Le bilan d’un soixante-huitard écolo

12 mai 2008
On a perdu sur toute la ligne !

« Sous les pavés, la plage ! »
« Jouissons sans entraves ! »
« Soyons réalistes, demandons l’impossible ! »
En Mai 68, nous ne chantions ni trop faux ni trop mal les espoirs de la vie… En ce temps-là, j’étais jeune, le sida n’existait pas, je fumais des Gauloises bleues, j’avais les cheveux longs et un peu d’éréthisme cardiaque. Je croyais en l’avenir de l’homme et nous avions raison de vouloir bâtir un autre monde.
Rien n’excuse les complicités de crimes dont nous nous sommes rendus coupables par naïveté juvénile – l’irresponsable célébration d’un castrisme ou d’un maoïsme dont le romantisme révolutionnaire était dans nos têtes et les prisons à Cuba ou en Chine.
Mais il y avait de la noblesse et de l’altruisme dans notre rêve. Continuons le combat…
On a dit ou écrit que les soixante-huitards avaient trahi leur idéal et pris à la fois le pouvoir et l’oseille. Rien n’est plus faux. Les dépaveurs de Boul’Mich que nous étions (tous cantonniers : quelle ambition !) n’ont pas gagné, mais perdu la bataille. Sur toute la ligne… Nous avons été battus, pulvérisés, anéantis. Moins par les CRS, en vérité pas si méchants (ah ! le frisson des matraques…), que par ceux qui s’intitulent « libéraux », qui étaient nos adversaires à l’époque et qui tiennent les commandes depuis quarante ans. En Mai 68, ils étaient militants de droite ou d’extrême droite. Nous avions le même âge, mais c’est tout ce que nous partagions.
Aucune de nos idées n’a gagné. Nous voulions la démocratie, l’amour libre, l’écologie, la tolérance et le partage. Nos adversaires étaient militaristes, puritains, productivistes et possessifs. C’est bien parce que nos utopies généreuses ont été ratatinées que l’humanité en est arrivée au point de malheur où elle s’afflige. Si l’esprit soixante-huitard avait vaincu, nous aurions depuis belle lurette engagé la croissance zéro sur la Terre et la décroissance chez les riches ; organisé le partage et la paix ; opté pour les énergies renouvelables et l’agriculture biologique ; donné à manger et à boire à tous les humains, plutôt que des valises de stock options aux capitaines de la banque et du pétrole…
Nous serions entrés dans l’An 01 cher au dessinateur Gébé : « On arrête tout, on fait un pas de côté et on réfléchit. » Nous vivrions aujourd’hui l’an 40 après Gébé. Nous aurions instauré les prémices d’une civilisation de l’humour et de l’amour. Je ne vais pas prétendre que nous aurions escaladé l’échelle du paradis. Mais nous nous sentirions plus légers. Plus fluides.
En Mai 68, la conjoncture n’était pas favorable.
Le monde héritait de la logique économique de l’après-guerre (et même du XIXe siècle). Il fallait produire, encore produire, toujours produire. On se prosternait devant les chiffres, cette arithmétique faussement rationnelle du « progrès ». On se persuadait que le bonheur était matériel. On sanctifiait le « niveau de vie » et le « pouvoir d’achat ». Le communisme stakhanoviste poussait le capitalisme à la surenchère productiviste. Les pays colonisés accédaient à l’indépendance et pouvaient espérer qu’un jour, ils consommeraient autant que les riches : ils n’ont obtenu que la dictature, la guerre et la misère.
J’ai gardé les mêmes enthousiasmes qu’en ce temps d’« interdit d’interdire » ; mais j’atteins l’âge où les élans du cœur se changent en angine de poitrine. Mes années se sont enfuies plus vite que l’écume des vagues sur l’étrave du bateau de Cousteau, sur lequel je suis allé saluer les dauphins et les peuples de la mer. J’ai compris peu de chose, mais je sais que les meilleurs d’entre nous ne sont pas bons.
Je vis mes dernières années d’enfance.
En entrant dans l’âge adulte, j’ai révisé mon Mai 68 à la baisse. Je me suis fait une idée peu glorieuse de mes semblables, quelque part entre le Rousseau penseur de l’éducation dans l’Émile et le Jean-Jacques qui abandonne ses enfants sous le porche d’une église.
Si nous voulons que l’espèce humaine persévère au-delà du XXIe siècle, nous devons maîtriser notre obsession congénitale du territoire et de la domination. L’utopie sera difficile. Il nous faut « faire un rêve » à la Martin Luther King ; mais aussi nous donner des lois. Nous sommes capables d’élans du cœur, mais nous comprenons, hélas ! beaucoup mieux les coups de pied au cul.

 

Ce contenu a été publié dans mai 68. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

35 réponses à Le bilan d’un soixante-huitard écolo

  1. hifi dit :

    La non-violence ne fonctionne qu’avec les adeptes du boudhhisme; pour les autres, je crains que SEULE la matraque ne soit appropriée et efficace…

  2. Patrice André dit :

    « On a perdu sur toute la ligne ! »
    Yves, de quinze ans votre cadet, je ne suis pas un ex soixante-huitard. Il me semble cependant que mai 68 ait engendré quelques avancées : liberté d’expression accrue (disparition de la censure du pouvoir sur les médias, tout au moins institutionnalisée), fin des lycées casernes (apparition de la mixité), hausse des bas salaires de 30 %, forte progression des droits syndicaux dans les entreprises,
    avancées en matière d’égalité hommes-femmes etc…
    Concernant,« l’irresponsable célébration d’un castrisme… ». Je vais donner le bâton pour me faire battre. Castro ou Batista ? Si Fidel (et maintenant Raoul) Castro impose toujours une dictature en matière de liberté d’expression (prisonniers politiques, torture et exécutions sommaires),Cuba présente aujourd’hui un bilan positif en matière de système de santé (gratuité pour tous), d’éducation…
    Cuba est de plus, l’un des rares pays du monde à afficher un indice de développement humain de 1 pour une empreinte écologique de 1.
    Pour finir ma défense du « diable » Castro, je rappellerai que selon la convention Genève, un embargo comme celui des USA sur Cuba est considéré comme un acte de guerre.
    Je me demande si en France, dans la même situation, on tolérerais, par principe de liberté d’expression, une opposition soutenue par l’ennemi.
    Je reviendrai pour finir sur mai 68. Si notre président (de moins en moins vénéré) veut en finir avec, c’est certainement qu’il redoute un réveil violent de la rue face à la destruction généralisée des acquis sociaux et des services publics qu’il a accéléré depuis son arrivé au pouvoir.
    Je fais le vœu que l’esprit de 68 ne soit pas mort, sinon c’est nous qui le serons sous peu, et cette catastrophe n’aura rien de naturelle.
    PS. Je n’ai jamais aimé ni compris les coups de pied au cul.

  3. Gilles dit :

    A Patrice André : j’aurais pu (et même voulu) écrire ce que vous avez écrit (à 3 ans près :-D ), y compris sur Cuba. Nous pourrons donc partager les coups de bâton, s’ils surviennent.

    Je me force à croire que l’esprit de mai 68 vit encore. Comme ces plantes que l’on croit éradiquées mais qui refont surface après des années.

    J’aime croire que la Nature va nous remettre dans un chemin un peu plus droit que celui des 100+ dernières années.

    J’aimerais enfin sponsoriser l‘inventeur de la pilule contre l’égo et l’égoïsme – le prix Nobel ne sera pas assez pour lui….

  4. Yves Paccalet dit :

    Le délicieux paradoxe serait que l’inventeur de la pilule contre l’égo et l’égoïsme s’en trouve si fier, si vaniteux, qu’il soit aussi le premier patient à qui il faille l’administrer !

  5. Michel dit :

    là où les « écolos » (notez les guillemets) se fourvoient complètement, c’est justement en se définissant comme « écolos ». Se mettre une telle étiquette implique qu’il est possible de ne pas être « écolo », ce qui est bien entendu totalement impossible puisque on ne peut pas s’extraire de l’environnement dans lequel on vit et qui nout fournit (pour un temps encore…) le boire et le manger.
    Se définir comme « écolo » est aussi absurde que de dire qu’est « écono » (« moi je fais dans l’économie mais pas les autres ») ou de dire « moi je ne fais pas de politique » (alors que, à la base, la politique, c’est l’ensemble des « affaires de la cité ») ou de dire que « l’écologie c’est de gauche » (mais bon allez faire comprendre ça aux Verts…)

    Bref les « écolos », fiers de leur étiquette, ne font que se marginaliser. C’est peut-être incosnsciement ce qu’ils veulent pour éviter de prendre des responsabilités dans un monde qui ne correspond pas à leur idéal… La fuite est toujours plus facile que le compromis.

  6. Bric dit :

    Non, pas d’accord avec Michel. C’est une question de définitions.

    Pour moi être écolo signifie avoir compris le fonctionnement du monde du point de vue bio-physique, et donc les enjeux, et être de fait une sorte d’ »initié » non volontaire, en même temps qu’être en avance sur son temps (avoir de fait compris avant la majorité).
    Je mets à part les considérations sociétales. Alors oui, on peut à ce moment être écolo (Cf ci-dessus) ou pas (en pensant par exemple « tout ça c’est des conneries »).
    Ceux qui disent ne pas faire de politique sont en général de droite, et ce disant appliquent une politique de dépolitisation.
    Et bien sûr que l’écologie (politique) est de gauche, puisqu’elle cherche à modifier la répartition des richesses !

    68 était une auberge espagnole. Il y avait les extrémistes du jouir sans entraves, en accord parfait avec l’illimitation généralisée libérale d’aujourd’hui. Il y a eu les plus grandes grèves de travailleurs. Il y a eu les utopistes « doux » comme nous le décrit Yves. Etc.
    Yves, en vous lisant je trouve pas mal de points communs avec le dernier livre de Sébastien Lapaque (« il faut qu’il parte. »). Le fou-dangereux visé par cet ouvrage incarne aujourd’hui et à grande échelle le pire de 68. C’est effrayant.

  7. Il y a beaucoup de nostalgie dans ce poste Yves… Mais vous n’êtes pas le seul. Chez les enfants des soixante-huitards, on s’en pose des questions, on se demande pourquoi tant d’avancées sont remises en cause, pourquoi les droits des femmes reculent, pourquoi l’écologie s’est transformée en écolonomie. Nous en rêvons de votre esprit frondeur, de vos combats… Nous n’avons dans notre génération que bien peu de généreux rêveurs et beaucoup trop de néo-réactionnaires avares. Les enfants de soixante huit rêvent aussi de dauphins bondissants et de forêts profondes, ils veulent encore croire qu’une révolution sociale profonde est possible. Ne baissez pas les bras, sans vos souvenirs, où puiserons-nous le courage de dépaver de nouveaux les rues du quartier latin ?

  8. Michel dit :

    L’homme ne pouvant pas se soustraire à son environnement tout le monde « fait » de l’ecologie. De la meme façon, tout le monde est soumis à la gravité et aux lois de la thermodynamique (même ceux qui disent que « tout ça c’est des conneries! »).

    quant à l’ »écologie politique de gauche », je ris! Se dire « de gauche » c’est intrinsèquement accepter l’échiquier politique actuel productiviste sans vouloir le remettre en cause (alors que c’est bien là qu’est le problème). La repartition de richesses, c’est une chose mais le problème majeur c’est l’illusoire création/acroissement des richesses qui n’est ni remis en cause par les « de gauche », ni les « de droite » qui sont aussi productivistes (et natalistes!) les uns que les autres.

    Question subsisdiaire: l’air que l’on respire est « de gauche » ou « de droite »?

  9. Gilles dit :

    Cher Michel : dans son texte initial, Yves n’a pas écrit le mot « gauche ». Juste le mot « droite » car effectivement les gens de droite –et même d’extrême droite, Ordre Nouveau etc… – revendiquaient clairement des convictions politiques (le gout pour l’ordre, qui semblait si menacé à ce moment là).

    Une partie de ceux qui se soulevaient, en revanche, ouvriers et étudiants, ne se revendiquaient pas spécialement « de gauche » – sauf par opposition géométrique. Ce qui les rassemblait et les rassemble toujours, c’est le refus de l’ordre, des carcans, de la confiscation du débat. Perso j’ai tendance à placer l’égoïsme à la racine de tout cela mais cette analyse n’engage que moi.

    Le débat sur la définition « droite/gauche » (et toutes les tentatives de structuration qui lui sont liées) est un débat du passé qui n’intéresse plus personne. Sauf peut-être not’ Guide Lumineux qui joue encore a la balle au prisonnier pour ramener des prisonniers-transfuges derrière « sa » ligne :-D

    Quant à se « proclamer » écolo, la question n’est pas d’être soumis a l’environnement mais de se bouger le c… pour le protéger. La ligne de fracture est là. Le fait qu’agir pour protéger l’environnement soit contraire, bien souvent, aux intérêts intellectuels ou matériels de ceux qui tiennent au respect de l’ordre établi (qui leur convient bien) est une conséquence, pas une cause.
    Le bizeness qui se crée autour du « vert » aujourd’hui est un élément de débat intéressant.

  10. Lenseclaes dit :

    « Droits de la nature et devoirs humains » plutôt que « Du pain et des jeux ! ».

    Je me sens écolo et je souffre du fait que l’écologie se dise de gauche. Pour moi elle ne peut être ni de droite, ni de gauche. La gauche et la droite tiennent un discours d’enfant gâtés à vouloir dilapider un bien qui ne leur appartient pas. La gauche et la droite ne parlent que de ‘droits’ (il est interdit d’interdire) jamais de ‘devoirs’ (interdire et obliger), il temps d’inverser la tendance car ma liberté s’arrêté là ou commence la liberté de la nature à exister. Il faut retrouver un juste milieu.

    L’écologie est la Mère de toutes les mères, elle doit surpasser la politique et l’économique dans tous les choix pris par les humains. Hélas, l’économique domine la politique et l’écologie n’est qu’une sorte de communication virtuelle de surface. Comme nous ne pouvons vivre sans nature, celle-ci est bien plus respectable et de plus grande valeur que l’humain. Le jour où il faudra choisir entre la dernière grande forêt et un peuple, le bon sens voudrait que l’on préfère la forêt, sinon, ce sont les deux qui disparaitront (cfr. le Soutra sur la chair du Fils du Bouddha http://www.etreplus.fr/upload/3183_Revolte%20des%20moines%20birmans%20et%20vegetarisme.pdf?PHPSESSID=ec5f3cc771bfb72bcf66716e173e2b21 ). Hélas, les droits de l’hommisme se disputent avec les droits du marché pour savoir qui va détruire la forêt.

    En général, la plupart des gens de gauche et de droite stigmatisent le discours pour plus de devoirs humains comme fasciste ou de totalitaire, mais c’est en fait ne pas accepter la réalité telle qu’elle est, car la nature est totalitaire, elle n’a pas d’état d’âme et ne protégera pas l’humain.

    Prenons le Bhoutan, une monarchie constitutionnelle légèrement féodale. C’est un des seuls pays vraiment écolo. La moitié du territoire est allouée à la nature sauvage. Ils ont fermé leur territoire à la meute de touristes et ils prennent le temps de choisir ce qui est bon pour eux (la télévision n’a été tolérée que récemment). En fait ils ne sont pas pressés. Sont-ils de gauche ou de droite, non, ce sont de vrais réalistes (pas comme les soi-disant économistes que prétendent savoir ce qui est bon pour le monde) car ils sont conscients de la réalité dans laquelle ils vivent et ne veulent pas vivre au-dessus de leurs moyens.
    Prenons la Chine, un régime totalitaire sans état d’âme. Je ne pense pas que les soixante-huitards maoïstes étaient pas pour la limitation des naissances à la chinoise, or, si ce régime a pris une seule bonne mesure totalitaire, certes, c’est bien celle-là. L’Inde démocratique, quant à elle, est mal barrée.

    Conclusion : Trop d’humains voulant vivre au-dessus de nos moyens et voulant avoir plein d’enfant voulant également vivre au-dessus de nos moyens. Bonne chance !

  11. Vincent dit :

    Seulement voilà, essayez de prononcer le mot « surpopulation » et vous passez pour un néonazi génocidaire.
    Pour les biens pensants il n’y a pas de surpopulation, il n’y a que de la sous production (qui se règle à grands coups de croissance).
    Tant qu’on ne pourra pas parler des vrais problèmes, on aura aucune chance de trouver de vraies solutions.

  12. Bric dit :

    Peut-être dois-je étoffer mon propos.
    Quand je parle de la répartition des richesses, je sous-entend l’indépendance complète de cette notion avec celle de l’accroissement de la quantité produite. Et on voit que cet accroissement ne résoud pas tout, contrairement à ce que la propagande veut faire croire. Si l’on considère l’énergie ou la matière consommées, les pauvres d’aujourd’hui consomment plus que bien des riches d’il y a 500 ans (au pif). Pourtant, il y a toujours du malheur, même s’il a changé de forme (par exemple la malnutrition est passée de trop peu à trop mal).
    Par ailleurs, la volonté de réduire les inégalités de répartition des richesses (à production donnée – j’insiste pour ceux qui ne veulent pas comprendre) est une idée spécifiquement de gauche, et c’est même la principale (plus généralement le rapport du fort au faible, la responsabilité individuelle ou collective). À l’opposé, je considère l’idée de vouloir en priorité la crôôôôassance pour donner plus aux pauvres (et se défausser facilement) comme de droite. Première conséquence, la distinction gauche/droite est donc indépassable, au moins sur beaucoup d’aspects. Deuxième conséquence, l’écologie est de gauche car elle ne peut s’abstraire de la correction des inégalités.
    Dire que gauche et droite c’est pareil revient à dire je ne fais pas de politique ». Il y a des notions qui ne sont ni de gauche ni de droite, mais il y en a d’autres présentes en permanence et qui le sont.

  13. Bric dit :

    Alors les gens qui se disent de gauche et désirent la crôôôassance ou les baisses d’impôt sont des menteurs ou des bandits. C’est une précision pour les contributeurs qui ne savent pas où ils en sont.

  14. Lio dit :

    D’accord, pas d’accord..
    Il y’a beaucoup de vrai est de fines analyses dans les post qui précèdent, il me semble pourtant que tout est fait pour que l’esprit de 68 soit caricaturé à l’extrême pour qu’il n’en reste qu’une fade copie, les sujets qui y sont consacrés par exemple à la TV participent de ce lavage de cerveau collectif: 68 ne serait qu’une évolution positive pour le droit des femmes à disposer d’elles mêmes, une France qui claque la porte à la figure du général, quel joli mois de mai.. c’est bien trop réducteur, il ne faut plus s’étonner de voir fleurir des formules à l’emporte pièce du genre: faut- il liquider 68? Je suis consterné par la pauvreté du contenu intellectuel qui voit le jour en se mois de mai qui ressemble de plus en plus à une vague commémoration empreinte d’une vague nostalgie, je suis à peu prés certain que pour beaucoup de gens 68 demeure un utopisme pour les doux rêveurs. Mais patience, au train ou vont les affaires, le slogan: « sur les pavés la rage » risque de revenir à la mode, c’est une question de temps, à moins que nos cerveaux ne soient définitivement lavé plus blanc que blanc.

  15. Lio dit :

    Désolé pour les fautes dans mon précédent post, les écran de portables sont décidément trop petits!
    La question est de savoir quels sont les combats à mener aujourd’hui, c’est du moins ce que m’inspirent la plupart des médias qui traitent de la question de 68, si bien que je me demande si le premier de ces combats ne serait pas de ne plus rien lire dans les journaux, d’éteindre la TV pour mieux réfléchir et aiguiser de nouveaux nos consciences bien lobotomisées par des années de communication sucrée aux édulcorants et administrée par l’ensemble des médias actuels, sous l’oeil des patrons de presse plus inquiets des scores boursiers que du véritable travail de journalisme indépendant et sérieux.
    Nous en sommes tous là, s’informer s’apparente alors à un état de servitude volontaire, je ne m’étonne pas alors que l’esprit de 68 passe de mode au point de devenir mollement consensuel… décidément il va falloir apprendre à lire entre les lignes et réapprendre à ouvrir bien grand nos yeux, que la lumière tamisée des tabloïd à rendu presque aveugles.

  16. Lenseclaes dit :

    1. A partir du moment où les espèces endémiques n’ont plus leur place parmi nous et que la surpopulation humaine est la première cause de la 6ème extinction, il est légitime de se poser la question du nombre et de la répartition des humains. 2. Etant donné que la qualité de vie des hommes dépend entre autre du rapport entre leur nombre et leur répartition sur une superficie donnée, on peut dire que, passé un seuil démographique la qualité de vie des humains baisse quand la démographie continue à augmenter. 3. Voulons-nous moins de qualité de vie ? Tout est là pour l’indiquer.

    Est-ce que la gauche et la droite sont pour la suppression des allocations familiales pour les seconds enfants qui vont naitre à l’avenir ? Est-ce que la gauche et la droite préfèrent la politique de l’enfant unique à la chinoise ou la politique du laissé faire à l’indienne ? Englués dans leurs électorats, ni la gauche, ni la droite ne sont capables de responsabiliser le peuple et surfent allègrement sur l’infantilisation de l’opinion publique.

    A notre époque, l’état nation est la référence (l’ONU n’a pas encore réussi à fédérer le monde), il faut donc considérer l’état nation comme un monde à part entière. C’est seulement quand on aura fait cela, que l’on pourra commencer à proposer des choses aux autres états en étant crédible. Quel européen peut se permettre d’aller dire à un brésilien de ne pas couper la quasi totalité des forêts primaires alors que nous l’avons fait depuis très longtemps (en plus, le comble c’est qu’on leur achète leur bois et leur agrocarburant).

    Est-ce que la gauche où la droite sont prêtes à se fixer le même objectif que le Bhoutan en allouant la moitié du territoire à la seule nature (c’est peu quand on pense que l’humain n’est qu’une espèce parmi …), pas pour demain bien sûr, mais comme objectif vers lequel on pourrait tendre en quelques générations pour rétablir l’équilibre entre les hommes et la terre. J’aurais tellement aimé visiter une forêt de chênes millénaires comme il y en avait il y a 2000 ans.

    NB. Excusez-moi pour les fautes dans mon post précédent… j’espère ne pas en avoir laissées de trop cette fois-ci.

  17. Bric dit :

    Lenseclaes pose des questions pertinentes. Je me suis dit (mais ce n’est que mon avis) que si la gauche s’intéresse en priorité au bien être collectif, alors elle devra à un moment choisir et promouvoir la limitation. De la consommation, et donc de la population. Par la limitation des naissances viendra la baisse de la population, naturellement et sans heurts.

    NB les fautes ne sont pas dues aux tailles des écrans utilisés mais à l’espace riquiqui de saisie du texte du site hébergeant le blog, et de l’absence d’une fonction « voir » permettant une relecture aisée.

  18. Mon analyse de mai 68 vous paraitra probablement tirée par les cheveux dorés de l’imagination… la voici : mai 68 pourrait constituer une pulsion adolescente d’une société devenue adulte par la force de la logique économique puis financière. Une bouffée de chaleur signifiant un besoin de liberté, un besoin d’innocence. Je ne pense pas le mot liberté en tant que faculté de pouvoir faire ce que l’on souhaite. C’est plutôt la liberté d’ETRE ce que l’on veut être. La société moderne cultive l’étrange paradoxe de formater toujours plus tout en donnant l’illusion de procurer plus de liberté individuelle. Cette grande illusion est au service d’une mondialisation des besoins, des mentalités, des cultures et des pensées destinée à générer ces mannes financières dont notre pauvreté spirituelle assimile au seul véritable pouvoir. Le veau d’or beugle notre détresse spirituelle. Nous ne sommes plus que des cohortes de zombies dont la seule préoccupation est d’ordre matérialiste. Cette attitude excessive ne peut être gagnante et nous conduit à des comportements individuels et collectifs générant notre propre perte et celle de notre environnement.

    Pour autant, je suis persuadé que si la situation est grave, elle n’en demeure pas moins réversible. Malgré tous les dégats environnementaux. Malgré toutes les peurs et les aigreurs. Malgré tout. L’issue ne peut exister que par une prise de conscience. Un véritable prise de conscience. Pas une conceptualisation de théories de type new-age. La solution sera spirituelle : individuellement et collectivement. Méditons, prenons soin de nos âmes. Prenons de la hauteur d’esprit. Cette voix royale est si évidente qu’elle demeure paradoxalement invisible à la quasi totalité de la population, encore trop apeurée et conditionnée par notre société matérialiste. La peur inhibe. La peur aveugle. La peur est la source de tous nos mots. La soif de pouvoir, de richesse, l’envie, la jalousie et bien d’autres attitudes ne sont que les enfants de la peur, matrice de tous nos mots. A nous de redécouvrir l’amour. A nous de faire confiance en ce sentiment tant galvaudé.

    Et nous revoici en mai 68 ! L’amour, l’amour…

    Entrerons-nous prochainement dans une nouvelle convulsion, celle de cet adulte désabusé voulant retrouver sa jeunesse et redonner un sens à sa vie qui ne lui parle plus ? Comment accepter de ne pas devenir les êtres merveilleux que nous sommes tous ? Comment accepter une vie par procuration économique et financière ? La VIE d’un seul être vaut plus que tout l’or du monde ! Comment en être arrivé au point d’en douter ?

    A méditer…

  19. Anne-Marie dit :

    Pour Olivier:
    Ne pensez-vous pas que la recherche d’un bonheur individuel suppose un brin d’égoïsme?Des enfants meurent de faim , des animaux innocents crèvent sous la torture…Ok , cherchons le bonheur mais n’en soyons pas fiers!Merci tout de même de nous envoyer un rayon de soleil , qui hélas, ne résoudra pas les problèmes liés à la nature même de la terre et de ses habitants…

  20. yves paccalet dit :

    Anne-Marie,
    A propos de la souffrance des animaux, en l’occurrence des animaux d’expérience en laboratoire, je recommande la lecture du dernier numéro de « Science et Vie ». Un dossier passionnant, à la fois sur les limites scientifiques du « modèle » animal en biologie et en pharmacologie, et sur les questions éthiques (et écologiques, voir le problème des singes qu’on massacre) que tout cela soulève. Nous sommes tous des macaques rhésus dans une cage, avec des tuyaux partout !

  21. Anne-Marie dit :

    Merci pour la référence. « Nous sommes tous des macaques… »:oui et non! car pour les humains ,il existe des lois , pas toujours respectées et appliquées dans tous les pays c’est vrai…Pour les animaux,les lois sont encore délirantes (article 521-1 alinéa 5 du code pénal)car les droits des animaux ne sont encore reconnus.
    Florence Burgat nous en explique la raison:
    « C’est le recours à une différence métaphysique qui sert à justifier l’utilisation à la fois réifiante et illimitée de l’animal. Pensé par opposition au référent normatif « homme » dont il serait l’envers, l’animal est défini selon une structure privative qui met invariablemnt en relief un manque essentiel : il est sans âme, sans raison, sans liberté, sans conscience, bref appréhendé à travers une série de négations ou de soustractions…si les sciences mettent en évidence la proximité de l’homme et de l’animal sur le plan biologique , génétique, mais aussi comportemental, comment expliquer qu’aucune incidence ne se produise quant au statut éthico-ontologique de ce dernier? »… (Animal, mon prochain)

  22. Vincent dit :

    Je me souvient de la première dissert’ de philosophie que j’ai faite en terminal, le sujet était « la conscience est-elle le propre de l’homme ? ».
    J’avais répondu que non, études zoologiques à l’appui, et j’avais récolté une mauvaise note, mon prof n’ayant jamais voulu admettre que la capacité de certains animaux à se reconnaitre dans un miroir en faisait plus que de simples automates à réflexes, qui se contentent de réagir à leur environnement sans se rendre compte qu’ils en font parti.

    Je crois que cette histoire de conscience n’y est pas pour rien dans le mépris qu’on les hommes envers les animaux.
    Et c’est bien triste parce qu’à mon avis, conscience ou pas, les animaux ont le droit à la survie, et conscience ou pas, les hommes n’ont droit de vie ou de mort sur rien, à part eux-mêmes, et encore …

  23. A Anne-Marie :
    Je ne pense pas que la recherche du bonheur soit une attitude égoïste. Au-delà de la recherche du bonheur, il s’agit de la quête de soi-même et donc de celle des autres et du reste de l’univers ! Je m’explique car je conçois aisément que ma formulation ne brille pas par sa clarté !
    Je pense – cela n’engage que moi et reste plus un acte de foi qu’une constatation démontrable – que nous sommes tous liés les uns aux autres (humains, animaux, plantes, etc…) car nous ne sommes en fait… qu’UN ! Nos consciences sont certes individuelles, mais elles ne reflètent que l’écume d’une vérité qui nous dépasse et devrait nous transcender. Faire du mal à autrui, à des animaux, à la nature, revient donc à se faire du mal à soi-même. Le jour où nos esprits embrumés par l’égo auront compris notre formidable unicité, peut-être, peut-être alors aurons-nous la chance de grandir spirituellement et de toucher de la conscience cette âme qui nous anime et que nous laissons en jachère. La route est longue, encombrée de tous les obstacles de nos peurs, mais elle est merveilleuse puisqu’elle peut nous conduire à notre pleine réalisation.
    Mes propos peuvent paraître idéalistes, fumeux et utopiques, mais je suis convincu que nous ne pourront réeellement peser sur notre destin commun à tous qu’en développant notre spiritualité. Il ne s’agit ni de religions ni de sectes. Il s’agit de prendre le temps de méditer, d’écouter le souffle ténu de son âme et les élans de son coeur. L’homo economicus a perdu ses repères et fonce tout droit vers le mur de ses vanités et de ses peurs. N’ayons pas peur de poser notre folie et de prendre le temps de réfléchir, posément, sereinement et de faire confiance en notre intuition.
    Le bonheur est une conséquence naturelle d’une pleine réalisation. Le monde est plein de malheurs, certes, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras et renoncer au bonheur. Ce bonheur est en nous et doit rejaillir autour de nous. Il doit nous donner la force de nous battre pour faire avancer les choses. Chacun d’entre nous a une mission. L’échelle de cette mission n’est pas le plus important. Ce qui l’est, c’est de contribuer à faire de notre monde un monde meilleur, plus « plein » et plus conforme avec le merveilleux qui constitue l’essence de notre être. J’essaye modestement d’apporter ma contribution sous différentes formes, notamment par l’écriture. Mon livre a déjà semé quelques petites graines d’éveil alimentées et irriguées par plusieurs centaines de lecteurs (même s’il ne sort officiellement que ce 09 juin). Je ne suis pas connu, je n’ai pas de pouvoirs particuliers, je n’ai pas de ressources financières mirifiques, l’écriture m’est apparu être l’un des moyens de faire réagir, de faire réfléchir et de bouger les mentalités. Je ne prétend aucunement détenir la moindre vérité et je n’assène aucun propos péremptoire. Je me contente de lancer des pistes et de m’interroger sur cette grande aventure dans laquelle nous sommes tous embarqués. Telle est la mission que je me suis assignée à ma microscopique échelle. Le fait d’avoir apporté une matière à réflexion à mes lecteurs et beaucoup plus pour la plupart d’entre eux, me laisse à penser que cette mission valait la peine d’être définie et entamée. L’avenir écrira la suite. Mais qui écrira l’avenir si ce n’est nous ? Nous sommes beaucoup plus que nous ne croyons être et nous pouvons infiniment plus que nous ne le croyons. Ce n’est pas la méthode coué, mais une conviction chevillée au coeur et à l’âme.

  24. Michel dit :

    « L’homo economicus a perdu ses repères et fonce tout droit vers le mur de ses vanités et de ses peurs. »

    Non, l’homo economicus va droit dans le mur de sa démographie galopante. Le reste (les systèmes socio-economiques, les relations entre etres humains, les guerres, la politique…) ce ne sont que des conséquences de l’explosion démographique.
    L’homo economicus souffre de son abyssale ignorance des lois de la thermodynamique auquel il est soumis. La thermodynamique n’est mi idéaliste, ni optimiste, ni pessimiste, elle est. Un point c’est tout. Et elle n’a que faire de la spiritualité et de l’amour.

  25. Sophie dit :

    « Nous ne sommes plus que des cohortes de zombies dont la seule préoccupation est d’ordre matérialiste » : cette phrase extraite du commentaire d’Olivier m’interpelle. En effet, selon moi, les humains, collectivement, n’ont jamais été autre chose que des moutons, quelle que soit l’époque. Ou alors, il faut remonter à leurs balbutiements quand tout n’était que question de survie. Comme il y a toujours eu des esprits éclairés qui ont désespérement tenté de nous convaincre de suivre une autre voie.
    Quant à la recherche du bonheur individuel (le bonheur simple), elle se nourrit avant tout du bonheur que nous apportons à nos proches (famille, amis, amoureux(ses) et amants(es), compagnons animaux…), ce qui n’est donc pas si égoïste que ça.

  26. Anne-Marie dit :

    Pour Olivier: Je préfère vous répondre directement sur votre site car je n’ai pas envie de disserter en public sur un sujet philosophique tel que le bonheur.Je posais simplement une question: Comment être vraiment heureux en ouvrant les yeux sur la souffrance infligée aux humains et aux non humains par l’homo sapiens? Distinguons le mal de l’Homme et le mal de la Terre car les moyens ne sont pas les mêmes pour le combattre mais il est vrai que l’un peut entraîner l’autre. Je ne crois pas que le pessimisme ou l’optimisme des Hommes puissent changer quelque chose à notre destin commun. Mais ce n’est qu’une question de temps car la Terre ne sera pas toujours éclairé par le soleil…

  27. Rosine dit :

    Cher Yves,
    In a hurry, de Belgique: en mai 68, j’avais 22 ans et j’apprécie beaucoup ton texte

  28. Anne-Marie dit :

    Pour Sophie : Je suis d’accord avec vous, mais il arrive parfois que l’égoïsme, mécanisme de défense, s’enraille et dans les deux sens…

  29. Lenseclaes dit :

    Comme l’a très bien dit le Dalaï-lama : « Tant qu’à être égoïste, mieux vaut l’être de manière intelligente ». Seulement voilà, la société dans sa globalité est égoïste de manière stupide. Son crédo inavoué pourrait être : « Dilapider le plus possible le plus vite possible». Les réalistes diront qu’il faut bien donner du pain et des jeux pour tenir les citoyens en place, citoyens affublés du rôle procréateurs et de consommateurs. Les modernes éduqués à la sauce néolibérale se comportent un peu comme des enfants qui ont les yeux plus gros que le ventre et qui se goinfrent jusqu’à en être malade. La peur de ne pas avoir assez ou d’avoir moins que l’autre rend l’individu lambda avide, méchamment envieux, égoïste et abruti. Dans ce monde suicidaire, le sage s’en est allé, il s’est retiré loin de la folie des hommes.

  30. Yves Paccalet dit :

    On pourrait conclure le billet de Lenseclaes avec plus d’humour noir : « Dans ce monde suicidaire, le sage s’est suicidé le premier ! »

  31. Lenseclaes dit :

    Je vais aussi en rajouter une couche.

    Les réalistes et leur humble vision du progrès. Un vrai projet de société.

    Il n’y a pas lieu de juger une personne qui se suicide même si le bon sens commun nous amène à condamner l’acte dans l’absolu, et c’est normal, car il faut que la vie soit respectée pour donner du sens, sinon toutes les dérives seraient possibles.

    Notre espèce, par l’irresponsabilité des ‘réalistes’ aux commandes, risque de se mettre dans une situation ou le suicide deviendra un acte noble. On peut imaginer qu’un jour, on nous dira : « Ce serait bien si la moitié de l’humanité se suicide afin de sauver l’humanité ». Et si on ne nous le dit pas, les ‘réalistes’ l’imposeront aux autres et légitimeront le génocide aveugle en prétextant sauver l’humanité (avec un virus qui ciblerait un pourcentage de la population par exemple). Ils appeleront cela la méta-gestion de la race humaine.

    @Yves. Merci pour votre blog. C’est une bouffée d’oxygène dans le brouhaha médiatique qui surfe sur les vagues de l’infotainment.

  32. Claude Delmas dit :

    Oh! Yves, je me permets de continuer le « tu » tellement je me sens proche de toi. Je t’ai côtoyé quelques minutes à Pralognan. Nous avons échangé sur tes livres, la responsabilité de chaque citoyen, l’eau et la cascade de la Fraîche(!), les photos qui ressemblent à des peintures… à ce sujet comme il me serait agréable que tu lises justement ma présentation sur mon site!… si tu en prenais le temps…
    ( http://claude–delmas.e-monsite.com )

    Te souviens-tu?… et va voir sur place, c’est magique!

    « Ecrasée de chagrin…

    Sous cet énorme rocher
    Un visage de femme
    Effondrée…

    Le flot de la cascade
    Notre belle Terre
    Chagrin…

    Beauté de la Nature
    Bêtise des humains
    La honte…

    Elle est seule
    Ils sont si nombreux
    Inégal combat…

    Un message pour nous sauver
    Retrouvons sagesse et raison!
    Espoir de vie…

    La cascade de la Fraîche… et Claude Delmas »

  33. Nicolas dit :

    Un petit mot d’humour ci-dessous :

     » Dieu est mort  » signé : Nietzsche

     » Nietzsche est mort  » signé : Dieu

    (graffiti vu sur un mur du quartier latin au moment des événements de Mai 68).

    Ca n’a rien à voir avec les problèmes de l’Humanité et de la Planète, mais comme ce mot d’humour a été écrit en mai 68, je me suis dit que j’allais le poster…

    Personnellement, je le trouve assez drôle, piquant !…
    Mais je ne suis pas certains que Nietzche aurait partagé mon humour ?…

  34. antiréchauffiste militant dit :

    « Si nous voulosn que l’espéce humaine persévére au dela du XXIéme siècle » : je le dis et je le répéte, l’espéce humaine , contrairement à la nature, n’est nullement menacée : nous serons bientôt 7 milliards, nous augmentons de 13 milliards par décennie, de 80 millions par an, et il n’y a strictement aucune raison pour que cette explosion s’arrête.
    Le bigbang démographique humain, tel devrait être le sujet n° 1 des écoogistes, quelle que soit leur tendance (a fortiori encore plus les ex 68tards).
    Or ce n’est pas le cas, car les tabous, de tous côtés , sont trop puissants.
    Vouloir une décroissance économique , une agriculture raisonnée, une fin de la surpêche, de la civilisation productiviste est un leurre sans DECROISSANCE DEMOGRAPHIQUE.

  35. antiréchauffiste militant dit :

    Autant pour moi : à la relecture, je m’aperçois que j’ai fait une erreur : lire « nous augmentons de 1 milliard tous les 13 ans »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>