7 juillet 2008
Bon. Pour calmer le réchauffement climatique en cours, et parce que nombre d’entre vous iront passer des vacances à la montagne, voici une petite « Humeur » ex « Terre sauvage »…
J’essaie de faire aimer la nature à mes congénères. C’est un apostolat. J’y gagnerai mon paradis, qui est le même que celui du ver de terre ou du cafard. Je veux peindre, aujourd’hui, l’un des plus subtils plaisirs qui se puissent éprouver : une nuit dans un refuge de montagne, avec une bande de gentils randonneurs.
2 500 mètres d’altitude. Le soleil couchant allume ses feux. Des angelots rient derrière un nuage rose : ils ont des fossettes aux joues. S’agit-il bien de leurs joues ? Je n’ai pas le temps de m’interroger. Au réfectoire, le souper est un modèle de convivialité, à ceci près qu’un gentil randonneur slurpe sa soupe réglementaire avec des bruits de cochon ; puis rote comme un ours, à supposer que les plantigrades éructent. Pure poésie des cimes… J’aurais adoré ma tarte aux myrtilles réglementaire, si un gentil randonneur ne me l’avait avalée sous le nez.
La nuit tombe. Vénus se lève. Les glaciers scintillent comme l’argent d’un athanor d’alchimiste. Près de la porte, j’entends glouglouter une source ; sauf qu’il s’agit d’un gentil randonneur qui n’a pas trouvé les toilettes. Je songe au destin des molécules qu’il répand sur les edelweiss et qui iront féconder l’océan. Je gagne le dortoir, c’est-à-dire le châlit où les gentils randonneurs vont se coucher en rang d’oignons. Le règlement stipule qu’on enlève ses chaussures. Le parfum des chaussettes et des pieds envahit l’espace en volutes : on dirait un univers en expansion ; l’image des débuts du monde, juste après le Grand Bang. L’ambre, le musc et le benjoin se mêlent au suint, au beurre rance, au roquefort et au munster. Tout est naturel, mais je rends grâce à l’évolution de nous avoir supprimé une bonne partie de notre odorat de bêtes. D’un autre côté, ces chaussettes n’étaient pas heureuses dans le carcan de cuir où elles fermentaient depuis l’aube. Pour elles, chantons la liberté ! Le châlit est conçu pour douze personnes. Nous sommes dix-huit. L’avantage est que nous nous tenons chaud. La touffeur moite et les odeurs sui generis concurrencent le brouhaha des gentilles disputes qui éclatent pour la possession des couvertures. La Lune est pleine et expose par la lucarne sa face de loup-garou. Extinction des feux à 22 heures… Chacun ferme un oeil, en essayant de récupérer son bras coincé sous celui du voisin. Le dénombrement des membres fait partie des joies du refuge. Au matin, vous n’êtes pas sûr de récupérer votre lot. D’un autre côté, le châlit favorise les rencontres. J’avais espéré côtoyer une nymphe oréade, à tout le moins une belle brune dont j’avais imaginé qu’elle m’avait peut-être souri. Je tombe sur un barbu qui ronfle.
Vers 23 heures, un simulacre de calme s’établit. Les ailes de Morphée lèvent un rêve sous la paupière des gentils fatigués, y compris de mon voisin qui vibre par en haut ; et du cochon qui, deux places plus loin, concurrence par en bas les vents de la vallée. Louons l’effet carminatif de la soupe aux myrtilles… C’est à ce moment que quelqu’un se lève dans la plus grande discrétion, c’est-à-dire en écrasant trois jambes. Il heurte un coin du châlit, s’étale sur les sacs, sort en jurant, revient en renversant des gamelles et se couche en soupirant. Il a donné envie à toutes les vessies. La procession s’achève à minuit. Je m’endors pour de bon, lorsqu’une « ola » s’enclenche, mieux rythmée que dans un stade de football. Les corps basculent l’un après l’autre du même côté, tant il est vrai que si l’un des dormeurs se tourne parce que ça le gratte, tout le monde est obligé de suivre. Je rêve depuis trois minutes, quand retentit un hurlement : « Maman ! Je veux partir… Emmène-moi ! J’ai peur… » La nymphe oréade nous fait un cauchemar. Crise d’angoisse à 2 500 mètres. Il faut une demi-heure pour la calmer.
Le dortoir sommeille à nouveau vers 1 heure. A 1 heure 15, un craquement, suivi d’une onde de choc, fait vibrer la cabane : à peine une avalanche sur le glacier… A 2 heures, les réveille-matin des alpinistes qui partent pour les sommets tintinnabulent ; concert de crécelles ; vacarme de chaussures qu’on enfile, de crampons qu’on attache, de bidons qu’on emplit… Lorsque le calme revient, je ronfle un bon quart d’heure comme une marmotte, jusqu’à ce que, dans son gentil sommeil, mon voisin m’envoie sa main sur la figure. Je décide de composer une ode en vers antiques à la gloire des nuits passées dans la montagne. La Lune jette une lueur d’argent sur ma pauvre cervelle qui coule comme un névé en août.
Là-haut, le chamois dort dans son lit d’herbe tendre, le museau dans les fleurs.
à moins de souffrir d’addiction à la promiscuité, toujours préférer le bivouac aux hotels-restaurants d’altitude (car vous savez que de « refuges » où l’on ne trouve que « refuge », il n’y en a pratiquement plus. Bizness is bizness…).
Votre ami chamois, qui contemple la voie lactée chaque nuit abonderait dans mon sens, s’il pouvait parler!
D’accord, Michel, je préfère aussi la pleine nature. Mais, dans un grand nombre de parcs nationaux, en Europe comme dans le monde, le camping ou le bivouac sont (à juste titre, connaissant le touriste moyen) interdits…
en france, c’est par chez vous (Vanoise) que les restrictions sont les plus dures: pas de camping (ça c’est tout à fait normal), pas de bivouac (ça c’est assez nul). Avec obligation de dormir dans les hotels-restaurants d’altitude (bizness is bizness, a fortiori du cote de la savoie-tarentaise…)
Dans les PN du mercantour et des pyrenees le bivouac est toléré (j’en ai fait des merveilleux) et l’on peut dresser la tente après 19h.
On notera au passage la « logique » debilissime d’une société en expansion demographique sur un territoire de dimensions fixes: artificialisation croissante de l’espace (cf les idincateurs de l’IFEN et la magnifique correlation qui existe entre accroissement de la population et artificilisation du territoire. a montrer à tous les natalistes qui se disent écologistes) et, pour compenser, mise sous cloche des derniers espaces restants: faut pas sortir du sentier, faut dormir au « refuge », faut prendre une guide…
Comme quoi la promuscuité et le natalisme sont les fossoyeurs des grandes espaces et de la liberté.
Non, non, en France (en Europe en général), même dans les parcs nationaux, c’est encore assez libre. Il faut avoir connu le régime des parcs américains, canadiens, australiens, etc., pour savoir ce qu’est vraiment une interdiction ! Là, c’est « prohibited » partout et pour tout : non seulement de camper, mais même de sortir d’un mètre du sentier. Et les rangers surveillent. Et ils ne plaisantent jamais !
« Là, c’est “prohibited” partout et pour tout : non seulement de camper, mais même de sortir d’un mètre du sentier »
Eet la difference avec la vanoise, c’est… ?
remarquez le PN suisse (en Engadine), c’est pire, il est « fermé » en hiver! Par contre il est ouvert en été au toursite moyen sur les sentiers-autoroute bien calibrés qui mènent… à l’hotel restaurant!
Au Canada on est même rappelé à l’ordre pour un pied en dehors du sentier. Ca paraît démesuré alors que tout autour du parc la forêt est coupée à blanc. C’est peut-être justement à cause de ça, les parcs nationaux sont des sanctuaires alors que n’importe quoi est fait autour.
En France, même en dehors des parcs la forêt ou les montagnes sont assez bien protégés, les sanctuaires sont peut-être moins nécessaires.
Les restrictions de liberté deviennent indispensables avec l’augmentation de la fréquentation. Le simple pietinement de milliers de personnes même avec les meilleures intentions du monde massacrent une prairie d’altitude ou un sous-bois.
Dans les coins peu connus, peu fréquentés des parc nationaux français, on peut encore tracer son parcours hors sentier sans rencontrer personne de la journée, mais si l’envie nous prend de faire un tour dans un haut lieux touristique il faut accepter de marcher entre deux clôtures comme dans le fond de Gavarnie.
elles sont bien sympatiques, vos photos, nathalie!
ça n’a rien à voir avec le texte initial mais je ne peux m’empêcher de partager avec vous une récente découverte naturaliste (que Paccalet connait déjà très certainement).
Figurez que une carte géographique, ça vole aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Araschnia_levana
Et même dans la langue de shakespeare:
http://en.wikipedia.org/wiki/Araschnia_levana
Vous êtes tous là à raconter vos conneries.
Qu’est-ce que j’ai à en foutre de votre Tarentaise ? Inconscients…
6 toros vont mourir torturés à Pamplune demain.
Aucun dieu, jamais, ne reconstruira le passé.
Regardez les au moins une fois !
J’ai toujours regretté qu’à Pampelune si peu de crétins qui courent dans les rues devant les toros se fassent encorner, piétiner, ratatiner, étriper, éviscérer, etc. Ils le méritent. Leurs accidents ne sont pas assez graves. On les emmène à l’hôpital et ils en réchappent… Hélas ! Ils feraient de superbes morts et encornés…
Merci Yves
Je vais peut-être (surement!) écrire une connerie, mais il ne me semble pas que la corne du taureau (ou autres zerbivores) soit une arme à tuer… Je la vois plus en arme de défense potentiellement mortelle …C’est pour ça qu’ils en réchappent comme des pneus. (La griffe des félins, là, ya pas d’erreur possible, les dents des carnivores, tout ça) . Mais le taureau, il en mange pas, du toréador… ou alors il devient vache folle et la boucle est bouclée !
@yves Paccalet
A Pampelune, il y a pas mal de crétins qui courent devant les taureaux, mais que dire des milliers d’abrutis qui vont prendre leur jouissance dans les arènes à la vue d’un meurtre qui n’est autre qu’une mise à mort d’un animal qui a commis l’erreur de naître taureau…
Il y a gros à parier que l’Europe va harmoniser ses problèmes de TVA, et qu’elle va continuer à fermer les yeux sur ce rituel barbare qu’on appelle « corrida » !
C’est beau l’Europe…
La saison d’été commence sur Canal+ et, normalement, les retransmissions de corridas vont y reprendre. Si vous êtes abonné, c’est du bon sang frais rouge et fumant qui va entrer dans votre salon et parfumer vos nuits chaudes !
@yves paccalet
Je ne regarde pratiquement jamais la télé,(encore moins Canal + que je n’ai pas),sauf pour les infos, et Canal +, invention mitterrandienne est une TV de beaufs, qui devait « libérer la parole »,et qui n’a libéré que les démons cachés dans les nombreuses boîtes de Pandore de notre société consumériste !
Et que dire de notre Premier Ministre qui prône le Grenelle de l’Environnement, et qui n’hésiterait pas à tourner comme un crétin sur une F1 aux 24 h du Mans, avec du pétrole à 150 $ le baril …?
Bonjour Hifi
Mes félicitations à « la grosse » qui regarde avec délicatesse les roitelets huppés ! Moi je n’ai pas cette chance avec mes chats de récupération
Au fait, Fillon, bachelot et sarkosy sont des aficionados fervents.
A ce titre j’ai lu qq chose chez les taurins qui m’a fait sourire (pour une fois)
A propose de sarkosy et de la corrida :
« Pitié, les antis corridas, ne la faite pas interdire avant de lui avoir laissé une fois la chance de toréer. »
Un aficionados ne tore pas. Il ne fait que se délecter du spectacle. Aucune chance donc de voir notre schtroumfissime guide lumineux descendre dans l’arène. En revanche, il honorera comme prévu de sa célébrissime présence la cérémonie d’ouverture des JO de PEKIN. « Business is business ». Vendre des centrales nucléaires et des Airbus priment les droits de l’homme.
C’est la saison, les pleurnicheries sur les corridas sont de retour. Une dizaine de gamins africains ayant une jeunesse pourrie, sont morts ces jours –ci en tentant avec leurs parents de rejoindre l’Espagne sur une embarcation surchargée : silence. Il y a tous les jours des centaines de femmes battues à mort dans le monde : silence. Quelques taureaux élevés et bichonnés comme des princes, vont être sacrifiés dans des arènes pour le plaisir malsain de quelques milliers d’aficionados : scandale. Et si on apprenait à relativiser ?
à marc
Jeune impétueux, va…
Ma correction légendaire n’est pas pour toi, mais pour les lecteurs, (éventuellement pour le responsable des lieux !)
Les personnes impliquées dans la lutte pour l’ »humanité » ne dissocient pas l’Animal. Elles parlent effectivement du concept (mot dont le contenu est à vérifier pour marc, certainement « habitué » des lieux).
Tes chiffres sur les femmes battues, c’est vraiment à raffraichir, à la hausse !
T’as fait quoi, toi, dans ta vie pour parler comme çà
« T’as fait quoi, toi, dans ta vie pour parler comme çà ».
Rien. Tout au moins rien pour sauver la planète, sinon peut-être pour mieux la connaître et la surveiller en participant très humblement à ce que l’on a appelé « la conquête spatiale ». C’était le bon temps comme disent les vieux c… et qui sait, j’ai peut-être appris à prendre du recul sinon de la hauteur.
Alors pourquoi parle-tu comme celà à d’autres ?
Pourquoi ne répond-tu pas aux questions posées plutôt que de partir en un plaidoyer personnel sur un autre sujet ?
Marc dit :
« …les pleurnicheries sur les corridas sont de retour. »
« Quelques taureaux élevés et bichonnés comme des princes, vont être sacrifiés dans des arènes pour le plaisir malsain de quelques milliers d’aficionados : scandale. Et si on apprenait à relativiser ? »
« … et qui sait, j’ai peut-être appris à prendre du recul sinon de la hauteur. »
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« Auschwitz commence partout où quelqu’un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux. » T.Adorno
Marc pense sans doute qu’il est devenu tendance de vivre dans les dehesas et qu’il convient de recommander les séjours culturels à Pampelune. Car torturer est un art, n’est-ce pas, une école du sublime. Le nazisme aussi avait ses artistes et je ne parle pas là que du seul petit peintre viennois.
La corrida a ses envers. La corrida s’épanche en la douleur. Les sélections des vaches reproductrices à la punta (pique à arrêt) les écoles taurines (grassement subventionnées) où des enfants à partir de huit ans apprennent à toréer des veaux et à les tuer à l’arme blanche, la mafia taurine qui organise corruption et dégradation du lien social, le travail des forces réactionnaires chrétiennes organisant la douleur des corps comme témoignage de leur nécessaire enclavement (toute arène à sa chapelle et tout toréo prie avant la parodie sacrificielle).
Elle est organisée cette main mise des ténèbres sur la soif d’humanité de l’humain.
Toro sacrificiel, honteusement torturé avant et pendant la corrida. Comme le seront les ânes qu’on jette d’un clocher, ou les chèvres qu’on bat à mort…Ah, bouc émissaire, comment te pousser du sommet du mont Arafat…
Relativiser dit Marc…Mais relativiser quoi ? Les formes de la souffrance animale, ou strictement humaine, n’ont pas à se hiérarchiser : elles se cumulent. Nul taxinomiste ne me fera faire l’économie de ma conscience. Oui, la lutte Animale appelle de toutes ses forces à un autre regard sur l’Autre qu’il soit animal ou humain. Oui, elle accompagne toutes les luttes allant dans ce sens et notamment celle contre l’utopie économique libérale. Homo capitaliscus, telle est la gouvernance mondiale, Yves…
A choisir entre la truie dans sa stalle, au terme du désespoir, de l’ours à bile chinois, au terme de sa souffrance, oui il elle en a de la chance l’espèce façonnée « toro bravo ».
Et Dingo il n’en a pas de ne savoir relativiser, de ne savoir composer avec les voix célestes ou la « sagesse » de Lucrèce regardant les naufrages depuis la côte.
Je regarde le naufrage de l’homo sapiens sapiens, et comme Marc, en toute humilité… Je suis le corbillard, car Dingo, lui, ne croit pas en une « sortie de secours ».
Alors j’attends de devenir comme Lucrèce…Mais j’en doute…
Mais Marc devrait plus respecter la souffrance, celle, intolérable à ce jour, de ceux qui on rêvé en l’Humanité.
Je viens de relire la prose initiale d’Yves (toujours amusant de remonter des derniers commentaires au post original, et de tenter de trouver le fil qui les relie…). Je me demande si le syndicat des teneurs de refuges de montagne va apprécier la description de la chose….. perso je garde en tète que dans la Mercantour, à 1h de marche de la limite du Parc, je peux poser ma tente et garder pour moi mes ronflements et mes odeurs de chaussettes…
Parlez nous Yves de ces endroits si proches et si loin à la fois, où des paysans faisaient sortir de terre des planches pour cultiver blé, orge… je reste stupéfait de la vitesse à laquelle la nature a récupéré ces endroits. Surement des leçons à tirer pour demain, quand probablement nous devrons réapprendre à créer ces restanques….
bonjour a tous!!
je suis nouveau ici!! je trouve yves paccalet comme un homme exceptionnel…..moi je suis atteint d une maladie genetique aux yeux je me bats chaque jour a esperer voir voir toute ma vie et voir les merveilles du monde.
j aimes tellement voyager c ma vie!!
a vrai dire j aimerai rencontrer des personnes comme vous nathalie, yves,gilles,michel…..
car je vous avou que moi j ai du quitter la france pour aller chercher du travail car personne ne veut de travailleur handicapé mais je dois dire que maintenant je vis en espagne eh bien j ai toujours pas de travail ici on me dit aux entretiens que je ne suis pas espagnol donc on m embauche pas le racisme est tres present en espagne meme envers les francais!!je ne comprends pas toute cette mechanceté de ces humain!!je ne parle meme pas de ma copine qui a fait des etudes pour essayer s en sortir mais elle a subit la loi de la concurence des candidats 500 personnes pour une offre et voila qu en espagne elle travaille depuis 9 mois mais on lui fais de l harcelement moral et moi je suis la a lui remonter le moral et lui dire que ce sont tous des jaloux des cons mais le mal est profond des paroles tellemnt dure que l on porte envers elle.
ne me faites pas dire des programmes tv ici 14h de publicité par jour c dingue on se sert des enfants dans la publicité et ici ca marche bien tous endeté jusqu au cou!!!hypoteque maison voiture payent leur course a credit….
et toute ces blondasse en voiture decapotable en 4×4 qui n hesite pas a s arreter sur le bord de l’autoroute pour se maquiller !!!voila c est ce que je vois ici et n en parlons pas des coridas une semaine qu ils passent a la télé pampelone je pris chaque matin pour que un se fasse enfourché mais ca ne viens pas!!
enfin je suis dsl d avoir parler de tout cela car ce n etais pas le sujet!!
mais cela me fais du bien de parler merci yves
j aimerai que certaines personnes du blog n hesite pas a me contacter cela me ferai plaisir de rencontrer des personnes comme vous. mon adresse e mail c cedrikot@hotmail.fr
Oui Gilles, je fais ça aussi, remonter jusqu’au billet d’Yves … c’est zigzags garantis et sentiers en lacets …
Par contre, ce qu’on ne peut plus beaucoup faire, c’est retrouver des éléments sur les anciens billets. Personnellement cela me chagrine. Ce blogue est trop riche, ou en tous cas… foisonnant. Disons trop riche par rapport à la bande passante disponible … très dense serait plus juste. Très dense, et pourtant, tout à la fois, il me semble que nous pourrions aller plus loin. Par exemple, je regrette souvent que nous (anne-marie, moi , nous tous) n’ayons pas poursuivi plus avant les échanges sur la société des autruches…
Même moi qui connais l’endroit, je cherche quelquefois des anciens débats (histoire de ne pas me répéter) et j’ai du mal à m’y retrouver !
Pas grave ! Cela me rappelle une expression de ma vieille mère : « c’est un bordèle sympathique » !
Donc je vais en rajouter un peu (du bordèle), en reprenant les mots de Dingo : « la souffrance, celle, intolérable à ce jour, de ceux qui ont rêvé en l’Humanité. » Et ils en rêvaient où ? de l’Humanité ? dans le refuge de montagne ….dans l’odeur des pets et des chaussettes …
Boutade en passant. Qu’elle n’empêche personne de penser sérieusement et de poursuivre …
Au sujet de la corrida : voir dans la catégorie « animaux » >> 2 billets anti-corrida. Et pour Marc la réponse qu’yves m’adressait le 25/8/2007 à 14h58 sur « anti-corrida »
bonjour veronique moi c cedric!!
je viens de voir les commentaires liés a la catagorie anti-corrida:j ai lu des choses tres interessanta sur cela mais a coté de vous tous je me sens un peu nul je crois que vous etes un peu trop intelligent pour moi!!!
en tout cas j aimes votre facon de parler je recent cette passion de la nature moi je l ai aussi mais je l exprime dans le dessin …
c est une horreur de faire souffrir les animaux comment peut on faire une chose pareil?je ne comprend pas
Bonsoir Cédric, c’est à yves de vous répondre, mais il a l’air d’être occupé ailleurs …. Je ne pense pas qu’il sera d’accord avec vous quand vous dites que nous sommes trop intelligents pour vous
En attendant qu’il revienne, je glisse deux mots :
- je pense qu’il y a bien assez de place pour un dessinateur dans ce dortoir …
- depuis quand l’eau est-elle plus nulle que le feu, ou depuis quand l’air est-il supérieur à la terre ? depuis quand celui qui dessine est-il plus nul que celui qui écrit ? depuis quand celui qui réfléchit est-il supérieur à celui qui pétrit ?
Bon, maintenant je me sauve …j’ai beaucoup à faire … Bon w-e à tous !
Allumant…
« @yves paccalet, dolce vita, et anne-marie : l’un dans l’autre, après reflexion, je préfère le passionné barbare (dolce vita et amateurs de corrida, à qui il reste un peu d’animalité) à L’INDIFFERENT MODERNE, non seulement celui qui ne sait plus la différence entre le vivant et le manufacturé, mais DE PLUS celui qui gomme sciemment cette différence ou qui passe outre) .
Qu’en pensez-vous ? je me dis que l’un est encore sensible (à vos/nos arguments) alors que l’autre est muré dans son savoir/érigé en Dogme ? qui l’éloigne vitesse grandV de la réalité … (en plus, en tant que savant, il a le pouvoir, élément à ne pas négliger…)
@gilles : J’ai plus de sympathie pour la feria de Nimes que pour l’institut du végétal … »
Véronique économique le 25/07/08
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Certes dans le domaine de la confusion, c’est exemplaire…
J’ai lu le reste aussi…
On peut poser une question dont les contenus sont équivoques.
Je ne vois pas bien la réalité d’une partition que l’on pourrait arriver à réaliser entre « indifférent moderne » et aficionado.
Tu n’oublies personne ?
Finalement, avec un tel raisonnement, seuls les nazis pouvaient reconnaître les juifs, face à l’indifférence complice des populations « indifférentes ».
Je t’aime, donc je te tue…l’argument entendu pour les femmes battues.
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Pour toi Cedric
Mes amitiés. Ne parle pas d’intelligence, je crois que tu n’en manque pas et de sensibilité non plus
Pour Cédric :
Merci pour ces mots, ce témoignage, ces réflexions. Et évidemment que personne n’est plus « intelligent » que les autres, vu que personne n’a encore réussi à définir l’intelligence. Vive le dessin !
Pour Dingo :
Les tortionnaires (d’hommes comme d’animaux) ont besoin de se convaincre eux-mêmes que leurs victimes sont inférieures, indignes de toute pitié, et qu’elles ne souffrent pas tant que ça lorsqu’on les assassine. Ils transforment les êtres qu’ils torturent en choses (le philosophe dit qu’ils les « réifient »). Ils prétendent aussi, toujours, que ces « choses »-là (le toro, le gosse, la femme battue, le Juif à Dachau…) sont d’une certaine façon coupables (« ils l’ont bien cherché ») et nuisibles à la « race supérieure ». Après quoi, ils peuvent s’en donner à coeur-joie, sans remords ni états d’âme. Partant de là, je vois peu de différence entre le « barbare à l’ancienne » et « l’indifférent moderne » : ils ont le même discours préalable, et la même cruauté finale.
un prédateur a-t-il de la pitié quand il assassine sa proie? un prédateur est-il un tortionnaire?
Le prédateur animal tue sa proie uniquement pour manger ou pour nourrir ses petits, et il laisse tranquilles les créatures qu’il pourrait attaquer quand il est repu. A la chasse, il rate son coup quatre fois sur cinq : la proie est adaptée au camouflage, à la fuite, à la défense (coups de cornes, etc.), et elle a vraiment sa chance, au contraire du toro dans l’arène. Lorsque le prédateur tue, c’est sanglant, ça fait mal et « l’assassin » n’éprouve aucune pitié ni aucun remords. Mais le prédateur s’en prend aux sujets les plus faibles (les petits mal « fabriqués », les vieux, les malades…), et il contribue à la vigueur génétique de l’espèce proie. Enfin, et surtout, le prédateur ne tue jamais (dans des conditions normales, hors captivité) des individus de son espèce, à l’opposé du tortionnaire humain. L’homme est le seul animal qui égorge, étouffe, empoisonne, démembre ou étripe uniquement par plaisir.
bon je vais prendre le role du contradicteur, alors.
M’ouais…
quand j’etais gamin, mon chat m’a ramené souris, mulots… etc … sans les manger. L’instinct su prédateur qui sommeille dans l’animal domestique? Pourquoi ce ne serait pas pareil pour le guignol en collants dans l’arène? Vous blamez aussi les chats? (vous genez pas pour moi, mon interet pour les animaux domestiques est assez limité).
Il me semble que certaines espèces tuent leurs congénères quand ils ont faim: un ours polaire peut tuer un ourson qui n’est pas de sa famille pour manger. Vous pensez que ce serait accepté dans une societé humaine?
quant à s’en prendre aux petits mal “fabriqués”, aux vieux, aux malades… certains ont déjà essayé et ce sont parmis les pires pages de l’histoire humaine, non?
Ce qui me gene, dans certains propos des « defenseurs des animaux », c’est cette tendance à enjoliver à l’excès la condition animale, comme s’il y avait besoin de ça pour rester critique sur l’être humain…
comme quoi appliquer la « morale » animale à l’être humain, je suis pas certain que ce serait beaucoup mieux.
y-a-t-il des espèces « malthusiennes » par exemple?
Là, j’ai donné le cadre général – l’essentiel de ce qu’on peut appeler « l’innocence » radicale des prédateurs. La plupart du temps, cette loi s’applique. Mais il y a, en effet, des exemples de conduites assez terrifiantes chez les animaux. Le lion qui vient de devenir dominant tue les petits que « ses » lionnes ont conçus avec le précédent « pacha ». On pourrait dire que le chat qui « joue » perversement avec la souris n’a pas une conduite « normale », parce qu’il est domestiqué par l’homme. Mais certains dauphins tursiops sauvages « torturent » de façon effroyable de petits marsouins – pas pour les manger, juste pour rigoler. On a observé de véritables guerres chez les chimpanzés, avec embuscades, assassinats prémédités et extermination délibérée de la bande « ennemie » (mais, là, on soupçonne que les hommes avaient perturbé le comportement des singes en les nourrissant pour mieux les étudier ; Jane Goodall elle-même le pense). Bref, il y a des marquis de Sade chez nos amies les bêtes, mais à l’état d’esquisses, et seulement chez les espèces les plus intelligentes et les plus sociables. Nous avons généralisé l’ignominie, probablement parce que nous sommes les plus intelligents et les plus sociables !
pour veronique et yves
je tenais a vous remercier pour ces paroles je vous avou que j en avais les larmes aux yeux cela faisait tellement longtemps qu une personne ne m avait pas parler comme cela juste des mots simple mais qui vont droit au coeur.
je pense que ces dernieres années moi et ma fiancé accumulons les echecs les mechancetés des gens…
je crois et je pense que nous avons de la haine envers toutes ces personnes qui nous font du mal au quotidien on n en vien a ce dire si c est pas nous qui avons un problemes et si c est tout simplement la mechanceté qui domine les personnes mais si tel est le cas pourquoi cette mechanceté?faire du mal aux gens quel plaisir a t-on!
d ailleur en parlant de mechanceté tué un pauvre taureau dde cette facon ne serai-ce pas de la mechanceté ?
Bonjour Yves,
Je fais parti de ceux « qui iront passer des vacances à la montagne »: j’appartiens même à cette « catégorie » depuis plus de 30 ans.
Je pense d’ailleurs que c’est grâce à ces aller-retour (haute montagne quasiment vierge, ville engorgée par les embouteillages et baignée dans la pollution) que j’ai eu l’intuition du phénomène de la surpopulation humaine.
Bien plus tard, les évènements tels que les famines ou le réchauffement climatique sont venus conforter cette opinion, à savoir: si tous les habitants de la planète veulent vivre, non pas comme les occidentaux évidemment, mais seulement avec un minimum décent, leur trop grand nombre (9,5 milliards prévus en 2050) les en empêchera.
Tout comme vous l’avez dit lors de votre entretien d’octobre 2007 avec Natura Vox, il est possible de diminuer le taux de croissance démographique tout en respectant totalement les droits humains, entre autre par l’éducation et une retraite assurée.
Alors depuis quelques temps, j’ai repris mes bâtons, non pas de marche, mais de pèlerin et j’essaie de parler de ce sujet sur le net où je rencontre des personnes prêtes à se mobiliser.
Qu’en pensez vous?
Pouvez vous nous aider?
Cordialement
Bonjour!
Pour Michel : vos remarques à propos des « défenseurs des animaux » et de la condition animale sont très intéressantes dans la mesure où elles sont sans doute représentatives de ce que pense la plupart des humains ou une partie (à définir…) Dans toute réflexion, le piège a éviter est la généralisation et l’amalgame…Hélas, je n’ai pas le temps de répondre, j’y reviendrai car moi, je me demande comment et pourquoi vos yeux et surtout vos idées vous conduisent à de tels raisonnements…
Pour Cédric : Courage! les humains ne sont pas tous bêtes et méchants…presque tous oui, je suis de votre avis! Mais pas tous!Et surtout pas tous en même temps!Et c’est une chance!
Bon W-E à tous et à bientôt!
La vie, comme l’inconscient, n’est pas une longue chaîne de signifiants tranquilles…
Donc on peut sauter du coq à l’âne, chercher du lien est moteur. Ceci pour l’écart apparent par rapport au post initial.
@ Yves
« Partant de là, je vois peu de différence entre le “barbare à l’ancienne” et “l’indifférent moderne” : ils ont le même discours préalable, et la même cruauté finale. »
Oui, quand je parlais de partition non réalisée à partir de « l’indifférent moderne » et l’aficionado, c’est qu’il me semblait qu’il manquait au moins une catégorie dans ce que proposait « Véronique économique ».
Disons le « non enfant roi », l’homme devenu humain, c’est à dire, pour moi, l’être ayant appris et connaiss&ant alors ses limites. Ce qu’on appelle aussi l’adulte
@ Cedric
Si tu crois que j’en prends pas plein la gueule pour pas un rond, comme toi
Tu es une bouffée d’oxygène, compagnon…
A te lire
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Là, je reprends quelques courts extraits d’échanges qui ne me semblent pas aux antipodes des interrogations ou questions que j’ai lues plus haut.
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La cruauté et Homo Sapiens Sapiens : Homo SS
…« La cruauté est en dehors de la morale parce qu’elle semble en effet être un excès, mais pas un excès par rapport à une norme : la cruauté est essentiellement liée à ce qui est l’excès. Elle est liée à une région proprement humaine, ou très humaine, où plaisir et jouissance s’accomplissent dans l’idée de soumettre l’autre, soit en pensée, soit en acte, à sa propre puissance : l’humain jouit de faire mal ou de sentir le mal chez autrui. C’est l’excès qui fait jouir, et non le respect de la norme ou l’écart par rapport à celle-ci, car la norme demeurerait alors le modèle pour l’excès. » …
Yann
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Tu es probablement pil poil dans le sujet, mais…Tu parles de l’affirmation d’un Ego roi, d’un comportement infantile finalement. Le problème c’est l’origine de cette cruauté : le conflit du Moi avec le Surmoi/Culture et/ou un Ca pulsionnel. Et j’ai envie de te poser une question qui tue : si la cruauté c’est si compliqué, porté par tant de symbolique, comment un animal peut-il être cruel ?
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…« S’il y a un mécanisme à l’oeuvre dans les phénomènes de cruauté, je tiens d’abord à préciser que ce mécanisme suppose une intention à être cruel. Une conscience, si tu veux, qui se projette et qui réfléchit à l’action cruelle qu’elle va mettre en oeuvre. Ou encore, il faut qu’existe une conscience qui approuve et qui jouit de voir une autre conscience mettre en place une action cruelle envers un tiers (humain ou pas).
Si je précise cela, c’est que, selon mon orientation, la cruauté diffère de la seule violence : je ne pense pas qu’un lion qui déchiquette vivante une antilope soit un être cruel. Il faut une conscience d’un certain type pour commencer à concevoir certaines actions comme contraires à quelque chose, ou comme disproportionnées. Dans le règne animal, donc, je ne pense pas que la cruauté existe. La position inverse est pour moi une sorte d’anthropomorphisme. »…
Yann
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Evidemment. La cruauté suppose une conscience et une volonté. Mais je suis très surpris de ta position sur le règne animal. La conscience, la métacognition sont présentes chez certaines espèces.
Il est trop facile de ne conférer à l’animal que la seule capacité d’innéisme. Les choses sont, d’une manière fortement probable, plus compliquées. Si il y a absence de cruauté il n’y a pas là un défaut de capacité. Ce qui peut surprendre dans le monde animal, c’est l’auto limitation de sa capacité de nuisance. Des morales de préservation de l’autre sont à l’oeuvre (distance de fuite, ritualisation des combats ou de leurs évitements…etc.)
« La cruauté répond à une autre forme d’économie. Elle répond à ce qui a trait au désir, à la jouissance qui naît de pouvoir accomplir (ou croire pouvoir) tous les désirs possibles. »
Nous serions donc là avec une cruauté symptôme, synonyme d’infantilisme. L’au delà du désir qui ne connaît pas de limite, le pulsionnel non résolu.
J’aimerais bien. Mais c’est à approfondir non ?
je te remerci dingo pour tes quelques mots qui me vont droit au coeur…je serai ravi de rencontrer des personnes comme vous tous du blog de yves on doit se sentir bien entouré de personne comme vous
merci a vous tous passer un bon fin de week end
@ dingo
« La grosse » (qui est aussi un chat de récupération…) m’a chargé de vous transmettre un ronronnement respectueux et admiratif pour vos interventions.
Maintenons bien haut le combat pour le respect et la tolérance de TOUS les organismes vivants !
Ah ! que j’aime cette magnifique description de la vie en refuge… sans mentir, je crois bien que tout en étant petit et léger, je ferais quand même partie de ceux qui émettent un bruit de cochon, mais juste par le haut, et que je suis certain que nombre de chamois m’en voudraient.
Et comment passer du refuge où se respire l’air pur ces montagnes, à la sordide course de toros ou l’infâme corrida ?
Horrible humanité dont la tête n’a pas évolué depuis l’empire Romain …
J’aime bien la chanson de Cabrel pour nous en parler, pas vous ?
Amitiés à vous tous lecteurs et amis respectueux…
@ Dingo : je suis contente que tu relèves mon argumentation de l’année dernière …Cela me permet de préciser que je me suis très vite rangée aux arguments d’Yves et d’Anne-Marie …(J’ai même failli lire « Un éternel treblinka » …)
Cela me permet également de pointer l’intérêt de l’échange des arguments sur un blogue …(moquerie gentille de nous tous)
Je dois aussi préciser que quelquefois, je laisse un peu aller mon côté provocateur …(vous râlez pour les toros, n’oubliez pas les brevets sur le vivant) .
Avec le recul, il me semble que je voulais m’assurer que le côté « clinquant » de la misère toresque n’éclipse pas la misère du vivant au quotidien. Le sujet est vaste et l’aborder chacun avec ses affinités est une richesse. Si nous disions par exemple qu’il n’y a pas de hiérarchie dans les luttes ? Mes excuses si ce que j’écris n’est pas très clair.
@ cédric , qui écrit « on doit se sentir bien entouré de personne comme vous » : Moi, dans la vraie vie, je peux t’assurer que je ne suis pas une sainte du tout , je suis même un vrai blaireau
Par exemple, pour dire que je ne suis pas une sainte :
A 30 kms de chez moi se trouve un drôle de dortoir, nommé CRA. Cra comme cradot. Les randonneurs viennent de très loin, dans l’indifférence générale, pour du tourisme pas solidaire du tout. On y dort très mal, paraît-il … Au pays des Droits de l’homme-à-la-télé, le droit au sommeil des enfants étrangers n’est pas tout-à-fait respecté.
Pourquoi j’écris ça ? Est-ce qu’elle vous rappelle quelque chose, la petite phrase : « On ne savait pas … » Qu’est-ce qu’on disait, déjà, au sujet de l’indifférence et de la cruauté ? Est-ce que vous pensez rééllement qu’on réveille les enfants par hasard dans les CRA ?
Et moi, qu’est-ce que je peux faire ? Help !
Monsieur,
Je me permet de demander votre aide afin de faire connaitre le PF2D :
Le Parti Français pour la Décroissance Démographique
Bien cordialement.
Bertand Leroy
http://pf2d.spaces.live.com/
pf2d@live.fr
Je déboule , d’un blog à un autre parlant des corridas – je ne connais personne ici mais je vois que tous nous refusons ces pratiques monstrueuses – Mon point de départ est le site de Taomugaïa dont je soutiens le combat , ce qui m’a amené à me trouver ici – je salue tout le monde .
montagnes oubliées
Bonjour Yves, votre nuit en refuge ressemble à un traquenard,à ll’image des célèbre pastels du regretté Samivel: ambiance refuge du Gôuter une veille de Mont Blanc. Je m’étonne que quelqu’un d’averti comme vous ai pu choisir un tel refuge, alors que dans un ouvrage consacré aux plus belles randonnées en France vous faites la part belle aux lieux oubliés et espaces sacrés, d’ailleurs ce livre offert par mon épouse n’est jamais loin de moi.
Dans la Tarentaise où nous passons nos vacances en famille, j’ai encore découvert de nouveaux lieux magiques, au pied de la Pierra menta, au col du Bresson, j’ai repensé au plaisir d’une ascension de l’arrête nord de la dent de Gargantua, sur ce rocher si particulier, nous avons partagé entre amis la beauté des lumières du petit matin qu’il faut savoir cuellir, rien de trés original, il suffisait d’accepter de se perdre un peu sur terre. ça ne fera pas le vingt heures, mais le bonheur de simples terriens, comme quoi on peut rennoncer à tout de nos jours sans se priver de toutes ces substances montagnardes qui élèvent l’esprit, on se sent alors moins grincheux, au risque de passer pour un candide, ou pire un cétin des Alpes, mais ce n’est pas grave, l’essentiel est de partager un peu de magie Alpine, cela ne soigne en rien du dégoût du monde actuel, mais cela tempère les propos que l’on peut lire parfois ici, j’appelle cette culture Alpine m’a propre catharsis, mais bon cela n’engage que moi.
Lio