29 mai 2008
(Ce texte fut une de mes « Humeurs sauvages ». Il est paru dans le n° 83, avril 1994, de la revue « Terre sauvage » – du temps que je sévissais dans ce magazine. Je me relis, j’ai l’impression d’avoir écrit ce qui allait advenir aussi clairement que si j’avais été devin. En même temps, je n’ai eu aucun mérite : c’était l’évidence même, pour qui savait simplement regarder au bon endroit.)
Il y avait autrefois du poisson dans la mer ; le dauphin et le pêcheur le partageaient ; le cétacé riait dans la vague et l’enfant sur le port. Aujourd’hui, la mer est vide, le dauphin meurt de faim, le pêcheur est ruiné, l’enfant ne sera pas pêcheur. En Bretagne comme en Norvège, en Mauritanie comme au Canada… J’ai rédigé mon premier article “écologique” sur ce thème il y a plus de 20 ans. Sans m’appeler Jérémie, je voyais venir le désastre. Ce n’était pas difficile. Chaluts gigantesques, filets dérivants de 50 kilomètres, bateaux-usines, sonars, satellites : comment le moindre poisson d’argent passerait-il entre les mailles ? La pêche est une simple cueillette, digne de nos ancêtres du Paléolithique ; mais traitée comme une industrie lourde. Les bateaux n’ont cessé de grossir, les systèmes de repérage des bancs de se perfectionner. Malgré cela, la récolte annuelle mondiale stagne autour de 90 millions de tonnes. Loin des 150 que nous promettaient quelques “experts” pour l’an 2 000. Le rendement s’effondre. Les pêcheurs sont de rudes gaillards, habitués aux périls de la mer. Ils se fracassent aujourd’hui sur les écueils de l’endettement. Ils sombrent dans les tourbillons de la réalité et du prix du pétrole.
Quel scientifique au rabais a, un jour, clamé que la mer nourrirait aisément 12 milliards d’Homo sapiens ? Interrogez les marins du monde entier : ils répètent que les poissons (les dauphins, les baleines) sont “partis”. Loin. Ailleurs. Mais où ? La Terre est ronde, il n’y a plus d’ailleurs… Nous avons épuisé les harengs de la Baltique, les morues de Terre-Neuve, les anchovetas du Pérou. Le thon rouge est en voie d’extinction, comme la plupart des requins, des raies mantas, des mérous, des esturgeons. L’océan ne sera jamais le pourvoyeur miraculeux de l’humanité. C’est un désert : il ne crée pas plus de matière vivante par unité de surface que le Sahara. Seules, de rares oasis y grouillent de plancton, d’algues et d’animaux : les prairies littorales, les estuaires, les marais, les mangroves, les récifs de coraux, les zones de remontées d’eaux profondes et les points de rencontre des courants. Nous les mettons en coupe réglée depuis des lustres. Jusqu’à l’absurde.
J’ai le sentiment d’appartenir à l’espèce la plus écervelée de toutes celles qui se sont succédé sur le globe depuis 4 milliards d’années, y compris la moule, le diplodocus et la linotte. Je me fais l’effet d’un hybride de fourmi âpre à tout amasser, et de cigale qui gaspille ce qui pourrait la sauver. J’étais l’autre jour en Bretagne, au Guilvinec, où je ne pouvais que partager le désespoir des pêcheurs. Je me disais que nous vivons un drôle de système où la concurrence effrénée conduit à la mort de la profession, et où la loi du marché saccage le don de la mer. Nous arrachons à l’océan les derniers animaux qui y frétillent, nous les transformons en farine pour nos cochons ou nos poulets. Nous les bradons. Qui nous donnera cette Haute Autorité mondiale de la Mer sans laquelle le poisson, le dauphin et le pêcheur disparaîtront ensemble ?
Voilà qu’aujourd’hui des scientifiques (hélas ! ils en ont le titre) proposent aux professionnels d’aller prendre des grenadiers et des empereurs par 1 000 à 2 000 mètres de fond. Ces poissons font partie des chimères, naguère nommées “queues-de-rats”. Des fossiles vivants, cousines des requins. On incite les pêcheurs à s’équiper d’engins nouveaux, c’est-à-dire à s’endetter encore. Ils épuiseront la ressource en quelques saisons. Il leur restera leurs dettes et leurs yeux pour pleurer. Nul besoin d’être grand écologiste pour comprendre que, dans les ténèbres des abysses, la vie est une exception.
Autrefois, petit poisson devenait grand. Aujourd’hui, traqué dans la moindre cachette, il est transformé en farine avant d’avoir eu le temps d’esquisser son destin d’écailles. L’homme est un meunier maudit, frappé par un sortilège : il transforme ce qu’il touche en farine. Il mouline par besoin, par habitude et sans savoir pourquoi. Il écrabouille. Il réduit en poudre la splendeur du monde. Il n’est que poussière – et il fabrique de la poussière.
Le vent dispersera sa fumée dérisoire.
Bonjour Yves Paccalet,
D’abord je me présente : Je m’appelle Catherine Kieffer-Sencho et je m’inscris dans le clan des rêveurs. Un poil plus jeune que vous, j’ai fait mon 68 en retard et j’ai rencontré bien des plages sous les pavés des quatre coins du monde (pas au club med, je vous rassure). Ma mère a bercé mon enfance avec le club de Rome et ses lectures sur les trous noirs, quasars et autres pulsars… mais j’ai choisi d’être peintre, de faire de l’art car il me semblait que c’était une autre manière de contempler les étoiles.
Après avoir lu l’humanité disparaitra et sortie de secours, je viens de finir cette nuit l’Atlantide. Nous aurions pu nous croiser, je me souviens avoir foulé Santorin vers la fin des années 70 et effectué des brasses dans ce bleu assez terrifiant de la caldeira au milieu des pierres ponces dans le poids du mystère de ce bleu profond. Vos mots m’ont assez bien convaincue au sujet de l’Atlantide de Platon, mais nous pouvons toujours imaginer qu’il n’y a pas eu une seule Atlantide, car les Atlantes Atlantiques sont tout aussi convaincants et les vieilles mémoirs Mayas portent en elle aussi l’écho de la catastrophe. Mais je ne vais pas disserter plus longtemps sur les différentes théories. Restons en sur votre conclusion terrible : que notre dite intelligence nous a conduit droit dans le mur.
Je me questionne :
comment se fait-il que moi, petit humain sans pouvoir autre que de communiquer au travers de mes pinceaux, tout comme vous le faite avec votre plume, je sois convaincue avant même d’avoir fini votre récit. Aujourd’hui je cultive mon petit jardin potager, j’utilise l’art pour mettre en lien des humains sans arrogance et je continue à croire que si nous changions tous notre comportement il y aurait encore une chance….
Je m’énerve toute seule, je me dit que c’est n’est pas des gens comme moi qu’il faudrait toucher et convaincre, mais ces satanés puissants de l’économie et du pouvoir dont l’avidité et l’égoisme sont des gouffres goinfres encore plus profond que la caldeira de Santorin. Ce sont bien eux et les devises qu’ils génèrent pour leur immédiat sans lendemain en perforant la terre pour le pétrole, en faisant hurler les tgv qui transpercent l’espace, en défrichant des millions d’hectare de forêts en cultivant abusivement des produits inutiles privant ainsi les populations locales de leur alimentation journalière. Mais ceux-ci, comment peuvent-ils entendre vos mots. Vous ne leur faites pas suffisament peur pour qu’ils changent, ils s’en foutent du haut de leur jet et pire encore ils ont jeté entre nous tous, à grand renfort de TV et supermarché, le jus puant de la division en nous barricadant dans nos ego pour protéger notre pré carré et le remplissage de notre congélateur. Lorsque les fonctionnaires font grêve tout le monde s’en prend à leurs privilèges, jusqu’aux parents qui assignent devant des tribunaux (pour se faire trois sous) les professeurs qui éduquent leurs propres enfants. Les pêcheurs réagissent devant l’impossibilité d’exercer leur métier et j’entends les petits poissonniers s’en prendre aux pêcheurs. Les voisins ne se connaissent plus et se plaignent les uns des autres, etc…
J’habite cachée dans le petit bois de chêne d’une commune qui fut rurale mais qui depuis est devenue résidentielle, mon mari est originaire d’un peuple lointain d’Afrique qui se bat encore pour le respect de sa culture (nous sommes deux rêveurs). Lors des dernières élections, à titre « éducatif » de ce qu’est notre merveilleux système démocratique nous sommes allés participer au dépouillement des urnes. Après avoir anônné (pardon pour les ânes) 297 fois Sarkozy contre 111 Royal, j’en avais perdu ma voix… Juste la force de dire à mon mari sur le chemin du retour que le vote de nos voisins était la conviction qu’ils avaient de protéger leur jardin de 300 m2, leur frigo et leur 4×4 puant.
Cette division ne nous prive-t’elle pas encore plus de l’espoir de voir demain.
Si nous étions tous conscients ensemble que c’est par notre force réunie contre cet empire sans la moindre capacité de vision, que nous pouvons le faire vaciller. Mais pour cela il nous faut renoncer à ces minuscules privilèges qu’ils agitent sans cesse comme une carotte sous le nez des ânes que nous sommes (pardon encore une fois pour les ânes car ce sont des bestioles plus que respectables).
J’aime bien jeter un oeil sur les anciens alors, retournons faire un tour chez Socrate et Platon que nous pourrions confronter à Aristote. Ce dernier nous ayant fait valoir que le bloc de marbre n’est qu’une matière brute dont seul le geste et l’intelligence de l’homme peuvent extraire la beauté, c’est bel et bien sur cette vision que nous avons construit notre « merveilleuse société » en extirpant, travaillant, modifiant, remodelant. Pour Aristote, c’est l’homme et son intelligence qui font être le bien et le beau et ainsi nous avons construit nos mondes. En dissociant le sujet et l’objet nous nous sommes mis en péril de n’être nous même plus que des objets à leur tour modelés par d’autres sujets-objets… Tandis que Socrate puis Platon nous délivrent un autre message qui n’a que bien peu pris place autour de nous. Les grandes valeurs que peuvent-être l’amour, la justice, la liberté demeurent des « inatteignables » car elles sont vastes et partout, néanmoins un minuscule geste dans l’amour ou dans l’espace de la liberté nous les font toucher dans leur entier. Il suffit de le vivre une fois, pour comprendre que l’on fait partie de cette unité.
Hélas dans ce monde de l’égo où chacun doit prouver avant tout et avoir plutôt que d’être nous ne faisons que précipiter notre chute.
Je rêve encore d’un monde où les humains réunis partageraient cette conscience de la grande force de leur être commun, où comme dans l’épitre de Paul aux Corinthiens ils réaliseraient enfin que cette grosse cervelle n’est rien sans l’humble petit doigt de pied. Si je rêve encore c’est sans doute parce que suis mère et que je souhaite que demain existe pour mon fils et la chaine qui sortira de lui.
Ce n’est pas de la boue qui nous empêche de voir clair, seulement un magma de prétention puante. Sans doute le prophète avait raison, c’est en faisant une boule de glaise qu’il a rendu la vue à l’aveugle. Cette terre est notre meilleure leçon de vie et bien sûr à force de ne pas la respecter elle va se venger. Appelons cela nouvelle Atlantide ou Apocalypse, ces alpha nous dirigent vers l’Oméga, sauf sursaut ultime qui ne serait pas la production de notre mental prétentieux, mais l’humilité de reconnaitre notre condition de poussière d’étoile et l’appel que nous pourrions faire à l’intelligence du coeur.
J’ai le sentiment que nous sommes assez nombreux à croire qu’il n’est pas absolument trop tard, à chacun de nous d’oeuvrer dans son petit coin pour la dernière tentative, mais gardons à l’esprit que notre force c’est ensemble.
Merci Monsieur Paccalet de ce regard lucide que vous ne cessez de partager avec nous, mais qu’est-ce qu’on pourrait bien faire pour arrêter le rêve de puissance ?
Être un tout petit peu plus ensemble et s’en remettre à la main du grand ordonnateur qui jugera lui même si les humains en valent la peine !
Catherine Kieffer-Sencho
excusez ma maladresse internet mais est-ce que mon courrier est bien arrivé ????
J’ai lu, pas plus tard qu’hier soir, un article qui parlait de l’intelligence des cétacés, et de leur liens avec les hommes. Il parait que les grecs étaient fan des cétacés, qu’ils avaient de nombreuses légendes qui vantaient leurs mérites et leurs exploits, et qu’il les considéraient comme des êtres intelligents, certains même comme leurs alter-égos marins : tuer des cétacés ne leur seraient jamais venu à l’idée.
L’article disait aussi, que cette façon d’appréhender ces créatures à radicalement changé avec l’apparition des religions monothéistes, et de cette idée saugrenue d’un dieu unique ayant créé l’homme à son image. L’anthropocentrisme était né, et toute créature qui n’était pas humaine, était forcement inférieur à l’humain, c’est là que le massacre à commencé…
La religion nous dit que dieu à chassé Adam et Eve du paradis pour une histoire de pomme. Je crois que l’homme à lui-même fait disparaitre le paradis, le jour où il a inventé ce dieu unique à son image.
Le pire dans cette histoire, c’est que plus de 2000 ans plus tard, on a toujours pas remis en cause ce principe selon lequel « tout ce qui n’est pas humain lui est inférieur ».
Il parait que c’est ça « être intelligent » …
Finalement, Catherine ,comme Yves, ne vaudrait-il pas mieux précipiter la disparition de l’humanité, plutôt que d’essayer de la retarder ?
Je pensais un temps que si on poussait nos erreurs jusqu’à la caricature, nos contemporains finiraient par s’apercevoir de quelque chose. Eh bien nous sommes arrivés à la caricature, même en politique, et peu d’entre-nous s’en soucient !
Alors finissons-en ?
Un morceau de wikipedia qui vaut ce qu’il vaut :
« Les Mayas croyaient à l’existence de cycles de 13 baktuns, c’est-à-dire approximativement 5128 années solaires. L’univers actuel a été créé en 3114 avant J.C. (la date exacte en compte long est 13.0.0.0.0 4 Ahau 8 Cumku, que l’on trouve sur la Stèle C de Quiriguá) et sera donc détruit en 2012. »
Allez plus que 4 ans !
Tiens, en relisant je viens de m’apercevoir que -3114 + 5128 = 2014 et pas 2012.
Donc après vérification, la durée du compte long varie d’une source à l’autre : entre 5125 et 5128 ans (la conversion d’un système à l’autre ne doit pas être évidente)
Puissions-nous mieux écouter nos âmes pour éveiller nos consciences !
Il n’y a rien de plus à précipiter que ce que nous avons déjà fait.
Revenons à l’histoire du méthane des vaches et du pet de ces belles savoyardes. Je suis sûre que celles-ci broutent de la belle herbe, mais quoi du pet de toutes celles qui bouffent le soja et l’arachide en privant ainsi les populations locales Africaines de leur alimentation quotidienne. Alors, maintenant en plus on va rouler agro… J’ai l’impression qu’on en rate pas une pour se précipiter vers le désastre.
Il y a pourtant des paccalet, des vous, des moi et beaucoup d’autres qui n’ont rien à voir avec ces calculs machiavéliques.
Les derniers deviendront-ils les premiers ????
Qui sera notre Noé ?
Paccalet prévoit à la fin de l’Atlantide rêve et cauchemar des archéologues-pieuvres tentant de déchiffrer nos vestiges. mais aujourd’hui encore c’est bien nous humains qui tentons de déchiffrer les vestiges d’autres humains (cf la stèle de quirigua etc…).
Allons un peu d’espoir, cet humain n’est pas une si mauvaise bête : ange et diable, il suffirait donc de faire taire la vilaine partie de nous pour sauver quelques meubles du déluge ?
Cela fait plaisir de voir des gens bien comme vous . Un espoir, que les abrutis disparaissent et que les meilleurs restent. Cependant, je ne crois pas à la logique vivante.
Quand on emploie des mots comme « abruti » ou « meilleur », la difficulté réside dans la définition des termes. Sans même nous placer sur le plan moral, en nous en tenant au critère de l’efficacité évolutive, nous pouvons affirmer que celui qui réussit (qui survit et produit une descendance) est, stricto sensu, « meilleur » que celui qui disparaît. Est-il, pour autant, plus intelligent ou plus abruti ? Plus beau ou plus laid ? Comme diraient nos actuels ministres, qui se gargarisent de l’expression, c’est « au cas par cas ». C’est-à-dire à la tête du client !
Bonjour,
J’ai lu avec beaucoup d’attention votre billet. J’aimerais avant tout préciser que je suis arrivé sur votre blog par simple recherche google après avoir vu le thema d’arte sur le rechauffement de la planète.
Je dois dire que vous faites partie de ces éveilleurs de conscience que j’apprécie.
Je trouve comme eux qu’il y a beaucoup d’absurde dans nos modes de vie, quelque chose de gênant entre le gaspillage effréné de quelques riches nantis, et la misère des autres.
Je suis aussi sidéré par l’insouciance latente de nos jours, du mien de par le passé, et celui de ceux qui m’entourent. Très peu sont conscients des alertes sur les risque que nous faisons collectivement courir à la planète.
Ceci dit, la question demeure :
que peut faire l’honnête citoyen à son niveau contre les grands groupes financiers, et les gros de la distribution qui sont aujourd’hui encore les premiers à s’emparer du développement durable comme argument commercial ?
Manger bio, consommer responsable ne va t-il pas augmenter l’offre et faire enflammer les prix et creuser encore l’écart entre riches et pauvres ?
bonjour Paccalet,
Un grand respect pour vous monsieur!!vous qui essayé de vous battre contre tous ces personnes je dirai ecervelés qui pensent qu’a une chose faire de l argent….moi je suis atteint d une maladie genetique aux yeux j ai 26 ans je me bat chaque jour pour maintenir le peu de vue qui me reste et en esperant que je puisse voir les merveille du monde du moins ce qui va en rester!!mais vous savez c est tellement difficile de voyager il faut pas mal d argent et quand on est reconnu handicapé j ai meme pas le droit a un travail depuis 3 ans.mais heureusement je me consacre au dessin au graphite je m exprime la dedans en dessinant des animaux car je suis un dingue de nature!!je compte acheter votre livre l humanité disparaitra bon debarras!vous savez je comprend que vous detestez ces humain car moi aussi je suis en train de les detestez ils detruits tout !et moi qui st ai un reve c est voir voir toute ces beaux animaux ces belles fleurs et bien cela promets!heureusement qu il y a de grands bonhommes comme vous,hulot…..j aimerai vraiment vous rencontrer monsieur paccalet afin de pouvoir discuter avec vous en attendant merci pour ce blog !!
Juste un peu de pub pour remonter le moral général. A lire, le numéro hors série de Juin de « Alternatives économiques », spécial l’état du développement durable, et le livre de Hervé Kempf : « Comment les riches détruisent la planète » aux éditions du Seuil
Je me rends compte que nous parlons de l’homme (l »homme disparaîtra …) sans préciser lequel. Je ne suis pas sûr qu’un paysan malien ou thailandais dirait la même chose.
On a oublié de préciser : homo capitalistus . Occidentalus . Japonicus depuis 50 ans. Chinois depuis 15 ans. Notre merveilleux mode de pensée est en train de gangrener la planète.
PS question de philo: si tous les hommes avaient disparu, le regret existerait t-il quelque part ?
Très belle question de philo. Je veux croire qu’on trouverait un soupçon de regret dans le cerveau de la pieuvre ou de la reine des fourmis. Mais associé à une grosse brassée de sarcasme…
bonjour,
Je ne sais pas trop où poster cette info. Peut-être, Yves, pourras-tu alerter qui de droit ?
Pour large diffusion
CA CE PASSE EN CE MOMENT A MADAGASCAR
En passant par Analalava et Antsohihy, les gens sont très préoccupés par la mort de nombreux dauphins ces derniers jours : les rumeurs vont bon train.
Au large c’est un site ou Exxon Mobil est en train de faire de la recherche pétrolière en mer
La compagnie avait averti les villageois le mois dernier qu’ils allaient faire circuler un bateau chargé de faire (entre autre) des sondages avec un sonar a balayage latéral, du genre : « ne vous inquiétez pas ce ne sont pas des bâtiments de guerre, tout ça est inoffensif c’est juste de la recherche…..
On ne sait pas encore s’il y a une relation de cause à effet , mais le 2 juin le bateau d’Exxon Mobile a quitté le port de Mahajanga pour se rendre sur le site en mer. Mercredi 3 juin il y avait une 40aine de dauphins bloqués au fond d’un bras de mer qui remonte sur 60 km jusqu’au port d’Antsohihy.
Le lendemain jeudi 4 juin les dauphins étaient plus d’une centaine et 27 étaient déjà morts (6 cadavres dans le port d’Antsohihy, dont deux bébés…. C’est assez poignant)
Hier une « équipe d’Antsohihy a recensé au total une 40 aine de dauphins morts !.
Un autre est venu s’échouer sur la digue du port d’Analalava , ce qui ne s’etait jamais vu….
Des bras de mer comme celui d’Antsohihy il y en a des dizaines dans la région….
On crains que ce ne soient la que les premières victimes…..triste.
Merci Kolava pour l’info consternante. Nous diffusons. Christian
Merci Yves Paccalet pour ce texte prémonitoire de 1994. Nous tentons de sensibiliser le public méditerranéen et serions heureux de vs rencontrer. Par hasard (qui n’existe pas) : Etes vs au Festival du livre de Nice ? Christian
Pour Christian Bollier :
Non, je ne suis pas au festival de Nice (du livre !), pas pour l’instant. C’est quand ?
Je voudrais dire à Vincent que ce n’est pas bien de nous donner de fausses koies.
joies …. je fais comme lui !