6 février 2008
Salut les amis !
Lundi dernier, j’ai donné une conférence à Lille sur le thème « Développement durable ou disparition de l’humanité », devant les élèves de l’Ecole centrale de Lille, de Marseille, de Paris…
Bien sûr, j’ai repris mes thèmes et mes craintes – ceux-là même qui constituent le fonds de L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! La plupart de mes auditeurs étaient intéressés par mes propos, plus radicaux que ceux des tenants du « développement durable », version « peinture verte ».
Mais l’un de ces jeunes m’a interpellé de façon très vive en me reprochant d’évoquer des dangers non démontrés. Il a eu ces mots qui m’ont touché : « En quelque sorte, vous tenez des discours qui ressemblent à ceux du président George Bush avant la guerre d’Irak ! »
J’ai répondu que je me tenais du côté de la science, ce qui est prétentieux ; que je n’engageais que moi, ce qui est faux ; que je n’avais rien à vendre, ce qui est abusif, puisque mes livres sont en librairie ; et que je n’avais aucune ambition personnelle, ce qui est encore plus mensonger, puisque je tire avantage d’être celui qui parle et qu’on écoute.
Je vous livre ce morceau de vie. Je vais de ce pas enfiler mes bottes et coiffer mon chapeau de cow boy.
64 commentaires
Salut Yves,
George Bush s’est appuyé sur de prétendues armes bactériologiques pour déclencher la guerre en Irak. L’effet de serre, l’effondrement de la biodiversité, l’omniprésence des pesticides… sont aujourd’hui des faits avérés. Votre premier argument de réponse n’était donc nullement prétentieux. Pour vos autres justifications, vous voilà mûr pour entrer en politique ! C’est bientôt les municipales. Prenez la mairie de Bozel, pour un début bien sûr ! Ce serait un tremplin pour la députation, puis pour la présidence de la République, de l’Europe, et enfin pour la création des Etats unis du monde. La planète sera sauvée.
Vous êtes déjà (voir billet précédent) en compagnie de mère Térésa et de Gandhi. Vous vous hisseriez au rang du sauveur !
Good luck lucky Yves !
6 février 2008 à 14:37. Lien permanent.
« en me reprochant d’évoquer des dangers non démontrés »
vous auriez du lui repliquer que l’action politique se base sur l’anticipation des scenarios les plus probables, et non pas sur des certitudes, sinon c’est l’inertie absolue.
Cela dit, au lu de certains de vos billets, vous ne souhaitez pas que les citoyens qui ne pensent pas comme vous (et qui sont comprennent pas grand chose donc…)puisse prendre part aux decisions politiques. Vous vous rejouissez qu’ils soient reduits au silence et à l’inaction. Georgs Bush est à la tete de la plus grande pseudo-democratie du monde, pseudo-democratie que vous defendez avec ferveur. Dans votre façon d’aborder la politique vous avez donc des points communs importants avec Georges Bush…
6 février 2008 à 16:50. Lien permanent.
Finalement, c’est drôle de se voir reprocher des idées qu’on n’a jamais formulées (par exemple « défendre avec ferveur » l’Amérique) ! Je veux bien être un clone de George Bush, mais je suis tout, sauf heureux de voir qui que ce soit réduit au silence… Pour moi, ce qui caractérise essentiellement la démocratie, ce n’est pas le principe « un citoyen, un vote » ; cela ne suffit pas ; c’est la garantie réelle des droits des minorités, qu’elles soient politiques, ethniques, religieuses ou linguistiques…
6 février 2008 à 17:13. Lien permanent.
Et voilà, encore loupé ! J’ai essayé d’inspirer sur ce billet des réactions sur un mode humoristique, mais patatras, nous revoilà en pleine guerre. Décidément ces derniers temps, je ne sais pas ce qu’il se passe mais l’esprit de ce blog me semble perturbé par… le côté obscur de la force.
SIOUPLAIT, un peu d’humour dans ce monde de brutes !
6 février 2008 à 17:53. Lien permanent.
« , pseudo-democratie que vous defendez avec ferveur. »
c’est la pseudo-democratie (en général) que vous defendez avec ferveur. Celle où les representants élus par des citoyens auto-proclament qu’ils ont plus de legitimité que les gens qu’ils representent. Pour n’importe qui ayant un tant soit peu de bon sens, c’est bien sur une heresie.
« ce n’est pas le principe “un citoyen, un vote” ; cela ne suffit pas ; »
cela ne suffit, mais c’est necessaire (condition necessaire mais pas suffisante, vous n’avez jamais entendu parler de ceconcept quand vous faisiez des problème de geométrie à l’école?) . Cette condition necessaire mais pas suffisante n’est deja meme pas remplie en France. Et vous soutenez ce système….
« c’est la garantie réelle des droits des minorités, qu’elles soient politiques, ethniques, religieuses ou linguistiques… »
Les minorités politiques, ethniques, religieuses ou linguistiques françaises ont elles eu le droit de s’exprimer pour ou contre (les deux opinions etant tout à fait respectables) le traité de lisbonne alors que celui-ci engage leur destin??? Je ne crois pas. Avez vous hurlé pour protester contre ça?? non, non, vous vous en accomodez très bien… C’est bien beau de faire des belles phrases comme vous le faites, mais au moins faut il être cohérant dans l’application pratique.
6 février 2008 à 19:16. Lien permanent.
Michel
Il est évident que la démocratie ne peut etre valable que si les citoyens votent de maniere « éclairée » notammment grace aux scientifiques indépendants et honnétes. Hélas nos démocraties sont aujourd’hui éclairées par des curés, des acteurs, des avocats ou des « people » alors nous sommes foutus.
6 février 2008 à 23:36. Lien permanent.
Bon, vla que Michel nous fait une grave crise de sériosite aiguë, doublée d’une crise de suissite démocratique suraiguë, on va le soigner avec une bonne tisane de pensée des Alpes. Y a rien de meilleur pour redonner le sourire.
6 février 2008 à 23:36. Lien permanent.
@ patrice qui dit « mais patatras, nous revoilà en pleine guerre. « , j’ai envie de dire (ainsi qu’à Yves Paccalet, d’ailleurs, qui a déjà utilisé cette expression) : Attention aux mots que vous utilisez. Attention à ne pas vider les mots de leur sens. Il n’y a personne en guerre sur ce blog, et surtout pas sur ce billet. Oui à l’humour, quand il sert de moyen d’évacuer le stress, mais pas quand il est une fuite devant un problème sérieux…qu’il y a lieu de regarder en face …en souriant, si possible… disons le plus possible. Le respect passe par l’écoute … Michel ????
7 février 2008 à 0:14. Lien permanent.
Nous avons devant nous un problème écologique monumental et urgent.
Devons-nous attendre pour le résoudre que la démocratie soit parfaite, avec des citoyens exerçant une démocratie directe, tous instruits et parfaitement éclairés par des scientifiques indépendants ?
Je ne suis même pas certain dans ces conditions que le citoyen moyen serait prêt à troquer le confort de son présent à la survie des générations futures.
Désolé Michel, mais si la démocratrie directe doit progresser, elle ne peut rien à l’urgence de notre situation.
Ici et Maintenant, le monde a plus besoin de voir émerger des hommes (ou des femmes) providentiels qui éclaireront et guideront les foules quand bien même leur motivation serait mégalomaniaque.
Et encore, il y a des chances pour que les bonnes décisions (réductions drastiques des consommations energétiques, contrôle de la natalité…) dussent être prise autoritairement et aboutir à la dictature !
Eclairons les esprits au maximum comme le fait Yves mais soyons pragmatiques et efficaces.
Besoin de plus d’europe ?
Une ratification parlementaire me va très bien.
Besoin d’instances mondiales ?
Idem.
7 février 2008 à 1:07. Lien permanent.
Etonnante la réaction véhémente à ce billet rigolo. L’argument du jeune étudiant aurait pu être retourné en lui disant que ce sont plutôt les experts, les spécialistes qui disaient contre l’avis de tous qu’il n’y avait pas d’armes de desctruction massive en Irak. On ne les croyait pas. Si Bush avait écouté ces experts l’Amérique aurait fait l’économie d’une guerre. Le rôle du scientifique c’est justement d’alerter.
7 février 2008 à 8:36. Lien permanent.
Ouf ! Nathalie rafraichit un peu l’ambiance… ici aussi le réchauffement climatique a frappé…
Pour revenir au commentaire initial de l’étudiant, dont j’espère qu’il portait sur la forme et pas sur le fond : j’ai tendance à penser que justement peu importe le modèle (la façon dont on fait passer le message), c’est le contenu et la conviction qui importe.
Apres tout, que le message sur les dangers auxquels s’expose l’humanité soient exprimes par le GIEC dans 700 pages bien documentées, par Paccalet au travers de sa propre expérience, illustrée par ses connaissances et son vécu, ou par un prêtre simplement convaincu (« croyant »), seul le résultat m’importe.
Qu’on essaie de me vendre un message que j’exècre (par ex. faut aller faire la guerre chez le voisin) de différentes façons, et me voila aussi tout tourneboulé.
Parce que j’essaie de filtrer en fonction de mes propres convictions (et je me fais régulièrement embobiner). Convictions que j’ai construites au fil de ma vie en acceptant un bout de ceci, un bout de cela… je crois un peu plus l’expert que le journaliste, mais en me méfiant de l’un comme de l’autre, ainsi va la vie.
En tous les cas je vois de moins en moins d’utilité à me stresser (m’énerver, réduire mon espérance de vie) parce que la personne en face de moi ne croit pas la même chose. Si nos positions doivent converger, ça finira bien par se faire…. Pas vrai Michel ?
L’essentiel c’est de ne pas étouffer l’autre. Tiens hier les lanceurs d’alerte ont apparemment mis à mal le lobby du sel et c’est tant mieux. Quant à l’agaçant de Kervasdoue il a eu une tribune hier sur France-Inter, une opportunité pour s’écouter un peu de musique à la place…
7 février 2008 à 9:15. Lien permanent.
Si j’avais assisté à la conférence de Lille, j’aurais pu dire à ce jeune étudiant que l’on ne compare pas ce qui n’est pas comparable…et je trouve qu’Yves Paccalet est encore bien bon pour chercher des similitudes! Je ne pense pas qu’il ait l’intention d’envoyer une armée pour tuer tous ceux qui n’ont pas la lumière à tous les étages!Ma comparaison s’arrête à l’intention d’envoyer une armée bien sûr car je respecte les Irakiens.Comme quoi, il faut toujours se méfier des comparaisons!
J’aime : « la bonne tisane des pensées des Alpes »!, le « nous sommes tous foutus! » , le sens des mots de Véronique, les arguments de Nathalie et Gilles etc mais franchement Michel la soupe de courge ne doit pas te convenir!
7 février 2008 à 10:30. Lien permanent.
« Bon, vla que Michel nous fait une grave crise de sériosite aiguë, doublée d’une crise de suissite démocratique suraiguë, on va le soigner avec une bonne tisane de pensée des Alpes. »
ben dis donc, c’est le seul truc que vous etes capable de formuler quand on parle des droits politiques des minorités. Quelle immaturité! Quel age avez vous? 15 ans?
Vous vous pretendez phliosophe. Un philosophe, ça sait developper, structurer et argumenter ses idées meme dans le contexte du débat contradictoire. Que dis je, a fortiori dans le contexte du débat contradictoire. Vous en etes tout à fait incapable apparement. Vous n’etes qu’un simple ecrivain surfant sur la vague du castatrophisme environnemental pour vendre vos bouquins. Quel triste sire vous faites, Paccalet…
7 février 2008 à 10:47. Lien permanent.
Je ne suis qu’un simple écrivain, Michel, oui. Avant de me couper la tête, laissez-moi juste une petite chance de m’améliorer.
7 février 2008 à 10:56. Lien permanent.
Effectivement, vous pouvez objectivement enlever l’appellation « philosophe » de votre profil. Ecrivain c’est pas si mal. Meme vos amis Ferry et Allègre peuvent s’auto-proclamer écrivain. Aucune compétence particulière n’est nécessaire…
Moi je ne coupe pas les tetes. Je preferent que les gens, meme les tristes sires comme vous s’expriment. Au bout de quelques echanges, généralement les masques tombent bien vite.
7 février 2008 à 11:08. Lien permanent.
En fait, vous devriez ne faire que des billets botaniques. Là force est de reconnaitre que vous êtes fort compétent. C’est surement que vous avez acquis votre savoir sur le terrain, par vous-même et non pas comme un legume devant votre télé à écouter les sujets « politiques » (si on peut encore appeler de la politique) d’Arlette Chabot… Ah la la, je ne dénoncerai jamais assez le pouvoir infantilisant et « légumisant » de la télé…
7 février 2008 à 11:33. Lien permanent.
RDA, Républqiue Démocratique d’Allemagne…
Triste exemple historique qui montre qu’il ne suffit pas de pretendre être démocatre pour l’être vraiment…
7 février 2008 à 11:35. Lien permanent.
Bon, Michel, sur ce blog il n’y aura plus aucune injure, du genre « triste sire » ou autre. Jusqu’à ce jour, j’ai passé sans aucune censure les contributions de tous ceux que ces dialogues intéressaient. Mais le tour et le ton que prennent vos interventions remplies de suffisance et de fautes d’orthographe me gonflent. Merci de retrouver votre sourire et votre tolérance envers les (nombreux, forcément nombreux) défauts des autres.
7 février 2008 à 11:37. Lien permanent.
Se faire censurer par quelqu’un refuse le dialogue et le débat, qui méprise ceux qui ne partagent ses opinions. Ô joie! Faites, faites!
7 février 2008 à 11:54. Lien permanent.
Je ne puis m’empecher de reprendre à mon compte cette citation de vous-même dans le billet suivant:
http://http://www.yves-paccalet.fr/blog/2007/06/08/reseau-des-bahuts/#comments
« Rien de plus jouissif (n’en abusons pas !) que de lire la prose de ceux qui s’indignent de la mauvaise foi d’un donneur de leçons surtout soucieux de sa zone d’influence, autrement dit de son territoire… Dans un contexte globalement déprimant, un baume… »
Un baume, vous avez complétement raison!
7 février 2008 à 12:16. Lien permanent.
Pour Michel: une bonne tisane ne suffira pas à vous soigner.De quoi souffrez-vous exactement, pour avoir oublier que dans un débat on échange des idées et non des insultes?
7 février 2008 à 13:05. Lien permanent.
A Véronique
Le respect se perd ! Je persévere et je m’aigri !
Bill Deraime dans une chanson intitulée : Faut que je me tire ailleurs ! (si ma mémoire de gland est bonne)
On peut être sérieux sans se prendre au sérieux. D’accord cependant pour l’exagération du mot guerre. J’aurais dû écrire guéguerre. Méa Culpa.
7 février 2008 à 14:03. Lien permanent.
Ca chauffe ! Ca se frite !
Là, je sens un hommage à l’éventuel futur remplacant de G.W Bush : McCain !
Sinon, honte à celui qui oblige Michel à lire ce blog qui le fait tant souffrir…
7 février 2008 à 14:18. Lien permanent.
Ne nous faisons pas trop de soucis pour Yves Paccalet (et pour son blog) , il a essuyé d’autres tempêtes avec Cousteau!Peut-être même qu’il les aime? En tout cas, son avant-dernier livre était un peu provocateur et il doit s’attendre maintenant à quelques réactions!
7 février 2008 à 14:23. Lien permanent.
qu’est ce qui vous fait croire que je souffre???
7 février 2008 à 14:25. Lien permanent.
C’est qui, Michel? Un écrivain? Un philosophe? Un penseur des Alpes?
(Je ne comprends pas trop la tonalité des interventions. Ce billet me paraissait pourtant faire preuve de modestie et d’auto-dérision, non?)
7 février 2008 à 14:26. Lien permanent.
Je passe beaucoup (trop) de temps à me balader de blogs en forums, et il y en plein plein où ceux qui veulent peuvent se fritter (amis Belges bonjour !) peuvent le faire en toute sérénité. Tiens, sérénité c’est justement ce que j’apprécie sur le blog d’Yves où l’ambiance est cool, les piques mouchetées. On aime ou on n’aime pas, moi j’aime et j’apprécie l’hospitalité qu’il nous offre.
Quand je rentre ici, j’ai un peu l’impression de rentrer chez quelqu’un qui partage sa bonne humeur et ses belles histoires.. Ça m’encourage à rester cool et poli.
7 février 2008 à 14:44. Lien permanent.
Pour Michel : « qu’est-ce qui vous fait croire que je souffre »? votre agressivité, peut-être justifiée mais qui à mon avis est mal dirigée. Etes-vous bien sur d’avoir trouver la bonne cible?
7 février 2008 à 18:23. Lien permanent.
Pour Yves et Anne-Marie :
http://www.uzine.net/article1032.html
Selon ma modeste expérience, la meilleure chose à faire dans ce cas de figure est de ne pas (plus) répondre.
7 février 2008 à 18:44. Lien permanent.
Ça chauffe, ça dérape, dommage ! Le temps que j’écrive un mot que je souhaitais sérieux et vlan on s’étripe (verbalement heureusement). J’hésite maintenant à diffuser cette réflexion qui va paraître très décalée à beaucoup.
Tant pis je la lance, mais du calme les amis.
Pour l’aspect consultation référendum, Il me semble qu’il faudrait se limiter à des thèmes « régionaux » concernant des peuples proches géographiquement (régions ou pays). Pour une Europe à 27 pays extrêmement divers en nombre d’habitants, en cultures et formatage par l’histoire, en niveau de développement économique, etc…, un référendum est une utopie surtout s’il est pratiqué dans quelques pays seulement, sans aucun calage dans le temps, et dont les résultats sont ensuite confrontés à des votes d’assemblées d’élus ou autres. On aurait pu aussi, pour rappeler notre « glorieux passé », élire le même jour, dans chaque pays , proportionnellement à la population (?), des représentants à une « Assemblée Constituante Européenne » qui aurait ensuite proposé une organisation à cette vaste Europe mais là aussi , on est dans la pure utopie.
Alors stop à ces utopies. Compte tenu de « l’urgence de la situation » basculons comme ERGU dans l’espoir fou (voire utopique !) que notre humanité va très rapidement générer des hommes et des femmes de pouvoir, lucides pour notre présent et visionnaires pour notre futur, capables de prendre les bonnes décisions (autoritaires forcément) qui changeront la trajectoire de notre bolide fou et suicidaire. L’urgence des urgences étant me semble-t-il le dérèglement/réchauffement climatique, il faut impérativement mettre en place une gestion mondiale des ressources d’énergies car c’est bien dans ce domaine que se trouve le plus gros problème même si quelques rigolos s’amusent encore à le contester. Pour tâter le terrain comme on dit, je me suis amusé à écrire une lettre ouverte à notre cher Président sur ce sujet. En voici un extrait : « …. Le prix Nobel de la Paix 2007 vient de récompenser ces hommes et femmes de divers horizons qui oeuvrent depuis des années pour une prise de conscience la plus globale possible de la réalité de ce réchauffement. Cela montre que cette prise de conscience est en bonne voie. Mais l’Histoire ne retiendra ce succès que si la phase suivante concernant les actions correctives est lancée très rapidement, sinon l’Histoire s’arrêtera. Et bien évidemment ces actions ne pourront être véritablement efficaces que si elles touchent l’ensemble de la planète. Une première étape incontournable dans cette phase est la mise en place de tous les moyens pour organiser une gestion efficace et une exploitation parcimonieuse et équilibrée des ressources énergétiques de notre planète ainsi qu’une production et une distribution de l’énergie la plus équitable possible avec comme objectif prioritaire une réduction drastique des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) dans les délais les plus courts.
Monsieur le Président c’est pour lancer cette phase décisive que la France et vous bien sûr qui la représentez, devez agir. Pour cela, il vous faudra convaincre les grands de ce monde puis l’ensemble des représentants des pays de l’ONU, de la nécessité absolue et de l’urgence vitale de la mise en place d’une Organisation Mondiale de l’Energie. Cette Organisation intégrerait les agences internationales qui existent déjà comme l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) de l’OCDE et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) de l’ONU. Son installation pourrait être officialisée par un vote solennel à l’ONU…… ». J’ai envoyé cette lettre à des hebdomadaires et au Ministère de l’Environnement, sans réponse bien entendu. Puis enfin je l’ai envoyée à l’Elysée qui oh surprise a répondu très rapidement en présentant les positions du Président sur l’Environnement et les grandes décisions du Grenelle de l’Environnement. Première impression hâtive suite à ce test : comme on pouvait s’en douter toute la Communication se passe bien à l’Elysée. Mais j’y ai vu, dans ma grande naïveté et innocence une toute petite lueur d’espoir après avoir lu dans la presse une information très récente qui est celle-ci : Al Gore et notre Président se sont rencontré le 29/01 et ont évoqué l’idée d’un Grenelle mondial de l’Environnement. Chiche ! Et pourquoi pas sous la bannière de l’ONU, avec tous les grands chefs d’Etats de la planète, début 2009 (il faut tout de même attendre le nouveau Président/Présidente des USA)! Et pourquoi pas la mise en place, entre autres décisions, d’une O.M.E.! Ah Utopie quand tu nous tiens !
Mille excuses à Yves et à tous mais après relecture je me sens vraiment très décalé.
7 février 2008 à 19:18. Lien permanent.
La critique est aisée, l’art est difficile… je pense que ceux qui vous insultent où cherchent à vous mette en défaut le font surtout parce qu’ils n’ont pas envie d’entendre ce que vous dites. Personnellement, je trouve dans vos écrits, l’écho de mes craintes, de mes angoisses de mes réflexions , j’apprécie de trouver dans vos textes des références scientifiques, une interprétation philosophique, de l’humeur, de l’humour et de l’humilité ( Hum! Hum! ) On ne peut pas vous reprocher de laisser faire ceci ou de ne pas vous battre contre cela, vous ne pouvez pas être sur tous les fronts et vous avez au moins le mérite de mettre le doigt sur des problèmes que vous connaissez bien.
Figurez vous qu’à partir de votre blog, j’ai suivi le lien « contre-grenelle » et il m’a mené sur un autre site « la décroissance » où on parle de vous en des termes peu élogieux, on vous nomme parmi les amis peu fréquentables de Nicolas Hulot et on cite un extrait de votre livre « l’humanité disparaîtra », complètement sorti de son contexte et vous faisant passer pour un misanthrope limite fou furieux…pouah!
Je rêve d’un mouvement rassemblant des personnes de votre trempe ( Pierre Rabbi, Fabrice Nicolino, Gilles Clément par exemple ) et qui nous emmènerait , nous mais surtout les gouvernants sur le chemin de la raison…
7 février 2008 à 19:20. Lien permanent.
Ca me sidère qu’il y ait encore des gens qui ignorent et nient les dangers qui guettent ou frappent notre planète. Que leur faut-il de plus comme preuves ? Bon sang, avec les moyens de communication que nous avons aujourd’hui, les images circulent. Elles parlent d’elles-mêmes. C’est sûr que si on a l’esprit vraiment tordu, on peut toujours dire qu’il s’agit de montages. Mais dans quel but ? Car, derrière, il n’y a aucun territoire, aucune richesse, aucune ressource à s’approprier. La démarche est généreuse et désintéressée. Il faut être bien sot (ou ignorant ?) pour vous comparer avec Bush, il ne vous arrive même pas à l’ongle du petit doigt de pied (sourires).
7 février 2008 à 20:34. Lien permanent.
Cher Monsieur Paccalet: Pouvez-vous effacer mon message sur la tempête, il est nul. Je voulais plaisanter et dédramatiser mais , hélas, je n’ai pas votre humour ni celui de Véronique!Il y a agression et agression! L’agression de la nature n’est pas celle de l’Homme…
Quant à votre avant dernier livre, je l’ai touvé génial bien sûr (sinon je ne serais pas sur ce blog)et votre provocation y était saine et salutaire.
8 février 2008 à 5:18. Lien permanent.
Allez, je vais encore vous donner du grain à moudre en ce jour de fete antidemocratique français et européen où Paccalet a surement debouché le champagne pour feter la ratification non-citoyenne du traité de lisbonne.
Sujet recurrent sur ce blog: la croissance ou, comme dit Veronique, la croassance:
Donc article 2 du traité de lisbonne, je cite:
« 3. L’Union établit un marché intérieur. Elle oeuvre pour le développement durable de
l’Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une
économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès
social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement.
Elle promeut le progrès scientifique et technique. »
Mmmmmmm, la bonne croassance. Pour tous eux qui souhaitent, sincerement ou hypocritement, la decroissance, je vous souhaite bien du plaisir avec cet article qui existait deja dans le TCE.
8 février 2008 à 9:34. Lien permanent.
Pour Michel:Comment pouvez-vous vous permettre de déposer un article sur le blog d’Yves Paccalet sans vous être préalablement excusé de l’avoir insulté? Etes-vous vraiment en bonne santé?Avez-vous de gros problèmes en ce moment?Quelle mouche vous a piqué?Comment pouvons nous lire votre article dans de telles conditions et vous prendre au sérieux?Désolée, nous n’avons pas les mêmes valeurs!
8 février 2008 à 10:04. Lien permanent.
Môa, ce que j’aime pas, c’est les attaques ad hominem. Surtout quand (Papy se répète) Yves nous invite à sa « table » pour discuter le bout de gras. Nous avons forcement des opinions tous différentes sur le traite dit de Lisbonne (qui l’a lu en entier et peut prétendre avoir une opinion solide sur chacun de ses points ?). Pas une raison tout de même pour se jeter les articles à la figure ( « le mien est plus mieux que le tien »). On peut en discuter et, éventuellement faire évoluer nos opinions respectives. Valsons donc…
La ratification par voie parlementaire a eu pour moi un avantage, celui de m’éviter d’avoir à faire un choix cornélien une fois de plus. J’avais, si mes souvenirs sont exacts, voté « non » au referendum.
D’un coté il y a dans ces deux traités jumeaux des articles qui me restent en travers de la gorge, celui que Michel cite, d’autres encore sur la libre circulation des capitaux, enfin, le fond de sauce libérale pour lequel je ne veux pas voter (ou plutôt contre lequel j’aurais aimé voter).
D’un autre coté, je me dis qu’en renforçant l’Europe, le sentiment communautaire des peuples (même si je suis bien conscient que ces traités sont beaucoup plus destinés au business qu’à cela) il y a une petite chance pour que ces peuples, un jour, au bout d’une prise de conscience collective de leurs intérêts raisonnes, soient ensemble plus forts pour remettre la barque Europe dans son droit chemin (image bizarre j’en conviens).
Je me fais peu d’illusion sur la démocratie et la façon dont elle est instanciée. Qu’importe le flacon et le mode de scrutin ou d’expression, l’expression de la volonté du peuple (kezaco ?) est confisquée dans l’urne ou plutôt bien avant (tiens, lire Einstein sur « Why Socialism » ça rafraichit). Donc rester patient et attendre la force et/ou l’opportunité. Peut-être on sera morts avant (de chaud) mais ça fait partie de la vie….
8 février 2008 à 10:12. Lien permanent.
Stop Anne-Marie !
Jusqu’à présent, les règles de la Netiquette étaient plutôt mieux respectées ici qu’ailleurs, compte tenu de la diversité des visiteurs . Faut-il les rappeler ? celles-ci ne sont pas mal : http://www.cyberhumanisme.org/regles.html
.
@ Yves Paccalet : Ce serait dommage d’abimer ce blog qui est, comme dit Gilles, un très bel espace . Scripta manent … mais l’avantage des « scripta » est qu’on peut relire à tête reposée ….
Sinon, il y a aussi Wikipedia Netiquette
Personnellement, j’ai quelquefois l’impression de prendre trop de liberté par rapport à ces règles : Monsieur Paccalet : je compte sur vous pour me le signaler, si possible sur mon mail ou sur mon site, pas forcément devant tout le monde, déjà toute petite à l’école, j’étais pas fan des punitions publiques et autres spectacles mortifiant – mortifiant les autres bien sûr, moi j’étais plutôt bonne élève
8 février 2008 à 10:13. Lien permanent.
Pour Véronique: Merci à toi! Et si nous votions pour élire une rédactrice (ou rédacteur) en chef du Fan Club d’Yves Paccalet?Tu as des chances d’être élue! Toi, bonne élève ? Je n’en doute pas …un peu agitée aussi peut-être?
8 février 2008 à 11:06. Lien permanent.
@ Marc : combien de temps avez-vous passé pour écrire ce post « décalé » ? probablement un temps certain … donc merci
même si je ne suis pas intégralement d’accord . quelle importance ? Merci également à Gilles le modérateur ….idem pour le temps passé, même quand on maitrise son sujet !
Pour ma part, je voudrais signaler un article,(en rapport avec votre billet, Monsieur Paccalet, puisqu’il s’agit d’un autre conférencier) très argumenté, sur le réchauffement climatique, sur le blogue de superno (gougle-superno réchauffement climatique) vous tombez tout pile dessus. Encore une autre vision légèrement différente de toutes celles de ce blogue. Si toutefois vous n’êtes pas gavés du sujet . L’article n’est pas drôle, et je ne demande à personne d’être d’accord ou pas d’accord . C’est bien écrit, et uniquement pour info . Repos pour les débats ! Je ne voudrais pas passer pour un troll …
Contrairement au blog d’yves paccalet, qui est un blog des montagnes, (et des poètes) le blog de super no est un blog des villes (et des raleurs) . La réalité y est tout autre. On y trouve moins d’animaux, moins de plantes, et plus d’humains, en ville et en usines, au pays de Jean-Marie Pelt. Vous y trouverez également une très belle histoire de la sidérurgie, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est instructif. Moi je suis entre les deux, et je pleure. Bonne journée à tous. Bien amicalement :-[
8 février 2008 à 11:09. Lien permanent.
Merci à Marc88!
8 février 2008 à 11:10. Lien permanent.
Un autre article de wikipedia relativement intéressant –> http://fr.wikipedia.org/wiki/Troll_%28Internet_et_Usenet%29
8 février 2008 à 11:24. Lien permanent.
Merci, Anne-marie, mais si j’écris tout ça, c’est grace à yves paccalet et grace à vous tous,(y compris toi, sans laquelle je n’écrirais plus depuis longtemps) L’important, ce sont les rencontres, dit notre être de lumière !
Je t’envoie une histoire drôle (clique sur mon nom, je l’ai mise dans mon terrier).
8 février 2008 à 11:41. Lien permanent.
Pour Véronique. J’ai mis une petite heure le 7 au matin, après la lecture du mot de ERGU mais je ne l’ai pas envoyé tout de suite. En début d’après midi il y avait le feu dans la boutique, alors j’ai vraiment hésité. Finalement je me demande si Michel n’a pas fait un test pour déterminer les limites de résistance de Yves. Il les a trouvées mais il est allé vraiment très très loin pour les trouver beaucoup trop loin. Moralité : Yves est bien un humain avec ses limites (ouf il en a) et Michel qui est aussi un humain raisonnable pourrait effectivement exprimer quelques petits regrets, allez un petit effort !.
8 février 2008 à 11:56. Lien permanent.
Pour Anne-Marie, Véronique et tous ceux qui veulent continuer dans le même esprit : en tant qu’ancien soixante-huitard, je ne raffole pas des règles ; j’apprécie même qu’on les transgresse. Mais je déteste qu’on n’admette pas que l’autre puisse avoir une autre idée que la sienne (cela porte un nom : l’intolérance) ; et je ne souffre pas l’injure – l’arme de celui qui a cessé de penser. Usons et abusons d’une source d’énergie propre et renouvelable : l’humour.
8 février 2008 à 17:23. Lien permanent.
c’est l’hopital qui se fout de la charité.
Commencez alors par vous excusez auprès es 15 millions de Français que vous avez insultés avec toute la suffisance et qui vous caractérise.
La tolérance? Vous êtes la dernière personne qui puisse se prononcer sur le sujet.
8 février 2008 à 18:15. Lien permanent.
Pour Michel: Puisque l’ensemble des abonnés de ce blog trouve que vous ne respectez pas les règles élémentaires de courtoisie dans un débat, est-il besoin d’un vote pour vous censurer?
8 février 2008 à 19:12. Lien permanent.
Pour Yves Paccalet : Pensez-vous avoir encore une chance de convaincre Michel d’user d’humour à l’avenir?
8 février 2008 à 19:18. Lien permanent.
En réalité, nous n’avons rien compris : depuis le début, Michel nous trompe. C’est le roi (démocratiquement élu) de l’humour pince-sans-rire.
8 février 2008 à 19:28. Lien permanent.
Les dénués d’humour passent leur temps à tracer des forteresses et des clôtures. Leurs phrases sont sans rivages.
Laissons-les se circonscrire eux-mêmes et passons à autre chose !
À vincent : bien vu !
8 février 2008 à 21:11. Lien permanent.
Et puisqu’on parle d’humour… Allez, une petite « poinsignonade », pour détendre l’atmosphère et vous souhaiter à toutes et à tous un bon week-end :
http://lamusiquedesbestioles.hautetfort.com/archive/2008/01/02/deuxmillehuuuiiittt.html
8 février 2008 à 21:20. Lien permanent.
Yves, vous avez oublié de nous donner la définition de la « swissite aigue ».
Je vous en propose une :
Swissite :
Forme acquise de crétinerie helvétique indépendante de toute carence iodée.
Elle serait la conséquence du sentiment de culpabilité inconscient éprouvé par certains suisses relativement au secret bancaire.
Ainsi le besoin obsessionnel de propreté et de démocratie participative définirait la swissite aigüe.
9 février 2008 à 3:33. Lien permanent.
Pour Ergu : Maintenant, il va falloir donner une définition au moins aussi musclée de la « francite » ou « gallite » aiguë. Vous vous souvenez, le principe des sophistes : adopter les thèses de l’autre. Pas très difficile, en l’occurrence…
9 février 2008 à 9:45. Lien permanent.
Allez, je me lance pour la francite aigue : besoin de donner des leçon à la planète entière alors qu’incapable de balayer devant sa propre porte.
Ce besoin viendrait de la croyance qu’en 2008, la france serait encore le pays des droits de l’homme, plus qu’un autre.
9 février 2008 à 11:08. Lien permanent.
Francite aiguë :
Est atteint de Francite aiguë l’homo sapiens sapiens embourbé dans ses idées, vêtu d’arrogance et d’inertie, irréversiblement insensible à la fleur qui a perdu son papillon.
9 février 2008 à 12:10. Lien permanent.
En lisant le billet d’Yves Paccalet et les réponses, dont certaines, sans nommer l’auteur, sont à la limite de la civilité pour ne pas dire du civisme, je vais tenter d’ajouter une modeste contribution aux constatations pleines d’humilité d’Yves Paccalet lors de sa conférence.
1 – En premier lieu, me méfiant des gens qui se gargarisent et… s’abritent derrière le statut de « spécialiste » auquel ils (elles) ont d’ailleurs, la plupart du temps, droit parce que ce titre est justifié par des études et des examens ou concours, j’attire l’attention sur la notion d’Edgar Morin sur « la pensée de la complexité » qu’il met en pratique dans son oeuvre « La Méthode », dans laquelle il touche (il ose toucher ce qui lui est, par ailleurs, reproché) à tous les domaines : scientifique, philosophique, économique, etc.
De par sa nature, l’être humain est complexe, et à cause de cela doit être curieux et attentif. Alors merci à vous, Yves, d’être philosophe, scientifique, poète… Mais si vous êtes philosophe, vous êtes aussi poète. Bien qu’un philosophe puisse ne pas être poète, en revanche un poète est, à coup sûr, philosophe.
2 – Pour la réflexion de l’étudiant reprochant des arguments à rapprocher de ceux de Bush pour justifier l’intervention en Irak, la prendre dans son contexte de débat, un rien provocateur, et la resituer : le fossoyeur de l’humanité est l’être humain. Bush est un être humain. Donc Bush est un fossoyeur.
3 – La planète est en train de mourir et nous voulons ne rien voir, ni ne rien faire. Les mots suffisent-ils à combattre ce constat ? Doit-on prendre les armes pour convaincre l’autre de sa propre perte ? De ce fait, notre vie ne ressemble-t-elle pas à « ces soldats sans armes qu’on avait habillé pour un autre destin » ?
Comment prendre (et faire prendre) conscience que nous n’en finissons pas de nous hâter vers le pire ?
9 février 2008 à 14:19. Lien permanent.
Aie ! Aie ! Excusez-moi pour la faute d’orthographe de la citation d’Aragon, écrite à toute allure et sans relecture : « ces soldats sans armes / Qu’on avait habilléS… », bien sûr ! Et pan sur l’ego !
9 février 2008 à 14:43. Lien permanent.
Ah ! Aragon…
Merci, Jeanne, de nous rappeler ce destin : l’ambiguïté de l’homme en un seul homme… Poète inspiré, communiste stalinien, adorateur en poésie d’Elsa Triolet, amoureux des garçons sur le tard, auteur du « Con d’Irène », jouisseur de la chair et des mots, mais capable de justifier les procès de Moscou… Ecce homo !
Aragon, encore :
« Je n’oublierai jamais les lilas ni les roses,
Et ni les deux amours que nous avons perdues »
9 février 2008 à 15:19. Lien permanent.
J’ajoute à la réponse de Jeanne que votre réponse est celle d’un poète humanoïde des années honnêtes. Vous auriez pu répondre également, en tant qu’individu mature des années 2008, ou en tant que communiquant à des élèves formatés à un langage « efficace » du 21è siècle :
mais que tout le soutien moral et toutes les piècettes jaunes versées à des experts honnêtes, travailleurs et indépendants étaient les bienvenus …
1) que contrairement à Bush, vous n’étiez pas manichéiste
2) que contrairement à Bush, et aux psychorigides adversaires, vos arguments étaient mesurés avec l’instrument imparfait /perfectible de la science/connaissance humaine, que les abscisses et ordonnées de votre graphique étaient le temps et les ressources de la planète, donc données difficiles à quantifier s’il en est
3) que vous perceviez des honoraires de -,– € pour votre conférence, qui étaient justifiés par x années de pratique de naturaliste et d’étude des milieux naturels, et de la constatation objective et mesurée de leur dégradation (pourcentage de pollution des eaux : douces et salées, des sols, biodiversité et coetera)(ya pas que le réchauffement climatique dans la vie)
4) que contrairement à Bush, vous ne faisiez pas partie du pouvoir exécutif, et n’aviez -malheureusement, pour la note d’humour – aucun pouvoir sur l’utilisation foncière de la planète
5) que vous demandiez une définition claire de l’ennemi à abattre, afin d’éviter tout amalgame abusif
6) qu’en tant que président de l’ONG GC France, vous n’aviez qu’une influence très secondaire sur les conflits géopolitiques (là je m’avance et ne suis plus en terrain stable)
7) à suivre et à améliorer … et même si Adrien Yuto est moteur, je trouve qu’il serait « éthiquement correct » de le laisser en dehors de l’argumentation
Je suis également assez dubitative sur Aragon, mais j’ai entendu récemment un très beau texte sur la paix que j’ai réellement apprécié. J’ai appris après qu’il en était l’auteur !
9 février 2008 à 22:38. Lien permanent.
Je suis également assez dubitative sur Aragon, mais j’ai entendu récemment un très beau texte sur la paix que j’ai réellement apprécié. J’ai appris après qu’il en était l’auteur ! Lequel est-ce Jeanne ? le connaissez-vous ?
9 février 2008 à 22:48. Lien permanent.
Est-ce que ce texte est un poème ? Peut-être est-ce « Le Chant de la paix » (long poème), « Les Yeux et la Mémoire » (1954). En voici quelques strophes :
Je dis la paix pâle et soudaine
Comme un bonheur longtemps rêvé
Comme un bonheur qu’on croit à peine
Avoir trouvé
……………
Je dis la paix vaille que vaille
Précaire fragile et sans voix
Mais c’est l’abeille qui travaille
Sans qu’on la voie
…………..
Elle vacille elle est peu sûre
Comme un pied de convalescent
Encore écoutant sa blessure
Son sang récent
……………….
Si c’est le texte que vous connaissez, si vous le voulez, Véronique, je peux vous le transmettre en entier, si Yves Paccalet le permet, car est-ce bien le thème de ce blog ? J’ai un peu tendance à me perdre en digressions…
En tout cas, je suis tout à fait d’accord sur l’ambiguïté aragonienne, notamment pendant la guerre. Aragon a lutté avec sa poésie, faisant de la résistance littéraire. Le poème cité par Yves Paccalet : « Les Lilas et les roses », publié je crois en 1940 dans « Le Figaro », sont une illustration de sa position, alors que René Char n’hésitera pas à s’engager dans la Résistance sous le nom du Capitaine Alexandre et écrira dans les « Feuillets d’Hypnos » (1943-1944) ces phrases, ô combien toujours actuelles : « Cette guerre se prolongera au delà des armistices platoniques. L’implantation des concepts politiques se poursuivra contradictoirement, dans les convulsions et sous le couvert d’une hypocrisie sûre de ses droits. Ne souriez pas. Ecartez le scepticisme et la résignation, et préparez votre âme mortelle en vue d’affronter intra-muros des démons glacés analogues aux génies microbiens. »
Magnifique et, hélas ! prémonitoire. Décidément, la poésie est non seulement philosophie mais aussi méditation et le poète se fait « VOYANT ». N’est-ce pas Yves ?
10 février 2008 à 0:20. Lien permanent.
@Jeanne : Très beau, le René Char.Je vais faire des recherches, pour le texte d’Aragon … Mais ce blogue supporte très bien les poèmes, il suffit de citer les sources, d’une part, pour ne pas mettre yp en mauvaise posture sur les droits d’auteur, et d’autre part, pour tous les jeunes lecteurs en age de s’extasier …
10 février 2008 à 22:46. Lien permanent.
Pour Jeanne (et pour tous) : oui Jeanne, j’ai trouvé le poème en version intégrale, c’est bien celui-là, le chant de la paix. Je l’ai entendu « dit » par une jeune artiste toute gracieuse, dans une troupe de théâtre qui présentait une soirée « cabaret » à base de textes -disons engagés- : des vieux textes qui peuvent servir encore aux jeunes !
. Les poèmes sont souvent beaucoup plus beaux quand ils gigotent à l’air libre, plutôt qu’enfermés entre les pages de nos livres, ou tout roides sur nos écrans ! C’était le cas pour celui-ci .
24 février 2008 à 0:15. Lien permanent.
Droit de réponse
Parlons de l’étudiant en question…
Il a un peu plus de la vingtaine, est en fin de cursus d’une prestigieuse école d’ingénieur.
Il croit surement savoir tout mieux que tout le monde, ai à peine sorti de l’adolescence et se sent donc très mal dans sa peau ce qui explique le caractère acerbe de sa critique véhémente.
Maintenant que le portrait caricatural de moi est dressé, je demande un droit de réponse à tout ce qui a été dit sur ce site, non pas pour me défendre moi ou des idées mais pour préciser ce qui a été effectivement dit (par moi) ce jour la.
Effectivement j’ai comparé votre intervention à un discours de Bush et je vais m’en expliquer. Avant de dire cette phrase, certes un peu provocatrice, qui concluait mon propos j’ai formulé ma critique. Elle concernait la forme de votre intervention. Vous nous prédisiez une fin du monde atroce dans un hiver nucléaire si rien ne se passait pour améliorer les choses en termes de développement durable dans le monde.
C’est sur ce point que j’ai réagit. Il n’était en effet pas question de savoir si je partageais ou pas votre idée du futur (même si vous l’aurez deviné je ne la partage pas), il était question de la méthode que vous employiez. Votre méthode : la peur. Vous avez donc essayé de faire passer votre conception du développement durable en effrayant l’auditoire (ce que je vous ai précisé au début de mon intervention mais vous avez choisi de ne garder que la fin).
Et c’est cette méthode que j’ai critiqué et rien d’autre (ce qui répond également aux personnes qui ont insinué sur ce blog que l’étudiant ne savait surement pas de quoi il parlait). Vous avez fait peur pour faire passer votre idée, je persiste et je signe vous avez agit comme Bush faisant peur à sa population avec le terrorisme pour partir en guerre (et être réélu au passage)
3 mars 2008 à 19:37. Lien permanent.
Ce n’est pas facile de parler ainsi de soi-même, je crois, Thomas que tu le fais avec sincérité et humilité. Ce que tu dis sur la méthode Bush (utiliser la peur pour arriver à ses fins) est juste, c’est d’ailleurs la même méthode que vient d’employer récemment Hillary Clinton pour remporter ses 3 dernières primaires (j’ai entendu parler d’un clip, avec des enfants dans une maison blanche et un téléphone rouge qui sonne au milieu de la nuit, à confirmer). Mais dans la situation qui nous préoccupe (l’avenir de la planète et non l’avenir d’un peuple ou de l’humanité), je suis convaincue qu’il faut avoir peur parce qu’il ne s’agit pas d’une « menace fantôme ».
9 mars 2008 à 12:30. Lien permanent.