Les margoulins de l’écologie

10 avril 2008

« Margoulin, n.m. (mot dial.). Fam. : commerçant, homme d’affaires peu scrupuleux. » (Petit Larousse Illustré.)

Il y a les gros industriels, les gros commerçants, les gros paysans liés au pouvoir politique, qui torpillent l’idée que nous nous faisons de l’écologie. Qui anéantissent notre conception de ce qu’on peut appeler (allons-y !) le développement durable, la solution par les petits gestes ou la responsabilité quotidienne personnelle. En témoigne, en ce moment, le sort réservé aux conclusions du Grenelle de l’Environnement.

Il y a les moins gros, et même les petits, qui se jettent sur le marché « porteur » de l’écologie, qui s’emplissent les poches, qui profitent des aides de l’Etat pour vendre leurs installations à des prix insensés, et qui se fichent du consommateur comme de leur première arnaque, au risque de dégoûter le citoyen ordinaire de l’idée même d’écologie.

J’ai commandé récemment une pompe à chaleur, solution de chauffage domestique assez adaptée à la montagne. J’étais content de mettre un peu d’argent dans Kyoto et la réduction des gaz à effet de serre. Mais la société qui me l’a vendue m’a fourni un matériel qui ne correspondait pas à la demande, et l’a fait installer par un sous-traitant qui n’a lui-même pas respecté un nombre important de points pourtant écrits en gras sur la notice officielle. Résultat : une panne en deuxième semaine, et la nécessité de reprendre une partie des travaux. Des emmerdements multiples (coups de téléphone et mails auxquels personne ne répond, lettres idem, interventions auprès de mon assureur, demain peut-être procès pour malfaçon…).

C’est désespérant. Non pas tellement pour moi : j’assume et je sais me défendre (enfin, là je me vante : c’est ma compagne qui se tape le boulot !). Mais pour le principe : qui peut accepter gaiement de payer trop cher une installation défectueuse ? Les margoulins sont dans la maison verte. Ils profitent de la vague écolo. Ils polluent le peu d’avenir qui nous reste. Les ménages les plus modestes, comme toujours, sont les premières victimes.

Il va falloir sévir. Resserrer les règlements. Contrôler l’exécution des tâches. Punir les escrocs… Je suis triste, moi le soixante-huitard qui rêve encore d’interdire d’interdire, de constater que seules la loi et la répression pourront venir à bout de ces parasites. Je sais bien qu’en écologie générale, le parasitisme est un mode de vie répandu et probablement nécessaire. Mais je ne me sens pas consolé.

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31 réponses à Les margoulins de l’écologie

  1. hifi dit :

    M.Paccalet,

    Votre « coup de gueule » est assez révélateur d’un défaut bien français: « pas vu, pas pris » !, ce qui veut dire en clair, que aussi longtemps que les rapports sociétaux ne seront pas régulés intelligemment par la juridication (= procès), le « petit » consommateur français sera toujours le perdant.

    Sans tomber dans l’excès américain des procès, j’ai constaté moi-même l’aspect positif de la crainte du procès pour malversation; par exemple, lors de mon séjour aux USA, j’ai vendu ma voiture d’occasion à un inconnu, simplement en présence d’un ami, en tapant dans la main de l’acheteur, comme on le fait dans certaines foires aux bestiaux !

    La crainte du procès est telle que le commun des mortels se comporte honnêtement.

    Concernant « les margoulins de l’écologie », je vous suggère d’aller sur mon blog, où j’en dénonce quelques uns, notamment en lisant le post intitulé  » l’horrible paradoxe  » , dans lequel, je dénonce les margoulins qui surfent sur les « modes et tendances », phénomème dont vous avez été victime indirectement.

    http://sarvodayawanadoofr.blogspot.com

    Cordialement

  2. stien jean-marie dit :

    Perso, j’ai fait installer un chauffe-eau solaire il y a maintenant 3 ans et je n’ai eu absolument aucun problème : il n’y a pas que des margoulins.

    Un artisan ne peut pas délocaliser sa clientèle et les mauvais finissent par être repérés. Travaillons avec les autres et avançons.

  3. CHAMEL Michel dit :

    Bonjour,
    J’ai entendu votre interview cette semaine sur la radio suisse romande au sujet de votre dernier livre ainsi que vos commentaires sur notre société un peu folle.
    Merci pour cette pensée dynamique à contre courant de la pensée unique . Il faudrait beaucoup plus de penseurs comme vous pour faire bouger un peu plus vite nos responsables politiques et economiques et sauver notre planète pendant qu il est encore temps.

  4. veronique dit :

    Un ajout aux propos sensés de Jean-marie :
    Si nous gardions les règlements et les contrôles pour les choses importantes et invisibles?
    Pour les litiges entre particuliers et entrepreneurs, le procès civil à la française fonctionne bien, quand on se donne la peine d’amener tous les éléments aux juges (ou à un avocat quand on ne connait pas les règles de procédure c’est quelquefois prudent !) ;
    et si vous voulez vraiment la jouer à l’américaine, indiquez le nom des margoulins! vous éviterez d’autres victimes … ceci ne concerne bien évidemment que la question de la pompe …
    La prochaine fois :demandez donc avant sur votre blogue , je suis sure que plein de braves gens se manifesteront ! Non ?

  5. veronique dit :

    Et pis puisqu’on vous le dit, que la loi du marché règle tout !

  6. yan dit :

    Cher Monsieur Paccalet,
    Je suis artisan dans le solaire photovoltaïque depuis quelques années et je constate comme vous que beaucoup trop de margoulins sont venus récemment s’enrichir dans notre profession.
    Heureusement il reste encore des professionnels consciencieux, voici quelques modestes conseils pour en trouver un:
    - demandez toujours plusieurs références de clients satisfaits, en cas de doute allez regarder sur place la qualité du travail réalisé,
    - vérifiez les assurances décennales et qualifications (pour le solaire photovoltaïque: Quali PV Electricité + Bâtiment),
    - évitez les intermédiaires et sous traitants,
    - méfiez vous de la prospection téléphonique intensive ou des publicités dispendieuses, un artisan compétent n’en a que très peu besoin. Par ex. chez nous la simple satisfaction de nos clients nous génère plusieurs mois d’activités grâce au du bouche à oreilles.
    Espérant que vos petits problèmes se résoudront au mieux.
    Pour ma part je vous décerne un 10/10 sur la qualité de vos prestations depuis 30 ans ! c’est toujours un bonheur de vous lire et écouter…
    Bien Cordialement

  7. Steph dit :

    Bonjour,

    houlala, quelle idée de mettre une pompe à chaleur, c’est du chauffage au fioul délocalisé ça ! (merci EDF)
    Je caricature, mais c’est quand même pas tres clean, greanpeace a fait une étude qui montre que 5% de fluide frigorigène contenu dans ces installations fini chaque année dans l’atmosphère, et quand on sait que celui ci a un pouvoir de réchauffement environ 2000 fois supérieur au CO2 … Et a savoir, que quand on chauffe à l’électricité, c’est en période de pointe, et ce sont les centrales fioul gaz qui font les pointes. De plus avec les pompes à chaleur il est possible de rafraichir en été, une façon de doubler les dépenses et les émissions de CO2.
    Les margoulins se cachent aussi derrière les subventions, plus les subventions sont là et plus les margoulins montent les prix, vive le photovoltaïque, mais à 10€ le Watt crête c’est le voisin qui investit, mais moi je peux pas … je me demande si je vais pas prendre des actions chez Total … mais non c’est une boutade :)

  8. Yves Paccalet dit :

    Tout cela est vrai, mais comment laisser une empreinte zéro sur la Terre sans être mort ?
    Dans une pompe à chaleur, le rendement en énerge fournie par rapport à l’électricité consommée est bon. Les techniques modernes l’ont bien amélioré par rapport à ce qu’on pouvait obtenir voici 20 ans.
    Bien sûr, il n’est pas question d’utiliser le système comme source de froid en été !
    Le photovoltaïque, de son côté, est encore cher et il faut aussi des matériaux polluants et des émissions de gaz à effet de serre pour fabriquer les éléments de base…
    Quant à l’éolien, à recommander lui aussi dans son principe, il a ses travers ; c’est dans cette filière, notamment, que s’illustrent de fameux margoulins, qui touchent subventions et tarifs préférentiels EDF, et se tirent avec l’oseille en abandonnant derrière eux de grands sites naturels défigurés…
    Au bout du compte, pas de doute : la seule solution reste le suicide. Et encore : à condition de ne se faire ni incinérer (gaz à effet de serre), ni enterrer (bois du cercueil, essence du corbillard, espace gaspillé de la tombe). Je demandais déjà, dans « L’Odeur du soleil dans l’herbe », qu’on abandonne mon corps au fond d’une forêt, et qu’on laisse les charognards et décomposeurs en tous genres recycler mes molécules.
    Mais c’est interdit par la loi.

  9. cecile dit :

    Comme vous dites il n’y a pas de solution idéale. En plus de ça nous sommes tellement nombreux sur cette planète, que seulement notre nombre la pollue même si on se chauffait pas!!!!Donc comme pour le reste il faut faire au moins pire!!!

  10. Michel dit :

    remarque ô combien pertinente de Cecile. Mais à contre-courant de la pensée écologiste bien-pensante (ou comment s’acheter une bonne conscience à peu de frais…) qui consiste à dire qu’il faut reduire son empreinte ecologique personnelle tout en laissant exploser la population, car controler les naissances, bouhouh c’est mal!
    En gros, même si demain un magicien (disons Paccalet, pour faire plaisir à la cheerleader Anne-Marie) parvenait, d’un coup de baguette magique, à reduire nos emissions de GES par 4 (le chiffre souvent presenté pour atteindre un « equilibre ») et nous rendre eco-vertueux-compatible, à l’instant suivant, on aurait déjà un excès GES à cause de notre demographie galopante. Du coup il faudrait reduire continument notre empreinte écologique personnelle (en respirant une fois sur deux? sur trois) pour compenser la croissance demographique.
    Pour n’importe quelle personne un peu saine d’esprit, c’est bien sur du grand n’importe quoi. C’est pourtant la position de nombre de partis politiques
    (y’a juste Waechter qui propose ouvertement de stopper les politiques natalistes, autant que je sache) et associations dites de « protection de l’environnement »…

    ben ouais, y’a des gens qui sont contre le culte de la croissance econmique mais pour la croissance demographique… comme quoi, le ridicule ne tue pas… remarquez y’en qui sont contre la croissance economique et pour le TCE… au point où on en est, de toutes façons…
    y’en a meme qui sont pour la croisance economique europénne (TCE, Lisbonne…, suffit de savoir lire), qui font quatre gamins mais qui sont contre la croissance economique malgré tout! Et faut pas chercher loin pour les trouver…

  11. Michel dit :

    Pour ceux des bien-pensants qui pensent que tous les malheurs des gentils pays pauvres ne sont dus qu’aux mechants des pays riches, à lire dans la Revue Durable, numéro 24 (avril 2007), page 32-34, un article sur Sekou, un électrotechnicien malien, vivant et travaillant en France et qui aide son village au Mali (~7 enfants par femme, le Mali!) au travers d’une association (jusque là, tout à fait louable) et qui déclare à propos de l’explosion demographique (et des problèmes liés, désertifaction, malnutrition…, dont il a apparement bien conscience), je cite: « Avoir des enfants, c’est ce qu’il y a de mieux. Il faut les laisser naitre, même si on ne peut pas les nourrir ».
    Les bras m’en tombent…

    Deja Adrien Yuto est mal barré dans l’existence vu l’environnment dévasté que lui laissent les générations de son père et de son grand-père, mais son sort parait encore enviable par rapport à d’autres…

    Pauvres gamins…

  12. San C dit :

    Quel casse-tête, n’est-ce pas?
    Quel est le meilleur moyen d’aider notre mère nourricière à reprendre du poil de la bête?
    Eh bien, pardonnez mon pessimisme – ou est-ce plus simplement du réalisme? – mais…
    Il est à mon avis trop tard pour renverser les choses; nous sommes allés trop loin, nous sommes trop nombreux, nous sommes trop dépendants du produit de notre « évolution ».
    Mais j’ai bonne foi et je ne m’en fais pas: Gaïa remettra les choses en place en temps voulu et se débarrassera de nous comme on élimine des poux. Une bonne petite épidémie, par exemple… à moins que ce ne soient les changements climatiques qui s’en chargent.
    Et puis, même si cela n’est pas le cas, qui sait si notre raison d’être n’est pas, pour finir, de mettre la Terre à mort? Les règles de la Nature sont claires à ce sujet: rien n’est éternel… et peut-être notre mission dans cet univers est-elle de faire en sorte que la planète Terre ne se remette jamais de notre court séjour sur sa surface.
    C’est triste, et peut-être bien irréaliste à la fin, mais il faut bien se reposer sur quelque chose pour ne pas perdre la raison face à la stupidité meurtrière de notre race.
    Car comme le dit si bien M. Paccalet, même le suicide n’est pas une solution viable…

  13. marcel dit :

    @michel:
    je partage entièrement tes préoccupations en matière démographique.
    Un certain professeur Pianka de biologie/zoologie de l’université du Texas,sorte de Dr Folamour,avait recommandé en 2006,devant un parterre de savants
    américains,la réduction de près de 80 % de la population terrestre
    en utilisant un virus Ebola qui,après manipulations génétiques,se transmettrait par voie pulmonaire.

    De toute façon,si le sinistre bipède n’agit pas sur son chiffre de population, »Mère Nature » s’en chargera elle-même:on sait ce que cela veut dire.

  14. veronique dit :

    Cher Yves paccalet : :-)

    1-Pas question de vous suicider avant que Suez n’ait trouvé le meilleur moyen d’optimiser vos cellules zinertes zet dégradables en biogaz rentable !
    Nan… je plaisante, c’est bien, le biogaz ….mais pour l’instant, ils parlent pas encore d’en faire avec du paccalet , ni avec du pierre paul jacques marcel michel ou gens zen trop …. ouf !
    2- ça me rappelle quelque chose c’t histoire de gaz …..beuhhh
    3- pour l’empreinte écologique, le coefficient CORRECT, c’est pas zéro, c’est : UN ! ce serait déjà pas mal , si nous visions ce UN, nous sommes à plus de TROIS , il me semble, en France, actuellement ….(je sais bien, que vous le savez tous, mais je dis ça au cas bien improbable où il y aurait un député qui nous lise, on ne sait jamais … ;-) )
    4- est-ce que dans l’état actuel des choses, en montagne, ça n’est pas le bois, le meilleur moyen de chauffage (provisoirement et jusqu’à nouvel ordre mondial ;-) )?
    Associé à des économies d’énergie, à de l’isolation et des pulls de laine de poule, du bouillon de chèvre et de la laine de polaire (pas l’ours, le plastique!)
    Actuellement et provisoirement, s’entend … ils sont beaux, les nouveaux poeles …(il y a un doc sur ce sujet sur le site de SdN) .
    Dans le temps, on avait droit à se chauffer avec la chaleur des vaches, mais maint’nant ya pu droit …. sauf si (voir ligne 1)

    4 bis : dans le genre « merde à dénoncer », si je puis me permettre, chez nous, les premiers poeles au bioéthanol à super look moderne arrivent. Je précise pour hifi que ce n’est pas leur look que je mets en cause, mais l’agro- carburant !

    4 ter : anne-marie ! je suis là !

    5- Tous frappés, sur ce blogue :-)

  15. Michel dit :

    « Je précise pour hifi que ce n’est pas leur look que je mets en cause, mais l’agro- carburant ! »

    d’aucuns disent les nécrocarburants…

  16. Yves Paccalet dit :

    Très belle trouvaille, « nécrocarburants » ! Au début, nous disions « biocarburants », puis nous avons imposé « agrocarburants », et voilà MM. diester et éthanol définitivement dégradés en place publique…

  17. Yves Paccalet dit :

    Pour Véro :
    Le bois, oui… Mais là aussi, ça grouille ! Des montagnards comme moi ont voulu se faire installer une chaudière à copeaux de bois. On leur en a vendu une, et cher. Ils se sont aperçus qu’elle ne marchait bien qu’avec un genre particulier de granulés de bois, fabriqués industriellement, et qu’il fallait faire venir en camion de très loin.
    Seul l’humour nous sortira de ces carambistrouilles.

  18. pascal dit :

    Essayons la chaleur humaine,elle réchauffe le corps et l’espit (bon il est vrai que certain me glace le sang)et que d’énergie dépensée (donc de chaleur)à réfléchir sur l’homme en plus on augmente le désordre de l’univers(l’entropie, je crois).

  19. stien jean-marie dit :

    Un Paccalet qui fait installer une pompe à chaleur qui s’avère deffectueuse, des montaganards qui installent des chaudières à bois qui ne fonctionnenet pas avec le bois local : Que se passe-t-il en Savoie ?

    Non, sérieusement, il ya des alternatives qui marchent, suffit de se renseigner avant.

    jean-marie, chauffage au bois par poele Déom Turbo – investissement : 1300 francs il y a 10 ans (va bientôt falloir que je le change quand même) – consommation : 4 à 5 stères de bois (ok en Gascogne) que je fais moi même avec un paysan du coin.

  20. Jeanne dit :

    Chauffage au bois, chauffage solaire, si nous avons une once de respect et de bon sens, nous y venons…

    « Vive le bon soleil ! Sa lumière est sacrée./ Vive le clair soleil ! Car c’est lui seul qui crée./….. C’est lui qui pour chauffer nos corps froids en décembre/ Unit au bois flambant les vins pourpres et d’ambre,/ ….. C’est lui qui de ses feux par l’amour nous enivre; / Et quand il n’est pas là, j’ai peur de ne plus vivre. »

    La fin de ce poème de Jean Richepin (1849-1926), de « La Chanson des gueux » (1876) « Tristesse des bêtes », pour Anne-Marie :

    « Vous comprenez cela, vous, bêtes, n’est-ce pas ?/ Puisque le soir venu, ralentissant le pas,/ Dans votre âme, par l’homme oublieux abolie,/ Vous sentez je ne sais quelle mélancolie. »

    Pour Yves montagnard, toujours Jean Richepin, ces 2 poèmes : « La neige est belle », et celui magnifique, « La neige est triste »:

    « La neige est triste. Sous la cruelle avalanche
    Les gueux, les va-nu-pieds, s’en vont tout grelottants.
    Oh ! le sinistre temps ! oh ! l’implacable temps
    Pour qui n’a point de feu, ni de pain sur la planche. »

    Voilà tout était déjà dit. S’ils n’ont pas froid, des millions de gens meurent de faim aujourd’hui. J’enrage.

  21. Jeanne dit :

    Rectification rapide, pour ne rien changer à mon naturel pressé, au vers de Richepin : « Unit les vins DE POURPRE et d’ambre, » bien sûr !

    Merci Yves, merci à vous tous de ce blog. Une fois de plus, je m’en vais… A bientôt malgré TOUT !

  22. David Huguet dit :

    Cher Monsieur,

    Dans l’immédiat, il m’est impossible de prendre attache avec vous autrement que par l’intermédiaire de votre blog afin de vous convier à parrainer et à donner une conférence durant le Festival des Sciences de la Terre.
    Cette manifestation tous publics a pour but de sensibiliser quiconque aux enjeux environnementaux et sociaux en utilisant des leviers scientifiques. Aussi, vos prises de position (livres, interviews) nous ont convaincu de l’à-propos de votre intervention future souhaitée.
    Je vous laisse le soin de me contacter par le biais de mon email pour que je puisse vous envoyer une invitation officielle et détaillée.

    Dans cette attente,

    Sincères salutations,

    *********************************
    David Huguet
    Secrétaire de l’Association
    Les Amis des Sciences de la Terre

  23. veronique dit :

    Carambistrouille ???
    Aucun rapport avec vous, cher David Huguet, je le précise …
    C’est une question pour yves paccalet-montagnard-sonla …(comment.du 12 à 22.22 : oui je suis toujours aussi lente …)C’est une carambouille de bistrot ? :-)

  24. Yves Paccalet dit :

    Pour Véronique :
    Merci de relever, « carambouille » est dans le dico (escroquerie de bistrot), « carambistouille » est attesté ici ou là (en gros, ça signifie « connerie »), mais j’ai préféré écrire « carambistrouille », plus sonore et plus démonstratif (voir l’ »abracadabrantesque » chiraquien). Les droits sont libres !

  25. veronique dit :

    Toujours utile pour les poèmes à rimes en ouille ! ;-)

    J’enrage aussi, Jeanne …

  26. stien jean-marie dit :

    Ben quoi, vous l’avez pas vu LE film…

    En chti, des carabistoules, c’est des sornettes, des trucs qu’on dit pour essayer d’embrouiller son interlocuteur (j’ai eu une vie plus septentrionale avant de goûter la douceur gasconne). Pour les rimes en ouille, on peut franciser en disant carabistouille…

    Pour compléter sur les sources d’énergies alternatives, n’oublions pas, l’énergie la plus facile à produire, c’est celle dont on n’aura pas besoin, donc : isolation !

    Sinon, Yves, avez-vous lu « petit traité sur l’immensité du monde » de « Sylvain Tesson », présenté comme un précis de désobéissance naturaliste,(je trouve plutôt un précis sur l’errance), et ça finit dans des cabanes autour du lac Baïkal, version à peine plus confortable du tonneau de Diogène… Enfin, là on s’éloigne des pompes à chaleur, mais peut-être moins de la chaleur humaine.

  27. Yves Paccalet dit :

    Oui, Jean-Marie : lisons Sylvain Tesson ! On est très copains, lui et moi, même s’il pourrait être mon fils. Il a une vision étonnée et étonnante de la Terre, il la vit par tous ses sens et par son esprit. Il écrit comme il marche. Et il marche mieux que personne…

  28. Yves Paccalet dit :

    Pour Steph (et parce qu’on m’a posé la question oralement) :
    Dans les pompes à chaleur modernes et en bon état, il n’y a guère de risques de répandre dans l’atmosphère le fluide frigorigène à effet de serre ; le problème se pose lorsqu’il faut mettre au rebut un engin usé ; normalement, il existe une procédure de récupération écologiquement correcte.
    Pour ce qui est du fluide frigorigène lui-même, c’est-à-dire du gaz réfrigérant, les pompes à chaleur actuelles n’utilisent évidemment plus les CFC (chlorofluorocarbones) qui détruisent la couche d’ozone et sont d’ailleurs bannis depuis 20 ans par le protocole de Montréal. Elles emploient des hydrofluorocarbones (HFC), surtout le R410A, le dernier né, celui qui a les meilleures performances.
    Celles-ci ne sont pas mauvaises du tout : pour un kilowatt/heure consommé (d’origine charbonnière, pétrolière, gazière, nucléaire, hydroélectrique, on espère bientôt éolienne ou solaire), la pompe en rend dans la maison (selon la température extérieure) jusqu’à quatre fois et demi plus. Bien sûr, les lois de la thermodynamique étant ce qu’elles sont, plus la température extérieure est basse, moins le rendement général est bon (vous vous souvenez de vos cours de physique, le principe de Carnot, la source chaude, la source froide…) !

  29. Fred dit :

    Ne soyez pas si pessimistes !

    Les engrais, les pesticides, les téléphones portables dans les poches des pantalons, la pollution… Tout ça va finir par nous rendre tous stériles et va régler le problème de démographie…

    Comme quoi, l’homme sait parfois trouver un bon équilibre quand il le faut :)

  30. David Huguet dit :

    Bonjour,

    Il semble qu’il y ait un souci sur la ligne… Mon avant-dernier courriel m’est revenu. Quant au dernier (juste la copie du précédent), il semble s’être égaré bien que je n’aie pas eu de retour.
    Le projet de conférence durant le Festival des Sciences de la Terre devrait se concrétiser. Il nous faut juste en affiner les détails à la suite de votre accord de principe. Pourriez-vous m’envoyer un courriel pour que nous continuions à dialoguer.
    Par avance, je vous en remercie.

    Bien amicalement,

    ************
    David Huguet
    Les Amis des Sciences de la Terre
    Festival des Sciences de la Terre

  31. Sophie dit :

    Une question bête : est ce que l’installateur de votre système proposait l’appellation QualiPac ?
    Je me demande si on peut effectivement s’y fier surtout quand on y connaît rien, comme c’est mon cas (que ce soit QualiPac, Flamme verte…).

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