouvements d’avocats ou de juges contre le plan de Rachida Dati saute aux yeux (je ne me prononce pas sur le fond : j’observe les comportements).
    En un mot, j’ai de la peine à repérer l’universalisme et l’altruisme dans des revendications catégorielles où l’enjeu n’est, au fond, que le pognon. Quand aux étudiants, je réaffirme mon accord avec Mirza : chez eux, les idéaux sont proclamés – et désirés.

  12. Gilles dit :

    Moi aussi le côté “catégoriel” des revendications me gêne. D’un autre côté, et sans vouloir déresponsabiliser personne, cela fait des décennies que tout est fait pour découper la société en catégories, justement, en petits groupes. Diviser pour régner…
    Je prends soin de ne dénoncer personne (même si je n’en pense pas moins). Mais il suffit de se demander a qui profite le fait d’avoir une société composée de :
    • Ménagères de moins de 50 ans
    • Etudiants
    • Camionneurs
    • Chômeurs
    • Médecins (généralistes, spécialistes…)
    • Hommes « politiques » (kezaco ?)
    • Etc etc….
    La liste est longue. Pour certains, si elle pouvait avoir 60 millions de lignes, ce serait le top. Et comme ce la, quand un groupe rogne, on peut toujours monter les n-1 autres contre lui.
    Ce matin 55% des français sont supposés, grâce au Dieu sondage-BVA, juger la grève « injustifiée ». A l’intérieur de ces 55%, combien disposent d’une information sur la question qui va au dela de ce que TF1 leur a fourni ? Question valable aussi pour les 45% restants.
    N’empêche que si nous pouvions nous rassembler pour nous occuper de vrais problèmes, comme les chances de survie de nos petits-enfants, ce serait plus sympa que les revendications catégorielles….

  13. Yves Paccalet dit :

    J’ai juste une grosse trouille ce mardi matin, vers 11 heures : si certains étudiants, malgré la recommandation contraire de l’UNEF, décidaient d’aller bloquer les trains dans les gares, je n’aimerais pas entendre aux infos que l’un d’eux s’est fait écraser par une locomotive. Par ailleurs, je rappelle à mes chers étudiants que s’ils vont foutre le bordel dans les gares, les casseurs seront là, aussi, pour défoncer les vitrines de fringues, de CD et de téléphones portables.

  14. Michel dit :

    En Suisse ce genre de conflits issus d’initiatives legislatives se règle de façon civilisée. Les lois contestées font l’objet d’un référendum si 50000 citoyens (~1% du corps electoral) le reclame via une recolte de signatures.
    C’est le référendum facultatif, Art. 141 de la constitution fédérale que l’on trouve ici:
    http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a141.html

    Art. 141 Référendum facultatif

    1 Si 50 000 citoyens et citoyennes ayant le droit de vote ou huit cantons le demandent dans les 100 jours à compter de la publication officielle de l’acte, sont soumis au vote du peuple:1

    a.
    les lois fédérales;

    C’est ce genre d’article constitutionnel qui fait de la suisse une démocratie. C’est l’absence d’articles de ce genre dans la constitution française qui fait de la France une quasi-dictature bordelatoire…

    M’enfin, vu d’ici, ces grèves récurrentes qui ne profitent qu’à ceux qui les récupérent sont assez droles à observer.
    Je vous souhaite à tous bien du plaisir dans l’impasse de la « democratie » representative qui vous est si chère…

  15. Michel dit :

    quand je dis « vous » c’est les residents en france, c’est pas vous Yves en particulier. C’est quand meme drole que quelqu’un qui a un esprit critique aussi aiguisé que le votre ne soit pas plus critique que ça vis-à-vis de la notion de démocratie en France. c’est quand meme LA base de fonctionnement de la société.

  16. Yves Paccalet dit :

    La démocratie référendaire directe devrait être la règle, avec toutefois un bémol : il faut la placer sous l’autorité d’une loi supérieure, qui garantisse les droits essentiels de l’homme. Le risque est, en effet (suivez mon regard en Suisse), que des citoyens racistes se retrouvent assez nombreux pour imposer un référendum sur l’expulsion de tous les étrangers ; et qu’ils le gagnent ! En France, si le référendum d’initiative populaire avait existé, Mitterrand et Badinter n’auraient jamais pu faire abolir la peine de mort.
    Damned ! Aucune forme de société humaine n’est parfaite !

  17. Michel dit :

    « En France, si le référendum d’initiative populaire avait existé, Mitterrand et Badinter n’auraient jamais pu faire abolir la peine de mort. »

    Pure speculation sur la base de sondages. REcemment ,le TCE etait donné largement vainqueur dans les sondages…. avant la campagne referendaire. Le resultat fut tout autre.

    « Damned ! Aucune forme de société humaine n’est parfaite ! »

    Y’en a des moins pires d’autres…

  18. ERGU dit :

    Rien à attendre du civisme.
    Dans « allo la planète » sur France Inter, j’ai pu écouter une émission très intéressante sur la torture. Je vous recommande le livre « terres inhumaines » qui nous raconte comment monsieur tout le monde est un tortionnaire pour son voisin…

  19. Yves Paccalet dit :

    C’est vrai, y’a des sociétés moins pires que les autres, mais elles sont rares ! Quant à mon jugement sur la démocratie française, il est plutôt sévère. Je trouve surtout que la France dérive à grande vitesse vers le corporatisme et le communautarisme, lesquels sont l’exact opposé de l’universalité à laquelle j’aspire.
    Pour en revenir au fond, la volonté du peuple doit rester la source de la loi. Mais gare aux démagogues : on rappelle toujours, avec raison, qu’Hitler est arrivé au pouvoir grâce au suffrage universel. Une dialectique entre la volonté du peuple et les valeurs essentielles des droits de l’homme doit s’établir, faute de quoi la démocratie marche sur une seule jambe…

  20. Michel dit :

    Hitler est arrivé au pouvoir il y a 70 ans (!) par le SUFRAGE UNIVERSEL, aucun contre-pouvoir democratique (DEMOCRATIE DIRECTE) n’existait alors pour freiner son ascension…

    quant aux démagogues: gare à ne pas pointer du doigt autrui en disant que c’est un démagogue, car c’est aussi une forme de demagogie! Mefiez vous aussi des analyses niveau ecole primaire genre claire chazal ou arlette chabot qui vous resume dans une breve de 30 secondes la politique suisse en disant que l’extreme-droite est au pouvoir. Faites vous votre opinion par vous-meme, cela vaut bien (ce qui revient à mon postulat de base: débarassez vous de votre télé!! ;o)

    La démocratie (qui je le rappelle n’a pas cours en France) n’est pas un système parfait mais j’en connais pas de mieux. Et il faut savoir aussi avoir la maturité d’y savoir perdre! sinon on tombe vite dans cet enfantillage qui consiste à dire « moi la democratie, j’veux bien, mais seulement quand c’est moi gagne ». Un comportement immature que l’on retrouve chez nombre de parlementaires et de membres de l’executif français. A titre d’exemple (un parmi tant d’autres), Kouchner qui fulminait le 30 mai 2005: « vous voyez à quoi ça mène un référendum! ».

  21. ERGU dit :

    Rien à attendre du civisme.
    Nous n’avons plus qu’à chercher des solutions technologiques.
    Si nous n’en trouvons pas, l’humanité disparaîtra, bon débarras.
    Si nous en trouvons, nous pourrons croitre… jusqu’à la prochaine étape de blocage.
    Comme le dit Michel, nous sommes d’heureux hommes. Notre génération n’a pas connu de guerre directe, a connu l’illusion d’un monde d’abondance, de ressources gratuites et illimitéés avec le sentiment de liberté qui va avec, c’est exceptionnel dans l’histoire !

  22. Michel dit :

    « Comme le dit Michel, nous sommes d’heureux hommes. Notre génération n’a pas connu de guerre directe, a connu l’illusion d’un monde d’abondance, de ressources gratuites et illimitéés avec le sentiment de liberté qui va avec, c’est exceptionnel dans l’histoire ! »

    sauf que moi j’suis une génération derrière vous…
    Trop tard! Damn it!

  23. Marc dit :

    Voilà un texte qui peut compléter vos débats sur le corporatisme et qui vous permettra de méditer sur « république et démocratie ».

    Ce article est la synthèse d’un des chapitres de « Mémento du Républicain » (Ed. Mille et unes nuits, 2006, 108 pages), ouvrage collectif réalisé par André Bellon, Inès Fauconnier, Jérémy Mercier et Henri Pena-Ruiz.

    »Si la démocratie fait du peuple le fondement du pouvoir, elle n’en indique pas vraiment le rôle. La République, dont la finalité est la recherche du bien commun, fixe quant à elle, une référence qui va plus loin que la démocratie.

    Les crises que rencontre la démocratie (institutions, représentativité, principe d’égalité, universalité, libertés publiques…) trouvent leur origine dans le délitement de la « communauté politique » dans laquelle le citoyen recherche l’intérêt général. Le peuple n’est plus alors qu’un « agrégat de particularismes et d’individus différant par les circonstances, la naissance, l’origine socioprofessionnelle ». La crise des banlieues a pleinement montré cette absence de liant social.

    Tout comme pour la République, la souveraineté, l’égalité et la liberté sont les principes fondamentaux de la démocratie. Mais ce qui différencie la démocratie de la République, c’est que la première favorise la diversité alors que la seconde recherche l’unité. « La démocratie accorde une place spécifique aux particularismes qui composent une société car elle considère l’individu en fonction de ses intérêts particuliers, voire locaux. A l’inverse, la République recherche en permanence l’intérêt commun au-delà de ces particularismes. »

    Les attaques contre l’intérêt général (privatisation des services publics) qui sont aujourd’hui fondées sur des doctrines économiques (comme la liberté du marché) se heurtent aux principes de la République, mais s’accommodent très bien de la démocratie. L’école, le seul endroit libre pour l’émancipation de l’individu, est en crise par manque de moyens, ce qui met en danger la République. « La mode est aujourd’hui à la dévalorisation des enjeux collectifs, de l’intérêt public ou commun au profit de la valorisation débridée de la sphère privée, perçue comme un bunker des libertés. »

    C’est dans la Constitution, qui fait la République française « indivisible, laïque, démocratique et sociale », que sont complétées, au profit de l’intérêt général, les lacunes structurelles de la démocratie. La République essaie de donner à tous les individus les mêmes chances de réussite car l’intérêt général contribue, au bout du compte, à l’intérêt particulier, ce que ne permet pas l’inverse.

    « La démocratie est un commencement dont la République est l’aboutissement toujours inachevé. » »
    Michel, et la Suisse ! Fédération de cantons, gouvernée par une combinaison (savante) entre démocratie directe et représentativité. Pas évident pour un Français.

  24. Raphaël dit :

    Que c’est pessimiste ! !

    N’oubliez l’idée de Schopenhaueur :
    « Le monde est ma représentation »

    Soyez heureux, faites le bien, et vous verrez le bien. Etre heureux est avant tout une histoire de la vision personnelle que l’on a du monde et de la place que l’on s’y fait.

    Quand aux problèmes « de société », il faut relativiser : les hommes vivent vraiment bien mieux qu’il y a 50, 100 ou 300 ans !!

  25. Anne-Marie dit :

    Pour Raphaël ;
    « Les hommes vivent vraiment bien mieux… »
    Des enfants meurent encore de faim sur notre merveilleuse Terre…
    Comment vivre pleinement heureux en le sachant sinon en cultivant notre égoïsme…
    Se représebter le bien ne suffit pas hélas!

  26. Atlantis dit :

    Il y a une limite à notre action. Vouloir supporter la misère du monde sur ses épaules c’est aller droit à la dépression.
    Connaître la limite c’est mieux distinguer *de nos propres yeux* (et c’est TRES important) le bien du mal, ce qui est cassé de ce qui marche.
    Afin de pouvoir agir dessus.

    De temps en temps il faut scruter l’horizon, afin de mieux anticiper l’avenir. Evidemment il est sombre : il convient de préparer (physiquement et intellectuellement) soi-même et autrui à l’approche de la tempète. Vouloir plus, même de l’Etat est utopique.

  27. Anne-Marie dit :

    Pour Atlantis:
    Pourquoi craindre l’utopie qui seule peut-être pourra nous permettre de survivre? La morale et la philosophie ne suffisent toujours pas à endiguer la violence et la barbarie…Renoncer à son petit bonheur individuel par décence ne conduit pas forcément à la dépression et au masochisme. Aimer la nature (minéraux , végétaux et animaux) avec passion , aimer le sport et les arts permettent de supporter la misère du monde et de se révolter contre cette espèce humaine incapable de partager ses richesses. Mais je suis d’accord que l’action doit être réaliste pour être efficace.

  28. nicolas dit :

    Comme me disait un ami, sur l’idée que j’avais de faire quelque chose, de faire bouger les choses, là où je commençais à ne plus supporter l’attitude de chacun : « Le changement commence par soi-même avant de penser à révolutionner les autres. »

    Notre comportement a tendance à influencer le regard d’autrui, alors ?

    C’est le premier pas et sans doute le meilleur, vers notre salut, celui de tous.

    Trouvez et tournez-vous vers vous-même, vers ces valeurs que vous prônez à travers vos commentaires et mettez les en application (si ce n’est pas déjà le cas).

    Contrairement à ce qu’on peut y voir de l’extérieur, comme un acte individualiste, c’est bien plus subtile en vérité.
    Quand la plupart regarde encore l’herbe du voisin. Qu’est-ce qui nous empêche de montrer à notre voisin comment rendre son herbe plus verte ?

    Vivre autrement, penser autrement, ne voir que le verre à moitié plein, plutôt que le contraire. Adopter une ligne de conduite en vers soi-même, d’abord. Et puis envers les autres, malgré l’adversité. L’idée n’est pas de convaincre par les mots, mais par les actes, de séduire. D’être en accord, avec ces propres pensées humanistes.
    Contrairement au apparence, ce n’est une voix facile.
    Nombreux sont les coups avant de susciter la curiosité du voisin, le questionnement et l’intérêt de cette qualité de vie que nous avons adopté et l’idée de se la procurer, par une main tendu, un échange, un sourire, plutôt que de la voler et/ou que de tuer pour l’avoir.

    Je veux croire en la bonne intelligence de chacun et la possibilité d’un effet de masse.

    La vie moins chère, TUE.
    La publicité, TUE.
    Les médias, TUE.
    L’écologie, TUE.
    L’assistanat, TUE.
    La surconsommation, TUE.
    La libre concurrence, TUE.
    Et surtout l’ égo, TUE.

    À chaque niveau, on TUE sans s’en rendre compte, sans y prêter attention. Nous sommes aseptisés par une vie édulcorée.

    Avant de voir les défauts d’une société à l’image humaine, ne serait-il pas bon de se regarder soi-même, de regarder ces actes aux quotidiens ?

    Tout ne peut être changé du jour au lendemain, mais peu à peu prendre conscience et trouver une attitude de substitution moins nocive pour l’humanité. Ce serait déjà pas mal.

  29. Anne-Marie dit :

    Pour Nicolas:
    C’est quoi l’assistanat?
    Et l’ego? Pouvez-vous nous le définir?

  30. stien jean-marie dit :

    Oui, Mr Paccalet, notre sauvegarde dépendra du niveau de conscience morale que nous serons capable d’atteindre.

    L’humanité est au début de son adolescence. Elle se pose des questions. Elle doit s’inventer sa propre vie. Elle angoisse alors, parfois, elle se tourne vers les valeurs du passé, mais elle a surtout besoin d’être rassurée et guidée. Elle a besoin de repères, mais elle ne veut plus être sous dépendance des vieilles croyances. Elle n’a pas besoin de gourou, de père autoritaire, elle a eu sa dose. Elle a besoin d’individus qui peuvent lui montrer qu’un avenir est possible.

    Alors, s’il vous plait, puisque vous aimez la vie, puisque Mr Pelt est votre ami, reconsidérez mon offre de constituer un groupe d’alerte (avec d’autres encore, au niveau mondial) qui serait une espèce de conseil des sages, et qui aurait pour vocation d’éclairer notre route. Entendez la proposition de Di Girolamo : utilisez les media modernes pour vous exprimer, vous en avez les moyens (un vous collectif, vous seul ne pouvez rien). Occupez la place sinon, ce sont des Chirac et des Al Gore qui l’occuperont. L’humanité en a besoin. Vos enfant, ma fille en ont besoin. Les enfants des pays pauvres comme ceux des pays riches en ont besoin. Les loups les ours, les puces et les ronces en ont besoin.

    Puis on attendra la crise des 40 ans…

  31. stien jean-marie dit :

    Pour la retraite à 60 ans, c’est mal barré…

  32. Anne-Marie dit :

    Merci à Jean-Marie et bon courage à nous!

  33. Delphine dit :

    En phase avec Michel : lorsque j’ai emménagé seule, à 27 ans, j’ai décidé de ne pas avoir de télé. La petite taille de mon chez moi est un avantage car il me procure l’excuse, destinée à mon compagnon, de continuer à ne pas avoir de télé. D’où une petite inquiétude lorsqu’il s’agira d’avoir un plus grand chez soi.
    Cette liberté m’a permis de découvrir les joies de la radio et des émissions piochées à droite et à gauche, des débats aussi, souvent bien plus informatifs et intéressants que les émission tv, avec l’image en moins, c’est-à-dire le paraître et la tentation de la conviction par l’image, par la représentation éliminée d’office. Ce détail me fait penser que la radio est plus objective que la tv. Moins sujette à la sentimentalité et à l’émotionnel parfois théâtralisés, mis en scène par les gens qui se savent regardés.
    L’écoute me paraît aujourd’hui plus saine que la simple vision.
    Et puis, j’ai redécouvert les journaux aussi, sans me contraindre à un seul mais en lisant à droite et à gauche…
    Les images je les retrouve au cinéma essentiellement. Dernier film vu : « Un Jour Sur Terre ». Je recommande!

  34. La première fois que j’ai été amenée à voir quelques images d’un film de la série Mad Max, j’ai été épouvantée par la violence qui en émanait et j’ai lâchement éteint mon poste de télévision pour éviter de cauchemarder en voyant la suite.
    Même les films catastrophes n’étaient pas parvenus à m’infliger une telle terreur écœurée.
    Mad Max c’est notre quotidien maintenant.

    Par ailleurs, comme je suis femme et donc curieuse, j’ai lu les commentaires qui précédaient et j’ai particulièrement apprécié l’humour noir de Mirza : des étudiants décrits comme conviviaux, impliqués dans des causes généreuses, solidaires. Dommage qu’une minorité parmi ces petits boys scouts applique des méthodes fascistes pour interdire l’accès aux cours à la majorité de ceux de leurs congénères qui désirent réellement étudier.
    Désolé, Monsieur Paccalet que j’admire, mais les étudiants de 2007 ‘révoltés’ que j’ai entendus s’exprimer ne sont pas de la même cuvée que ceux de 1968. Ils n’ont même plus rien de commun avec ceux de 2006. Les étudiants contestataires de 2007 sont des petits bourgeois gâtés avec des mentalités de ronds-de-cuir très mal déguisés en Robin Wood.

  35. Gilles dit :

    Ah, ben je reviens sur ce thème qui est un vrai succès (34 réponses à ce jour, un record !).

    Juste pour commenter la remarque de « la râleuse » à propos des étudiants de 2007. Pour être assez proche de certains, et pour n’avoir raté 68 que de peu (j’avais 11 ans, mais les années d’après et Michel Debré m’ont offert des sessions de rattrapage), je trouve au contraire que la conscience politique est plus élevée aujourd’hui qu’alors.

    Je suis frappé justement par l’attitude « rond de cuir » des étudiants « antiblocage », il y a même une vidéo qui montre les derniers applaudissant les CRS qui évacuent des étudiants grévistes – un peu affligeant.

    Je pense d’ailleurs (mais cela of course n’engage que moi) que si le mouvement étudiant actuel est aussi mal perçu, c’est qu’il exprime non seulement des craintes vis-à-vis des risques de « privatisation » des universités (pour résumer), mais aussi un rejet de plein de ces dysfonctionnements que nous dénonçons sur ce blog si complaisamment maintenu par Yves Paccalet.

    Ils en ont ras le bol de la planète que nous leur léguons, du modèle sociétal que nous leur léguons, du formatage intellectuel (oui, merci la télé et les medias en général) que nous leur léguons, etc etc…. Notre héritage, il n’en sont pas fiers. Et je dois avouer que je n’en suis pas fier non plus.
    Parce que la « Sortie de Secours » dont parle Paccalet, ils ne la voient pas vraiment, n’y croient pas vraiment. Parce que tous les débats tournicotent autour de micro-changements, la ou, probablement, il faudrait jeter le bébé et l’eau du bain. Et les parents avec.

    Je comprends que l’on ait une vue différente, mais c’est là ma perception de leurs manifs (et de celles à venir, a mardi ! :-) )

  36. véronique dit :

    Une morale, certes mais laquelle ? Le moteur aléatoire des citations du site « Au fil de mes lectures » affiche cette citation pour le 15 novembre 2007 … HiHi
    « La morale capitaliste, piteuse parodie de la morale chrétienne, frappe d’anathème la chair du travailleur ; elle prend pour idéal de réduire le producteur au plus petit minimum de besoins, de supprimer ses joies et ses passions et de le condamner au rôle de machine délivrant du travail sans trève ni merci.
    Paul Lafargue (Le droit à la paresse, p.8, Mille et une nuits, n°30) » Parazar parazar …. Je n’ai pas résisté à la tentation de copier/coller et mettre ici ! Les classiques ont du bon ! ;-) Mais de nos jours, c’est provocateur comme propos… Bien entendu cela n’engage que moi !
    @ Jean-Marie : c’est un peu lourd comme mission, non ? ça fait un peu série américaine …. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez, consiste à sauver la planète !!! And you are not in second life. This is reality … musique de Lalo Schifrin …
    (Je plaisante, bien sur)
    @ anne-marie : il y a sur le site d’Arte 7 une émission, dont le nom est geo, si je me souviens bien(?), avec une jolie dame hongroise qui fait des calins à une jeune loutre adorable, je pense que tu devrais aller voir très vite tant que le documentaire est encore visible sur le site (échange de bons tuyaux !)Ce sont à peu près les dernières loutres européennes …
    As-tu signé la pétition pour abolir les régimes très spéciaux des poules en batterie sur le site de la PMAF ? moi oui !
    J’envisage la relecture de « les poules préfèrent les cages », de Farrachi, j’en raménerai peut-être des petits bouts ici !
    Bonan nokton, geamikoj

  37. Anne-Marie dit :

    Vero: oui, oui, « Le droit à la paresse »…mais pour tout le monde…Boris Cyrulnik , encore! expliquait que son goût pour l’éthologie venait peut-être de sa disposition à rester immobile …Et puis, pour être émerveiller par la Nature, il faut bien prendre le temps de la contempler…(L’émerveillement conduisant au respect…)Donc travailler moins…Ok,on gagne moins et on consomme moins mais là est bien le problème …que vous avez déja tous soulevé…Qu’apporte la consommation à outrance?
    Le 8 novembre, j’étais sur le terrain à Dijon pour faire signer des pétitions ( video (FR3)sur le site de la PMAF) mais vous ne me verrez pas, je n’aime pas les caméras, heureusement que d’autres ont le courage de répondre aux journalistes car sans médias, on prêche dans le désert!C’est pourquoi j’encourage Yves Paccalet à accepter l’invitation des journanistes sur les plateaux de télé et à la radio…Merci pour le tuyau…

  38. stien jean-marie dit :

    Oui, c’est lourd comme mission, mais Mr Paccalet n’avait qu’à pas écrire l’Humanité disparaitra… Je viens de le finir : Fallait pas m’réveiller, maintenant je flippe et je me’sens tout ptit.(Ne culpabilisez pas trop ce n’était qu’une piqûre de rappel) Pour la série américaine, je sais pas, je sais plus, puisque j’ai plus la télé depuis plus de 20 ans…

    Oui, c’est lourd comme mission, raison de plus pour ne pas s’y atteler tout seul.

    Et si personne ne s’y colle et que le constat est aussi alarmant, merci de m’indiquer un bon reportage sur la vie des autruches (sur le net, j’ai pas l’intention d’acheter la télé).

    bonne journée quand même (plus long terme ça devient hasardeux…)

  39. véronique dit :

    20 ans sans télé ?
    Jean-Marie,(est-ce que je peux dire tu ?) as-tu pensé à donner ton corps à la science !!!;-)

  40. Anne-Marie dit :

    Pour Véronique: j’ai oublié : merci beaucoup pour ta signature de la part des animaux à deux pattes avec plumes.Si tu veux et si tu en as le temps , tu peux aussi visiter d’autres sites comme la SPA de Paris ou One Voice,des animaux sans pattes , avec pattes , sans poil ou avec poil attendent aussi que les animaux à deux pieds sans plumes signent à leur place.

  41. véronique dit :

    « La principale “Sortie de secours”, pour notre espèce, n’est ni technologique, ni scientifique, ni politique, ni même écologique au sens strict : elle est morale et philosophique.

    Et je pose à nouveau la question : est-elle ?  »
    Vous zetes vaches avec vos blogueurs … En gros, vous nous demandez de résumer l’intégrale de Zola sur un sms, vous zetes sans pitié … Est-ce qu’on fait grève ou est-ce qu’on négocie ? ;-)
    Bon, de mon côté, je prépare quelques questions, juste pour alimenter le débat, pas du tout sure de moi …
    @ jean-marie : pour le documentaire sur les autruches, j’ai mieux que la télé ou internet : dès que tu iras en ville, ou dans un centre commercial, ou un supermarché, (des fois, on est obligé d’y aller ?) tu peux te faire ton film tout seul ….autruche au rayon poulet, autruche au rayon charcuterie, autruche poussant un caddie , autruche enceinte , autruche caissière, autruche vient d’acheter voiture toute neuve, autruche va chez leclerc pour avoir du pouvoir etc etc Tu imagines les grandes pattes moches et les bonnes gueules d’autruche ? tu y es !

  42. Anne-Marie dit :

    Vero : on attend tes questions avec impatience et les réponses d’Yves Paccalet et de ceux qui veulent bien te répondre…Moi, je ne me sens pas de taille à continuer le débat, j’ai déja dit assez de conneries…Je préfère faire l’autruche comme la plupart des humains sur cette Terre…Sachant que l’autruche en réalité ne se cache pas la tête dans le sol , ce n’est (je crois?) qu’une fausse interprétation des humains…

  43. Anne-Marie dit :

    « Boo-boo-booh-ho! » c’est le cri d’alerte de l’autruche!Je le pousse avant de me retirer et de vous laisser débattre sur le sort de l’humanité et de l’animalité…

  44. canis lupus dit :

    NARBONNE (Aude), 18 nov 2007 (AFP) -
    Un garde-chasse de l’Aude tué d’une balle dans la tête
    Un garde-chasse audois a été trouvé mort samedi en fin d’après-midi dans un champ sur la commune de Vinassan, près de Narbonne, tué d’une balle dans la tête, a-t-on appris dimanche auprès de la gendarmerie. L’hypothèse du suicide est écartée, l’homme âgé de 52 ans, garde-chasse à la société de chasse locale la Dyane, ayant été retrouvé sans arme, a précisé la gendarmerie. Une enquête a été confiée à la brigade de recherches de Narbonne, aidée des hommes de l’identification criminelle de Carcassonne et de la brigade de gendarmerie de Vinassan.

  45. véronique dit :

    Difficile d’écrire après le petit mot de canis lupus ….c’est comme ça, la réalité nous rattrape toujours…M’enfin, quand même :
    Anne-Marie, ne nous abandonne pas…Ne me laisse pas toute seule à écrire des conneries (moi que j’en écris beaucoup plus que toi)… snif …

  46. stien jean-marie dit :

    20 ans sans télé ça veut dire sans avoir la télé, parceque même sans l’avoir dans ta maison, elle t’envahit (discussion des collègues, radio,…). Ca relativise la performence…

    Non, je ne donnerai pas mon corps à la science : ils seraient capables de récupérer l’espace libre de mon cerveau (pourtant bien mal en point) pour le greffer sur un téléphage…

  47. Yves Paccalet dit :

    Peut-on envisager plus belle preuve d’altruisme que de léguer la partie encore disponible de son cerveau de téléphobe à un invétéré téléphage ? Le voilà, le véritable humanisme !

  48. stien jean-marie dit :

    touché coulé

  49. Anne-Marie dit :

    Véronique:
    Ok , le concours à la connerie est lancé!Indispensable comme antidote dans cette unité de cerveaux lucides!

  50. Yves Paccalet dit :

    Avez-vous songé, ô Anne-Marie et Véronique, que l’homme utilise les mêmes parties de son cortex cérébral pour énoncer les plus belles vérités et proférer les plus grosses conneries ? Je suis fasciné par le fait que le poids moléculaire (la quantité de neurotransmetteurs mobilisés) du génie et de l’idiotie sont les mêmes.

  51. Michel dit :

    Les molécules n’ont que faire de la morale! Des fois je me demande si elles n’ont pas raison…

  52. véronique dit :

    Vous croyez qui zont des molécules dans le cortex cérébral, à la télé ?

  53. véronique dit :

    La boite noire qui fait des images sans que ceux qui les reçoivent aient le droit de répondre même quand ils trouvent qu’elle dit des mensonges!(et c’est valable tout azimuts
    à Jean-Marie : t’inquiètes pas Jean-Marie, la greffe ne prendrait pas , A mon avis y’aurait un rejet … Mobilisez vos neurones comme vous voulez, le greffon ne tiendra pas… peut-être que la quantité des neurotransmetteurs mobilisés est la même chez un téléphage que chez Jean-Marie, mais pas leur section , ni leur texture . D’ailleurs je dis ça en galégeant, mais quelles études ont été faites sur le sujet ?

  54. véronique dit :

    La télévision,Michel : un outil comme un autre ? qui pourrait être mieux utilisé? au service des humains ? un peu comme le marteau ? ou le pilon ?ou le rouleau ? le compresseur ?
    Bon ce sera tout comme conneries pour ce soir …peut-être même plus !

  55. Anne-Marie dit :

    Petite précision : Il y a conneries et conneries : les petites conneries qui font sourire et les grosses idioties qui font trembler…Peut-être suis-je capable de dire les deux d’ailleurs…car il y a bien en chacun de nous une partie sombre qui sommeille et qui peut se réveiller dans certaines situations souvent extrêmes… mais comme antidotes je ne pensais qu’aux petites …
    En voilà encore une: à vous de juger :
    Savez-vous que la télé peut être bénéfique? Pour les débiles et les déments, ça les stimule!

  56. Yves Paccalet dit :

    Je me demandais pourquoi j’étais stimulé en regardant la télé…

  57. Michel dit :

    ça n’a rien à voir avec la discussion mais bon… un thème récurrent: explosion de la population et affaiblissement des ressources… Le Niger, 14 millions d’habitants aujourd’hui (et déjà des pb, ne serait-ce que pour survivre), 26 millions en 2025…
    http://www.edicom.ch/fr/news/environnement/1187_4563136.html

  58. Yves Paccalet dit :

    C’est tout le problème de la « croissance » dont on nous rebat les oreilles : 3 % par an, cela signifie un doublement de tous les « intrants » de la production (énergie, matières premières, etc.) tous les 24 ans. Comment imaginer la croissance pour tous ? Comment imaginer, entre-temps, faire « rattraper » les pauvres ? Et comment penser qu’on le fera avec une explosion démographique, même si de ce côté-là, on observe un ralentissement ?

  59. Gilles dit :

    Quelqu’un a-t’il une meilleure explication que celle (dérangeante, avec « nazi » dedans) que vous proposez, Yves, pour « justifier » le refus de comprendre (réel ou apparent) des « élites » ?

    Comment des gens supposés à priori plutôt plus intelligents et cultivés que la moyenne peuvent-ils encore rabâcher de telles âneries sur la croissance à tout prix, la natalité, voire pire si affinités sans mourir instantanément de honte ? Ils ont toute l’information nécessaire, ils ont des enfants. Qu’est-ce qui les retient ? Il y a pourtant toute la place pour ceux qui aiment les rôles de héros (voir Al Gore qui a vu le créneau) pour se jeter là-dedans et dire « on est dans la m… jusqu’au cou, je ne suis pas sûr de vous sauver, mais j’aurais au moins essayé » ?…..

    Sommes nous tous vraiment formatés a la mode « après moi le déluge » ? En rejoignant la discussion suivante, j’aurais tendance a penser que les femmes en général, qui en bavent quand même pour donner la Vie, seraient plus enclines à tenter de la sauver, de manière générale…. Mais même de ce cote là……

    Seule bonne nouvelle, il pleut des cordes ici sur Nice. Les nappes phréatiques vont pouvoir respirer un tout petit peu…

  60. veronique dit :

    Comme je suis paresseuse et pressée, je dépose ce lien ici (beaucoup de matière pour répondre? à votre question , en tous cas y réfléchir – :
    http://www.journaldumauss.net/spip.php?article98
    Amicales et chaleureuses pensées à tous !

  61. Petit d'Homme dit :

    Pour Mr Paccalet,j’ai fait le rêve d’un nouveau concept de civilisation du futur, qui respecte les hommes et l’environnement.

    Bonjour, Monsieur l’Homme Vert !

    Bonjour, Petit d’Homme ! Mais tu trembles, pourquoi ?
    C’est mon aspect qui te fait peur !

    Non, elle est plutôt chouette, ta couleur ! J’ai peur de moi, c’est de moi dont j’ai peur.

    De toi ? Mais je ne comprends pas ? Pourquoi ?

    Tu vois, Enfant, on m’a assis sur le Manège Enchanté de la Vie, c’était Merveilleux !
    Dans cet élan de joie collective, j’ai cru pouvoir m’élever, grandir et toucher le ciel, soulevé par une sensation forte de Liberté. Mais rapidement, la machine s’est emballée, elle s’est mise à tourner de plus en plus vite, trop vite, mes rêves avec les rires des enfants, viennent de s’envoler.

    Mais, c’est de l’Espoir dont tu parles, tu l’as donc perdu Petit d’Homme ?

    Oh non ! C’est pire, je me suis résigné comme le reste du monde à accepter l’inacceptable ! Mais tu ne connais pas la Vie, Monsieur l’Homme Vert !

    Mais si bien sûr, mais plus celle dont tu me parles.

    Elle est comment la tienne ? Raconte-moi.

    Vois-tu Petit d’Homme, il y a très longtemps, nous étions tout comme vous, obéissant à cette spirale infernale qui consistait à développer une frénésie de la consommation, en créant un surcroît de production inutile, incontrôlée et injustement répartie, provoquant des disparités, lourdes de conséquence entre les différents peuples. Mais en plus comme si cela ne suffisait pas, ce type de production non organisée, ne cessait d’épuiser nos richesses naturelles. Bref, nous nous acharnions à dépouiller notre Planète Verte, afin d’accroître considérablement des capitaux financiers. L’argent était devenu, pour nous tous hystériques, notre principale motivation, l’importance que nous lui accordions était à la mesure, de notre peur d’en manquer. Les riches devenaient de plus en plus inquiets, et donc surprotégés pour défendre leurs intérêts face à des pauvres de plus en plus rejetés, et souvent rendu coupables de leur sort pour soulager notre conscience à tous. En supprimant cet argent, nous avons éliminé ses effets pervers, comme l’exploitation des hommes par les hommes, ce procédé d’un autre temps que notre monde barbare, dit «civilisé», savait utiliser en s’octroyant de la main d’œuvre à bas prix.
    Eh oui ! Au 21ème siècle, Petit d’Homme l’esclavage existe encore dans votre monde, on parle de l’esclavage «moderne», mais moi je ne vois rien de moderne dans tout cela.
    Jusqu’au jour où l’Homme Vert a ressenti la nécessité de changer radicalement son modèle de vie, l’ayant pressenti comme nécessaire, afin de mettre un terme à une situation incohérente, devenue de plus en plus incontrôlable et fatalement dangereuse.
    Et c’est à ce moment là, Petit d’Homme, qu’une Société digne de ce nom, s’est imposée à nous.
    La Société Futuriste, dont tout le monde rêve, était enfin là, donnant naissance à l’Homme Moderne, que je suis devenu. Civilisée, généreuse, rassurante, elle se devait d’être au service des hommes, afin qu’ils la comprennent et l’acceptent.

    Mais qu’elle est donc cette société, comprise et acceptée de tous ? Est-elle encore possible ?

    Bien sûr, Petit d’Homme, mais le plus tôt, serait le mieux, car si vous ne cessez pas rapidement d’infliger de profondes blessures, parfois irréversibles à la Nature, celle-ci se chargera de reprendre ses droits. Après vous avoir honoré de ses charmes, elle se vengera de vous tous, et comme une femme trompée, laissera exploser sa colère, une colère à la mesure de sa Beauté.
    Mais Petit d’Homme, te voilà bien curieux tout à coup, tout n’est donc pas perdu. Alors écoute bien ce message jusqu’au bout, pour comprendre nos modes de vies, si exceptionnels, que je ne me lasserais pas de te d’écrire, mais comme les pièces d’un puzzle, ce ne sera qu’une fois l’assemblage terminé que tu pourras juger de ma ferveur.
    Ce nouveau concept de société, en phase avec son temps, moderne à la fois par sa simplicité, son originalité et son efficacité, nous apporte à tous, une qualité de vie inestimable, tout en préservant notre environnement.
    Voici comment vit l’homme dans cette civilisation moderne :
    • l’homme moderne gagne en liberté, pour un travail qu’il n’exerce qu’à mi-temps, peut-être moins, et pour la plupart d’entre nous, tout à proximité de son domicile, limitant considérablement des déplacements, dangereux et pollueurs, où les hommes perdaient un temps précieux, dans d’interminables bouchons, dû à un trafic routier, rendu de plus en plus dense.
    • il occupe un logement spacieux, esthétique, écologique, truffé de nos dernières inventions technologiques, situé dans un environnement sain, avec ses parcs entretenus, respectés, proposant toutes sortes d’activités ludiques, et où, seuls les véhicules électriques, de type écologiques sont mis à disposition en libre-service, pour d’éventuels utilisateurs.
    • la porte de son domicile peut rester ouverte, l’insécurité n’existe plus, car tout le monde profite de tout, mais ne possède rien de matériel. Il peut facilement échanger son appartement avec une autre famille, pour connaître une nouvelle région, un autre pays, où un travail, équivalent lui sera proposé.
    • il en a fini aussi avec le souci permanent de corvées quotidiennes, et gagne encore du temps en profitant des nombreux services à la personne, qui lui sont offerts, il ne fait plus le ménage, le lavage, le repassage, la cuisine sauf dans le cadre d’une activité professionnelle, et n’a même plus la charge d’aller faire ses courses.
    • professionnels aussi nos centres de beauté et de couture, chargeaient de la tête au pied de notre look.
    • comme l’homme moderne, a gagné beaucoup de temps, il peut partager ses longs moments de loisirs avec sa famille et ses amis, dont la liste ne cesse d’augmenter.

    Cette société a donc gagné son pari, qu’il est possible pour chaque individu de la planète de vivre, intensément, passionnément, confortablement, et tranquillement dans un environnement respecté car respectable. L’homme a gagné en qualité de vie, tout en protégeant son environnement, la préoccupation majeure de tous nos différents secteurs de productions.
    La solution préconisée a été entre autres, la collectivisation des moyens de production et d’échange, en organisant un nouvel ordre mondial, social, juste car égalitaire, dirigé et mis en place par les hommes et pour les hommes.
    En supprimant, le nombre incalculable de tous les secteurs d’activités, liés directement ou indirectement à l’argent, notre société a pu récupérer, cet énorme potentiel humain pour le réinvestir dans d’autres domaines de productions et de services, moins nombreux, mais particulièrement utiles, de grandes qualités et essentiels à tous. Cette mesure a permis aussi de stopper l’énorme gaspillage que provoque ses activités stériles, comme par exemple l’utilisation intensive et surtout inutile de papier, et la fabrication de mobilier, responsable de la déforestation, avec des conséquences directes et dramatiques, sur l’habitat de nombreuses espèces animales, mais également sur la qualité de l’ air que l’on respire, la forêt étant le poumon du monde.
    Le bon fonctionnement de notre société s’appuie sur la différence intellectuelle des hommes, qui loin de poser problème, contribue par sa diversité à la progression et l’évolution de nos connaissances dans les différents domaines de nos activités. L’intelligence et la compétence humaine, enfin mise en avant pour notre bien être. Cependant, n’ayant pas tous la même soif d’apprendre, notre domaine d’activité, à la gestion pyramidale, accueille les hommes à la hauteur correspondante à ses propres qualités. En deux mots, plus l’individu acquiert du savoir, plus il peut et veut porter ses connaissances et son savoir-faire au sommet de la pyramide.
    Tu vois Petit d’Homme, ces notions de partage et d’égalité, sont d’autant plus importantes, qu’elles permettent de soulager nos propres inégalités naturelles, parfois cruelles, et sont les seules à l’origine de la liberté et de la fraternité. Sans elles, il ne peut exister de justice dans ce monde, et un monde sans justice, n’est pas en droit d’imposer ses lois.
    Nous avons donc procédé à des votes libres, afin de déterminer et d’asseoir au faîte, les personnes les plus douées et les plus compétentes, pour faire évoluer ces différents secteurs.

    Nous sommes tous voisins et habitons tous la même maison, le Toit du Monde, mais elle est aussi notre seul refuge, par conséquent nous lui devons le plus grand respect. A partir de ce constat, toutes nos actions tiennent compte de cette réalité, au sein même de nos différents secteurs, comme celui de l’habitat.
    Notre première mesure a donc été de laisser à la Nature, plus d’espaces, afin de lui rendre l’oxygène nécessaire pour maintenir son fragile équilibre. La violation de ses territoires, encore vierges, commençait sérieusement à mettre en péril la vie de nombreuses espèces végétales et animales, dont certaines se sont éteintes, et c’est encore pour nous aujourd’hui, une grande tristesse, mais aussi une immense perte pour l’ensemble de l’Humanité. Afin de mettre un terme à cela, l’Homme s’est installé en ville, il a abandonné les campagnes pour aller profiter de tous les conforts d’une vie moderne. Nos habitations individuelles n’existent plus, elles prenaient trop de place sur notre territoire avec des capacités d’hébergements quasi nulles. Elles sont remplacées dans La Cité du Futur, par des méga-pôles, offrant un plus grand nombre de logements, avec de plus grandes superficies.
    Tout d’abord Petit d’Homme, quand je dis « cité », n’y voit pas comme par habitude, un environnement triste et ghettoïsé, où votre société ne cesse d’entasser des hommes, en les parquant, dans des logements insalubres, criminels qui défigurent vos villes. Ces lieux où la misère sociale vous frappe en plein cœur, même s’il est de bon ton de la cacher, et explose un peu partout, traînant dans son sillage son lot de violences, la violence du désespoir. Et voilà, le mécanisme bien rôdé de la répression qui s’active, pour frapper une deuxième fois la Misère, qui a osé s’exprimer et se montrer. Alors les anciens se résignent, ils sont las et fatigués, ils ont cessé de croire, même pour leurs petits d’Homme à un avenir meilleur. Par conséquent ces enfants de cités, ressentent le désespoir de leurs ainés et dans leurs petites têtes, finissent par comprendre trop tôt que les malheurs successifs qui touchent leurs proches ne sont que les conséquences logiques d’une politique sociale dure et injuste qui n’a de cesse que de frapper les plus fragiles et les plus démunis d’entre vous. Votre société est donc perçue par ces gosses, comme la vilaine bébête qu’il faut à tout prix faire disparaître. Et à l’image de leurs héros, ces petits robins des bois de l’Humanité projettent fièrement par petits groupes des actes de sabotages, qu’ils considèrent héroïques. Comment voulez-vous et pouvez-vous juger des actes de cet ordre ? Aussi pour tous ces mômes qui non eu que le malheur de naître dans des milieux défavorisés, votre société a trouvé la solution pour s’en protéger de construire des hébergements-prisons pour adolescents, afin de leur donner un avant-goût de leur futur domicile comme celui du ghetto et de l’enfermement. Elle ne les épargne toujours pas en favorisant des climats de tensions familiales, dont ils sont par nature, les victimes toutes désignées. Comment ne pas perdre son âme, dans ce chaos social, où des associations bénévoles tâchent désespérément et en toute bonne foi, d’apporter des solutions, qui se résument à quelques belles mais maigres initiatives, se révélant insuffisante face à l’ampleur des problèmes en cascades que provoque chaque jour votre société.
    La drogue aussi est là, elle aime se frotter à la misère humaine, de tous ces désespérés de la vie, les plus fragiles qui par manque d’estime et de confiance en soi, mais aussi par manque de repère, de stabilité et de reconnaissances sociales finissent par se vautrer dans son paradis artificiel, pour fuir les dures réalités de leur vie. Les problèmes de drogues des adolescents sont toujours liés à des conflits familiaux et sociaux, liés à l’enfance comme les carences affectives, des problèmes scolaires, le chômage, et la vie quotidienne dans des quartiers difficiles. Dans ce contexte, l’adolescent cherche à s’évader d’une société qui le refuse, mais aussi de lui-même et de ses angoisses.
    C’est la société qui fait les hommes et non les hommes, la société. Nous ne sommes qu’en partie responsables de nos actes, notre environnement y contribue pour beaucoup.

    L’environnement de La Cité du Futur, lui est clair, propre, net, libéré de tout trafic et désordre, une ville qui respire au milieu d’immenses parcs, où nous aimons promener à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
    Le problème de l’insécurité ne se pose même plus, l’Homme moderne ne mesure plus sa force sur le pouvoir artificiel, et parfois injustifié que procure l’argent, et les trafics en tout genre qui s’y rattachent, mais sur les ressource naturelles et donc écologiques de sa matière grise, la compétition existe encore, mais elle s’appuie sur nos propres valeurs, comme la culture générale, les sciences, le sport et les arts. Notre ville foisonne d’activités, en tout genre, elles sont ludiques, compétitives et permettent de tisser des liens très forts, en partageant des activités communes, nous sommes tous devenus les acteurs de notre propre vie. Fini toutes les tracasseries, comme souscrire à des assurances, où investir dans toutes sortes de systèmes de protections, l’Homme Moderne est serein, son besoin de se protéger n’existe plus, il ne ferme même plus la porte de sa maison.
    L a nuit nos rues ne s’éteignent pas, elles sont animées, par un bon nombre d’artistes en tout genre, venant exprimer leur talent reconnu ou pas, dans nos nombreux cafés, ou salles de spectacles.
    Dans les villes, divers véhicules moins nombreux, moins dangereux, et électriques, sont mis à disposition en libre-service, comme des petites voitures, des vélos etc. …. Pour les déplacements à l’extérieur des villes, nous utilisons des trains à grandes vitesses, afin de permettent de manière plus écologique et plus sécuritaire d’atteindre rapidement nos différents secteurs d’activité, celui de l’agriculture et de l’industrie, mais également de pouvoir accéder à d’autres lieux de loisirs comme nos stations de ski, afin de pouvoir participer à des promenades guidées, découvrir ou redécouvrir des sites culturels, et une nature rendue libre et sauvage.
    D’un côté, une civilisation ultramoderne, pour l’Homme, afin d’honorer son évolution, de l’autre une nature redevenue libre et sauvage, afin qu’elle continue de nous honorer de ses charmes.

    Voici donc notre maison, ce gratte-ciel, sobre avec ses lignes épurées, clair avec ses grands espaces et ses immenses façades de verre, offrant une vue panoramique de la ville, qui comme de jour ou de nuit, nous permet d’admirer, comme suspendus dans l’espace et dans le temps, les marques incontestables de notre véritable ascension. Chaque appartement ressemble à une villa, intégré dans une collectivité verticale. Afin de limiter considérablement nos déplacements trop pollueurs, trop dangereux sur des routes de plus en plus encombrées, l’Homme Moderne gagne encore du temps, en pouvant exercer, son activité professionnelle sur le lieu même de son habitat. Nous avons donc développé et mis à disposition dans chacune de nos tours, un nombre important de services à la personne, favorisant une vie sociale et collective de grande qualité. Cela permet à un grand nombre d’habitant d’y être embaucher selon un système de roulement, afin de limiter considérablement notre temps de travail, quelle évolution ! Eh bien oui, Petit d’Homme, en récupérant l’énorme potentiel humain qui se perdait dans des activités liées à l’argent, et tous les inactifs, touchés par le chômage qu’il procure, cela a permis d’apporter à nos secteurs plus nobles, écologiques mais aussi ludiques, une quantité considérable de travailleurs, permettant de réduire le temps de notre participation au travail collectif.
    Si vos progrès techniques permettent un développement du machinisme, qui favorise et simplifie la production de marchandises, ils s’accompagnent néanmoins d’une régression sur le plan social, la machine limite les besoins en main-d’œuvre, favorisant nettement la progression du chômage, et de la précarité. En 1850, le secteur de l’agriculture employé plus de 14 millions de personnes pour nourrir la France, contre 1,4 millions aujourd’hui, les chiffres parlent d’eux-mêmes, quand les robots remplaceront les hommes, que fera votre société face à tous ces chômeurs !
    La nôtre en revanche n’a pas à s’inquiéter de l’emploi, sa modernité se doit d’exploiter au maximum des systèmes robotisés, afin de supprimer dans certains secteurs d’activités, le travail pénible et répétitif.
    Le travail n’est pas bénéfique pour les Hommes, mais toutefois nécessaire à sa survie, et cela dans n’importe quel type de société. En revanche, l’activité de l’Homme, elle est essentielle, car il se doit d’occuper son temps, et l’Homme Moderne a justement tout son temps. Le stress, il ne connaît pas, et c’est avec l’esprit reposé, dans un corps énergique et sain, qu’il peut apprécier en vivant passionnément tous les instants de sa vie, dont il peut enfin en comprendre le sens. Au fond le vrai désir des hommes, n’est’ il pas tout simplement de pouvoir disposer de son temps, ce temps si précieux que nous offre la Vie, et que nous laissons trop souvent nous échapper.
    Dans ce contexte, les relations humaines deviennent faciles, sincères, elles se tissent naturellement, selon nos affinités, l’Homme Moderne est Heureux, car il sait enfin que le vrai bonheur, ne vaut que s’il est partagé par tous.

    Nous revoilà à la Maison Petit d’Homme, celle qui nous offre de grands espaces de détente comme à l’image de ce salon moderne, avec son mobilier inclus dans le bâti, très fonctionnel, truffé des dernières avancées technologiques, où nous pouvons regarder nos émissions de télévision préférées, sans avoir à supporter toute cette misère du monde, qui fait tache chaque jour sur vos écrans géants, provoquant par un sentiment général d’impuissance, toute votre indifférence.

    Mais revenons plutôt sur le confort intérieur de l’homme moderne dont les salles de bain sont équipées d’un distributeur de savon de qualité, et débarrassées d’une multitude de produits de beauté, qui débordaient de nos placards. Ce petit détail, qui peut paraître insignifiant a permis néanmoins de réduire considérablement notre production mondiale, jugée inutile de bouteilles plastiques et tous autres types d’emballages. En dehors de la toilette intime, tout se termine au RDC. En effet, nous y avons développé des centres de beauté, où nous sommes tous maquillés, coiffés, et habillés selon nos goûts et les tendances du moment par des professionnels chargés de notre look. Dans le domaine du prêt-à-porter l’Homme peut donner cours à son imagination, en créant des pièces uniques, qu’il met à notre disposition dans des centres de distribution. Afin de réduire encore le gaspillage, nous déposons après usage ces vêtements dans des pressings, où le personnel se charge de les remettre en état pour les réintroduire dans le circuit de distribution.
    Même chose, pour nos objets de décoration, que nous pouvons créer nous-mêmes dans des ateliers prévus à cet effet, afin qu’entourer de spécialistes, nous puissions donner cours à notre imagination, où bien aller choisir dans les distributives, des pièces uniques qu’il nous faudra rendre, le jour ou nous voulons changer notre intérieur.
    Des jouets de qualité sont mis à la disposition des enfants, dans des espaces de loisirs, pour qu’encadrer par des professionnelles, ils puissent s’épanouir en apprenant à jouer tous ensemble. Fini donc les chambres de nos chers bambins où s’entassaient des tonnes de jouets, pour combler souvent le vide de nos présences à leur côté.
    Un centre médical sur place, est nécessaire, il permet de secourir rapidement en cas d’urgence, les habitants, tout en apportant la qualité de ses soins, avec des prescriptions de médicaments à la carte afin de ne plus voir s’accumuler chez soi, des boîtes de médicaments qui ne nous servent plus.
    Il n’existe plus de cuisine dans l’habitat de l’Homme Moderne, elles sont devenues collectives, très bien équipées, pour permettre à une équipe de professionnels de réaliser des spécialités culinaires, à partir d’aliments sains, nos traités, que nous offre notre agriculture redevenue entièrement naturelle et écologique. Concrètement ces menus pourront être emportés, dans des barquettes, avec couverts entièrement recyclables ou consommer sur place dans des salles de restaurant spacieuses et agréables, en ayant l’assurance de passer un bon moment, seul ou accompagné autour d’un repas de qualité.
    Ce retour à la cuisine traditionnelle, est non seulement meilleur pour notre santé, mais également plus respectueuse de notre environnement.
    Fini les échanges inutiles pour des produits identiques ou presque dans leur apport nutritionnel. L’import-export ne concerne plus que les matières inexistantes dans certaines zones géographiques, mais cependant essentielles, que l’on achemine vers leur destination par voie des airs, des mers ou des chemins de fer.

    Toutes ces offres de service à la personne, en dehors de nous être agréables, sont réellement importantes, puis qu’elles permettent de contrôler notre production, par la consommation, afin de réduire considérablement le gaspillage, véritable fléau de notre environnement, que n’a de cesse d’aggraver une société, laissé libre avec toutes ses incohérences. Il ne faut donc pas croire, qu’il suffit de rendre responsable les hommes pour en faire des citoyens respectueux, la responsabilité passe par la société, elle-même, qui se doit tout en respectant les hommes, d’apporter et d’imposer des solutions concrètes, à la protection de notre environnement.

    • Et le voyage, Monsieur l’Homme Vert est’ il possible de se déplacer dans ton monde ?

    Tu vois Petit d’Homme il existe deux sortes de voyage, celui que l’on fait par plaisir, et celui que l’on ne choisit pas.
    A l’heure où je te parle, guerres, famines et catastrophes naturelles continuent de déclencher dans ton monde d’importantes migrations, notamment en Afrique, où les tensions tragiques entre différentes ethnies aboutissent à des guerres fratricides et à l’exode des minorités menacées et par conséquent menaçantes, que d’autres civilisations, ne cessent de traquer et de repousser, preuve de leur inefficacité à faire valoir les droits de l’Homme. Et pourtant ces gens qui fuient, çà pourrait être vous et c’est peut-être toi, Petit d’Homme qui m’écoute, alors je veux te dire que je ne désespère pas de voir changer les choses, mais qu’en je te regarde, je voudrais que se soit pour maintenant. Cependant cette paix mondiale, dont tout le monde se doit d’espérer, ne peut exister tant que les hommes auront des intérêts financiers à défendre, comme celui de la fabrication des armes. Il est qu’en même terrible de penser que la vente d’armes contribue à l’enrichissement de certaines personnes, peu scrupuleuses, dont les intérêts financiers, poussent et alimentent ces désastres humains et écologiques. Je ne vois toujours pas de modernité dans ton monde, seules vos technologies le sont devenues, mais vos instincts les plus bas, ressurgirent, la guerre est devenue l’arme des riches, face au terrorisme, et à la résistance des pauvres. Qui fait le plus de morts ! Tant d’énergies humaines et naturelles gaspillées, par la fabrication et l’utilisation des armes, les « outils » nécessaires à maintenir, quoi qu’il en coute un ordre décidé et imposé par les puissances financières, n’y a-t-il pas de la folie dans tout cela.
    L’homme moderne a brisé ses chaines, il claque sa porte et parcoure librement le monde en parfaite sécurité, partout où il va. Ses conditions de vie restent les mêmes, elles lui permettent par un simple échange sur internet de logement et de travail équivalents, de voyager, où de vivre ailleurs, dans un environnement différent, où il lui semble grâce à ce procédé, de vivre plusieurs vies. Tu vois, Petit d’Homme le voyage fait parti intégrante de nos modes de vie, qui facilitent les déplacements de l’homme moderne, n’ayant plus à se préoccuper de déménagement, de bagages. Il laisse tous derrière lui, car il est certain de retrouver la même qualité de prestation dans toutes les grandes villes du monde, qui lui ouvrent ses portes, avec toutes leurs richesses bien spécifiques qu’elles peuvent offrir, tant sur le plan humain, qu’environnemental où l’on peut aller admirer la Nature sauvage, présente partout et partout si différente. Pour ces grands déplacements, les hommes empruntent les voies des airs et des mers, et les chemins de fer.
    Les hommes politiques vous promettent à tous le changement, grand slogan à la mode durant vos campagnes électorales, preuve aussi que tout va mal, et qu’ils en ont conscience tout de même. Mais de quel changement parlent-ils, celui de déshabiller Paul pour habiller Jacques, vous monter les uns contre les autres, pour diviser et mieux régner, mettre l’écologie au cœur du débat, pour ne retenir que quelques « mesurettes », comme l’imposition de taxes supplémentaires, qui touchent encore de manière injuste les revenus de chacun. Est-ce bien suffisant, je ne crois pas, vos problèmes demeurent, et mis à part, les noms de vos hommes politiques qui se succèdent, il faudra bien vous avouer que rien ne change, la politique de l’autruche, n’est pas une bonne solution, elle permet cependant à ses dirigeants, de gagner du temps en leur faveur, de vous bercer de belles paroles, dont ils ne sont pas avares, et avec tout leur talent d’illusionniste, vous faire croire qu’ils peuvent tout pour vous, mais ne sont-ils pas en vérité les pantins articulés des grandes puissances financières, ces véritables gourous de l’économie, seuls à tirer les ficelles et récolter les intérêts de leur politique économique, financière et fiscale. Je site : « Vous êtes encore innocents de vous attraper pour la politique ! En voilà une blague, la politique ! ». (ZOLA)
    Nous pouvons rire parfois de la politique, et c’est plutôt sympa, mais lorsqu’elle se rit de nous, c’est nettement moins drôle.
    Si vous voulez d’un comique au gouvernement, choisissez au moins un professionnel avec du talent et du cœur, comme l’était Coluche, qui a su créer, à la place des politiques « les restos du cœur ». (COLUCHE)
    Ou bien l’abbé Pierre, également inoubliable et irremplaçable, et c’est bien avec la force de ses sentiments envers les plus démunis, et à mains nues qu’il a su combattre les politiques, jusqu’à sa mort, afin de lever le voile, sur leurs incapacités à gérer les misères sociales, comme l’exclusion, et « l’abandon d’êtres humains ». (Abbé Pierre)
    Ne faîtes pas de l’être humain, un individu creux, perdant son temps, prisonnier d’une société, qui le pousse à travailler plus et plus longtemps, si longtemps qu’il termine ses journées stressantes et harassantes, vautré devant une télévision, qui n’a de cesse de vouloir l’abrutir, par la diffusion aux grandes heures d’écoute , de programmes de plus en plus débiles, et vulgaires, pour effacer de son esprit sa capacité de raisonnement, anesthésier sa pensée, afin de le rendre docile et bêtement confiant, à la place de combatif, curieux et méfiant.
    Encore une incohérence de votre société, qui demande aux travailleurs, qui ont encore la chance d’avoir un emploi de travailler plus, pour gagner plus, mais aussi pour payer plus, et consommer plus, alors que le travail se fait de plus en plus rare, les délocalisations s’accélèrent pour permettent d’embaucher de la main d’œuvre à bas prix, dans des pays où les conditions de travail sont déplorables, afin d’accroître d’avantages les intérêts de ces entreprises.

    Tu vois Petit d’Homme, la véritable politique est celle mener par ces Hommes d’Honneur, parmi tant d’autres dans le monde, qui œuvrent pour mettre en place, avec tout leur talent, et leur différence, une coexistence pacifique, celle qui rassemble, au lieu de diviser, mais pour cela, il vous faut regarder devant soi, il est inutile et dangereux de revenir en arrière, les rancœurs du passé ne font qu’entretenir des tensions malsaines de vengeance, qu’il faut se forcer d’oublier, afin de mener un même combat, celui de la tolérance, l’acceptation des différences, qui ne peuvent être contestables et contestées, que si elle porte atteinte à la liberté d’autrui.
    On ne mène pas une politique moderne du changement, avec les mêmes ingrédients, que l’on vous fait avaler avec des sauces différentes, sans pour autant changer de recette. Je ne vois toujours pas de modernité dans ton monde, je ne perçois que le côté ringard, grotesque et rétrograde de vos politiques ! Vous êtes tous les acteurs de votre politique de la vie, qu’il vous faudra réinventer, et moderniser afin d’en changer le scenario !

    Ce monde que je décris, peut paraître pour certains d’entre vous, utopique, mais cela n’est dû qu’à votre perte de l’espoir, celui dont parle Petit d’Homme, qui vous pousse à l’âge adulte à accepter l’inacceptable, feriez-vous preuve à ce point d’indifférence, celle là même qui anéanti chaque jour, les rêves de vos enfants.
    Pourquoi, le fait d’imaginer un monde meilleur pour les hommes, serait-il pure folie, la folie n’étant pas justement, de croire qu’il est préférable, de vous résigner, sans illusion sur votre devenir, pourtant si réellement incertain.
    Ceci est mon espoir personnel, mais je pense que quelque soit le parcours des gens, tout le monde au fond aspire à connaître un monde meilleur, mais ce rêve, il vous faudra le mettre en commun pour le partager, le canaliser, l’organiser et le porter ensemble, afin qu’il puisse se réaliser, et faire dès aujourd’hui du Petit d’Homme, le Grand Homme de demain, celui de tous les honneurs.

  62. Petit d'Homme dit :

    Pour Mr Paccalet,j’ai fait le rêve d’un nouveau concept de civilisation du futur, qui respecte les hommes et l’environnement.

    Bonjour, Monsieur l’Homme Vert !

    Bonjour, Petit d’Homme ! Mais tu trembles, pourquoi ?
    C’est mon aspect qui te fait peur !

    Non, elle est plutôt chouette, ta couleur ! J’ai peur de moi, c’est de moi dont j’ai peur.

    De toi ? Mais je ne comprends pas ? Pourquoi ?

    Tu vois, Enfant, on m’a assis sur le Manège Enchanté de la Vie, c’était Merveilleux !
    Dans cet élan de joie collective, j’ai cru pouvoir m’élever, grandir et toucher le ciel, soulevé par une sensation forte de Liberté. Mais rapidement, la machine s’est emballée, elle s’est mise à tourner de plus en plus vite, trop vite, mes rêves avec les rires des enfants, viennent de s’envoler.

    Mais, c’est de l’Espoir dont tu parles, tu l’as donc perdu Petit d’Homme ?

    Oh non ! C’est pire, je me suis résigné comme le reste du monde à accepter l’inacceptable ! Mais tu ne connais pas la Vie, Monsieur l’Homme Vert !

    Mais si bien sûr, mais plus celle dont tu me parles.

    Elle est comment la tienne ? Raconte-moi.

    Vois-tu Petit d’Homme, il y a très longtemps, nous étions tout comme vous, obéissant à cette spirale infernale qui consistait à développer une frénésie de la consommation, en créant un surcroît de production inutile, incontrôlée et injustement répartie, provoquant des disparités, lourdes de conséquence entre les différents peuples. Mais en plus comme si cela ne suffisait pas, ce type de production non organisée, ne cessait d’épuiser nos richesses naturelles. Bref, nous nous acharnions à dépouiller notre Planète Verte, afin d’accroître considérablement des capitaux financiers. L’argent était devenu, pour nous tous hystériques, notre principale motivation, l’importance que nous lui accordions était à la mesure, de notre peur d’en manquer. Les riches devenaient de plus en plus inquiets, et donc surprotégés pour défendre leurs intérêts face à des pauvres de plus en plus rejetés, et souvent rendu coupables de leur sort pour soulager notre conscience à tous. En supprimant cet argent, nous avons éliminé ses effets pervers, comme l’exploitation des hommes par les hommes, ce procédé d’un autre temps que notre monde barbare, dit «civilisé», savait utiliser en s’octroyant de la main d’œuvre à bas prix.
    Eh oui ! Au 21ème siècle, Petit d’Homme l’esclavage existe encore dans votre monde, on parle de l’esclavage «moderne», mais moi je ne vois rien de moderne dans tout cela.
    Jusqu’au jour où l’Homme Vert a ressenti la nécessité de changer radicalement son modèle de vie, l’ayant pressenti comme nécessaire, afin de mettre un terme à une situation incohérente, devenue de plus en plus incontrôlable et fatalement dangereuse.
    Et c’est à ce moment là, Petit d’Homme, qu’une Société digne de ce nom, s’est imposée à nous.
    La Société Futuriste, dont tout le monde rêve, était enfin là, donnant naissance à l’Homme Moderne, que je suis devenu. Civilisée, généreuse, rassurante, elle se devait d’être au service des hommes, afin qu’ils la comprennent et l’acceptent.

    Mais qu’elle est donc cette société, comprise et acceptée de tous ? Est-elle encore possible ?

    Bien sûr, Petit d’Homme, mais le plus tôt, serait le mieux, car si vous ne cessez pas rapidement d’infliger de profondes blessures, parfois irréversibles à la Nature, celle-ci se chargera de reprendre ses droits. Après vous avoir honoré de ses charmes, elle se vengera de vous tous, et comme une femme trompée, laissera exploser sa colère, une colère à la mesure de sa Beauté.
    Mais Petit d’Homme, te voilà bien curieux tout à coup, tout n’est donc pas perdu. Alors écoute bien ce message jusqu’au bout, pour comprendre nos modes de vies, si exceptionnels, que je ne me lasserais pas de te d’écrire, mais comme les pièces d’un puzzle, ce ne sera qu’une fois l’assemblage terminé que tu pourras juger de ma ferveur.
    Ce nouveau concept de société, en phase avec son temps, moderne à la fois par sa simplicité, son originalité et son efficacité, nous apporte à tous, une qualité de vie inestimable, tout en préservant notre environnement.
    Voici comment vit l’homme dans cette civilisation moderne :
    • l’homme moderne gagne en liberté, pour un travail qu’il n’exerce qu’à mi-temps, peut-être moins, et pour la plupart d’entre nous, tout à proximité de son domicile, limitant considérablement des déplacements, dangereux et pollueurs, où les hommes perdaient un temps précieux, dans d’interminables bouchons, dû à un trafic routier, rendu de plus en plus dense.
    • il occupe un logement spacieux, esthétique, écologique, truffé de nos dernières inventions technologiques, situé dans un environnement sain, avec ses parcs entretenus, respectés, proposant toutes sortes d’activités ludiques, et où, seuls les véhicules électriques, de type écologiques sont mis à disposition en libre-service, pour d’éventuels utilisateurs.
    • la porte de son domicile peut rester ouverte, l’insécurité n’existe plus, car tout le monde profite de tout, mais ne possède rien de matériel. Il peut facilement échanger son appartement avec une autre famille, pour connaître une nouvelle région, un autre pays, où un travail, équivalent lui sera proposé.
    • il en a fini aussi avec le souci permanent de corvées quotidiennes, et gagne encore du temps en profitant des nombreux services à la personne, qui lui sont offerts, il ne fait plus le ménage, le lavage, le repassage, la cuisine sauf dans le cadre d’une activité professionnelle, et n’a même plus la charge d’aller faire ses courses.
    • professionnels aussi nos centres de beauté et de couture, chargeaient de la tête au pied de notre look.
    • comme l’homme moderne, a gagné beaucoup de temps, il peut partager ses longs moments de loisirs avec sa famille et ses amis, dont la liste ne cesse d’augmenter.

    Cette société a donc gagné son pari, qu’il est possible pour chaque individu de la planète de vivre, intensément, passionnément, confortablement, et tranquillement dans un environnement respecté car respectable. L’homme a gagné en qualité de vie, tout en protégeant son environnement, la préoccupation majeure de tous nos différents secteurs de productions.
    La solution préconisée a été entre autres, la collectivisation des moyens de production et d’échange, en organisant un nouvel ordre mondial, social, juste car égalitaire, dirigé et mis en place par les hommes et pour les hommes.
    En supprimant, le nombre incalculable de tous les secteurs d’activités, liés directement ou indirectement à l’argent, notre société a pu récupérer, cet énorme potentiel humain pour le réinvestir dans d’autres domaines de productions et de services, moins nombreux, mais particulièrement utiles, de grandes qualités et essentiels à tous. Cette mesure a permis aussi de stopper l’énorme gaspillage que provoque ses activités stériles, comme par exemple l’utilisation intensive et surtout inutile de papier, et la fabrication de mobilier, responsable de la déforestation, avec des conséquences directes et dramatiques, sur l’habitat de nombreuses espèces animales, mais également sur la qualité de l’ air que l’on respire, la forêt étant le poumon du monde.
    Le bon fonctionnement de notre société s’appuie sur la différence intellectuelle des hommes, qui loin de poser problème, contribue par sa diversité à la progression et l’évolution de nos connaissances dans les différents domaines de nos activités. L’intelligence et la compétence humaine, enfin mise en avant pour notre bien être. Cependant, n’ayant pas tous la même soif d’apprendre, notre domaine d’activité, à la gestion pyramidale, accueille les hommes à la hauteur correspondante à ses propres qualités. En deux mots, plus l’individu acquiert du savoir, plus il peut et veut porter ses connaissances et son savoir-faire au sommet de la pyramide.
    Tu vois Petit d’Homme, ces notions de partage et d’égalité, sont d’autant plus importantes, qu’elles permettent de soulager nos propres inégalités naturelles, parfois cruelles, et sont les seules à l’origine de la liberté et de la fraternité. Sans elles, il ne peut exister de justice dans ce monde, et un monde sans justice, n’est pas en droit d’imposer ses lois.
    Nous avons donc procédé à des votes libres, afin de déterminer et d’asseoir au faîte, les personnes les plus douées et les plus compétentes, pour faire évoluer ces différents secteurs.

    Nous sommes tous voisins et habitons tous la même maison, le Toit du Monde, mais elle est aussi notre seul refuge, par conséquent nous lui devons le plus grand respect. A partir de ce constat, toutes nos actions tiennent compte de cette réalité, au sein même de nos différents secteurs, comme celui de l’habitat.
    Notre première mesure a donc été de laisser à la Nature, plus d’espaces, afin de lui rendre l’oxygène nécessaire pour maintenir son fragile équilibre. La violation de ses territoires, encore vierges, commençait sérieusement à mettre en péril la vie de nombreuses espèces végétales et animales, dont certaines se sont éteintes, et c’est encore pour nous aujourd’hui, une grande tristesse, mais aussi une immense perte pour l’ensemble de l’Humanité. Afin de mettre un terme à cela, l’Homme s’est installé en ville, il a abandonné les campagnes pour aller profiter de tous les conforts d’une vie moderne. Nos habitations individuelles n’existent plus, elles prenaient trop de place sur notre territoire avec des capacités d’hébergements quasi nulles. Elles sont remplacées dans La Cité du Futur, par des méga-pôles, offrant un plus grand nombre de logements, avec de plus grandes superficies.
    Tout d’abord Petit d’Homme, quand je dis « cité », n’y voit pas comme par habitude, un environnement triste et ghettoïsé, où votre société ne cesse d’entasser des hommes, en les parquant, dans des logements insalubres, criminels qui défigurent vos villes. Ces lieux où la misère sociale vous frappe en plein cœur, même s’il est de bon ton de la cacher, et explose un peu partout, traînant dans son sillage son lot de violences, la violence du désespoir. Et voilà, le mécanisme bien rôdé de la répression qui s’active, pour frapper une deuxième fois la Misère, qui a osé s’exprimer et se montrer. Alors les anciens se résignent, ils sont las et fatigués, ils ont cessé de croire, même pour leurs petits d’Homme à un avenir meilleur. Par conséquent ces enfants de cités, ressentent le désespoir de leurs ainés et dans leurs petites têtes, finissent par comprendre trop tôt que les malheurs successifs qui touchent leurs proches ne sont que les conséquences logiques d’une politique sociale dure et injuste qui n’a de cesse que de frapper les plus fragiles et les plus démunis d’entre vous. Votre société est donc perçue par ces gosses, comme la vilaine bébête qu’il faut à tout prix faire disparaître. Et à l’image de leurs héros, ces petits robins des bois de l’Humanité projettent fièrement par petits groupes des actes de sabotages, qu’ils considèrent héroïques. Comment voulez-vous et pouvez-vous juger des actes de cet ordre ? Aussi pour tous ces mômes qui non eu que le malheur de naître dans des milieux défavorisés, votre société a trouvé la solution pour s’en protéger de construire des hébergements-prisons pour adolescents, afin de leur donner un avant-goût de leur futur domicile comme celui du ghetto et de l’enfermement. Elle ne les épargne toujours pas en favorisant des climats de tensions familiales, dont ils sont par nature, les victimes toutes désignées. Comment ne pas perdre son âme, dans ce chaos social, où des associations bénévoles tâchent désespérément et en toute bonne foi, d’apporter des solutions, qui se résument à quelques belles mais maigres initiatives, se révélant insuffisante face à l’ampleur des problèmes en cascades que provoque chaque jour votre société.
    La drogue aussi est là, elle aime se frotter à la misère humaine, de tous ces désespérés de la vie, les plus fragiles qui par manque d’estime et de confiance en soi, mais aussi par manque de repère, de stabilité et de reconnaissances sociales finissent par se vautrer dans son paradis artificiel, pour fuir les dures réalités de leur vie. Les problèmes de drogues des adolescents sont toujours liés à des conflits familiaux et sociaux, liés à l’enfance comme les carences affectives, des problèmes scolaires, le chômage, et la vie quotidienne dans des quartiers difficiles. Dans ce contexte, l’adolescent cherche à s’évader d’une société qui le refuse, mais aussi de lui-même et de ses angoisses.
    C’est la société qui fait les hommes et non les hommes, la société. Nous ne sommes qu’en partie responsables de nos actes, notre environnement y contribue pour beaucoup.

    L’environnement de La Cité du Futur, lui est clair, propre, net, libéré de tout trafic et désordre, une ville qui respire au milieu d’immenses parcs, où nous aimons promener à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
    Le problème de l’insécurité ne se pose même plus, l’Homme moderne ne mesure plus sa force sur le pouvoir artificiel, et parfois injustifié que procure l’argent, et les trafics en tout genre qui s’y rattachent, mais sur les ressource naturelles et donc écologiques de sa matière grise, la compétition existe encore, mais elle s’appuie sur nos propres valeurs, comme la culture générale, les sciences, le sport et les arts. Notre ville foisonne d’activités, en tout genre, elles sont ludiques, compétitives et permettent de tisser des liens très forts, en partageant des activités communes, nous sommes tous devenus les acteurs de notre propre vie. Fini toutes les tracasseries, comme souscrire à des assurances, où investir dans toutes sortes de systèmes de protections, l’Homme Moderne est serein, son besoin de se protéger n’existe plus, il ne ferme même plus la porte de sa maison.
    L a nuit nos rues ne s’éteignent pas, elles sont animées, par un bon nombre d’artistes en tout genre, venant exprimer leur talent reconnu ou pas, dans nos nombreux cafés, ou salles de spectacles.
    Dans les villes, divers véhicules moins nombreux, moins dangereux, et électriques, sont mis à disposition en libre-service, comme des petites voitures, des vélos etc. …. Pour les déplacements à l’extérieur des villes, nous utilisons des trains à grandes vitesses, afin de permettent de manière plus écologique et plus sécuritaire d’atteindre rapidement nos différents secteurs d’activité, celui de l’agriculture et de l’industrie, mais également de pouvoir accéder à d’autres lieux de loisirs comme nos stations de ski, afin de pouvoir participer à des promenades guidées, découvrir ou redécouvrir des sites culturels, et une nature rendue libre et sauvage.
    D’un côté, une civilisation ultramoderne, pour l’Homme, afin d’honorer son évolution, de l’autre une nature redevenue libre et sauvage, afin qu’elle continue de nous honorer de ses charmes.

    Voici donc notre maison, ce gratte-ciel, sobre avec ses lignes épurées, clair avec ses grands espaces et ses immenses façades de verre, offrant une vue panoramique de la ville, qui comme de jour ou de nuit, nous permet d’admirer, comme suspendus dans l’espace et dans le temps, les marques incontestables de notre véritable ascension. Chaque appartement ressemble à une villa, intégré dans une collectivité verticale. Afin de limiter considérablement nos déplacements trop pollueurs, trop dangereux sur des routes de plus en plus encombrées, l’Homme Moderne gagne encore du temps, en pouvant exercer, son activité professionnelle sur le lieu même de son habitat. Nous avons donc développé et mis à disposition dans chacune de nos tours, un nombre important de services à la personne, favorisant une vie sociale et collective de grande qualité. Cela permet à un grand nombre d’habitant d’y être embaucher selon un système de roulement, afin de limiter considérablement notre temps de travail, quelle évolution ! Eh bien oui, Petit d’Homme, en récupérant l’énorme potentiel humain qui se perdait dans des activités liées à l’argent, et tous les inactifs, touchés par le chômage qu’il procure, cela a permis d’apporter à nos secteurs plus nobles, écologiques mais aussi ludiques, une quantité considérable de travailleurs, permettant de réduire le temps de notre participation au travail collectif.
    Si vos progrès techniques permettent un développement du machinisme, qui favorise et simplifie la production de marchandises, ils s’accompagnent néanmoins d’une régression sur le plan social, la machine limite les besoins en main-d’œuvre, favorisant nettement la progression du chômage, et de la précarité. En 1850, le secteur de l’agriculture employé plus de 14 millions de personnes pour nourrir la France, contre 1,4 millions aujourd’hui, les chiffres parlent d’eux-mêmes, quand les robots remplaceront les hommes, que fera votre société face à tous ces chômeurs !
    La nôtre en revanche n’a pas à s’inquiéter de l’emploi, sa modernité se doit d’exploiter au maximum des systèmes robotisés, afin de supprimer dans certains secteurs d’activités, le travail pénible et répétitif.
    Le travail n’est pas bénéfique pour les Hommes, mais toutefois nécessaire à sa survie, et cela dans n’importe quel type de société. En revanche, l’activité de l’Homme, elle est essentielle, car il se doit d’occuper son temps, et l’Homme Moderne a justement tout son temps. Le stress, il ne connaît pas, et c’est avec l’esprit reposé, dans un corps énergique et sain, qu’il peut apprécier en vivant passionnément tous les instants de sa vie, dont il peut enfin en comprendre le sens. Au fond le vrai désir des hommes, n’est’ il pas tout simplement de pouvoir disposer de son temps, ce temps si précieux que nous offre la Vie, et que nous laissons trop souvent nous échapper.
    Dans ce contexte, les relations humaines deviennent faciles, sincères, elles se tissent naturellement, selon nos affinités, l’Homme Moderne est Heureux, car il sait enfin que le vrai bonheur, ne vaut que s’il est partagé par tous.

    Nous revoilà à la Maison Petit d’Homme, celle qui nous offre de grands espaces de détente comme à l’image de ce salon moderne, avec son mobilier inclus dans le bâti, très fonctionnel, truffé des dernières avancées technologiques, où nous pouvons regarder nos émissions de télévision préférées, sans avoir à supporter toute cette misère du monde, qui fait tache chaque jour sur vos écrans géants, provoquant par un sentiment général d’impuissance, toute votre indifférence.

    Mais revenons plutôt sur le confort intérieur de l’homme moderne dont les salles de bain sont équipées d’un distributeur de savon de qualité, et débarrassées d’une multitude de produits de beauté, qui débordaient de nos placards. Ce petit détail, qui peut paraître insignifiant a permis néanmoins de réduire considérablement notre production mondiale, jugée inutile de bouteilles plastiques et tous autres types d’emballages. En dehors de la toilette intime, tout se termine au RDC. En effet, nous y avons développé des centres de beauté, où nous sommes tous maquillés, coiffés, et habillés selon nos goûts et les tendances du moment par des professionnels chargés de notre look. Dans le domaine du prêt-à-porter l’Homme peut donner cours à son imagination, en créant des pièces uniques, qu’il met à notre disposition dans des centres de distribution. Afin de réduire encore le gaspillage, nous déposons après usage ces vêtements dans des pressings, où le personnel se charge de les remettre en état pour les réintroduire dans le circuit de distribution.
    Même chose, pour nos objets de décoration, que nous pouvons créer nous-mêmes dans des ateliers prévus à cet effet, afin qu’entourer de spécialistes, nous puissions donner cours à notre imagination, où bien aller choisir dans les distributives, des pièces uniques qu’il nous faudra rendre, le jour ou nous voulons changer notre intérieur.
    Des jouets de qualité sont mis à la disposition des enfants, dans des espaces de loisirs, pour qu’encadrer par des professionnelles, ils puissent s’épanouir en apprenant à jouer tous ensemble. Fini donc les chambres de nos chers bambins où s’entassaient des tonnes de jouets, pour combler souvent le vide de nos présences à leur côté.
    Un centre médical sur place, est nécessaire, il permet de secourir rapidement en cas d’urgence, les habitants, tout en apportant la qualité de ses soins, avec des prescriptions de médicaments à la carte afin de ne plus voir s’accumuler chez soi, des boîtes de médicaments qui ne nous servent plus.
    Il n’existe plus de cuisine dans l’habitat de l’Homme Moderne, elles sont devenues collectives, très bien équipées, pour permettre à une équipe de professionnels de réaliser des spécialités culinaires, à partir d’aliments sains, nos traités, que nous offre notre agriculture redevenue entièrement naturelle et écologique. Concrètement ces menus pourront être emportés, dans des barquettes, avec couverts entièrement recyclables ou consommer sur place dans des salles de restaurant spacieuses et agréables, en ayant l’assurance de passer un bon moment, seul ou accompagné autour d’un repas de qualité.
    Ce retour à la cuisine traditionnelle, est non seulement meilleur pour notre santé, mais également plus respectueuse de notre environnement.
    Fini les échanges inutiles pour des produits identiques ou presque dans leur apport nutritionnel. L’import-export ne concerne plus que les matières inexistantes dans certaines zones géographiques, mais cependant essentielles, que l’on achemine vers leur destination par voie des airs, des mers ou des chemins de fer.

    Toutes ces offres de service à la personne, en dehors de nous être agréables, sont réellement importantes, puis qu’elles permettent de contrôler notre production, par la consommation, afin de réduire considérablement le gaspillage, véritable fléau de notre environnement, que n’a de cesse d’aggraver une société, laissé libre avec toutes ses incohérences. Il ne faut donc pas croire, qu’il suffit de rendre responsable les hommes pour en faire des citoyens respectueux, la responsabilité passe par la société, elle-même, qui se doit tout en respectant les hommes, d’apporter et d’imposer des solutions concrètes, à la protection de notre environnement.

    • Et le voyage, Monsieur l’Homme Vert est’ il possible de se déplacer dans ton monde ?

    Tu vois Petit d’Homme il existe deux sortes de voyage, celui que l’on fait par plaisir, et celui que l’on ne choisit pas.
    A l’heure où je te parle, guerres, famines et catastrophes naturelles continuent de déclencher dans ton monde d’importantes migrations, notamment en Afrique, où les tensions tragiques entre différentes ethnies aboutissent à des guerres fratricides et à l’exode des minorités menacées et par conséquent menaçantes, que d’autres civilisations, ne cessent de traquer et de repousser, preuve de leur inefficacité à faire valoir les droits de l’Homme. Et pourtant ces gens qui fuient, çà pourrait être vous et c’est peut-être toi, Petit d’Homme qui m’écoute, alors je veux te dire que je ne désespère pas de voir changer les choses, mais qu’en je te regarde, je voudrais que se soit pour maintenant. Cependant cette paix mondiale, dont tout le monde se doit d’espérer, ne peut exister tant que les hommes auront des intérêts financiers à défendre, comme celui de la fabrication des armes. Il est qu’en même terrible de penser que la vente d’armes contribue à l’enrichissement de certaines personnes, peu scrupuleuses, dont les intérêts financiers, poussent et alimentent ces désastres humains et écologiques. Je ne vois toujours pas de modernité dans ton monde, seules vos technologies le sont devenues, mais vos instincts les plus bas, ressurgirent, la guerre est devenue l’arme des riches, face au terrorisme, et à la résistance des pauvres. Qui fait le plus de morts ! Tant d’énergies humaines et naturelles gaspillées, par la fabrication et l’utilisation des armes, les « outils » nécessaires à maintenir, quoi qu’il en coute un ordre décidé et imposé par les puissances financières, n’y a-t-il pas de la folie dans tout cela.
    L’homme moderne a brisé ses chaines, il claque sa porte et parcoure librement le monde en parfaite sécurité, partout où il va. Ses conditions de vie restent les mêmes, elles lui permettent par un simple échange sur internet de logement et de travail équivalents, de voyager, où de vivre ailleurs, dans un environnement différent, où il lui semble grâce à ce procédé, de vivre plusieurs vies. Tu vois, Petit d’Homme le voyage fait parti intégrante de nos modes de vie, qui facilitent les déplacements de l’homme moderne, n’ayant plus à se préoccuper de déménagement, de bagages. Il laisse tous derrière lui, car il est certain de retrouver la même qualité de prestation dans toutes les grandes villes du monde, qui lui ouvrent ses portes, avec toutes leurs richesses bien spécifiques qu’elles peuvent offrir, tant sur le plan humain, qu’environnemental où l’on peut aller admirer la Nature sauvage, présente partout et partout si différente. Pour ces grands déplacements, les hommes empruntent les voies des airs et des mers, et les chemins de fer.
    Les hommes politiques vous promettent à tous le changement, grand slogan à la mode durant vos campagnes électorales, preuve aussi que tout va mal, et qu’ils en ont conscience tout de même. Mais de quel changement parlent-ils, celui de déshabiller Paul pour habiller Jacques, vous monter les uns contre les autres, pour diviser et mieux régner, mettre l’écologie au cœur du débat, pour ne retenir que quelques « mesurettes », comme l’imposition de taxes supplémentaires, qui touchent encore de manière injuste les revenus de chacun. Est-ce bien suffisant, je ne crois pas, vos problèmes demeurent, et mis à part, les noms de vos hommes politiques qui se succèdent, il faudra bien vous avouer que rien ne change, la politique de l’autruche, n’est pas une bonne solution, elle permet cependant à ses dirigeants, de gagner du temps en leur faveur, de vous bercer de belles paroles, dont ils ne sont pas avares, et avec tout leur talent d’illusionniste, vous faire croire qu’ils peuvent tout pour vous, mais ne sont-ils pas en vérité les pantins articulés des grandes puissances financières, ces véritables gourous de l’économie, seuls à tirer les ficelles et récolter les intérêts de leur politique économique, financière et fiscale. Je site : « Vous êtes encore innocents de vous attraper pour la politique ! En voilà une blague, la politique ! ». (ZOLA)
    Nous pouvons rire parfois de la politique, et c’est plutôt sympa, mais lorsqu’elle se rit de nous, c’est nettement moins drôle.
    Si vous voulez d’un comique au gouvernement, choisissez au moins un professionnel avec du talent et du cœur, comme l’était Coluche, qui a su créer, à la place des politiques « les restos du cœur ». (COLUCHE)
    Ou bien l’abbé Pierre, également inoubliable et irremplaçable, et c’est bien avec la force de ses sentiments envers les plus démunis, et à mains nues qu’il a su combattre les politiques, jusqu’à sa mort, afin de lever le voile, sur leurs incapacités à gérer les misères sociales, comme l’exclusion, et « l’abandon d’êtres humains ». (Abbé Pierre)
    Ne faîtes pas de l’être humain, un individu creux, perdant son temps, prisonnier d’une société, qui le pousse à travailler plus et plus longtemps, si longtemps qu’il termine ses journées stressantes et harassantes, vautré devant une télévision, qui n’a de cesse de vouloir l’abrutir, par la diffusion aux grandes heures d’écoute , de programmes de plus en plus débiles, et vulgaires, pour effacer de son esprit sa capacité de raisonnement, anesthésier sa pensée, afin de le rendre docile et bêtement confiant, à la place de combatif, curieux et méfiant.
    Encore une incohérence de votre société, qui demande aux travailleurs, qui ont encore la chance d’avoir un emploi de travailler plus, pour gagner plus, mais aussi pour payer plus, et consommer plus, alors que le travail se fait de plus en plus rare, les délocalisations s’accélèrent pour permettent d’embaucher de la main d’œuvre à bas prix, dans des pays où les conditions de travail sont déplorables, afin d’accroître d’avantages les intérêts de ces entreprises.

    Tu vois Petit d’Homme, la véritable politique est celle mener par ces Hommes d’Honneur, parmi tant d’autres dans le monde, qui œuvrent pour mettre en place, avec tout leur talent, et leur différence, une coexistence pacifique, celle qui rassemble, au lieu de diviser, mais pour cela, il vous faut regarder devant soi, il est inutile et dangereux de revenir en arrière, les rancœurs du passé ne font qu’entretenir des tensions malsaines de vengeance, qu’il faut se forcer d’oublier, afin de mener un même combat, celui de la tolérance, l’acceptation des différences, qui ne peuvent être contestables et contestées, que si elle porte atteinte à la liberté d’autrui.
    On ne mène pas une politique moderne du changement, avec les mêmes ingrédients, que l’on vous fait avaler avec des sauces différentes, sans pour autant changer de recette. Je ne vois toujours pas de modernité dans ton monde, je ne perçois que le côté ringard, grotesque et rétrograde de vos politiques ! Vous êtes tous les acteurs de votre politique de la vie, qu’il vous faudra réinventer, et moderniser afin d’en changer le scenario !

    Ce monde que je décris, peut paraître pour certains d’entre vous, utopique, mais cela n’est dû qu’à votre perte de l’espoir, celui dont parle Petit d’Homme, qui vous pousse à l’âge adulte à accepter l’inacceptable, feriez-vous preuve à ce point d’indifférence, celle là même qui anéanti chaque jour, les rêves de vos enfants.
    Pourquoi, le fait d’imaginer un monde meilleur pour les hommes, serait-il pure folie, la folie n’étant pas justement, de croire qu’il est préférable, de vous résigner, sans illusion sur votre devenir, pourtant si réellement incertain.
    Ceci est mon espoir personnel, mais je pense que quelque soit le parcours des gens, tout le monde au fond aspire à connaître un monde meilleur, mais ce rêve, il vous faudra le mettre en commun pour le partager, le canaliser, l’organiser et le porter ensemble, afin qu’il puisse se réaliser, et faire dès aujourd’hui du Petit d’Homme, le Grand Homme de demain, celui de tous les honneurs.

    Je me suis trompée en envoyant mon message, je voulais qu’il soit inscrit sur le thème de la société du malheur

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