28 janvier 2008
Je suis revenu du Japon, où j’ai pu câliner Adrien Yuuto Paccalet. J’aurais préféré aller là-bas en bateau plutôt qu’en avion. Y avait pas de bateau.
Le Japon ? Le merveilleux Japon de Bashô, Issa, Hiroshige et Hokusaï ? Comme le monde entier, c’est devenu un univers du gratte-ciel et de la bagnole. Les lieux de nature sont à l’image des bonsaïs : des fragments de beauté perdus dans le béton et le bitume. Avec des gaspillages d’énergie insensés…
J’étais ému, attendri, heureux de prendre mon petit-fils dans mes bras, de humer son odeur et de caresser ses cheveux (il en a beaucoup !), et consterné par l’état du monde que nous transmettons à sa génération.
Ce n’est pas très original.
Ce qui n’est pas original non plus, c’est la bagarre née sur ce blog à propos de l’Europe, du traité de Lisbonne, de la question de sa ratification par le référendum ou par le parlement, des avantages et des inconvénients de la démocratie suisse ou française.
Nous discutons, en vérité, pour affirmer notre domination sur autrui : cela transparaît à un moment ou à un autre. Même entre personnes qui partagent la plupart des idées, même entre gens qui s’aiment, même entre amis, même dans les couples. Ecce homo. Espace vital et volonté de puissance.
L’une des rares méthodes qui nous permettraient d’avancer était déjà pratiquée dans l’Antiquité par les sophistes grecs, que Platon haïssait parce qu’il croyait aux idées pures. Je l’ai testée en ayant avec moi des Israéliens et des Palestiniens : c’est dire ! Elle consiste à obliger chaque acteur d’un débat à défendre la thèse du camp opposé. Chacun développe les arguments d’en face…
Je vous propose, pour la prochaine fois, que les partisans de l’Europe la déglinguent, et inversement ; que les défenseurs du parlement préconisent le référendum, et vice versa ; et ainsi de suite. On verra ce qui adviendra. De toute façon, ça ne peut pas être pire !
Salut à toi Yves grand samouraï de l’Europe et bienvenu sur ton blog.
Sur le sujet référendum, je n’ai pas eu l’impression que tes « débateurs » étaient contre l’Europe mais plutôt contre un type calibré « ultralibéraliste » de l’Europe et contre une mise sur la touche du peuple soi-disant pour incompétence. Alors oui il faut accepter/développer les débats même musclés et un référendum en est toujours l’occasion et en finalité un enrichissement collectif.
Bienvenu au chaponais!Les souris ont bien dansé! Ravie de savoir que le petit Adrien Yuuto se porte bien avec tous ses poils sur la tête…
« Rien ne peut être pire » …Oui , j’élargis : l’homme a prouvé de quoi il était capable et jusqu’où il pouvait aller…et je rejoins Sandrine… « l’humanité disparaîtra, bons débarras » titre de votre livre que je prends au premier degré. Certains optimistes , comme Hubert Reeves, prétendent que la cruauté sera toujours présente en l’homme mais que le rôle de la civilisation est de la rendre socialement inacceptable. Mais comment une civilisation constituée d’une multitude d’hommes peut-elle changer le coeur de l’homme ? Comme vivre sans espoir est très inconfortable, pensons à cette femelle macaque de l’îlot de koshima (l’avez-vous aperçue?) qui a eu l’idée géniale de laver ses patates douces pour en ôter la terre…L’homme sera-t-il aussi intelligent que son frère (?)pour trouver des solutions , améliorer ses conditions de vie et surtout désirer la paix ? Quand va-t-il être mature… pour ôter la terre de sa patate?
Quand va-t-il être mature pour voter? Qui ou quoi peut le rendre plus mature? Désolée, je relance le débat?
A Sandrine: J’ai lu « Sortie de secours » mais je suis toujours aussi pessimiste car comme par hasard , les idées géniales ne sont guère partagées par les dirigeants qui ont d’autres objectifs que de sauver l’humanité
Bonjour,
Il ne faut rien attendre des dirigeants. On le sait, y’a qu’à regarder l’Histoire. Quand ils sont au pouvoir, en général et malheureusement, ce n’est pour améliorer concrètement le quotidien des gens (ça se saurait…). Donc quand on discute de savoir s’il faut aller voter ou non, quelque soit la raison… vous m’avez compris. Je connais le « ils se sont battus pour l’avoir ce droit de vote, etc, etc… ». Mais aujourd’hui (et comme toujours), c’est le côté obscur de l’être humain qui l’a emporté (les bons sont éliminés). Peut-être un espoir avec les futurs maires…
Ca serait se mentir, et mentir aux autres, que de penser « nous, nous avons raison et les autres ont tort. Ce qui est important, à mon avis, c’est ce que nous, nous pouvons faire en tant que citoyen. Je fais partie des consommateurs, donc du pouvoir d’achat. Et je me dis qu’en achetant mieux déjà, je ne cautionne pas un certain profit (je ne suis pas contre le profit, je suis contre la façon dont il peut être fait). C’est à mon niveau, la seule force que j’ai. Il y a aussi la remise en question et comment apprécier chaque jour qui passe. Je n’ai pas le temps et l’énergie à espérer un éventuel réveil de l’être humain. Oui, je pense aussi que la cruauté fait partie de l’Homme et qu’il ne pourra la dompter que lorsqu’il saura aimer. C’est très dur d’être pessimiste et d’avoir des enfants (parfois je pense les faire stériliser, ne l’ayant pas fait moi-même). Mais oui, je rigole…enfin presque. Pour finir, je citerais une phrase d’Oscar Wilde : « Vivre est ce qu’il y a de plus beau au monde, la plupart des gens existent, c’est tout. »
Je suis d’accord avec toi sandrine : il y a intrinsèquement plus de pouvoir dans notre carte bancaire que dans notre carte électorale. Les politiques, il faut pas leur en vouloir si ils ne font rien, leur pouvoir est tellement limité… Il suffit de voir le triste aveu d’impuissance de notre président sur le pouvoir d’achat.
Comme pour l’écologie, tant qu’il y aura des gens pour acheter tous ces objets qui rejettent du CO2 durant leur fabrication ou utilisation, aucun politicien ne pourra appliquer de mesure écologique. Les responsables c’est pas eux mais bien nous !
C’est consternant de tout niveler et renvoyer dos à dos des positions qui n’ont pas la même légitimité … et comme si toutes les idées se valaient!
A Lorient vendredi soir où nous sommes allés interppeller les élus sur la question du référendum, nous avons été consternés d’entendre de la part de la députée de la circonscription, que les députés étaient libres de leurs votes et que si les électeurs-trices n’étaient pas satisfaits, ils les sanctionneraient aux prochaines élections ; et nous qui pensions qu’ils étaient les représentants du peuple !!!
Y aurait pas quelque chose de pourri au royaume de France ?
jm
- une autre citation d’Oscar Wilde : une idée qui n’est pas dangereuse, n’est pas une idée !
Lundi 28 janvier 2008, tard dans la soirée. Je viens de vous entendre causer dans le poste. Donc, si j’ai bien entendu, d’après vous les gens devraient être prêts à payer leurs carburants plus chers pour concourir à ce que le pétrole dont ils sont issus ne soit plus convoyé par bateaux-poubelles affrétés par des sociétés pétrolières cherchant les moindres coûts partout où ils peuvent se trouver.
J’avoue être assez éberlué par tant de crédulité ou d’incohérence: comment peut-on sincèrement véhiculer ce genre d’idée que parce qu’on paie un article plus cher il sera forcément de meilleur qualité et possèdera de meilleurs garanties ?
D’ailleurs vous vous contredisez vous-même puisque, comme vous l’avez fait remarquer au cours de la même émission, en 20 ans quasiment aucune amélioration n’a été apporté dans ce domaine. Pourtant les prix des carburants n’ont pas cessé d’augmenter! Et les entreprises pétrolières ne sont pas les seules à profiter des hausses sans mettre en place les dispositifs qui seraient nécessaires puisque l’état, qui participe par ses diverses taxes à 90% du prix de l’essence, ne fait rien non plus.
Bon j’espère que ma petite remarque ne vous empêchera pas lorsque vous ferez le plein de votre voiture de chercher, en toute cohérence, la pompe affichant les prix les plus élevés. Ou, si vous n’avez pas de voiture, d’acheter vos billets d’avions le plus chèrement possible.
La conscience (écologique) c’est comme l’essence: il suffit de payer le bon prix pour en avoir de la propre.
Le monde qu’on laisse à nos enfants n’est-il pas en fait notre propre image? Je partage comme Fred l’idée de Sandrine, qu’une carte bancaire a plus de pouvoir qu’une carte électorale, parce que je suis lucide. Faudrait -il ne plus rémunérer les élus pour faire du ménage et avoir des représentants propres et motivés?
Yves, OK pour la méthode des sophistes grecs. mais à tout seigneur tout honneur, ce sera à vous d’ouvrir le bal.
Justement, le problème est là. Nos politiques, de tout bord, ne sont pas libres. Donc, on ne peut rien attendre d’eux. Ceux qui tiennent les rennes, se sont ceux de l’économie quelqu’elle soit.
Partout où l’on sort notre porte-monnaie, ils sont là, s’enrichissant par tous les moyens et qui ont surtout compris que l’Homme est faible et que devant l’argent, le pouvoir et la flatterie, il est prêt à tout. Comment pouvons nous dire que nous sommes des êtres évolués ? Où alors pas dans le sens que je l’entends ? Je reste impuissante et béate devant ce gachis. Pourtant à voir, à entendre, à écouter les gens, j’ai l’impression qu’il y a un « petit » réveil. Beaucoup aimerait vivre différemment. Mais combien sont prêts à le faire?? On nous vend tout et n’importe quoi, on nous fait croire (que nous sommes crédules) avoir des besoins, et ils sont nombreux. Pendant qu’une partie du monde vit comme des enfants, l’autre partie n’a plus d’enfance. Et l’émergence de la Chine, du Brésil ou de l’Inde n’est pas faite pour arranger les choses.
Nous, les consommateurs sommes le pouvoir d’achat et nous avons le devoir de décider de l’éthique de notre besoin. Il ne suffit pas de dire j’ai envie, point. Il faut face à l’urgence, faire preuve d’intelligence et retrouver nos valeurs? Apprenons à mieux consommer, privilégions ceux qui font un réel effort, ceux qui agissent. Ne soyons plus les moutons de panurge. Et comme le dit si bien la devise belge : ‘L’union fait la force ».
Pour Saumon Bleu, la seule chose que j’ai dite à l’émission, c’est que tout le monde doit se sentir responsable des pollutions par les hydrocarbures, au moins en petite partie ; et qu’on ne peut pas, en même temps, réclamer la condamnation de Total (évidemment nécessaire) et de l’essence moins chère à la pompe ! C’était à destination du citoyen lambda qui se donne un peu vite bonne conscience. Mais loin de moi l’idée qu’on pourrait continuer à brûler du pétrole, ni au même prix, ni plus cher !
Pour Saumon Bleu, même si Yves n’a aucun besoin de soutien (et je n’ai hélas pas entendu l’émission
) : le bas prix du pétrole est l’une des causes fondamentales de la gravite de la situation actuelle.
Depuis le début de « l’ère pétrole » le prix qui a été pratiqué ne représentait que les frais d’extraction, de raffinage, de transport, de distribution et bien sur la (copieuse) marge des entreprises sur ce chemin. Rien ne représentait le coût de la matière première elle-même (même pas les royalties versées aux états posés sur les champs pétrolifères, même si la densité a fait que certains sont devenus immensément riches).
D’où cette civilisation du pétrole qui s’est construite… jusqu’à ce qu’on se rende compte que d’une part la ressource n’était pas inépuisable (tant mieux) et surtout que son utilisation laissait des traces bien plus détestables que la simple fumée noire du camion qui nous précède.
Si depuis le premier jour le prix du pétrole avait intégré sa rareté mais surtout son impact écologique, la face du monde en eut été changée. Nous eussions utilisé cette ressource avec tout le respect qui lui est dû. Les échanges de personnes et surtout de marchandises se seraient positionnés autrement. Par exemple, envoyer nos vieux papiers en Chine pour réimporter du Sopalin en retour ferait beaucoup moins de sens. Si le transport était a son vrai prix, les problèmes de la délocalisation se poseraient autrement (puisque aujourd’hui le cout du transport, dérisoire, rend significatives les différences de cout de main d’œuvre. Alors qu’un transport à son vrai prix rendrait ces différences négligeables.
Alors il est trop tard me dirait vous ? Certes, mais dans tous les cas la raréfaction du pétrole (qui va précéder sa disparition) impactera les transports (entre autres) et permettra donc de limiter la quantité de CO2 y afférente. Manque de bol, d’après les derniers chiffres ce phénomène souhaitable risque d’arriver trop tard (par exemple quand nous serons tous morts). Dans l’intervalle il apparait de bonne pratique d’augmenter artificiellement le prix du pétrole (et dérivés) pour nous donner une petite chance (parce que cette chance, ce n’est pas la Planète qui nous la donnera, vu que de nous, elle n’en n’a rien secouer (et comme on la comprend !)
Pour Yves Paccalet qui cause dans le poste à destination du citoyen lamba dont il juge qu’il se donne un peu vite bonne conscience: Vous avez de la chance de le connaître ce citoyen lambda, moi je ne le connais pas. Sans doute son portrait robot est-il affiché à l’entrée des plateaux de télé avec la mention « entrée non autorisée »… ?
Et les citoyens philosophes qui causent dans le poste, ils se donnent bonne conscience comment eux? Pas trop vite et en articulant bien les leçons à destination des citoyens lambda ?
Tout le monde est un citoyen lambda.
Pour Gille: sur le site de « Ce soir ou jamais « ( France3) tu peux retrouver l’émission d’hier enregistrée.
Merci Anne-Marie ! Chuis d’sus, j’me regale !
(quoique j’aie de + en + de mal a rester objectif face a de tels debats…)
Ah ! Rafraichissant ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu le bonheur de voir un TdC pareil (je parle du Magnifique Maitre Simon bien sur !). Un regal, un grand moment….
)
L’avantage des gens farcis de certitudes comme ca c’est qu’ils dorment bien. Pas d’angoisses (sauf la SG peut-etre….
Tout le monde n’est personne et personne n’est tout le monde. A la télé encore plus qu’ailleurs. Mais promis, si un jour je vois un invité refuser les étiquettes de philosophe, écrivain, journaliste, etc. pour leur préférer l’étiquette de citoyen lambda, alors je changerai d’avis.
Je suis d’accord avec toi Saumon-Bleu. Y’en a marre de tous ces gens qui s’imaginent détenir la science infuse et qui blablatent dès qu’ils en ont l’occasion (histoire d’en mettre plein la vue). Mais en attendant pas besoin d’être philosophe, expert, journaliste ou écrivain, pour savoir que c’est la M… et que malheureusement il n’y a rien à faire. Chacun prêche pour sa paroisse. Et nous, pauvres lambdas, subissons jour après jour.
Et pour finir. A quand la révolte de la Terre ??? Comme au bon vieux temps de ces dinosaures… Un bon cataclysme plutôt que d’assister à sa lente agonie. Alors en attendant, je boycotte.
A Sandrine : Hélas pour sensibiliser l’opinion publique (à la cause que nous voulons défendre…)et être invité à la télé, il faut être crédibles et donc avoir des diplômes (en France)ou à la rigueur être une star!(aux Etats-Unis les sportifs ont paraît -il autant d’influence que les intellectuels)et deuxième chose faire changer les lois en votant ou en choisissant bien notre député!…
C’est la période des grandes questions existentielles. Après la question de la représentativité, Sandrine pose celle de la connaissance et de sa transmission.
Un boulevard pour philosophe…
Très terre à terre, au message « les dirigeants-tous-pourris, c.f. l’histoire », j’ai envie de susurrer que, peut-être, à un Ghandi ou à un Mandela, ce genre de jugement couperet s’applique mal.
Sur les gugusses qui s’imaginent détenir la science infuse, le problème est de mettre la barre entre l’information et la non-information, donc probablement d’améliorer notre propre capacité a filtrer. Nos connaissances ajoutées à nos convictions représentant une large part de ce qui guide notre vie.
Enfin, sur notre capacité à influencer le monde, elle va pour moi au-delà du pouvoir d e notre porte-monnaie. En transmettant le message qui a emporté notre conviction nous pouvons changer le cours de l’histoire. A la mesure de notre représentativité, ce qui nous ramène forcement au thème initial…
Oui, Saumon Bleu et Gilles : représentativité et « qualification ». A la télé, dans les médias en général, on nous demande ce qu’il faut écrire à côté du nom, en « incruste ». Je fais mettre « philosophe, naturaliste », parce que c’est ce qui me correspond le moins mal. « Poète », ça fait mec qui se la pète énormément. Si je dis d’inscrire « citoyen lambda », c’est encore pire : c’est le comble de la démagogie. Ne rien mentionner du tout ? Là, c’est celui qui regarde, écoute ou lit qui se pose la question : Mais qui c’est, le type qui me cause ? De quel droit dit-il ça ? Qu’est-ce qu’il en sait ?
Conclusion : encore un problème insoluble !
Humble question: Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir des connaissances pour défendre nos convictions? oui et non?( Sachant que les connaissances ne conduisent pas forcément à la sagesse mais qu’est-ce que la sagesse?)
Oui ? A nous de trouver et de soutenir ceux qui ont à la fois les connaissances et qui peuvent nous représenter dans les medias ou à l’Assemblée Natinale par exemple
non ? à nous de descendre dans la rue.
un oubli dans le non: de voter bien sûr quand on a le droit à la parole…
Je répéte, désolé je me suis tromper de post
Mr Paccalet
Je vous ai vu lundi soir sur le plateau de « Ce soir ou jamais » de FR3. Vous aviez en face de vous un avocat (un bavard comme disent les truands) d’une suffisance crasse et d’une connerie hallucinante. En plus il était très content de lui (comme tous les Cons).
Vous auriez du lui conseiller de lire Les Photons, un livre pour devenir moins CON.
Con tent, oui, c’est vrai! Merci à Yves Paccalet de lui avoir mis le nez dans son caca et de lui avoir clouer le bec! Augmentation de la durée de vie?Pour qui? Sans doute pas pour ceux qui boivent de l’eau polluée…etc etc
Puis-je me permettre d’ajouter encore un truc? Ok nous avons à nous plaindre mais pensons à ceux qui ne peuvent pas parler et qui ne parleront jamais…(les grands singes par exemple…à moins qu’ils ne bénéficient d’une mutation mais ils seront exterminés avant!)(avant nous!)
Anne-Marie, les grands singes ont bénéficié d’une mutation : elle est répertoriée sous l’appellation « homo-sapiens »…
Pour Francis : oui, mais quelle est la date de cette mutation?(manifestée au niveau du larynx…) si une autre a lieu aujourd’hui chez les grands singes actuels le résultat ne sera pas le même , il sera meilleur ou pire car les grands singes ont évolué depuis cette mutation qui a transformé leurs ancêtres et les nôtres en homo sapiens
Et a voir les hoquets affligeants dont elle nous régale, cette mutation en « homo-sapiens » ressemble fort à une impasse dans l’évolution.
) pourront-ils mettre en place une civilisation plus raisonnée, plus raisonnable ?…
Une fois débarrassé d’homo-sapiens peut-être les autres primates (ou le yéti
Pour Gilles : tout à fait d’accord! Essayons d’être optimistes pour une fois et imaginons le gène de la raison!
Pour Francis : la mutation qui s’est manifestée au niveau du larynx n’est bien sûr pas la seule qui a transformé nos ancêtres en homo sapiens et n’est pas la seule en cause non plus dans le fait que les grands singes ne parlent pas et puis zut ! je n’ai aucune compétence en la matière seulement de la curiosité! J’appelle Yves Paccalet à l’aide ou Yves Coppens…
Pour Yves Paccalet: « Problème insoluble » pour ceux qui vont ou qui acceptent d’aller causer dans le poste. Pour les autres, il n’y a pas d’insolubilité puisque il n’y a même pas de problème.
Comme dit Sandrine: Boycottons!…
La télévision mais aussi et surtout…les élections!
Pour Anne-Marie je dirais que je ne vois pas trop la différence entre elle qui a la parole mais qui s’en sépare volontairement au profit de représentants médiatiques et politiques, et les grands singes qui n’ont pas la parole.
Bravo et merci à ces hommes et ces femmes capables de nous relater les faits tels qu’ils existent vraiment. Depuis longtemps ils agissent pour notre plus grand bien : Tazieff, Cousteau, Zuber… Reeves, Paccalet, parce qu’ils ont des yeux pour voir les changements, des oreilles pour entendre la cacophonie, un nez pour sentir la pollution, ils nous touchent droit au coeur avec un goût rare, celui de nous instruire en élevant notre âme ; ils réveillent notre conscience et nous donnent de l’espoir. Par leurs rappels successifs qu’ils se doivent d’asséner à ceux et celles qui ont perdu leur bon sens depuis longtemps, comme une mélodie dont on se souvient à vie, leurs paroles sont devenues un leitmotiv incontournable : il faut sauver la Terre ! À nous d’agir dans l’espoir d’une dégradation retardée au lieu de nous poser de sempiternelles questions. La Révolution écologique a commencé ; elle doit maintenant s’amplifier. Notre mer compte sur nous et nous comptons plus que jamais sur vous, Mesdames et Messieurs les Crieurs publics. Continuez à vous battre pour la seule cause qui en vaille la peine en 2008 et permettez-nous de continuer à profiter de votre intelligence, de vos connaissances, de votre générosité et de votre altruisme. Alors il faut sauver la Terre, sauver la mer, sauvons la flore et la faune, il faut sauver ma planète.
Des étiquettes, nous en avons tous, malgré nous, car je crois que l’être humain a besoin de mettre une étiquette « sur » chaque personne afin de se rassurer que tel « lambda » ne fait pas partie de sa tribu de « philosophe ».
Mais ce que je crois être important, au-delà du fait de mettre ou non une étiquette, c’est que face à une information, qu’elle soit télévisuelle,écrite, orale ou autre, il faut absolument développer notre sens de la critique et, comme le dit Gilles, notre capacité à filtrer.
D’autre part, il est vrai que, bien souvent, les « lambdas » ont tendance à penser que c’est le fric qui mène la danse et qu’il faut appuyer là où il y a du fric pour faire réagir le monde.
Mais combien sont-ils, ceux qui ont ce fric (et donc ce pouvoir) ? Et combien sommes-nous de citoyens « lambdas » ?
Il me semble que dans nombre de révolutions, c’est le peuple qui a fait bouger les choses…
Boycotter les élections, pourquoi pas mais dans un même temps, il faudrait pouvoir dire et expliquer pourquoi on le fait, car sinon le geste n’a aucune signification.
Enfin, pour terminer, petit salut à Yves Paccalet et félicitations pour le petit Adrien Yuuto qui a donc réussit à piquer les cheveux de son grand-père ??!! (c’est pour rire, bien entendu et cela se veut affectueux, bien sûr !)
Pour Saumon-Rouge de colère : Merci, rien ne pouvait me faire plus plaisir que de voir le singe en moi! »L’Homme n’est rien d’autre, ni rien de mieux que les animaux il est lui-même issu de la série animale, apparenté de près à certaines espèces…Ses acquisitions ultérieures ne sont pas parvenues à effacer les témoignages de cet équivalent, présent tant dans son anatomie que dans des dispositions psychiques » Freud
« Copernic porta une atteinte mortelle au dogme géocentrique et Darwin fit de même avec le dogme anthrocentrique » Haeckel ,premier écologiste. L’Homme n’est plus le centre de l’univers ni le centre du vivant et sa conscience n’est plus le centre de lui-même (Cyrulnik : « Si les lions pouvaient parler ») Il est vrai qu’il se distingue du singe par sa faculté d’abstraction et de représentation mais qu’a-t-il fait de sa prétendue supériorité?Et là je cite notre patron ,Yves Paccalet,dans « L’Humanité disparaîtra… » p63 « Depuis la nuit des temps , le loup a aboli la peine de mort. Les Etats-Unis et la Chine (le plus riche et le plus peuplé des pays du globe) en sont loin. Le loup est un loup pour le loup. L’homme est bien pire : un homme pour l’homme! aucune bête sauvage n’aurait assassiné ses congénères comme nous nous y sommes employés à Oradour-sur-Glane où à Srebrenica. Aucun animal , n’aurait pu concevoir et exécuter cet ordre que je tiens pour le plus barbare qui ait été proféré depuis le commencement de l’univers , voici près de quatorze milliards d’années : »Tuez-les tous Dieu reconnaîtra les siens! ».
J’ai oublié de mettre bêtes sauvages entre guillemets à lire donc : « bêtes sauvages »
Pour répondre plus précisément à Saumon-bleu, je ne renonce pas à parler, la preuve, j’élucubre sur ce blog…Je suis aussi membre de plusieurs associations (l’union fait la force) …et je militais timidement chez les Verts mais j’ai quelques comptes à régler avec eux.Je suis d’accord avec Laurence boycotter oui mais encore faut-il que cela se sache.
Anne-Marie a raison : même quand on boycotte, pour être efficace, il faut le faire savoir. Bien entendu, des porte-parole causent dans le poste au nom des autres. Ils étaient citoyens lambda dans le mouvement Machin, ils deviennent « Monsieur Truc, président du Machin ». Ah la la, l’humanité ! Notre choix se situe quelque part entre entre l’inefficacité totale et la pipolisation compromettante !
Boycotter d’accord, mais pas lorsqu’un choix se pose à nous. Boycotter les élections ? Ca tient de l’inconscience. C’est opter pour la passivité. Parce qu’alors, on laisse le champ libre aux autres. Boycottons « activement » : Total par exemple. Imaginez : plus personne à leurs pompes pendant une semaine. Boycottons la Société Générale. Imaginez : des milliers de petits comptes qui se ferment. Là, ça devient un réel mode d’expression, non ?
Boycotter Total, pourquoi faire ? Parce qu’ils font naviguer des bateaux poubelle ? Mais toutes les compagnies le font, non ? D’ailleurs, les plus pollueurs se ne sont pas ceux qui provoquent des marées noires mais ceux qui vont se servir à la pompe. Dans 1000 ans il n’y aura plus aucune trace des marées noires, par contre l’effet de serre sera bel et bien encore là.
Si vous connaissez un homme politique qui pourra mettre fin à ça, donnez-moi son nom que je le mette dans la boiboite la prochaine fois…
Total, parce qu’il me semble que ce sont eux qui sont au coeur de l’actualité. Ils osent encore faire appel, alors qu’ils me semblent qu’ils s’en tirent plutôt pas mal pour l’instant. Aujourd’hui Total, demain un autre, essayons simplement de leur faire comprendre que nous sommes capables de réaction et de protestation et que nous ne voulons pas que leurs agissements criminels restent impunis. Quant à l’attitude « ah oui, mais celui-là, il fait pareil voire pire que moi, alors pourquoi je ne continuerais pas ? », ça ne mènera pas bien loin.
Bon ceci sera dernier mon message, je vous laisserai bêler entre vous, donner mutuellement de l’importance à vos blablas de boboblogueurs… Vous me fatiguez à vouloir sauver le monde alors que vous êtes incapable de changer votre propre vie, incapables de sortir des rails sur lesquels on vous a mis, incapables de folie, d’inconscience ou d’imprudence. Prêts à croire aux choix illusoires qu’on nous sert sur un plateau, prêts à avoir peur de ce qu’on nous dit de craindre. (une peur pour chacun et chacun sa peur: Les riches ont peur des voleurs alors on leur met des flics, des caméras et on légifère, les pauvres ont peur du manque alors on crée des besoins et des usines à combler les besoins et on légifère, les écolos ont peur de la mort de la terre ou de je ne sais quelle bestiole alors on leur fournit des o.n.g., des systèmes d’alerte et de surveillance de la pollution(qu’on appelle observatoires ça fait moins « peur de droite ») et on légifère…
Et à force de légiférer le monde est bien gardé.
Faudrait expliquer, expliquer paraît-il. Mais la vie, la vraie, n’a pas besoin d’explications. Le grand singe n’explique pas pourquoi il ne va pas voter, Rimbaud n’a pas expliqué ses vers ni ses aventures. Et heureusement car pour le coup ça perdrait beaucoup de sens justement.
« Plus qu’une immense erreur, c’est une immense faute de vouloir sauver le monde » disait Henry Miller et de citer Joseph Delteil:
« Toi d’abord!
Fouille toi les tripes: là sont toutes puissance et vérité! La vertu est un mot romain qui signifie estomac. [...] Tu as droit de volupté. La vie est ta femme: baise-la à ta guise… Méfie-toi des penseurs: ce sont des paralytiques. De doux et tristes impuissants… Méfie-toi des rêveurs: ce sont des aveugles… Sous prétexte qu’ils ne voient pas le monde, ils le nient. »
Pour Saumon-bleu : ne te mets pas en colère , personne ne détient la vérité. Les écolos n’ont pas peur de la mort de la terre , ils aiment leurs enfants et souhaitent que ceux-ci connaissent aussi la volupté dans une nature fleurie.
Ton blog est plus que de l’information. Il y a du divin dans tout ça. Merci!