17 mars 2007
Faut-il avoir peur de l’avenir ? La réponse est non : nous finirons tous en molécules éparpillées. J’oserais ajouter : heureusement que nous n’avons pas d’âme ! Connaissant notre agressivité, ça se concluerait en guerre civile au Paradis, avec le Père Eternel, Yahve, Allah, Manitou et Brahma pour compter les points. A moins que ceux-ci ne s’étripent déjà dans la stratosphère.
Faut-il craindre le futur ? La réponse est oui : aucun des espoirs utopiques qu’on peut formuler, et que j’ai développés dans Sortie de secours, ne semble trouver le moindre commencement de début de concrétisation. L’idée d’une philosophie du peu continue de se faire écrabouiller par l’illusion de la croissance matérielle. Personne n’a envie de partager avec le voisin, encore moins avec ce salaud d’étranger qui vient manger notre pain (ou voler nos bagnoles). Quant aux Etats-Unis du monde, ils ne sont même pas évoqués à l’ONU.
Il y a quinze jours, j’étais à Moscou à la réunion de Green Cross International, sachant que je suis président de Green Cross France. Cette ONG fondée par Mikhaïl Gorbatchev, et dont les buts sont essentiellement ceux du partage de l’eau et de la paix, me semble mener le bon combat. Le problème est qu’elle aurait besoin de davantage de démocratie : j’en ai réclamé, je me suis retrouvé dans une réunion du comité central du Parti communiste ! Ca s’est un peu arrangé depuis, mais j’ai traversé une zone de turbulences.
J’ai tenté, l’an passé, comme la plupart des écolos, de travailler avec le « haut » – les dirigeants de notre pays. Ca a donné le Grenelle de l’environnement, où tout le monde s’est parlé et dont on pouvait attendre des résultats concrets. Hélas ! Pas le moindre commencement de loi, de décret ou de règlement n’en est sorti. Tout ce que nous avons réclamé, tout qui nous a été promis, est d’ores et déjà enterré, dénaturé ou renvoyé à une commission, ce qui revient au même : taxe carbone, OGM, agriculture bio, nouvelles énergies, etc. Reprenez la liste, comparez. Zone de turbulences.
Si le « haut » ne marche pas, me disais-je, il me reste le « bas ». J’étais élu communal à Bozel et adjoint au maire à l’environnement. Je me suis bagarré pour la station d’épuration, les sentiers, la promotion de la belle nature (sabot-de-Vénus, dent du Villard et mont Jovet), la nécessité de ne pas se laisser berner par les sirènes réunies du ski et des remontées mécaniques (qui n’ont aucun avenir dans les villages de basse altitude, et encore moins avec le réchauffement climatique)… Résultat ? J’ai pris une claque aux dernières élections. Même pas 450 voix sur plus de 1 000 exprimées, alors que j’en avais plus de 600 au scrutin précédent. J’aurais pu être élu au deuxième tour, mais j’ai laissé tomber : aucune envie de faire la potiche dans un conseil municipal de bétonneurs et de chasseurs. Zone de turbulences.
La démocratie ne permet les progrès de la sagesse écologique (et humaine) ni au niveau international, ni au niveau national, ni au niveau local. Et la dictature, fût-elle « verte », demeure une infamie. Que faire ? Pratiquer l’art, l’amitié, l’amour, ça c’est sûr. Et boire un verre de bon vin. Mais le moindre coup de vent d’une zone de turbulences peut disperser ces poussières de bonheur comme une pincée de molécules négligeables.
38 commentaires
Bonjour Yves
Je peux comprendre votre déception, et sans doute votre amertume, je ne pense pourtant pas que le peu soit définitivement balayé par le cycle infernal consumériste, les micros résistances sont le champ du possible, ici ou ailleurs, le problème c’est que les élécteurs attendent des solutions en pensant pouvoir déplacer leur problème de conscience en déposant leur bulletin dans l’urne. Dans la commune ou je vis et travaille (Vizille en Isère) le maire communiste a perdu, mettant ainsi fin à une histoire politique fortement ancrée à gauche, c’est le début d’une nous étape de réfléxion avec un conseil municipal qui comptera 4 adjoints au maire écologistes, peut être serais -je rapidement déçu, ce que je sais c’est que les éspoirs sont grands, mais la conscience elle, ne signe certainement pas un chèque en blanc.
bonne journée.
Lionel D.
17 mars 2008 à 10:58. Lien permanent.
« Résultat ? J’ai pris une claque aux dernières élections. Même pas 450 voix sur plus de 1 000 exprimées, alors que j’en avais plus de 600 au scrutin précédent. »
vos ex-électeurs (une partie au moins) ont peut-etre lu votre billet sur le traité de lisbonne où vous traitez d’ignares ceux qui ont voté non au TCE. On ne peut pas d’un coté mépriser les citoyens et de l’autre leur demander leur vote. En fait si, on peut. La majorité des femmes et hommes politiques de la pseudo-democratie le font et ont créé une goufre de défiance entre une bonne partie du corps electoral et les elus. Aaaaah les joies et bienfaits de la pseudo-démocratie.
Quant au grenelle, j’espère que vous aurez un moment de lucidité pour vous rendre compte que, meme si l’initiative etait seduisante, elle n’etait pas democratique. Si la france etait une democratie directe comme la suisse (avec les outils constitutionnels que cela implique), vous, Paccalet, green cross france, FNE, anne marie, alliance pour la planète, veronique, le WWF, Greenpeace, les amap … etc… vous auriez pu, de VOTRE initiative, soumettre toutes les sujets que vous mentionnez (OGM, taxe carbone, nouvelles energies…) au vote du citoyens (je vous aurais meme volontiers donné un coup de main). Sur certains vous auriez perdu (la bien sur, il faut avoir la maturité d’accepter la defaite et non pas conserver la rancune comme vous l’avez fait avec ceux qui ont voté contre le TCE), sur d’autres vous auriez gagné.
Mais au moins le « jeu » politique aurait était de VOTRE initiative…
Seulement voilà, de la MEME façon que certains s’obstinent dans la croassance, la croassance, la croassance, vous vous obstinez dans la pseudo-democratie, refusant coute que coute de la remettre en cause. Quel jusqueboutisme mal placé!
Je finis par une citation du grand Einstein: « the important is to never stop questionning ». L’important est de ne jamais cesser de remettre en cause. ça vaut pour tout, les systèmes que l’on croit democratique, la croissance eternelle, les religions, la demographie… etc …
Puisse cette citation vous impregner. Au moins un petit peu.
17 mars 2008 à 14:04. Lien permanent.
La démocratie n’est pas bonne en soi, la question c’est – quels citoyens pour quelle démocratie de qualité et avec quelle durabilité ? Des citoyens tranquillement ignorants ou avides de savoir ? Des citoyens drogués au confort ou des citoyens prêts à se remettre en question ? Des citoyens peureux ou courageux ? La société façonne les citoyens et ces derniers façonnent la société en retour. Depuis les Trente Glorieuses, les valeurs de plaisirs individuels ont été mises en avant jusqu’à écœurement. Nous avons fabriqué des citoyens corrompus par la paresse (plus besoin de ne rien savoir / faire / savoir-faire), corrompus par l’irresponsabilité (ce n’est pas ma faute), corrompus par la peur (la loi du plus fort reprend du poil de la bête), corrompus par la jalousie (le rêve américain), corrompus par l’égoïsme (comme les Nimbies). Beau boulot, c’est notre œuvre.
Donc, que dire d’une démocratie schizophrène qui ne représente plus que l’ignorance, l’irresponsabilité, les peurs, les frustrations et l’égoïsme de certaines corporations-classes?
Concernant la schizophrénie de notre société :
1. Que répondent les politiciens à l’objectif inavoué de notre société qui est de supprimer l’emploi, le travail, voire l’activité (par la technologie) ?
2. Que pensent-ils de l’augmentation du prix de l’essence et de l’augmentation du taux Co2 dans l’atmosphère, qu’est-ce-qui est souhaitable ?
17 mars 2008 à 14:12. Lien permanent.
Une minuscule observation à l’usage de Michel, que je laisse raisonner (ou déraisonner) à sa guise : je n’ai AUCUNE rancune contre personne. La seule qualité (ou le seul défaut) que je me reconnaisse, c’est la tolérance.
17 mars 2008 à 14:19. Lien permanent.
Cher Michel, votre façon de faire l’apologie de la démocratie suisse ne fait en rien avancer le débat. La France n’est pas plus prête à revoir sa vision de la démocratie, que la Suisse ne l’est à accueillir tous ceux qui en rêvent. C’est facile de remettre en cause le système français quand on en fait pas parti.
De toute façon même si chaques propositions du grenelle de l’environnement avait fait l’objet d’un referundum, il y a fort a parier que pas grand chose ne serait passer, pour reprendre une phrase que j’ai lu je ne sais plus ou : « Tous le monde veut sauver le monde, mais personne ne veut descendre les poubelles ».
L’homo sapiens ne raisonne qu’en terme d’intérêts individuels et immédiats, et tant que ça n’aura pas changé, on ne pourra pas changer grand chose à notre train de vie dévastateur.
Il faudrait oublier un peu notre pouvoir d’achat et notre croissance et se rappeler que, comme le dise les bouddhistes : « être heureux ce n’est pas satisfaire toutes nos envies, c’est réussir à s’en libérer »
Vincent
17 mars 2008 à 15:20. Lien permanent.
Rien n’a réellement d’importance
La démocratie est la loi de la majorité ! La seule chose a faire est donc de continuer à militer à tous les niveaux. J’espère convaincre dix personnes, qui elles même, peut-être parviendront à convaincre dix personnes, et ainsi de suite, jusqu’au jour où les idées que je défends seront majoritaires. Souvent, je me dis (ou l’on me dit) que c’est mission impossible.
Eh bien tant pis, je me répète mais « Ceux qui vivent son ceux qui luttent » disait Victor Hugo.
Et si l’on perd, cela sera un non événement à l’échelle des cents milliards de soleils que compte notre galaxie, et des cents milliards de galaxies présentent dans l’univers.
Il y a sans aucun doute d’autres formes de vies, et seules celles qui se sont adaptées à leur environnement perdureront, c’est une loi universelle. Il est juste regrettable que les parasites que nous sommes finiront par détruire la quasi totalité de la vie sur notre belle planète.
Pour terminer, je dirai à Yves Paccalet, comme il est dit dans la bible : « Nul n’est prophète en son pays ».
17 mars 2008 à 15:43. Lien permanent.
« C’est facile de remettre en cause le système français quand on en fait pas parti. »
mauvaise pioche: j’en fais partie, je suis inscrit sur les listes electorales françaises. Vous devriez réflechir un peu avant de poster, vous auriez l’air moins bête.
Mais oui, c’est plus facile pour moi, car je connais les deux systèmes politiques, ce qui n’est visiblement pas votre cas. Si vous etiez un peu plus humble et plus ouvert d’esprit, vous ecouteriez pour apprendre…
17 mars 2008 à 15:46. Lien permanent.
Michel, sur ce blog, personne n’a l’air « moins bête » ou « plus bête » que quelqu’un d’autre. C’est la deuxième et dernière fois que je le dis : je n’accepterai ici aucun terme à caractère injurieux.
17 mars 2008 à 16:21. Lien permanent.
@Patrice. J’essaie de convaincre depuis un petit bout de temps la génération de mes parents à la valeur première qui est l’écologie. Que répondent-ils ? – On en fait déjà beaucoup en matière d’écologie. – Il y a des gens responsables au plus niveau de l’état qui savent évaluer les limites à ne pas dépasser. J’ai envie de leur répondre mais je ne sais plus quoi leur dire tellement je suis dépité par leur mauvaise appréciation de la situation et le mépris qui va avec.
17 mars 2008 à 17:15. Lien permanent.
A Lenseclaes,
« Il y a des gens responsables au plus niveau de l’état qui savent évaluer les limites à ne pas dépasser. »
Le truc c’est que ces gens ne savent pas quelles sont les limites à ne pas dépasser, car personne ne les connait réellement, la communauté scientifique elle même est divisée.
De plus, les responsables actuels de l’Etat, sont largement plus orientés sur l’économique que l’écologique.
En clair, si on peut faire du fric avec l’écologie, tant mieux, sinon vive l’économie.
Mais attendons quand même le projet de loi « Grenelle » qui devrait être dévoilé dans les prochains mois, pour voir si on fait un pas dans le bon sens.
Enfin, les responsables de l’Etat sont aussi à l’écoute des citoyens, qui sont leurs électeurs.
Il appartient donc aux citoyens de les pousser à appliquer telle ou telle politique.
17 mars 2008 à 18:15. Lien permanent.
Patrice André : merci pour cette belle citation de Victor Hugo que je ne connaissais pas et qui me rassure. Car, oui !, je me sens « vivante » quand je tente d’aborder certains sujets, soit on nie mes arguments, soit on m’ignore tout simplement. Or (ceci pour Lenseclaes, bien que j’ignore votre âge et donc ne sais pas ce que vous entendez par « la génération de mes parents »), ma plus grande et plus belle surprise a été de trouver récemment une interlocutrice à l’écoute et en accord avec moi en la personne de ma maman.
17 mars 2008 à 20:21. Lien permanent.
Je n’ai pas de solution : mon objectif, ce n’est pas de construire la société de demain, c’est de montrer qu’elle ne doit pas ressembler à celle d’aujourd’hui.
(Albert Jacquard
Si la politique au sens Platonicien ne réglera pas la marche du monde ni sa préservation, (il n’ya plus de doute sur la question), hélas… aucun citoyen fût- il un représentant écologique ne sera écouté, aucune organisation, même extrement structurée et puissante ne sera entendue tant que l’écologie sera présentée comme une utopie, un atol pardisiaque iréel. Moi je ne me sens pas du tout cette âme de devin, c’est pourquoi je tente de donner du sens à ma vie en développant d’innombrables micros reseaux de résistance, le cercle familial, les tribus, c’est une éthique modèste, réalisable qui ne signe pas de grands discours, ni de chèque en blanc aux écologistes, je me contente de développer un sens pratique à l’usage des communautés ordinaires et non des élites.On peut développer d’inombrables stratégies de communication, à l’image de la campagne de lutte contre le tabac et les phrases choc inscrites sur les paquets, évidement que personne ne veut mourir d’un cancer de la gorge, bien sûr que personne ne souhaite la déstruction pourtant programmée de notre environnement naturel, mais qui y contribue de manière silencieuse, un peu plus chaque jour?
la question est finalement Platonicienne: qui doit gouverner, vagues souvenirs de la République!! le philosophe ou le Roi.. et aprés? L’urgence c’était hier, aujourd’hui c’est trop tard pour un discours raisonnable. Celui qui a la solution est condamné à une forme de resistance, mais méfiance envers tous ceux qui croient avoir trouvé, c’est suspect.. j’ai plus de crédit pour ceux qui cherchent envcore et toujours, j’en fait parti, mes amis en font parti, certes la philo y contribue, elle corrige les myopies, mais seul notre conscience commande les gestes de survie.
Lionel D
18 mars 2008 à 16:56. Lien permanent.
Pour ceux qui seront dans le coin :
Au festival « Sciences frontières » de Marseille, palais du Prado, le débat inaugural (mercredi 02 avril à 18 heures) aura pour thème l’ »Homo durabilis ». Il réunira, outre votre serviteur, Jean-Marie Pelt, Pascal Picq, Marc Jolivet, etc. Signatures, tables rondes et conférences. Le lien : http://www.sciencefrontieres.com
19 mars 2008 à 10:06. Lien permanent.
Je viens de lire tous vos échanges sur les trois derniers textes de Yves.
Et voilà que ça chauffe une nouvelle fois avec Michel. Quand on idéalise à ce point la « démocratie à la Suisse » on peut se poser la question d’un possible aveuglement de l’observateur. Quand on lit les commentaires de cet observateur (fond et forme) on peut aussi s’interroger sur son calme, sur son contrôle. Alors Michel, on respire un bon coup (le bon air frais des montagnes), on avale sa colère et on exprime son point de vue caalmmeumment comme un Suisse. Pour le sujet de fond qui est la démocratie participative les avis sont forcément multiples. Comme pour tout sujet d’ailleurs, la pesée des avantages/inconvénients que chaque individu peut/doit faire, ne peut-être que relative/subjective. Elle dépend de notre culture/formation. La balance « absolue » n’existe pas.
Dans ce cadre on peut parler de l’expression du « Je » et du « Nous ». L’intervention de Véronique (du 03/03/08) refusant d’être intégrée dans le « Nous » qu’utilise fréquemment Yves m’interpelle. Je ne voudrais pas faire de philosophie car j’en serais bien incapable mais je souhaiterais formuler quelques « évidences » ou « banalités » à destination de Véronique et de vous tous bien sûr.
Le « Je » n’existe pas sans le « Nous » : pour procréer il faut être deux et deux c’est déjà « Nous ». Adrien Yuuto, un nouveau « Je » qui s’exprimera bientôt (aussi bien que son papi Yves j’espère) est issu d’un « Nous » franco-japonais.
Le « Je » a une existence très courte (la partie d’une vie où la personne a la conscience d’exister et la capacité de s’exprimer), seules les multitudes de « Je » c’est-à-dire les « Nous » assurent la pérennité de notre Humanité.
Dans nos démocraties, tous les « Je » reconnus par la communauté peuvent s’exprimer (n’est-ce pas Michel !) mais c’est le « Nous » majoritaire qui l’emporte et qui s’applique au « Nous » communauté.
Alors oui le «Je » peut/doit s’exprimer, s’indigner, se rebeller, etc… (calmement si possible) mais sans le « Nous » majoritaire, il n’est pas grand-chose sinon rien.
Le « Nous » généraliste que Véronique reproche à Yves est un fait, une réalité. Pour sa bonne conscience le « Je » peut rejeter le choix du « Nous » mais cela devient du virtuel. Les « Je » ouistes du référendum sur l’Europe ont hurlé leur réprobation, cela n’a rien changé. Les « Je » anti-sarko ont maintenant Sarko comme Président de tous les Français pour au moins un mandat. C’est notre règle certainement imparfaite mais comparée aux dictatures de tous types qui dirigent la plupart des pays, « Nous », somme des « Je » Français, avons relativement de la chance, pour le court terme bien sûr.
Mais pour le long terme c’est une autre affaire, notre démocratie est incapable de le prendre en charge par principe en quelque sorte. Le « haut » ne fait que représenter le « bas », le « Nous » majoritaire. Dans les faits pour la majorité seul le court terme compte: le pouvoir d’achat, l’emploi, le confort. C’est notre culture d’enfants gâtés qui domine.
Alors dans ce contexte je crains qu’il n’y ait malheureusement aucune action positive et volontariste d’initiative humaine et de niveau planétaire susceptible de ralentir la machine infernale de ce dérèglement climatique qui s’annonce catastrophique pour la vie sur Terre. Faut-il par désespoir baisser les bras. Non bien sûr au moins pour la bonne conscience de notre « Je ». Un miracle (si je puis dire) pourrait venir de l’effondrement brutal du système économique mondial initié soit par ses vices intrinsèques soit par les retombées de grandes catastrophes naturelles ou de guerres touchant les pays riches et dominants. Il est bien évident que dans le chaos qui en résulterait les dictatures prendraient le dessus sur nos démocraties. Il faudrait donc un deuxième miracle pour que ces dictatures soient éclairées, visionnaires, lucides, puissantes, etc…Probabilité nulle !
Alors Yves faut-il avoir peur de l’avenir (ou du futur immédiat) ?
S’il s’agit de l’avenir des vieux « Je » que nous sommes, probablement non car il est très limité dans le temps. Nous sommes partis de très bas et nous avons connu la plus grande progression de l’humanité en tous domaines et ceci dans l’inconscience quasi-totale des dérèglements/déséquilibres que notre mode de vie préparait. Nous sommes la génération de « Je » qui peut dire « je ne savais pas ». Mais nous avons élevé nos enfants dans cette culture aujourd’hui reconnue par quelques humains lucides mais largement minoritaires, comme folle et suicidaire. Alors responsables mais pas coupables ?
S’il s’agit de l’avenir de nos enfants et petits enfants, la descente sera très dure. Ils n’auront certainement pas notre « chance ». Ils verront probablement le début de l’agonie de la biodiversité « supérieure ».
Et alors faut-il craindre le futur ? La réponse est évidemment oui pour notre Humanité, pour toute la biosphère actuelle de cette planète miracle qu’est la Terre. La réponse est probablement non si l’on se projette vers une autre échelle de temps. Comme nous l’avons déjà exprimé de nombreuses fois dans ce blog, la planète se remettra probablement de nos imbécillités dans ses cycles naturels de plusieurs dizaines de milliers voire millions d’années. Nos molécules, atomes, particules, « vivront » cette renaissance et qui sait, intégreront quelques êtres réellement intelligents et dépourvus de ce gène catastrophique que l’on appelle « possession ».
Pour revenir sur le court terme et sur l’action militante « sauvons notre planète » au moins pour la bonne conscience de notre « Je », je vous invite à écrire en masse à l’Elysée pour proposer la mise en place, au niveau de l’Europe dans un premier temps, d’une Organisation de Gestion de l’Energie (exploitation des ressources, production, distribution, économies…). Toute notre civilisation, tous nos conflits, tous nos dégâts sur l’environnement ont pour origine la maîtrise, la possession de toujours plus d’énergie. Notre Président va présider l’Europe dans quelques mois. Alors tentons de mettre son Ego démesuré au service d’une bonne cause. Comme je vous l’ai déjà dit dans des échanges précédents (le 07/02/08), j’ai envoyé deux mail dans ce sens à l’Elysée. J’ai eu à chaque fois des réponses assez détaillées rappelant les décisions du Grenelle et insistant sur le grand intérêt que porte notre Président aux problèmes de l’environnement. Alors chiche faisons de la démocratie directe du très « bas » vers le très « haut ». Cela devrait a priori rapporter un petit peu plus ( ?) que de pisser partout, avec en plus une participation massive des femmes exclues de cette démonstration masculine.
Amitiés à tous et mille excuses pour toutes mes contradictions bien humaines et issues d’un certain désarroi. Mais cela fait du bien de s’exprimer. Merci Yves.
19 mars 2008 à 13:22. Lien permanent.
\o/
Magnifique !
19 mars 2008 à 14:36. Lien permanent.
L’ego humain ne fera pas sa révolution copernicienne. Par conséquent, soit l’homo-sapiens réussit à s’en sortir en améliorant ses connaissances et en en tirant le meilleur parti, soit il se prendra une grande claque dans la gueule.
19 mars 2008 à 15:35. Lien permanent.
Pour Marc :
Oui, bravo pour ce texte de réflexion – de fond et d’opportunité. Ecrire à l’Elysée pour demander des comptes sur le Grenelle ne peut qu’être positif : not’ Sublime Président s’est engagé, on a la cassette, et en effet l’Europe (que la France va chapeauter) a des moyens d’agir que ne possède aucun de ses pays constitutifs.
Pour Véronique :
En général, le « nous » que j’emploie ne désigne pas quelques individus, mais l’espèce humaine. Le « je » est philosophique (impersonnel), sauf quand je raconte une histoire qui m’est arrivée. Ainsi, « nous » sommes une espèce dévastatrice, égoïste et criminelle (parfois aussi créatrice, admirable et fraternelle). « Je » suis un être de conscience et de réflexion. et « je » vais aller prendre une aspirine parce que j’ai mal au crâne, ce dont « nous » n’avons strictement rien à cirer.
19 mars 2008 à 15:54. Lien permanent.
Marc,
Les « Je » ouistes du référendum sur l’Europe ont hurlé leur réprobation, cela n’a rien changé.
Sauf que les « Je » ouistes, sont aujourd’hui satisfaits par la ratification programmée par voie parlementaire (excepté pour l’Irlande) du traité de Lisbonne. N’est-ce pas la une entorse, ou à minima un contournement de « notre règle » ?
Autre exemple : les dernières élections municipales ont été une claque pour le pouvoir actuel. Comment a-t-il interprété le message ? Il va accélérer les réformes sans rien changer à la politique menée.
Il me semble donc que, de plus en plus, la voix du peuple n’est plus entendue que si elle répond au vœu du pouvoir.
Notre « chance » ou plutot notre droit me semble de plus bafoué au profit d’une doctrine qui serait plutôt du type : « Travaille, consomme, et ferme ta gueule ! ». Notre démocratie s’inscrit de plus en plus dans une dictature ultra libérale mondiale.
Vous dîtes plus loin : « Dans les faits pour la majorité seul le court terme compte: le pouvoir d’achat, l’emploi, le confort. C’est notre culture d’enfants gâtés qui domine. »
Culture d’enfants gâtés certainement, mais aussi d’enfants assujettis.
On a vidé les campagnes pour gonfler démesurément les cités. Or, s’il est possible à la campagne de se débrouiller sans trop de pouvoir d’achat (possibilité d’avoir un potager, un poulailler, possibilité de faire son bois de chauffage, cueillette…), le citadin n’a que le contenu de son portefeuille, pour satisfaire ses besoins. Et ces derniers temps ce contenu a fortement diminué. Il y a aujourd’hui beaucoup de foyers qui rognent sur le budget nourriture pour boucler les fins de mois. Et effectivement, dans ces conditions : « seul le court terme compte ».
Dans de telles conditions, je me garderai également d’affirmer que : « Les « Je » anti-sarko ont maintenant Sarko comme Président de tous les Français pour au moins un mandat. »
Pour ce qui est de l’avenir un peu plus lointain, il me paraît à peu près semblable à ce qui est décrit dans Mad max, avec des maladies diverses et variées en sus.
Pour ce qui est d’écrire à Sarkozy le premier, je crains que son « je » se tamponne de notre « nous », mais bon, ça coute rien d’essayer.
19 mars 2008 à 16:07. Lien permanent.
Concernant le débat inaugural du 2 avril du festival “Sciences frontières” de Marseille, si quelqu’un part de ou passe par Montpellier, je veux bien faire partie du covoiturage. Et en tant que brave pompom girl, ce serait avec une immense joie que je viendrais chercher une dédicace d’Yves
.
19 mars 2008 à 19:30. Lien permanent.
@yves Paccalet
J’ai longtemps vécu à l’étranger, et je découvre qu’il y a un Green Cross International.
Peut-être devriez-vous vous faire connaître du grand public dont je fais partie ?
Est-ce que dans votre mouvement vous condamnez les stupides rallyes Dakar, Gazelles, Andros et F1 ?
Parce que à ce jour, je n’ai entendu aucun écolo les condamner.
@marc
vous dites:
« tous nos conflits, tous nos dégâts sur l’environnement ont pour origine la maîtrise, la possession de toujours plus d’énergie »
Je pense que le gaspillage des énergies existantes est à l’origine du déclin de la planète.
RDV sur:
http://dikshawanadoo.fr.over-blog.com
19 mars 2008 à 22:14. Lien permanent.
Pour Hifi :
Oh ! oui, on les condamne, ces pétarades bouffeuses de pétrole et écrabouilleuses d’enfants… J’ai même regretté sur ce blog (voir quelque part en amont) que le Paris-Dakar ait été torpillé non pas par les indignations légitimes des écolos, mais par les menaces d’attentat des islamo-terroristes en Mauritanie. Je ne savais pas, alors, que cette course, ce concentré d’imbécillité rugissante et polluante, allait renaître sous une autre forme, dans les paysages sublimes de la Patagonie et du désert d’Atacama…
19 mars 2008 à 22:26. Lien permanent.
Autos pipo
On nous a fait croire à vous et à moi que la compétition autommobile était la vitrine du savoir et des téchnologies de pointes, on nous à fait miroiter de sublimes applications, dont certaines se sont révélées tres utiles dans les années 90: ABS , ESP pour corriger les trajectoires.. sauf qu’aujourd’hui on est loin du compte, la compétition auto ne dessert plus quelle même, pire elle montre le ridiqule de la situation: gigantesque gachis énergétique, pollution..
Sauf que tout ça on le savait depuis fort longtemps, et personne, aucun écolo n’a eu la force et le crédit médiatique pour remettre en cause cette hérésie, pourquoi, sans aucun doute parce que la communication dans notre société fait des antis des adversaires rétif au progrés, les écolos sont encore et toujours catalogués comme des ringards qui s’éssouflent et dont le discours vient troubler la quiétude des puissants, sauf que le courant change, il se pourait bien que sur le prochain génerique du Dakar soit engagé des voitures propres, hybrides, fonctionnant à l’eau, que sais-je, ce qui est sûr c’est ce que nous dénnonçons depuis des années, va devenir une vérité de la Pallisse, c’est pourtant évident maintennt que le gouffre environementale est proche. Il est donc temps de prendre le train en marche et d’afficher nos convictions environmentalistes en prenant une longueur d’avance, les multinationales et les trust seront les premiers surpris par ce comportement, enfin de là à cautionner les rallyes et les adeptes du 4×4(dont je suis adepte pour travailler en montagne, seulement sur piste), il y a un pas..
Lionel D
20 mars 2008 à 13:59. Lien permanent.
Bonjour
Je viens de terminer la lecture de votre livre « L’humanité disparaitra… » et je viens également de découvrir votre blog.
Merci de m’avoir aider à y voir plus clair.
J’avais tout cela enfoui en moi en je ne savais comment l’exprimer.
Il y a quelques des textes qu’on découvre et que l’on avais en soit sans le savoir.
Je repense aux articles de Pierre Fournier dans la Gueule Ouverte dans les années 70…
20 mars 2008 à 14:32. Lien permanent.
Oui hifi, je vais me répéter, toutes nos dégradations, toutes nos pollutions, tout ce déséquilibre planétaire qui commence à se manifester par le dérèglement climatique, ont pour origine l’utilisation massive et non raisonnée/maîtrisée de cet extraordinaire « outil de progrès » qu’est l’énergie. Cet outil étant indispensable à l’humanité, soit on met tout en œuvre et rapidement pour le maîtriser au niveau mondial et les dégâts planétaires seront limités, soit on continue comme maintenant à faire n’importe quoi chacun de son côté et si possible en faisant la course à toujours plus et alors « l’humanité disparaîtra, bon débarras ! » pour citer qui vous savez, et malheureusement elle ne sera pas seule à disparaître.
Un petit exemple pour situer le n’importe quoi, qui va probablement réveiller des allergies.
Selon vous quel est le choix le plus réaliste dans l’urgence actuelle de limiter le réchauffement climatique:
Celui de la France avec ses centrales nucléaires sous contrôle/surveillance étatique, assumant le risque d’accident régional de faible probabilité et le traitement de ses déchets ?
Où celui de l’Allemagne qui sous la pression des Verts abandonne ses centrales nucléaires pour les remplacer par de nombreuses centrales à charbon (de très mauvaise qualité) qui crachent et vont cracher des millions de tonnes de ces GES mortels à moyen terme pour une bonne partie de la biosphère ?
Faut-il crier au crime contre l’humanité parce que l’on va léguer aux générations futures quelques milliers de tonnes de produits radioactifs de longue durée de vie et confinables sans risque planétaire et ignorer les milliards de tonnes de GES aux conséquences à coup sûr dramatiques pour l’humanité et la biosphère à court terme ?
Est-ce réaliste aussi de préconiser l’installation de milliers d’hectares de panneaux solaires connaissant le coût écologique (ou emprunte) de la production de ces panneaux. Ce n’est pas grave, la production est faite en Chine et la pollution associée est bien loin de chez nous ! Foutaise !
Dans la situation où se trouve notre civilisation, le réalisme n’est-il pas d’appliquer les bons vieux dictons de nos ancêtres comme « entre deux maux il faut choisir (objectivement) le moindre »
Toutes ces réflexions, ces arbitrages, ces choix, ne seront efficaces au niveau planétaire que s’ils sont faits par un organisme reconnu par tous les pays et assurant une gestion équitable de l’énergie. Alors vite, très vite il faut que nos politiciens mettent en place cette Organisation Mondiale de l’Energie (OME), sinon…
Mais suis-je réaliste ? Non bien sûr !
Alors j’arrête de radoter… pour l’instant.
20 mars 2008 à 14:39. Lien permanent.
Peste ou choléra ? Heu… Et la philosophie du peu ? Et la réorganisation de la société pour limiter ses besoins énergétique ? Y compris par l’utilisation des nouvelles technologie, le télétravail par exemple. Mais je crois que le débat a déjà eu lieu sur ce blog, voir le billet « Nucléaire…to be or not to be », et le précédent.
Par contre bien sûr, oui à l’OME et vite !
20 mars 2008 à 15:38. Lien permanent.
La zone de turbulences, au sens premier, on est en plein dedans à Tincave, aujourd’hui, pour fêter le printemps : il est tombé 50 centimètres de neige depuis ce matin ; à 20 heures 30, ça continue…
Bon suicide, pendant les vacances de Pâques, pour les amateurs de hors piste ! Pensez à Chantal Sebire en vous jetant dans le couloir à avalanches…
21 mars 2008 à 20:44. Lien permanent.
Nous devons tout faire pour changer les mentalités afin que le monde change et soit meilleur !
Celui qui ne veut pas changer est suicidaire et il est complice d’un monde de plus en plus chaotique (injustice, inégalité, précarité, maladie, guerre, déforestation, pollution, changement climatique, disparition de la biodiversité, donc destruction de la planète et de nous-même) !
21 mars 2008 à 22:14. Lien permanent.
Ski suicide?
Bonjour Yves, je suppose que le terme suicide pour la pratique du ski est une provocation qu’il convient de prendre au second degré?
Il me semble avoir compris cela, mais je ne suis pas du tout d’accord avec les raccourcis qui rangent le tout un chacun dansla catégorie des grands malades et des inconscients, à la montagne suicide moi j’oppose la montagne lucide, mais le risque est toujours présent, c’est paradoxalement grâce à lui que nous mesurons le sens de notre vie, de là à sauter par toutes les fenêtres qui s’ouvrent à nous..
Offensive de l’hiver, tant mieux, une preuve que l’homme emprunte la terre et ne la possédera jamais. C’est grand beau du côté de la Pierra menta et du grand mont, grand respect pour Bruno Chardin mon amis Savoyard qui y repose dans le silence de la montagne, c’est aussi cela notre substance montagnarde.
bon ski, et méfiance pour les raccourcis qui frappent le sens commun et participent au grand n’importe quoi dans notre société d’image.
Lionel D
22 mars 2008 à 9:51. Lien permanent.
Pour Lio :
On peut prendre des risques. J’en ai pris pas mal dans ma vie, sous la mer, sur les glaciers, sur les volcans, en hélicoptère, en soucoupe plongeante, dans les tempêtes et les blizzards… C’était à chaque fois pour le plaisir de faire avancer la science et (accessoirement) de vivre un grand moment. Certains parleraient de « conduite suicidaire ». Mais non : il s’agissait du bonheur de vivre et de partager des émotions à travers des livres, des articles, des films.
Lorsque je parle de « suicide » chez certains jeunes que je vois se lancer en ski extrême ou en surf des neiges dans des couloirs à avalanches où le risque de coulée est de 4 sur 5 ou 5 sur 5, je me dis que c’est autre chose : cela ressemble au défi à la mort que représentent aussi certaines drogues ; ce genre d’expérience n’est pas loin de la pulsion de mort chère au Dr Freud…
22 mars 2008 à 13:11. Lien permanent.
Yves, avez-vous réussi à faire entendre la nécessité de la prise en compte de l’écologie lorsque vous étiez au conseil municipal ?
22 mars 2008 à 14:59. Lien permanent.
Pour Damien :
En deux ans, j’ai fait avancer certains dossiers, comme celui de la station d’épuration. J’ai lancé plein d’idées : le tourisme vert, les sentiers, la nature, le resserrement des liens avec le parc national de la Vanoise, l’arrêt du bétonnage, etc.
Et j’ai été battu aux dernières élections. Contre moi, le slogan employé par ceux qui voulaient la « croissance » pour la commune, c’était (outre pas mal d’injures) : « Qu’il retourne dans son bateau » (sous-entendu : la Calypso). Ou encore : « Qu’il aille vivre avec ses amis les loups. »
Finalement, deux propositions qui me conviendraient bien !
22 mars 2008 à 16:00. Lien permanent.
Cher Yves, merci de votre réponse
Sur le fond je sais que nous sommes sur la même longueur d’onde, comme de nombreuses personne sur votre blog,mais j’ai toujours du mal avec les valeurs communément reconnue par nous et notre société: tous les jeunes boivent, fument, conduisent vite et sont responsable de plus graves accidents routiers, on oublie trop facilement les anciens au volant, les quinquagénaires tarés qui ne supportent par leur dernier divorce, les routiers, ceux qui pensent avoir tout vu tout compris.. la liste est longue.
Sur un autre plan, vous quittez le conseil de Bozel, et pour moi débute l’aventure de l’écologie au sein d’un conseil municipal DVG et vert, cette aventure sera sans doute semée de désillusions, mais exaltante à vivre, j’y crois encore, mais pas de chèque en blanc ni de comportement sectaire!!!, nous pourrons en bavarder si vous le voulez.
merci
Lionel D.
22 mars 2008 à 17:40. Lien permanent.
Je suis dans le même cas que Lionel dans une petite commune de 2000 habitants mais sans étiquette. J’espère aussi, modestement, faire progresser la prise en considération des enjeux environnementaux sur ce petit territoire. J’ai quand même l’espoir que nous serons de plus en plus nombreux dans différentes communes à avoir cette ambition. Mais une chose est sûre : il y a du travail sur la planche, je m’en rends déjà compte…
22 mars 2008 à 19:50. Lien permanent.
Conduites à risque
La phrase qui suit et qui circule dans les milieux montagnards aurait pu servir la cause de votre dernier livre, Yves que je fini de dévorer.
si tu tombes c’est la chute, si tu chutes c’est la tombe !
Lionel D
22 mars 2008 à 20:46. Lien permanent.
@yves paccalet
Merci pour votre réponse.
A la lecture de vos commentaires, je suis un peu plus rassuré…
Je vous avais pris pour « un écolo d’opérette », vous savez ce genre de personnages qui préconise le vélo en ville, mais qui se précipite dans les boutiques branchées « écolo » pour acheter la dernière tong « très tendance », et qui vous démontre que cela » est bon pour la croissance » …
Bonne lutte, avec ou sans les loups !
23 mars 2008 à 19:15. Lien permanent.
@hifi
Dommage que vous ne soyez qu’un peu rassuré !!!
Depuis plus de 35 ans Yves défend le droit des hommes à vivre sur une planète hospitalière. Il défend le partage des richesses naturelles entre tous les hommes ! Pas de sacrifice insupportable mais un peu de raison et une vraie réflexion sur le sens qu’on pourrait donner à notre vie… à une vie un peu différente, plus altruiste, moins avide d’inutile et plus riche des plaisirs oubliés dans les slogans publicitaires.
Essayons de ne pas simplifier à l’extrême en le traitant d’ « écolo » au sens péjoratif. Et non, il n’a jamais porté de tongs surtout branchées : il semble d’ailleurs particulièrement hermétique à la « branchitude ». Il n’impose rien, il suggère des solutions pour que notre monde reste vivable pour les générations futures. Pas de vélo pour tous mais pas de 4×4 uniquement pour le plaisir ; pas de bougie mais pas d’arbre de Noël permanent sur l’ensemble de la planète ! Pas de chômage faute de consommation mais place au progrès et à la recherche lorsqu’ils sont sources de bien être pour l’humanité entière.
Je sais de quoi je parle, je suis sa première lectrice, critique et… groupie depuis toutes ces années. Mais ce n’est apparemment pas le cas de la majorité des électeurs de la commune de Bozel !
24 mars 2008 à 12:58. Lien permanent.
Bonjour monsieur Yves Paccalet
J’ai vu mardi 8 avril une rediffusion de la « la Place du village » de Tv8 Mt Blanc où vous étiez l’invité.
J’ai apprécié votre démarche « du haut et du bas les mains dans le cambouis ».
Vous évoquiez comme dans votre note « zones de turbulence » du 17 mars 2007? « Je me suis bagarré pour la station d’épuration »
Sur internet la station de Bozel apparaît traditionnelle…
Pourriez vous en dire plus sur la nature du combat mené par l’écolo scientifique et philosophe tel que vous vous définissez?
Et que pensez-vous de la station à lits à macrophytes de Curienne? http://www.curienne.com/rubriques/station/
10 avril 2008 à 9:21. Lien permanent.
Salut à toutes et à tous,
Je préfère vous prévenir, je ne vais pas faire avancer le schmilblick ; d’autres si sont cassés les dents avec classe. C’est simplement ma petite analyse, mon constat amer.
Peut-on encore douter du déséquilibre des écosystèmes engendré par la cupidité, la mégalomanie, l’ignorance et l’insouciance, d’une majorité d’êtres humains ?
Les exemples (visibles ou non) ne manquent pas : infrastructures routières, industrielles et touristiques, agriculture intensive et monoculture, déforestation, pollutions innombrables, surpopulation, surexploitation des ressources naturelles, braconnage, etc.
Bel inventaire, n’est-ce pas ?
Mais combien de temps encore Gaïa supportera t’elle ces agressions ?
Ok, soyons optimistes ! Il y a forcément des signes d’espoirs : …euh,…la…le…
Mais oui, bien sûr ! le Grenelle de l’environnement ! Ah, ça c’est bien ! Nous sommes des champions dans ce domaine. C’est génial ces grands colloques politico-médiatiques qui permettent surtout à nos puissants de se dédouaner en public : « Vous ne pouvez pas dire que nous ne faisons rien, voyez le Grenelle et les autres…». No comment.
Que dire de la mise sous cloche d’espaces plus ou moins naturels que nos décideurs s’empressent de nous jeter à la figure lorsque l’on demande un peu de clémence pour la biodiversité.
Et pas d’illusion, l’ultime but, c’est bien de saccager en périphérie, la conscience tranquille. Mais qui s’en souci vraiment, mise à part ceux qui dénoncent le problème ?
Je ne me voile plus la face : je sais désormais que les dès étaient pipés depuis des lustres, que c’était foutu d’avance… Mais, j’aurais bien voulu me tromper.
Certes, je verse toujours ma dîme à diverses associations naturalistes, mais sans convictions.
J’ai pleuré, j’ai adhéré, j’ai milité, j’ai manifesté, j’ai espéré, j’ai constaté…je pleure.
Maintenant, quand je me ballade, je ne scrute plus trop l’horizon.
Mais j’ai quand même le cœur qui crépite quand mes yeux embrassent la Fauvette grisette, le Lézard vert ou le magnifique Bleuet. Là où ils résistent encore.
Je ne ferais sans doute pas d’autres commentaires, car je ne voudrais pas saper le moral de certains optimistes forcenés, que je respecte et admire par ailleurs.
Voilà, j’espère seulement qu’un jour, cher Yves, nous aurons le plaisir de nous enivrer autour d’une bonne bouteille de Vin bio de Savoie ou d’ailleurs* tout en dissertant sur la folie des hommes et la beauté déclinante de notre vieille Terre !
A moins que la troisième (et définitive) soit déclenchée et qu’une petite merveille de technologie destructrice s’invite à notre table pour trinquer avec nous une dernière fois.
Dans ce cas, on s’en reprend une deuxième**! Enfin, si on a le temps…
*Avec modération, bien sûr…
** Dans ce cas figure, pas de restriction…
14 avril 2008 à 12:36. Lien permanent.