Grenelle : on remonte au front !

20 septembre 2008

Bon, c’est pas tout, ça : je tire ma flemme à écrire les 1 000 pages de mon livre en cours (mais j’en ai deux autres en retard), à faire des conférences (jeudi dernier au Sénat, avec un des hommes que j’estime le plus : Jean-Marie Pelt), à causer dans le poste (France Bleu Savoie, le samedi matin), à envoyer des articles ici ou là, et à ne rien écrire sur ce blog où tant d’idées luisent, fusent, s’opposent ou s’allient… Mais fini les vacances : le Grenelle de l’environnement recommence.

Mardi prochain, réunion pour faire le point avec les ministres (Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet). La semaine suivante, rebelote en discussions avec les gros transporteurs, gros industriels, gros agriculteurs, gros commerçants, petits paysans « bio », syndicats, administrations, etc. Vous avez suivi l’actualité : les bras de l’écologiste lui en sont tombés. Notre taxe carbone est carbonisée, nos exigences sur les pesticides pulvérisées, et ainsi de suite. Chaque projet de mesure un peu « vert » est descendu au lance-flammes, non seulement par le MEDEF, les syndicats de camionneurs, les hypermarchés ou la FNSEA, mais par les députés et les sénateurs. Je vous parle ici des plus terrifiants démagogues que nous ayons élus depuis longtemps : pour la plupart, ils n’ont que les mots de « développement durable » à la bouche, et ils s’insurgent contre tout ce qui y ressemble.

Tant pis pour eux ! Nous remontons au front… Je suis totalement pessimiste sur l’avenir du Grenelle en particulier et de l’humanité en général, mais rien ne m’empêchera d’aller faire le couillon là où on me le demande pour tenter de prouver que nous avançons vers un avenir radieux. En psychiatrie, ce type de comportement se situe entre la schizophrénie et le syndrome bipolaire. En langue d’oc, cela s’appelle « devenir fada ». En verlan parigot, « être totalement barjot ».

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76 réponses à Grenelle : on remonte au front !

  1. den dit :

    Un comportement de fada , probablement le meilleur qui reste.
    La masse d’abrutis n’a d’égal que l’énorme escroquerie que réalisent les états pour racheter les actifs véreux des banques stupides.

  2. Anne-Marie dit :

    Auriez-vous peur du vide? Question indiscrète, je l’avoue Les terriens que nous sommes,ne peuvent que se réjouir de votre hyperactivité dans le domaine de l’écologie en particulier (il faut bien justifier la remise d’une médaille!!!) mais aussi dans celui de la littérature. Merci à vous. Et bonne contemplation de fleurs et d’insectes d’un genre particulier avec Jean-Marie Pelt!

  3. Anne-Marie dit :

    Mille excuses pour le copier coller…La dernière adresse semble être la bonne?

  4. Marc dit :

    Bonjour Yves. Au fait, Jean Marie Pelt est un grand croyant me semble-t-il. Peut-être a-t-il réussi à te convaincre que le Dieu des chrétiens, tu te souviens ce vieux barbu qui a créé l’homme à son image, qui lui a demandé de croître et de se multiplier sans limite dans une nature à son service exclusif, ce Dieu unique, créateur de l’Univers, sera toujours là pour protéger de toute destruction ce joyau de la création qu’est l’Homme. Enfer et damnation à ces savants rebelles (le GIEC) qui osent prédire pour un proche avenir les pires catastrophes sur cette planète unique et bénie de Dieu. C’est certainement cette conversion, cette illumination, qui te pousse à « tenter de prouver que nous avançons vers un avenir radieux ». Ce message est de loin le meilleur car il colle parfaitement à ce que veut entendre le bon peuple, tu sais celui qui prend de plus en plus conscience de la réalité des choses. Quant à ces « plus terrifiants démagogues que nous ayons élus depuis longtemps », ils ne font que tenir leurs promesses : tout faire pour que les citoyens soient plus heureux avec le sacro saint principe : bonheur=consommation.
    En attendant tes nombreux ouvrages en cogitation ou mûrissement, j’invite tes abonnés à lire le livre de Geneviève Férone « 2030 le krach écologique », qui, de mon point de vue, est un excellent résumé (païen bien sûr) des principaux défis de notre civilisation (climat, énergie, croissance, démographie) et qui insiste beaucoup sur le temps, sur ce compte à rebours implacable qui est enclenché.

  5. Nicolas dit :

    Mon cher Yves, mon pauvre Yves, comme je comprends votre déception !… Comme je partage votre déception !… il eut été trop beau que les choses se passent comme prévu…

    Cependant en « bon fada » que je suis, je vous dirais ne perdez pas espoir…,…

    Les gens que vous avez en face de vous sont des professionnels de la communication (terme usuel pour désigner des menteurs professionnels)…

    Pour les gens que vous avez en face de vous (les gens de pouvoir, professionnels de la communication, etc…), c’est : « ni vu ni connu j’t'embrouille, ni vu ni connu j’t'appauvrit, ni vu ni connu j’te détruit ton environnement »…

    Aujourd’hui en dit : « faire de la communication », dans la passé on disait « faire de la propagande », on joue un peu sur les mots, mais le but est le même… A savoir nous endormir, et même vous endormir vous si par malchance vous vous trouvez devant un « professionnel de la communication »…

    Je ne sais pas si vous avez remarquez Yves ou même vous chers blogueurs, mais un homme politique (en tout cas en France), ça a réponse à tout !…

    Un homme politique (en tout cas chez nous), ça sait tout, ça a réponse à tout, ça donne des leçons à tout le monde, ça ne manque jamais d’argumentations (cela me fais un peu penser à « Arrias », personnage de La Bruyère dans « les caractères »…).

    Cher Yves, essayez quand même de leur faire « manger leurs chapeaux », à tous nos « grands », continuez de faire des émissions à la radio, à la télé, de faire des livres, des revues, et de conservez votre humour…
    Vous faites oeuvres utiles… Merci…

  6. pascal dit :

    Bonjour Yves,comment ce fait-il que des personnes comme vous, Hubert Reeves,Nicolat Hulot et bien d’autres militants de premiére ligne n’arrivent pas à établir des projets avec les politiques pour allier technologie et préservation de l’environnement?

  7. caragula dit :

    Yves je pense qu’aucun d’entre nous sur ce blog ne pourra faire de la politique à moins de s’être fait opéré de la Honte

  8. Jeanne dit :

    Puisque vous rencontrez ceux qui nous gouvernent, – ou du moins se l’imaginent, – à propos du Grenelle, pourriez-vous, et nous vous en prions ardemment, évoquer le problème du projet débile, insensé, mortel pour tous et toutes, humains de notre pauvre planète, du port méthanier au Verdon-sur-Mer ?

    Il y a eu le rassemblement du dimanche 7 septembre, et M. Jean-Louis Borloo et Mme Nathalie Kosciusko-Morizet ont reçu les habitants des Deux Rives de l’estuaire mais n’ont pas été très nets, plaisant euphémisme ! Ils rassurent sans rassurer, ils prennent position entre… deux chaises !

    Pour vous faire une idée, voici deux liens qui donnent une petite idée de la bagarre engagée :

    http://www.special.sudouest.com/article.php3?id_article=4346

    http://www.medocpourtous.org

    Merci d’entendre le désespoir d’une population. Si vous allez faire le « couillon », sachez que nous sommes avec vous à avoir l’impression de se faire « couillonner ».

    Y a du boulot quand on s’adresse à ceux qui veulent rester sourds !

  9. jean-marie dit :

    un barjot tout seul, ça reste un barjot, mais des barjots ensemble, ça peut faire une bonne équipe…
    Soyez déraisonables, tentez le possible.

  10. stan dit :

    Marc. Et Dieu dit à son fils: Vas sur la terre car je crois que j’ai « loupé » l’homme!.

  11. Yves Paccalet dit :

    Et le Fils répondit : « Pas question, papa ! Mon contrat ne le prévoit pas… Sauf si je touche cent mille stock options supplémentaires… » Et le Père dit au Fils : « D’accord, fiston. Signe ici d’une croix. » (Bon, elle est mauvaise, mais je m’attends à pire pendant les pauses des réunions du Grenelle.)

  12. Véro dit :

    Est-ce que c’est J-M Pelt qui vous apprend ce genre de galéjades ? ;-)
    Bon courage, revenez entier, et n’oubliez pas que les jeux sont peut-être déjà faits… hum je suis gentille de dire peut-être, je modère mes propos cause que je suis pas chez moi ! :-) Merci en tous cas … Et surtout restez fou ! les propos raisonnables tenus par les écologistes ces derniers temps n’augurent rien de bon pour les choix à venir …Qui disait, déjà … « le danger qui plane sur notre espèce, à gros cerveau, mais bête comme ses pieds …. » ;-)

  13. Jeanne dit :

    Excusez-moi, mais tant pis, j’en remets une petite couche en vous mettant ce lien qui vous montre quelques aperçus du dernier estuaire naturel d’Europe, le plus grand et (encore) à l’écart (mais pour combien de temps !) des prédateurs :

    http://www.estuaire-gironde.fr/ – 15k

    C’est tout cela qui risque de disparaître… Alors que faire ! Quand les petits, les sans grade, les sans voix, se lèvent, il y a
    lieu de se méfier…

    Pardon ! je vous ai assez enquiquinés. Bonne semaine à vous toutes et tous.

  14. den dit :

    JEANNE, le Verdon ou j’ai habité jeune, fin des années 50, il vont aussi le détruire .Ils sont vraiment tarés! La démocratie devient-elle pire que le fachisme?
    On vit l’état d’une décomposition généralisée.

  15. Anne-Marie dit :

    Merci vero Le modérateur du Figaro a été très sympa car j’ai abusé!
    Pour stan: « vas sur la terre car je crois que j’ai loupé l »homme » L’humain plutôt? Sinon on doit mettre une Majuscule non?
    Et désolée de ne pas être solidaires des mes copines féministes dans ce cas là!
    On peut même ajouter que le créateur(si créateur il y a !) a loupé aussi les non humains Désolée pour vous, les bêtes que j’aime comme mes soeurs, mais la chaîne alimentaire a quelque chose d’effayant! Se manger entre nous pour survivre?Quelle idée géniale!

  16. Véro dit :

    Sur le site signalé par Anne-Marie,en + de son article, on trouve un peu de tout sur la décomposition généralisée ! (clonage de chiens-pourle commerce bien évidemment) (de nouvelles espèces au grand Nord- de nouvelles espèces à grandes dents surtout, pour illustrer le billet d’Yves précédent) (l’académie des sciences mobilise sur les ogm -il semble qu’elle ait convaincu n-hulot) etc etc si vous ne trouvez pas le dénominateur commun … allez-vous acheter un gps, c’est pratique pour penser à votre place !
    A ajouter à Nimes, Gironde, Verdon : Aube, Meuse et Haute-Marne, superboubelle nucléaire. Youpi!
    A +

  17. Anne-Marie dit :

    vero : pourquoi tu ne choisirais pas ce cri de détresse comme titre d’un livre! Allez au travail!

  18. Patrice André dit :

    Le principal problème de la démocratie est que pour se faire élire, un homme politique doit promettre au citoyens ce qu’ils veulent entendre. Qui votera pour quelqu’un qui nous dira : « Compte tenu de la situation écologique de la planète, nous devons impérativement décroître, revenir à une vie de plus grande simplicité, devenir moins énergivore. Il va falloir faire des sacrifices en terme de confort, de déplacements ».
    Certainement pas notre leader actuel qui a « ajourné » l’extension du système « bonus-malus écologique » pour cause de situation économique difficile.

  19. Patrice André dit :

    Encore un x oublié pour le « au » précédant « citoyens », comme dans « aux armes citoyens ».
    Pfff, pas en forme non plus moi…

  20. Lio dit :

    salut du haut ou du bas?

    bonjour Yves, il y’a quelques mois, après les élections municipales qui semble- il vous ont écarté du jeu politique à Tincave, vous écriviez que la solution aux enjeux écologiques ne viendrait ni du haut ni du bas, j’en déduis que les enjeux liés à l’exploitation de l’or blanc en Savoie sont plus importants que des actions de terrain, je ne parle même pas des utopies concrètes et autres aménagements respectueux des villages d’altitude, bref, pensez vous toujours que nous allons dans le mur, même si des petites avancées voient le jour dans des villes moyenne comme la mienne?
    Je suis certainement très naïf ou pas encore complètement désabusé, ça viendra, mais juste à côté de la « sortie de secours » je vois parfois à la fenêtre un rayon de soleil, mais ce n’est peut être qu’un effet d’optique, ou pire des restes de Tchernobyl qui luisent dans le crépuscule?

    Lionel D

  21. Lenseclaes dit :

    Qu’inscrira-t-on sur la pierre tombale de l’humanité ?
    « Mort prématurée pour cause de l’anthropie incontrôlée»
    « Mort prématurée pour avoir donner le pouvoir à certains électrons libres»
    « Mort prématurée pour avoir fait de l’égoïsme et de la paresse des valeurs positives»
    « Mort prématurée pour cause d’égoïsme intergénérationnel»
    « Mort prématurée pour avoir tolérer l’avocat du diable»
    « Mort prématurée par excès de liberté»
    « La somme de tous les égoïsmes n’a fait qu’une bouchée de la vie»

  22. Patrice André dit :

    Au secours ! Quelqu’un a-t-il des infos ? Incident en cours au tricastin. voir article :
    http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=communiques&page=index

  23. Patrice André dit :

    Flash info.
    Entendu chez Mermet. Quelqu’un en sait-il plus sur l’incident en cours à la centrale nucléaire du Tricastin.
    sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=communiques&page=index

  24. Patrice André dit :

    Le lien ne fonctionne pas. Voir sur la page d’accueil, en haut à droite le premier communiqué de presse. http://www.sortirdunucleaire.org/

  25. Patrice André dit :

    ps : mettre www. avant le lien indiqué

  26. caragula dit :

    Pour lenseclaes:
    Nous pourrons aussi inscrire:
    >

  27. caragula dit :

    Pour Lenseclaes;
    Nous pourrons aussi inscrire :
    >

  28. caragula dit :

    Pour Lenseclaes;
    Nous pourrons aussi inscrire :
    Née du chaos ,vivante et morte par la prédation

  29. Anne-Marie dit :

    Dans la série funèbre :
    Ci-gît l’humanité morte de son imbécilité.

  30. Baptiste dit :

    Nul doute que ça ferait du bien d’avoir que des fadas de votre espèce… il semblerait que le soleil savoyard soit moins noçif pour la caboche que les lampes de certain bureaucrates.

  31. Véro dit :

    Pour patrice :il n’y a pas d’incidents au Tricastin. Tout va bien. :-)
    Sérieusement : je n’ai pas le temps d’aller voir le lien, mais sur le Site de M6,un « 66 minutes » du 14 septembre sur le sujet n’est pas mal…

  32. Marc dit :

    Dans le concours « inscription pierre tombale » on pourrait graver aussi :
    « Ci-gît l’espèce qui en un temps record a réussi à s’autodétruire et à provoquer la 6eme extinction massive des autres espèces de la planète. »
    Pour essayer d’éviter cette épitaphe il faut tenter d’agir. Je vais vous citer un paragraphe du livre « 2030 le krach écologique » (page 264) pour avoir quelques idées :
    « Nous avons tous en tête le plan du réacteur nucléaire de la quatrième génération, mais assurément pas celui d’une gouvernance mondiale. Notre boite à outils est constituée de souveraineté nationale, de protectionnisme, d’exception culturelle, de susceptibilité religieuse, de technologies et d’indicateurs financiers. Elle est peu adaptée au chantier qui nous attend. Cette idée même de rupture n’est pas encore représentée dans la génération d’hommes qui gouvernent les états, les banques, les entreprises, les organismes internationaux. Les hommes de l’ancien monde sauront-ils inventer le nouveau monde, eux qui n’ont jamais questionné le dogme technico-économique de nos sociétés ? Nous avons un besoin impérieux de créativité. Passons une petite annonce : « Planète en perdition cherche d’urgence poètes, naturalistes, philosophes pour réinventer le monde. ». ».
    Cette annonce semble bien coller avec le CV de Yves mais qui embauche ?

  33. elhierro dit :

    Inconscience, imbécilité, cupidité, égoïsme … la liste des adjectifs acerbes que l’on peut coller à l’humain est bien longue. Le seul que l’on peut y opposer à mon idée, c’est stabilité. Les sociétés qui fonctionnent dans le respect de leur écosystème sont stables. Elles sont parfois totalitaires, mais le comportement de ceux qui sont soumis à une autorité montre qu’ils n’en souffrent pas particulièrement. A l’opposé, les sociétés instables, conquérantes ont généré ce que nous voyons. Et bien peu, même ici, semblent vouloir remettre en cause les fondements de notre société. L’éducation à la compétition, la gloriole des médailles, la vénération des « meilleurs », la honte de celui qui n’a pas d’ambition.
    Et la croyance que nos scientifiques vont trouver une solution (puisque ce sont les meilleurs des meilleurs): à chaque fois qu’un modeste progrès est obtenu, soit il est complètement effacé par un emballement de la consommation, soit il coûte encore plus cher à d’autres humains à l’autre bout de la planète.
    Enfin, ce qui me réconforte, c’est qu’on économise 1,5 litres d’eau par jour en fermant le robinet en se brossant les dents, et 0,9 KwH en remplaçant nos ampoules. (augmente un peu le convecteur du salon, chérie, il fait frais ce soir… et fais moi penser à vidanger la piscine demain).

  34. Patrice André dit :

    Suite à un bug, (j’ai cru que je n’arrivais pas à « poster »)mon message est apparu multiplié (4 fois). Pourriez-vous SVP Yves, effacer les trois derniers plus celui-ci. Merci

  35. Lenseclaes dit :

    Concernant les actions à mener, à part des manifs de grande ampleur pour éviter le chaos climatique, je ne vois pas … J’ai l’impression hélas que l’entropie humaine est trop avancée et que bien des gens conscients des enjeux sont partis sur l’idée que c’est foutu, les sceptiques pensent que nous sommes des millénaristes (argument bateau qui clôt le débat). Une action que me plairait, ce serait une grève de la faim en masse pour montrer quel est le grand projet de notre civilisation. Il faut limiter notre pouvoir d’achat (notre pouvoir de nuisance) mais qui est d’accord? D’accord pour me brider s’il y a la survie l’humanité à la clé.

    Je vais me plonger dans le livre « 2030 le krach écologique », même si c’est une claque de plus. Je viens de finir un livre très intéressant qui se penche sur notre société productiviste du jetable « De la misère humaine en milieu publicitaire : Comment le monde se meurt de notre mode de vie (Broché) », je vous le conseille.

    D’autres propositions pour une pierre tombale :
    - « Espèce ayant disparut pour ne pas avoir accepté la réalité » Le comique de l’histoire, c’est que se sont les soi-disant réalistes qui vont précipiter le monde à sa perte.
    - « Et l’Homme inventa la civilisation du jetable mais oublia d’en fixer les limites »
    - « Espèce jetable autodétruite » – « Espèce autojetée »

  36. Patrice André dit :

    Je préfèrerai une grève de la consomation, c’est meilleur pour le moral.

  37. Nicolas dit :

    Amies et amis blogueurs, dans tous vos scénarios du futurs, il me semble que vous oubliez certains paramètres décisifs !…

    A savoir, qu’un peu partout dans le monde des scientiques essaient de créer des « supers-ordinateurs », des « A.I » (intelligence artificielle)…
    des machines, mais peut-on encore parler de machines, ces êtres dont l’intelligence dépassera et de loin tout ce que nous pouvons imaginer…

    Ca veut dire quoi ?…
    C’est simple !… Ce n’est plus Dieu qui créer l’Homme ! C’est l’Homme qui créer un Dieu ou des dieux…

    Il y a autant de point commun entre un homme et une « a.i », qu’il y a de point commun entre un vers de terre et un homme…

    Dès qu’une telle machine aura été créee, dans 10, 20 30 ou 50 ans, c’est elle qui prendra la contrôle de l’Humanité !…
    3 scénarios s’offre alors à vous, soit le ou les « super-ordinateur » nous détruisent tous, (un génocide universel), soit un esclavage total de l’humanité, soit une reprogrammation des humains ( mental ou génétique), selon le bon vouloir de nos supers-ordinateurs, de nos supers-dieux…

    A méditer… Pour vos scénarios d’avenir…

  38. Claude dit :

    @ Nicolas : Tu as raison de croire que ces fameux ordinateurs ne pourront faire autre chose que continuer (si c’est encore possible) à détruire ce qui reste de vie sur cette planète. Après tout les scientifiques qui en sont à l’origine sont eux-mêmes des humains, bien humains, avec les mêmes tares que les autres. Dans ce cas, difficile de croire à un comportement « créatif » non orienté vers le mal-être de l’humanité…

  39. senzu dit :

    Curieux homonymes n’est-ce pas :
    l’entropie : le désordre
    l’anthropie : l’humain

  40. Lenseclaes dit :

    Dans mon premier post, j’avais voulu parler d’entropie quand j’ai écrit anthropie incontrôlée (anthropie – mot qui en fait n’existe pas).

    J’aurais du parler d’ « excès d’entropie anthropique ». Cela pourrait signifier « l’excès (de croissance) de complexité chez l’humain »

  41. Philippe d'Alsace dit :

    @patrice andré Je ne partage pas entièrement ton point de vue sur le fait qu’aucun politique ne puisse prendre le risque d’aller vers une stratégie de décroissance. Même si je comprends aussi qu’il faudrait beaucoup de persévérance, d’audace et de prise de risque pour aller vers cette direction.

    Et pourtant… Dans le monde, dans les pays dont l’empreinte écologique dépasse allègrement l’unité planétaire, nous rencontrons de plus en plus de personnes qui ont décidé d’abandonner une vie, une carrière très remplie, stressante pour opter à la démarche de simplicité volontaire. Et ceux qui l’ont choisi, beaucoup ne regrettent pas ce choix. Pour l’instant, en effet, le combat n’est pas sur le plan politique de prôner un tel changement dans nos comportements, mais de défendre cette idée partout où c’est possible. Et de faire comprendre par une prise de conscience si les gens sont heureux de vivre par la drogue incessante de la consommation, une perfusion permanente du consumérisme, de bosser comme des dingues, des difficultés et soucis journaliers dont le stress et de savoir vraiment où est la qualité de vie et le bohneur de vivre : ne pas voir ses enfants grandir, le surendettement, l’exploitation de l’homme par l’homme, une qualité alimentaire alarmante, des prix qui s’envolent car les sociétés ont compris que nous n’étions plus de simples clients de passages mais des dépendants d’un système prôné par l’univers de la pub, du style de vie où on pense qu’on vaut plus quand on a plus, et que ce leurre, bien des gens se croient en fait heureux alors qu’ils ne le sont pas vraiment. Dans les pays les plus riches, c’est là même où l’on trouve les gens qui consomment le plus d’antidépresseurs, anxyolitiques, somnifères et pourquoi ? Pour supporter cette vie de dingue qui va à 360 km/h… Mais pour aller vers où ? S’éclater totalement contre un mur qui lui ne bougera pas.

    Bien sûr, vu le nombre de personnes qui sont avec des crédits à tout va, difficile d’arrêter cette machine infernale… Pourtant, on sait tous que la fin de ce système aura lieu plus vite qu’on ne le croit, et qu’on va laisser aux générations qui vont suivre une planète gargantuesquement saccagée.

    Quelle est la seule arme ? Notre consommation : si nous sortons de ces dépendances, si nous nous tournons de plus en plus vers l’entraide, vers une partie d’une société tournée vers le troc (un service contre un produit, un produit contre un autre,…), une société qui communique un peu plus que tous ces moyens modernes basés sur du virtuel (même si on peut y trouver de bonnes choses, après il faut savoir doser), qu’on revienne à une vie à la rapidité d’une micheline qu’un TGV, alors sans doute l’essence même de la vie reprendra davantage de valeur. Qui croit qu’on est heureux par l’accumulation d’objets, alors que nous savons bien que rien ne peut remplacer l’amitié, la solidarité, l’amour qui sont les valeurs qui nous font le plus tenir !

    J’ai été en Roumanie, en Albanie qui sont des pays bien souvent en décalage avec des pays comme les nôtres : ayant bien conscience que là bas les choses changent aussi (et pas dans le bon sens), beaucoup n’ont pas tout le confort de vie, mais ils vivent sans faire attention au temps, et beaucoup avec le sourire, malgré une vie très modeste.

    Evidemment qu’un politique qui va prôner un style de vie à la roumaine, je crains pour lui qu’il puisse faire des scores des plus faibles jamais atteints. Bien sûr que ces personnes souvent manquent de plein de choses, seulement dans les deux cas, on est dans les extrêmes. Moins consommer ne veut pas dire ne plus consommer du tout, mais consommer mieux, et travailler plus pour soi ou pour son environnement proche que travailler pour un système qui ne nous renvoie qu’un ascenseur totalement déglingué. Si les gens ont davantage un petit jardin comme je l’ai vu chez pas mal de croates afin d’amortir un pouvoir d’achat pas haut, sont plus manuels (et moi même j’ai encore du boulot dans ce domaine, je suis aussi reprochable), achètent des biens en commun (une tondeuse pour plusieurs voisins, car on ne s’en sert pas tous les jours, et maintenant on peut les faire fonctionner avec des carburants plus propres), bref les solutions ne manquent pas. La clé de l’avenir, ce n’est pas de faire entièrement confiance aux politiques, mais compter d’abord sur nous mêmes. Si la consommation en carburant fossile diminue drastiquement, qui va aller s’amuser à envoyer des compagnies extraire des ressources pétrolifères aux pôles ? C’est le suicide de tout un pan d’êtres vivants s’il y a intervention en masse pour aller chercher des ressources, nos pôles sont aussi nos tampons question climat.

    Résultat : si de plus en plus de gens changent, que les moeurs évoluent, un politique qui défendra un tel principe et constatant que le consumérisme plein pot n’est qu’une fumisterie, alors ce qui sera un simple mode de vie d’un genre nouveau pourra à terme se représenter sur un plan politique. Si on annonce d’entrée qu’il ne faut plus croire aux mensonges des politiques qui nous promettent toujours une vie meilleure, au moins celui qui annonce la couleur de se tourner vers une vie plus simple, au début on se fichera de lui, et au final (j’espère dans pas longtemps), on lui donnera raison. La décroissance n’est pas d’abandonner sa maison et aller tous vivre dans des grottes, en plus il n’y a pas assez de grottes pour tout le monde, et ce n’est pas un retour à l’âge de pierre ! On ne va pas faire une croix sur toute l’évolution de l’humanité alors qu’en fait le combat consiste à stopper toutes les dérives.

    Je suis toutefois en accord avec Yves sur le constat de ce grenelle qui est bien plus une opération de com qu’une véritable volonté de faire changer en profondeur les choses. La France est encore bien loin d’une politique volontariste comme on peut en trouver dans les pays du nord européen, et reste encore sur des effets d’annonce et qu’en fait cette écologie est juste un bon moyen de s’en servir pour rajouter des taxes à tout va.

  42. Nicolas dit :

    La consommation trop abusive est une maladie : « la fièvre acheteuse » !…

  43. Jeanne dit :

    Tout à fait d’accord avec votre analyse Philippe d’Alsace. Elle est plus que pertinente et nous met en face du choix de notre propre liberté, de notre libre arbitre.

    Or la liberté est la valeur essentielle, somme de toutes les autres valeurs, et ces valeurs ne sont-elles pas variables selon l’aspect de la réalité qu’on veut mettre en exergue ?

    On nous a appris, et nous apprenons, selon notre parcours, qu’il y a les valeurs absolues, authentiques, universelles, (le vrai, le bien, le beau), et les valeurs relatives : économiques, sociales, esthétiques, morales, religieuses, qui sont fixées sans notre avis et nous sont données pour seules aptes à réaliser le bien-être, voire le bonheur. Et les meneurs de jeu ont beau rôle de fixer,d’après leurs propres intérêts, la cote de l’une ou l’autre de ces valeurs.

    Seul mon jugement me permet de choisir et de miser sur une valeur authentique. Or comment faire pour que cette valeur soit, et soit reconnue, une valeur idéale ?

    Comment, sans imposer, faire qu’une valeur universelle (beau, bien, vrai)ne soit pas détournée au profit exclusif d’un individu ou d’un groupe ?

    J’avoue que, plus je vieillis, moins j’ai de réponse, de certitude. Nous ne pouvons que proposer, si nous ne voulons pas imposer, si nous ne voulons pas violenter les consciences. Comment faire comprendre, faire prendre conscience, que nous allons « droit dans le mur » ?

    Nous ne pouvons tout au plus que crier… Mais l’écho se répercute et… j’ai de plus en plus l’impression qu’il se perd.

    Bon ! grosse fatigue pour ne pas dire lassitude infinie !

    Or notre liberté est s
    Nous avons conscience, sur ce blog, grâce à la réflexion d’Yves Paccalet,

  44. Jeanne dit :

    Excusez-moi, je vais trop vite.

    « Or notre liberté nous laisse face à nos responsabilités et juge de régler l’emploi qu’on veut en faire. Nous EN avons conscience sur ce blog grâce à la réflexion d’Yves Paccalet. »

    Pas facile, YP, de coordonner ses pensées et… surtout de les exprimer correctement sans faire de « couillonnades » (pour ce terme, voir supra).

  45. Claude dit :

    Je pense que si des politiques plus conscients que leurs collègues, de l’imminence d’un désastre écolo-économique existaient, leur niveau de conscience les aurait inciter à entrer dans l’arène politique depuis un moment. Or, personne à l’horizon. Par conséquent, si même un seul ou des hommes plus conscients commençaient à se manifester dans les années à venir, je crois que le temps nécessaire à la diffusion de leurs idées ne serait pas suffisant pour infléchir une véritable transformation. D’autant que le désastre en cours va vraisemblablement suivre le chemin d’une courbe exponentielle. Le décalage sera trop grand entre une prise de conscience du besoin de réduire drastiquement notre consommation et les moyens à mettre en oeuvre pour que cette réduction de consommation s’intègre à un mode de vie conscient de cette nécessité. Je pense que l’oeuvre utile et réaliste pour aujourd’hui et les temps à venir consiste à réduire notre consommation parce que nous avons trouvé en nous la force de le faire sans trop en souffrir. Et ne pas en souffrir consiste effectivement comme le dit Philippe d’Alsace ou d’autres ici à déployer nos talents et notre imagination pour valoriser l’entraide non marchande, l’amitié, l’écoute, l’amour. Donc le temps nécessaire à y consacrer. La vie à la campagne y paraît plus propice, la relocalisation des échanges mercantiles est une étape parmi d’autres. Proposer son savoir faire en tant que service échangeable avec d’autres services est également une démarche souhaitable. Tout ceci est déjà possible aujourd’hui et la force de « contamination » de cette attitude est déjà observable en tant que bienfait auprès des personnes « contaminées ». C’est par l’exemple de notre mode de vie, à condition qu’il soit observable, que nous pouvons peut-être contribuer à adoucir l’onde de choc que produira le désastre à venir. Ce sont des moyens simples à mettre en oeuvre qui permettent dans la vie quotidienne de diffuser des informations plus enrichissantes et directement asociées à la réalité du monde. Cette réalité devient plus accessible grâce aux travail des ‘personnes ressources’ et des amitiés qu’elles ne manquent pas de susciter. Je pense que si seulement 1/1000 du 1 pour cent de la population humaine y parvenait il est possible que même les medias officiels seraient obligés d’en parler, et peut-être que cela stimuleraient d’autres personnes dans les autres pays dits ‘développés’. Ce n’est pas un combat mais une vision du monde qu’il faut instiller dans la vie quotidienne. Nous n’avons pas d’autre ennemi que notre propre espèce avec sa richesse et ses zones d’ombre. Pour ma part c’est le chemin que je suis et pratique depuis 35 ans. Il y a eu des moments extraordinaires à tous niveaux, mon fils unique est totalement imprégné de cette conscience devenue clairvoyance. Mais il ne faut surtout pas devenir comptable des « résultats » attendus ou escomptés car c’est vraisemblablement dans une génération qu’on en verra peut-être les effets. Si les humains nous prêtent vie.

  46. Jeanne dit :

    Nous avons beau avoir « une vision clairvoyante » du monde quant à son devenir, il n’en reste pas moins qu’elle est sans illusions sur l’impact collectif qu’elle peut avoir, ici et maintenant.

    Même si nous essayons de vivre « autrement », les mentalités changent lentement. Les qualités, les possibles de l’être humain, pris individuellement, sont énormes, mais face à l’appétit, au besoin de domination, de puissance de quelques-uns qui n’ont pour seul objectif que l’assujettissement, l’asservissement du plus grand nombre, notre résistance peut-elle, et doit-elle, demeurer passive ?

  47. Claude dit :

    @ Jeanne : Passif ne signifie pas inactif. Et je ne parle pas de résistance. La résistance ne renvoie qu’aux valeurs avec lesquelles on ne se sent pas en accord. Je parle d’agir avec une vision du monde différente qui tienne davantage compte de la psychologie humaine. Celle-ci ne se modifiera pas à coups de décisions volontaristes et de toutes façons on ne fera jamais du neuf avec du vieux. Bien sûr que tout change très lentement, y compris et surtout la psychologie humaine. Il suffit pour s’en persuader d’observer comment n’importe quel nouveau microcosme à peine constitué recrée rapidement en son sein des rapports hiérarchiques où les nouveaux dominants mettent en scène les mêmes besoins d’assujettissement de leur entourage, de la même frénésie de possession des objets et des âmes que ceux qu’ils « combattaient » auparavant. Ceci d’autant plus observable que les enjeux paraissent importants. Quand j’étais gamin il y avait toujours un grand con aidé de ses copains pour nous piquer nos billes à la récré. En classe c’était la tête de turc de l’instit parce qu’il n’en faisait qu’à sa tête. Il faisait de la résistance…

  48. Jeanne dit :

    D’accord pour la sémantique entre « passif » et « inactif ». Même si le désespoir peut rendre « passif » (momentanément), il permet un temps de réflexion pour devenir « actif ».

    J’ai connu, comme vous, des « têtes de turc » qui faisaient de la résistance, et qui, plus que du besoin de se signaler, ont fait preuve de courage en face de situations difficiles, pour ne pas dire dangereuses. N’entre-t-on pas là dans le domaine du « bois » dont on fait les « héros » ?

    Mais les « héros » ne vivent pas vieux, ils n’en ont pas eu le temps. Lorsqu’ils ont eu le temps de réfléchir, ils se sont engagés pour ne pas se conformer à un mode de vie qu’ils rejetaient.

    Nous sommes dans une impasse, et si nous sommes capables, au niveau individuel, donc subjectif, de l’appréhender et de tenter de l’analyser, ne sommes-nous pas incapables – et n’est-il pas trop tard, du moins pour nos générations – de la résoudre ?

    On peut se détester d’être humain face à un tel constat ? En toute sincérité, je vous remercie, Claude, de me rendre humble.

  49. Lenseclaes dit :

    Le problème, c’est la taille de la fourmilière et son nombre de fourmis. Du coup, le gros de la solution se situe au niveau collectif. D’accord pour autolimiter la consommation individuelle mais cela ne résout qu’une partie du problème (Impact = Population x Consommation Individuelle x Niveau Technologique). Il faut également limiter la démographie et rendre des terres au vivant. Nous devons aussi planter des arbres pour piéger le CO2. Il faut un plan Eco Survie imposer d’en haut, comme en temps de guerre, pour faire converger le forces dans la même direction. Evitons de grâce que les feedbacks positifs du réchauffement aient le dernier mot (sinon c’est l’allé-simple pour Vénus).

    - L’obscurcissement planétaire qui masque l’effet du CO2 et qui s’estompera au pire moment, quand nous polluerons moins. Car lorsque nous rejetterons moins de CO2, nous rejetterons aussi moins particules, ce qui rendra à l’effet de serre tout son potentiel et la température moyenne de la terre s’envolera de 1C° en moins d’un an.
    - La bombe à retardement méthane. Les quantités de méthane du pergisol qui commencent à être libérées ( http://www.countercurrents.org/connor240908.htm ), et qui pourraient à l’excès, transformer le ciel en une atmosphère de feu (explosion du CH4) ou en un four solaire (effet de serre du CH4).

  50. Marc dit :

    Merci à Philippe d’Alsace pour son beau texte plein d’espoir mais puis-je me permettre de faire quelques observations en vous citant.
    « Même si je comprends aussi qu’il faudrait beaucoup de persévérance ». La persévérance est associée à la durée. Combien de temps nous reste-t-il ?
    « Dans le monde, dans les pays dont l’empreinte écologique dépasse allègrement l’unité planétaire, nous rencontrons de plus en plus de personnes qui ont décidé d’abandonner une vie, une carrière très remplie, stressante pour opter à la démarche de simplicité volontaire ». Combien de personnes des pays riches ? Il faudrait des centaines et des centaines de millions de personnes. Nous sommes certainement très très loin du compte. Alors combien de temps encore pour basculer ?
    « Pourtant, on sait tous que la fin de ce système aura lieu plus vite qu’on ne le croit ». Là aussi combien de personnes dans le« on » ? Et combien de temps encore pour changer radicalement de comportement ?
    « si nous sortons de ces dépendances, si nous nous tournons de plus en plus vers l’entraide ». Et voila tout est dans le « si ». Comment peut-on changer rapidement le « si » en actions concrètes et d’effets planétaires ?
    Je suis d’accord avec vous sur l’existence chez l’Humain de grandes capacités « sociales » mais on ne peut ignorer que depuis des millénaires les capacités qui ont toujours dominé sont celles qui permettent d’assouvir son besoin « viscéral » (pour ne pas dire génétique) de posséder (le territoire, le pouvoir, l’argent, l’autre sexe, etc…).
    Vous semblez oublier aussi qu’un changement très important de comportement d’une société de plusieurs centaines de millions voire milliards d’individus ne peut se réaliser que par une pression externe réelle, visible, palpable, évidente, immédiate. Nous ne sommes pas dans cette configuration me semble-t-il. Nous devons selon des prévisions d’experts (il faut déjà les connaître puis les croire), changer notre comportement tout de suite pour éviter une catastrophe prévue dans une ou deux générations. Dans une société de consommation et « d’immédiateté » la grande majorité s’en fout et/ou a d’autres soucis. Combien de générations faudra-t-il donc par exemple pour diviser, par quatre pour les Français, par dix pour les Américains, nos émissions de GES ? Dans le compte à rebours qui est enclenché une seule nous est allouée. Est-ce humainement possible ? Non sauf si…Les abonnés de ce blog connaissent la suite !
    N’oublions pas que le TEMPS nous est compté. Une décision non prise aujourd’hui se paiera au centuple dans quelques années. Croyez-vous que cela soit bien compris par nos décideurs ? (cf les mesurettes du Grenelle de l’environnement qui sont repoussées à une date ultérieure…lointaine).
    Allez Philippe gardez le moral, c’est bon pour la santé et finalement le futur n’est pas et donc seul le présent compte.

  51. caragula dit :

    Gardons tous sereinement le moral;
    Voici les 3 premières informations données sur FRANCE 2 ce midi:
    - Les producteurs d’automobiles ne donnent pas la valeur exacte de la consommation au 100 Km des véhicules:avec une conduite (dixit) écologique on consommerait + 20 %;avec une conduite normale + 40 %;avec une conduite sportive + 65 %.
    -Dans les Vosges les villageois manifestent leur mécontentement contre le passage de 1300 camions par jour sur une portion de 40 Km,pour cela les autorités ont mis en conformité un tunnel:prix du passage à 57 Euros pour 6 Km.
    -Satisfaction des autorités pour notre taux de fécondité :des pays étrangers veulent s’inspirer des motifs de notre Réussite.
    A plus

  52. hifi dit :

    Aussi longtemps que le Français moyen n’aura pas compris le sens du concept de « décroissance raisonnable », nous perdons notre temps.
    Les députés, toutes tendances confondues, tremblent dès que l’on prononce le mot  » croissance », on leur a tellement appris que croissance égale richesse qu’ils ne peuvent plus rien comprendre concernant l’avenir de la planète !

  53. Patrice André dit :

    Pour Philippe d’Alsace

    Je n’ai pas dit qu’un homme « politique ne puisse prendre le risque d’aller vers une stratégie de décroissance ». Je pense simplement, que cet homme n’aura pas la moindre chance de se faire élire, (voir la candidature de notre émissaire au Grenelle dans son fief de Bozel). Pour le reste, d’accord avec toutes les observations et questions de Marc, excepté peut-être que la « pression externe réelle, visible, palpable, évidente, immédiate », d’une catastrophe ne surviendra pas dans une ou deux générations, mais qu’elle a déjà commencée, y compris dans notre douce France. Il ne s’agit pour l’instant que d’ « amuses gueules », mais la situation est déjà préoccupante : en Camargue avec la montée des eaux ; l’apparition de tornades dans le nord de la France ; les épisodes orageux entrainant des inondations de plus en plus importantes et dévastatrices (Drôme et Isère) ; une sécheresse de plus en plus prégnante dans le sud, etc…
    Ceci pour n’évoquer que les évènements récents de notre beau pays, l’évolution climatique me semblant être plus « palpable » encore dans les régions des pôles et proches de l’équateur.
    Pour terminer donc sur une note « optimiste », convaincu que nous sommes déjà entrés dans « la catastrophe », la visibilité de celle-ci, sera de plus en plus claire dans les années à venir et forcera peut-être l’humanité à se préoccuper davantage de colmater la brèche du Titanic que de son confort en cabine (pour paraphraser Michel Tarrier).

  54. Jeanne dit :

    OK ! nous sommes toutes et tous grosso modo, – « plus grosso que modo » d’ailleurs, comme disait je ne sais plus quel humoriste  » – d’accord, ou plus exactement K-O.

    Nos constatations sont accablantes, effarantes, terrifiantes.

    Alors que faire ? Quoi faire ? Comment le faire ?

    Si les paroles s’envolent, les écrits restent et permettent de beaux débats, qui déboucheront sur quoi, et comment ?

    Que restera-t-il, – et qui restera -, sur la terre, lorsque l’humanité, comme le fait remarquer Patrice André, à la suite de Michel Tarrier, aura été contrainte de « se préoccuper davantage de colmater la brèche du Titanic que de son confort en cabine » ?

    « O ! Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre ! »

  55. Corentin dit :

    Je lis « Collapse » de Jared Diamond, un autre naturaliste, qui a étudié la façon dont les sociétés humaines ont disparu. Nous suivons le même chemin et après avoir écouté la conférence de Jancovici sur l’énergie en mars dernier, il m’apparait qu’il n’y a plus d’espoir, nous allons droit dans le mur. Pourquoi alors ne pas suivre le conseil de Rabelais: Carpe diem !

  56. Yves Paccalet dit :

    Bonjour, Corentin !
    Carpe diem (« Profite du jour »), c’était chez les Latins. Pour Rabelais, à l’abbaye de Thélème, c’était « Fays ce que vouldras ! » Les deux sont bons…

  57. Nicolas dit :

    La parfaite joie arrive avec le soir, chez qui sait avec fruit employer la journée. (Corneille, je crois ?…)

  58. Marc dit :

    Suite à la pétition lancée par Jean-Louis Etienne, à la fin d’un mot « posté » le 17/09, je posais la question suivante : « Par quel mécanisme magique la création d’une »Zone d’intérêt commun pour l’humanité » fera stopper la fonte des glaces ? Qui pourrait m’éclairer ? ». J’ai eu une réponse hier soir à l’émission de Yves Calvi « C dans l’air » à laquelle Yves (le notre) participait (brillement comme dab) :
    Ce ne serait pas pour sensibiliser nos élites à la fonte des glaces et à la disparition des ours blancs et autres animaux mais pour interdire toute exploitation mercantile de la zone Nord dégagée des glaces. Cela m’étonnerait beaucoup que cet appel soit entendu des riverains de cette zone et surtout des Russes dont le plateau continental, prolongeant la Sibérie (domaine maritime national ?), est immense. Et puis dans ce contexte il faut aussi intégrer que la Russie sera probablement dans une dizaine d’années une des premières (sinon la première) puissances mondiales : personne ne pourra leur interdire une prospection et exploitation des richesses de ce plateau. Je ne parle pas du trafic maritime que personne non plus n’arrêtera. La comparaison avec les accords concernant l’Antarctique ne me semble toujours pas convaincante.
    Si Yves a d’autres infos (on discute beaucoup entre invités sur le plateau avant et après l’émission), sur cette pétition (autres justifications, objectifs réels,..), elles seraient les bienvenues.

  59. Erwann dit :

    En ce moment même, émission débat de Frédéric Taddéi sur France3 intitulée « Planète en danger ». Jean-Louis Etienne est invité et doit se coltiner quelques « personnages » à qui je mettrais volontiers des baffes… Evidemment, pour eux, les écologistes font du catastrophisme, et tout sentiment de culpabilité leur est insupportable… Je cite l’un des lumineux invités à propos de la disparition de la banquise « moi je n’ai jamais noyé un pingouin ou un ours ». Catastrophique, en effet.

  60. Marc dit :

    Pour Patrice André et vous tous. A la lecture du mot de Patrice André, je constate une fois de plus que je me suis mal exprimé. A « pression externe réelle, visible, palpable, évidente, immédiate » il faut évidemment ajouter « et douloureuse pour la majorité de la communauté ». On ne bouge vraiment et rapidement que s’il y a une véritable douleur individuelle et collective. « mais la situation est déjà préoccupante : en Camargue avec la montée des eaux ; l’apparition de tornades dans le nord de la France ; les épisodes orageux entraînant des inondations de plus en plus importantes et dévastatrices (Drôme et Isère) ; une sécheresse de plus en plus prégnante dans le sud, etc… ». Sur ces évènements, avez-vous vu l’ensemble des Français se mobiliser ? Idem dans les autres pays Européens pour leurs catastrophes internes. La réponse est non ! Alors imaginons ce qu’il faudrait comme évènement planétaire pour faire bouger plusieurs milliards de personnes. Et puis je voudrais insister une nouvelle fois sur ce défi colossal que doit impérativement relever l’Humanité aujourd’hui si elle ne veut pas crever avant la fin du siècle. Elle doit prendre des décisions très douloureuses pour l’ensemble des pays riches en prévision de, en anticipation de, en imaginant l’avenir à partir d’hypothèses, etc, etc… Impossible ! Nos sociétés ne sont capables de prendre des décisions que lorsque la catastrophe est là, et encore ! Nous avons un exemple qui se déroule devant nous actuellement avec la crise financière. Tout indiquait depuis longtemps qu’on allait forcément vers un crash, qu’a-t-on fait pour l’éviter ? Rien au contraire, la course au fric, pour le fric, s’est accélérée. Pour revenir à l’image du Titanic, il faudrait renforcer la coque, réduire la vitesse et changer la trajectoire pour éviter un hypothétique iceberg dans la brume et très lointain. Très dur message à passer ; comment convaincre des centaines de millions de personnes bien installées dans leurs cabines de luxe ?

  61. marine dit :

    mieux vaut devenir fada que ne rien faire bravo pour votre travail et votre investicement

  62. Canis lupus 73 dit :

    Bonjour yves paccalet.J ‘ai vu l’emession sur france 5 réchauffement climatique.Il aurais falus laissé plus de place sur les glaciers de tarentaise.
    Question yves: que pense tu de la futur charte du PNV, les élus font du chantage.

  63. Jeanne dit :

    Mais voilà, Marc, comment « changer (et rapidement) la trajectoire du Titanic » ? Y a-t-il beaucoup de moyens autres que coercitifs ?

    Cela y est, je l’ai écrit ce mot honni : coer-ci-tif, que je déteste ! Vous allez, toutes et tous, me taper dessus et vous aurez raison.

    Après avoir écrit un billet sur la liberté, entre proposer ou imposer, (voir supra), – je ne vais pas vous faire un laïus sur la contrainte -, je vous re-pose la question ? Comment faire ? Que faire ?

    Quand on voit, – même si le « veau d’or » a toujours existé -, le fric de plus en plus roi. Quand on voit qui vous savez qui nous dirige se loger sans état d’âme, -même s’il est normal qu’un Président ne couche pas sur le trottoir – dans des hôtels à 15 000 euros ou dollars la nuit. Quand on voit que, pour arriver à ce résultat, ce sont toujours les mêmes qui trinquent, les petits, les laborieux, qui espèrent qu’en travaillant plus, ils gagneront plus, comment convaincre ces « personnes,(je ne pense pas d’ailleurs qu’elles soient des « centaines de millions », l’aristocratie du beaucoup de fric, n’est pas si nombreuse,) que « leurs cabines de luxe » risquent de leur exploser à la figure, et que les autres aussi, dans les cales, sont en danger ?

    Mais parions que ce sont quand même elles, ces « personnes installées dans leurs cabines de luxe », qui s’en sortiront le mieux ? Pourquoi ?

    Pardi ! parce qu’à force de tirer la sonnette d’alarme, elles ne sont pas sourdes, elles auront aménagé « leurs cabines de luxe », en se moquant de ce qui se passera autour d’elles !

    Décidément, j’ai l’impression de pédaler de plus en plus dans le vide… de mon cerveau, bien sûr !

  64. Eve dit :

    je cite Jeanne : « parions que ce sont quand même elles, ces “personnes installées dans leurs cabines de luxe”, qui s’en sortiront le mieux ? Pourquoi ?

    Pardi ! parce qu’à force de tirer la sonnette d’alarme, elles ne sont pas sourdes, elles auront aménagé “leurs cabines de luxe”, en se moquant de ce qui se passera autour d’elles ! »
    Vu l’état actuel du monde je ne crois pas que certains humains sont en danger et d’autres protégés. Nous sommes TOUS en danger. Certains « trinqueront » plus tôt que d’autres. D’ailleurs ce n’est pas la peine de parler au futur certains trinquent déjà. Tôt ou tard ceux qui se croient protégés par une « cabine de luxe » feron le constat que cette carapace ne leur épargnera pas la souffrance.

  65. Anne-Marie dit :

    Je suis d’accord avec Eve , car même dans des abris anti -atomiques sur terre (plutôt sous terre) ou sur d’autres planètes les « riches » auront besoin de se nourrir et de boire de l’eau non polluée ou trouver de l’énergie pour la dépolluer… En attendant le chaos , « les pauvres » vont trinquer plus que les « riches » comme toujours…La Justice (divine ou pas!)a-t-elle déja existée sur Terre?Qui sont les coupables? Seront-ils punis?(Certains le pensent en croyant à l’Enfer…)Personnellement, je pense que rien ne réparera les crimes commis (envers la Nature , les Hommes et les Bêtes) depuis des siècles… »Bon » week end à tous!Et pour ceux qui peuvent se réfugier dans l’oubli dans l’égoïsme ou dans la Sagesse : « carpe diem »

  66. Patrice Andre dit :

    A Erwann,
    J’ai vu la même émission, et moi aussi, j’avais envie de foutre des baffes. Jan-Louis Etienne a d’ailleurs traité de négationniste ses opposants aux débats, et l’avocat, dont je ne me souviens pas le nom, s’est offusqué de la chose. Mais peut-on faire confiance à un avocat ?
    Nous savons tous qui est aux commandes de notre bel hexagone !
    Mais pour en revenir à notre émission de France 3, il me semble que non seulement, la violence puisse être engendrée par la violence, mais qu’aussi, l’hypocrisie, ou le négationisme puisse l’engendrer.

  67. Patrice Andre dit :

    PS. Pour Yves
    On pourrait avoir un petit compte-rendu de la réunion Grenelle ? Si toutefois, ce n’est pas classé secret-défense.

  68. Marc dit :

    Une information pour tous ceux qui observent une montée importante de la « prise de conscience écologique ». Je viens d’entendre, dans l’émission « CO2 mon amour » sur France Inter, une journaliste faisant une enquête sur le sujet aux Etats-Unis. Constat : avant la flambée du cours du pétrole il semblait que les messages alarmistes concernant le réchauffement climatique commençaient à faire leurs effets et le sujet était abordé dans la campagne électorale. Depuis oublié le réchauffement climatique, le seul message envoyé par la majorité des Américains à leurs dirigeants est le suivant : « Trouvez-nous de nouveaux gisements, libérez toutes les autorisations de prospections en Alaska et ailleurs ». La prise de conscience est peut-être là mais bien refoulée dans un petit recoin du cerveau quand il s’agit de prendre des actions concrètes et contraignantes pour réduire les émissions de GES.
    Finalement dans tous les pays riches, on pourrait mettre sur les « banderoles » des citoyens : « Prise de conscience oui, actions contraignantes non ».

  69. Jeanne dit :

    « Prise de conscience oui, actions contraignantes non », vous avez tout juste Marc. Votre slogan est parfait. . « Pour les nouveaux gisements », concernant le besoin de trouver le moyen de continuer à polluer, voici un lien qui, aussi, est explicite :

    http://www.medocpourtous.org/article-23031254.htlm

    Il parlera à Yves Paccalet que nous remercions d’avoir si bien expliqué à « C’ dans l’air » ce qui nous attend.

    Ben oui ! nous sommes tous mortels, et en danger, mais faut reconnaître qu’il y en a qui partiront, quel que soit le billet de départ, en 1re ou en classe tout venant, mieux pourvus, en sac Hermès et chaussures de je ne sais qui, du caviar et du homard dans l’estomac, le tout poussé par un petit coup de Dom Pérignon ou de Veuve Cliquot, alors que les autres, le plus grand nombre, partiront comme ils ont vécu, comme des gueux, mais des gueux heureux. Et à choisir, c’est bien la seconde formule que je préfère : partir avec le sourire des béats qui ont cru entrevoir la serpillière du Bon Dieu et s’en vont se faire essorer par Dame Néant.

    Bon, YP, faut que je parte, j’essaie de relire, et si vous trouvez que c’est nul, ne passez rien.

    C’est tout de même formidable de découvrir combien nous sommes tous d’accord. Sur la même longueur d’ondes avec quelques grésillements ici et là. Bref ! presque en osmose ! et cela va peut-être contribuer, avec le soleil qui nous honore, à nous faire passer un agréable dimanche. C’est ce que je vous souhaite du fond du coeur.

  70. Nicolas dit :

    Notre mouvement, notre mouvement au sens large, qui est un mouvement humaniste, nous défendons tous des idées humansites, et je pense que nous avons raison, que nous voyons juste…

    Mais alors que se passe t-il ?…

    Nos idées avancent, mais pas aussi vite et fort que nous le souhaitons… Pourtant il y a dans les mentalités un « terreau fertile » pour nos idées…

    Alors que se passe t-il ?…

    Quelques fois j’ai l’impression que notre « mouvement au sens large » est un petit enfant qui n’arrive pas à dire ce qu’il a à dire, qui bégaye, etc, nous avons un problème !…

    Nous n’arrivons pas à nous faire comprendre comme nous le voudrions… C’est ennuyeux…

    La plupart d’entre vous, quand vous défendez nos idées, on a l’impression que vous parlez « de sacrifices », « nous devons faire des sacrifices », etc… Je pense que ce genre de message est inexact et contre-productif…

    Pourquoi, au contraire, ne pas parler de retour aux sources, pourquoi ne pas parler de retour aux choses simples, pourquoi ne pas parler de retour aux rythmes de la nature, pourquoi ne pas parler d’humilité,… notre message est infiniment positif, humaniste et heureux…

    Notre problème, j’en suis sûr, se situe, dans notre « méthode » à dire les choses, notre problème se situe dans notre discours.

  71. Canis lupus 73 dit :

    >SAINT-ETIENNE, 28 sept 2008 (AFP) – 18h14
    Loire: un quinquagénaire tué par son frère ivre dans un accident de chasse
    Un homme âgé de 55 ans a été tué dimanche dans la Loire d’un coup de fusil de chasse dans la tête tiré par son frère, ivre au moment des faits, au cours de ce qui semble être un accident de chasse, a-t-on appris de source judiciaire. Les deux hommes chassaient le gros gibier près du village de Saint-Bonnet-le-Courreau (Loire), quand la victime a été atteinte à la tête à une quarantaine de mètres de distance par le tir de son frère, qui a glissé en franchissant un talus, a-t-on précisé au parquet de Montbrison (Loire). Le tireur, également quinquagénaire, a aussitôt prévenu les secours et a été soumis à un test d’alcoolémie qui s’est révélé positif. Il a été placé en garde à vue. Une autopsie du corps de la victime est prévue lundi, a-t-on ajouté de même source.

    et oui encore 1.

  72. elhierro dit :

    Ils s’éliminent moins vite entre-eux qu’ils n’éliminent le reste des vivants.
    Peut être que le dernier humain vivant sera un chasseur du dimanche?

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