Les monstres endormis

21 octobre 2008

(De Nîmes, où j’ai assisté hier au soir avec une belle vanité d’auteur à la représentation du spectacle que Michel Boy a tiré de « L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! », et parce qu’un des spectateurs, à la sortie, s’est dit obsédé par les virus et autres germes désastreux que nous mettons en goguette… Je reproduis ce texte que j’avais donné en 1994 – putain, quatorze ans ! – à la revue « Terre sauvage ».)
La forêt du Guatemala. Odeur d’humus et d’orchidée. Passeport pour le paradis. Je marche au hasard des temples de Tikal ; non parmi ceux qu’on a exhumés de leur gangue de terre et de plantes, mais parmi ceux qui demeurent enfouis dans le double mystère de l’Histoire et des végétaux… Je foule une pierre plate qui (mon Dieu ! protégez-moi de mes doux rêves ; mes cauchemars, je m’en charge…) fut un autel où les prêtres Aztèques arrachaient le coeur battant de jeunes vierges. Une guêpe me vrombit autour du crâne, tel un prêtre aztèque armé de son poignard. Le dieu Soleil rend fous ceux qu’il veut perdre. Je contemple le fouillis d’arbres, de fleurs, de fougères, de mousses et de champignons qu’arpentent, croquent, lèchent ou sucent des légions d’insectes, d’araignées, de mollusques… Encore n’aperçois-je que les grandes créatures, mettons d’un quart de millimètre au moins. Mille milliards de fois plus nombreuses sont les petites : acariens, amibes, paramécies, bactéries, mycoplasmes. Ne parlons ni des virus, ni des prions.
Voici 100 ans, peu d’humains visitaient les temples mayas. De nos jours, les avions atterrissent à deux pas. « Clic-clac » : photo. « Clap-clap » : les semelles du touriste repartent. La population humaine explose, vaque, brasse et se mêle. Les migrations s’accélèrent. Les guerres et les glorieux assassinats jettent sur les routes des cortèges de réfugiés. Dans le même temps, nous saccageons les milieux naturels. Nous rasons les forêts tropicales. Nous forons des puits. Nous draguons les océans. Nous nous installons dans les plus lointaines oasis et au sommet des montagnes.
Je ne suis pas le seul à craindre que nous n’ouvrions ainsi une boîte de Pandore autrement dangereuse que celle de la mythologie. Nous avons appris à vivre avec une cohorte de parasites qui nous veulent du mal, mais que notre système immunitaire contrôle. Notre espèce pourrait devoir affronter, demain, des tueurs qu’elle s’ingénie déterrer dans les recoins de la planète, et à lâcher dans les villes. La première cause de mortalité des Indiens du Nouveau Monde, qui amena en un siècle leur population de 80 à moins de 4 millions d’individus, ne fut pas l’accumulation des crimes des colons (pourtant inspirés par ce noble massacre), mais les maladies introduites par les Européens, y compris par les missionnaires et les avocats des Peaux-Rouges. Les Indiens trépassèrent surtout de grippe, variole, rougeole et poliomyélite.
Nous pourrions nous retrouver dans la situation des Hurons ou des Quechuas du XVIIe siècle. Les envahisseurs sont parmi nous et nous l’ignorons. Ils ne descendent pas d’une autre planète et n’ont pas le petit doigt en l’air. Ils sont invisibles. Là, au coin de la rue, dans l’autobus, au café, au ministère de la Santé… Nous en connaissons quelques-uns. Le VIH donne le sida : il nous a peut-être agrippés dès les années 1950, à partir d’une souche de singes d’Afrique centrale. D’autres surgissent. Les virus du singe vert, de la fièvre de Marburg et de la maladie du légionnaire. Ceux de Junin, de Machupo et de Sabla, apparus en Amérique du Sud, et que les microbiologistes surveillent d’un oeil nerveux. Le hantavirus, exalté par le collapsus de l’Union soviétique et la prolifération concomitante des souris. L’étrange « virus X », qui a tué des milliers de personnes au sud du Soudan avant de disparaître… Totalement ?
Je ne veux effrayer personne, mais je regarde les virus avec de moins en moins d’humour. Sans parler des bactéries (choléra, tuberculose, syphilis…) et des protozoaires (paludisme…) animés d’une force nouvelle. Je me demande si, au-delà des vieilles querelles écologiques, la première raison de lutter contre le saccage de la Terre ne va pas devenir le simple souci de la santé publique. Les scientifiques ont établi l’existence d’incroyables masses de bactéries dans les profondeurs du sol, à plus de 3 000 mètres. Certains de ces microbes anaérobies, peut-être aussi vieux que la vie même, ont reçu le nom de Bacillus infernus. Il semble qu’il y en ait dans des poches de pétrole très profondes.
Réveillerons-nous ces monstres pour quelques barils de future marée noire ?

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75 réponses à Les monstres endormis

  1. Imago dit :

    De toutes les façons de mourir, c’est pas forcément la pire. Et de même que tous les indiens ne sont pas morts, il y a fort à parier qu’un pourcentage d’humains survivrait à n’importe quel virus.
    Ca règlerait 2-3 problèmes majeurs.

  2. Baptiste dit :

    Nous saccageons les milieux naturels!

    Dimanche en passant le col juste à l’ouest du sémaphore de Callelongue dans le massif des calanques marseillaises, face à l’archipel de Riou, j’ai essayé d’imaginer à quoi ressemblait l’endroit avant que Marseille ne soit. Aurais-je eu l’impression d’un autre monde? Sans doute…

    Ne pensez-vous pas que le brassage de population à l’échelle mondiale, aux temps de la découverte des Amériques elle etait presque mondiale seulement, renforce le patrimoine immunitaire?

  3. Baptiste dit :

    Yves,

    une question… Quid du spectacle dont vous parlez? Je serais curieux de voir ça si j’en ai l’occasion.

  4. caragula dit :

    Souhaitons longue vie aux virus et aux germes que vous avez mis en goguette !
    Espérons qu’ils deviendront résistants à tous les traitements possibles.
    Plus virulents ils seront plus ils auront la peur au ventre.
    Pour amplifier l’épidémie offrons leurs gracieusement les mêmes couvertures contaminées que celles que nous avons offertes aux populations indiennes.

  5. elhierro dit :

    Deux charmantes vidéos sur la schizophrénie de notre monde :
    http://666nightmarish666.skyrock.com/
    C’est un joli résumé des nuisances que l’(in)humain est capable d’infliger à ses semblables et à la terre en temps de prospérité.

  6. Anne-Marie dit :

    Bacillus infernus et homo infernus…

  7. Patrice André dit :

    J’avais écrit sur un billet il y a quelques temps déjà, que l’avenir, ce serait « Mad Max ». Finalement, ce sera peut-être « L’armée des douzes singes » !

  8. Marc dit :

    Yves, les virus et les bactéries ne seraient-ils pas « missionnés » par Madame Nature pour assurer un certain « équilibre évolutif » de la biosphère ? Pour moi la vie c’est le 3eme infini. Il y a l’infiniment grand (l’Univers), l’infiniment petit (le monde des particules élémentaires) et l’infiniment complexe (la Vie). Les virus assurent l’interface entre la matière vivante et la matière inerte. Les bactéries sont la première manifestation et le soutien de la vie. Ces briques sont les fondations et les matériaux de base de tout l’édifice immensément complexe et merveilleux de la biosphère. Alors chapeau bas ! Tous les êtres vivants sont « gérés » puis « digérés » par ces petites bêtes et l’Homme n’échappe pas et n’échappera jamais à cette règle. Nous avons paraît-il plus de bactéries laborieuses dans notre corps que de cellules. Nous avons l’immense privilège d’être en haut de l’échelle de l’évolution, de représenter l’étape ultime actuelle mais provisoire de la complexification de la matière. Nous représentons ce saut de l’évolution qui génère la capacité de penser. Mais en avons-nous vraiment conscience ? Nous sommes incapables de nous gérer, de gérer nos sociétés. Nous ne retenons que nos droits et oublions nos devoirs d’être vivant. Par notre prolifération et notre aveuglement nous sommes en train de détruire cet équilibre dynamique que Madame Nature a peaufiné pendant des centaines de millions d’années. Alors cette grande ordonnatrice ne pourra pas rester longtemps sans réagir. Avec sa panoplie d’outils comprenant les virus et les bactéries, elle remettra cet « apprenti sorcier qui se croit au dessus du lot » à sa place, espèce parmi d’autres espèces, toutes dépendantes les unes des autres. Elle rétablira l’équilibre vitale de sa biosphère, quitte à sacrifier en partie le fleuron actuel de sa création.

  9. Claude dit :

    @ Marc : J’apprécie beaucoup votre recul et votre perception du monde. Je pense qu’il faut effectivement prendre du champ si nous voulons mourir plus intelligent qu’à notre naissance. Il est possible que cosmiquement celà ait un sens.

  10. Yves Paccalet dit :

    Avons-nous vraiment intérêt à mourir plus intelligents qu’à notre naissance ? Pour reprendre les mots de Marc, « Madame Nature » semble avoir prévu le contraire : la sénilité précoce, les pertes de mémoire, le gâtisme, alzheimer bien sûr… Diverses façons de ne même plus même imaginer qu’on va disparaître. « Madame Nature » nous dit avec un sourire : « Mourez, je ferai le reste ! » Et nous obéissons…

  11. caragula dit :

    Marc ,nous ne sommes pas en haut de l’échelle de l’évolution.
    D’autres organismes qui ont évolué comme nous au hasard et par nécessité au travers de grandes périodes chaotiques ont atteint un haut degré de complexification.
    La capacité de penser est elle aussi une étape de l’évolution ,en aucun cas elle est le fruit d’un saut.
    La nature n’a rien peaufiné du tout ,tout est né du hasard et de la nécessité.Nous pouvons disparaitre par notre méconnaissance des cycles naturels , de leurs réactions et contre réactions ,mais la vie continuera comme ce fut le cas souvent sous d’autres formes.
    Soyons modeste quand au fleuron actuel de sa CREATION

  12. Nicolas dit :

    « La mort se trouve à l’extrême frontière de toutes choses ».

    « La naissance est le premier pas vers la mort ».

    Dictons q’arboraient des fanions à l’université de Leyde, il y a longtemps…

  13. Patrice André dit :

    « L’armée des DOUZE singes ». Une chose est sûre, une fois mort, j’arrêterai les fautes d’orthographe. Pour ce qui est de « l’ intérêt à mourir plus intelligents », j’ai entendu ce matin sur France Inter qu’une étude avait démontré qu’alzheimer touchait moins les personnes qui ont travaillé « intellectuellement » tout au long de leur vie.
    Donc, il est intéressant de mourir plus intelligent qu’à notre naissance, s’il on veut jouir pleinement de cet événement.
    Rien est plus frustrant que d’arriver au sommet d’une montagne et de ne pouvoir profiter de la vue pour cause de purée de pois.

  14. stan dit :

    A Yves.Si « Dame Nature » le veut bien, je préférerai, avant que je mourusse pour de bon, renverser un peu de ma « mousse » plutôt que d’oublier de la boire. Je ne m’adresse pas à « Dieu » car dans son immense bonté, il serait capable de m’accorder trente ans de plus à vivre sur cette Terre!!!.

  15. Marc dit :

    Pour Claude : J’ai l’énorme privilège d’avoir trouvé mon « tonneau pour méditations » au sommet de mon chêne…virtuel. Je profite surtout d’un vrai privilège qui va disparaître progressivement pour les prochaines générations, celui d’être à la retraite à un age raisonnable (juste avant l’arrivée comme dit Yves, de « la sénilité précoce, les pertes de mémoire, le gâtisme, alzheimer » et autres gâteries pour vieux) et d’avoir un peu de temps pour réfléchir et prendre un certain recul. Ceci est quasiment impossible quand on est, comme on dit, en activité. Pour un éventuel sens cosmique, j’ai quelques idées mais c’est un recul « galactique » et/ou une plongée « quantique » qu’il faut imaginer, bien loin de nos préoccupations immédiates et terriennes.
    Pour Yves : » Avons-nous vraiment intérêt à mourir plus intelligents qu’à notre naissance ? ». 1ere réaction épidermique, le mot « intérêt » me choc mais ce n’est probablement qu’une retombée très secondaire de la crise financière. Pour redevenir sérieux ma réponse personnelle est : oui. Pour moi l’intelligence se mesure dans notre capacité à accumuler de l’expérience, dans notre aptitude à l’utiliser au mieux pour notre environnement et dans notre facilité à la transmettre aux générations qui suivent. Quant à Madame Nature, elle ne nous dit rien du tout. Elle applique sa logique implacable de l’enchaînement des générations qui assure le maintien en forme des espèces et leur évolution progressive. Cette logique est universelle et à l’échelle des temps très fertile/prolifique/performante. « Nous obéissons » ? Non ! Nous subissons. Nous n’acceptons ni de vieillir ni de mourir. Le rêve de l’Homme depuis qu’il s’exprime, n’est-il pas de trouver la potion magique de « l’éternelle jeunesse » ? Regardez nos doyens et doyennes du show business, liftés, pommadés, « recapilarisés », regardez Berluscono et tutti quanti, acceptent-ils de vieillir ?
    Pour caragula : Pour moi saut, émergence, font partie de l’évolution de la vie au sens large mais évidemment je ne suis pas un spécialiste. La vie et son évolution est-elle issue d’un processus de « hasard pur » ou bien de « hasard orienté » ou bien encore de « hasard déterminé », qui sait ? Certains osent même le « dessein intelligent ». J’utilise le mot « fleuron » dans le sens capacités de penser, d’imaginer, de s’exprimer, de débattre, etc… sur des sujets concrets mais aussi abstraits, ce que nous faisons sur ce blog. Il ne semble pas qu’il y ait aujourd’hui d’espèces vivantes sur terre, autre que la notre, ayant ces capacités. Je me limite à la nature sur notre planète. Dans d’autres systèmes de notre galaxie ou d’autres galaxies c’est une autre affaire.
    Pour mes fotes d’ortografes il y a deux origines possibles : ma nullité (très probable) ou les fautes de frappe, l’effet clavier (pas le copain de sarko) (l’excuse facile). J’avais déjà proposé sur ce blog un débat sur justement la simplification de l’orthographe pour rendre notre langue plus moderne, plus accessible, plus compétitive mais manifestement tout le monde s’en fout,… de l’ortografe bien sûr. Bon j’arrête, je pense (cela m’arrive) que je deviens un peu beaucoup pénible et envahissant. Ciao.

  16. Anne-Marie dit :

    Pourquoi pénible? Qui est envahissant sur ce blog? Personne! Peut-être moi, avec mes zanimaux! Franchement, reprocher à Soeur Emmanuelle de ne pas se soucier de la souffrance des ânes…prouve que je ne crains pas de vous ennuyer!(ou de vous choquer!)

  17. Anne-Marie dit :

    suite : ce n’est bien sûr pas à moi de dire qui est envahissant sur ce blog …moi qui ne suis qu’une correspondante animalière… mais le capitaine se repose sans doute de sa tournée théatrale à Nîmes (ville de sang!)Peut-être nous dira-t-il ce qu’il en a pensé?
    Pour vero : la télé a du « bon »! Ce soir , une émission sur les maisons de retraite nous montrent que l’ homo peut être aussi infernus que le bacillus…Les conditions de travail et le manque de moyens peuvent faire de lui un « monstre »…Et les mesures actuelles ne vont pas dans le bon sens… De quoi trembler pour nos parents et pour nous… Seule une mort subite peut nous faire échapper à cette maltraitance…

  18. Anne-Marie dit :

    Extrait d’un mail lu ce matin de Tarrier :
    Soeur Emmanuel et la dénatalité:
    Sœur Emmanuelle, dans son admirable courage intellectuel, avait déclaré :

    « Dans les bidonvilles, j’avais chargé un docteur de prescrire la pilule, afin que les femmes n’aient pas un bébé tous les dix mois. J’avais vu une femme enceinte allaiter deux bébés ; je ne pouvais laisser perdurer cette situation. J’ai envoyé une lettre directe au Pape pour lui expliquer. Je n’ai jamais eu de réponse… »

    Sœur Emmanuelle (interview parue dans « Le Point » du 7 novembre 2003).

    « Nous périrons sous les berceaux. Nous sommes le Cancer de la Terre ; la pullulation de l’espèce humaine est responsable d’une pollution ingérable par la nature. Cela est tellement évident qu’on se demande de quel aveuglement sont frappés nos dirigeants. La Nature, dans sa grande sagesse, essaie de nous aider ; les cas de stérilité sans cause apparente s’accroissent – comme d’ailleurs s’accroissent les orphelins et enfants abandonnés et maltraités ! »

    Commandant Cousteau (citation extraite du livre de Jacqueline Bousquet et Sylvie Simon : Le réveil de la conscience).???

    « Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre. »

    Claude Lévi-Strauss

    FAIRE DES ENFANTS TUE, de Michel Tarrier et Daisy Tarrier, aux Éditions du Temps

    http://www.amazon.fr/Faire-enfants-tue-Eloge-d%C3%A9natalit%C3%A9/dp/2842744403

  19. Anne-Marie dit :

    suite… en cliquant sur ce lien , on découvre aussi (en recliquant plus bas dans l’annonce) les livres incontournables maintenant de notre capitaine…
    Bonne fin de semaine à tous et à bientôt!

  20. Patrice André dit :

    Sur rue 89, un article sur un monstre bien réveillé au très joli nom, le staphylocoque doré : http://www.rue89.com/infusion-de-sciences/2008/10/22/dans-lintimite-du-staphylocoque-dore-une-machine-a-tuer

  21. Nicolas dit :

    Les gens pauvres font des enfants, car ils en attendent une aide pour leurs vieux jours !… Rappelons tout de même que dans les pays pauvres il n y a pas de retraite comme dans les pays riches !… Si dans las pays pauvres vous êtes vieux sans enfants, vous mourrez ! Il n y a pas d’aide à attendre de qui que ce soit !… Ils ne font pas des enfants par plaisir ou parce qu’ils refuseraient la contraception !…

    Seul une Humanité développée fera baisser la population mondial !…

    Quand, nous autres, des pays « très » développés, nous parlons des pays pauvres, nous oublions souvent de dire tout ce que nous possèdons ici (ex : retraite, éducation des enfants, accès aux soins,etc…)…

    Seule une Humanité développée (écoles pour les jeunes, accès aux soins,retraite, etc) fera baisser la population, il n y a aucun secret en la matière…

  22. Yog dit :

    « Les gens pauvres font des enfants, car ils en attendent une aide pour leurs vieux jours !… »
    C’est en partie vraie comme cela l’était encore chez nous il y a un demi-siècle. Mais je crois surtout que les femmes qui ont beaucoup d’enfants dans les pays que l’occident maintient dans la pauvreté, ne choisissent pas d’en avoir autant. Beaucoup d’hommes/conjoints ne tolère pas la contraception (culture et/ou religion). Je pense que ce sont des femmes réduites à l’esclavage qui, si on leur permettait, accepterait la contraception.

  23. Nicolas dit :

    Yog, c’est très précisément ce que je dis quand je parle de l’école pour les enfants. Seul l’éducation peut permettre aux jeunes femmes de s’élever au-dessus des préjugés sociaux ou moraux, cela donne aux jeunes femmes l’occasion de s’émanciper de leur environnement social.
    Seul l’éducation donne aux jeunes femmes l’occasion d’apprendre un métier et donc de pouvoir décider d’elles-mêmes, étant devenue financièrement autonome.

    Education des jeunes – retraites des anciens – accès aux soins – un niveau de vie acceptable.

    C’est 4 choses sont une des clée !… C’est en tout cas mon sentiment…
    Bien à vous Yog.

  24. Claude dit :

    @ Marc : Le recul « galactique » me convient bien. Il fait partie de ce qui occupe mon temps en grande partie du haut de mon arbre. Mais le mien n’est pas virtuel, de même que je compte bien n’être jamais à la retraite. Si un jour le poids de l’âge ou de la douleur s’impose je n’aurai qu’à me pencher pour fondre à nouveau dans la matière…

  25. caragula dit :

    Marc:Le hasard est tout simplement le hasard.

  26. hifi dit :

    @ yves paccalet

    En tant que scientifique, grand biologiste et philosophe, j’ai du mal à comprendre votre crainte de ces Bacillus Infernus et votre souci d’être bien supérieur à eux !

    Peut-être n’avez vous pas perçu que ,nous, êtres humains, nous ne sommes qu’un infime maillon de la chaîne vivante dans ce cosmos qui nous dépasse, et que nous devons notre vie, ou notre mort, à ces milliards d’espèces que nous méprisons allègrement.

  27. Yves Paccalet dit :

    Je ne crains rien, je n’ai pas peur ! Je trouve ça drôle. La revanche de la vie, l’écologie dans le rôle du vengeur masqué, l’humour noir de l’ADN !

  28. Véro dit :

    Agent Désopilant Nettoyant?
    oups pardon…

  29. Marc dit :

    « Le hasard tout simplement le hasard ». caragula qu’est-ce que le hasard ? Le mot « simplement » est-il approprié ? Suite à votre intervention, j’ai fait quelques recherches sur ce thème et j’ai trouvé un petit texte très dense dont voici des extraits :
    « Invoquer le hasard, est-ce de notre part une attitude de prudence ? Les phénomènes qui se produisent dans la Nature enveloppent-ils une intervention du hasard ? Le hasard peut-il constituer une explication ? Y a-t-il un statut épistémologique précis du hasard ? Le hasard existe-t-il bel et bien, ou est-ce un concept qui est purement inventé par l’homme ? Quelle est sa justification ? Sur quel fondement peut-on admettre l’existence du hasard ? »
    « Dans la Nature toutes les choses existantes sont liées entre elles, tous les processus sont déployés simultanément. La Terre elle-même, comme on l’a découvert récemment, fonctionne comme une entité unifiée à part entière, enveloppant tous les processus qui se déroulent à sa surface. De même, la causalité linéaire, qui sert de schéma de raisonnement dans la théorie du hasard, est une abstraction, un concept de laborantin, il n’existe dans la Nature qu’une causalité circulaire et globale. La causalité circulaire rend bien plus complexe les processus qui entrent en jeu dans les phénomènes naturels, car elle implique une constante interaction. Alors, le hasard ? »
    « Les mutations semblent un processus plutôt destructeur que créateur. Le principe néodarwinien d’un « tri sélectif » est d’évidence un principe négatif qui est très insuffisant. . Le tri est une chose, la créativité auto-référente de la vie en est une autre. L’évolution ne s’est pas faite suivant la logique de la poubelle. Le hasard à lui seul n’explique rien de la prodigieuse intelligence créatrice à l’œuvre dans la vie. »
    « Les deux notions de système déterminé et de hasard se rejoignent et la différence qui les sépare tient seulement à la prévisibilité humaine du premier et l’imprévisibilité du second. »
    « Au fond la question serait plutôt de savoir pourquoi nous croyons dans le hasard. A partir de quel type de savoir ? A partir de quel forme de conscience ? Si notre conscience était moins fragmentaire, nous trouverions ce genre de phénomène tout à fait naturel. Nous ne serions pas étonné du réseau de coïncidences qui se tisse parfois dans notre vie. Il irait de soi. Ce n’est que dans la fragmentation et l’ignorance que l’on parle de « hasard ». Dans d’autres contextes culturels que le nôtre, et surtout à l’intérieur des traditions spirituelles de l’humanité, quand la vision est fondée sur la conscience de l’unité, on invoque beaucoup moins le hasard. »
    Pas vraiment simple non ?

  30. rastalavista dit :

    Bonjour,
    J’estime ne pas être complètement hors sujet (certains d’entre vous ont parlé de Soeur Emmanuelle) en vous livrant une petite fable écologiste écrite par mon père, inspirée par une scène vue sur les écrans tout récemment.

    En hommage à Soeur Emmanuelle…

    La Sainte et la Star

    Un peu avant qu’elle nous quittât,
    Une sainte, en son grand âge,
    Croisant une star des médias,
    L’entendit tenir ce langage :
    « Donnez-vous, ma sœur, un répit
    Au terme – ou presque – d’une vie
    Et, après tant de dévouements,
    Prenez vos aises un moment :
    Venez, dans mon hélicoptère,
    Contempler, depuis les nuées,
    Toutes ces beautés de la Terre ! »
    Bien connue pour son franc-parler,
    Sans doute, hier, la sainte eût dit :
    « Tu es bien riche, mon ami !
    Et qu’est-ce qui t’a ainsi pris
    Pour acquérir pareil outil !
    Car, dans ton cockpit, tu n’entends
    Ni le doux murmure des eaux,
    Ni le chant flûté des oiseaux,
    Ni les pleurs des être souffrants !
    Et – un instant – songe : imagine
    Mille et mille de ces machines
    Vrombissant, hurlant en plein ciel,
    Milles pales sifflant dans l’air
    Dans des torrents de décibels…
    Ami, que serait-ce ? : L’enfer !
    Non : le bruit ne fait pas de Bien !
    Vends vite ce bruyant engin
    - Qui, à secourir, fait merveille -
    Mais ne connaît pas son pareil
    Pour nous torturer les tympans
    Et, dans son vacarme, n’a place
    Pour les voyages d’agrément ! »
    Mais, ce jour, la sainte était lasse
    Et, minée par le poids de l’âge,
    N’usant pas de tels arguments,
    Consentit – hélas – au voyage
    Sans y voir la main de Satan
    *****
    Mais que nul n’en prenne souci :
    Soyez-en sûrs : Dieu lui pardonne
    Pour cet oubli…
    Elle, dont la flamme rayonne
    Au paradis !

  31. Anne-Marie dit :

    Star ,oui, sainte peut-être mais pas pour l’Eglise…Comment le pape et ses acolytes pourraient-ils canoniser une femme qui remet en cause les directives les plus stupides ?

  32. Yves Paccalet dit :

    Oui, soeur Emmanuelle, une femme de religion qui raconte, dans une interview à la télé, comment non seulement elle aimait se masturber quand elle était petite fille, mais comment (je cite de mémoire) cette pratique agréable ne l’a jamais quittée ! Ah ! Pour une fois qu’une « sainte » fait l’éloge du plaisir, au lieu d’y voir l’oeuvre du diable…

  33. Anne-Marie dit :

    Sans oublier qu’une de ses désobéissances à l’Eglise a été d’évoquer la contraception. N’est-ce pas « monstrueux » (et là je reviens au sujet…)et m^me criminel de refuser des contraceptifs ou des préservatifs en pleine épidémie de sida? Bravo à cette « sainte » pour son acte d’intelligence et de courage.Dommage qu’elle n’ait pas été jusqu’à l’abscence de culpabilité.
    On lui « pardonne » de ne pas s’être penché aussi sur le sort des non humains , en paticulier des ânes au Caire…
    Malheureusement , il faudra plus d’un livre pour faire vaciller les certitudes des grands « chefs »de l’Eglise qui préfèrent la mort d’innocents (humains et non humains d’ailleurs) plutôt que de revoir leur dogme.
    Mais l’arbre de Vie (Theillard de Chardin ! hihi! )ne continuera pas à grandir si les membres de l’Eglise continuent à massacrer les branches et les racines. Et le Pape pourra bien envoyer toutes ses bulles, elles éclateront en l’air comme de vulgaires bulles de chewing gum!

  34. Anne-Marie dit :

    A corriger : N’est-il pas « monstrueux »?

  35. Anne-Marie dit :

    deuxième correction! désolée ! (pas vraiment!) « Teilhard » de Chardin!

  36. Patrice André dit :

    Soeur Emmanuelle, sainte oui mais pas vierge !
    J’ai bien aimé le film, je vais peut-être lire le bouquin !

  37. Anne-Marie dit :

    Pour Patrice André : Quel film?

  38. Jeanne dit :

    Oui quel film ? Et qu’est-ce qu’être « vierge » ? Je connais une « demoiselle » qui s’est toujours refusée « le grand frisson », c’est sa façon de parler du sexe, (en revanche, elle n’a jamais confié si elle se masturbait !), mais qui du côté âcre, aigre avec ses semblables manque de « virginité » !

    Pour revenir au « billet » d’Y.P., à propos de « virus », celui qui vient de me mettre sur les genoux (cette expression ne tombe-t-elle pas à pic, quand on parle de soeur Emmanuelle ?), a mis du temps à me quitter. D’où venait-il ?

    Par ailleurs, amusant le prénom « Emmanuel(le) » qui signifie, me semble-t-il, « celui, celle, qui doit venir », me fait aussi penser à un film, à gros succès, « Emmanuelle » (il y a 25 ans peut-être) qui, si, là aussi, ma mémoire ne me trompe pas, exaltait le sexe et… la masturbation !

    Les « Hurons » m’ont fait prendre ma vieille édition de La Hontan, « Dialogues avec un sauvage » : un extrait qui va avec les derniers messages :

    Adario : « Or, il s’agit encore d’une chose impertinente, c’est que parmi vous autres, chrétiens, les hommes se font gloire de débaucher les femmes, comme s’il ne devait pas, selon toute sorte de raisons, être aussi criminel aux uns qu’aux autres de succomber à la tentation de l’amour.

    Voulez-vous que vos femmes soient sages, soyez ce que vous appelez « sauvages », c’est-à-dire soyez « Hurons »; aimez-les comme vous-mêmes et ne les vendez pas. Car je connais certains maris parmi vous qui consentent aussi lâchement au libertinage de leur épouses que des mères à la prostitution de leurs filles. Ces gens-là ne le font que parce que la nécessité les y oblige. Sur ce pied-là, c’est un grand bonheur pour les Hurons de n’être pas réduits à faire les bassesses que la misère inspire aux gens qui ne sont pas accoutumés à être misérables. Nous ne sommes jamais ni riches ni pauvres; et c’est en cela que notre bonheur est au-dessus de toutes vos richesses. »

    (Dialogue avec un sauvage, Paris, éditions sociales, 1973, p. 158).

    A prendre, bien sûr, avec les mentalités de l’époque (fin XVIIe, début XVIIIe siècle), mais toujours un petit air actuel, non ?

  39. Patrice André dit :

    Bingo Jeanne, c’est bien de ce film là dont je causais. Emmanuelle réalisé en 1974.
    Outre le prénom commun, c’est l’aspect sexualité et masturbation qui m’a fait commettre ce petit trait d’humour.
    Born to be wild

  40. Jeanne dit :

    Et zut ! Anne-Marie, vous n’êtes pas seule. (et c’est agréable de savoir que l’étourderie n’est pas unique. Avec toute mon amitié, merci Anne-Marie)!
    Des « S » sont restés sur le clavier, quand on tape trop vite, on se tape sur les doigts après… mais trop tard : errata : « leurS épouses », et dans le titre, à la fin : « DialogueS ».

    Il me semble que « Claude » avait préconisé de faire le message à part pour le relire, puis l’envoyer. Eh bien ! il avait raison.

    Pour Marc, malgré l’envie, pas le temps de répondre pour le « hasard » qui n’est effectivement que « trouvaille » humaine. Ceux qui croient, en cette « trouvaille » tout aussi humaine, l’appellent « Providence » à laquelle je ne crois guère davantage. Excusez le terme « trouvaille » qui peut sembler un tantinet péjoratif mais c’est celui qui me vient.

    Peut-être une réponse pour « vierge » et « virginité » ? Quand on est, et quand on naît femme, a-t-on conscience du poids de ces termes ?

  41. Anne-Marie dit :

    Merci Jeanne de m’avoir rappelé ce film sur Emmanuelle la belle…(Fait par les hommes et pour les hommes?)Qu’en pense notre belle Arielle qui je crois se lance dans les films érotiques…?J’ai tendance à perdre le peu d’humour que j’ai quand je parle de religion , du statut de la femme ou de celui de l’animal au cours des siècles …

  42. Yves Paccalet dit :

    Pour Frédérik Demecheleer, qui m’a demandé une adresse à la suite de l’article « Adrien Yuuto » : on peut toujours m’écrire à Tincave 73350 Bozel.
    (Adrien Yuuto a presque un an. C’est une petite merveille franco-japonaise, selon le point de vue 100 pour 100 objectif de son papy.)

  43. Jeanne dit :

    Excusez-moi, Yves Paccalet, et toutes et tous, mais j’ai envie de pousser un « coup de gueule » qui ne s’éloigne peut-être pas tellement du billet paccaletien.

    « Coup de gueule » provoqué par l’intervention de Georges Kiejman, entendue hier soir, à propos de la poupée de qui vous savez qui vient d’être débouté de sa plainte, et qui veut faire appel. (Il est vrai que maître Kiejman, pour lequel j’ai, et ai toujours eu, une forte estime, a déjà oeuvré pour le divorce de qui vous savez qui s’est précipité dans un re-mariage avec un ex-mannequin, malheureux et malchanceux comme chacun sait, qui sert son image).

    Quoi ! Lorsqu’on accepte de devenir, et à quel prix de déclarations mensongères et fanfaronnes, un homme public, ne doit-on pas accepter les aléas, les piques inévitables, inhérents à la fonction ? Tous les personnages, grands de ce monde, ont été, sont en proie, un jour ou l’autre, à la malignité publique, à la vindicte populaire, et aussi à l’adulation outrancière et écoeurante (qui met du baume, là où ça coince). L’esprit courtisan est, lui aussi, hélas ! inhérent à l’être humain, et peu d’êtres savent résister à l’encensement.

    Lorsqu’on arrive à la fonction suprême ne doit-on pas se mettre au-dessus de la mêlée ? Lorsqu’on a su instiller le « virus » de la peur, de la sécurité à n’importe quel prix pour se faire élire, à l’image de l’autre grand copain des USA, doit-on et peut-on succomber à la morsure de l’ego, attaqué à juste raison par ailleurs ?

    Attention ! Même si elle ne se répète pas, l’Histoire offre des similitudes troublantes. Lorsqu’on n’accepte plus d’être critiqué ou « caricaturé » (bonjour et merci Daumier), on révèle son vrai visage : celui du despote prêt à faire le « grand coup » pour s’assurer la mainmise sur le peuple, considéré comme vil et abêti.

    Comment peut-on être dupe ?

    La démocratie, et la République, ont vécu, survécu, tant bien que mal, et il y eut, depuis un peu plus d’un siècle, des gens qui se sont levés pour les défendre. En sommes-nous encore capables aujourd’hui ? Pour une « poupée » à laquelle il ne fallait attacher que le prix d’une poupée, représentation dérisoire, mais vraie et révélatrice, peut-on, – et puisque l’ego est touché à ce point, ne montre-ton pas un visage que l’on cache pour mieux le mettre au grand jour, le moment venu ? – doit-on sortir la LOI ?

    Devra-t-on interdire, désormais, les masques de Carnaval, les dessins humoristiques des journaux qui sont déjà bien muselés, les sketches des humoristes qui ne passent plus que difficilement, les conversations dans les bistros sous peine d’être interpellé(e)s, etc. J’arrête !

    Lorsqu’arrive le temps des autodafés, – et l’autodafé sournoise du muselage des médias n’est-elle pas un exemple, – l’assujettissement et l’asservissement sont commencés. Méfiance, tout est devenu possible, resterons-nous aveugles et sourds ?

    Si vous trouvez que ces propos sont trop… trop…, Yves Paccalet, ne les passez pas. En tout cas, merci de les lire.

  44. Nicolas dit :

    Jeanne, j’ai entendu le contraire aux infos, à savoir que le chef de l’état vient d’être débouté de sa demande, et que donc, la poupée en question pourra être vendu !…

    Mais de toutes façons, c’est pas moi qui irait l’acheter… Si c’est pour aller enrichir un type (le fabricant), qui est sans doute déjà plein aux as ! Non merci !…

  45. Claude dit :

    @ Nicolas : Il est normal que tout soit si difficile. Regardez ici même , Jeanne qui écrit son message juste avant le vôtre : »… à propos de la poupée de qui vous savez qui vient d’être débouté de sa plainte… ». Et vous qui juste après écrivez : « …le chef de l’état vient d’être débouté de sa demande »… Alors imaginez ceux qui ne savent même pas lire…

  46. Jeanne dit :

    Comme il est délicat de mettre un nom précis, j’aurais dû faire plus attention et me relire pour préciser : « … à propos du problème soulevé par la « poupée » reproduisant « qui vous savez », qui vient d’ailleurs d’être débouté de sa demande en justice et… »

    Ecrire sous l’empire de la rogne n’est jamais bon : la preuve en est.

    En rentrant ce soir, j’ai eu droit à : tu as raté « C’ dans l’air » ! Il y était question d’une certaine « poupée ».

    Mais « dites-moi, dites moi, même », ami(e)s, jusqu’où va-t-IL aller ?

  47. Marc dit :

    Je voudrais en m’éloignant peu du sujet principal de ce mot de Yves (ces petites bêtes sympa, les virus et les microbes, qui nous font passer de vie à trépas) et en profitant de cette période de l’année où il est coutume de penser à nos morts, revenir sur un sujet de débat qui avait fait un flop il y a un an lorsque je l’avais proposé : la crémation des morts est-elle écologique ? Consommer de l’énergie (fossile majoritairement) et balancer du CO2 dans l’atmosphère pour accélérer ce que la nature fait très bien depuis toujours, est-ce bien écolo ? Alors pourquoi ce choix de plus de 30% des français ? La purification par le feu ? La peur des asticots ? Simplifier les opérations pour la famille ? Effacer au plus vite la mémoire ? Au fond n’est-ce pas une retombée de notre mode de vie : ne plus laisser du temps au temps, consommer tout de suite, évacuer, jeter, oublier.

  48. Nicolas dit :

    Claude, je vous touve un dur avec moi !… Mais j’avoue je suis coupable… Après une dure journée de labeur, mon esprit c’est quelque peu embrouillé…

    Concernant l’histoire de la poupée, je trouve qu’il y a plus grave !… Le chef de l’état avait traité un pauvre diable de pauvre con au salon de l’agriculture (enfin bref, quelque chose dans le genre)…

    Récemment un gars vient d’être condamné parce que il avait brandit une pancarte disant textuellement ce que Sarkozy avait dit à notre pauvre diable du salon de l’agriculture, et il a brandit sa pancarte sur le passage du président… Le gars a été condamné pour sa !…

    Je trouve personnellement que cette histoire est beaucoup plus grave que l’histoire de la poupée !

  49. Claude dit :

    Concernant la crémation je vous rappelle qu’il existe encore quelques cultures pour lesquelles la crémation a un sens légèrement plus élaboré…

  50. Nicolas dit :

    J’apporte une rectification à ce que j’ai dis concernant le gars à la pancarte, celui-ci n’a pas encore été condamné, mais le verdict tombera le 6 novembre !…

    Pour ma part, je souhaite que le justice laisse en paix l’homme à la pancarte…

  51. Patrice André dit :

    À Jeanne
    « jusqu’où va-t-IL aller ? » demandez-vous Jeanne. J’ai envie de vous répondre, jusqu’où il pourra. Paquet fiscal pour les plus aisés, franchises médicales par ci, détricotage du code du travail par là, possibilité de travailler, le dimanche, jusqu’à 70 ans, démantèlement des services publics, nationalisation des pertes, privatisation des profits etc… Ce n’est pas 68 qu’il veut effacer, c’est 36.
    Donc tant que l’on ne l’arrêtera pas il continuera. Et entre une gauche en pleine déliquescence et des syndicats corporatistes, on peut pas dire que l’opposition soit en ordre de bataille.
    Pour paraphraser Christophe Alévèque : « A ce rythme là, dans quatre ans, ce n’est pas un trou du cul qu’on aura, c’est un terrain de golf ».
    Autre hypothèse, certains « évènements » peuvent l’arrêter. Il louait l’année dernière le système américain des crédits hypothécaires et voulait l’importer en France. On a eu chaud !
    Rangée aux rang des FBI (Fausse bonne idée), il est vrai que bizarrement, les médias ne nous rappellent pas la position présidentielle de l’époque.
    Question subsidiaire, qui a dit : « Je tiens à apporter mon soutien à votre journal qui s’inscrit dans une vieille tradition française, celle de la satire »,
    Réponse : « IL » dans un courrier de soutient à « Charlie hebdo » dans l’affaire des caricatures de Mahomet. Étonnant non ?

  52. Marc dit :

    Pour Claude. Il existe en effet « quelques cultures pour lesquelles la crémation a un sens légèrement plus élaboré », en Inde par exemple. Demandez donc aux quelques forêts qui survivent encore, si elles apprécient ce genre de culture. La déforestation est catastrophique. Le bois est devenu un produit rare et très cher mais la crémation « électrique » proposée en substitution est rejetée.
    Chez nous pour ceux qui refuse l’inhumation classique pour moult raisons, il y a une nouvelle technique plus écolo que la crémation, appliquée à Londres et aux USA, appelée la résomation. C’est une hydrolyse alcaline qui consiste à dégrader le corps du défunt par chauffage à 160°C dans une solution de potasse sous pression à pH 14. Pour plus d’info voir le site http://assoarbre.canalblog.com/archives/2008/06/02/9425003.html . Il faudrait convaincre les maires des grandes villes de demander l’installation de ce type de traitement des corps aux sociétés de pompes funèbres. Mais il y a sûrement un lobby du crématorium.

  53. Claude dit :

    @ Marc : Il y a des phénomènes humains qui portent une dimension symbolique tellement importante qu’il paraît difficile de les éradiquer sans les remplacer par une attitude tout aussi riche en symboles. Je ne crois pas que l’on puisse remplacer la crémation par une technique moins coûteuse en bois sans générer un chaos social dans des pays comme l’Inde par exemple. Ce phénomène me paraît mineur comparé à ce que génère l’industrie en général. Et je ne crois pas qu’en s’attaquant aux symboles portés par la naissance à la vie et à la mort on fasse avancer le schmilblick. On ne peut pas aborder en même temps tous les problèmes de front. Et on ne peut en tous cas pas réduire les symboles associés à la crémation à un problème de nature uniquement écologique et technique.

  54. Marc dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec vous quand il s’agit de cultures ancestrales. Cependant n’oublions pas que celles-ci se sont établies à une époque où la population humaine était en équilibre avec son environnement ce qui n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Par contre on ne peu absolument pas utiliser le prétexte de la culture pour nos sociétés occidentales. D’ailleurs la religion catholique n’accepte la crémation que depuis peu de temps (Paul VI). Maintenant en ce qui concerne les petites économies je ne suis pas d’accord avec vous. La chasse aux « gaspis » devrait rentrer dans nos réflexes et tout ce qui peut être gagné facilement devrait être fait. Nous devrions intégrer une culture de l’économie et même une espèce de philosophie du consommer juste. Il me semble que la crémation étant énergétiquement négative (sauf démonstration du contraire) il ne faut pas la retenir comme technique d’élimination des corps. Peut-être faut-il innover là aussi.

  55. Claude dit :

    Il me paraît difficile de s’attaquer à tous les problèmes potentiels et réels en même temps. Ceux qui portent le plus les symboles spirituels liés à la vie/mort devront à mon avis être traités plus tard que ceux liés à la surconsommation d’énergie industrielle et domestique dans les pays dits développés et les pays émergents.
    Pour ma part je vais cesser ma participation (bien inutile) à ce blog, car hormis le fait de s’offusquer et théoriser l’avènement d’un nouveau paradigme nous sommes comme des enfants dans une cour de récréation. Tout celà me parait bien vaniteux et ne fait que manifester notre totale impuissance à modifier quoi que ce soit. Sur ce blog comme sur d’autres on trouve des gens plus lucides que ne le sont les groupes d’humains en général mais hélas tout aussi impuissants à modifier la route vers l’inévitable écroulement à venir. Nous verrons lors de l’accroissement des difficultés de tous ordres à venir ce qui émergera vraiment de toutes ces discussions. Je reste éveillé et vigilant mais aussi assez peu confiant qu’ici comme sur d’autres plateformes de discussions se prépare un noyau de conscience nouvelle. Je pense que celui-ci émergera s’il doit l’être, de manière inattendue.

  56. Véro dit :

    Claude: je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire beaucoup, mais je ne suis pas d’accord du tout avec vous. Qui juge de l’utile ou de l’inutile ? Qui a assez de recul? personne. Il reste que dans la mesure de nos posssibles individuels, nous devons tout faire pour faire valoir nos arguments, et ne pas se décourager, voire changer d’avis quelquefois…
    La video de l’argent-dette était très utile…(merci!) mais nous n’avons pas toujours le temps de développer et de dire merci, oui en effet, patati patata …Le noyau de conscience nouvelle a déjà émergé, à mon avis, mais comme tout foyer, il peut se faire éteindre très vite…Il ne faut surtout pas le laisser à la merci du premier pompier venu et en attendant, nous nous tenons chaud également … non ? A + :-)
    http://www.superno.com/blog/?p=482

  57. Claude dit :

    Pour ma part je pense être assez bien placé pour évaluer sereinement le degré d’utilité de mes interventions dans ce monde. A force de croire qu’il s’agit de jugement de valeur (qui juge de l’utile ou de l’inutile ?) ou encore que personne ne peut ceci ou cela par manque de recul on finit par accepter de dire un peu n’importe quoi simplement pour compenser un profond sentiment d’impuissance et « se tenir au chaud » entre soi. Je ne sais pas combien de personnes, ne serait-ce qu’en France sont relativement éveillées aux problèmes de l’espèce humaine, et combien parmi elles ont le sentiment que leur intervention dans la vie quotidienne a un quelconque poids ? Mais tous ces rêveurs impuissants que représentent-ils face à ces millions d’inconnus aux noms desquels ils parlent pompeusement de l’avenir ? Le noyau de conscience nouvelle a émergé ? Bien ! Combien parmi les utilisateurs de ce blog sont-ils prêts à faire part de leur compréhension nouvelle du monde à ceux qui ne se sont pas vautrés dans le confort mou et les crédits personnalisés à long terme ? Tous ces blogs ne sont que des dérivatifs destinés à développer une bonne conscience face à notre impuissance. La réponse ne viendra pas de nos consciences aseptisées et sûrement pas de nos pays aux peuples lobotomisés. Il va falloir se préparer à une rencontre avec des intervenants beaucoup moins bavards et beaucoup plus radicaux dans leurs interventions.

  58. Nicolas dit :

    Claude, je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites que « ces blogs ne sont que des dérivatifs, etc », il me semble aussi qu’ils nous permettent d’échanger des informations et d’apprendre des choses… Enfin moi, j’ai appris des choses sur ce blog…

    j’estime aussi, que si j’arrive à convaincre ne serait-ce qu’une personne sur 30, de faire évoluer son comportement ce sera déjà ça de gagné !

    Claude, je suis aussi en désaccord avec vous quand vous dites : « il va falloir se préparer à une rencontre avec des intervenants beaucoup moins bavards et beaucoup plus radicaux dans leurs interventions ».
    Soyons clair, je ne sais pas à quoi vous faites allusions ?
    Ce qui est sûr, c’est que la violence ne résoudera jamais rien, elle n’a jamais rien résolu, et elle ne résoudera jamais rien !… Le croire c’est se tromper très lourdement !…

    Quant à l’avenir de l’Humanité ! qui peut dire ? Peut-être que l’avenir de l’Humanité c’est « Mad Max » ou « La planète des singes » ?… Peut-être ? J’en sais rien ?

    Je suis d’accord pour dire qu’il y a une certaine impuissance, mais pas une totale impuissance !

    Qu’est ce que la richesse ?…
    Certains disent que les grandes entreprises et les PME produisent la richesse ! Que la compétitivité entre les entreprises crée de la richesse !…
    Là est le mensonge !… LE GROS MENSONGE !…

    La seule qui produit de la richesse c’est la Terre ! Tout vient de la Terre !…
    L’écran avec lequel vous me lisez, la chaise sur laquelle vous êtes assis, les vêtements que vous portez, l’ampoule qui vous éclaire, le clavier de votre ordi, l’eau que vous buvez, vos aliments, toutes, et je dis bien toutes les richesses sont issue de la Terre !…La terre, la bonne terre ! Celle où se trouve les vers de terre !…

    Il faut CASSER LE MYTHE selon lequel les entreprises, les grandes, les PME créer de la richesse !… C’est faux, et archi-faux, seule la Terre est créatrices de richesses !…

    Les entreprises transforment une richesse déjà là, c’est tout !

  59. Claude dit :

    Je ne crois pas un instant que la vilolence résolve quoi que ce soit. Quoi que parfois elle fige certains processus plus subtilement destructeurs. Je voulais juste dire qu’elle me paraît inévitable, à cause de la façon dont la grande crise systémique actuelle se développe. Cette violence à venir va créer un monde encore plus oppressif qu’il ne l’est déjà. Je ne peux pas dire que je m’en réjouisse.

  60. caragula dit :

    Claude;D’accord avec vous car nous avons atteint un niveau de perversité impressionnant.
    Pour pouvoir consommer et pour nourrir des intermédiaires au passage nous exploitons le peuple chinois et les peuples des pays émergents.Nous sommes dignes des civilisations esclavagistes qui nous précédèrent.
    le système se boucle en les faisant acheter avec les actifs générés par ce commerce des produits financiers pourris.
    Pour alimenter ce système nous avons depuis des années casser notre structure manufacturière;comment voulez vous rendre vertueux ce cercle pervers

  61. Nicolas dit :

    Claude, je suis d’accord avec vous quand vous parlez de grande crise.
    Que sera l’avenir ?… Que pensent les gens ?…
    Vous pouvez être marié avec une personne pendant 40 ans et ensuite divorcé !… Ca arrive !… Ce que je veux vous dire, c’est que, vous ne pouvez jamais savoir ce que quelqu’un a dans la tête !… Alors savoir ce que pensent et penseront et feront un peu plus de 6 milliards d’individus, ça bien malin qui peut le dire !…

    On sait ce qui se passera avec notre environnement si on ne chagent pas nos modes de vies et de pensées, car le calcul des probabilités nous permet grosso modo de le savoir, c’est un modèle qui est mathématisable…

    Ce qui se passe dans la tête d’une seule personne ce n’est pas prévisible, c’est un modèle qui n’est pas mathématisable ! Alors que se passent-il dans les têtes des milliards d’êtres humains ????… Mystères !…

    Pour que les choses changent, il faudrait un mouvement sociologique de grande ampleur !
    Cela se produira t-il un jour ? Très franchement, je n’en sais rien ! Mais je l’espère…

    Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste, l’Homme est capable du meilleur comme du pire…
    Peut-être disparaîtrons-nous comme notre cousin De Néandertal ?
    Peut-être ? Peut-être pas ?
    L’avenir est ouvert et il n’est pas écrit…

  62. Claude dit :

    @ Nicolas;: Nous ne sommes pas dans l’abstraction intellectuelle ni dans les divagations. Nous ne sommes pas dans les supputations sur qui peut quoi. On ne peut RIEN, du moins dans l’état actuel de nos cogitations tous azimuts. Alors relisez l’extrait que Marc a inclus dans son dernier post sur « Membracides » et concernant une réflexion du glaciologue français Claude Lorius, 76 ans… Et pas mal de maturité et d’expérience dans sa perception du monde.
    Qu’en pensez-vous ?

  63. Nicolas dit :

    A mon tour, Claude, je vous demanderais de me relire, car ce que j’écris n’est pas fondamentalement différent de ce que pense Claude Lorius.
    Enfin me semble t-il ?…
    Et même, j’irais encore plus loin, je dirais que je ne suis pas en désaccord avec vous-même sur ce que vous avez écrit aujourd’hui à 14h18.

    Quand vous dites : « On ne peut RIEN, du moins dans l’état actuel de nos cogitations tous azimuts. »
    Très bien, vous avez raison et je vous donne raison…

    Quand vous dites : « Cette violence à venir va créer un monde encore plus oppressif qu’il ne l’est déjà. »
    Par politesse, je vous renvoie à vos griefs : qui fait preuve d’abstraction intellectuelle, qui divague, qui suppute ? …

    Vous remarquerez que quand je parle de l’avenir (tout du moins du fait Humain), j’emploie toujours le conditionnel !…

  64. Claude dit :

    @ Nicolas : Il y a certains signes qui permettent d’entrevoir quand on en connait les prémices, ce qu’en seront les développements. Ça nous entrainerait trop loin, mais aujourd’hui il est assez facile de prévoir les comportements collectifs. Quelques phénomènes inducteurs judicieusement répétés suffisent. Les dominants l’ont compris et il y a longtemps que toutes les techniques de manipulation, de plus en plus sophistiquées sont assez au point. Regardez par exemple, combien de personnes ne savent pas qu’elles ne savent pas… Combien savent que le système financier a été perverti complètement (1973) il y a 35 ans par Pompidou et Giscard ? Combien connaissent l’article 104 de Maastricht (1992) : « Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales”, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »
    Cet article 104 a en fait entériné ce qui se pratiquait déjà depuis 1973 et a été étendu à l’Europe… Pompidou devenu chef d’Etat a également siégé à la banque Rothschild… Aujourd’hui encore un Giscard y siège… Et tout ça n’éveille pas beaucoup la curiosité… Comment des chefs d’Etats peuvent-ils priver un Etat de créer lui-même sa monnaie et conduire une nation, des nations, dans les griffes des banques privées qui créent de l’argent virtuel par le biais des crédits ? C’est simple, il suffit qu’ils siègent d’abord dans les conseils d’administration des banques privées. Il n’y a aucun organisme politique se prévalant du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui a mis ces éléments en exergue et si possible de manière répétée. Simplement pour attirer l’attention des peuples, justement. La crédibilité de ces hommes politiques n’a jamais été profondément remise en question à cause de leur allégeance aux banques, c’est étrange. C’est comme ça que la dette étatique, donc publique, est née. Depuis le Rapport Meadows (1972) issu du Club de Rome (Halte à la Croissance) le signal d’alarme a été tiré, la notion « d’empreinte écologique » a été énoncée. Il est probable que ceux qui s’intéressent à ces phénomènes aujourd’hui auraient pu vraisemblablement contenir l’évolution du désastre s’ils en avaient été conscient à l’époque, où plutôt leurs parents… Autant que je m’en souvienne, il y avait vraiment peu de monde pour s’y intéresser… C’est pour ces raisons qui mériteraient un développement plus complet, que je ne peux pas aujourd’hui parler au conditionnel et plutôt penser comme Serge Latouche, Claude Lorius et d’autres que l’espoir ne peut résider QUE dans l’apparition de phénomènes encore inconnus aujourd’hui. Il faut donc arrêter de croire que tout est encore possible, arrêter de croire aux pseudo vertus du prosélytisme, à la bonne volonté, et à tous les « y faut qu’on », « ya qu’à »… Il ne s’agit donc pas de jouer sur les mots ou d’entretenir de pâles joutes verbales via des blogs eux-mêmes gros consommateurs d’énergie. Il est temps de devenir plus pragmatiques dans nos fonctionnements et tenter de rétablir les économies locales, les systèmes d’entraides non institutionnels, la solidarité entre membres d’une même zone d’habitation. Il est temps de se passer des crédits et des hommes politiques. Ils nous ont conditionnés à croire que nous avions besoin d’eux. Conditionnons-nous à essayer de nous en passer. Ils auront beaucoup plus de mal à se passer de nous que l’inverse.

  65. Nicolas dit :

    Claude, je ne crois pas que tout est encore possible. Je ne le sais pas !… Je ne connais pas l’avenir…

    Il y a du vrai dans ce que vous dites… Mais je ne partage pas toutes vos analyses…

    Le système n’est pas seulement le fait de quelques grands hommes politiques, grand pontes du capitalisme ou autres banquiers.

    Je parle d’expérience : J’ai déjà été de l’autre côté du miroir, j’ai déjà travaillé dans pas mal de PME, et notamment dans une entreprise faisant métier de commerce (une toute petite PME):
    le salarié n’ira jamais assez vite, la salarié ne fera jamais assez bien, le salarié devra se sacrifier à la PME de son patron, telle est la règle…
    Au téléphone on est tout gentil avec le pigeon (pardon le client), service après vente oblige et patati et patata, et des que le client à racroché son téléphone on se fout de sa gueule, et on se rit de sa stupidité et on invente de plus belle de nouvelles méthodes pour plumer le pigeon (pardon, le client), ex : 20% de gratuit sur un produit bas de gamme dont on veut se débarrasser au plus vite et dont on ventent les innombrables mérites aux clients (aux pigeons), etc… Tout cela, Claude, ne se passe pas dans une grande multinationale, mais dans une petite PME francaise de moins de 10 salariés (et que j’ai quitté, parce que je n’en pouvais plus !)…

    Ce que je veux vous dire c’est que le système vient aussi de tout en bas… Un petit patron de PME n’a rien a envié aux grands pontes du capitalisme, croyez moi !… Et un patron de PME est tout aussi responsable du système que nous avons, que le banquier d’affaires ou le PDG d’une grosse boîte, soyez-en certain !…

    Il faut que les gens aient envies de changer de modes de vies, de pensées, de consommations, qu’ils retrouvent le lien avec la Terre et la nature…,…
    Soit ce mouvement se produira !
    Soit ce mouvement ne se produira pas !

    En tout état de cause, je ne sais pas ! Je ne sais pas l’avenir…

  66. caragula dit :

    Nicolas;l’homme est l’homme,du plus humble au plus riche.Nous n’avons rien perdu de notre passé évolutionniste.Peur de manquer,hiérarchie dans le partage,domination,tricherie dans le groupe. Notre soit disante civilisation nous a t’elle changé?
    Notre avenir est tout tracé!

  67. Nicolas dit :

    Caragula, je suis d’accord quand vous dites que l’homme est l’homme.

    L’Homme d’aujourd’hui a perdu le lien avec la Terre, c’est un des drame de notre temps…

    Si mes pieds ne touchent pas la terre (un pré, ou le sol d’une forêt par exemple) pendant un certain temps, j’aurais du mal à me sentir bien…
    C’est ce genre de lien que les Humains ont perdu, hélas !…
    J’ai la chance d’habiter un massif montagneux, quand vous vous trouvez face à une montagne, vous voyez à quel point l’Homme est petit, nous sommes ridiculeusement insignifiant devant l’univers… Et nous dépendons TOTALEMENT de la Terre.

    L’Homme avait tout pour être heureux, une planète magnifique, grandiose, pleine de vie, qui lui procurait à profusion de l’eau, de l’air, des poissons, du gibier, des animaux de la ferme, des fruits, des légumes, des vêtements et toutes les merveilles naturelles qui réjouissent ses sens…

    C’était un bon modèle, le meilleur, nous étions en lien avec la terre…

    Aujourd’hui l’Homme n’a qu’une seule idée en tête : acheter le téléphone portable dernier cri ; dans quelle île lointaine partirais-je en vacance cet été ; aurais-je les moyens d’acheter un i-phone ; regarder le foot à la télé ; s’enivrer le samedi soir ; etc, etc, etc…

    Voilà le quotidien de l’Humain d’aujourd’hui !…

    CULTE DE LA DISTRACTION ET ADORATION DU TRAVAIL, voilà les valeurs d’aujourd’hui…

    Notre avenir est tout tracé ! Dites vous Caragula, peut-être ? Je ne sais pas ?… En toute franchise, je ne sais pas…

    La terre, la nature, les vers de terre, le vent, la pluie, l’odeur de la terre après la pluie, la beauté des cimes, le rocher, le cailloux, la pierre, la plante, la fougère, la fleur, la mousse, l’animal, le cerf, les bruits, les sons, la vie, les parfums… Nous sommes de cela…

  68. Jeanne dit :

    C’est dimanche. Il fait nuit et, après avoir vidé ce qui me reste de cerveau à un boulot dont je me demande pour quoi et à qui il servira, je viens de lire comme d’habitude le blog. Aie ! Aie ! les échanges sont pessimistes, pessimistes, et cependant d’une justesse éclairante sur, hélas ! ce qui nous attend.

    Claude : on ne peut qu’être désolé que vous quittiez ce blog : quelqu’un qui cite le Club de Rome se doit de continuer la longue route, même si elle semble ardue et… trop souvent obstruée par l’indifférence et l’aveuglement de nos semblables…

    Oui ! Nous allons droit dans le mur. Et puisque vous avez cité le « Club de Rome », permettez-moi de vous dire que nous ne pouvons qu’être en accord. Voici, pour faire vite, quelques extraits d’un ouvrage de : Mihajlo Mesarovic et Eduard Pestel, « Stratégie pour demain » – Deuxième Rapport au Club de Rome, Paris, Seuil, 1974 :

    « L’analyse de la situation alimentaire globale, àl’aide de notre modèle mondial nous amène à conclure que, si la tendance actuelle du développement se poursuit, la pénurie de nourriture ne fera qu’empirer jusqu’à prendre des dimensions catastrophiques.[...]
    La seule issue possible à la situation alimentaire mondiale exige par conséquent:

    1 – Une approche globale du problème.
    2 – Une aide en biens d’équipement et non en marchandises (sauf pour la nourriture).
    3 – Un développement économique équilibré pour toutes les régions.
    4 – Une diversification de l’industrie à l’échelle mondiale, débouchant sur un système économique authentiquement global.
    5 – Une politique démographique efficace.
    Il n’est de solution possible qu’à condition de trouver la bonne combinaison entre ces différents facteurs. En négligeant n’importe lequel d’entre eux, on se condamnerait à l’échec.
    Nous ne saurions conclure sans considérer l’urgence de la situation présente. »

    Nous étions en 1974. Nous sommes en 2008, et nous avons vu, nous ne pouvons pas dire que ces phrases, cette analyse n’étaient pas pertinentes et, hélas ! prémonitoires.

    J’ai bien peur, Nicolas, que nous ne nous battions,non pas demain, mais aujourd’hui, pour un bout de pain. Des milliers de gens meurent de faim. Alors ?

  69. Jeanne dit :

    Une fois de plus, le message est parti…
    Ces considérations ne sont qu’au niveau de l’alimentaire ! Le Club de Rome a commencé en 1968 et ses travaux paraissent toujours actuels et cruellement vrais.
    « Certes, depuis toujours, les philosophes ont souligné l’unité fondamentale de la nature, de l’homme et de la pensée, ainsi que les corrélations de leur développement. Mais on n’en a guère tenu compte, dans la pratique politique et sociale. » (p. 199) Les autres pages : 126-136.

    Accablant pour notre égoïsme…

  70. caragula dit :

    Nicolas;
    à un moment vous avez parlé de la disparition de néanderthal.
    Ce sujet m’intéresse pouvez vous le développer SVP

  71. Nicolas dit :

    Jeanne, je comprends ce que vous dites. Mais, je suis comme vous, je donne mon point de vue sur ce blog, je livre mes réflexions…
    Il n y a, de toute façon, de mon point de vue, qu’un mouvement sociologique de grande ampleur qui fera changé les choses…

    Le Monde a abandonné le modèle « rural-paysan », le modèle  » poly-agriculteur ; poly-éleveur », qui existait depuis toujours un peu partout et qui marchait asssez bien… L’Humain d’aujourd’hui a perdu ce lien avec la terre, la suite conditionne tout le reste…
    Mais encore une fois, l’avenir je ne le connais pas !… Nous savons tous, ce qui va se passer si il ne se pase rien !…D’accord !…
    Mais peut-être que quelque chose va se passer, j’en sais rien ?…

    Caragula, concernant notre cousin De Néanterthal, j’ai bien peur de ne pas en savoir beaucoup plus que vous sur le sujet…
    Certains pensent que si il a disparu c’est parce que l’Homme de Cro-Magnon (nous même), lui a avons livré une concurrence trop acharné (notamment dans la chasse), etc…
    D’autres pensent qu’ils s’adaptaient mal à des changements de situation , etc…
    Certains imaginent encore des histoires d’amours entre Néantérthal et Cro-Magnon…

    Peut-être que Néanterthal a été victime de nouvelles maladies qui ont décimé son espèce ?… Mais encore une fois je ne suis expert…

    Bien à vous jeanne et Caragula. Nicolas.

  72. Aqueduc dit :

    L’Homme avait tout pour être heureux, une planète magnifique, grandiose, pleine de vie, qui lui procurait à profusion de l’eau, de l’air, des poissons, du gibier, des animaux de la ferme, des fruits, des légumes, des vêtements et toutes les merveilles naturelles qui réjouissent ses sens…et il n’a pas su étudier le cycle de la vie, (je crois qu’on dit menstruations, femmes dotées d’utérus)alors qu’ils auraient du se concerter elle & lui , afin d’avoir un regard sur les animaux et la nature un peu plus lucide, quant à notre existence interplanétaires, donc comme c’est trop tard, angoisses, maladies, discordes sont en effet parmi nous et je dirai comme tout le monde, bon courage et sauve qui peut et un gros fuck aux empêcheurs de souhaiter, et il y en à grand nombre

  73. Aqueduc dit :

    jeanne > excusez moi j’avais pas lu votre post !

  74. Aqueduc dit :

    1 – Une approche globale du problème.
    2 – Une aide en biens d’équipement et non en marchandises (sauf pour la nourriture).
    3 – Un développement économique équilibré pour toutes les régions.
    4 – Une diversification de l’industrie à l’échelle mondiale, débouchant sur un système économique authentiquement global.
    5 – Une politique démographique efficace. olala j’en ai encore oublier l’essentielle

  75. Aqueduc dit :

    excusez ma mise en page,j’ai pas fait entrée,alors le olala …est mal disposé, trop vite toujours trop vite …
    Je vous dis c’est du mas-eratisme ou mazeratisme pour les chauffards !

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