13 juin 2008
Je n’ai pas encore les résultats définitifs, mais c’est couru : les Irlandais vont voter « non » au projet de traité européen dit « de Lisbonne ». De Lisbonne ou de Farfouillis-les-Oies, c’eût été pareil. Quoiqu’on ait mis dans le texte, même s’il avait été bien plus simple et généreux que celui qu’on a proposé au vote, l’issue n’aurait pas varié. On disait naguère que, pour enterrer une question, il suffisait de créer une commission. Un référendum est plus efficace. C’est la seule élection à laquelle on pose la question « oui ou non », et où l’on obtient à tous les coups la réponse « non ». Le slogan de Mai 68, « Elections, piège à cons ! », était une idiotie. « Référendum, piège à cons ! » ne fait que traduire une consternante réalité.
Un référendum convient, à la rigueur, à une question d’envergure locale, qu’on pose à une petite population homogène. Mais jamais on n’avancera, par ce moyen, vers la constitution de vastes ensembles politiques – la seule manière, pour les humains, de ne pas se faire la guerre. Les électeurs ont peur de l’autre et de l’inconnu. Ils se replient sur leur pré carré, leur territoire, les traditions qui leur paraissent rassurantes. Ils refusent le grand dehors sous des prétextes ahurissants, en prêtant foi aux racontars les plus abracadabrantesques. Ils se terrorisent eux-mêmes en transformant autrui en ogre prêt à dévorer leurs enfants (j’exagère à peine : le bruit courait, en Irlande, que le traité européen permettrait de jeter en prison des gamins de trois ans…). Ils se dédouanent de leur trouille existentielle en invoquant la possibilité d’un « plan B » imaginaire auquel, s’ils avaient à le voter demain, ils diraient évidemment encore « non ».
Je comprends ces sentiments. Je sais aussi que, chez certains « nonistes », l’opposition est philosophiquement, sociologiquement et politiquement bien fondée. Mais je suis au désespoir. Mon utopie de gouvernement de la planète, d’Etats-Unis du monde qu’il faudrait instituer démocratiquement, y compris par la voie du référendum, se noie dans la mer d’Irlande – ou sombre dans l’océan de l’Angoisse.
Je n’écouterai même pas les résultats officiels. J’enfile mes chaussures de montagne et je monte saluer les sabots-de-Vénus en fleurs dans la forêt de Tincave. Je pleure sur mon impossible rêve d’Homo terrestris, sur mon désir incompris de traité international des bonnes volontés, sur mon projet de paix perpétuelle par avance avorté.
Tiens votre billet tombe bien, justement j’avais un commentaire que je ne savais pas où mettre. Ca va ensemble vous allez voir :
« Je viens de voir le lien vers mon site …Merci Yves. Je suis honorée!
Je viens de voir le lien vers Nicolino également …
Et je vous propose à tous la visite guidée suivante : Démarrage de chez yves
vous allez chez nicolino, vous tombez sur un billet politique ; après lecture vous revenez
chez paccalet par le lien sur le site de nicolino. De retour chez yves, vous allez chez véro
le blaireau, en fouillant dans les boîtes, vous pourrez deviner qu’elle est d’avis à peu
près contraire …mais sans vous attarder, à partir du terrier du blaireau, par les liens, vous pourrez passer sur le blogue de superno, qui écrit de très bonnes synthèses à mon goût … Arrivés sur ce blogue, entrez dans le moteur de recherche (du blogue) -nicolino- et vous trouverez un très bon billet sur lui. Ensuite, toujours sur le même blogue, vous trouverez un article en mai, intitulé « la rénovation de la gauche … » . Quelques indices au passage vous confirmeront que vous êtes bien sur un blogue « de gauche ». Depuis les liens de ce blogue de gauche, à droite, vous pourrez revenir tranquillement chez Paccalet, ou partir ailleurs, comme vous voulez, vous êtes libre … Moi, tout cela me tarabuste, et tout ça me rend très truste, comme disait Boris Vian…. La nouvelle pensée unique… titrait Marianne en mai 2008.
Heureusement qu’il y a Jean Ziegler ! et Yves Paccalet
Voilà, j’avais écrit ça avant la parution du billet sur l’Irlande.
Bon circuit à tous … Bien sûr que les bonnes volontés existent, mais pourquoi est-ce qu’ils s’aiment, et qu’ils se tuent ? (je parle de nous bien sur ….Une chose que je ne supporte pas est qu’on n’accorde à personne le droit à l’erreur, le droit à changer d’avis, à modifier ses positions, le droit d’évoluer, le droit d’être vivant en quelque sorte… Bien tristement …
Le droit à l’erreur (ou à changer d’avis, ce qui n’est pas exactement la même chose) me semble imprescriptible. Le droit de dire « oui », « non » ou « p’têt ben » est essentiel en démocratie… Ce qui me paraît aller avec, c’est le devoir de curiosité – l’envie d’aller regarder ailleurs, d’écouter d’autres gens, de vivre d’autres traditions, d’adopter d’autres façons d’être au monde. Cette succession de « non » populaires à des référendums d’ouverture (même mal présentés, mal ficelés, mal écrits, mal pensés, mal foutus) me désole parce que j’y vois la politique de Clochemerle (en étant gentil) ou de l’épuration ethnique (ça finira comme ça). A part ça, les sabots-de-Vénus sont de pures merveilles de douceur jaune. Indifférents aux querelles de notre espèce.
Merci l’Irlande!!!!!!
Et vive la démocratie directe!
Rassurez vous, Paccalet, vu le machin tout à fait anitdémocratique qu’est devenu l’UE (bien loin de vos idéaux de 68ard qui a tout faux, comme vous le disiez justement dans votre billet-bilan-autocritique de 68), les neuneus de bruxelles et de strasbourg trouveront bien une façon pour valider cet infame traité qui vous est très cher, qui exclut les citoyens del’initiative et de la decision politique et qui glorifie la sainte croissance!
Je suis realiste donc: une brève et courte victoire, je le sais et ne me fais aucune illusion, mais suivant le principe du carpe diem, je savoure l’instant!
Je partage cependant totalement votre opinion sur le sabot de venus!
oh …mon « post » ne concernait pas le référendum. Ce serait réducteur. Oui, bien sur, pour les autres façons d’être au monde…Mais j’ai une sale petite voix qui me sussurre que les sabots-de-venus peuvent se faire écraser par de biens vilaines chaussures fabriquées pas cher. Tu es responsable de ta fleur … disait le renard au petit prince…
Le match est lancé! Je compte les points! Mais attention : les injures sont disqualifiantes sur ce blog!Où sont les neuneus Michel? A Bruxelles et à Strasbourg ? Ok!
Pour Vero : Pourquoi ne te présentes-tu pas sur ton site comme le font les autres ? Avec une photo , pourquoi pas? Il est agréable de savoir à qui on s’adresse…As-tu vraiment la tête d’un blaireau?
Anne-Marie, tu crois pas que cette question serait plus à sa place sur mon blogue?
Et pourquoi que les Irlandais, ils ont pas le droit de répondre NON, puisqu’ils n’ont le choix qu’entre le OUI et/ou (ça dépend de celui qui a réfléchi)le NON ?
Moi, j’avais mis OUI dans l’urne mais j’avais envie de mettre aussi NON, et il a fallu que je me flanque un sacré coup de pied où je pense pour mettre oui.
Et puisque vous parlez du » projet de paix perpétuelle » qui fait penser au p’tit (il était peut-être pas petit d’ailleurs puisqu’il a tout de même pondu ce « projet ») père kant, et vous connaissez mieux que moi ce qu’il dit dans l’ »Appendice » : je vous renvoie à : II : « De l’accord de la politique et de la morale selon la notion transcendantale du droit public » où il démontre que l’état de bonheur, pour les individus comme pour les peuples, est certes un beau rêve, mais on doit tenir compte du « mal moral » inhérent à la nature humaine :
« [...]; et d’ailleurs le problème véritable que la politique doit résoudre, consiste en l’accord avec cette fin (rendre le peuple satisfait de son état). »
Je n’ai pas l’impression que, tant en France et aujourd’hui en Irlande, la politique ait réussi à satisfaire grand monde. Et pourtant que le premier article de la « Déclaration des Droits de l’Homme », qui aurait dû être appliquée en juin 1793, mais n’a pas été pour cause de terreur, était beau ! « Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour grantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles »; et l’article deux précisait ces droits : « l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. »
Entre la « Déclaration » de 1789, qui est toujours la nôtre dont l’article premier stipule : « Tous les hommes naissent … en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune, » et celle de juin 1793, il y a tout de même un sacré écart… Mais cet écart n’est-il pas tout simplement sagesse ?
Pour faire court, j’ai un peu l’impression de vasouiller…
Dans « Nouvelle petite philosophie », Jacquard aborde ces thèmes, sans vasouiller comme nous…(et nous ne vasouillons pas tant que ça, nous sommes moins lisibles, c’est tout) A lire et à relire, les chapitres Paix, violence, solidarité, universalité…C’est à la portée des enfants …
Oh la oh la Yves ! Pas le moment d’aller trainer a Tincave…. On vous attend demain a Saint Jean Cap Ferrat…..
Pour le niouininon on y reviendra….
Réponse à vero : non, je ne vois pas car j’imagine que tu vas être contente d’avoir de la visite sur ton site et comment les nouveaux visiteurs vont-ils s’intéresser à ta réincarnation si ils ne connaissent pas ton incarnation?
Question: quelle est donc la motivation pour ouvrir un blog?
Merci l’Irlande
Encore une preuve que le machin qu’on essaye de nous imposer ne plait pas aux peuples.
L’Europe n’est peu pas ètre à la fois objet d’aspiration au bonheur des peuples et bouc émmissaire dans les moments difficiles.
Le verbe des politiques n’est plus adapté aux languages des populations
Cordialement
Bonjour Mr Paccalet,
Je suis étonné par vos réactions sur le non au traité. Surtout après avoir lu votre bouquin sur l’humanité qui fait tout pour disparaître. La plupart de ces fameux humains n’ont pas les moyens de voyager, ont une vie si rude qu’ils n’ont que peu le loisir d’être dans la nuance. Un traité ne réglera pas le problème de la guerre, d’ailleurs n’est- elle pas déjà engagée ? Pourquoi les élites en tous genres (et qui se prennent pour telles) ne se réveillent-elles pas ? Pourquoi dans le quotidien sont-elles si peu respectueuses, si peu à l’écoute, toujours prêtes à faire un bon coup ? La guerre ne commence t-elle pas lorsque les plus forts (socialement parlant) abusent de la ruse, d’une quelconque politesse qui n’est que le masque du mépris, d’une soi-disant raison qui ressemble beaucoup à la folie ?
Il me semble que l’Europe ne s’imposera qu’à l’aulne d’une véritable conscience planétaire. La peur est souvent mauvaise conseillère…
on notera à nouveau qu’un parlement (irlandais)a massivement, soviétiquement*, voté en faveur de ce traité alors que ces citoyens ont montré qu’ils étaient, dans leur majorité, d’un avis contraire. ça décribilise (une fois de plus) toute les ratifications précédentes (3 la veille du vote irlandais, comme mesure d’intimidation!) et, plus generalement, la pseudo-democratie representative.
* j’ai écrit « sovietiquement », mais j’ai pu assi bien écrire « maoistiquement » puisqu’il me semble, Paccalet, que ce « grand » homme était (est?) l’un de vos héros. Me trompe-je? C’est vrai que Mao, il a fait « avancer » (comme disent les bénis-oui-oui pour l’UE) la Chine et qu’il n’a pas été assez bête pour consulter ces centaines de millions de concitoyens. Et on a vu le résultat…
Triste UE antidémocratique!
M. Paccalet, je viens de vous lire et comprends votre point de vue. Mais vous êtes rêveur. Vous rêvez d’une grande Europe responsable, consciente de ses limites…bref vous avez espoir en les capacités humaines à se sauver ensemble.
Cela est impossible. Si un jour, un Gouvernement européen voit le jour, savez- vous ce qu’il ferait??? Eh bien il instaurerait tout simplement ce qui se fait actuellement, c’est à dire ce à quoi s’emploie chaque nation depuis plusieurs décennies: Un système thermo-nucléaire basé sur l’économie. Oui…j’en suis le 1er désolé mais l’homme est un animal égoiste….
L’Europe ne peut pas etre à la fois objet d’aspiration au bonheur des peuples et bouc émmissaire dans les moments difficiles.
Le verbe des politiques n’est plus adapté aux languages des populations
Cordialement
PS: fautes corrigées
On argumente souvent en invoquant la démocratie; or j’ai tendance à penser que la démocratie n’est pas une situation stable (un état, mais le mot est ambigu), mais quelque chose qui vit et qu’il faut en permanence nourrir, soigner, guérir. Nos institutions nationales sont déjà pauvres en démocratie, deux cents ans c’est beaucoup ! Et les institutions européennes du XXIe siècle encore plus pauvres; elles n’utilisent pas les outils de ce siècle : ni l’information, ni la consultation. Seul le levier financier et boursier joue, et ce n’est pas celui que j’aime le plus ; la prise en compte des aspirations autres que financières de nos concitoyens est bien modeste. Evidemment qu’on n’a plus envie de refaire 14-18 ! mais faut il devenir tous sujets et actionnaires de la banque centrale pour cela ?
Quelqu’un a dit, les guerres pas rentables ne sont pas déclarées ; ce qui m’effraie c’est que dans notre système boursier, elles pourraient le redevenir.
Bonjour les amis, de Suisse et d’ailleurs,
Je suis d’accord avec vous Yves : Le référendum sur une question aussi large ne peut que recueillir une réponse négative, somme arithmétique des mécontentements d’origine diverses, sans parler des peurs.
Michel, est-il démocratique de laisser 3 millions d’électeurs Irlandais décider de l’organisation politique de 495 millions de citoyens européens ?
« Michel, est-il démocratique de laisser 3 millions d’électeurs Irlandais décider de l’organisation politique de 495 millions de citoyens européens ? »
Non pas du tout. Mais:
- ces regles debilissimes n’ont pas été approuvées par les citoyens européeens qu’on ne consulte pratiquement jamais. c’est l’UE (et ses parlementaires) qui s’est mise toute seule dans le merdier où elle patauge depuis des années. L’elargissement beaucoup trop rapide de lUE (avant d’avoir des regles saines de fonctionnement) n’a fait qu’empirer les choses.
- je trouve encore (largement) moins democratique les laches ratifications parlementaires. Quelques milliers de parlementaires qui decident pour 495 millions d’européens…
- L’exemple irlandais le montre fort bien: environ 90% de parlementaire pour le traité (score soviétique indigne d’une democratie) et seulement 47% de la population pour le oui. Encore une fois, n’importe quelle personne objective et saine d’esprit y verra les limites de la « démocratie » purement representative.
Moi, je suis pour un referendum europeen: tous les pays vote le meme texte le meme jour. ça, ça serait un vrai acte fort pour une europe politique democratique.
La democratie, c’est d’accepter que les élus n’ont JAMAIS plus de legitimité que les gens qu’ils représentent.
« Le référendum sur une question aussi large ne peut que recueillir une réponse négative, »
votre objectivité est désopilante. L’Espagne et le Luxembourg avaient voté oui au TCE par référendum.
Thank’s Ireland !
Merci aux irlandais, la lutte continue !
et le mur approche…
On pourrait tenter de réconcilier tout le monde (entreprise ambitieuse !) en écrivant ceci : « D’accord pour recourir à des référendums sur les questions européennes. Mais à une condition : il faut adapter le corps électoral au sujet du débat. Par conséquent, on n’organisera plus aucun référendum européen nation par nation. On fera voter tous les Européens le même jour, sur le même texte. Le oui ou le non prendront ainsi – enfin – leur vrai sens. »
A ceux qui remercient les « nonistes » Irlandais, je rappelle le texte social, politiquement responsable, noble, généreux, altruiste, etc., de la principale affiche anti-européenne à Dublin et alentour : « IT’LL COST YOU. More tax, less power. VOTE NO ! »
J’ai respecté les majuscules. Vous avez compris qu’on rameute ici façon poujadiste et lepéniste, et c’est bien ce qui fait froid dans le dos. Le fric et la haine de l’autre composent une triste victoire pour le « non ».
Je tâcherai d’écrire mon prochain billet sur un sujet apolitique !
« Le fric et la haine de l’autre composent une triste victoire pour le “non”. »
Comme vous êtes simpliste et insultant, Paccalet. A nouveau. C’est récurrent chez vous. Vous êtes tellement rigide dans votre quete d’Europe-à-n’importe-quel-prix que supportez pas qu’on puisse avec une autre vision de l’Europe vous. Et ça y va « ils sont betes, ils reponent à coté de la question du référendum », « cons », « haineux », « ils ne pensent qu’au fric »…
vous etiez pareil, aussi sourd et obtus, quand vous idolatriez Mao et que certaines voix venaient ternir votre idéal communiste en vous disant que ce n’était peut-etre pas le paradis que vous imaginiez?
Vous me faites pitié.
Pour Michel :
Aucune injure. Je m’en voudrais… J’ai juste rappelé que, dans un référendum de ce type, les « non » de gauche et de droite, d’extrême gauche et d’extrême droite, sont irrémédiablement comptés ensemble. Ce n’est le cas pour aucune autre élection. A mes yeux, le déshonneur consisterait à mettre dans une enveloppe le même bulletin que Le Pen. Plutôt partir en balade, les sabots-de-Vénus sont en fleur et leur beauté met tout le monde d’accord !
Pour ce qui touche à Mao, je ne l’ai jamais « idolâtré » : je n’ai jamais idolâtré personne, pas même Dieu ! J’ai fait partie, après Mai 68, du mouvement maoïste (avec quantité d’ex-communistes), comme d’autres étaient trotskistes. J’ai, quelques mois, pensé que la Révolution culturelle était une façon de renverser les dictatures à la soviétique. J’ai vite compris où ça menait, et lâché définitivement le maoïsme – ainsi, d’ailleurs, que toute forme de militantisme, y compris écologique. Mais j’ai déjà parlé de cet épisode dans « Sortie de secours ». J’en ai même republié un passage sur ce blog. Je ne vois pas pourquoi j’insiste.
Heureusement que je suis allé faire un tour sur d’autres sujets pour apprécier ce blog à sa juste valeur qui me semble énorme. J’ai même piqué une ou deux citations, entre autre un bout du texte sur le grand corbeau.
Pour l’Europe, je suis devenu noniste parce que je ne crois pas que l’on puisse faire l’Europe à marche forcée. Depuis Nice, cela va trop vite. Ceci dit, je suis très très mal à l’aise de me compter avec les racistes, xénophobes et autres poujadistes alors je voterais peut-être oui aujourd’hui.
Vous avez raison, ne parlez plus de politique, c’est pour mon blog une résolution que j’ai prise et n’arrive pas toujours à tenir tellement sarko m’énerve…
« J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. » Nizan, « Aden Arabie », Petite collection Maspero, 1960.
N’insistez pas, Yves Paccalet, parce qu’en effet, vous avez été suffisamment éclairant sur les sentiers qu’on peut prendre à 20 ans.
Bienheureux celui qui ne s’est pas trompé ! Mais malheureux celui qui, l’âge venant, n’a pas le courage de le reconnaître ! Nous avons tous été tentés par les sirènes maoïstes, léninistes, trotskystes, et j’en passe. J’ai eu un ami, collègue, allemand qui a porté, pendant des années, disons « l’erreur hitlérienne » de ses parents qui lui avaient donné, d’ailleurs, un prénom révélateur. Et aujourd’hui encore, il n’en finit pas de penser et de porter ce poids, et de s’en excuser.
Les désillusions sont fortes et amères mais vous avez eu le courage de les dire, (et je vous en remercie car vous l’avez fait avec talent et conviction).
Il n’est pas facile de combattre pour démontrer que, quelles que soient les idéologies, elles sont souvent perverses et que le culte de la personnalité est certainement la tentation la plus perverse parce qu’aucune idéologie ne mérite qu’on lui aliène sa liberté et celle de l’autre.
Mais peut-être faut-il avoir la chance de vieillir pour constater que l’être humain est « indécrottable » et avoir le courage, malgré tout, de continuer à le crier.
J’essaie de relire ce que j’écris, à toute allure, mais décidément, Véro, je vasouille encore plus ! Et zut pour les fautes…
« J’ai juste rappelé que, dans un référendum de ce type, les “non” de gauche et de droite, d’extrême gauche et d’extrême droite, sont irrémédiablement comptés ensemble. Ce n’est le cas pour aucune autre élection. A mes yeux, le déshonneur consisterait à mettre dans une enveloppe le même bulletin que Le Pen. »
deux choses fondamentales:
1. un référendum n’est PAS une élection. Si vous ne comprenez pas ça, je pense qu’avant de publier des billets politiques, vous avez encore des choses de base à apprendre*. Dans un referendum, on repond à une question, on n’élit strictement personne. Et si vous aviez un peu plus foi (et d’experience) en la democratie directe, vous sauriez que les référenda sont souvent transversaux, dans le sens , où des des gens de sensibilité parlementaires votent « ensemble » ponctuellement sur un sujet meme si c’est pour des raisons differentes (que ce ce soit pour formuler une reponse positive ou negative à la question d’un referendum). Le moratoire sur les OGM dans la production agricole suisse (approuvé par les citoyens suisses) a été soutenu par des parlementaires de gauche et de la droite dure, même si sur moult autres sujets, ils sont en totale opposition.
* en écrivant ça, je me rappelle du fou du puy (je vous laisse deviner qui c’est) qui pensait que le referendum de mai 2005 allait lui ouvrir la voie royale pour la presidentielle de 2007 avec le soutien des 55% de nonistes… hihihi, il m’avait bien fait rire! Le pauv’gars, il a pas fait 5%…
2. Avoir sa propre pensée politque: si à chaque fois que vous devez exprimer une opinion politique, vous attendez de connaitre le positionnement de Le Pen, vous avez un gros problème. Si Le Pen déclare un jour qu’il faut stopper la chasse à la baleine sous pseudo-pretexte scientifiques, vous allez faire quoi? Militer pour davantage de chasse, juste pour pas dire comme le Pen? si Le Pen declare que 2+2=4, vous allez faire quoi? changer tout ce que vous avez appris en mathématiques? Allons, allons, soyez un peu plus adulte que ça, Paccalet. Je suis sur que vous etes capable de faire vos opinions par vous-même.
Je ne suis sûr de rien en politique, sauf d’une chose : le seul animal dont les fascistes se préoccupent, c’est leur berger allemand (aujourd’hui, leur pitbull). Le Pen ne demandera jamais l’arrêt de la chasse à la baleine. Aucun risque de me retrouver à son côté là-dessus. Les baleines préféreraient d’ailleurs se suicider à coups de harpon, plutôt que de se sentir défendues par Le Pen. L’une d’elles me l’a soufflé dans l’oreille, sous le Pico des Açores.
un traite,completement militariste, ou l on oblige les pays à investir pour semer la mort et/ou la desolation, comme en Irak, en Afghanistan
ou l efric, le sacro saint marche est sanctifie, au dessus des humains et de la vie ?
non merci
Comment regarder ses enfants, ses voisins, les plantes et animaux en face , quand on a de telels intentions?
cela me depasse
Bonjour Yves (ainsi qu’aux divers intervenants),
J’ai l’impression d’entendre la même chose qu’en 2005 : qu’on interprète ce « non » comme une position anti-européenne, que l’on rejette l’idée même de l’Europe. En tout cas, c’est ce que certains politiques affirment. Aussi, que les irlandais qui ont reçu de nombreuses aides de l’Europe, cracheraient maintenant dans la soupe.
S’il est possible que certains « non » puissent avoir été ceci, je ne pense pas que ce soit la majorité. Le « non » indique qu’ils ne veulent pas de cette Europe-là, mais aussi que l’Union Européenne se « tire » une balle dans le pied par ses pratiques de démocratie tronquée. 4 millions de personnes qui décident pour plus de 450 millions, et si en France une région comme la mienne décidait pour tout le monde, vous trouveriez ça normal qu’un traité ne puisse pas être également soumis au vote de tous les européens ?
Et ce n’est pas la première fois que ça arrive, et nous sentons bien qu’il n’y a aucune volonté de l’Union Européenne de comprendre les vrais motifs du « non », non il est plus simple de se mettre des oeillères, et de dire que les irlandais qui ont voté « non » n’ont pas compris.
Mais alors, une question se pose et beaucoup d’irlandais s’y sont interrogés : que comprendre d’un traité avec ses amendements comprenant plus de 350 pages ? On a eu le même exemple pour le TCE et pour Maastricht : des textes qui ne sont pas du tout à la portée des citoyens. N’est-ce pas alors, avec une bonne campagne de com, noyer le poisson ?
Je trouve ces procédés pas sains, pour un concept d’Europe qui n’est pas mauvais en soi, mais dont les systèmes et les rapports avec les citoyens ne sont en rien conçus pour respecter la citoyenneté européenne et ses choix. Enfin, c’est comme cela que je vois les choses.
Merci Ireland,
NON à une Europe que l’on veut construire comme une machine de guerre économique, visant à concurrencer la Chine, l’Inde, le Brésil.
NON à une machine que l’on veut inféoder aux Etats-Unis, premier destructeur de la planète.
NON à une Europe qui veut détruire, l’ensemble des acquis sociaux des cents dernières années.
Exemple : la commission européenne, a proposé la semaine dernière, le texte doit être adopté par le parlement, la possibilité de travailler sur la base du volontariat 60, 65, voir 70 heures par semaine.
On la connait la notion de volontariat. T’es volontaire ou t’es viré.
NON à une Europe dont les valeurs premières sont : compétitivité, croissance, stock options, paradis fiscaux, et précarisation des salariés.
NON au traité de Lisbonne, copie conforme du TCE.
Cette Europe là ne conduira jamais à une gouvernance mondiale, ni à la paix dans le monde, car la paix n’est pas bonne pour le business.
Et si nous commencions le débat du OUI… Si nous commencions à écrire, chacun, ce que nous voulons pour cette Europe ? Allez, je me risque, je commence : je veux une langue commune officielle, (qui ne remplace pas les autres) , qui existe déjà (l’esperanto) afin de pouvoir dire aux Roumains : faîtes attention, ne vous faîtes pas avoir comme nous. Ne massacrez pas votre sol et vos rivières . Soyez prudents dans votre légitime désir d’un peu plus de confort … La même chose aux Espagnols, ou un coucou aux portugais, et savoir ce qu’en pensent les grecs ….Et comprendre ce que les danois racontent …. A suivre
Je ne nie pas la pertinence des raisons du « non » que Patrice énumère. Parmi les raisons du « oui », j’en vois au moins deux, essentielles :
- l’Europe garantit beaucoup mieux que chacun des Etats qui la composent les droits de l’homme(avec, en dernier recours, la Cour européenne des Droits de l’homme, à laquelle de plus en plus de citoyens en appellent);
- et toutes les décisions un peu courageuses qui ont été prises dans le domaine de l’écologie sont européennes.
Les Etats râlent contre le « diktat » de Bruxelles (voir, en ce moment même, les questions de la pêche et des taxes sur les carburants) ; et ils s’étonnent, après leur magnifique démonstration de lâcheté poujadiste, que les peuples votent « non » !
Droits de l’homme et défense animale: en Autriche, quinze animateurs d’associations de défense de l’animal dont le président Martin Balluch auraient été interpelés par les services de police et placés en détention provisoire alors qu’ils affirment n’avoir commis aucun délit.
Espérons donc que ces militants vont saisir la Cour Européenne des droits de l’homme si l’Autriche ne leur rend pas la liberté…(A lire : les articles 6,9 et 10,11 qui protègent la liberté d’expression et d’association)
Je veux une Europe sans esclaves … et là , rien qu’à notre niveau, je vous prie de croire qu’il y a du taf
Je fréquente ce blog en voisin (Les Allues) avec un intérêt certain et partage évidemment la plupart des positions d’Yves Paccalet mais sur l’Europe, je serai plus exigeant:
Paccalet écrit: « - l’Europe garantit beaucoup mieux que chacun des Etats qui la composent les droits de l’homme (avec, en dernier recours, la Cour européenne des Droits de l’homme, à laquelle de plus en plus de citoyens en appellent);
- et toutes les décisions un peu courageuses qui ont été prises dans le domaine de l’écologie sont européennes. »
Oui, mais à quelle Europe?
Celle qui vient de permettre la rétention d’immigrés sans papiers jusqu’à 18 mois?
Celle qui vient d’adopter une directive cadre sur les déchets favorisant sans complexes l’incinération et le transport des déchets dans toute l’Europe? voir http://www.cniid.org/espace_mailing/cp_20080618.htm
Véro dit Oui à l’espéranto, qui facilement et efficacement permettrait à chacun de communiquer. Allons donc voir ce que répondent nos eurotechnocrates qui sous le prétexte fallacieux de multilinguisme ne visent qu’en fait la domination de l’anglo-américain avec toutes ses conséquences:
http://forums.ec.europa.eu/multilingualism/
Oui à une Europe de l’espoir, dont la fin serait le respect et la fraternité des peuples et non pas l’outil des financiers et des multinationales.
Ceux qui ont dit non (quand ils l’ont pu) ne sont pas forcément des souverainistes ou des imbéciles désignés par la formule des « élites » autoproclamées: « on a manqué de pédagogie…. »
Mais l’été est enfin arrivé et le sabot de Vénus m’appelle moi aussi!
Au fait, homme de Tincave, connaissez-vous l’association Vivre en Tarentaise?
http://pagesperso-orange.fr/vivre-en-tarentaise/
vive le foot (cette religion debilistico-nationaliste), le « bras sportif » de la sainte croissance glorifiée par le TCE et traité de Lisbonne, si chers à l’auteur de ce blog:
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=880001&sid=9248260
Ou comment produire un maximum de déchets en un minimum de temps…
Pour Michel : Je comprends votre indignation mais on ne peut pas réduire le foot à une religion débilistico-nationaliste. Ne permet-il pas de canaliser l’agressivité des humains?(N’oublions pas notre nature!) Même si il y a des débordements regrettables avec une exagération des sentiments d’appartenance à un groupe et avec des dégradations matérielles dans les grands matchs.M^me s’ il existe aussi des magouilles et un esprit de compétition qui peut être remis en cause mais à la base ,le foot n’est-il pas un bon sport? Bon pour la santé des joueurs adultes et enfants? (santé physique et psychique). Quant au ballon il ne souffre pas!Seuls le foie de certains supporters souffre un peu et l’environnement aussi bien sûr!
Je connais des manifestations « sportives » qui se terminent systématiquement dans le sang…et qui font appel au sadisme des humains plus encore qu’à leur agressivité!(Corridas pour les nouveaux visiteurs du blog!)A chacun sa vision du monde!A bientôt!
J’arrive un peu tard dans vos débats (courtois cette fois) sur un sujet déjà vigoureusement abordé en Janvier (pour les nouveaux visiteurs, voir le mot de Yves « Traité européen : référendum ou parlement ? » du 17/01/08, avec 81 commentaires c’est probablement un record ) mais qui passionne toujours. Je ne reviendrai donc pas (pour le moment) sur ce thème car je me suis déjà longuement exprimé dans les débats précédents et il faut laisser la place aux nouveaux intervenants. Je voudrais simplement faire une constatation : la majorité des débateurs sont plutôt contre cette Europe « anglosaxone »que nous proposent nos politiciens et Yves a vraiment beaucoup de mal à la défendre.
Pour finir je vais quand même voter oui :
Oui à une constitution dans laquelle un choix de société intégrant le futur de l’Homme et de son environnement sera véritablement proposé.
Oui à une consultation simultanée de tous les peuples après une période commune d’explication du grand projet européen.
Oui pour démarrer cette Europe avec uniquement les pays qui auront répondu oui.
Quelle utopie !
Merci à Véro de relancer cette idée géniale d’une langue commune et neutre (type espéranto). Mais pourquoi se faire des nœuds au cerveau puisqu’elle existe déjà : l’ »angloaméricain » pour l’élite (les riches) et sa version dégradée, basse définition, le «globish » pour le petit peuple (les pauvres). Pour info consulter http://www.esperanto-sat.info/article719.html.
Pour Michel, suite : Je préfère que les enfants apprennent à taper dans un ballon et rêvent de devenir footboleurs plutôt que de se projeter dans un avenir criminel! Pour eux, pour nous et pour les animaux…
En attendant que les voies écologistes se fassent entendre et que les enfants aient le souci de sauver la planète…
A la fin du message de Marc, un point intempestif en fin de lien empêche d’arriver directement sur l’article.
http://www.esperanto-sat.info/article719.html
Merci René Pinck et bonjour à tous les « Alluétais et Alluétaises ».
Pour Yves
Droits de l’homme
« l’Europe garantit beaucoup mieux que chacun des Etats qui la composent les droits de l’homme (avec, en dernier recours, la Cour européenne des Droits de l’homme, à laquelle de plus en plus de citoyens en appellent) ».
Le parlement européen a adopté mercredi dernier la « directive retour » par 367 voix contre 206.
Outre le fait, comme le précise René Pinck (salut les Allues), qu’elle porte le délai de détention, pardon de rétention à 18 mois, elle permet l’expulsion d’un mineur, instaure un bannissement de 5 ans pour un clandestin et durcit les normes en matière d’immigration et d’asile.
« et toutes les décisions un peu courageuses qui ont été prises dans le domaine de l’écologie sont européennes ».
OK Yves, admettons, mais de mémoire, l’écologie n’est présente dans le traité de Lisbonne que via la charte de l’environnement.
Et une charte n’est rien de plus qu’une profession de foi. Elle ne contraindra en aucune façon le paradigme du profit.
Pour Véro et pour faire court :
OUI à une Europe écosociale.
OUI à une Europe qui défend : la liberté, pas le libéralisme ; l’égalité, pas le transfert d’argent du travail au profit de la finance ; la fraternité et non la compétition.
Je citerai pour terminer Jaures : « Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage ».
la croissance, la croissance, l’UE doit se faire sur la base de la croissance economique, c’est ce que dit le traité de Lisbonne. Non, aucune alternative possible dans cette UE-là, miserables citoyens!
Et toujours plus de croissance, c’est toujours plus de déchets, et un jour on se sait plus quoi en faire:
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000#vid=9249384
(Voir Naples et mourrir…)
Mais apparemment, cette europe-là fascine les euro-béats, prêt à approuver n’importe quel texte, pourvu que « l’Europe avance »…
euh, vous m’en voulez pas d’avoir relancé le débat, Yves ? Franchement, il y aurait pas de quoi, souvenez-vous que je suis pas si simpliste. Et ce débat est réellement important, il faut le poursuivre …
Concernant la cour de justice européenne,(sauf erreur, sauf si j’oublie quelque chose, ce qui est bien possible vu que mes neurones affichent complet) celle-ci ne se prononce, (tout comme les juges français ou zautres zeuropéens) que sur l’application des textes votés par les Etats (pouvoir législatif) N’est-il pas ? Si, comme l’évoque très justement Patrice André, (dont on ne sait toujours pas si on doit l’appeller Patrice (salut pat ) ou andré (comment va, dédé ?) , si les Etats (Bruxelles ou Strasbourg) votent des lois
liberticides, la cour de justice hélas suivra, c’est la règle d’un Etat de droit … Tralali tralala … Oui? Non ?
Quant au paradygme, je ne vais pas revenir dessus, c’est notre seul espoir, de le démonter, mais faudrait voir à mettre quelques baffes à droite à gauche histoire de remettre les choses en place ! Bon , on pourrait la jouer gentleman … Façon Audiard/Façon Jean dans les Tontons flingueurs :
Raoul Volfoni- (de Juncker de Barroso)
- Bougez pas. Les mains sur la table. J’vous préviens qu’on a la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours.
Jean : (Nous)
- Si ces messieurs veulent bien me les confier… Allons vite messieurs, quelqu’un pourrait venir, on pourrait se méprendre et on jaserait.
Quant à l’esperanto : pas d’angélisme , bien sûr, mais c’est vraiment un outil intelligent. Ce doit être pour ça qu’homo s’en sert pas. J’essaie de préparer une synthèse pour défendre mon idée (maintenant que j’ai lancé le sujet, je me sens tenue d’assurer), mais je fais 20 choses à la fois, je demande donc un peu de temps et l’indulgence de tout le paquebot, du capitaine aux moussaillons. Et dites-moi, not’ bon maître …pourquoi c’est-i qu’ils ont tué Jaurès ?
Prénom : Patrice
Nom : André
Paradygme, c’est mieux avec un i grec. Encore un sale coup de mon vérificateur d’orthographe !
Mais c’est une vraie trouvaille, digne de l’écriture automatique des surréalistes ! Avec un y, « paradygme » devient superbe. Comme le serait « modèle » avec deux l : « modelle ». Tellement plus féminin…
Comme bretelle ou hirondelle ?ou asphodelle ? Par contre, pour la langue de Z.: pas question de changer une lettre, chaque lettre a sa valeur et sa place grammaticale … Pas le droit de faire une fote d’orthographe, c’est bien non? Rien à voir avec les jeux de mots du français, bien sûr, mais pour communiquer tout simplement, et pour l’apprentissage de la grammaire, c’est nickel
« avec un y“paradygme” devient superbe. « : à cause du modèle grec?
« Si vous regardez l’obélisque de la place de la concorde et que vous estimez que sa hauteur représente l’histoire de la Terre, depuis la Cristalllin jusqu’aux périodes les plus récentes, en posant au sommet de l’obélisque une pièce de monnaie, vous obtiendrez le Quaternaire. Cela ne fait pas grand-chose par rapport à ce qu’il y a dessous. Mais si vous poursuivez en mettant une feuille de papier à cigarette sur la pièce de monnaie, vous obtenez cette fois l’histoire de l’homme » Théodore Monod (Isabelle Jarry)
Conclusion: que représentent donc « nos » échanges sur l’Europe ou sur d’autres sujets comme sur la condition animale (sujet pris au hasard!): le néant!
suite : c’est pourquoi il est impératif de garder le sourire!(qui veut bien me mettre une icône? merci et pas de blague !)
Pour vero: dans ton paquebot, n’oublie pas le prêtre, le gourou,le médecin ou le psy pour les ycons et les yconnes qui ont le mal de mer!En attendant qu’ils soient tous engloutis…
Bonsoir, Yves, bonsoir Patrice , je ne vous suis pas , pour le paradigme que j’ai malmené en le dotant d’un y. Pouvez-vous me donner une piste ? Pourquoi est-ce qu’il est plus mieux ?
Pour Anne-Marie : je pense que tu as pris mon « paquebot » au sens large ; moi j’avais écrit ça au sens plus restrictif : le blogue d’Yves …. Donc, je ne sais pas qui sont ses lecteurs , mais ils peuvent être choqués ; a priori, il n’y a aucune raison de les malmener
Et puis , puisque tu me tends la perche, je vais plagier Didier super, (c’est pas de la grande littérature, mais c’est ce qui se fait de mieux en ce moment, excusez-moi du peu) et te chanter : les prêtres et les gourous, les médeçins et les psys … Y’en a des biens …Y’en a des biens … Eh … ch’uis con, j’ai oublié les coach eh !
Toutes mes excuses, c’est sur, c’est pas politiquement correct … C’est pour rire.
ce que vous écrivez est vrai Yves, mais vous oubliez de mettre en avant la nouvelle aristocratie industrielle et commerciale, guère différente d’une aristocratie de l’ancien régime, qui selon ses bonnes habitudes use de mépris envers une population servile et très mal éduquée ou informée. Les peurs dont vous parlez sont réelles, et aussi imbéciles que vous le pensez, mais il y a cet aspect indéniable que lorsqu’on écoute les partisans du oui, on se sent petit, imbécile, sans intelligence, comme si eux savaient tout et les autres non, comme si avoir peur de se sentir humilié était une tare majeure. L’écart entre des oui et des non peut se situer aussi ici en s’adressant aux populations comme à un troupeau d’ignares !
Pour que ces choses là puissent être comprises, il leur faut être simples, et au moins bien expliquées.
du reste, le référendum si je reconnais qu’il a la valeur que vous lui accordez, il est quand même également une honnêteté envers une population. Mais comme vous dites… ah ! les sabots de Vénus, ça c’est beau… Savourez, Yves, savourez !
Pour véro : Désolée si j’ai choqué mais je ne visiterai pas ce blog si je n’aimais pas la provoc! (« ziconne » , je le suis en premier, car j’ai à la fois le mal de mer et le mal de terre)
Et puis, qui attache de l’importance aux propos d’un m-ouss-aillon anonyme?(Taomugaia mis à part)Les visiteurs de ce blog ne viennent-t-ils pas lire les billets du capitaine? Je suppose qu’ils n’ont pas de temps à perdre avec les commentaires d’un maillon anonyme qui s’intéressent à la souffrance et à la mort des animaux. Ce paquebot n’est pas l’Arche de Noé même si la préservation des espèces est évoquée et si le capitaine a eu l’extrême bonté de signaler les sites d’une boucherie scandaleuse!
Pour Patrice :
En tant qu’animaux, nous avons besoin d’un territoire ; c’est le seul endroit où nous n’avons pas (trop) peur ; où nous nous sentons en sécurité. En tant qu’humains intelligents, nous comprenons la situation – celle des autres et la nôtre. Nous redoutons qu’autrui ne nous prenne notre chez-nous – notre sécurité. Or, l’autre est exactement dans le même état d’esprit. D’où – à chaque consultation, référendum ou sondage – le vote de défiance.
Si nous voulons que l’Europe réussisse, c’est-à-dire devienne autre chose qu’une machine technocratique incompréhensible, il est urgent qu’elle se présente comme une entité protectrice, et même surprotectrice ; en particulier, qu’elle offre clairement des garanties sociales, médicales, écologiques, etc., à ses citoyens.
C’est, hélas, plutôt l’inverse qui se produit : on ôte aux gens les protections qu’ils avaient, on ne leur en offre pas d’autres, et on leur demande par surcroît d’adhérer au projet…
Si je me préoccupe tellement de ces questions européennes, c’est que j’y vois la préfiguration des difficultés que nous aurons à surmonter lorsque nous devrons (d’urgence !) passer au vrai plan B : les Etats-Unis du Monde. Ce sera là notre seule réelle protection contre notre propre folie ravageuse et guerrière. Mais, si les éléments de réflexion sont aussi mal présentés qu’aujourd’hui à l’électeur, alors je suis sûr que, un par un, tous les peuples (ou régions, ou Clochemerle) voteront « non » à mon utopie salvatrice.
belle réponse Yves, belle réponse. Je partage ces pensées lucides avec vous.
Je me pose encore la question de savoir comment faire pour arriver à ce que vous pensez, la démocratie telle que nous la vivons est un miroir aux alouettes, et ne parlons pas du reste du monde qui est encore plus sous l’écrasement de despotes.
L’europe paraît être une belle solution contre les guerres en son sein, pour protéger tout le monde socialement, le monde pourraît en faire autant … mais, c’est « humain », il y en aura toujours un qui voudra posséder plus que l’autre. Notre combat doit se tourner vers une égalité ressentie et non pas imposée, et vers la protection de la planète qui nous a fait naître.
je connais un type qui votera « oui » à votre utopie … moi !
Pour Véro,
N’ayant aucune confiance en mes capacités orthographiques, (la dicté de Pivot, c’est pas pour moi !) j’ai pensé que la faute à paradigme venait de moi et que réellement, paradigme s’écrivait paradygme. Je le trouvais d’ailleurs plus sympa esthétiquement parlant.
Pour Yves
« …on ôte aux gens les protections qu’ils avaient, on ne leur en offre pas d’autres… »
Exact, il est d’ailleurs stipulé dans le traité de Lisbonne que l’Europe n’a pas vocation à s’occuper de la protection sociale qui reste la compétence des états.
Pour Anne-Marie et les autres
« EARTLINGS : Terriens (vidéo très difficile)
30 commentaires
Un des meilleurs documentaires, de par la qualité photographique, la musique et la profondeur du theme abordé.
Ce documentaire americain traite de la place de l’homme dans la nature et son action négative sur le monde animal.
Le narateur est le célèbre acteur Joaquin Phoenix (Gladiator) et la musique est de Moby.
Il y est question notamment de l’industrie et sa responsabilite dans la cruauté envers les animaux (attention : certains passages sont horribles), comme par exemple la façon abominable dont les japonais executent les dauphins pour vendre ensuite leur chair, en la faisant passer pour de la baleine, contournant ainsi la loi. »
Source Bellaciao.org
Pour Patrice André : Merci beaucoup.Je « connais » ce film qui a été projété le 24 mars à Paris au 6ème Festival International du Film des Droits de l’Homme et suivi d’un débat avec le producteur Shaun Monson et Jean-Claude Nouët de la LFDA. Une de mes filles faisait même partie de l’équipe d’organisation et a fait fonction d’interprêtre.(Bénévolement) Ce film est aussi sur le site de L214 (Stop Gavage) mais personnellement je ne le verrai pas car je dois rester en bonne santé mentale et éviter de devenir hors-la-loi!Le danger des militants trop engagés…
Merci encore d’avoir diffusé cette information sur notre blog bienveillant!
aie aie aie ! Désolée pour les fotes d’orthographe!(et d’étourderie!)Si un correcteur passe par là, merci!
Interprêtre, c’est très bien, comme néomot ! Pas question de le corriger…Les interprêtres sont les personnes qui s’occupent du nouveau paradygme !
Pensez-vous tous réellement qu’il puisse y avoir un nouveau paradigme à l’échelle européenne ? J’ai bien dit : un nouveau (gras et souligné) complètement nouveau, pour les petits du 21è …
Etats Unis du monde ? Et pourquoi pas un gouvernement du monde pendant que vous y êtes? Yves, je n’arrive pas à imaginer un groupe de plus de 8 personnes où le meneur ne finisse pas par jouer pour son intérêt égoïste. Alors une fédération de groupes humains, peut-être, avec des règles de fonctionnement limpides, fignolées, renouvelées, travaillées, et des mécanismes de contrôle inspirés du vivant. Certainement pas la loi de la BCE, du FMI, ni les autres inventions des sectes de G.Bush. Nous ne sommes pas de billets verts, je crois que nous sommes des êtres vivants… enfin , j’espère.
Mercy Véro!
« Les électeurs ont peur de l’autre et de l’inconnu. Ils se replient sur leur pré carré, leur territoire, les traditions qui leur paraissent rassurantes. Ils refusent le grand dehors sous des prétextes ahurissants, en prêtant foi aux racontars les plus abracadabrantesques. Ils se terrorisent eux-mêmes en transformant autrui en ogre prêt à dévorer leurs enfants (j’exagère à peine : le bruit courait, en Irlande, que le traité européen permettrait de jeter en prison des gamins de trois ans… »
N’est-ce pas exactement ce que vous faites tout au long de votre blog ……. foutre la trouille à vos lecteurs …. la marmotte qui disparaît, l’edelweiss écrasé par les roues du vilain 4X4, le pingouin exterminé, le bison mangé, le cacatoès vendu aux enchères sans parlé des méchants taxidermistes qui font la contrebande des girafes en chaleur !!!!!
Un peu moins de discours et beaucoup plus d’actions ne seraient pas malvenu.
« Mais je suis au désespoir. Mon utopie de gouvernement de la planète, d’Etats-Unis du monde qu’il faudrait instituer démocratiquement, y compris par la voie du référendum, se noie dans la mer d’Irlande – ou sombre dans l’océan de l’Angoisse. »
« qu’il faudrait instituer démocratiquement » ?????
Y’a quèque chose qui va pas dans cette instruction – injonction !
je crois que c’est le mot ‘démocratiquement’ …
« Qu’il faudrait instituer arbitrairement »
me semble sonner plus juste quand on veut imposer ses idées aux autres.
Vous vous verriez à quelle place dans ce gouvernement planétaire ?
Le « non » Irlandais est le non au despotisme, à la tyrannie, à l’appropriation des droits et biens nationaux par quelques nobles de l’europe royaliste.
l’europe est un leurre, un attrape couillons et son traité en est la démonstration. Lisez-le et vous le concevrez tout aussitôt !
Qui détermine les quota, qui décide des subventions, qui distribue aux riches et prend aux pauvres, qui réglement nos vies de cloportes, qui bafoue la démocratie et piétine sauvagement les décisions des peuples puis les prive de leurs droits à la parole et à la décision …. qui ?
Qui s’enrichit ?
Qui profite des places de hauts fonctionnaires ?
Qui perçoit des salaires de PDG exonérés de tout impôt ?
Qui s’est fabriqué des droits exorbiants à la retraite ?
Qui se tape des ‘girls’ aux frais des européens ?
Qui se transporte dans des bagnoles de luxes pour aller gratuitement dans des boîtes nuit ou des bastringues à pétasses ?
Qui ?
etc …..
Franchement Yves, vous me déconcertez ! Plus personne n’écrit ici depuis une semaine mais tant pis, je ne peux pas m’en empêcher même si tout a été dit… Vous dites dans un autre article : »L’idée d’une philosophie du peu continue de se faire écrabouiller par l’illusion de la croissance matérielle. Personne n’a envie de partager avec le voisin, encore moins avec ce salaud d’étranger qui vient manger notre pain (ou voler nos bagnoles) ». C’est justement l’esprit de ce traité !
Par ailleurs vous dites qu’un référundum est un piège à cons (je veux bien en discuter…) mais alors il faudrait s’abstenir, or vous défendez le vote oui ?!
Vous dites qu’en votant non on vote comme Lepen (si si, c’est insultant), mais vous avez voté oui au TCE ? Alors vous avez voté comme Mégret…
Oui, Julien, le problème est là : le « oui » représente l’avenir parce qu’il préfigure ce qui me semble une absolue nécessité : l’instauration au XXIe siècle des Etats-Unis du Monde. Et le « non » (je parle du « non » de gauche, pas du « non » nationaliste lepéniste ; mais difficile de les distinguer en ouvrant l’urne) représente aussi l’avenir : la protection sociale, la lutte contre l’exploitation de l’homme par l’homme…
Voilà pourquoi, sur un sujet comme l’Europe (ce n’est pas toujours aussi compliqué), le référendum est vraiment un piège à cons : personnellement, j’avais envie de répondre moitié oui, moitié non, en précisant que j’étais pour le « oui » internationaliste mais pas celui des multinationales, et pour le « non », mais pas celui des fascistes ! Injouable.
Sous le lien, un mot pour Marc,(et qui en veut, pour sur!) mais je ne sais pas où le mettre …