23 février 2008
J’ai écrit ce texte voici plus d’une douzaine d’années. C’était une de mes « Humeurs sauvages », dans la revue Terre sauvage. Je ne crois pas qu’il faille en retrancher grand chose aujourd’hui…
Neige sur la montagne. Blancs, les arbres ; blancs, les rochers ; blancs, les nuages… Blanche, l’hermine qui gambade sur le névé ; blanc, le lièvre variable aux narines frémissantes ; blanc, bien sûr, le lagopède changé en boule de neige par la magie du camouflage… Concentrés, quintessences de blanc. Avatars fascinants de la vie sans couleurs…
“Sans couleurs” ? Eh ! non, justement. Le blanc résulte de l’addition de toutes les couleurs. C’est le comble du mélange, le summum du composé, le point extrême de la mixité, du métissage, du croisement, de l’hybridation, de la bâtardise, de la combinaison de tous avec toutes. L’arc-en-ciel le démontre après la pluie. Isaac Newton s’amuse derrière les nuages avec son prisme. En songeant à ce simple fait physique, je me demande comment, dans le symbolisme simplet de notre vie quotidienne, nous avons pu associer le blanc au pur, au virginal, à l’immaculé, à ce qui est sans tache, sans mélange, sans contamination. L’espèce humaine conjugue l’illogisme à tous les temps, en se persuadant qu’elle est la raison même.
Or, c’est au nom de la pureté des êtres, des peuples et des religions que se commettent les injustices et les crimes les plus abominables. Ici, la femme est réduite en esclavage domestique parce qu’elle est “impure”. On la lapide parce qu’elle a été “souillée” par le péché d’adultère (un simple contact de peau, un peu de sperme !). Le fanatisme religieux poignarde l’apostat, égorge l’infidèle ou lance contre l’écrivain “blasphémateur” une condamnation à mort en forme de fatwa. Son bras armé terroriste dissimule une bombe dans un cimetière, qui hache dix enfants pour le plus grand bien de Dieu Tout-Puissant… Ailleurs, la dictature du “politiquement correct” isole les groupes humains en prétextant le respect des droits des minorités : touche pas à la “pureté” de mon sexe, de ma race ou de mon histoire, que je m’arroge le droit de récrire comme ça m’arrange…
Le massacre de la Saint-Barthélemy s’est perpétré à la gloire de la “pureté” de la religion chrétienne ; épisode, entre mille, de la façon dont les intégrismes se préservent de la “contamination” du paganisme et de l’idolâtrie. On brûle les sorcières ou les incroyants comme des linges infectés par la peste. Rien n’arrête l’escalade de l’horreur pure. Le nazi envoie six millions de Juifs à la chambre à gaz en invoquant la protection de la “race aryenne”. Le stalinien dénonce l’”origine de classe” suspecte et l’idéologie “putréfiée” de l’intellectuel ou du petit-bourgeois ; et il leur fait goûter la pureté du goulag. Le garde-rouge maoïste et le khmer rouge au Cambodge expédient, de même, quelques millions de “contre-révolutionnaires” vidanger les latrines et crever dans les camps, pour le grand profit de l’”idée juste” prolétarienne… Voyez le génocide des Indiens d’Amérique, des Aborigènes d’Australie, des Arméniens, des Kurdes : pureté, vous dis-je ! Considérez les massacres, les viols, les exécutions sommaires, les déplacements de populations en ex-Yougoslavie : “purification ethnique” ! Un demi-million de morts en deux mois au Rwanda. Ce n’est peut-être encore rien, comparé aux hécatombes monstrueuses qui se préparent en Inde ou au Nigeria.
Est-ce cette “pureté”-là qu’on voudrait continuer de me faire associer au blanc ? Mais je refuse ! Mais la seule couleur symbolique qui lui convienne, c’est le rouge ! Le rouge sang dont elle dégouline… Avec l’ignoble brun des dysenteries d’Auschwitz ou de Kigali ; la sanie verdâtre des typhus et des pestes ; et le bleu-noir des blessures de guerre puantes de gangrène, que visitent les mouches !
La montagne enneigée étincelle d’un blanc que, dorénavant, je ne qualifierai plus que d’“impur”. Engrossé par toutes les nuances de la vie. Avec le vert tendre des herbes qui naissent, le mauve des crocus, l’argent des pulsatilles, le brun de l’hermine et du lièvre en été, l’or des trolles, le bleu roi des gentianes et le rouge, le rouge merveilleux du sang qui pulse dans les artères des enfants heureux, quelle que soit la couleur de leur peau.
Texte magnifique, comme d’habitude venant de Yves. Mais comment ce texte ne peut-il pas encore être d’actualité une douzaine d’années après, s’agissant du comportement de l’homme ? Sans évènements externes frappant l’humanité, il faut de très nombreuses générations pour enregistrer des évolutions significatives de ce comportement. Il y a même des périodes de régression. Celle qui commence pourrait bien malheureusement entrer dans cette catégorie. Les dernières « trouvailles philosophiques » de notre « petit timonier » sembleraient bien confirmer cette tendance pour notre pays (encore laïque mais pour combien de temps ?).
Et le noir alors ? … Merci pour ce texte… beau, beau ! mais noir comme la nuit, comme l’absence, comme le destin, comme tout ce que nous ne pouvons pas exprimer et qui reste enfoui, au plus profond, de notre conscience et de notre ignorance.
Tout à fait d’accord, nous entrons dans une noire (?) période qui risque, à court terme, de nous réserver des nuits blanches…
Pour sur qu’il n’y a rien à retrancher à votre texte. (il n’y a jamais rien à retrancher au texte d’un auteur, même s’il est mauvais
)Mais à ajouter, pour qu’il prenne encore plus d’ampleur … par exemple que le blanc n’est pas seulement symbole de pureté, que quelque part vers l’Inde, il est le symbole du deuil . Et que devant l’islam (l’islam de base, pas l’intégriste – pour ce que j’en sais) , quelqu’un habillé de blanc est simplement quelqu’un qui a fait le pélerinage jusqu’à La Mecque, un simple rite pour nous, mais un des rites piliers de l’Islam ….
J’ajouterai que pour quelqu’un qui n’aime pas la neige comme moi, c’est une couleur qui me fait froid dans le dos ! (je dis ça pour un peu rire)
J’ajoute aussi que je connais un peintre, à la fois très triste sire, qui affirme que quand on mélange toutes les couleurs, cela donne du gris .(vous voyez le message ?)
En fait, le blanc n’y est pour rien, ni le bleu du sang bleu du ciel bleu du col d’azur du colvert, ni les rouges, sang,coquelicot, ou ferrari, ni le noir, (pour Jeanne) et vivent les couleurs qui dansent et ne sont que … voir l’explication des couleurs/interaction de la lumière et de la matière/je suis pas assez balèze encore pour les mettre en mots jolis …
Amicalement
De quoi rire jaune ou entrer dans une colère noire. Un texte nécessaire !
Oui, Véronique, en Chine, le blanc est traditionnellement synonyme de deuil, et le rouge de joie et de mariage. Mais (mondialisation oblige) on commence à voir à Pékin ou à Shanghaï des jeunes filles se marier en blanc…
Quant à la peinture, d’après mon expérience personnelle, si on mélange toutes les couleurs, ça ne donne pas du gris, mais un genre de brun que Rabelais eût sans doute qualifié de « brenneux » ou de « merdassier ». Peut-être un symbole, en vérité !
Quelle imagination, nourrie à la fois de philosophie , de sciences et de poésie!(N’est-ce pas Michel?) Dommage que les prix Nobel ne soient attribués qu’à ceux qui passent toute leur vie à étudier une seule particule microscopique et jamais à ceux qui nous font découvrir la vie et ses mystères grâce à l’étendue de leur champ visuel… Je parle de la vue au sens large car « l’ennui avec les humains c’est qu’ils voient l’univers avec leur idées bien plus qu’avec leurs yeux »(De qui est-ce, Vero?)
« L’espèce humaine conjugue l’illogisme à tous les temps , en se persuadant qu’elle est la raison même »… Elle conjugue aussi l’illusion en se persuadant qu’elle est la vérité…
Et les couleurs? Les magnifiques couleurs ,celles qui nous enchantent et nous transportent … celles que le peintre respire, choisit et étale avec ivresse sur sa toile… celles qui provoquent l’extase… Les couleurs et l’harmonie des couleurs car je pense que l’humain ne fait que reproduire péniblement cette harmonie qui existe dans la nature quand il ne choisit pas délibérement le gris!
Lorsque l’on part et… l’on revient, qu’on n’arrête pas d’aller et venir jusqu’au jour où… l’on part pour de bon, quel plaisir de vous lire tous et toutes ! Merci Véronique d’avoir signalé que vous aviez trouvé le poème d’Aragon (j’allais l’envoyer à un certain petit animal !). Puisque je viens de tomber sur le dernier message d’Anne-Marie, me donnez-vous la permission de lui répondre, ce que vous savez bien sûr, que la citation est extraite du « Petit Prince » (Saint-Exupéry).
Pour « les magnifiques couleurs qui nous enchantent » (merci A. Marie), – symboles de vie et de réflexion comme l’exprime si bien Y. P. -, que la nature nous octroie avec tant de générosité, je crois, comme Marc, que « le petit timonier » devrait lire ce texte pour en prendre de la graine, ne serait-ce que pour regarder, respirer avant de parler, parce qu’il est train de disjoncter, et de devenir dangereux, pour lui et pour nous. (voir « Libé » de samedi 23.02.).
Merci, c’est très fort…
Décidément je vieillis, je vieillis… mon cerveau se délite et mes neurones s’éclipsent emportant la mémoire… Ainsi va le temps : « Le temps passe, Madame, le temps passe et nous passons ».
En tout cas, grâce à vous Anne-Marie, je viens de relire « Le Petit Prince » et, après lecture, la citation que vous avez faite n’est pas de Saint-Ex. Cela m’apprendra encore une fois à ne pas me presser, mais « chassez le naturel… »
Comme quoi, je ne devrais pas critiquer « notre petit timonier » avec lequel je suis en total désaccord,- mais il se moque de la contestation d’un modeste citoyen -, car je ne vaux guère mieux.
Sur ces constatations on ne peut plus navrantes, je vais faire mes valises. Merci à Yves Paccalet de nous offrir cet exceptionnel espace de réflexion. A vous revoir tous et toutes.
On n’est quand même pas loin de la citation d’Anne-Marie dans « Le Petit Prince », où il est dit (de mémoire) : “On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.”
Pour Jeanne: l’idéal serait de voir avec l’intelligence du coeur… Peut-être qu’un tableau de Delaunay nous y aiderait?
Et là , l’âge et le temps n’ont aucune prise…
Pour Jeanne encore : J’écris encore plus vite que vous : le mot « car » devant ma citation est carrément stupide! Mais heureusement, notre maître est tolérant!
à anne-marie : notre maître, notre maître, comme tu y vas … parle-pour toi ma belle ! D’abord, on ne dit pas « notre maître », mais not’ bon maître, avec une courbette, s’il vous plait
trois smiley pour dire humour vache, ça va ?
@ yves paccalet : au sujet des mariées en blanc : c’est juste, j’ai vu ça récemment dans un film (trou de mémoire pour le titre) une mariée japonaise ou chinoise (gros trou noir?) en blanc d’Europe , et je me l’étais noté dans un petit coin de cervelle !(le dernier voyage du Juge Feng -peut-être mais vraiment sous toutes réserves.)
@ anne-marie : fais attention, nos yeux nous trompent quelquefois, comme les éléphants !
@ tous : faites attention à vous, faites attention aux vilains contours qui se dessinent derrière les brouillards.
Amis de la poésie bonsoir ! je vous laisse tranquilles . j’ai quelques poèmes à recopier.
Allez je craque, je reviens mettre ici quelques-unes de mes lecturailles :
Un clin d’oeil pour nous ramener sur terre, anne-marie et moi :
Sur les poètes :
« L’influence du poète ressemble souvent à celle de Chantecler dont le chant fait lever le soleil, à condition d’être chanté juste avant l’aurore. »
Albert Guerard. « Les Primaires » juillet à décembre 1937- p.605
Et à propos de poésie et de couleurs :
« Toutes mes idées sur la poésie sont en émoi. J’ai vu, ce soir, dans le chemin des dunes, un papillon lavande sur une crotte de chien. »
Louis Vallet, « Cartes postales » Les Primaires 1er septembre 1932.
Ces deux citations sont extraites du « Dictionnaire de la bêtise et des erreurs de jugement » de Guy BECHTEL et Jean-Claude CARRIERE p 337
Collections BOUQUINS – Robert Laffont
Et puis ma trouvaille de ce soir :
Inexpugnable sous sa tente de cyprès, le poète, pour se convaincre et se guider, ne doit pas craindre de se servir de toutes les clefs accourues dans sa main. Cependant, il ne doit pas confondre une animation de frontières avec un horizon révolutionnaire. « Fureur et mystère » René Char p 77 Poésies/Gallimard
Cette fois-ci bonsoir pour de bon !
Pour Vero : Merci! C’est gentil de me mettre en garde! Je ferais bien de faire mes valises avant de dire de plus grosses conneries!
c’est pas un philosophe biologiste, ce Y.PACCALET , c’est un peintre qui s’ignore…
Je suis d’accord avec hifi, de la photo à la peinture, il n’y a qu’un pas…On attend l’ expo…
Vero : OK , je me suis emmêlée les pinceaux mais je te signale que ma citation n’est pas de n’importe quel auteur…Il est vrai que tu ne l’aimes plus depuis qu’il s’est pointé à la comission Attali?
@anne-marie : te fâche pas, je ne faisais pas du tout mais alors pas du tout référence à ta citation, je parlais en général, et pour tout le monde : nos yeux nous trompent souvent …Je ne me le permettrais surement pas . D’ailleurs, rien que de penser que tu as pu penser que je le pensais, et ben je suis fâchée. Je respire plus et je m’en vais bouder … Et toc ! Ah bon, c’était de B.C., la citation ? Entre nous : mon ton léger n’est vraiment qu’une apparence. Je reviens d’aller voir au cinéma « it’s a free world » de Ken Loach.(pas d’ yves paccalet) Magnifique film en couleurs très très sombres…
Pour vero: aie aie aie! les mots sont source de malentendus!surtout les miens employés avec fantaisie! Je ne me suis pas fâchée d’autant que c’est moi qui aie pédalé dans la semoule!Je vais rejoindre ton terrier pour te donner quelques précisions…car je ne voudrais pas abuser de l’hospitalité…
On parle des yeux mais c’est quoi les yeux? Les organes seuls? Ou les nerfs , les neurones ,la vue l’analyse et l’interprétation cérébrales? Est-ce qu’on parle de la même chose?J’avoue que j’ai plusieurs maîtres à penser! J’ai lu tous les livres de Boris Cyrulnik avec bonheur( découvert chez Pivot à l’occasion de son livre : « la plus belle histoire des animaux » et je me demande si je n’ai pas l’esprit plus confus qu’auparavant! Et j’écris souvent trop vite sur ce blog!Désolée…
« Plus blanc que blanc, c’est quoi comme couleur, transparent peut-être ? » disait Coluche.
De tout temps effectivement, on a assassiné au nom de la pureté. Mais aujourd’hui le transparent tue encore d’avantage. Les grands groupes, profitant pleinement de la mondialisation anarchique libérale, pour lesquels une seule loi importe, celle du profit, tuent et détruisent la planète impunément.
« Tout enfant qui meurt de faim dans le monde d’aujourd’hui a été assassiné » disait Jean Ziegler, le 26 octobre 2006. De mémoire, le rythme actuel est de un toutes les cinq secondes.
Ces infos ne font pas la une des journaux, elles sont plus que transparentes, elles sont incolores, inodores, soigneusement masquées par de nombreuses petites diversions quasi quotidiennes allant du people au fait divers. Nous avons aujourd’hui un expert en la matière, n’est-ce pas Marc ?
Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, le DVD d’un film documentaire édifiant : We Feed the World sort cette semaine.
« We Feed the World », un très bon film, très démonstratif, à voir ! J’en ai parlé dans des conférences, dont une (près de Grenoble, à l’Albenc) où Jean Ziegler était aussi invité. Pour les statistiques, le nombre de morts de faim par an est estimé à 9 millions (850 millions d’Homo sapiens n’ont pas assez à manger), ce qui fait un peu plus d’un mort toutes les 3 secondes, sachant qu’un sur deux est probablement un enfant.
D’un blanc pas très pur non plus que ce PDG de Nestlé (Peter BRABECK-LETMATHE) que l’on peut voir dans le film « We feed the world » (entre parenthèses également membre de la commission Attali). Les propos de cet homme dans le film sont à vomir… mais aussi un appel à la révolte pour celles et ceux qui sont encore vivants.
J’étais justement en train de faire passer cet article (merci ann-so pour le lien !)
http://www.bilaterals.org/article.php3?id_article=11210
Merci à tous pour ces « bonnes » nouvelles…Dans les années soixante, j’ai participé à la Campagne contre la faim en vendant des jonquilles! (ne souriez pas svp!) En 2008, le crime est toujours là….Quelle est la couleur du désespoir?
Bonjour Yves,
Merci pour cet art encore une fois pour exprimer votre colère, qui est aussi la nôtre.
rien à retirer, rien à ajouter à vote pensée.
Je me demande pourquoi symboliser toujours, avec des couleurs ?
Sommes nous donc si petits pour avoir besoin de tels supports ?
Merci pour ces lectures quotidiennes et rassurantes sur l’intelligence réelle de quelques personnes qui vous répondent aussi.
à mon avis, cela ne changera rien, mais c’est rasurant et plaisant de lire un sage si poétique
Pardon à Théodore (Monod) qui aimait cette citation : »Celui qui cueille une fleur dérange une étoile »…
Pour Patrice : je trouve vos questions très intéressantes : de quoi avons-nous besoin en effet pour supporter l’injustice, l’inégalité et l’égoisme?
Ne serait-il pas mieux de voir avec nos oreilles comme les chauves-souris,la puretée aurait quelle fréquence?
merci Yves pour vos réflexions et celles des autres qui font réfléchir.
Pour Patrice et Pascal :
Oui, étrange cette quasi-nécessité dans laquelle nous nous trouvons de représenter les idées, les concepts ou les objets par des symboles (couleurs, chansons, jingles, figurines, etc.). Notre cerveau est ainsi fabriqué, je pense… Nous faisons marcher notre mémoire par des successions d’associations d’idées reliées à des sensations, et ces références à des réalités qui n’ont en principe rien à voir avec leur sujet équivalent à des étiquetages sur les tiroirs d’une armoire à pharmacie… Nous avons tous une mémoire d’apothicaire ; ou de bibliothécaire ; ou d’épicier. Mais, après tout, c’est ainsi que sont peut-être nés les hiéroglyphes et les idéogrammes, autrement dit l’écriture !
Pour Pascal: c’est une bonne idée qui m’en suggère une autre: une aura (ou une fréquence sonore pour les non voyants)pourrait nous renseigner sur la véritable intention de nos hommes politiques, pas besoin alors de lire ou d’écouter leurs discours, il suffirait de capter leur ondes lumineuses ou sonores pour savoir si vraiment ils ont l’intention de servir le peuple!
Quant aux chauves-souris, je suis solidaire avec elles surtout avec les femelles qui accouchent la tête en bas!
Ah je sens qu’on est bien partis pour finir sur le sujet sans fin (mais passionnant) du rapport entre la réalité (si réalité il y a) du monde et la représentation que nous nous en faisons à travers nos différentes perceptions…. la carte n’est pas le territoire, et tout le toutim…
Moi chuis trop cuit aujourd’hui pour ça…. Vais plutôt me refugier dans « l’odeur du soleil dans l’herbe » que je viens de recevoir à l’instant….. un des quatre exemplaires qui restaient sur amazon… mercie Tippie !
Info : 6ème Festival international du film des droits de l’homme du 25 mars au Ier avril à Paris