Terre et femme à la fois

24 novembre 2007

(Pour continuer sur le thème du rôle passé, présent et à venir des femmes sur notre planète : ce texte dont, voici une dizaine d’années, j’avais fait une “Humeur sauvage” dans le magazine Terre Sauvage…)

J’ai décollé d’Aldébaran, de Bételgeuse ou de Sirius… Je suis un Extraterrestre : regardez mes tentacules ; considérez les douze doigts de mes mains ; observez mes écailles de soufre et mes yeux d’escarboucle. Mes trois coeurs battants, le premier pour le sang (que j’ai rose), le deuxième pour l’amitié, le troisième pour l’amour. Je suis explorateur. Cyrano de Bergerac ou Gulliver des galaxies. Je traverse l’espace à des vitesses supérieures à celles de la lumière.

Je repère l’étoile moyenne jaune que vous appelez “Soleil”. Je visite ses planètes. La troisième est d’azur et d’or. Vous la nommez “Terre”. Je l’approche. Je descends à sa surface. Une atmosphère m’enveloppe. On dirait une gaze, comme en portent les femelles de mon monde. Car nous avons des femelles, et des plus douces.

Je touche la planète Bleue. J’ai de l’eau sous les tentacules. L’océan est tiède et salé comme le liquide où baignent les foetus. J’y vois pulser des créatures. Des méduses, des requins, des baleines… Cette matrice liquide est féconde. Je remonte en surface. Un dauphin me sourit. Je gagne une mangrove. Je pénètre dans l’ombre des palétuviers, puis de la forêt vierge. Parfums sui generis d’humus et de plantes. Phéromones de bonheur. Touffeur exaltante, fragrances organiques. Des orchidées exhalent leur parfum érotique. Des insectes rampent, volent et zinzinulent. Des oiseaux composent des poèmes. Une panthère me dévisage avec ses yeux de jade. Un gorille me considère dans l’attitude du Penseur de Rodin. Mes trois coeurs battent la chamade. J’ai, une fois de plus, le sentiment de me trouver dans un ventre fécond. La planète m’offre à contempler ses millions d’enfants, sublimes ou biscornus, lourds comme l’éléphant, onduleux comme le boa, doux comme le koala, improbables comme le rhinocéros ou l’ornithorynque.

Une évidence s’impose : la Terre a un sexe et elle est femme. Elle entre en gestation et elle accouche. Elle enfante à répétition. Et cela durera jusqu’à ce que le Soleil en expansion l’embrase, dans un milliard d’années. La Terre est femme par raison cosmogonique, mythologique et légendaire. Elle est en même temps l’idée et la réalité de la vie. Elle a créé, à sa surface, le milieu nécessaire aux organismes ; l’atmosphère ; l’eau sous ses trois états ; la mer et les rivières ; les cycles de l’oxygène, du carbone, de l’azote et du soufre. Elle a inventé l’ADN, le code génétique et les protéines. Elle est la génitrice de l’immense cortège des êtres qui se sont succédé depuis quatre milliards d’années dans l’eau, puis sur les continents.

La Terre est femme, oui. Elle nourrit ses petits. Elle alimente chacun de ses enfants sans en omettre ni en favoriser un seul. Elle est magnifique, avec ses collines de seins, ses montagnes de fesses, ses forêts parfumées, ses vallées interdites, ses sources secrètes, son liquide amniotique qu’on appelle “océan”.

La Terre est femme parce qu’elle sent bon. Elle exhale l’encens, la myrrhe et le musc. Elle est chaude et humide. Tropicale, y compris aux pôles : voyez le souffle des baleines. Elle est femme parce qu’elle fredonne des comptines de vent. Elle dit des contes d’alizés et des fables de blizzards, avec des harmonies d’étoiles et des chants de sirènes. Elle est femme parce qu’elle a de beaux yeux : vue de haut, on dirait l’iris de Vénus, avec des moirures de nuages. Elle est femme, aussi, parce qu’elle pardonne les bêtises de sa progéniture. Elle l’est parce qu’elle donne du plaisir – des milliards de bonheurs par seconde ; et qu’elle console des chagrins, pour peu qu’on pleure sur son épaule d’herbes tendres. Elle est le passé, le présent, l’avenir, résumés dans la perfection d’une sphère. Déesse poétique et quotidienne. Idéale et réelle.

Je ne suis qu’un Extraterrestre amoureux d’une planète : la vôtre. Je dépose mes trois coeurs au pied de la créature sur laquelle vous vivez, dont vous buvez le lait couleur de galaxie, et dont il me semble que vous n’êtes pas si respectueux qu’on devrait l’être d’une épouse, d’une amante et d’une mère.

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53 réponses à Terre et femme à la fois

  1. Anne-Marie dit :

    Et si l’avenir appartenait aux poètes…

  2. vincent dit :

    je vous remercie monsieur paccalet.
    Car c’est toujours un plaisir de vous lire, autant vos livres que votre blog. D’ailleur vos livre ont une vertue, c’est rire de ce qui devrait faire pleurer(que c’etait agreable de lire mangeons nos bebes).

    sinon tres beau texte et encore une fois merci, j’espere juste que ma generation sera plus ecologique que la generation des baby boomers, et prendra ses responsabilites.

  3. canis lupus dit :

    bonsoir atous, Mr yves paccalet je serais bien venue aux marches, pour votre dernier livre  » la faute à l’homme »j’attendrais qu’il sort en magasin.Pour le poème trés beau.

  4. stien jean-marie dit :

    Votre texte me rappelle un livre de François Terrasson, « la peur de la nature » où un paragraphe fait le parallèle entre la condition de la femmme et la considération pour la nature. A lire (désolé pour la concurence…)

  5. Marc dit :

    Quel beau texte à lire, à relire et même à méditer mesdames (et messieurs bien sûr). Si après un tel « hymne » à la vie et à la femme, .vous ne vous sentez pas investis d’une mission « biologique » de sauvetage de l’Humanité (et de la biodiversité) alors c’est à désespérer de notre espèce. S’investir n’est pas forcément réussir mais comme dit le dicton qui ne tente rien n’a rien. Si échec il y a alors on changera l’échelle du temps. Madame Nature qui elle, ne s’avoue jamais vaincue, reprendra ses dés et fera par tirages statistiques de nouvelles tentatives. Elle remplacera dans quelques dizaines de milliers d’années (ou quelques millions), cette créature dite intelligente mais incapable de maîtriser ses pulsions de possession et de destruction que fut l’homo sapiens. A moins que cette nouvelle créature ne vienne d’Aldébaran, de Bételgeuse ou de Sirius ? Délire de poète, mais on est toujours avec Madame Nature Universelle.

  6. Michel dit :

    à propos de femmes, quid de votre duo documentaristico-naturaliste avec Priscilla Telmon?

    A noter dans le Geo Decouverte hors série consacré à Cousteau (en kiosque), juste après un article de ce jeune auteur prometteur, comment s’appelle-t-il déjà? Ah oui Paccalet!, un article sur une autre femme, Claire Nouvian, qui recense la faune pélagique et ses formes de vies innatendues. J’ai d’ailleurs reserver son livre « The deep » à la bibliothèque centrale de Zurich! J’ai hate de le lire!

    Cela dit, l’illusion de « tout irait mieux si les femmes étaient au pouvoir », c’est un peu un meme genre que « l’herbe est plus verte chez mon voisin ». Une belle utopie sans fondement dont on se nourrit les jours de blues… quel’on se garde de bien de confronter à la réalité.
    Désolé si je casse la reveuse ambiance…

  7. Yves Paccalet dit :

    Pour sûr, mon cher Watson ! Ne nous faisons pas trop d’illusions sur la bonté intrinsèque et idéale d’un utopique « monde des femmes »… Je me souviens de réunions féministes d’après Mai 68. J’y allais en espion, en me faisant le plus discret possible (non, quand même pas en travelo, de toute façon, avec ma barbe, j’aurais été démasqué !). J’ai perçu sur-le-champ qu’il y avait celles qui parlaient et celles qui la fermaient, bref les mêmes rapports de domination que chez les mâles. Golda Meir, Margaret Thatcher, Edith Cresson, Gro Bruntland puis toutes celles qui sont montées sur la scène, y compris récemment chez nous dans l’orbite (hi ! hi !) de Sarkozy, ne m’ont pas surpris. Dans les sociétés matriarcales animales aussi, il y a les dominantes et les dominées. La seule question pertinente me semble celle-ci : est-ce que, globalement, ces sociétés féminines seraient moins injustes, moins cruelles, moins guerrières, moins dévastatrices et suicidaires pour notre espèce, que les masculines ?

  8. Anne-Marie dit :

    Autre question? Quelle est la part de l’inné et la part de l’acquis dans chaque société matriarcale ou patriarcale?(Nature et culture) En dehors du code génétique et de la production d’hormones, quelles sont les influences des hommes sur les femmes et des femmes sur les hommes? Je rejoins Véronique, qui élève les hommes?Les hommes sont-ils plus influencés par l’éducation que leur donne leur mère ou par leur identification à leur père? Comment faire la part de ces interactions? Marie Sara , une torera, après avoir donné la vie à deux enfants,donne la mort avec plaisir dans les arènes… Fait-elle partie d’une exception?

  9. Marc dit :

    26/11/07
    Voilà la bonne question Yves ! Il faut bien raisonner sur de grands nombres sinon on retombe sur le principe du « copier-coller » déjà développé. Mais je m’interroge, je doute. J’ai en effet constaté moult fois que les femmes acceptent beaucoup plus facilement une erreur venant des hommes que venant des femmes. A comportement identique (autoritaire par exemple) elles sont en général beaucoup plus critiques/sévères si la personne est une femme que si c’est un homme. Et elles n’en ont pas conscience ! Alors indulgence culturelle ou allégeance naturelle aux mâles ? Dans le premier cas combien de générations faudra t- il encore pour atteindre un pouvoir équilibré ? Dans le deuxième cas les dés sont pipés, le seul espoir est peut-être que l’homme se féminise un peu mais là aussi combien de générations ?… et le temps presse.

  10. veronique dit :

    Moi, au temps des féministes, je ne disais rien, mais n’en pensais pas moins : j’étais une de celles qui pensaient que les rôles sociaux et les moules imposés féminin/masculin étaient tout aussi horribles et castrateurs pour l’un et l’autre sexe. Je vous « rappelle » qu’à l’époque, il n’y a pas si longtemps, c’était encore service militaire obligatoire même pour les paisibles, et le cheveu de plus de trois centimètres valait pas mal de quolibets à un humain de sexe mâle… Il fallait être courageux, et bien des hommes ne le sont pas … Est-ce si grave de ne pas être courageux ? D’ailleurs, ce point n’a pas beaucoup changé si je ne me trompe.
    Bref, je donnais déjà des coups de pied dans les moules et les modèles à l’époque ; et le présent me donne raison : parmi les jeunes humains et humaines que je rencontre, seuls ceux qui sortent de » la matrice » ont l’air bien dans leurs basquettes. Mais je trouve les femmes de 30 à 40 ans particulièrement mal dans leurs peaux. Qu’en pensez-vous ?
    La chose la plus horrible qu’il m’a été donné d’entendre, pas plus tard que la semaine dernière, en 2007, en France : deux jeunes femmes qui ne faisaient pas grève parce que « leur mari n’était pas d’accord »… C’est ce genre de choses qui vous font descendre des rêves les plus beaux en deux temps trois mouvements !
    Et je me dis maintenant que les féministes avaient raison, et que je n’accordais pas assez d’importance au fait que l’asservissement était au bout de compte tout à l’avantage de l’homme (humain masculin). La femme est-elle sortie de l’esclavage ? Est-ce que ce n’est pas encore à l’heure actuelle un grand troupeau taillable et corvéable à merci ? (sauf sur ce blogue bien sur ! …) . Je relisais cet article paru l’année dernière sur les chiffres de la violence conjugale : tous les trois jours en France, une femme meurt sous les coups de son compagnon . Tous les quatorze jours à l’inverse, et on peut supposer que les femmes meurtrières aient été victimes auparavant et ne choisissent cette solution qu’en retour….Ya encore du boulot, les amis !

  11. Yves Paccalet dit :

    Certaines femmes ne font pas grève « parce que leur mari ne veut pas », d’autres affirment se sentir « beaucoup plus libres en portant le tchador ». Je me demande toujours comment celles qui parlent ainsi ont pu être amputées de leur capacité normale de révolte. Peut-être parce que la soumission offre une forme (certes illusoire et non durable) de sécurité… Je fais quand même remarquer qu’en ce moment même, des dizaines de millions de mâles qui se croient très couillus, et qu’on appelle « soldats », obéissent aux ordres débiles ou sadiques de leur adjudant.

  12. veronique dit :

    Bon, ben merci encore d’être notre source de cogitation sympathique quotidienne ! Moi, ce texte m’a fait cogiter sur la notion de principe féminin, j’en ai profité pour réviser un peu mon Jung (merci google) et raviver mes bases de données zen ou taoïstes. Nous sommes bien d’accord, n’est-ce pas, les notions de principe féminin et masculin sont des représentations, des archétypes et non pas des réalités tangibles à appliquer à tel ou tel échantillon d’humanoïde. Chacun possède en soi ces deux polarités, pour dire les choses simplement … Je dis ça parce qu’il y a beaucoup de gens qui n’aiment pas cette interprétation du monde …mais pour remédier aux femmes en bourka et aux soldats couillus (qui vont faire des cauchemars jusqu’à la fin de leur vie, et/ou bousiller la vie de tous en plus de la leur), j’ai un livre bien :
    Un autre principe féminin, celui de Clarissa Pinkola Estès dans « Femmes qui courent avec les loups ». Je trouve que la notion de « femme sauvage » que l’auteur y développe nous fait sortir des clichés « douceur/violence » , des rôles bien définis et bien auto-destructeurs pour les femmes . Et là, on pourrait approcher de quelque chose d’intéressant !
    Et en plus, il y a une grande place dans le livre pour les hommes qui sont dignes d’être aux côtés des femmes sauvages ! si j’ai le courage je mettrai un petit bout sur mon blogue mais ce sera difficile de choisir un extrait, c’est trop bien !
    Et je ne peux pas m’empêcher de placer une vieille blague pourrie : six tentacules ? douze doigts chaque main ? zetes embauché mon gaillard. on se débrouillera pour le visa. Zaurez aucun problème pour la carte immigration qualité. >:o

  13. Anne-Marie dit :

    Moi fait partie de l’espèce humaine, je pense qu’il n’y en a pas un pour racheter l’autre et ce sera ma dernière connerie

  14. Yves Paccalet dit :

    Il semblerait que, moralement, Anne-Marie n’aille pas si bien que ça… Que faire pour elle ?

  15. Vincent dit :

    Lui expliquer qu’il vaut mieux en rire …
    Après tout si on est assez idiot pour provoquer nous même notre fin, c’est qu’on la mérite.

  16. veronique dit :

    pour anne-marie : j’ai réussi à convaincre deux de mes amis qu’il fallait acheter les oeufs marqués 1 dessus, tu vois, ya de l’espoir …(avant ils achetaient des 3, les moins chers) c’est une grande victoire …Mais je mange encore des kebab poulet/dinde de temps en temps, et ça, je sais, c’est pas bien ….

  17. les zanimo dit :

    ouikr ouikr ouah coootcooooooot piou piou brz gnap miaoww trriit grrr hihhhhiiiiiii hanhihan brrr hou hou rouhhhhhrouhhh coa coa croa croa
    en un mot : merci anne-marie !

  18. Anne-Marie dit :

    Stop! Merci les zanimos et les zamis! Atlantis avait raison , on ne peut pas porter la misère du monde sur ses épaules sans déprimer…Il suffit de rencontrer quelques petits problèmes d’ordre personnel ou familial et on coule à pic.
    Mais, même sans vouloir porter la misère du monde ,il faut bien reconnaître qu’il y a de quoi déprimer:
    On sait que la Terre ne pourra pas nourrir bêtes et hommes dans l’avenir. On sait que le comportement des hommes ne changera pas et qu’à la moindre pénurie , ils se feront encore la guerre en oubliant bien sûr en premier le sort des animaux. Personne ne viendra à leur secours.(A l’heure actuelle, en France, les associations de protection animale sont en concurrence sans le vouloir et l’Etat ne fait pas son travail).
    Alors un peu d’utopie:
    Pourquoi ne pas oublier l’idée de la création , les théories de l’évolution et l’écosystème et imaginer un autre fonctionnement? Le premier objectif est bien de donner à bouffer à tout le monde sans violence et sans cruauté sachant que le bonheur ne peut pas exister le ventre vide.Pourquoi ne pas chercher alors à modifier le code génétique des habitants de cette planète pour les rendre herbivores par exemple.(Voir les zanimaux se bouffer entre eux pour survivre est un triste spectacle, et à l’avenir peut-être les hommes entre eux!)Il resterait à trouver la surface cultivable sur cette Terre ou sur d’autres planètes , les surfaces ou la hauteur car on empile bien les hommes pourquoi ne pas empiler les pommes sans les faire pourrir!
    Le problème est que même le ventre plein, les hommes se feront encore la guerre car l’Homo sapiens sapiens a d’autres faims …Yves Paccalet le décrit très bien dans son livre génial…
    La solution ? Se boucher les yeux, les oreilles et le nez? Et souffrir et mourir en silence comme le loup?

  19. Anne-Marie dit :

    J’ai oublié :
    augmenter les surfaces cultivales ou bien sûr augmenter la production mais sans danger …

  20. Vincent dit :

    A Anne-Marie :
    « La solution ? Se boucher les yeux, les oreilles et le nez? Et souffrir et mourir en silence comme le loup? »

    Personnellement je serai beaucoup plus sadique :
    Ouvrir grand les yeux et les oreilles pour profiter du spectacle de la bêtise humaine, se payer un franche rigolade avant de mourrir. Au final, la seule chose qui compte quand on meurt c’est l’orientation des rides au coin de la bouche. Je plein mort dont les rides tirent vers le bas.

  21. Anne-Marie dit :

    A Vincent:
    Vous avez raison …Qui veut bien nous fait rire?

  22. Vincent dit :

    « Qui veut bien nous fait rire? »

    Tous ceux qui croient au capitalisme, à la croissance, au développement durable …
    J’ai même vu un reportage sur ARTE ou des imbéciles faisaient la tournée des conventions sur la cryogénie et le clonage, et étaient persuadés qu’un jour l’homme devriendrait immortel. Ils espéraient juste que ça se fasse de leur vivant.
    Si ça suffit pas pour se bidonner …

  23. Anne-Marie dit :

    Des clones de qui? De Busch? De Sarko?

  24. Yves Paccalet dit :

    J’aimerais qu’un jour, un clone de Sarkozy et un clone de Margaret Thatcher fassent un enfant ensemble. Arrgh ! Le concentré d’humanité qui en résulterait !

  25. Gilles dit :

    Pour se détendre, un t’it tour sur les vidéos des Deschiens sur Youtube ca délasse…

    A part ça, désolé Anne-Marie ça tombe toujours sur les mêmes :-) : juste en réaction au « triste spectacle des zanimaux qui se bouffent entre eux ». Ce spectacle n’est triste qu’à nos yeux humains. Pour les animaux, c’est la Vie – sans cette chaine alimentaire, point de Vie. Sans même ouvrir la discussion du « jusqu’à quel taille doit-on s’apitoyer ? » (be oui, il y a plein d’animaux tout petits petits qui disparaissent à chaque instant sans que nous ne trouvions cela triste du tout. Notre corps n’est pas un corps, mais un habitat pour des millions d’autres êtres vivants. On nait, on vit, on meurt et on est mangé, digéré, ou on participe d’une manière ou d’une autre à la naissance d’une nouvelle vie. Rien de bien triste là dedans.

    Voila, autre grande question métaphysique : quid de l’impact de barrages hydro-électriques sur les GES ? (http://internationalrivers.org/files/India_Dams_Methane_Emissions_PR180507_0.pdf ). Oui je sais on est partis de très haut, belle poésie de Yves, mais maintenant, back to business :-) :-)

  26. Michel dit :

    ouarf, l’ambiance est morose ici!
    qu’il est dommage de ne pas profiter de l’instant présent. Pour ceux qui aiment les p’tites betes curieuses et totalement détonnantes, je vous conseille le bouquin de Claire Nouvian « The deep » que je viens d’aller chercher à la bibliothèque et que je vais conserver pendant 4 looooooooongues semaines ;o)
    Si vous n’avez pas l’occasion de vous procurer ce livre, aller sur Gogole … pardon Google, et faites une recherche avec la chaine suivante: claire nouvian the deeep. Puis images. Z’aurez un échantillon imagé du chouette bouquin dont je vais pouvoir me délecter!

    à chaque jour sa petite joie! ;o)

  27. Michel dit :

    claire nouvian the deep

    deep avec deux e, of course!

  28. Michel dit :

    en plus on peut légetimement se demander si l’une de ses bestioles ne vient pas de d’Aldébaran, de Bételgeuse ou de Sirius!!! lol!

  29. Anne-Marie dit :

    Pour Gilles:
    Merci beaucoup pour la prescription des Deschiens.
    Bien sûr qu’il serait sage et raisonnable d’accepter la loi naturelle surtout lorsque personne n’a le pouvoir de la changer. Mais je ne suis pas la seule à ressentir de la compassion à l’égard de nos frères inférieurs(?) , les plus proches de nous : »J’aurais préféré que le lion mange de l’herbe, mais on ne m’a pas consulté » disait Théodore Monod. Même en me raisonnant, je n’aime pas voir souffrir une gazelle dans la gueule d’un lion . La mort c’est différent, on est bien obligé de l’accepter.Les humains ont la chance de ne plus se faire manger vivants par leurs voisins.Pouvu que ça dure… Quant à la chaîne alimentaire et aux écosystèmes… c’est le bordel depuis que l’homme intervient à tort et à travers.
    Il me semble donc logique de protéger les animaux qui sont élevés pour nous nourrir et nous soigner, sans oublier que certains dénoncent le spécisme et l’utilisation de l’animal à des fins culinaires ou thérapeutiques mais il est vrai qu’il est utopique de vouloir intervenir pour changer le comportement des animaux sauvages .Quant à la préservation des espèces,il me semble qu’ elle est à étudier sérieusement.Merci d’avoir essayé de me faire entrevoir la sagesse…

  30. veronique dit :

    Pour tous : puisqu’on est dans la médication, l’auto et celle des autres, et dans la science-fiction, moi je prescris « Objectif nul », un des chefs d’oeuvre de Canal + quand ils étaient pauvres et qu’ils bricolaient des trucs de génie à l’aide de trois fois rien. mais je ne sais pas si c’est sur youtube ou daily, en tout cas, moi, je vais me faire cadeau du DVD pour les Fêtes de la Consommation, Eternelle soit son Nom et son Autel! Quand je serai dans mon tonneau, je l’accrocherai comme déco (le DVD)!

  31. veronique dit :

    Correction : Eternel soit son Nom !
    (tiens, la consommation, c’est féminin, la croissance aussi, oh zut!)

  32. Marc dit :

    Eh oui Gilles, n’oublions pas ces milliards de milliards de petites bêtes (bactéries, virus…) qui ont démarré la vie sur cette planète et qui fermeront le banc dans quelques milliards d’années. N’oublions pas ces milliards de petites bêtes qui font notre vie dans notre corps et qui sont plus nombreuses que nos cellules. N’oublions pas non plus ce merveilleux chaudron de la vie dans lequel se mijotent les petites bêtes qui, sans état d’âme, règleront dans quelque temps le vrai problème de notre planète : la surpopulation de l’espèce homo sapiens. Et enfin n’oublions pas que dans son inconscience, son incompétence ou sa folie, ce cher homo sapiens est en train de faire monter la température du chaudron et ça les petites bêtes adorent. Comme vous voyez le moral remonte.

  33. veronique dit :

    La voie du milieu, la voie du milieu, camarades … ;-) (Dernière « connerie » -qui n’en est pas une-pour ce soir j’ai du taf)

  34. Michel dit :

    euuuuuh…au milieu de quoi?

  35. veronique dit :

    merci gilles ! (qui utilise le même genre d’argument que Poutine ou autres, à l’envers : trop génial) voilà une synthèse possible pour notre bloguage :
    la femelle de l’homo sapiens imbécile est complètement flippée , en guerre contre les bactéries, les insectes, la nature en général et sa nature en particulier (voir les rayons des supermarchés)
    La femme sauvage que j’évoquais…est copine avec toutes sortes de bestioles infâmes (du phasme à la poule au serpent à l’orvet à la bactérie au lombric, en passant par le cheval l’autruche , l’éléphant , sans oublier les toutes les sortes de vers pour les poètes…)

  36. veronique dit :

    au milieu de l’écran de la quoi? mais plutôt à gauche …

  37. Michel dit :

    Alors à gauche, y’a… le système productiviste.
    A droite, y’a … le système productiviste.
    Au centre, y’a le système productiviste.

    Comme quoi vouloir placer l’écologie « à gauche » comme l’a fait un parti français n’a aucun sens. Mais malgré leurs scores électoraux « plancher », ils ont pas l’air de comprendre…

  38. jft dit :

    ça ressemble un peu à la théorie du physicien Fritjof Capra qui écrit que la planéte terre a une « mentation », c’était dans la decennie 1990

  39. Pitre dit :

    Je n’entends qu’un mot : »durable »,pauvre lièvre!A force de tirer sur la ficelle ,à la mode du réchauffement bien sûr durable,on va bientôt faire croire que le Rhub al Khali (S.Arabia)est identique au désert de Vénus- Molière,Descartes,relevez-vous de vos cendres A propos au boulot en 1984,dans le désert d’Arabie S. c’était dingue la chaleur.Des collègues géologues de l’USGS sont m^^eme morts « durablement ».

  40. Anne-Marie dit :

    Qui est Descartes? Celui qui a dit que l’animal était une machine? A-t-il dit quelque chose de génial en dehors de cette monstrueuse connerie qui a plongé l’homme dans la bêtise et la bête dans l’enfer?

  41. Anne-Marie dit :

    Je n’ai rien contre les géologues , je collectionnais même les roches dans ma plus tendre enfance!Une de mes roches (marcassite) s’est même desagrégée dans mon sous-sol? L’humidité? Toujours cette histoire de milieu favorable ou défavorable…qui nourrit ou qui détruit…et cette interdépendance qui existe entre les êtres vivants et leur milieu…

  42. Anne-Marie dit :

    Question conne à mes zamis et zamies de ce blog? Que doit-on collectionner? Les minéraux, les végétaux , les animaux, les hommes ou les FEMMES? Retour au sujet…Qui ou quoi est susceptible de nous mordre le plus? et de nous dévorer tout cru?

  43. Gilles dit :

    Collection résonne comme appropriation, donc très peu pour moi merci. Les minéraux, végétaux, animaux, hommes et femmes sont bien dans leur milieu naturel. Laissons-les–y.

    Quand commence la collection ? A un ? S’auto-collectionne t’on ? Sachant que je suis unique, ma collection est complète, isn’t ?

    Quant aux animaux, végétaux, minéraux susceptibles de m’avaler tout cru, j’ai beaucoup plus peur de la calandre d’un Porsche Cayenne (qui tente de m’empoisonner depuis longtemps afin de m’avaler dès mes premiers signes de défaillance) que du grizzly ou du requin blanc (sachant que dans la région niçoise, en plus…., et le loup, même pas mal ! ). Comme dit plus haut, je fais confiance aux toutes petites mâchoires z-et mandibules pour rendre mon corps utile quand je n’en aurai plus besoin. Je tente donc de me prémunir donc des mâchoires de métal en priorité, et peu me chaut qu’elles soient conduites par un homme ou une femme.

    Voilà voilà, mais oooopss, que fait-on là alors que nous devrions être en train de travailler plus pour gagner plus ? On brasse la pensée unique, on se fait du mal, là…..
    :-)

  44. Anne-Marie dit :

    Comme je suppose qu’Yves Paccalet est en conférence à l’autre bout de la terre, pourquoi ne pas confondre son blog avec un forum en attendant son retour? A lui de nous dire si on marche un peu trop sur ses plates bandes…
    Pour Gilles:
    Je suis une femme au foyer (oui Vero , ce qui ne m’empêche pas d’avoir des idées féministes, toute proportion gardée…) j’ai donc la possibilité de choisir mon emploi du temps et comme j’adore les loups , je ne peux pas résister : je viens de lire un truc de Pierre Mannoni (psy à Nice!)sur la peur du loup…(Google) et je rejoins aussi vero qui lira dans son livre (Sans les animaux, le monde ne serait pas humain, Karine Lou Matignon) un chapitre de la belle Hélène (GRI J4AI UN PROBL7ME D4ORDI

  45. Anne-Marie dit :

    Désolée pour la fin de mon message , il s’agissait d’Hélène Grimmaud , amoureuse des loups…
    Pour conclure, car je ne veux pas abuser de cette hospitalité…je dirais que Gilles et Yves semblent sur la même longueur d’onde, l’un a peur des porches et l’autre des tronçonneuses et des bétonneuses…Bonne fin de semaine à tous!

  46. Marc dit :

    Je profite du silence de Yves toujours en vadrouille (selon Anne-Marie), et de l’occasion que me fournit Gilles (les petites bêtes qui nous mangent), pour faire un hors sujet en lançant un sondage auprès des abonnés à ce blog : êtes vous pour ou contre la crémation des corps ? Il semblerait que ce soit le choix de 25 à 30% des Français actuellement. Voilà enfin un sujet pour remonter le moral !

  47. veronique dit :

    Moi, j’aime bien le retour à la terre! ;-) (vanne facile, j’avoue) Euh, j’ose à peie l’avouer à Anne-marie, mais quand j’étais petite, je collectionnais les vers de terre et les escargots …arrggg…

  48. veronique dit :

    En vitesse, parce qu’il est tard, je profite également de l’absence du chat pour faire la danse de la souris et signaler deux ignominies (pour l’une, je n’ai aucun doute; pour l’autre, je vous pose la question) Dans le dernier numéro tout frais de Courrier International : deux publicités me font dresser le poil sur la tête et même le cou, les pattes, les bras … autruchettes. Je vous soumets 1) Une pub pour une automobile, 4×4, « authenticité de série » (???) gros plan visage d’enfant pleine demi-page, et ce slogan sous la photo du 4*4 : c’est quand même mieux qu’internet pour ton exposé sur la faune …En tout petit :Emissions CO2 de 162 à 184 (on est loin des 120!) et la pub n° 2) qui me choque mais j’aimerais avoir l’avis de « vouzautres » : c’est une maman qui tousse à côté de son enfant, (pub MInistère Santé Jeunesse et Sports, Caisse Primaire d’AM et InstitutNationalPréventionEducation Santé) La pub suggère à la maman, et à vous autres autruches et autruchettes de mettre un masque pour limiter les risques d’infection, plus quelques autres détails (se laver les mains avant de mettre le masque ? et après (?). Dites-moi, on est où là? Moi, pour moi, ça passe pas. Et vous ? Vous vous souvenez, dans le temps, il y avait un truc qui s’appelait les défenses immunitaires…
    Est-ce que l’INPES il devrait pas plutôt partir à la recherche de ce truc disparu ? Suis-je une dinosaurette ? La seule à ne pas craindre les microbes? rassurez-moi SVP

  49. Anne-Marie dit :

    En vitesse aussi…Il paraît que plus on est au contact de la terre et des animaux petits et grands , plus on est protégé contre les allergies…mais vivre à la campagne ne suffit pas hélàs pour échapper aux méchantes bactéries et méchants virus qui traînent dans notre bonne nature…et qui attaquent de préférence les plus faibles, enfants et vieux.
    Pour Marc:
    La crémation ? C’est un grand débat…Moi, je préfère le feu à la terre dans ce cas là…

  50. Anne-Marie dit :

    Et puis vivre à la campagne maintenant …avec les pesticides…et les autres saloperies… entre deux maux , il faut choisir le moindre , le problème est de savoir exactement où sont les maux…

  51. Marc dit :

    Consommer de l’énergie (fossile majoritairement) et balancer du CO2 dans l’atmosphère pour accélérer ce que la nature fait très bien depuis toujours est-ce bien raisonnable Anne-Marie ? Alors pourquoi ce choix ? La purification par le feu ? La peur des asticots ? Curieux si on est proche de la nature. Pour terminer sur le sujet voilà une anecdote amusante. J‘ai vu il y a quelque temps, en passant en voiture, un grande banderole de protestation contre un choix de traitement des ordures avec l’inscription « Non à l’incinération, Oui au compostage » et bien devinez où était accrochée cette banderole : sur le mur d’un cimetière. Message d’outre-tombe ?

  52. Anne-Marie dit :

    Marc:
    Ok, la terre c’est mieux et j’ai pas peur des asticots mais j’ai la trouille de me réveiller sous terre et j’aime les grands espaces…c’est grave docteur?

  53. Marc dit :

    Pour revenir au sujet d’origine, j’ai entendu ce matin sur France Culture, que les femmes font peu appel à la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité). Combien de temps encore la « soumission culturelle » va-t-elle sévir ?

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