28 juin 2008
Souvenir de mon époque Cousteau…
La Calypso met le cap vers la petite île Funk, au nord-est de Terre-Neuve. Jacques Cartier l’a visitée lors de ses deux voyages. Il l’a baptisée « l’île aux Oiseaux ». Elle mérite ce nom. Ici, les oiseaux ne sont pas nombreux : ils sont innombrables. Un maelström de becs, de pattes, de plumes. Sternes, mouettes, goélands, pétrels, fous, puffins, petits pingouins, guillemots, mergules.
Je suis heureux, mais je suis triste. Ma plus sombre pensée, la voici…
Il existait jadis, ici, une autre espèce nombreuse et magnifique. Jacques Cartier la décrit ainsi : « Ces oiseaux sont grands comme des oies, noirs et blancs, et ont le bec comme un corbeau. Et ils sont toujours dans la mer, sans jamais pouvoir voler en l’air, parce qu’ils ont de petites ailes, comme la moitié d’une main ; avec lesquelles ils volent aussi fort dans la mer que les autres oiseaux dans l’air. Nous nommons ces oiseaux apponatz. »
Ces « apponatz », dont Cartier fait « charger deux barques en moins d’une demi-heure », sont les grands pingouins (Plautus (= Alca) impennis). Je n’aurai jamais l’occasion d’en voir un exemplaire vivant. Personne n’aura plus jamais l’occasion d’en rencontrer un… Ils ont été massacrés, exterminés, anéantis, rayés du nombre des créatures par l’homme. L’espèce est éteinte.
Le grand pingouin, le géant de la famille des alcidés, atteignait soixante-quinze centimètres de hauteur. Il peuplait l’Atlantique Nord, de Terre-Neuve au Groenland, à l’Ecosse et à la Scandinavie. On le voyait parfois en Nouvelle-Angleterre, en France ou en Espagne. Admirablement adapté à la vie marine, mais incapable de voler, il devint une proie trop facile pour nous. À partir du XVIe siècle, les marins en tuèrent des centaines de milliers pour en apprêter la chair au sel, ou pour en extraire une graisse considérée comme « aussi bonne que celle de baleine ». On en remplit des bateaux. Les colonies disparurent les unes après les autres. Celle de l’île Funk était la plus grande. En 1841, un voyageur n’y vit plus que des ossements. L’ultime population fut celle d’Eldey Rock, au large de la côte est de l’Islande.
Le dernier grand pingouin y mourut en 1844.
De cette espèce superbe, il ne subsiste à présent que quelques spécimens naturalisés qui dorment dans la poussière des musées. Là où, demain, les rejoindront les restes pathétiques des derniers jaguars, tigres, requins, dauphins, éléphants ou chimpanzés. Et c’est ainsi que l’Homme est grand !
Il va effectivement falloir de plus en plus de place dans les musées, rayons « espèces disparues »… malheureusement.
A titre d’auto-flagellation, je lis actuellement un complément à « l’Humanité disparaitra.. », c’est « Homo Disparitus », d’Alan Weisman. L’idée de base étant d’imaginer, suite à une hypothétique disparition soudaine et totale de l’espèce humaine, ce qu’il advient de la Planète, et si nous serions remplacés.
Cela fait du bien de se dire que les premières traces disparaissent au bout de quelques semaines, d’autres en revanche durant plusieurs…. millliards d’années
Quand à la question du besoin de notre remplacement, elle reste ouverte…. Je pense avoir une idée de la réponse, si on demandait son avis a la Terre….
Mais non… les restes pathétiques des derniers jaguars, tigres, requins, dauphins, éléphants ou chimpanzés ne finiront pas dans les musées… car il n’y aura plus de musées… Vivement la fin !
Quand le niveau des mers aura monté de 80 mètres, après la fusion des glaces polaires, et que l’espèce humaine aura disparu avec 80 pour 100 des espèces animales et végétales de la planète, nos successeurs dans la sphère de l’intelligence seront les pieuvres. Elles exploreront les vestiges des musées d’Histoire naturelle de Paris, Londres, Tokyo ou Pékin. Elles retrouveront les carcasses un peu trempées, certes, mais reconnaissables, des derniers rhinocéros, éléphants, tigres, gorilles, guépards, chimpanzés, perroquets et condors, que nous aurons naturalisés juste avant de disparaître. Les pieuvres, surprises et excitées par leur découverte, émettront un superbe nuage d’encre brune que les courants de la mer viendront diviser en lettres et en mots. Les mollusques céphalopodes y liront cette phrase dans leur langage: « Ici gît l’homme, qui naquit de l’eau et revint à l’eau. »
vu comme ça… c’est plaisant ! de quoi se réjouir d’un après nous.
La liste des espèces « récemment » disparues est impressionnante (http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_esp%C3%A8ces_animales_disparues_durant_la_p%C3%A9riode_historique#Carnivores ). Je n’avais pas conscience du rôle que l’homme, avant même ses comportements destructeurs de l’ère industrielle, avait pu jouer dans ces disparitions. Sommes toutes, nous ne faisons qu’accélérer un peu plus chaque jour à l’approche du mur. Bah… ça fera mal moins longtemps….
Rien que les bestiaux disparus en Amérique peuvent peupler des rêves d’enfant….
Au fait, magnifique de voir comment, en 3 mois, la majorité des « analystes » (ceux qui pérorent quotidiennement dans les médias) ont fait leur l’idée de la fin de l’ère « pétrole ». Après avoir pris de haut pendant 30 ans ceux qui avaient l’outrecuidance de dire que « peut-être, m’sieur…. »…
Je vous propose un petit tour sur http://www.youtube.com/watch?v=5JvVf1piHXg (Discours à l’ONU sur l’environnement)
Si ce lien ne marche pas: allez sur le blog de TAOMUGAIA (par le blog Y.P du 27 juin) (commentaire de Brocéliande du 30 juin)
« Tout ira bien! »
Au fait, ai entendu que Monsieur Paccalet sera vendredi a 14h sur France Inter ?….
Monsieur le président de la France, de Navarre et des 26 autres pays de l’Europe à évoqué le problème du thon rouge !
C’est le prince de Monaco qui va être content !!!!!
@Anne-Marie :
Magnifique discours, mais il n’a pas l’air très récent, et le fais que des années plus tard, rien n’ai changé ne présage rien de bon.
Vivement la fin que les hommes aient la leçon qu’ils méritent.
Pour Vincent: En effet ce discours a été prononcé au sommmet de la Terre à Rio en 92… Je suis d’accord avec vous : il est difficile de dire à nos enfants que « Tout va bien »…
nous sommes tous des grands pingouins.
Bonjour.
He bien quel optimisme.
Question, si vous voyez un désastre aprés avoir aidé pour corriger les conséquences , pensez vous à apréhender les causes qui ont mené à la catastrophe ?
Parce que excusez, les catatstrophes connues et celles supposées sont surtout catastrophiques parce quon a OUBLIE d’assurer l entretien du térritoire.
Cela fait bientot 40 ans qu on ne cure plus les rivieres et les fleuves, résultats innondations en automne et au printemps.
On ne pose pas d ilots de peuplement pour la faune et la flore marine. Le Japon pose 10 000
Ha de recif artificiel par an et en augmentattion constante.
Déçus ? Trop d idéologie tue la vie.
Passons…
l atlantide.
En qualité de descendant de grand parents Grecs, je comprends qu on s interesse à situer le territoire de l ex atlantide. La Grece n est pas l Atlantide. La Crete une colonnie de l Atlantide. Santorin une montagne bien plus hate qu on imaginait , surement 5000 à 6000 métres, au dessus du niveau oceanique d l époque. Niveau different de celui que nous connaissons, car hydrologie differentes et aussi géographe differentes. (Preuves dispo. )
Car l Atlantide à bien existé.
Mais en tant que Français ou Espagnol je comprends pas qu on cherche à situer l Atlantide….
Car l Atlantide est sous nos pieds, du moins les sommets de l ancienne atlantide sont ous nos pieds.
Pierrre BENOIT n’avait TORT qu en partie, l Atlantide avant de se casser en plusieur morceaux comportait en zone sud est, l’ Atlas et partie des terres autour.
Vous pensez qu il n y a pas de peuves ? Vous avez tort !
Vous n’avez pas les bons éléments, il faut les chercher.
Il en exise sur internet des élements de preuve qui ne sont pas encore epris en compte.
Premiers élements de preuve , la géologie et l hydrologie, ensuite l Histoire et la linguistique.
Ne cherchez plus les Atlantes, regardez vous.
Mais si vous êtes Germains ou Serbes, alors OUI il est bien question de s interroger, eux étant étrangers à l Atlantiide, ils ont le droit de ne pas savoir. Vous en avez le droit aussi, mais seulement maintenant vous savez que vous n’êtes pas étrangers ni à la question ni à la réponse…
OKEANOS qui veut dire ; notre maison
Ahh…Yves
Les pieuvres seront notre futur…
Seront-nous comme une pieuvre que son encre efface ?
Mais quelle importance que le pauvre Plautus impennis ait disparu ?
Combien de poules en batterie n’ont pas disparu, elles ?
Devons-nous nous occuper de la souffrance ou des simples paysages ?
Je sais que je suis mal dans mes chaussettes pour te dire çà.
Mais la question est quand même terrible…
C’est vrai Dingo tu as raison, la souffrance tout le monde s’en fout! On nous rabat les oreilles avec les espèces en voie de disparition car c’est une cause noble qui permet de pouvoir se regarder en face. Mais va parler des conditions de « vie » pour les animaux destinés à notre consommation et tout le monde s’échappe ou se fout de ta gueule!
Ben ouais ça fait tellement bien de militer au sein d’une asso écolo, mais faut tout de même pas exagérer! Modifier ses habitudes alimentaires et renoncer au plaisir des papilles même si des animaux en font les frais…c’est bien trop demander! En plus ce sont que des poules, des vaches, des cochons… rien à voir avec la beauté du lion, du dauphin ou de l’éléphant…qui sont des bêtes nobles elles! Et oh quelle horreur s’il advenait qu’elles disparaissent, nos chères petites têtes blondes n’auraient pas le loisir de les observer tout en se disant que « c’est grâce à des gens comme papa et maman que de tels animaux existent encore. »
Vivement que les aliens débarquent et qu’ils fassent de nous leur garde-manger!
aujourd’hui 10 novembre 2008 j’ai acheté Ushuaia nature n°13 et pas de chance encore quatre espèces y sont passé dont le bouquetin des Pyrénées.
comme cité dans le magasine : c’était une espèces qui vivait en abondance depuis 1800 et qui doit ça disparition à la chasse.
C’est quand même impressionnant, nous français somme conservateur, et moi aquariophile depuis toujours, je c’est pertinemment bien qu’en France aucune espèces hybride n’est toléré, nous professionnel remuons ciel et terre pour gardé nos souches et populations pur, qu’elle française ou non.
C’est cette mentalité française qui donne une improbabilité à la disparition d’une espèce « et en plus » qui vit chez nous, et pourtant!!
Parmi ces quatre espèces j’ai aussi a regret remarqué l’officialité de la disparition du Dauphin du Yangtsé, ( Lipotes vexilifer ) ou baiji, espèces dont je vous avez déjà parlé il y a quelques moi, qui me préoccupait particulièrement et selon les médias aurait été aperçu dans le courant de l’année.
Malheureusement elle est bien éteinte et comme vous avez peut-être aperçu dans ce numéro 13, Nicolas hulot a la gentillesse de nous consolé avec le dauphin rose de l’amazone ou quelques spécimens sont entre autre rencontré chez les Zo’é (peuple amazonien).
Pour finir clairement, car il se fait tard, je repose ma question pensez vous que l’on va contemplé la disparition de de ce MAGNIFIQUE DAUPHIN ROSE.
guppyssurmars
(pseudonyme pour compréhension)
C’est horrible mais hélas nous n’y pouvons rien.
Si, il y aurait une solution : arrêter de procréer (j’entends déjà les hurlements de tout le monde).
Bien sûr, individuellement il faut avoir un comportement « écocitoyen », mais il faut bien comprendre que 20 milliards d’ »écocitoyens » pollueront/détruiront toujours plus que 2 milliards (population hulmaine il y a 100 ans) d’ahbitants !