Petit passage à Québec

28 août 2008

Coucou de Québec, après un voyage en Arctique : Iqaluit et terre de Baffin, détroit de Davis, île Bylot, île Devon, début de passage du Nord-Ouest, île Beechley et tombe de quelques compagnons de Franklin, Resolute Bay…

Glaciers et banquises en sévère régression. Ours polaires baladeurs, lièvres arctiques, grandes oies des neiges, renards polaires, empreintes de loups blancs et parfums de boeufs musqués. Saules nains, silènes acaules, airelles bleuets et épilobes à feuilles larges (merveilles de fleurs roses). Fulmars du nord, eiders, guillemots à miroir, phoques craintifs, moustaches de morses, souffles de baleines du Groenland, cornes de narvals et rêves de bélougas – fantômes livides dans le gris-vert de l’eau glaciale…

Inuit d’Iqaluit, de Pond Inlet, de Resolute… Un peuple assis entre deux mondes ; encore parfois chasseur de baleines, de narvals ou de morses, mais inféodé aux avions et aux motos-neige ; cependant de plus en plus revendicateur et fier de lui-même et de sa culture – alors que, dans cette région aussi, les bagarres entre puissances s’aiguisent pour le contrôle des richesses de l’Arctique…

Je repars dix jours pour saluer les baleines du Saint-Laurent (rorquals de toutes sortes, y compris, j’espère, le grand bleu), avec mes amis du centre scientifique des îles Mingan. Oui, tout là-bas, presque au bout de la route qui longe la côte nord…

Aube glaciale, baleines dans la houle, souffles de vie…

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122 réponses à Petit passage à Québec

  1. senzu dit :

    Bonjour Yves,

    Je vous ai découvert récemment à travers vos livres et Internet. Merci beaucoup ! Votre personnalité et vos messages m’ont fait énormément avancer.
    Par ailleurs, sachez que j’ai été touché par votre culpabilité à prendre l’avion régulièrement que vous avez exprimé à la fin d’un document vidéo présent sur Internet.
    C’est comme vous semblez le dire votre ultime contradiction.
    Que diriez-vous d’y faire enfin face ?
    Sur la question environnementale et sociale (c’est la même !) je me dis tous les jours que si chacun de nous se respectait à 100 % (pas 95, 100 !), on serait instantanément sauvé.
    Mais voilà, on reste tous plantés là avec nos fameuses contradictions, nos derniers remparts, ou que sais-je encore. Explosons donc les derniers remparts ! non ?
    Par rapport donc à ce billet de biodiversité que vous nous présentez aujourd’hui, ne croyez-vous pas que l’espace qui entoure votre maison (à Bozel n’est ce pas ?) ou mon appartement à Chambéry pourrait contenir autant de biodiversité (en harmonie et corrélation avec notre climat) que dans ces beaux espaces privilégiés du monde où vous allez ?
    Pourquoi vous et moi ne restons pas simplement par chez nous, pour changer ce qu’il y a directement autour de nous ?

    Amitiés,

    senzu.

  2. Sophie dit :

    Bonjour Yves, bonjour à tous.
    Les baleines, comme je vous envie ! Svp, saluez-les pour moi.

  3. Lio dit :

    Salutations Yves

    Certes la nature est belle, fragile et les hommes avides de s’emparer du moindre ilot, mais en fin de compte, même dans les lointaines contrées d’ou vous écrivez ces quelques lignes il faut garder en mémoire que ces espaces sont fragiles, isolés, qu’ils suggèrent au cerveau humain des réactions multiples qui couvrent à peu prés tout le champ lexical et sensoriel qu’offre notre culture, mais cette nature dans sa réalité possède sa propre histoire géologique, climatique, en cela elle n’est ni belle ni fragile, mais inhumaine, voila pourquoi les grands déchainement et les colères des glaciers et autres iceberg nous échapperont toujours, et c’est tant mieux.
    Une pensée pour Frison roche qui a été bouleversé en son temps par ces lieux d’exceptions qu’il a su magnifiquement décrire dans ses livres.

    Lionel D

  4. Nicolas dit :

    Cher Yves, j’aimerais être à votre place…
    Continuez à nous faire découvrir tuos ces lieux sublimes et d’une manière si poétique…
    Merci…

  5. Sophie dit :

    @Senzu : Yves Paccalet me corrigera si je me trompe, mais permettez moi de réagir (respectueusement), car votre dernière question m’a un peu fait sursauter. Peut-être aussi vous ai-je mal compris.
    Je considère ces voyageurs comme des observateurs, des rapporteurs, des donneurs d’alerte. Ils sont les témoins intègres des massacres que l’humain fait subir à notre planète. Bien sûr, il y a des gens compétents et qui se battent aux « quatre coins » du globe, il y a des spécialistes des glaces, du climat, de telle espèce… Mais des gens qui ont une telle connaissance dans différents domaines, je parierais qu’ils ne sont pas nombreux. Il faut donc partager ces informations, il faut relayer, il faut aller à la rencontre. Et heureusement qu’ils sont là pour éclairer nos esprits. Sans cela, nous n’en serions pas là, tous ici, à nous remettre en cause et à agir, cette fois-ci localement.

  6. senzu dit :

    L’heure n’est plus aux constats. Les perturbations climatiques, la chute de la biodiversité sont des faits scientifiques notoires qui ne sont plus à démontrer ou même à corroborer par des voyages kerozenique supplémentaires aux quatre coin de la planète.
    L’heure est à l’action (qui peut contenir la parole), c’est à dire de travailler dans son propre rayon d’exploration à ramener le paon du jour et l’abeille sous nos fenêtres.
    J’admire Yves Paccalet tout comme vous.
    J’essaie juste de lutter contre les « ouai mais je peux pas faire autrement ».
    Et J’essaie également de ramener une logique villageoise dans les esprits car on l’ignore bien souvent mais nous sommes avant tout des villageois. c’est cette tentative/tentation de faire du 100 kilomètre par heure voir plus qui est néfaste.
    Il nous faut tous créer un monde beau et équilibré sous ses yeux et non là où nous ne sommes pas. Là où nous sommes pas, d’autres hommes doivent s’en charger.
    Et nous devons regarder notre microcosme en souhaitant qu’il ressemble au macrocosme. Nous devons aussi nous faire confiance en se disant que d’autres hommes pourraient bien être aussi soigneux que nous là où nous ne sommes pas.
    Au lieu de ça, tout le monde se dispersent et va voir chez le voisin si c’est plus beau ou moins, et on n’avance pas !

  7. Nicolas dit :

    Je pense que depuis quelques années les choses avancent…

    retraitement et valorisation de nos déchets, nouvelles énergies (ex : le solaire, l’éolien, la géothermie, etc…), nouveaux marériaux, etc… On avance quand même mine de rien…

    Il est important de dialoguer avec « nos voisins », chinois, indiens, brésiliens, etc… De parler, d’échanger des points de vues, d’essayer de faire les mêmes constats ensemble, et de nous entraider au lieu de nous livrer à le guerre économique…

    Il est fondamental de faire « des choses » ensemble…

  8. Jeanne dit :

    Votre billet, Yves, m’a fait penser à un auteur que j’avais dévoré, enfant, dans la Bibliothèque Verte, James Oliver Curwood et qui m’avait fait rêver : Chasseurs de loup, Chasseurs d’or, Bari chien-loup (je crois qu’il y eut un film avec Pierre Fresnay si mes souvenirs ne me trompent pas)…

    Ne peut-on pas dire que Curwood était déjà un magnifique écolo ?

    Nicolas, tout à fait d’accord pour « faire « des choses » ensemble » : on essaie, on se bat mais face au profit, face à l’appétit d’un petit nombre de nantis qui sont installés bien tranquillement dans leurs belles demeures, loin de la pollution et des dangers qu’ils n’hésitent pas à programmer, à organiser froidement… pour les autres, que faire ?

    Exemple : Le dernier Estuaire Naturel d’Europe, celui du Verdon sur Mer (à 120 kilomètres de Bordeaux), est menacé par la voracité d’une société hollandaise, 4Gas, à la solde du groupe, Carlyle Group – voir qui est derrière : famille Bush, Ben Laden, Olivier Sarkozy, demi-frère de qui vous savez. Ces bonnes gens concoctent le projet d’installer un port méthanier au Verdon, classé Seveso 2, qui, si cela se fait, fera disparaître l’ecosystème (faune, flore, pollution des rejets de chlore, risques pour la santé, tourisme, proximité des premières habitations – 476m – et de l’école du Verdon – 733m – vous avez bien lu !! -) de toute une région.

    Il est vrai que ce projet a été cogité à la demande de la direction du Port Autonome de Bordeaux (PAB) et de la Chambre de Commerce qui, eux, sont bien à l’abri dans une belle ville classée Patrimoine de l’Unesco. Eh oui ! le PAB de Bordeaux est classé dernier port en France, et n’a trouvé que ce projet insensé pour se refaire une santé. (Ajoutons que Bordeaux n’est pas un port « naturel », ce qui explique, en partie, ses difficultés : dragages intensifs qui coûtent une fortune, etc.).

    En outre, ce projet ne répond à aucun besoin, ni national, ni régional, la France étant en surcapacité gazière.

    Ce sont les Deux Rives de l’estuaire qui risquent, tout simplement, de disparaître. Les habitants se battent. Mais que sont dix mille personnes face à des millions de dollars et d’euros ?

  9. Nicolas dit :

    Chère Jeanne, je suis d’accord avec vous, je sais que les choses sont dures…

    Mais si on regarde ce qui se fait, et aussi l’état des mentalités par rapport, à il y a une dizaine d’années, je constate qu’il y a du mieux…

    Il ne faut pas baisser les bras, il faut continuer d’informer les gens sur ce qui se passe…

    L’écologie est un sujet qui touche beaucoup de monde, c’est un combat qui avance bien dans les mentalités, du moins je trouve.

    Vous avez l’air, Jeanne, de quelqu’un qui connait bien son sujet, surtout ne baissez jamais les bras…

  10. senzu dit :

    Et pendant ce temps là, Nicolas, Jeanne, Sophie et Lio sont allés travailler en voiture parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

  11. senzu dit :

    Excusez moi d’être aussi acerbe mais depuis 27 ans que je mets le nez dehors il y a toujours autant voir plus de voitures et d’engins atroces.
    Or, ces 30 dernières années sont censées être les années de la prise de conscience de l’impératif écologique ?
    Personnellement, je la vois pas trop l’avancée dont vous parlez.
    Je la vois dans les discours, dans quelques comportements ici et là. Mais c’est ce refus de VRAIMENT changer qui prédomine. D’abandonner sa voiture au profit du vélo: nan les gens ça y veulent pas, tu vas pas assez loin, pas assez vite, de façon pas assez confortable.
    « L’humanité disparaîtra, bon débarras »

  12. Lio dit :

    Cher Senzu, vous avez parfaitement raison, le nombre d’autos va grandissant, nos inquiétudes sur les rejets en CO2 sont proportionnels à ce flot discontinu, mais la chose est entendue, ce n’est jamais de ma faute ni de la votre, celle du voisin assurement.. Le vivre ensemble ne s’est jamais aussi mal porté, observez les nouveaux enjeux sociétaux et le retour des médias: retour en force du coocooning, à la déco intérieure plus féroce que le diktas exercés sur nos enfants, les fashion victimes consententes, nous autes adultes ne faisons guère mieux si ce n’est en réalisant dans nos microcosmes exhaltés des actes de résistance, comme préférer le vélo en ville, la marche, ne plus regarder les horeurs du monde au vingt heures. Mais fondamentalement persone ne peut soutenir l’idée d’un radicalisme à tout craint, ni rejeter en bloc le grand libéralisme, pourtant que je combat comme vous. restent les amertumes de séptembre: acheter des nouvelles baskets made in China à nos enfants, que faire si ce n’est suivre de prés les tentatives de certaines villes, comme celle pou laquelle je travaille et qui courageusement donnent du crédit à de vrais utopistes écologiques en quêtes de projets concrets et réalisables sur le chant: tracer de véritables moyens de se déplacer dans une petite ville à vélo, réfléchir à la sauvegarde du petit commerce, soutenir les AMAP, réflechir à des nouvelles constructions durables, des alternatives existent, le changement des mentalité ne consistera pas à bannir tout en bloc, à commencer par les autos.. Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir d’avantage je peux tenter d’expliquer ce que nous tentons de mettre en place autour de Grenoble, ce n’est ni grandiose ni un diktat écologique, juste une tentative de répondre de manière écologique à des enjeux concrets, le temps nous donnera raison, mais méfiance, les maisons bio et le souçi de l’environnement est promi à un bel avenir s’il n’est pas dicté par ce que Yves nomme les margoulins de l’écologie ou autres promoteurs qui ne sont ni des anges et encore moins des philantropes.

    Salutations, pour l’heure je retourne en montagne, vivre le rêve de possibles.

    Salutations
    Lio

  13. senzu dit :

    Salut à tous, salut Lio,
    Le coup de foudre que j’ai eu dans les écrit de YP, c’est cette notion toute bête de l’utopie pour utopie.
    Dans un monde où on taxe depuis toujours les écologistes d’utopistes – Comprendre finalement que c’est exactement l’inverse fait un bien fou.
    La croissance effrénée est beaucoup plus utopique que n’importe quel discours écologiste (celui de la décroissance y compris).
    Cette idée je l’essaie, c’est un discours obus qui bouleverse, l’utopie pour utopie d’YP marche dans les esprits.
    Lorsqu’on commence le constat des voiture c’est absolument terrible ce qu’on voit et qu’on ne voyait pas avant.
    Nos villes sont persécutées et je crois que si vous avez raison et qu’on ne peut effectivement pas dissoudre l’océan de voiture d’un coup de baguette magique, on devrait en revanche créer très rapidement des centres villes totalement vide d’autos. L’idée existe, je le sais mais j’ai vraiment l’impression que ça avance à la vitesse de l’escargot.
    J’ai eu la confirmation cette après-midi d’un fait que j’ai constaté moi-même : la disparition des papillons. Je me suis réellement levé un jour foudroyé par une pensée : mais où sont passés les papillons ? Et j’ai lu cette après midi même qu’effectivement 50% des papillons avait réellement disparu.
    Que faire ? Pourquoi est-ce que ma ville qui se parcoure aisément à pieds de long en large en 30 minutes est-elle persécutée de voiture et non mouchetée de papillons ? Je quitte à jamais ma voiture pour que le papillon revienne. Aller reviens bon sang !!

  14. jansiana dit :

    Chére Senzu
    pour info le livre “L’humanité disparaîtra, bon débarras” vient d’être adapté au théâtre le lien est sur Wikipédia article Yves Paccalet

  15. Jeanne dit :

    Merci Lio, vous avez su bien dire combien la voiture nous tient en esclavage et combien il est difficile de s’en passer ! En 10 ans, elle a triplé et, en plus, les 4/4 ont fait leur apparition et sont devenus le moyen le plus apparent de « frime ». Je hais les 4/4, mais cela a déjà été évoqué ici.

    Bien sûr, dans ma petite ville, je fais, le plus souvent possible, du vélo et me sers du compas qu’Adam et Eve nous ont donné pour la  » parcourir aisément (? justement c’est autre chose avec les voitures !) à pied » et guère en plus de « 30 minutes », comme le fait remarquer Senzu.

    Les constats sur l’avenir de la planète sont accablants, et si je puis me permettre à ce sujet, lisez le dernier « Charlie Hebdo » et l’édito de Philippe Val. (Les controverses au sujet de Siné m’ont fait racheter « Charlie »).
    Ce n°845 est un bon cru, – il touche un peu à tout ce qui est évoqué sur ce blog – et, particulièrement à cette époque de la rentrée scolaire, fait une large place à l’ouvrage « Main basse sur l’école publique » qui, pour des raisons personnelles, – et… qui doivent être collectives – démontre ce que M. Darcos, et qui vous savez, sont en train, hypocritement, de réserver et de mettre en oeuvre à, et pour, l’école publique. Cet ouvrage est bon, argumenté, s’appuyant sur des faits précis et facilement vérifiables. Le tout était de mettre : faits, articles, colloques, émissions, bout à bout. Voilà c’est fait et… c’est terrifiant.

    Une fois encore, on a l’impression de s’écarter du billet d’Yves Paccalet et de la banquise, et vous prie de m’en excuser. (Bon d’accord, ça fait « fayot » mais un peu de civilité ne nuit pas). Revenons à nos moutons : la banquise est-elle si loin que cela du Mont-Blanc et les problèmes touchant, et l’une et l’autre, au train où vont les choses, sont-ils différents ? Qui a dit « rien n’est moins sûr que l’incertain » ? (Hum ! citation de mémoire).

  16. senzu dit :

    Bonjour à tous,
    C’est comme ça partout sur le Web et les forums de discussion. On est incapable d’accepter que les sujets servent de point de départ. Y’a toujours une espèce de culpabilité à faire dévier un sujet. Certes, il ne faut pas se disperser, ça n’aide pas, mais accepter qu’un sujet en amène un autre est précieux. Que le billet d’YP nous amène à la dictature des voitures n’est pas si étonnant.

    J’ai regardé le journal de TF1 hier pour la première fois depuis très longtemps, et voici trois relevés édifiants de ma part :
    - Ouragan Gustav, on voit un mec transporter un immense frigo familial, et commentaire : « les gens s’organisent pour sauver l’essentiel » (!!!!)
    - Docu sur la font des glaces aux pôle Nord, commentaire final : c’est une aubaine, le transport maritime international va pouvoir passer (!!!!)
    - Docu sur les achats rentrée. Commentaire : Pull, pantalon, chaussettes, sous-vêtement, c’est toute la garde robe que la famille DOIT changer pour la rentrée de chaque enfant. (!!!!)

  17. Nicolas dit :

    Cher Senzu, pour l’instant Nicolas ne va pas travailler, parce que Nicolas est au chômage !…

    C’est vrai qu’il y a de plus en plus de voitures, mais moi, dans le même temps, je vois de plus en plus de panneaux solaires sur les toits…

    J’ai conscience qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, mais dire que rien n’avance est quelque chose qui est faux !…

    En ce qui concerne les achats de le rentrée pour chaque enfants, la situation de beaucoup de Familles dans ce pays est telle, qu’ils n’ont pas les moyens de faire ce que vous décrivez, si vous n’avez pas de sous, vous n’avez pas de sous !… Et aucun reportages à la télé ne fera le contraire…

    Quand un de mes pantalons, t-shirt ou autres chaussettes est troués, alors j’en achète seulement un autre, je pense que beaucoup de gens font la même chose que moi, y comprit chez des responsables de Famille (?) …

  18. Marc dit :

    Merci Jeanne pour l’exemple de situation de votre premier mot qui ne fait que décrire ce qui se passe des milliers de fois par an sur cette planète. Contrairement à ce que pense Nicolas, les gens riches ne se préoccupent absolument pas de ce qui se passera dans 20 ou 30 ans. Le désir et la jouissance de posséder sont immédiats. De plus ils savent très bien que si catastrophes il y a, ils seront les derniers à être touchés. Argent pouvoir plaisirs et vous « salauds de pauvres bossez plus, consommez moins et fermez vos gueules ».
    Parlons aussi de cette fameuse prise de conscience de l’état de la planète qui soit disant progresse. Dans cette société mondiale actuelle, seule une prise de conscience des classes aisées/riches/dirigeantes pourrait commencer à être efficace. Dans notre micro société française (1% de la population mondiale) dite démocratique, voyez-vous nos riches/dirigeants/politiques donner l’exemple et entraîner les citoyens vers une gestion responsable de l’environnement ? Voyez-vous un autre pays riche se lancer à fond dans cette gestion ? Impossible dans cette économie ultralibérale, dans ce capitalisme financier qui ne connaît que le court terme, le profit immédiat.
    Je suis désolé pour Nicolas. C’est bien d’avoir la foi, de croire, d’espérer, de rêver aussi. Heureusement que ces merveilleux instants d’égarement existent. Mais la réalité est là, terrible. La terre est malade. Un cancer s’est développé progressivement dans certaines sociétés (pays occidentaux). Quelques illuminés « naturalistes » avaient bien détecté le mal mais ces sociétés ont refusé d’entendre leur cri d’alarme. Aujourd’hui les métastases sont partout. De grandes sociétés pesant très lourd dans la population mondiale sont touchées : Chine, Inde, Brésil… Que faire ? Quelle chimiothérapie/radiothérapie humainement et socialement acceptable l’homme doit-il concevoir et appliquer pour endiguer sinon éradiquer le mal ? Je crains que seule Dame Nature trouvera le remède et il sera terrible pour notre espèce capable ponctuellement du meilleur mais coupable massivement du pire.
    Mais ce pessimisme au niveau planétaire n’interdit surtout pas de faire de gros efforts en commençant par une prise de conscience des conséquences de nos comportements puis en mettant en œuvre des actions de réduction de nos pollutions (le bilan carbone est un bon indicateur pour estimer l’effort à produire : par exemple faire un voyage avion Paris- New York AR ou faire 5000 km avec une twingo en zone urbaine consomme déjà le quota annuel de CO2 par personne). Le moment venu, la personne « écolovertueuse » pourra au moins se dire : j’ai ma conscience tranquille, ce n’est pas ma faute, c’est la faute des autres.

  19. senzu dit :

    J’adore vous lire. Yves, je crois qu’un forum de discussion vaudrait le coup, vu le nombre de commentaires laissés. Amitiés.

  20. Nicolas dit :

    Marc, je partage avec vous le constat, nous sommes d’accord.

    Par contre, tous les gens riches ne sont pas tous mauvais, l’Abbé Pierre par exemple est issue d’une Famille assez aisée, pourtant il a fait beaucoup de choses pour les plus pauvres que lui…
    Mettre toute une catégorie de gens dans le même panier, pour moi c’est une erreur…

    Les riches ne me dérangent pas !
    La cupidité me dérange !…

    Je sais que la Terre est malade, nous pouvons la regarder agoniser ou essayer de la soigner, nous en avons les capacités, nous avons les moyens intellectuelles pour le faire !…

    Je n’accepte pas la résignation !
    Je ne crois pas en la fatalité, je ne crois pas en la destinée, je ne crois pas aux prophéties.

    Je ne crois pas en l’inéluctabilité des choses !…

  21. Lio dit :

    Bonjour à toutes et tous
    De plus en plus de monde sur ce blog, Yves est sans doute au coeur de nos esprits inquiets devant le spectacle de désolation qui se trame sur terre, ce que je note et dont me félicite c’est la finesse des propos abordés ici, et la clarté des gens ordinaires qui créent du concept sans assommer la prose, preuve que la philo revient en force et sort de sa tour d’ivoire institutionnelle, les accros de Michel Onfray comprendront, bref je pense que les propos lus ici ne peuvent que faire tâche d’huille et profiter à tous dans tous les compartiments sociaux; les riches, les pauvres, les inquiets, les stressés, les sportifs, chomeurs, bref nous tous à travers nos complexités propres et surtout l’âpre réalité libérale.

    qu’un peu de vent chaud sème nos idées et nos utopies atypiques mais concrètes.

    amicalement
    Lio

  22. Marc dit :

    Nicolas, pouvez-vous me donner le nom au niveau mondial d’un « saint homme » type Abbé Pierre qui aurait atteint les hautes sphères du pouvoir ?
    Nicolas croyez-vous que l’humanité générera quasi simultanément dans les prochaines années aux Etats-Unis, en Russie, en Chine, en Inde, en Europe, des décideurs au plus haut niveau du pouvoir, habités par la seule volonté de sauver la planète d’un désastre annoncé par le GIEC ?
    Nicolas croyez- vous vraiment qu’une société de 6,5 milliards d’individus avec des cultures et religions multiples et souvent rivales, avec des écarts de « niveau de vie » énormes, est gérable ? L’humain est un être d’une complexité inouïe alors la complexité d’une société de plusieurs milliards d’humains dépasse infiniment toutes nos capacités.
    Finalement Nicolas, quels sont les faits concrets, quels sont vos observations, pas au niveau individuel mais au niveau société et planétaire, qui vous poussent à croire à la viabilité de notre civilisation et de l’humanité dans sa forme actuelle ?

  23. Nicolas dit :

    Marc, vous me posez beaucoup de questions. Mais je constate que vous-même vous n’apportez aucune réponses !…
    Le jeu est un peu facile !… Non ?…

    Que dois-je faire à votre avis ?
    Considérer que l’Humanité est foutue et me jeter sous un train ?

    Un enfant de 4 ans est malade, il a de la fièvre, il est à l’article de la mort, vous avez 2 médecins.
    Le premier dit à sa mère, je ne peux rien faire et il regarde l’enfant mourir, le second médecin dit à la mère il y a un espoir et je ferais tout pour guérir votre enfant…

    D’après vous lequel des deux médecins la mère va t-elle choisir ?…

    De plus, je n’ai jamais dit que l’Humanité sous sa forme actuelle avait un avenir !…
    J’ai dit que l’Humanité avait un avenir !…

    L’avenir n’est pas écrit et il n’appartient pas eux prophètes…
    L’avenir je ne le connait, mais vous n’on plut !…

    Je crois que des raisons d’espérer sont bien là, des voix s’élevent, les esprits se forgent une consciences à la nature, des projets voient le jour, des coopérations entre pays s’organisent, etc…

    Ce n’est pas assez je le sais bien, alors continuons…

  24. Marc dit :

    De la difficulté de débattre par écris surtout lorsque, comme c’est mon cas, on ne maîtrise pas parfaitement le poids des mots.
    Nicolas, je crois que nous ne sommes pas dans le même registre. Vos observations/analyses/projections se situent il me semble au niveau de l’individu ou de petits groupes d’individus de notre environnement. Pour ma part j’essaye avec humilité, modestie et surtout avec un doute immense, de faire la même chose au niveau d’une société de plusieurs milliards d’individus. On mesure alors la totale impuissance de notre gouvernance à changer de cap sur une période courte, à modifier nos comportements pour éviter le krach écologique. Comme je l’ai déjà exprimé plusieurs fois dans ce blog, seuls des cataclysmes naturels énormes touchants les pays riches, permettront une prise de conscience rapide et massive et une tentative de changement de cap (évolutions aux USA entre Katrina et Gustav ?).
    Quant à l’avenir de l’Humanité avec un grand H, le sujet est immense et philosophie, spiritualité voire religions s’inviteront certainement. Mais qui osera ouvrir la boite ? On attendra au moins le retour de notre pèlerin du grand Nord

  25. Nicolas dit :

    Marc, je pense au contraire, d’après ce que je lis de vous et de moi, que nous sommes exactement dans le même registre.

    Nous faisons tous les deux le même diagnostic, mais nous n’avons pas le même traitement pour guérir le mal…

    Mon raisonnement ne se situe pas à l’échelle de l’individu, mais j’essaie comme vous de réfléchir au niveau planétaire.

    Je constate avec vous les mêmes choses, qu’on ne peut pas changer de cap sur une courte période, mais ça c’est une réalité général.

    On ne peut pas demander à une société toute entière d’évoluer brusquement (d’ailleurs c’est plutôt souhaitable).
    Tous les changements radicaux, toutes les réactions immédiates, toutes les révolutions violentes sont vouées à l’échec !… C’est une constante historique…

    Mon point de vue c’est qu’il ne faut pas viser le court terme, mais le moyen et le long terme…
    Quand je dis moyen terme c’est 2, 5, 10 ans, etc…

    Là ou je diverge aussi de vous, c’est quand vous dites qu’un cataclysme naturel énorme touchant les pays riches changerait les mentalités.

    Je connais assez bien la nature humaine, et de mon point de vue, cela n’apportera aucun changement positif, bien au contraire Marc…
    Le nouveau pouvoir qui sortira d’un tel phénomène sera pire que celui a qui il succédera, je le crains …

    Nous avons des divisions dans cette Humanité, c’est vrai, mais pourquoi pour une fois ne pas voir ce qui nous uni ?…

    Nous avons tous besoin de boire, de manger, de respirer, d’avoir des rêves pour nos enfants, C’est ce qui fait de nous des Hommes, bien au-delà de notre nombres, de nos religions, de nos sciences, de nos certitudes ou de nos croyances !…

    Des juifs est des palestiniens arrivent à se parler !…Des victimes arrivent à pardonner à leurs anciens bourreaux !…
    Des peuples entiers arrivent à se pardonner après de longues guerres !…

    Tout cela, Marc, ce n’est pas un rêves ou une utopie, c’est la réalité, c’est du concret…
    Personne au monde ne peut le nier…

    Les humains sont capables de faire les bons pour l’avenir, ils portent en eux cette aptitude….

  26. senzu dit :

    Moyen terme ??? J’aimerais bien qu’on puisse chiffrer exactement le nombre de dégâts causés à la planète rien qu’entre le dernier commentaire de Nicolas et celui de Marc où il est question de moyen et long terme.
    Quand on sait par exemple qu’un hectare de forêt est détruit toutes les 4 secondes…
    C’est une révolution massive et soudaine qui doit apparaître rapidement grâce à un point nodal de la conscience collective autrement c’est la fin.
    Et il ne faut pas prendre à témoin l’histoire puisque l’injonction écologique n’a pas de précédent dans l’histoire.
    Demain matin tout le monde remontera dans sa voiture pour aller au travail et ainsi de suite, encore quelques matinées, une petite poignée de métro boulot dodo et hop ce sera la fin. Allons-y.
    Mon souhait c’est que les gens abandonnent leurs voitures tout de suite.

  27. caragula dit :

    Marc,je crois que vous mésestimé l’avidité et la suffisance des hommes.La majorité d’entre nous se complait dans la contemplation passive. Il nous faut une autre philosophie de vie:
    La sagesse ou l’avidité!!!
    Je crois aussi que l’on va dans le mur

  28. caragula dit :

    Milles excuses à Marc.Le message précédent était destiné à Nicolas.
    Gros pan sur les doigts

  29. den dit :

    Senzu a parfaitement raison.
    36 ans, 36 ans que des abrutris d’écologistes prédisent ce qui arrive.
    Faire des économies d’eau au robinet…il se construit de plus en plus de piscines et l’évaporation des piscines…
    Faire des économies d’électricité, dans ma commune on éclaire les arbres et les particuliers s’y mettent…
    Juste quelques exemples, sans oublier les scientifiques qui font de l’avion à tout berzingue.
    Le mur nous y sommes déjà dedans!
    Dommage que ceux qui sont contre tout se massacre paient au même titre que les massacreurs!

  30. den dit :

    Senzu attention en 1972 j’ai arrêté d’avoir une voiture je m’étais acheter un vélo pendant 1 an j’ai pratiqué mais je me suis retrouvé tout seul.

  31. Nicolas dit :

    c’est incroyable, à quel point les gens sont pessimistes !…
    Certaines personnes sont gravement handicapée et cloués sur un lit d’hôpital, et elle conserve leurs joies de vivres…

    Senzu et den, c’est quoi votre but dans la vie ?…

    Vous considérez que tout est foutu, qu’on va droit dans le mur, que l’Humanité n’a pas d’avenir !…

    Dans ce cas messieurs, ayez le courage d’assumez vos idées jusqu’au bout !…
    Pourquoi vivez-vous ?…

    Votre message dans la vie consiste à dire qu’il n y a pas d’avenir…
    Votre fonction consiste à dire aux gens « c’est finie »…

    Vous incarnez a vous deux le désespoir le plus sombre et le plus noir…

    Vous combattez le libéralisme (?), mais vous êtes tout aussi dangereux et inhumains que les gens que vous prétendez combattre !…

    Avec vous le remède est pire que le mal…
    Et si c’est vous qui remportez « la victoire », l’Humanité mourra de toutes façon, parce que vos idées sont inhumaines…

    Les gens qui croient en l’espoir sont paut-être fatiguées par des gens comme vous, qui ne faites que critiquer, critiquer, et critiquer encore…

    Ce comportement est usant, fatiguant, et totalement anti-productif…

    C’est très mauvais pour le moral, de toujours tout voir en noir…

    Vous devriez essayez la joie de vivre et l’esperance, messieurs, ça vous changeraient…

  32. Marc dit :

    Pour lio : « qu’un peu de vent chaud sème nos idées et nos utopies atypiques mais concrètes ». Ouragans/cyclones/tornades et autres hurlements de la nature feront le travail beaucoup plus efficacement, en espérant qu’il ne sera pas trop tard !
    Quant à Michel Onfray est-il vraiment préoccupé par le bouleversement climatique avec sa philosophie du plaisir ? Philosophie de l’immédiateté ?
    Pour senzu : « Mon souhait c’est que les gens abandonnent leurs voitures tout de suite ». Qu’on commence à limiter le transport routier comme en Suisse par exemple. En France les transports émettent 26% des gaz à effet de serre et dans ce paquet 91% sont générés par le transport routier. Vive les sociétés d’autoroutes et leurs heureux actionnaires.
    Pour caragula : « je crois que vous mésestimé l’avidité et la suffisance des hommes ». Moi qui me croyais pessimiste !!!
    « Il nous faut une autre philosophie de vie:La sagesse.. » mais qu’est-ce donc la sagesse aujourd’hui ?

  33. Patrice André dit :

    Bonjour Yves,
    Présentez toutes mes excuses aux ours polaires, lièvres arctiques, grandes oies des neiges, renards polaires et autres habitants des glaces sans oublier les inuits auxquels, non content de détruire l’habitat, j’envoie via le Golf stream tous mes résidus chimiques et nombre de métaux lourds.
    Pour ce qui est du débat général « avance-t-on ou pas ? », oui, je crois que l’on fait des choses (on voit de plus en plus de solaire et d’éolien), mais ce que l’on gagne d’un côté, on le perd (et plus) de l’autre, et cela durera tant que l’on ne jurera que par la croissance, 100 % d’accord avec Marc : « Impossible dans cette économie ultralibérale, dans ce capitalisme financier qui ne connaît que le court terme, le profit immédiat. »
    L’humanité ma paraît donc toujours sur la voie de sa disparition et celle de la quasi totalité de la biodiversité. Vive donc la future civilisation des pieuvres, poulpes et autres calamars !
    Pour Jeanne et la suite de sa revue de presse, Siné hebdo sort cette semaine !…(humour !)

  34. senzu dit :

    « C’est une révolution massive et soudaine qui doit apparaître rapidement grâce à un point nodal de la conscience collective autrement c’est la fin. »
    Pour dire cela il me faut bien avoir de l’espoir mais je mets cet espoir dans aujourd’hui pas dans demain ou après demain car là il sera trop tard. C’est pour répondre à Nicolas.
    Quand Marc dit que les transports en France c’est 26% des gaz à effet de serre, c’est déjà beaucoup mais je pense que c’est en réalité beaucoup plus ; non pas que le chiffre soit faux mais je pense qu’un des premier blocage d’une conscience collective c’est cette idée persistance et indécrottable de l’homme VOYAGEUR ÉCLAIR. Aujourd’hui, on ne parle même plus en distance mais en temps. C’est une donnée de base que Lyon est à environ 1 heure de Chambéry. Je pense que pour que nous puissions vraiment changer, nous devons (re)devenir ce que j’appelle des VILLAGEOIS, que nous devons nous développer les uns les autres dans ce que j’appelle notre RAYON D’EXPLORATION (environ 20 km Cf le vélo). Je crois qu’on ne se rend pas assez compte que c’est tout un modèle de conscience qui est associé au transport, qui se cache derrière notre voiture.
    La recherche de vitesse (km/h mais aussi d’action ; une voiture = + de rendez-vous), de puissance sociale et financière, d’autonomie, d’indépendance etc. etc.
    Les transports c’est aussi des millions d’autres infrastructures hyper gourmantes en énergie, je dirais que la moitié des éclairages public est destiné aux routes et voitures.
    Enfin l’explosion du bitume a entaillé la planète et la biodiversité.

    Je persiste et je signe : la voiture personnelle et les transports en général est le problème numéro 1.
    Avec sa fin, nous assisterons enfin au ralentissement dont nous avons besoin pour sauver la planète.
    Devenons des VILLAGEOIS.

  35. Patrice André dit :

    Pour Nicolas
    « c’est incroyable, à quel point les gens sont pessimistes !… » Petite devinette : « C ’est quoi un pessimiste ? C’est un optimiste informé ! » ou encore : l’optimiste pense que dans dix ans, on ne mangera plus que de la merde. Le pessimiste répond :  « Oui, mais il n’y en aura pas pour tous le monde ». Nicolas, même si je sais que la mort viendra, je ne vais pas pour autant me suicider aujourd’hui.

  36. Nicolas dit :

    J’aime Jeanne et Lio, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vu, mais j’imagine fort bien qu’elles doivent être très agréables à côtoyer.

    Si l’Humanité doit être sauvé , ce sera grâce aux actions et aux paroles de gens comme Jeanne et Lio, de gens comme eux partout dans le monde…

    Jeanne et Lio, ce que vous faites est bon et utile.

  37. senzu dit :

    Je vous prie tous de m’excusez de ne pas être Jeanne et Lio et d’être une autre personne avec une autre expérience et d’autres idées. Mille excuses, je vais tenter dans les prochains mois d’oublier ma personne pour être comme Jeanne et Lio. Je propose que dans quelques temps nous assassinions toutes personnes différentes de Jeanne et Lio.

  38. Hacène dit :

    Cet échange cordial et acerbe me fait de plus en plus penser à la Révolution française. La Terreur n’est pas incertaine…
    Faut pas se demander pourquoi ça n’avance pas ! L’auto-immobilisation collective via la verdeur des échanges au sein de ce qui pourrait ou devrait être une communauté d’opinions (ce qui n’empêche pas la singularité de chacun) est à l’oeuvre.

    PS : Saint-Just était en fait très mal nommé.

  39. Hacène dit :

    Nicolas, Lio est Lionel. Il se conjugue au masculin ! ;-)

  40. den dit :

    Pessimiste?
    Rien de mieux, qu’employer ce mot pour se débiner de nos propres responsabilités!
    Non, réaliste, point barre.
    Je me fous du libéralisme qui est au libéraux leur religion, une de plus.
    Si une idéologie se trouvait valable est bien cela se saurait.
    Un peu de tout me va bien. Je ne suis pas extrémiste, seulement réaliste.
    Pourquoi ne donnerais-je pas raison à senzu alors que je partage son point de vue. Etrange.
    Certains pensent-ils que de jouer à l’autruche et enterrer sa tête en ayant pas vu, pas entendu, les problèmes se résoudraient.
    Pour moi je pourrais me foutre de tout, ma vie n’est en aucun cas affectée par les problèmes terrestres. Je serais mort avant. Mais certains pensent être invincibles.

  41. Nicolas dit :

    Pardon à tout ceux que j’ai pu blesser sur ce blog.

    Mais ai-je encore le droit de dire que j’aime ?…

    Est-ii inderdit d’aimer ?…

    Est ce que, en aimant, je fais du mal à qui que ce soit sur ce blog ou ailleurs ?…

    Ai-je le droit d’aimer ?…

  42. Hacène dit :

    Nicolas, au cas où cela n’aurait pas été clair, j’étais d’accord avec toi.
    Quand on dit à deux personnes d’un groupe qu’on les aime, les autres automatiquement se sentent exclues, même si on a rien dit de négatif à leur propos. C’est normal. Comme c’est normal d’avoir plus d’affinités avec certains et de leur dire. Ce serait quand même mal venu de reprocher à quelqu’un d’être sincère et spontané…

  43. Lio dit :

    Bonjour à toutes et tous

    Visiblement la communication sur le blog d’Yves s’anime et devient carrément furieuse, cela permet de bien se représenter la difficulté de compréhension des uns avec les autres. Si nous devions tous débattre en assemblée, ce serait rock and roll!. Nous ne sommes pas des gens bien pensants ni des donneurs de leçon, ce n’est du moins pas comme cela que j’entends essayer de conjuguer u minimum de vie philosophique avec l’âprété de notre quotidien. Si les temps sont aujourd’hui dur, le pire est à venir, je l’ai lu sur des messages, or ni le catastrophisme ni la menace du chao généralisé rendra crédible nos doutes et nos angoisses écologiques, même chose dans tous ce que nous pouvons formuler et qui a caractère extrémiste. Organiser une véritable résistance, par exemple pour « l’éradication » des autos en centre ville, et rendre notre propos crédible passe par l’utilisation de mots adaptés et surtout la lutte doit se tourner vers les instances politiques locales, rien de tombera tout cuit du ciel. La menace des coups de bâton ne fait pas toujours avancer, même si on est proche du gouffre, les coups sur la tête et les propos incendiaires pas plus, être radical c’est pour moi chercher la racines des choses, mais c’est plus facile à dire qu’a faire, donc je me tais maintenant et me gratte sérieusement la tête sur ce qu’il convient de faire pour changer ce monde, vaste programme. Deleuze je crois à écrit: ce que parler veut dire, j’en prends bonne note et tourne sept fois la langue…
    Salutations
    Lionel D

  44. Marc dit :

    Senzu peste à juste titre contre l’addiction de notre société à la voiture personnelle et au transport en général (vive la charrette et le bourin !). Cette addiction est en fait une toute petite partie de l’Addiction qui nous conduit irrémédiablement à une catastrophe planétaire. Vous avez tous bien compris qu’il s’agit de l’Addiction à l’Energie. Il faut vivre par exemple une coupure d’électricité prolongée pour prendre conscience et mesurer notre dépendance. Nos sociétés, notre civilisation, n’existent que grâce à la maîtrise de l’Energie (ressources, exploitation, production, consommation). Devant cette évidence, j’ai moi aussi une idée fixe, une véritable obsession (comme senzu contre la voiture) : la mise en place très rapidement d’une véritable gestion mondiale (1ere utopie) et équitable (2ere utopie) des différentes énergies que la terre met à notre disposition gracieusement. J’ai déjà développé cette idée dans ce blog (voir le mot « comme George Bush » du 6/02/08 de Yves) mais comme toute obsession cela revient régulièrement.
    Cependant j’ai bien conscience que pour sauver notre humanité, cette gestion et maîtrise de l’Energie si elle est impérativement nécessaire n’est absolument pas suffisante. La démission de Yves de Green Cross France me donne l’occasion d’aborder le 2eme défi colossal qui se pose à l’humanité, celui de la gestion planétaire de l’eau douce. Sans cette gestion, là aussi mondiale et équitable, l’humanité sombrera dans des conflits/pandémies/famines catastrophiques. Cette gestion devra passer, pour chaque continent, par la protection et l’économie des ressources naturelles mais aussi par le recyclage des eaux usées et pour certaines régions par une production d’eau douce très énergivore. Immense chantier là aussi !
    Enfin, il y a (au moins) un 3eme domaine pour lequel une mondialisation est indispensable, c’est celui de la communication entre les peuples, entre les cultures, entre tous les humains. Comme nous le rappel régulièrement et à juste titre Nicolas, l’Homme est intelligent et a une grande capacité d’aimer. Mais pour aimer il faut se connaître et pour se connaître il faut communiquer et pour communiquer il faut se comprendre et pour se comprendre il faut maîtriser un langage commun. On arrive donc a l’exigence d’avoir une langue commune accessible à tout le monde. L’Espéranto avait cet objectif je crois mais la puissance commerciale et financière des USA a imposé le globish qui ne respecte pas le critère important de neutralité. Là encore les états membres de l’ONU n’ont pas fait leur boulot: le court terme, toujours le court terme, aucune vision planétaire.
    En résumé : l’énergie pour vivre matériellement, l’eau pour vivre physiquement, la langue pour vivre intellectuellement et le tout pour une humanité plus sereine.
    Mille excuses pour ces nouvelles élucubrations mais il faut bien maintenir ce blog éveillé jusqu’au retour de Yves prévu normalement en fin de semaine. Peut-être va-t-il nous apporter une excellente nouvelle : la banquise disparaît mais on a trouvé beaucoup de gaz et de pétrole dans le Grand Nord !

  45. Nicolas dit :

    Marc, je partage avec vous certaines de vos idées (certaines, pas toutes) !…

    Au fond, je pense que nous voulons tous les deux la même chose, ce qui nous sépare c’est la manière d’y arriver…

    Vous êtes un homme d’une intelligence remarquable, et c’est un vrai plaisir de discourir avec vous sur le net, mais je trouve vos idées trop extrêmes…

    J’aimerais vous dire que vous avez raison (au niveau de vos méthodes), mais l’Histoire nous dit à maintes reprises que ce genre de méthodes se soldent par des tragédies…

    Je crois en la démocratie…

    Pour pouvoir appliquer un programme politique (quel qu’il soit), il faut se faire élire ! Se faire élire !…

    Si on ne se fait pas élire, on ne peut pas appliquer ses idées.

    En politique la chose n°1 à savoir : c’est comment se faire élire.

    La droite arrive aux pouvoir avec des programmes catastrophiques pour ce pays !… Mais le génie de la droite, c’est qu’elle sait se faire élire !…

    Si des gens modérés de gauche veulent se faire élire ils doivent à tout prix retrouver ce génie, sinon malgré tous les meilleurs programmes du monde, ils ne pourront pas les appliquer, et ils continueront de se prendre « branlées » après « branlées » !…

    De mon point vue, pour se faire élire, il faut une personnalité forte, un chef de parti puissant , que l’opinion pourra facilement identifier, au lieu d’avoir une multitude de « petits chefs ».

    Ensuite savoir « ratisser large », savoir toucher toutes les couches de la population ( du paysan retraité au jeune des cités, des anciens combattants agés aux jeunes mères de Familles, etc…).

    Pour finir, n’avoir que 3 ou 4 grandes idées, et une fois élu les développer dans la pratique…
    Si vous avez 30 ou 100 petites idées les gens s’y perdent, c’est la confusion et ils votent pas pour vous…

  46. senzu dit :

    Le capitalisme a tué la démocratie depuis longtemps dans notre pays.
    Les gens ont voté pour Sarkozy parce qu’il l’ont vu à la télé (un peu comme sur certains produit, c’est marqué dessus « vu à la télé » alors on l’achète).
    Il n’y a pas un pet de démocratie dans ce pays.
    Je ne la vois pas, je la sens pas, vous oui ??
    De toute façon concernant la question qui nous anime, je considère la démocratie absolument inutile puisqu’il s’agit de naturocratie.
    C’est la nature qui décide, pas nous. C’est pourquoi on ne peut pas craindre de dictateur humain dans ce domaine puisque nous sommes en présence d’un dictateur naturel.
    Les hommes n’ont plus qu’à courber l’échine face à la Terre. Si on continue de se rebeller comme on le fait, on va s’en prendre plein la gueule.
    Pire encore, la nature est un supra-dictateur, puisque contrairement au dictateur, elle n’a pas besoin de nous, en aucune façon.
    C’est le seul domaine politique où nous ne risquons pas de mal tomber. Aujourd’hui n’importe quelle mesure écologique est bonne à prendre.
    Toutes les propositions de Marc sont les bonnes d’ailleurs ce ne sont pas celles de Marc mais celles de la nature, qui nous adresse désormais un message clair.
    Je refuse l’idée que nous sommes tous responsables. Il y a quelques années peut-être mais maintenant nous savons. Les responsables seront ceux qui ont refusé le changement qui ont prôné la modération et la continuité bref les adeptes du développement durable au profit d’une économie de marché qui n’arrêtera jamais ses crimes jusqu’au crime généralisé.
    Vous l’aurez compris, je suis pour la décroissance et je suis aussi pour un changement fondamental, radical, et immédiat de notre société.
    Et je veux inviter les gens a cesser d’invoquer l’histoire n’importe comment. Les révolutions ne se comparent pas. Il faudrait enfin arrêter de citer « La Terreur » de 1789 ou le régime stalinien à toute personne désireuse d’un changement radicale.
    Ce qui est important c’est de réfléchir ensemble (de manière démocratique) à une AUTRE société que la notre et pour cela il faut être prêt au changement.
    Peu de gens le sont.
    Le changement fait peur parce que les gens ne croit plus en rien.
    Tant que le profit sera le fondement de la société on ne pourra pas protéger correctement les 50% de papillons restant.

    Et vive la révolution.

  47. caragula dit :

    Oui !!!Pour une révolution de et par l’intelligence.
    Le petit singe humain est il prêt ?
    Rêver cet impossible rêve !!!

  48. Nicolas dit :

    Senzu, bien d’accord avec vous quand vous dites réfléchir ensemble de manière démocratique.

    Seulement à un moment ou à un autre en démocratie, il faut savoir passer de la parole au acte, et les actes c’est exercer le pouvoir.

    L’exercice de ce pouvoir, en démocratie, ne peut vous venir que d’une élection. C’est ça la démocratie.

    Pendant que nous parlons, c’est la droite qui gagne aux élections, et a travers elle le capitalisme le plus débridé.
    La droite gagne, non pas parce qu’elle est bonne, mais parce que en face, on a oublié ce qu’est l’enfance de l’art en politique, c’est à dire se faire élire…

    A quoi ça sert d’avoir les bonnes idées, d’avoir les bons programmes, si on peut pas les appliquer.

    En ce qui concerne l’histoire, je citerai juste : Thucidide d’Athènes (471-400 av. J.C).
    D’après cet homme, cet historien, l’histoire était un éternel recommencement du passé. Le passé devait donc servir d’enseignement au présent, et, par cette conception Thucidide estimait que les erreurs du passé pouvaient être évitées…

    Sages paroles de 2400 ans…N’ont guère été entendues (?) !…

  49. Marc dit :

    Malheureusement et surtout en périodes difficiles se faire élire c’est vendre du rêve, c’est promettre l’impossible, c’est tout simplement mentir. Allez donc dire aux électeurs que globalement ils vivent largement au dessus de leurs moyens, qu’il est raisonnablement impossible de revoir l’échelle sociale, etc, etc, et vous n’aurez aucune chance d’être élu. Une vraie démocratie ne peut fonctionner correctement que si le peuple qui la pratique est bien formé à se faire une opinion équilibrée, à déjouer les manipulations. Sommes-nous dans cette configuration

  50. caragula dit :

    Démocratie:
    En France la droite à le pouvoir central et la gauche le pouvoir régionnal,joli partage voulu et obtenu aux profit des énarques et leurs AMIS.
    Aux USA le pouvoir est aux mains du complexe militaro -politique.
    En Russie le pillage des richesses et le pouvoir est aux mains des anciens menbres du KGB.
    De même en Chine ou le pouvoir et les richesses sont aux anciens menbres du part maoiste
    ETC!!!ETC!!!
    Votons tous sereinement.
    Pouvez vous penser un seul instant que la principale
    préoccupation de tous ces dirigeants soit l’ECOLOGIE

  51. senzu dit :

    Le seul véritable écolo des dernières élections présidentielles française c’était Olivier Besancenot.

  52. Marc dit :

    Ah bon, c’est nouveau pour moi. Olivier Besancenot a proposé (et propose) la décroissance ! A Chambéry et en tout petit comité peut-être. Pas au niveau national, à ma connaissance. Aucun candidat à une élection nationale (ou locale d’ailleurs), souhaitant être élu ou obtenir beaucoup de voix, ne peut raisonnablement proposer la décroissance. Or une écologie réelle, efficace, ne peut se faire que dans le cadre d’une décroissance, au sens économique bien sûr.

  53. Nicolas dit :

    Marc, seulement se faire une opinion équilibrée et déjoué les manipulations, cela est de l’ordre de l’individu.

    Si tels ou tels individus, a telles ou telles certitudes, ni vous, ni moi ne pouvons faire quelques choses…
    Ici nous sortons du champ des sujets politiques et démocratiques, et nous entrons dans un autre sujet, celui des individus en tant que tels…

    Chaque personne est libre de faire tel ou tel choix.
    Si une personne fait un mauvais choix, ni vous, ni moi, ni aucun blogueur ne pourra faire quelques chose !…

    Il faut savoir dire la vérité aux gens, mais la vraie vérité, et leur proposer de vraies solutions d’avenir, alors les gens accepteront votre initiative politique !…J’en ai presque la certitude, Marc…
    Quand Churchill dit aux anglais qu’il n’avait guère à leur offrir « que du sang, de la sueur, et des larmes », les anglais comprirent la situation et acceptèrent…

    Vous pouvez annoncez aux gens des choses très dures (vous pouvez et vous devez même le faire !…)
    Mais vous devez avoir, toujours, toujours, une solution acceptable à leurs proposer !…
    Si vous n’avez pas de solution acceptable face à une crise très grave (quelle qu’elle soit), vous êtes indigne de faire de la politique… (je parle pour ceux qui ont envie de faire de le politique dans la pratique)…

    Caragula, pourquoi ne pas devenir vous-même un dirigeant politique, vous auriez alors l’oppurtinité de faire « ce que vous voulez ».

    Caragula, On peut changer le monde, mais pour cela il faut avoir le pouvoir politique, pour avoir le pouvoir politique (du moins en démocratie), il faut se faire élire…
    Sinon vous en restez au stade des idées et de l’opposition…Et vous ne changez rien !…

    Mais il y a pire, si un parti, élection après élection, n’arrive pas à se faire élire et à diriger un pays, alors l’idéologie, les idées que les gens de ce parti déffendent perdront peu à peu de leurs crédibilités, jusqu’a disparaître complètement de la scène… Avec une pointe de cynisme et d’humour, on peut parler de « sélection naturelle »…

    Souhaitons tous, Messieurs, que des gens « bien » arrivent à se faire élire…

  54. Marc dit :

    « Souhaitons tous, Messieurs, que des gens “bien” arrivent à se faire élire… ». Et mesdames ! Un peu plus de 50% de femmes dans la population et combien à l’Assemblée Nationale ? Et on parle de démocratie représentative ? Mesdames il est urgent que vous preniez le pouvoir ! Au fait, à part Jeanne et Sophie, on ne vous lit plus beaucoup dans ce blog. On attend le retour de l’idole (pardon Yves) ! Ou bien les délires des mecs vous fatiguent, dans ce cas je vous comprends.

  55. Claude dit :

    @ Nicolas : Je suis vraiment étonné de la vision que vous avez de la démocratie et de la confiance que vous paraissez lui attribuer. L’histoire qui paraît se répéter ramène toujours sur l’avant scène les mêmes personnalités. Au sens psychologique, s’entend. Dans l’opposition on s’offusque, une fois arrivés au pouvoir on met en place un fonctionnement collectif disposant d’une coercition étatique plus efficace que celle établie par les prédécesseurs… Globalement ce fonctionnement est visible partout, et pourtant de plus en plus de peuples paraissent décidés à suivre ce chemin… Etrange…

  56. Nicolas dit :

    Quand je parle de messieurs, je m’adresse à marc, senzu et caragula, vu que c’est avec vous que j’ai des échanges de point de vues et des discussions ces jours-ci sur ce blog…

    Et je vous en prie, Marc, ne me faites pas passer pour ce que je ne suis pas…

    Ou ne faites pas semblant de ne pas comprendre ce que j’écris, car , venant d’un homme de votre niveau cela est impossible !…

    Démocratie ou dictature, vous avez le choix, c’est un des deux système !…

    Si vous ne voulez pas de la démocratie, c’est la dictature…
    C’est simple, c’est net, c’est préçis, c’est facile à comprendre !…

    Démocratie ou dictature !… Si c’est pas l’un, c’est l’autre…

    On peut m’accuser de tout ce qu’on voudra sur ce blog, mais j’ai au moins la franchise d’assumer mes idées (la démocratie)…Et d’appeler un chat un chat…

  57. caragula dit :

    Nicolas : Il y a la démoccratie ,Il y a aussi les hommes de POUVOIR qui utlise la démocratie.
    Puis tout autour gravite tous les systèmes maffieux.
    Beaucoup de pays se disent démocraties mais on en est là aujourd’hui au point de vue de l’écologie.
    Vive la Vraie démocratie

  58. caragula dit :

    Excusez les fautes SVP.
    Nicolas : Il y a la démocratie ,Il y a aussi les hommes de POUVOIR qui utilisent la démocratie.
    Puis tout autour gravitent tous les systèmes maffieux.
    Beaucoup de pays se disent démocraties mais on en est là aujourd’hui au point de vue de l’écologie.
    Vive la Vraie démocratie

  59. Sophie dit :

    @Marc : les autres Mesdames sont certainement fort occupées à mener des combats sur le terrain.
    Les femmes au pouvoir ? Il me semble, d’après ce que je peux observer en France, que le pouvoir leur monte à la tête tout aussi vite et bien que les hommes…
    Sinon, un certain Pierre Rabhi, grand défenseur de la Décroissance, était candidat aux élections présidentielles de 2002. Le premier barrage des signatures n’avait pas été franchi à l’époque. Ne peut-on d’ailleurs considérer cette obligation comme anti-démocratique ?
    En 2007, il avait retiré sa candidature. Je vous propose la lecture de sa lettre de « démission » ( http://lanovella.wordpress.com/2006/10/19/la-magnifique-lettre-de-demission-de-pierre-rabhi-aux-elections-presidentielles-de-2007/ ).

  60. Anne-Marie dit :

    Bonjour à tous,
    Merci à Sophie de me tendre la perche : le 13 à Nîmes grande marche antitaurine organisée par l’Alliance pour la suppression des corridas (invitées :47 associations dont le tout nouveau « Crac 1901 pour la protection de l’enfance » dont le président est Jean-Pierre Garrigues et la porte-parole nationale Luce Lapin (journaliste à Charlie Hebdo, le seul journal à défendre la cause animale)A bientôt

  61. Anne-Marie dit :

    Marche anticorrida plus exactement!

  62. Marc dit :

    Pour Sophie Merci pour la lettre de Pierre Rabhi, c’est parfait.
    En ce qui concerne les femmes et le pouvoir, voilà ce que j’avais écrit sur un mot de Yves en Novembre 2007 :
    « Après lecture de cette réflexion de Yves sur la société autruchienne, mon côté « féministe » m’incite à réagir. Je suis pour une vraie prise du pouvoir par les femmes sur cette Terre car Il y en a marre de ces mecs qui se croient viscéralement, génétiquement, au-dessus de tous les êtres vivants (femmes comprises), mecs qui imaginent leur Dieu créateur en mâle évidemment. Ce n’est pas un cadeau, je vous l’accorde mesdames, compte tenu de l’état des lieux catastrophique de notre logis Terre et de l’urgence d’agir pour limiter la casse mais que voulez-vous, mieux vaut tard que jamais, prendre conscience que la femme est l’avenir de l’Humanité. Mais attention il y a une condition de taille à cette prise de pouvoir: vous devez être Femme et non pas clone de l’homme (halte au copier-coller). En effet aujourd’hui les quelques femmes qui ont atteint les échelons hiérarchiques les plus hauts ont pris un comportement d’hommes pour y parvenir (la Possession comme objectif). Cela se comprend puisque plus on monte plus il y a d’hommes et plus il faut leur ressembler pour se faire accepter. Mais comprenez mesdames que cela ne doit être qu’une ruse (d’hommes) provisoire pour forcer la citadelle. Ensuite faites entrer vos troupes, occupez le terrain, devenez femmes, vraies femmes, pragmatiques, respectueuses des personnes et des valeurs humaines, oeuvrant pour l’intérêt collectif, sans obsession carriériste. Allez mesdames libérez vos instincts profonds, intimes, façonnés sur des millénaires, inscrits dans vos gènes, vos instincts de mères pour sauver l’Humanité. Et surtout ne me dites pas que je me trompe, je plongerais encore plus dans le pessimisme car mon pessimisme c’est l’homme et mon optimisme c’est encore la femme. ».
    Faut-il changer quelque chose dans cette perception ?

  63. véro dit :

    Bonjour à tous . Deux mots, Marc, parce que Sophie a raison : il y a du boulot dehors !
    1°Il y a énormément de femmes sur un blog voisin et ami d’Yves.
    2° pour l’avoir vu de mes yeux vu, il n’y a aucun problème de parité dans le réseau sortir du nucléaire . Curieux ? Intéressant en tous cas … Mais je n’ai pas le temps de développer. Aucun pouvoir à gagner de ce côté là, en tous cas …
    3° EDVIGE, ANIA, AREVA , elles sont pas très jolies, les filles, de mon pays …. laï laï laï laï etc (vieille chanson)

  64. véro dit :

    puis tout autour de ces filles là gravitent …(cf caragula)…

  65. caragula dit :

    Marc je vous cite GANDHI:
    > Appeler les femmes « le sexe faible » est une diffamation ; c’est l’injustice de l’homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes.
    Pensez vous que la non-violence
    soit la loi de l’humanité

  66. Jeanne dit :

    Je viens juste d’ouvrir le blog. Demain a lieu un rassemblement pour défendre le dernier estuaire naturel d’Europe et, parce qu’en ce moment a lieu l’Université d’été des Jeunes UMP à Royan, avec pas mal de ministres de qui vous savez – qui, lui, ne vient pas – l’association « Une Pointe pour tous » qui compte plus de 5000 adhérents, organise une manifestation demain, dimanche.

    Bof ! mon pessimisme naturel me porte à penser que les jeux sont faits, et que pétition(s), manifestation(s), tout cela ne sera pas d’un grand poids. Et pourtant, ça bouge… et on doit continuer à refuser ce projet débile et insensé de port méthanier. Alors on bouge et on essaie de se faire entendre.

    Quand le grand Manitou va rentrer, il va avoir du boulot, mais j’espère qu’il sera d’avis que son message d’amitié de Québec s’est transformé en un échange… passionnant.

    Avouez que passer de l’Antarctique via Québec à Tincave, des ours polaires et des baleines au… féminisme, c’est prodigieux !

    Pourquoi les femmes qui arrivent, péniblement, au sommet d’une hiérarchie se comportent-elles presque toujours comme des mecs, me disait un ami ? Vous en avez donné une réponse, Marc. Seulement voilà, ne sommes-nous pas dans le cas de figure du problème des femmes face au pouvoir : « Femmes au pouvoir, femmes de pouvoir », comme l’intitule Muriel Fitoussi, Hugo & Cie, 2007.

    Pourquoi une femme qui a le pouvoir se comporte-t-elle comme un homme ? Ne sommes-nous pas, là, dans le partage du masculin et du féminin ? Des stéréotypes censés être inhérents à l’un et l’autre sexe ? Des relations et du partage entre le privé et le public : le privé étant féminin, (les femmes à faire « de la pâtisserie, de la tapisserie »), et le public, bien sûr, masculin (tout ce qui est noble et enivrant). Et ce ne sont pas nos politiques, masculins, qui font grand-chose pour que cela change.

    L’émancipation des femmes est ressentie comme une égalité des droits mais elle est aussi la réappropriation des femmes en tant que sujet autonome.

    Inscrire un comportement féminin en politique n’induit-il pas qu’il y a une définition univoque et unilatérale du féminin ?

    On revient au vieux débat nature/culture. On ne finit pas de sortir de cette vision déterministe ? Pourquoi une femme qui a le pouvoir se conduirait-elle autrement qu’un homme ? N’est-ce pas le pouvoir qui implique et suscite un comportement ?

    Depuis quelques années, les scientifiques étudient le cerveau pour découvrir s’il y a réellement des structures particulières propres à chaque sexe qui expliqueraient les comportements de l’un et de l’autre. Il est probable que, depuis la préhistoire, les rôles féminins et masculins aient été définis, et que ce partage joue un rôle dans les différences. Mais voilà, ce n’est que spéculatif car aucune découverte probante ne vient étayer cette thèse.

    En revanche, les circuits neuronaux se construisent au gré de notre histoire. Alors qu’est-ce qui nous fait femme, qu’est-ce qui nous fait homme ? Vaste question ?

  67. Nicolas dit :

    propos sur la pluie.

    dans cet art d’être heureux, auquel je pense, je mettrais aussi d’utiles conseils sur le bon usage du mauvais temps. Au moment ou j’écris la pluie tombe; les tuiles sonnent; l’air est lavé et comme filtré; les nuées ressemblent à des haillons magnifiques.
    Il faut apprendre ces beautés-là. »mais, dit l’un la pluie gâte les moissons. » Et l’autre : « la boue salit tout. » Et un troisième : « Il est si bon de s’asseoir dans l’herbe. »
    C’est entendu; on le sait; vos plaintes n’y retrancheront rien, et je reçois une pluie de plaintes qui me poursuit dans la maison. Eh bien, c’est surtout en temps de pluie, que l’on veut des visages gais. Donc, bonne figure à mauvais temps.

    Voici une petite pluie; vous êtes dans la rue, vous ouvrez votre parapluie; c’est assez. A quoi bon dire : « encore cette sale pluie ! »; cela ne leur fait rien aux gouttes d’eau, ni aux nuages, ni au vent.
    Pourquoi ne dites-vous pas bien aussi : « oh ! La bonne pluie » Je vous entends cela ne fera rien du tout aux gouttes d’eau; c’est vrai; mais cela vous sera bon à vous; tout votre corps se secouera et véritablement s’échauffera, car tel est l’effet du plus petit mouvement de joie; et vous voilà comment il faut être pour recevoir la pluie sans prendre un rhum.
    Et prenez aussi les hommes comme la pluie. Cela n’est pas facile, dites-vous.Mais si; c’est bien plus facile que pour la pluie.
    Car votre sourire ne fait rien à la pluie, mais il fait beaucoup aux hommes, et, si simplement par imitation, il les rend déjà moins tristes et moins ennuyeux.

    Auteur : ALAIN, propos sur le bonheur.

  68. véro dit :

    Cher nicolas, faites comme moi : allez faire un tour sur le site du sénat, et puis ensuite, essayez-donc d’appliquer le texte d’Alain aux hommes qui votent actuellement les lois de notre beau pays (en toute démocratie , mais ni vu ni connu …) .Car ce sont bien des hommes/humains qui les votent n’est-ce-pas , ces textes …des humains, sympas, qui ont des femmes et des enfants, simplement des humains qui ont une autre vision du monde que nous …(voir textes sur biocarburants et argentine et sur le chômage). J’enrage, comme disait Molière .
    Excusez-moi, Yves, c’est loin des rêves des belougas …

  69. véro dit :

    Pour mon commentaire posté plus haut, tout le monde aura reconnu mon humour plus que noir ..
    Merci, Jeanne pour le développement de la réflexion sur le pouvoir…Pas le temps pour plus …Ah si, vous avez remarqué, dans mon commentaire plus haut, j’ai écrit « bonjour à tous »! le masculin l’emportant sur le féminin … et vive le France ! Bonsoir à toutes :-)
    Je m’étonne d’avoir encore un peu de force pour écrire une bétise, et pourtant je vous assure que je n’ai pas le coeur à rire et que j’ai envie de hurler….canis lupus, où es-tu ?

  70. Jeanne dit :

    « Hurler », Véro, et continuez à nous réconforter par votre humour. Il arrive que nous n’ayons plus la force de continuer, mais l’humour, la dérision sont une force, et toujours, avec leurs moyens, « les
    sages tissent la trace du ciel mobile de la vie. »

    Permettez-moi, en cette fin de semaine, de vous offrir, à toutes et tous, Ami(e)s, ces merveilleuses lignes, cruellement et crucialement actuelles, du poète afghan, Sayd Bahodine Majrouh, mort assassiné en février 1988, par des extrémistes afghans, les mêmes qu’on appelle aujourd’hui Talibans :

    « Le spirituel, Amis, est un très vieil arbre, et les torrents des temps de désolation ne l’ont jamais déraciné. Ses racines enfoncent l’esprit dans la matière. Son tronc appuie le conscient sur l’inconscient. Ses deux branches maîtresses sont la sagesse et l’amour. [...] Mais il est aujourd’hui bien menacé ! Des fleurs plus que douteuses l’envahissent avec leurs fruits menteurs. Et des mains que manipule le Monstre ont empoigné la hache des révolutions. Et le Monstre attend de votre complicité désabusée, de votre souffrance, de votre égarement que vous joigniez vos mains à celles qui déjà veulent manier la hache des ténèbres.

    Mais si vous résistez à cette tentation, si vous dépistez la ruse dans le principe, Amis, ni le fer de la hache, ni les terreurs,ni les violences n’auront raison du très vieil arbre, qui est vous-mêmes. Il demeurera, avec ses nouvelles pousses et ses rides ancestrales, et il sera comme vous serez. »

    Sayd Bahodine Majrouh, Ego Monster II, « Le Rire des Amants », Phébus, 1991, p. 30.

  71. senzu dit :

    Bonsoir à tous,
    Cet automne, de grands débats à l’horizon pour la fondation du nouveau parti anticapitaliste qui permettra de donner de l’espoir autant aux ouvriers de France qu’aux papillons. (Le NPA compte déjà 10 000 adhérents (3 fois la LCR))
    Il y a aussi la recherche du nom de ce parti, les propositions sont légion mais je viens de tomber sur un nom prometteur : « La REDS » (féminin en plus ;-) ) : « La Révolution Ecologique Démocratique et Sociale. » Pas mal hein ? Tout y est je trouve. Avec ce nouveau parti, la Révolution est en marche et cela nous permet de rêver le nouveau monde dont on parle ici. Les capitalistes n’ont qu’à bien se tenir, la rentrée va être bouillante pour leurs fessiers !

  72. véro dit :

    Chère Jeanne, texte magnifique … merci
    en écho : celui-ci (je n’ai pas le temps de le recopier) : L’histoire du noyer et de Younous le boiteux de Nazim Hikmet,dans « la neige qui tombe -poésies gallimard (de mémoire) Allez-y tous faire un tour …si vous trouvez le livre, ou sur internet, je ne sais … (moi pas avoir cherché sur gougle)
    Tous : vous, les enfants, pour en faire un slam,
    Et vous,les gens simples, vous qui n’êtes pas forcément des fans de littérature, parce que que c’est l’histoire de Younous le boiteux et de son arbre: le noyer . Vous y trouverez l’histoire du monde .. Nazim hikmet a écrit ça en 1940 …
    Tout ça pour dire … (Comme Jean-Marie Stien quelque part sur ce blogue) ;-) lisez ,lisez, lisez …
    Juste un extrait : «Quand tu te mettais dessous la nuit tu ne voyais pas les étoiles La nuit coulait sur lui comme de l’eau Ses racines allaient loin sous la terre Ses branches regardaient Younous d’en haut. »

  73. véro dit :

    @ senzu : pour sur c’est un beau nom! maintenant, on va pouvoir s’occuper de l’action qui va avec le nom ! yupi ! ;-)

  74. Nicolas dit :

    Winston Churchill, 13 mai 1940.

    « …Je dirais à la chambre ce qu’ai déjà dit aux hommes qui ont accepté d’entrer dans le gouvernement : je n’ai rien à offrir que du sang, de le peine, des larmes et des sueurs.Nous sommes affrontés à une épreuve de l’espèce la plus dangereuse. Nous avons devant nous de longs mois de lutte et de souffrance.
    Vous me demandez : quelle est votre politique ? Je répondrai : elle est de faire la guerre, sur mer, sur terre, et dans l’air,de la faire de toute notre force et avec toute l’énergie que Dieu nous prêtera; de la faire contre une monstrueuse tyrannie, telle que le sombre et lamentable catalogue des crimes humains n’en offre pas de pire.
    Voilà notre politique.

    Vous me demandez encore : quel est votre but ? Je puis répondre d’un mot : c’est la Victoire ! La victoire à tout prix, quelque longue et dure que soit la route qui y mène, car, sans victoire, point d’espoir pour nous…

    J’entreprends ma tâche avec ardeur et confiance. Je suis sûr qu’il ne sera point permis que notre cause succombe.
    Mais j’ai le droit de réclammer le concours de tous et je dis : Venez, marchons tous ensemble en avant… »

    Des gens comme Winston Churchill ou Charles De Gaulles représentent bien ma vision de la politique…

    Ici, je m’adresse aux blogueurs éclairés… Vous voulez la « décroissance » partout dans le monde, allors passer à l’acte, Il y a environ 200 pays sur terre, créer des partis politiques dans un maximum de ces pays et faites vous ELIRE.

    Une fois que vous aurez exercer la gouvernance et que vous aurez prouvez dans les faits que la decroissance c’est « bon » pour l’homme et sa planète.
    Alors, et alors seulement, les gens « valideront » votre idéologie politique, et l’adopteront massivement.

    Si vous prouvez que ça marche et que c’est bon pour l’homme et sa planète, dans une dizaine de pays, alors « par effet domino », les autres peuples, les gouvernements de ces peuples viendront à penser et a faire de même…

    En 2200, quand la terre sera transformé en planète Mars les gens qui parlent de la decroissance continueront de parler de la decroissance…

    La politique c’est comme un examen, il y a la théorie et la pratique…
    Vous avez la théorie, très bien alors passer à la gouvernance…

    C’est dur je sais !…Mais pas plus dur que Winston Churchill en 1940…

    Il faut y aller maintenant, il faut pratiquer, il faut se faire élire…

    Vous avez dépasser le stade des débats, des conférences, des mettings, etc…
    ça c’est ce que nous faisons sur ce blog, et j’aime ça…

    Mais les mentailtés ne changeront jamais, si vous n’exercer jamais le pouvoir…Et il n’y a pas que la Françe, Et il y a environ 200 pays…

    Disourir c’est bien, mais quand on souhaite changer le monde il faut passer à l’acte, tous les beaux discours de Churchill ne lui aurait pas suffit, si il n’était pas passer à l’action politique…

  75. Eve dit :

    Mes dames et sieurs je trouve tous vos commentaires intéressants et surtout très bien exprimés largement mieux que ce que je suis capable de faire. En revanche ce que je suis capable de faire se situe sur le terrain (moins dans le discours). Ma TV me lache fin 2007 ; je ne disposais que des 6 chaînes de base parce que pas envie de m’inscrire dans la consommation donc pas de Canal +, pas de chaînes satellites et autres chaînes où il faut ouvrir son porte-monnaie. Alors bien sûr de TF1 à M6 en passant par France 2 / 3 c’est plutôt le désert, le néant. J’en ai ras le bol de cette nullité. C’est décidé je ne rachète pas de télé. ça fait 9 ou 10 mois maintenant. Je m’en passe et je ne suis pas plus malheureuse qu’avant. J’écoute la radio une seule d’ailleurs France Inter et c’est grâce à elle que j’ai entendu parler du livre d’Yves Paccalet l’humanité disparaîtra bon débarras. Si j’avais attendu de la télé qu’elle m’en parle j’aurais pu attendre longtemps. Nicolas le changement c’est cela c’est au niveau individuel qu’il faut l’adopter, l’utiliser, en abuser. Le changement de mentalité c’est à chacun de nous d’y recourir et c’est là que s’exercera notre pouvoir celui de décision. Ce ne sera pas un changement imposé par un gouvernement (comme vous semblez le vouloir) Malheureusement l’être humain a une peur bleue du changement : c’est un animal d’habitudes. Alors je ne m’attends pas à grand changement de quoi que ce soit sur cette planète (eh oui je suis …. pessimiste ? non réaliste) Nous allons droit dans le mur pour moi c’est certain. Là encore intervient le changement individuel. J’ai décidé que cette destinée fatale avait cessé de « me foutre en l’air ». La folie des hommes je n’y peux rien la seule chose que je peux changer c’est la manière dont je la vis. C’est ça le changement ce n’est pas de l’attendre de l’extérieur contraint et forcé.

  76. Eve dit :

    Je voudrais vous rassurer : tout va bien. Pendant que je vous écrivais mon message ci-dessus ma radio préférée me parlait de la course de F1 qui se passe ce dimanche après-midi. Ce genre de course ça ne consomme pas un peu de pétrole ça ? Les Alonso et autres Prost ils sortent tout droit des pays sous-développés non ? non non. Ce sont des nantis qui font joue joue avec NOS ressources. Ouf je suis rassurée. Tout va bien

  77. senzu dit :

    Je suis Gaïa. J’étais la Terre avant d’être le Graal :
    maman enterrée jusqu’au cou, bouche ouverte vers les cieux
    Et lapidée par son enfant en gestation.
    Mes joues se décollent sous les coups, pleuvent dans ma gorge, m’empêchent de crier.

    Je n’ai rien fait d’autre qu’enfanter, est-ce cela mon péché !?
    Je n’ai même pas fait l’amour, j’étais vierge.
    Je n’ai trompé que le néant, est-ce cela mon adultère !?

    J’ai inventé l’enfantement. Et mon fœtus le crime.
    Je travaille contre le néant et mon fœtus pour.
    Dans ces conditions tout se passe à durée déterminée.

    Abandonnée, je suis abstraite pour celui que j’abrite, que je nourris et qui organise notre fin.
    Ma vie semble aussi abstraite que sera concrète notre fin.

    Je suis la mère de celui qui doit venir
    Qui n’est pas encore venu et j’ai déjà perdu toute autorité.
    Ce Dieu en devenir m’a pris pour son Dieu d’abondance.
    Il me demande l’infini que je ne possède pas.

    Si je n’accouche pas avant ce soir.
    Nous allons mourir tous les deux.
    En vase clôt, mon corps pleut dans l’utérus.
    Mon enfant se nourrit de sang,
    Nourrit de la sorte, il ne sortira pas de sitôt.
    Le sang le divise, le dissout.
    Je risque de ne jamais accoucher.

    Ce fœtus morcelé s’appelle l’Humanité.
    L’enfant morcelé s’appellera le Diable.
    Je guette le rapprochement des deux cordes vocales.
    « Maman » ne peut se prononcer que d’une seule voix.

  78. Marc dit :

    CQFD Nicolas. L’homme politique ne peut dire la vérité que lorsqu’il y a urgence, que lorsque que cette urgence est reconnue de tous parce qu’évidente, visible, palpable, ressentie physiquement. C’était le cas pour Churchill. Il s’adressait à plusieurs millions de personnes, la guerre était là et l’attaque sur l’Angleterre était imminente. Or nous ne sommes pas du tout dans cette configuration aujourd’hui. Il faut s’adresser à plusieurs milliards de personnes, en priorité aux plus « riches » de la planète donc les moins disposées à « régresser ». L’urgence n’est pas du tout évidente pour ces personnes car ni visible, ni palpable, ni ressentie physiquement et annoncée avec un effet retard d’environ 30 ans. 30 ans c’est très très loin. Et puis allez aussi expliquer à la population la plus pauvre de la planète que la progression qu’elle pouvait espérer en regardant les riches n’est plus du tout possible. Mission impossible, sauf si…quelques dictateurs puissants, humanistes et visionnaires prennent le pouvoir simultanément dans les pays les plus dominants de la planète et/ou si …Madame Nature nous donne (aux pays riches) les gros coups de pieds au c.. qui réveillent. Mais je commence vraiment à radoter !
    Nicolas, je comprends très bien votre espoir et votre volontarisme et je ne voudrais pas apparaître comme un pessimiste suicidaire. Mais je mesure chaque jour en suivant l’actualité mondiale, l’immensité du chemin à parcourir et surtout le peu de temps qui nous est donné pour le parcourir : moins d’une génération. Il nous faut et faudra beaucoup beaucoup d’énergie et celle du désespoir produit parfois des miracles.

  79. Lio dit :

    bravo Eve

    Oui c’est vrai, le seul changement ne peut être qu’individuel, seul,le renoncement est collectif, je suis en train de dévorer un magnifique livre de pierre Hadot qui écrit cela à travers une vision philosophique pensée pour s’exprimer dans la vie quotidienne, sans cette volonté manifeste de réaliser ce que nous pensons, les discours ne sont que futilité, je désespère des appels à la conscience collective, car il ne faut pas se leurer, la pression économique est partout, sournoise, perfide. sans votre TV qui ne s’allumera plus vous réalisez une sorte de catharsis intellectuelle, vous passez définitivement dans le camps des résistants sociaux, bravo!! mais ce n’est jamais simple de claquer la porte, tout est aujourd’hui artifice et mensonge, le mépris fait son grand retour, avec en ligne de mire la famille, ce que Marx définissait comme le pire espace d’intolérance. les temps sont durs, s’assoupir est aisé, c’est le réveil qui est difficile, dommage pour le black out de votre poste, parfois un rare reportage pertinent nous est proposé, mais toujours à une heure impossible!!!

    Lionel D

  80. den dit :

    N’oublions pas que l’homme est en danger sur la terre. Ce n’est pas la terre qui est en danger…
    Le changement individuel, un gag! On ne peux rien seul!
    L’économie d’eau au robinet… un gag, votre piscine perd bien plus d’eau par évaporation.

  81. Eve dit :

    Lionel merci cela fait plaisir d’être comprise. C’est bien cela dont il s’agit « passer dans le camps des résistants sociaux ». Je pense que nous pourrions envisager notre salut et celui de la planète à cette seule condition.

  82. Jeanne dit :

    Bon courage à vous, Yves Paccalet, et… bonne lecture. Je ne résiste pas à la tentation d’ajouter un autre message.

    Senzu votre poème est magnifique. Même si nous n’avons pas, à coup sûr, la même expérience, sommes-nous vraiment différents sur le fond, sur les idées ? Surtout, pitié, n’assassinez personne sur ce blog ! Aimer et mourir ne sont pas forcément liés ! Je t’aime, je te tue, n’a jamais été un but dans mon existence. Je ne mérite ni « cet excès d’honneur, ni cette indignité ». J’aime tout bêtement avec mon coeur…

    Et vive la banquise !

  83. Claude dit :

    Le changement individuel renvoie à l’idée d’un changement d’attitude psychologique, de soi à soi et de soi à l’autre. Il s’agit d’imaginer une relation au monde qui ne soit plus bâtie sur la quête de pouvoir, d’honneurs et de privilèges autistiques. Ca peut prendre du temps de se changer psychologiquement… Mais s’il en reste un peu on peut aussi penser à fermer le robinet lorsqu’il goûte… Sans changement psychologique on continuera à tenter de faire du neuf avec du vieux, comme toujours jusqu’à aujourd’hui.

  84. elhierro dit :

    Je viens de lire le texte de Pierre Rahbi (le lien donné par Sophie) qui me parait rejoindre bien des opinions données ici. Et je m’aperçois que lui, comme nous, a oublié de définir précisément l’adversaire. On a le sentiment diffus d’un « combat » à venir, (ou perdu d’avance pour certains), mais on ne parle pas d’adversaire. Il est à craindre que certains s’emparent de cette lutte en cours de route, au moment décisif,en définissant des boucs émissaires, ce qui dans l’histoire des 3 derniers siècles a souvent débouché sur une catastrophe.
    Pour éviter une telle récupération , il serait bon de s’interroger sur l’adversaire, et de préciser avec qui on ne souhaite pas s’allier. Parce-que militer pour le Bien, c’est un peu risqué si on ne dit pas lequel, c’est à dire celui de qui?

  85. véro dit :

    J’ai une question aux techniciens (ou techniciennes !) du blogue. Evidemment rien à voir avec la discussion en cours (quoique …) mais je ne sais pas où la poser :
    voilà la chose, que j’ai trouvée dans mon quotidien régional … Pub pleine page, en couleur, en couleur bleu tendre, bleu layette, un enfant faisant l’avion, porté à bout de bras par deux bras, au loin dans le ciel un gros zavion . L’image est en deux parties tete-beche : la deuxième partie, c’est un site de forage dans un désert, un ingénieur et son appareil de visée, talkie walkie à la main. Peut-être l’avez-vous vue, peut-être pas. Peu importe. Ce n’est pas tant l’image,que le texte qui m’interroge :
    Gros titre : conviction à partager
    Plus petit titre: Et si la préparation d’un avenir énergétique durable était aussi liée à la découverte de nouvelles ressources pétrolières ?
    Puis le texte : Les ressources pétrolières sont encore importantes, mais pour satisfaire une demande importante et construire l’avenir, Total continue à faire des découvertes significatives, poursuit en permanence ses efforts pour accroître les réserves des champs de pétrole en production et innove pour mobiliser et exploiter de nouvelles ressources d’énergies fossiles. Mais parce que le pétrole est précieux, il sera nécessaire de concentrer principalement son usage là où il est le plus difficile à substituer : les transports et la pétrochimie. (sic)
    Suit le lien vers le site total que j’estime inutile de reproduire :-)
    Fin de pub : l’énergie est notre avenir, économisons-la !Pour vous, notre énergie est inépuisable. Signé TOTAL.
    Mis à part bien sur le fond du message, voici ma question : qu’existe-t-il d’autre que les transports et la pétrochimie ? Marc ? Yves ?

  86. Patrice André dit :

    A ce stade des ébats, pardon des débats, je ne résiste pas à vous suggérer la lecture d’un brulot signé Marc Tarrier que certains qualifieront de Khmer vert.
    http://www.notre-planete.info/actualites/com.php?id=1588

  87. den dit :

    Je viens de lire,cela n’est pas du pessimisme, mais de la réalité, même l’inbécibilité d’Allègre!

  88. Marc dit :

    Pour Patrice André. Merci pour ce texte magnifique de Marc Tarrier, d’un réalisme qui réveille. Et moi qui cherchais à m’accrocher (désespérément) à la bouée « optimisme de Nicolas », c’est foutu ! Une réflexion tout de même sur cette partie du texte : «agresseurs de la biosphère, dilapidateurs des plus précieuses ressources, bétonneurs, pesticidaires et économistes boursouflés, proxénètes avides de la Nature, bourreaux des animaux et des plantes : Vous êtes foutus ! Et nous avec. ». je suis désolé de rappeler que nous sommes tous, habitants des pays riches, des agresseurs etc et lui aussi Marc Tarrier.
    Pour Véro : « J’ai une question aux techniciens (ou techniciennes !) du blogue. Evidemment rien à voir avec la discussion en cours (quoique …) mais je ne sais pas où la poser : qu’existe-t-il d’autre que les transports et la pétrochimie ? Marc ? Yves ? »
    Je ne suis pas vraiment un spécialiste mais plutôt un observateur curieux et intéressé. Pour les transports il n’existe pas aujourd’hui et pour trop longtemps encore, de substitut aux énergies fossiles. La seule action efficace serait de les limiter en retrouvant notre raison : consommer local, voyager en utilisant les moyens modernes de communication, etc. Eviter ces imbécillités qui font par exemple que le lin récolté en Normandie et les beaux chênes coupés dans nos forêts, partent ensuite en Chine avant de revenir en vêtements et meubles dans nos boutiques. Pour la pétrochimie c’est certainement encore beaucoup plus complexe car les domaines couverts sont immenses. Pour le domaine des pesticides, engrais et autres polluants, là aussi un retour à la raison serait indispensable au moins en s’inspirant de ce que fait la nature depuis une éternité mais cela ne rapporterait pas assez d’argent à qui vous savez.
    Il resterait donc la raison et la lucidité mais est-ce vraiment raisonnable ?

  89. Patrice André dit :

    Salut Véro
    Complément de réponse à celle de Marc, à laquelle j’adhère surtout en tant que militant de la relocalisation de l’économie et des circuits courts.
    Parenthèse pour Nicolas, j’agis non seulement au sein d’un syndicat et au sein de la création d’un nouveau parti, qui à mon sens devrait être « écolosocial », mais aussi au sein de mon travail, non sans rapport avec l’environnement,et enfin sur ma propre vie, puisque engagé depuis de nombreuses années déjà sur la voie de la décroissance.
    Tout n’est pas réglé mais mon empreinte se situe aujourd’hui aux alentours de 2. C’est deux fois trop encore mais la moyenne française est de 3, et ma démarche est poursuivie actuellement en solo, or tout le monde le sait : « l’union fait la force ! ».
    Mais revenons à notre blaireau.
    Pour les transports, il semblerait que la marine marchande à voile soit en train de renaître de ses cendres. J’ai vu un reportage sur le sujet pour des vins du Roussillon.
    Coté terrestre, il serait urgent de développer le transport fluvial et ferré, beaucoup moins gourmands en pétrole.
    Enfin pour le transport des particuliers, en ville, débarrassons nous de la voiture particulière, au profits des transports en commun.
    Pour la pétrochimie, le sujet est en effet trop vaste. Mais l’homme a su vivre sans plastiques pendant des milliers d’années.

  90. Patrice André dit :

    Erratum : c’est pas Marc Tarrier, c’est Michel. Ma Dyslexie a encore frappée. Il faut dire que je suis familié des deux prénoms depuis longtemps sur ce blogue. Bien que l’un des deux aient disparu depuis quelques temps…

  91. caragula dit :

    Autre exemple :
    J’étais avant d’être récemment à la retaite responsable technique et commercial de deux sociétés.
    A ce titre j’ai pu observer les aberrations du monde industriel.
    En voici une:
    Les grandes sociétés industrielles décidèrent à une époque de faire moins de stock interne (économies financières)et de travailler à FLUX TENDU
    Bilan de l’opération pour le fournisseur de produits intégrables: 4 à 6 expéditions mensuelles par camions au lieu de 1
    Je peux écrire un livre sur les autres

  92. Jeanne dit :

    Merci Patrice André pour le lien avec MICHEL Tarrier. Terrifiant, accablant ! Je l’ai lu, et hop ! je l’ai envoyé sur un autre forum en mettant aussi Marc Tarrier et non Michel. Toujours ma propension à faire vite trop de choses à la fois sans me rendre compte que mon cerveau ne suit plus… Pourtant m’a-t-on assez répété : « Qui trop embrasse mal étreint »… Clin d’oeil ou… lapsus venant sous les doigts comme pour : « ébats » au lieu de « débats ». Pas le temps d’analyser pourquoi c’est ce proverbe qui me vient! Cela vaut peut-être mieux d’ailleurs…

    En tout cas, je souscris à vos suggestions, en particulier pour les moyens de
    transport. Le bateau, c’est formidable, et puis « il n’y a rien de plus beau que le bateau ».

    En réponse à notre petit animal favori du blog, ce lien, non sur les transports mais sur les possibilités d’économie énergétique autres que le pétrole, notamment pour se loger et se chauffer :

    http://www.mativi.fr/fiche-90-4662243534-la-maison-ecolo

    Bon ! c’est pas Jose Bové mais quand même…

    Qui va écrire le message 100 ? Et qu’est-ce qu’il, ou elle, gagnera ?

  93. Bric dit :

    Jeanne, « yaka » se relire ! C’est pénible, mais ça évacue des fautes. Capitaine, SVP, vite, un bouton « vérifier » !

    Nicolas, je pense que c’est vous qui avez du mal à passer de la théorie à la pratique.
    En effet, premièrement, ce qui nous attend est sans équivalent dans l’histoire. Pas la peine donc de s’y référer pour des exemples à suivre. Plus d’énergie, plus de biodiversité, trop de population, trop de déchets, trop de dangers, etc. : aucun épisode historique ne saurait servir d’étalon. D’où le réalisme, que vous qualifiez de pessimisme, et l’envie d’urgente action, que vous peingnez comme violente. Je pense que vous avez faux.
    Deuxièmement, la démocratie, c’est bien joli, mais vus n’avez sans doute pas reçu le faire-part de son décès. Une façon de le voir : si vous avez deux candidats (concurrents), l’un proposant des sacrifices, et l’autre de la démagogie (« meuuuuh non, rien de tout ça ne va arriver, nous allons continuer comme avant »), pensez-vous que le premier ait le moindre pet de fraction de chance d’être élu ? La présence d’un seul démagogue invalide l’existence de la démocratie élective. Et je ne vois pas comment, tout d’un coup, ne surgiraient plus de candidats du type bouch ou youki-ozy, plus personne ne pratiquant de surenchère électorale, ou plus de clans et de guerre de chefs.
    Troisièmement : vous prenez l’exemple de Churchill, mais omettez qu’il a proposé du sang et des larmes une fois élu (et la catastrophe bien visible).

    Quant au « allez vous faire élire » dans des pays tiers, c’est du genre « si t’es pas content, va voir ailleurs » audible de la part des meilleurs réactionnaire, ou alors ça laisse entendre qu’il existe des non civilisés auxquels il faut asséner la démocratie, crévindiou.

    Aucune solution ne viendra donc par anticipation (de la catastrophe) en utilisant les outils existants.
    Je trouve ainsi que vos explications ne sont que des incantations non réalisables, même si je crois à votre bonne volonté.
    P.S. désolé pour le retour à l’allumage.

  94. Marc dit :

    Patrice André, merci pour la correction du prénom de Tarrier. J’aurais dû m’en rendre compte mais inconsciemment j’étais peut-être content qu’il s’appelle Marc. Bizarre !
    Pour votre approche écolo concrète, on ne peut que vous féliciter. Vous êtes un des exemples à suivre. Mais sans vouloir vous choquer ni dévaloriser votre effort, vous êtes probablement un privilégié. J’ose le mot privilégié car j’ai le sentiment que l’effort que vous produisez est quasiment impossible pour la « France d’en bas » (et du milieu aussi) comme disait notre cher Raffarin, et aussi non voulu par la France d’en haut.
    Tout d’abord le « transpo-boulot-conso-dodo » dans l’organisation socio-urbaine actuelle, implique une forte production de GES. Pour le transport, essentiellement la voiture, c’est évident. Pour le boulot aussi (chauffage, éclairage, informatique, etc…). Pour la consommation, moins on a de moyens, plus on achète dans les grandes surfaces (loin du domicile) des produits bas de gamme ayant par nature, un bilan carbone désastreux. Et pour le domicile idem le boulot.
    Ensuite au niveau conscience des problèmes d’environnement, il faut au minimum s’informer, puis, ce que vous avez fait, identifier son empreinte écologique et plus concrètement son « poids pollution » et enfin entrer dans l’action concrète. Croyez- vous que tous ces Français (1% de la population mondiale) qui courent à longueur de journées, à longueur d’années, pour essayer de joindre les 2 bouts, ont le temps de se préoccuper de l’avenir de la planète ?
    A l’opposé, Croyez-vous que tous nos dirigeants, nos ministres/députés, nos écolos médiatiques prêchant la bonne parole, font de gros efforts pour réduire leur « poids pollution ». ? Notre ministre Borlo flanqué de dizaines et de dizaines de conseillers, journalistes/cameramen, etc, faisant son cinéma au Groenland il a quelques mois, soi-disant pour constater que les glaciers fondent, donne-t-il l’exemple ?
    Et enfin, croyez- vous que les intervenants dans ce blogue représentent, au niveau de la conscience des problèmes d’environnement, la majorité des Français ?
    Pour apporter tout de même un peu d’optimisme à mes analyses qui sont plutôt noires, j’ai tout de même l’impression que les jeunes générations commencent à s’intéresser aux problèmes d’environnement, d’énergies. Mais mon champ d’observation est très limité. Peut-être avez-vous, abonnés de ce blogue, des avis sur le sujet ?

  95. Bric dit :

    « retard », pas « retour ». Pffff, zéro.

  96. Bric dit :

    Marc, je ne crois pas que remplacer les hommes par les femmes (dans toute parcelle de pouvoir) fasse disparaître les problèmes. Chaque sexe a en effet ses grosses qualités et ses gros défauts. La parité est déjà mieux que rien. Mais je connais des femmes qui tiennent le même discours économiste que celui qu’on entend trop.
    Il faut converger vers l’égalité, sachant qu’elle reste inaccessible, car la différence biologique génère des différences psychologiques, donc des différences de mode opératoire, qu’on ne peut ni ne doit effacer, car je les pense complémentaires.

  97. Yves Paccalet dit :

    Bonjour à tous. « Bon matin », comme disent les Québécois. « Pfouf! », comme disent les baleines…
    Une chose est certaine : je suis rentré aujourd’hui de mon périple dans l’Arctique et chez les cétacés du Saint-Laurent, dont j’essaierai de vous parler tantôt. La beauté partout et l’inquiétude de toutes parts…
    Une autre chose est sûre : il y a eu de l’animation sur ce blog ! Je suis en train de lire les contributions. L’échantillon de ceux qui écrivent n’est pas représentatif de notre société, mais le coeur des interrogations qui surgissent a atteint le niveau de conscience historique (ô Hegel !) qui nous permettrait d’en sortir.
    La baleine à bosse nous salue d’un grand geste de son bras blanc.

  98. véro dit :

    m’enfin, comme dirait gaston,on peut plus dicuter tranquillement sur ce blogue sans être interrompu(e)s par le tenancier ? Oups ….C’est que j’avais un truc à poster, moi …Le temps que je l’écrive, et hop une baleine passe ! Je le poste quand même, mais j’ai honte d’interrompre ! C’est beau, une baleine qui passe. Bonsoir !

  99. véro dit :

    Jeanne : merci pour le petit animal favori …mais j’ai pas l’habitude, j’en rougis …
    @ tous, spécialement Marc, patrice, je vous dois des excuses …
    Ma question sur Total, je l’ai totalement mal formulée, et du coup je vous ai entrainé(e)s dans une réflexion (j’ose pas dire superfétatoire parce qu’on va me traiter de …. pédante. Les amis vous affolez pas : superfétatoire, ça veut dire en double, en trop, en répétition ,inutile, quoi !)
    Donc si vous voulez bien relire le texte de Total, je repose correc’ment ma question :
    « . Mais parce que le pétrole est précieux, il sera nécessaire de concentrer principalement son usage là où il est le plus difficile à substituer : les transports et la pétrochimie. » (sic)
    Quels autres usages du pétrole existent actuellement ? Autres que les transports et la pétrochimie ? On va supprimer le pétrole lampant, c’est ça ? et remplacer le fuel domestique par de l’éthanol … Je demandais en fait un inventaire des usages du pétrole, parce que vu de mon côté, la façon dont ce message est formulé, j’appelle ça une arnaque monstre, comme la pub nous en sert tous les jours plusieurs fois par jour depuis quelques années … mais plus c’est gros, et plus ça passe …et c’est passé au BVP…
    Si vous me trouvez un usage essentiel du pétrole auquel je n’aurais pas pensé je retire mon propos et fais mes excuses au publiciste. Centrales thermiques au pétrole ? y’en a beaucoup?

  100. Patrice André dit :

    Marc, je vais tenter de répondre à votre avalanche de questions, mais je ne peux le faire immédiatement. Y’en a beaucoup et j’peux pas le faire succinctement. Je vous ferai signe lorsque j’aurai couché les réponses.
    Véro, pas d’idées sur les utilisations autres du pétrole, peut-être dans l’alimentaire industriel, pour faire du steak façon « l’aile ou la cuisse ».
    Je constate par contre avec plaisir, que nos scribouillages ont rendu un zeste d’optimisme au « tenancier », enfin revenu de son périple.

  101. Marc dit :

    Yves a failli être le 100eme. Dommage pour lui, il aurait pu gagner le cadeau surprise : un séjour à la montagne, dans un joli petit village appelé Tincave.
    Bonjour Véro. Pour répondre partiellement à votre question voilà quelques chiffres concernant la contribution des ménages français aux émissions de CO2 en 2002, essentiellement d’origine pétrole et gaz (source Alternatives Economiques hors-série pratique n°34 ).
    Fabrication et transports des produits et services = 5o % comprenant :
    Industrie et agriculture = 24 %
    Lieux de travail (chauffage, électricité…) = 9 %
    Transport de marchandises = 17 %
    Usages privés de l’énergie = 50 % comprenant :
    Déplacement de personnes = 28 %
    Chauffage des logements, eau chaude, électricité = 22 %
    Donc en dehors des transports qui représentent 45 % des émissions de CO2, il y a tout le domaine « immobiler » qui représente 31 %. En théorie on ne peut pas dire que ce domaine constitue un « usage essentiel du pétrole » puisque sur le long terme on a des solutions (isolation des bâtiments, énergie solaire, géothermie, etc..) mais pour de très nombreuses années on n’a pas d’autres alternatives.
    Je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie mais je rappelle tout de même que la France n’est pas un très gros émetteur de CO2 grâce au nucléaire. Puisqu’on est dans les chiffres, un petit rappel.
    Emissions de CO2 liées aux combustibles fossiles en 2005 en tonnes par habitant :
    Monde = 4,2 ( le niveau absolu à viser d’ici 2050 est de 1,8)
    France = 6,2
    Allemagne = 9,9
    USA = 19,6
    Je ne suis pas encore sûr d’avoir répondu à votre question, Véro, mais place aux autres intervenants.

  102. Anne-Marie dit :

    « Optimiste? Qui est optimiste sur ce blog? Moi , je ne vois toujours pas de papillons dans mon jardin , un ours est blessé par un salopard de chasseur et combien vont nous rejoindre dans notre marche contre la corrida ce samedi ? Qui veut bien lire dans le noir du pétrole? Un gentil blaireau tout rouge? Ou un autre boson ?

  103. Anne-Marie dit :

    Sachant que la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées est discutable mais que le comportement des chasseurs ne l’est pas…Et sachant que le taureau est le seul mammifère en France à être torturé légalement pour le plaisir…De quoi être très optimiste…Car…A quoi bon le réécrire?Les habitués du blog savent bien à quoi je fais allusion…Bonne rentrée à tous ceux qui rentrent!

  104. Marc dit :

    Pour faire plaisir à Anne-Marie et élargir le champ, voilà une citation de Claude Lévi-Strauss :
    « Depuis une quinzaine d’années, l’ethnologue prend davantage conscience que les problèmes posés par les préjugés raciaux reflètent à l’échelle humaine un problème beaucoup plus vaste et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports entre l’homme et les autres espèces vivantes ; et il ne servirait à rien de prétendre le résoudre sur le premier plan si on ne s’attaquait pas aussi à lui sur l’autre, tant il est vrai que le respect que nous souhaitons obtenir de l’homme envers ses pareils n’est qu’un cas particulier du respect qu’il devrait ressentir pour toutes les formes de la vie. »

  105. elhierro dit :

    Du même coup, je peux répondre à Marc et Anne-Marie par citation interposée : c’est un texte de Daniel Quinn que j’ai lu ici :
    http://terresacree.org/danielquinn.htm
    ( Ne vous laissez pas effrayer par le mot terre sacrée ni par la longueur du texte !)
    1 )Il est optimiste par la force des choses : nous allons changer ou disparaître, donc le problème de notre futur est résolu.
    2) Il rejoint dans sa conclusion la citation de Lévi-Strauss, les autres formes de vie ne sont pas indépendantes de nous, c’est un euphémisme.

  106. Anne-Marie dit :

    Merci à Marc et à elhierro. Excusez-moi de ne plus trop intervenir sur ce blog mais je traverse une période de profonde lassitude,( car je suis pressée…) la seule énergie qu’il me reste sera au service des sans voix. En dehors bien sûr de l’attention portée à ma proche famille ou à mes amis , mais uniquement à ceux qui respectent cette « interdépendance »,car les liens du sang ne me suffisent pas. Le taureau ( exemple au hasard!) est aussi mon frère de lait!

  107. Anne-Marie dit :

    « Excusez-moi » ( Le ridicule ne tue pas!) Comme si mes interventions faisait avancer le schmilblic!

  108. jean-marie dit :

    Ben non véro, y’a pas besoin du pétrole pour les centrales vu qu’ on a le nucléaire…

  109. véro dit :

    @jean-marie : c’est déjà prévu, que Total prenne des parts, t’inquiète!
    @ elhierro :je viens de prendre le temps de lire le lien sur Daniel Quinn.
    Je suis rassurée ! Votre phrase :
    « Pour éviter une telle récupération , il serait bon de s’interroger sur l’adversaire, et de préciser avec qui on ne souhaite pas s’allier. Parce-que militer pour le Bien, c’est un peu risqué si on ne dit pas lequel, c’est à dire celui de qui? » m’avait un peu inquiétée … Pour ma part, je ne milite pas « pour le Bien », mais je pense que nous sommes d’accord sur le fond … Malheureusement, ce texte a déjà quelques années …il y a le feu au lac …

  110. Yves Paccalet dit :

    Ouaouff ! J’ai tout relu, il va falloir revenir là-dessus… Qui sommes-nous ? Pas grand chose… Où allons-nous ? Au néant… Très bientôt ? On l’ignore : tout dépend des sacrifices de « confort » et de consommation (d’énergie, d’espace, d’êtres vivants…) que nous sommes prêts à consentir… En consentirons-nous ? Certains d’entre nous pensent que nous pourrions en être capables, la majorité de nos contemporains n’y croient pas.
    Et dire que, pendant ce temps-là, ma petite chatte noire (je parle de l’animal) roupille sans la moindre arrière-pensée, à moitié vautrée sur mon clavier d’ordinateur ! La solution est là, peut-être : que nous nous réincarnions tous, massivement, en Felis domesticus.

  111. senzu dit :

    Salut à tous, salut Yves,
    Voilà, nous créons ce mois-ci à Chambéry, une association d’écolos de plus (mais y’en aura jamais assez). « Les Écolos Révolutionnaires de Chambéry », pour organiser des actions d’écologie radicale et de décroissance au niveau locale. Je vous tiendrais au courant.
    Bozel n’est pas très loin…
    Amitiés,

  112. Claude dit :

    J’ai un étrange sentiment en lisant tous les posts. J’ai l’impression de retourner 35 ans en arrière à l’époque où j’habitais à 1100 mètres d’altitude à Queige en Savoie. Je connaissais Emile Premillieu (La gueule ouverte) et son copain Pierre Fournier décédé en 1973. On cultivait BIO, on sous-consommait volontairement, on s’entraidait facilement. Mon premier chauffe-eau solaire et l’enthousiasme du parisien qui arrive à manger ses légumes bio-cultivés. C’était l’époque du Club de Rome et de l’idée d’une croissance ZERO. J’avais d’excellentes relations avec Henri qui m’avait vendu sa grange. On faisait des expériences de culture où l’on s’exerçait à associer les légumes dont les parasites se combattaient… Nous étions assez peu nombreux, mais tous enthousiastes. Nous avions davantage envie de compter sur nos capacités réciproques pour communiquer notre vision du monde que de solliciter les principes démocratiques. 35 ans ont passé, j’ai pas mal voyagé et je reviens aux « sources ». Etrangement Yves Paccalet est également en Savoie et j’ai été amené à rencontrer Katleen avec ma compagne. Nous avions un travail photographique à réaliser pour elle. Aujourd’hui je continue à sous-consommer, je me sens intérieurement plutôt en accord avec mes choix de vie et pourtant j’ai le sentiment que rien n’a changé pendant ces 35 ans. Tout le monde s’en fout, hormis bien sûr ceux qui sont habités par ce même désir de ne pas accepter que tout parte en déliquescence. Il y a de nouveaux enthousiasmes qui s’inquiètent des mêmes choses qui nous inquiétaient, qui proposent à peu près ce que nous proposions, tant au niveau personnel que collectif. Rien n’a changé, tout s’est aggravé, mais ce que Yves nomme aujourd’hui la « conscience historique » est exactement la même que celle qui s’exprimait à l’époque. J’ai l’impression de vivre dans un monde de schizophrènes. Moi j’aimerai me réincarner en canard, sauf pendant les périodes de chasse…

  113. Marc dit :

    Eh oui Claude combien de générations encore avant le basculement ? Beaucoup trop pour que l’humanité s’en sorte seule, simplement sur sa logique, sur sa raison. Quant à la réincarnation et si l’on vise loin, le choix d’un insecte serait mieux adapté il me semble, ou encore la pieuvre (favorite de Yves) si vous aimez la nuit et les grands fonds marins.

  114. Anne-Marie dit :

    Quelles sont les espèces insensibles aux radiations atomiques? Les scorpions je crois ?

  115. véro dit :

    les escargots je crois …Le futur ne sera pas un monde de pieuvres, mais un monde d’ecargots. (sourire triste) Les pieuvres, si l’eau est contaminée, je donne pas cher de leurs tentacules. Dommage, l’image était jolie. Quoiqu’ils soient bien aussi les escargots …

  116. Yves Paccalet dit :

    Ah ! Véro ! Un monde d’escargots : enfin approché l’idéal des vrais écolos : aller lentement. Ou celui des jouisseurs qui luttent contre le « fast food » – je veux parler des initiateurs du « slow food »…
    Oui, Anne-Marie : les scorpions, les araignées, les mille-pattes résistent bien mieux que nous aux radiations atomiques. Ils survivent à des doses 80 ou 100 fois supérieures à celles qui nous tuent… Parmi les animaux les plus costauds, figurent aussi nombre d’insectes, comme les blattes (cafards), qui sont sur la Terre depuis 400 millions d’années et ont survécu à toutes les extinctions massives…

  117. Claude dit :

    Me voilà rassuré… Nous préparons l’avenir des cafards… A moins qu’eux aussi se passent de nous pour survivre, encore et encore… @Marc : J’ai bien conscience que les soubresauts issus d’une génération ne sont pas suffisant pour modifier quoi que ce soit, en admettant que ce soit possible. Ce n’est pas ça qui m’intrigue. Par contre le fait qu’aujourd’hui le niveau de conscience qui se manifeste à nouveau, après quelques années d’accalmie, est exactement le même qu’il y a 35 ans. Aussi bien pour ceux qui prônent des idées concernant un changement issu d’une prise de conscience collective que ceux qui oeuvrent au quotidien plus ou moins solitairement. Comme si cette conscience atteignait un certain niveau d’inaptitude. Le temps aidant et avec l’oubli ou le renoncement des générations précédentes, les nouvelles générations arrivent en croyant oeuvrer sur une terre vierge de conscience. Ainsi les mêmes craintes, les mêmes espoirs renaissent… Et pendant ce temps tout continue à se dégrader sans que rien ne viennent perturber cette dégradation. Par contre que signifie : « Beaucoup trop pour que l’humanité s’en sorte seule, simplement sur sa logique, sur sa raison ». Pouvez-vous en dire un peu plus sur le sens de cette phrase ? Concernant ma réincarnation en canard, c’était bien entendu de l’humour, car me réincarner en cafard ne me tente guère. Je fais comme si j’en avais le choix…

  118. Patrice André dit :

    Marc
    1.« vous êtes probablement un privilégié », dites vous. Oui !Nanti même disent certains, puisque fonctionnaire, 1400 euros par mois, en travaillant à 80 % (vive la décroissance).
    Ceci doit me situer au bas de la France du milieu. Mais revenons à vos questions. Je subi ce que vous nommez « l’organisation socio-urbaine actuelle », sauf que je n’habite plus en ville mais dans la montagne à 65 km. de mon lieu de travail. En l’absence de transports en communs efficaces, j »ai une voiture (un grand break avec un relativement petit moteur), qui me sert également de chambre de camping car je fais un seul allez retour dans la semaine.
    Je suis donc un privilégié qui dort dans son auto deux à trois nuits par semaine, mais les températures sont clémentes dans le sud.
    J’ai acquis il y a une petite dizaine d’année une maisonnette sur un domaine de 1500 m2 pour la somme astronomique de 50 000 F. c’était encore l’ère du Franc. Pour ce prix là, elle n’est pas reliée aux réseaux, il faut donc en assurer la maintenance. L’eau m’est fournie (pourvu que ça dure) par un ruisseau, le chauffage par la forêt environnante (branches abandonnées par les exploitants forestiers). A cela s’ajoute les possibilités de jardinage, poulaillage, cueillette…
    Il n’y a donc plus de question de moyens ni pour me nourrir, ni pour me loger, et je ne suis plus contraint d’acheter « dans les grandes surfaces (loin du domicile) des produits bas de gamme ayant par nature, un bilan carbone désastreux ».
    A propos de bilan carbone, je n’ai pas inclus dans mon propre bilan celui de mon administration. Je tente toutefois de faire évoluer ma hiérarchie pour que celui-ci s’améliore. Ainsi, je milite notamment en faveur du télétravail, même partiel, qui améliorait également mon propre bilan. 60 % environ de mon empreinte écologique est due à mes déplacements pour mon travail, alors que l’essentiel de celui ci se fait derrière un ordinateur, cherchez l’erreur !
    « Croyez- vous que tous ces Français (1% de la population mondiale) qui courent à longueur de journées, à longueur d’années, pour essayer de joindre les 2 bouts, ont le temps de se préoccuper de l’avenir de la planète ? ».
    J’habitais en ville et avais beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts. Mais je trouvais le temps de réfléchir. La décroissance m’est apparue comme étant la solution, tant au niveau financier personnel que sur le plan écologique. Croyez-vous que notre pays soit constitué par 60 millions d’abrutis ?
    Enfin, pour votre dernière question, « Croyez- vous que les intervenants dans ce blogue représentent, au niveau de la conscience des problèmes d’environnement, la majorité des Français ? », ma réponse est non, mais ça s’arrange.
    PS. Je me tamponne le coquillard que ma démarche ne soit pas voulue par la France d’en haut, mais j’essaie de prouver aux autres Frances que le décroissance peut-être salutaire tant au niveau environnemental qu’au niveau personnel.

  119. Claude dit :

    Ça m’a fait plaisir de vous lire Patrice André. Je ne suis pas fonctionnaire mais j’ai un mode vie proche du vôtre. Etant à « mon compte » (c’est une dérision cette expression) cela me prend beaucoup de temps pour joindre les 2 bouts, mais je garde pas mal de temps réservé à l’étude et la reflexion. Il est vrai que si je regarde 2 heures par mois la télévision c’est le maximum. Au fait ceux qui d’après Marc n’ont pas le temps de se préoccuper de la planète ont en général le temps de passer au moins deux heures par jour devant la télévision. Ça aussi c’est un choix de vie…

  120. Marc dit :

    Pour Patrice André.
    Dix mille excuses si je vous ai vexé, ce n’était évidemment pas mon intention, probablement que je me suis une fois de plus mal exprimé. Le mot « privilégié » devrait toujours être suivi de « par rapport à… ». Cependant comme je note que vous utilisez uniquement le « je », je vais continuer, j’espère gentiment, à vous « titiller ». Je suppose à vous lire, que vous n’avez pas, comme on dit, « fondé une famille », que vous n’avez pas de jeunes enfants, comme on dit, «à élever » à votre domicile et que vous appliquez ainsi la décroissance à tous les niveau y compris celui de la population. Et si je me trompe (une nouvelle fois) et si c’est bien un choix délibéré de vivre comme cela avec votre famille, alors chapeau bas mais vous êtes l’exception qui confirme la règle. Au fait vous ne parlez pas du traitement de vos déchets (tous y compris naturels) ni de l’alimentation électrique de votre maison. Comme vous proposez le télétravail, je suppose (une fois de plus) qu’EDF (80% nucléaire) vous alimente.
    « Croyez-vous que notre pays soit constitué par 60 millions d’abrutis ? ». Non évidemment, simplement 59 999 998. Devinez les 2 qui ne le sont pas ! Trêve de plaisanteries.
    Pour votre information et puisqu’on est dans les confidences, j’ai vécu les 15 premières années de ma vie dans une petite maison serrée dans un petit village savoyard, sans eau courante, sans wc, etc, etc…Alors évidemment quand je le raconte à mes petits enfants, ils se demandent si papi ne commence pas à dérailler.
    Alors la décroissance, oui bien sûr mais raisonnée. Il faudrait, d’après des spécialistes, retrouver rapidement notre empreinte moyenne du début des années 60. Cela me paraît tout à fait raisonnable et acceptable mais malheureusement, et je retrouve mon idée fixe, mon obsession, cela est quasi impossible sans une contrainte externe énorme.
    Pour terminer, j’ai acheté le livre de Michel Tarrier (et non pas Marc Tarer…..).
    Pour Claude.
    “Beaucoup trop pour que l’humanité s’en sorte seule, simplement sur sa logique, sur sa raison”. Pouvez-vous en dire un peu plus sur le sens de cette phrase ?
    Si vous n’êtes pas un abonné de longue date à ce blog, voila quelques extraits récents de mes échanges précédents qui devraient donner un sens à la phrase que vous citez :
    Le 19/03/09 : « Mais pour le long terme c’est une autre affaire, notre démocratie est incapable de le prendre en charge par principe en quelque sorte. Le « haut » ne fait que représenter le « bas », le « Nous » majoritaire. Dans les faits pour la majorité seul le court terme compte: le pouvoir d’achat, l’emploi, le confort. C’est notre culture d’enfants gâtés qui domine.
    Alors dans ce contexte je crains qu’il n’y ait malheureusement aucune action positive et volontariste d’initiative humaine et de niveau planétaire susceptible de ralentir la machine infernale de ce dérèglement climatique qui s’annonce catastrophique pour la vie sur Terre. Faut-il par désespoir baisser les bras. Non bien sûr au moins pour la bonne conscience de notre « Je ». Un miracle (si je puis dire) pourrait venir de l’effondrement brutal du système économique mondial initié soit par ses vices intrinsèques soit par les retombées de grandes catastrophes naturelles ou de guerres touchant les pays riches et dominants. Il est bien évident que dans le chaos qui en résulterait les dictatures prendraient le dessus sur nos démocraties. Il faudrait donc un deuxième miracle pour que ces dictatures soient éclairées, visionnaires, lucides, puissantes, etc…Probabilité nulle ! »

    Le 03/05 : concernant la lenteur de nos évolutions. « Messianique ? Peut-être mais en version hyper accélérée.
    Un petit rappel. Le fameux Jésus n’a « converti » que quelques individus durant sa vie « publique ». Il a fallu une rencontre avec un ambitieux et intelligent politicien, l’empereur Constantin, qui ne se déclara pas moins que le représentant de Dieu sur Terre, pour que cette « secte » devienne progressivement une religion officielle et puissante. Nous sommes alors dans les années 300. Je sais bien qu’avec nos moyens de communication modernes on devrait théoriquement accélérer le processus de conversion de nos cerveaux mais il y en a 6,5 milliards. Alors combien de générations ? »

    Le 30/08 : « Parlons aussi de cette fameuse prise de conscience de l’état de la planète qui soit disant progresse. Dans cette société mondiale actuelle, seule une prise de conscience des classes aisées/riches/dirigeantes pourrait commencer à être efficace. Dans notre micro société française (1% de la population mondiale) dite démocratique, voyez-vous nos riches/dirigeants/politiques donner l’exemple et entraîner les citoyens vers une gestion responsable de l’environnement ? Voyez-vous un autre pays riche se lancer à fond dans cette gestion ? Impossible dans cette économie ultralibérale, dans ce capitalisme financier qui ne connaît que le court terme, le profit immédiat ».

    Le 01/09 : « Comme je l’ai déjà exprimé plusieurs fois dans ce blog, seuls des cataclysmes naturels énormes touchants les pays riches, permettront une prise de conscience rapide et massive et une tentative de changement de cap (évolutions aux USA entre Katrina et Gustav ?) ».
    Et maintenant il faudrait tout de même que l’on passe sur les nouveau mots de Yves, celui-là est saturé.

  121. Marc dit :

    « les nouveaux », je fatigue et je vous fatigue!Basta!

  122. Patrice André dit :

    Marc, pas vexé du tout, c’était de l’humour !

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