Besoin d’utopie

28 mars 2009

(De Québec. Suite de ma rêverie pour un monde futur. Anouar vient de téter, rote et sourit.)

Je revendique ma liberté de rêver.
Mon devoir de philosophe m’oblige à assener que la situation démographique, écologique et militaire de l’humanité rend urgent l’usage immodéré de la drogue utopie.
Puisque la mondialisation est en marche, puisqu’elle s’installe sous son apparence la plus anarchique et la plus brutale, tentons le tout pour le tout. Utilisons sa force pour la renverser. Comme au judo ! Enfilons le kimono et battons-nous sur le tatami de l’Histoire (ça nous changera du champ de bataille).
Inventons la démocratie universelle.
Instituons le gouvernement de la Terre.
Créons les États-Unis du Monde !
Cette entreprise sera notre Contrat social et notre Everest… Escalader ce sommet ne constituera pas une balade du dimanche, mais une aventure sublime, exaltante et incertaine, au cours de laquelle nous risquons de nous « dérocher », comme on dit dans en Savoie. Nous ne sommes pas des chamois : nous ne trouverons aucun passage facile. Nous sommes coincés par en bas, alourdis par nos pulsions, entravés par la tyrannie de nos désirs, embourbés dans les ornières de l’Histoire. Il nous faut sortir par le haut.
Nous devons imaginer et faire fonctionner un gouvernement de la planète. Bâtir un seul pays : la Terre. La Terra humanis. La Terre humaine, enfin ! Tous ensemble, sur le globe, nous nous trouvons dans la position des Insurgents d’Amérique en 1776 ou des révolutionnaires français en 1789. Il nous incombe de mettre sur pied une Assemblée constituante, et rédiger la Constitution de la planète.
Nous ne bénéficierons pas deux fois de la même conjoncture. Si nous refusons d’emprunter l’itinéraire du cœur et de la raison, escarpé et malaisé, mais digne de nos plus belles découvertes, alors nous pourrons commander notre monument aux morts, que nous sculpterons dans un tas d’ordures et sur lequel le dernier d’entre nous aura peut-être la force de graver ces mots : « Ci-gît l’humanité, vanité envolée. Ni fleurs, ni couronnes. Rien qu’un grand éclat de rire ! »

Anouar sur sa Mamie.

Anouar sur sa Mamie.

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136 réponses à Besoin d’utopie

  1. Boris dit :

    Vous avez ma voix Monsieur le Président.
    Si vous avez besoin de Ministres…

  2. Patrice le tourangeau dit :

    Comment ça, Anouar rote ? Je plaisante bien sûr. ( Chloé ne se prive pas non plus ) Ce joli petit bonhomme, autant que son petit cousin du Japon, est la preuve que le rêve est possible, que les états unis du monde sont viables. Un petit enfant au Québec, un autre au pays du soleil levant ( ça dépend d’où on regarde ce pays !!! ) et des millions d’autres rotent à leur tour, du moins ceux qui ont pu manger. Ces jolis bambins ingnorent encore que la planète est une boule paumée au coeur d’un univers dont on ne connaît pas les limites, que des gens qui ne se ressemblent pas forcément en apparence peuvent procréer ensemble, ils sont neufs, sans taches encore.
    Quant à la mondialisation, pas de souci, elle fonctionne bien, j’ai des preuves qui vont plomber l’ambiance … désolé. Ce matin, dans le journal local, dans le coin où je vis, à l’ouest de la Touraine, des gens ont été arrêtés pour traffic de bulbes de perce-neige ( j’ai un problème avec le pluriel, au secours ! )14 tonnes, vous rendez compte, 14 tonnes ont été saisies avant leur expédition vers le marché Hollandais. Les clients ne se soucient pas, volontairement je pense, et ferment les yeux sur le traffic qu’ils n’ignorent pas. Ah ! oui, ça c’est de la mondialisation. Je connais un des gendarmes qui est intervenu … selon lui, ils ne pourront pas faire grand chose face à la communauté incriminée. ( une vielle habitude par ici ) En tout cas, l’argent reste le moteur primordial de toute avancée planétaire. Quand on voit ce que peuvent rapporter ces 14 tonnes de bulbes, pas besoin d’aller en Colombie, c’est super rentable. 14 tonnes de bulbes, mais cela fait une quantité immense de fleurs ça ! Je vous joins le lien du journal local qui en parle.
    http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=37&num=1168322
    Et j’espère que ça va fonctionner pour que vous puissiez le lire, sinon allez sur le site de la nouvelle république, département 37 vous trouverez bien le long article.
    Le pire, je l’évoquais encore cette semaine, il y a le même phénomène avec les fritillaires, le muguet, les girolles …
    Pardonnez moi de casser l’utopie, Yves ! Mais, je suis comme vous, j’y crois, je rêve. Va falloir s’équiper et bien se préparer pour arriver au sommet !
    Bon, si on reste positif, les bulbes vont être replantés au long du fleuve …

  3. Yves Paccalet dit :

    Les perce-neige, c’est bon, le mot est invariable (un verbe, une matière à percer). Ce qui est invariable aussi, c’est la bêtise et la rapacité des humains. Le parfum des perce-neige est étonnamment puissant et organique à la fois. Je l’ai de nouveau reniflé la semaine passée, pour fêter dans la chimie naturelle l’arrivée d’Anouar.

  4. Nicolas dit :

    Deux grands génies, Victor Hugo et Dante Alighieri…

    Victor Hugo, parle ici de Dante et de l’Italie, la fin de son texte est tout simplement sublime… Le génie c’est ça…

    Lisez et savourez…

    III LE CENTENAIRE DE DANTE
    Hauteville-House, 1er mai 1865.

    Monsieur le Gonfalonier de Florence,

    Votre honorable lettre me touche vivement. Vous me conviez à une noble fête. Votre comité national veut bien désirer que ma voix se fasse entendre dans cette solennité; solennité auguste entre toutes. Aujourd’hui l’Italie, à la face du monde, s’affirme deux fois, en constatant son unité et en glorifiant son poëte. L’unité, c’est la vie d’un peuple; l’Italie une, c’est l’Italie. S’unifier c’est naître. En choisissant cet anniversaire pour solenniser son unité, il semble que l’Italie veuille naître le même jour que Dante. Cette nation veut avoir la même date que cet homme. Rien n’est plus beau.

    L’Italie en effet s’incarne en Dante Alighieri. Comme lui, elle est vaillante, pensive, altière, magnanime, propre au combat, propre à l’idée. Comme lui, elle amalgame, dans une synthèse profonde, la poésie et la philosophie. Comme lui, elle veut la liberté. Il a, comme elle, la grandeur, qu’il met dans sa vie, et la beauté, qu’il met dans son œuvre. L’Italie et Dante se confondent dans une sorte de pénétration réciproque qui les identifie; ils rayonnent l’un dans l’autre. Elle est auguste comme il est illustre. Ils ont le même cœur, la même volonté, le même destin. Elle lui ressemble par cette redoutable puissance latente que Dante et l’Italie ont eue dans le malheur. Elle est reine, il est génie. Comme lui, elle a été proscrite; comme elle, il est couronné.

    Comme lui, elle sort de l’enfer.

    Gloire à cette sortie radieuse!

    Hélas! elle a connu les sept cercles; elle a subi et traversé le morcellement funeste, elle a été une ombre, elle a été un terme de géographie! Aujourd’hui elle est l’Italie. Elle est l’Italie, comme la France est la France, comme l’Angleterre est l’Angleterre; elle est ressuscitée, éblouissante et armée; elle est hors du passé obscur et tragique, elle commence son ascension vers l’avenir; et il est beau, et il est bon qu’à cette heure éclatante, en plein triomphe, en plein progrès, en plein soleil de civilisation et de gloire, elle se souvienne de cette nuit sombre où Dante a été son flambeau.

    La reconnaissance des grands peuples envers les grands hommes est de bon exemple. Non, ne laissons pas dire que les peuples sont ingrats. A un moment donné, un homme a été la conscience d’une nation. En glorifiant cet homme, la nation atteste sa conscience. Elle prend, pour ainsi dire, à témoin son propre esprit. Italiens, aimez, conservez et respectez vos illustres et magnifiques cités, et vénérez Dante. Vos cités ont été la patrie, Dante a été l’âme.

    Six siècles sont déjà le piédestal de Dante. Les siècles sont les avatars de la civilisation. A chaque siècle surgit en quelque sorte un autre genre humain, et l’on peut dire que l’immortalité d’Alighieri a été déjà six fois affirmée par six humanités nouvelles. Les humanités futures continueront cette gloire.

    L’Italie a vécu en Alighieri, homme lumière.

    Une longue éclipse a pesé sur l’Italie, éclipse pendant laquelle le monde a eu froid; mais l’Italie vivait. Je dis plus, même dans cette ombre, l’Italie brillait. L’Italie a été dans le cercueil, mais n’a pas été morte. Elle avait comme signes de vie, les lettres, la poésie, la science, les monuments, les découvertes, les chefs-d’œuvre. Quel rayonnement sur l’art, de Dante à Michel-Ange! Quelle immense et double ouverture de la terre et du ciel, faite en bas par Christophe Colomb et en haut par Galilée! C’est l’Italie, cette morte, qui accomplissait ces prodiges. Ah! certes, elle vivait! Du fond de son sépulcre, elle protestait par sa clarté. L’Italie est une tombe d’où est sortie l’aurore.

    L’Italie, accablée, enchaînée, sanglante, ensevelie, a fait l’éducation du monde. Un bâillon dans la bouche, elle a trouvé moyen de faire parler son âme. Elle dérangeait les plis de son linceul pour rendre des services à la civilisation. Qui que nous soyons qui savons lire et écrire, nous te vénérons, mère! nous sommes romains avec Juvénal et florentins avec Dante.

    L’Italie a cela d’admirable qu’elle est la terre des précurseurs. On voit partout chez elle, à toutes les époques de son histoire, de grands commencements. Elle entreprend sans cesse la sublime ébauche du progrès. Qu’elle soit bénie pour cette initiative sainte! Elle est apôtre et artiste. La barbarie lui répugne. C’est elle qui la première a fait le jour sur les excès de pénalité, hors de la vie comme sur la terre. C’est elle qui, à deux reprises, a jeté le cri d’alarme contre les supplices, d’abord contre Satan, puis contre Farinace. Il y a un lien profond entre la Divine Comédie dénonçant le dogme, et le Traité des Délits et des Peines dénonçant la loi. L’Italie hait le mal. Elle ne damne ni ne condamne. Elle a combattu le monstre sous ses deux formes, sous la forme enfer et sous la forme échafaud. Dante a fait le premier combat, Beccaria le second.

    A d’autres points de vue encore, Dante est un précurseur.

    Dante couvait au treizième siècle l’idée éclose au dix-neuvième. Il savait qu’aucune réalisation ne doit manquer au droit et à la justice, il savait que la loi de croissance est divine, et il voulait l’unité de l’Italie. Son utopie est aujourd’hui un fait. Les rêves des grands hommes sont les gestations de l’avenir. Les penseurs songent conformément à ce-qui doit être.

    L’unité, que Gérard Groot et Reuchlin réclamaient pour l’Allemagne et que Dante voulait pour l’Italie, n’est pas seulement la vie des nations, elle est le but de l’humanité. Là où les divisions s’effacent, le mal s’évanouit. L’esclavage va disparaître en Amérique, pourquoi? parce que l’unité va renaître. La guerre tend à s’éteindre en Europe, pourquoi? parce que l’unité tend à se former. Parallélisme saisissant entre la déchéance des fléaux et l’avènement de l’humanité une.

    Une solennité comme celle-ci est un magnifique symptôme. C’est la fête de tous les hommes célébrée par une nation à l’occasion d’un génie. Cette fête, l’Allemagne la célèbre pour Schiller, puis l’Angleterre pour Shakespeare, puis l’Italie pour Dante. Et l’Europe est de la fête. Ceci est la communion sublime. Chaque nation donne aux autres une part de son grand homme. L’union des peuples s’ébauche par la fraternité des génies.

    Le progrès marchera de plus en plus dans cette voie qui est la voie de lumière. Et c’est ainsi que nous arriverons, pas à pas, et sans secousse, à la grande réalisation; c’est ainsi que, fils de la dispersion, nous entrerons dans la concorde; c’est ainsi que tous, par la seule force des choses, par la seule puissance des idées, nous aboutirons à la cordialité, à la paix, à l’harmonie. Il n’y aura plus d’étrangers. Toute la terre sera compatriote. Telle est la vérité suprême; tel est l’achèvement nécessaire. L’unité de l’homme correspond à l’unité de Dieu.

    Je m’associe finalement à la fête de l’Italie.

    VICTOR HUGO.

  5. hifi dit :

    « Ce qui est invariable aussi, c’est la bêtise et la rapacité des humains » écrit Y.Paccalet.

    A propos « bêtise », entendu ce soir à la télé que certaines salles de cinéma à Toulouse ouvrent leurs portes aux jeunes mères avec leurs nourrissons…

    Et on en montre quelques unes, preuves à l’appui…Peut-être en manque de bruit du quotidien ?

    Moi, je verrais bien une programmation spéciale avec des films légers, comme « Orange mécanique ». Encore que je pense que la jeune mère devrait leur décrire aussi les images pour mieux les préparer.

    Bon, j’arrête de vouloir refaire le monde.

    Finalement, ces gamins seront peut-être mieux préparés à la vie que les petits Anouar et Chloé à qui leur grand-père respectif auront bêtement chanté des berceuses et fait humer le parfum subtil des perce-neige :)

  6. Patrice le tourangeau dit :

    Bonjour à tous, et bon dimanche surtout.
    Nicolas, quel roman ! Il était bien ce Victor, n’est-ce pas ?

    hifi, j’évite de chanter des berceuses à mes petites filles, sans quoi le changement climatique serait d’une brutalité insoutenable… mon chant doit ressembler à celui d’un être résultant de l’accouplement d’une grue avec un gibbon ! En revanche, je leur parle avec douceur, en langage bébé pour le bébé, en langage petite fille pour Lou-Ann la plus âgée, qui joue allègrement à l’adulte (presque 3 ans). Vous voyez, le genre vieux gaulois gaga et presque niais ? Les expressions de tendresse, le partage, l’écoute, l’apprentissage, l’aide … et j’en passe, le rôle d’un grand père qui est largement aidé par la grand mère également. Tiens, puisque Nicolas parlait de Victor Hugo, je vais peut être enfin lire « L’art d’être grand-père »… Il serait grand temps.

    Yves, merci pour l’aide orthographique, je vais certainement me plonger dans mes bescherelle pour me remettre à niveau.

    L’idée d’ouvrir les portes à des mamans avec leurs bébés au cinéma part peut être d’une bonne intention ? car financièrement cela ne peut pas être bien rentable, puisque ce monde ne pense qu’à ça, mais les bonnes idées sont parfois mal étudiées, et en pensant arranger les mamans, on ne pense pas aux petits bambins. Bref ! Si une maman est sensée, elle ira au ciné sans les petits et laissera la garde aux grands parents, pourvu qu’ils n’habitent pas trop loin. Sinon, elle n’ira pas !

    Pour les perce-neige, ce qui m’ennuie, c’est que la justice fera son boulot, mais que cela restera lettre morte. les clients de ces rammaseurs sauvages seront toujours avides et trouveront forcément d’autres moyens. Et pour ce qui concerne les rammasseurs, ils vont et viennent de par l’Europe depuis des siècles … Ils sont cependant comme nous, si on leur démontre l’inutilité de ces ravages, et qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis, ils sauront rectifier. Ceci me rappelle également un petit peu l’expression du pêcheur d’Haïti dont Yves parlait.

    Allez, un peu de positif : Ce matin j’ai entendu à la radio, que la petite heure d’hier soir durant laquelle nous devions ensemble couper les lumières avait économisé 800 mégawatts ! Pas si mal, cela vaut pratiquement une tranche nucléaire REP ( cp1 ou cp2 ) ou environ deux tranches à combustible fossile. Si on considère qu’une toute petite partie du pays à obempéré, cela signifie qu’on peut faire encore beaucoup, mais alors beaucoup mieux, et qu’il faut peu de choses pour progresser. Là, on a pu mesurer qu’on peut faire de grandes avancées contre le gaspillage. Dommage qu’il faille nous prendre par la main pour le faire. Je positive, et je reste dans le sillage de l’utopie de Yves.

  7. martine dit :

    Patrice,
    l´utopie peut également prendre la forme d´un rejeton issu de l´union (houleuse!) entre une grue et un gibbon. A quoi ressemblerait ce marmot? L´imagination se débride pour tenter de donner une forme à cette nouvelle création. Un bec téléscopique entouré d´une couronne d´un blanc immaculé où se mêlent fourrure et plumage? L´animal garderait l´agilité du gibbon et les pattes d´échassier le la grue mais les escamoterait comme un train d´atterrissage pendant ses vagabondages dans la canopée pour ne se servir que de ses bras. Le « gibbrue » (ou « grubbon ») serait-il encore capable de voler, de se lancer dans le périple de la migration? Cela vaudrait mieux pour lui, il échapperait ainsi plus aisément à la destruction de son habitat et aux braconniers. Endurant par nécessité, omnivore faute de choix, il s´adapterait sans mal aux conditions de vie les plus variées. Très doué pour le chant, il serait capable d´imiter toutes sortes de sonorités animales ou humaines (pour dérouter l´ennemi), ou même de ventriloquer. Certains (qu´on pourraient nommer les « grubbons Pavarotti ») atteindraient à la perfection vocale et remporteraient, cela va de soi, le plus grand succès auprès des femelles.

    Nicolas, le texte de Victor Hugo est en effet plein d´enthousiasme utopique, mais si le poète avait su ce qui allait suivre…..
    L´Histoire ne lui aura pas donné raison.
    L´utopie est nécessaire, j´en fais un usage modéré. Mais elle revêt des formes dangereuses et peut conduire à la catastrophe. Car elle est aussi la croyance aveugle des peuples consentants dans les princes qu´ils se choisissent en toute liberté démocratique. « Je crois, donc je suis » (suivre). Loin de moi l´intention de vexer qui que ce soit, mais je suis intimement convaincue que nous méritons les dirigeants que nous portons au pouvoir. J´entends souvent une phrase qui finit par m´exaspérer: « Ceux d´en-haut font tout ce qu´ils veulent avec nous ». Et ils ont bien raison si nous sommes assez cloches pour les laisser faire. En-haut, en-bas, à droite, au milieu, à gauche, cela n´a aucun sens, si on y réfléchit bien. La force du changement, et là je rejoins Yves, est un germe, une graine que chacun d´entre nous porte en lui. Il serait temps et sain pour toutes les formes de vie sur la planète, qu´un plus grand nombre commencent à penser de manière autonome, surtout sous nos latitudes où la majorité d´entre nous n´est pas directement menacée de famine, d´épidémie, et où les besoins fondamentaux sont à peu près satisfaits. La force, la capacité de changement sont là, mais qu´en est-il de la volonté?

    Bon dimanche pour vous toutes et tous.

    PS: Boris pense à un poste de ministre dans le gouvernement de Yves, je me contenterais de celui de jardinière, pour couvrir la terre de perce-neige.

  8. Camille dit :

    bonjour à tous
    Je viens de lire ce petit article fort sympathique. je suis tout à fait d’accord mais quelles réelles solutions faut-ils adopter? militer d’accord mais ou s’adresser et à qui pour faire changer les choses?? Au quotidien autour de nous bien sure, ne pas abandonner l’esprit positif mais reste une question, je dois décider d’ici peu de mon orientation et j’avoue que ça m’est énormément difficile alors si vous aviez quelques idées pour m’éclairer … pourquoi pas :) bonne journée et n’oublions pas men sana in corpore sano

  9. martine dit :

    Après relecture de mon commentaire, une précision pour éviter tout malentendu: je ne voulais pas dire que les individus qui vivent dans nos régions sont plus capables de réflexion que ceux qui habitent dans d´autres contrées du monde. Mais quand on est touché par la famine, la misère, les épidémies, les guerres, que l´on voit mourir ses enfants, on ne peut pas s´offrir le luxe d une réflexion philosophique. On tente de survivre dans l´injustice de sa vie quotidienne.

  10. Yves Paccalet dit :

    Non seulement cela, Martine, mais l’une des plus terrifiantes injustices de la faim dans le monde est que le cerveau des bébés mal nourris se développe mal, lui aussi. Pas assez de protéines, de sucres, de sels minéraux, d’oligoéléments, etc. Il y avait eu, sur ce sujet, des recherches dans les années 1980, qui faisaient froid dans le dos. J’en avais rendu compte dans un article du « Calypso Log » (le journal de la Fondation Cousteau), que j’avais repris dans mon bouquin « Humeurs sauvages » et intitulé « Malnutrition et développement cérébral ». Je n’ai rien lu sur la queston depuis pas mal de temps… Or, l’état du cerveau des enfants d’un pays donné détermine évidemment la capacité dudit pays à sortir du sous-développement !

  11. martine dit :

    Cette situation est horrible. Les modes de production et de commercialisation des pays industrialisés participent d´un système fasciste. C´est du totalitarisme pur et simple. On calcule froidement la mise en esclavage d´une partie de la population mondiale, son éradication, on la sacrifie, celle d´aujourd´hui comme les générations à venir, pour satisfaire aux besoins toujours grandissants des sociétés industrielles. C´est triste de songer que tant de belles choses civilisatrices sont venues de ces régions du monde et de voir l´état dans lequel le rouleau compresseur de notre modernité les a mises. La quantité industrielle a laminé la qualité culturelle. Et lorsqu´on en parle ici, peu de gens admettent cet état de fait. J´ai souvent entendu dire que les Africains, par exemple, devraient commencer à se prendre en main, qu´ils ne peuvent vivre éternellement de la mendicité! Que les dictateurs, les potentats ruinent leurs états. Ces personnages existent, c´est vrai, mais l´immense marge de manoeuvre, l´impunité insolente dont ils disposent leur sont offertes sur un plateau d´argent (c´est le cas de le dire) par les grandes multinationales présentes sur le territoire africain et par les gouvernements qui sont à leur botte. Le cynisme de l´économie mondiale, ses rouages et ses exactions n´ont plus rien à envier au régime nazi du troisième Reich. Et je me tords de rire (c´est une manière de parler) en entendant nos dirigeants parler de moralisation du système.

  12. véro dit :

    ah, si nous avions un chef pour remettre de l’ordre dans tout ça !
    (attention : humour au 225 degré)

  13. véro dit :

    225ème degré faites excuse

  14. Nicolas dit :

    Bonjour Martine, effectivement, je partage certains de vos points de vue.

    Pour celles et ceux qui veulent un peu comprendre comment le marche pas et démêler le sac de noeuds, voir le lien internet ci-dessous :

    http://www.syti.net/Organisations.html

  15. bernard dit :

    « Nous devons imaginer et faire fonctionner un gouvernement de la planète. Bâtir un seul pays : la Terre. La Terra humanis. La Terre humaine, enfin ! Tous ensemble, sur le globe, nous nous trouvons dans la position des Insurgents d’Amérique en 1776 ou des révolutionnaires français en 1789. Il nous incombe de mettre sur pied une Assemblée constituante, et rédiger la Constitution de la planète. »

    Oui pour l’Assemblée constituante,Oui pour la Constitution de la planète,mais j’ai des doutes sur la concentration (à long terme) du Pouvoir entre certaines mains.
    N’oublions pas que les principaux moteurs de l’Histoire sont:le Messianisme, les Utopies mais malheureusement aussi les INSTINCTS.
    Les fondements de nos Démocraties ne sont pas à rejeter en bloc.La perversion du système vient des hommes et d’une JUSTICE dénaturée.
    Repensons la justice et ajoutons lui un volet planétaire concernant le respect de toutes les formes de vie, de tous les écosystèmes ainsi que l’interdiction de polluer et de dégrader les milieux naturels.
    L’EDUCATION doit être l’axe de toutes nos motivations.
    La science nous permet de promouvoir des solutions ALTERNATIVES,ayons la volonté de les développer.
    La majorité des religions ont entrainé les hommes dans la CONTEMPLATION avec la possibilité d’avoir une vie après la mort(à une période de l’histoire on pouvait acheté la rémission de ses péchés pour passer dans l’autre monde ce qui eu pour conséquence l’arrivée du protestantisme qui lui même engendra le capitalisme ).
    Il faudrait Promouvoir l’amour de la vie terrestre car le Paradis peut être ici sur terre , le chaos et l’enfer étant dans les cieux.
    Frugalité, ascétisme, amour de l’autre versus les instincts , qui l’emportera ? Je préfère donner ma chemise plutôt que de parier.

  16. stan dit :

    225ème °,excuse accordée !

  17. stan dit :

    Mais faut-il vraiment qu’en plus je m’excuse ?

  18. YvesT dit :

    Deux sites intéressants sur le pétrole et l’économie :
    http://www.oleocene.org/
    http://www.europe2020.org/

    Où l’on voit que les prédictions pessimistes d’Yves Paccalet ne sont pas farfelues du tout !!

  19. Nicolas dit :

    je suis en train de relire mon commentaire précédent, et je me rends compte que c’est véritablement une catastrophe…

    Mille pardons à tous…

    Mais croyez moi ou non, quand j’écris sur une feuille de papier avec un stylo à bille, je fais moins d’erreurs…

    Quand j’écris avec un clavier d’ordinateur, j’ai plus tendance à oublier des mots, rajouter des mots qui ne devraient pas y être, m’emmêler les pinceaux, commettre des fautes, etc…
    Je ne sais pas pourquoi ? Mais c’est un fait !… Encore pardon pour mon écriture qui quelques fois peut-être déroutante…

    Bonjour Bernard, je suis d’accord avec vous sur certains points, sur d’autres je suis plus divergent.

    Vous dites : « La science nous permet de promouvoir des solutions ALTERNATIVES,ayons la volonté de les développer. »

    je suis d’accord avec vous jusqu’à un certain point, la science doit avoir un rôle très important, mais ne commettons pas les mêmes erreurs que les Hommes du début du 20° siècle qui croyaient que « la raison », « le progrès », « les sciences » allaient régler les maux de l’Humanité, cepandant ils s’étaient lourdement trompés…

    « La science seule est incapable de répondre à toutes les questions et, malgré son développement, elle ne le sera jamais. » Le mot est de Claude lévi-Strauss.

    Vous parlez de la contemplation, je trouve quant-à moi que si les Humains passeraient un peu plus de temps à « contempler » la NATURE, ils l’aimeraient peut-être davantage (?)!… Mais au lieu d’aimer la NATURE, homo sapiens sapiens préfère se regarder le nombril…

    Vous faites allusions aux religions, les religions ont été coupables de nombreux crimes par le passé, et aujourd’hui encore, dans certains endroits du globe… je suis POUR que l’on accuse « x » ou « y » religion de tel ou tel crime à tel ou tel époque…

    Mais je suis contre le fait d’accuser les religions ou certaines religions ou une religion de crimes dont elles ne seraient pas coupables…

    Les religions place l’humain plus ou moins au centre de leurs systèmes, cela est vrai…
    Mais l’Homme n’a pas besoin de religion pour se mettre au centre au Monde…

    De la chute du Tsar jusqu’à la chute du mur de Berlin, se trouvait en lieu et place de l’actuelle Russie et même un peu plus, un système « communiste athée »… Les dirigeants de l’U.R.S.S n’aimaient pas les religions, qu’ils niaient…

    Est-ce pour autant qu’ils n’ont pas détruit la nature ?…
    Et dans un tel système, l’Homme reste et demeure au centre du Monde ?…
    Religion ou système politique athée, la problématique reste la même : l’Homme au centre de tout, l’Homme comme supérieur, homo sapiens sapiens : Roi du Monde et des autres espèces…

    Vous parlez aussi du capitalisme, mais le capitalisme existe depuis beaucoup plus longtemps que ça !…
    Pour ma part je fais remonter le capitalisme à la création des premières monnaies, c’est à dire aux temps de nos premières civilisations…

    A la base, si vous aviez une chèvre et moi 2 gros lapins et une poule, nous pouvions les échanger, cela s’appele le troc !…
    L’invention de la monnaie a été faites pour faciliter les échanges. A la base c’est une bonne chose, la monnaie est « un outil »…

    Mais comme n’importe quel outil, la monnaie, l’argent, peut-être utiliser comme une arme…

    Dans un lointain passé, pour conquérir de nouveaux territoires et écraser votre voisin, il vous fallait des hommes entraînés à la guerre, des casques, des épées, des boucliers, des armures, etc…

    Aujourd’hui vous allez à la conquête de nouveaux territoires et vous écrasez votre voisin, à coups de millions de dollars ou d’euros et d’O.P.A agressives, etc…

    Avant si vous aviez les guerriers, les épées, les boucliers, les chevaux, les casques, etc, vous étiez le maître.

    Aujourd’hui, si vous avez le « fric », c’est vous le maître !…,…

    L’argent est un outil formidable, mais aussi une arme de contrôle et de pouvoir… Les gens qui savent ce principe sont les maîtres, tout comme les grands seigneurs de la guerre étaient les maîtres des temps jadis…

    Comme le souligne Yves, nous cumulons les problèmes, à mon sens les solutions ne peuvent-être que collectives, à l’échelle de la planète. Yves parle d’une sorte de gouvernement mondial, pourquoi pas ? Mais le plus important c’est que les humains oeuvrent ensemble dans un même mouvement d’union, de solidarité, de Vie…

    A mon sens encore, les solutions ne pourront venir qu’à condition qu’il y ait une bonne diffusion de l’information, ce qui n’est hélas, pas le cas aujourd’hui…

    Bien à vous Tous.
    Nicolas.

  20. Vincent dit :

    A quand un putsch pour mettre Yves sur le trône du monde ?

  21. Yves Paccalet dit :

    Et là, pauvres citoyens du monde, vous allez apprendre ce que veut vraiment dire « en baver » !

  22. Anne-Marie dit :

    Mais on bave déjà d’admiration!

  23. martine dit :

    Oh!là, là, là!
    Les flatteries fusent déjà!
    Attention, si certains d´entre vous songent à un poste de conseiller auprès du « chef », de ministre ou de barbouze dans sa garde rapprochée, soyez circonspects. Ne vous engagez pas à la légère! Enfin, en cas de danger, vous pourrez toujours vous réfugier dans la cabane à outils de la jardinière (moi)! En contre-partie de mon hospitalité, je vous extorquerai, sous la menace du chantage, une somme rondelette!
    Les ministres passent, les jardiniers restent!

  24. Marc dit :

    Liberté de rêver, besoin d’utopies ! D’où vient donc ce besoin d’imaginer par exemple une communauté d’individus vivants heureux et en harmonie ou une société parfaite ou encore une gouvernance mondiale juste ? J’ai une petite idée simpliste (comme d’habitude) sur le sujet mais elle risque (et dois-je le craindre pour vous) d’élargir fortement le champ de vision. Je vais commencer en tentant une approche simplifiée voire simpliste du comportement infiniment complexe de l’Homme. Peut-être une résurgence de ma jeunesse. Dans mes montagnes savoyardes, j’adorais en effet prendre les sentiers les plus courts (les raccourcis comme on disait, n’est-ce pas Yves !). Celui que je vais vous proposer est plutôt abrupt. Je propose en effet d’expliquer le comportement humain par deux mots: possession et espérance (ou espoir). Possession pour le présent (Possession du pouvoir, possession de l’argent, possession du territoire, possession de l’autre sexe, possession de la Vérité, etc…). Je ne développerai pas cet aspect car nous l’avons déjà fait sur ce blog et sa réalité est malheureusement démontrée tous les jours. L’espérance par définition concerne le futur (espérance du « mieux » ou du « plus » dans tous les domaines santé, argent, plaisirs, notoriété, vie post-mortem, etc… ). « L’espérance est le songe d’un homme éveillé » disait Aristote. Espérance, rêve, voilà un générateur d’utopies. Mais l’espérance est beaucoup plus pour l’Homme : elle est sa raison d’accepter la vie présente en attendant « des lendemains qui chantent ». Ne dit-on pas aussi « l’espoir fait vivre ». Dans une vie « normale » le désespoir ne peut pas exister longtemps (il n’y a que des espoirs) car si par malheur il se prolonge alors il y a soit perte de la raison soit suicide. « La fin de l’espoir est le commencement de la mort » disait Charles de Gaulle. L’espérance alimente aussi les croyances à des dieux, à des paradis, à une nouvelle vie après la mort. « Il n’y a de bien en cette vie que l’espérance d’une autre vie. » (Blaise Pascal). Malheureusement ce sentiment qui participe à l’acceptation de la vie est aussi largement utilisée pour les grandes manipulations : en raccourci (encore lui !) « La possession exploite l’espérance ». Pour l’espérance « terrestre », Napoléon Bonaparte, grand connaisseur dans le domaine de la manipulation, disait : « On ne conduit le peuple qu’en lui montrant un avenir : un chef est un marchand d’espérance. ».De nos jours les marchands d’espérances sont toujours là, plus puissants que jamais, usant et abusant du pouvoir amplificateur des médias. Pour l’espérance « céleste », celle-ci a été et est toujours largement exploitée pour générer et entretenir ces constructions sociétales et ces grandes manipulations que sont les religions.
    Voilà, je suis au bout de mon raccourci et du haut de mon belvédère, je vois un autre sujet passionnant que vous avez déjà bien abordé vous tous et sur lequel j’aimerais m’exprimer, je veux parler du volet « spirituel » de l’Homme. Mais ce sera pour une prochaine fois et merci à Yves d’accepter mes élucubrations.
    Pour terminer, encore quelques citations :
    « Une utopie est une réalité en puissance. » Edouard Herriot
    « Le monde progresse grâce aux choses impossibles qui ont été réalisées. » André Maurois
    « Que ce monde soit absurde, c’est l’affaire des philosophes et des humanistes. Mais qu’il soit injuste, c’est notre affaire à tous. » Gilbert Cesbron

  25. Boris dit :

    Président malgré lui… excellent titre !
    On va s’acheter des bavoirs…

  26. bernard dit :

    Nicolas j’ai lu vos remarques et je voudrais préciser quelques points.
    J’ai parlé de contemplation dans le sens d’activité de la conscience.A titre d’exemple on peut philosopher sur deux destins exceptionnels :celui de Saint Augustin et celui de Giordano Bruno.
    Les Sciences fondamentales et appliquées via le développement de la technique et de la technologie peuvent nous conduire au progrès et au bonheur.
    Le problème est de savoir qui veut maitriser les nouvelles connaissances.
    je vous propose un extrait du livre « Le chaos et l’harmonie »de TRINH XUAN THUAN :
    Einstein était bien loin de penser à la bombe atomique quand il découvrit l’équivalence masse- énergie.Sa préoccupation principale était le mouvement des objets.Mais les découvertes scientifiques fondamentales ont toujours des ramifications inattendues et peuvent prendre des directions imprévues.Elles ne contiennent pas le bien ou le mal en soi.C’est l’usage qu’en fait le politique ou le militaire qui détermine en fin de compte leur valeur morale.
    Quand au capitalisme je vous renvoi à Wikipédia:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_capitalisme#L.27.C3.A9thique_protestante
    Ces remarques précisent un peu mieux mon texte précédent.

  27. Patrice le Tourangeau dit :

    Ah ! Yves président de notre monde … oui, oui, et oui … Et comme le dit Martine, malgré les flatteries, on pourraît songer à de bonnes places, pour en baver !!! Moi je veux bien être ministre des fleurs et des abeilles, ou secrétaire d’état à la jolie musique, ou garde des seaux … de plage pour petits enfants !

  28. Rabourdin dit :

    Bonjour Mr Paccalet. On s’était croisé rapidement au festival Science Frontières à Marseille l’année dernière.

    Bon vos lectures m’ont moi et mes collègues toujours fortement ressourcés. Dans le choix que nous avons fait d’oeuvrer à notre manière pour un monde moins inique et écologiquement absurde.

    Sur la droite de votre blog figure feu neosapiens. Nous c’est les eco-sapiens et on serait bien fier de pouvoir s’y substituer.

    Qu’on se le dise ;-)

    Continuez !

  29. Nicolas dit :

    Bonjour Bernard, ce que vous dites est intéressant, vous parlez bien de la science, sur certains points je partage vos avis…
    En ce qui concerne la naissance ou la définition du capitalisme, de mon point de vue c’est assez subjectif, le capitalisme fait référence au capital, la capital au sens large, c’est quoi ? C’est avoir quelque chose !…

    A la limite, quand nos premiers ancêtres chassaient les aurochs et autres bisons, on peut dire que c’est une forme de capitalisme !… L’aurochs tué est le « capital » de la tribu, les peaux avec lesquelles hommes, femmes et enfants sont vêtu constitue aussi un capital.

    Le simple fait d’être en bonne santé est aussi un capital, car vous « avez » une bonne santé…

    Maintenant, quand on parle du capitalisme sous une forme un peu plus élaborer, personnellement, je persiste et je signe, à faire remonter les origines du capitalisme du temps de nos premières civilisations et de l’invention de la monnaie…

    L’argent au sens strict, n’avais bien-sûr, pas la même puissance qu’aujourd’hui…

    Mais les principes du capitalismes étaient déjà à l’oeuvre : la possession…

    Dans les temps antiques, si vous aviez les terres, les esclaves, les troupeaux, etc… vous étiez le maître, et si le gars était un peu intelligent, il se constituait une petite armée ou une petite troupe… Mais ces charmantes fripouilles de jadis, n’ont rien à envier aux capitalistes actuels, c’est le même modèle, le même concept, le même système…,…

    Aujourd’hui, il n y a seulement que le « fric, au sens strict » qui compte… Si vous avez de l’argent vous dominez les autres hommes ! La règle est simple…

    Vous dites aussi : « Les Sciences fondamentales et appliquées via le développement de la technique et de la technologie peuvent nous conduire au progrès et au bonheur. »

    Pour ma part je considère que c’est faux, quand je me promène dans les bois, je suis heureux, c’est le bonheur… (en tout cas pour moi)
    Je n’ai pas besoin de la science pour me tenir la main afin d’être heureux…,…
    Et je pense que c’est vrai, pour la plupart d’entre nous sur ce blog (?)…

    La science est ces applications peuvent être une bonne chose, je suis le premier à le dire.

    Mais faisons attention de ne pas transformer la science en une divinité et le progrès en un dieu.

    A la fin du 19° siècle et au début du 20° siècle, les hommes pensaient que « la raison », « le progrès », « les sciences » allaient presque tout régler dans cette Humanité…

    Aujourd’hui, c’est à dire un peu plus d’un siècle après, je constate qu’il y a eu 2 guerres mondiales, l’agriculture intensive, l’industrie lourde, etc, etc,…

    Et nous ne vivons pas dans un monde meilleur, les menaces n’ont même jamais été aussi grande…

    Croire que « la raison, « les sciences » pourront tout régler, nous rendre heureux, c’est faux, c’est une vanité de l’esprit humain…

    les sciences sont un fait humain, et donc les sciences sont à l’échelle humaine, c’est à dire complètement insignifiantes…

    L’autre jour je regardais sur ARTE, un doumentaire sur les supers-volcans.

    Si demain, un très méchant super-volcan se mettrait en activité, il n y aurait plus d’Humanité, plus beaucoup de formes de vies n’ont plus…

    Et face à un super volcan, ni les scientifiques, ni les religieux, ni les militaires, ni je ne sais qui d’autres ne pourront quelques choses…

    Je l’ai déjà dit ici, l’Homme à une certaine mesure, cela va faire de la peine à beaucoup, mais l’Homme est insignifiant !
    Je ne dis pas que l’Homme n’est rien, disons juste que l’Homme n’est presque rien… C’est ainsi…

    Sans aller bien loin, sans sortir du système solaire, pour vous donner un ordre d’idée de ce que représentons, nous autres pauvres microbes humains : mettez côte à côte la Terre et Jupiter…

    Que sommes nous face à ça ?
    Que sont nos sciences, nos religions, nos philosophies, notre Histoire face à de telles dimensions ?…,…

    L’Homme a la vanité de l’esprit de se croire important, supérieur, et sachant tout !…

    La vérité c’est que nous sommes dérisoires et que nous allons peu ou prou à la catastrophe, précisément à cause de cette vanité de l’esprit de nous croire important (et cela dans tout les doamines…), je l’ai dis et je le répète ici, cette attitude est un écueil !…

    Bonne journée.
    Nicolas.

  30. Patrice le Tourangeau dit :

    Lorsque l’homme a inventé la monnaie, il y avait l’intention commerciale, une facilitation en quelque sorte, mais également une idée très arrêtée de possession, donc de pouvoir. Ensuite, vous voyez bien, Nicolas, Bernard, vos explications nous démontrent combien l’évolution a changé les valeurs. Nous nous éloignons beaucoup de Crésus, Roi de Lydie, qui tirait sa fortune du Pactole qui chariait or et électrum … Aujourd’hui, des chiffres s’alignent sur votre écran d’ordinateur et pour peu qu’on sache bien « jouer », 100 € peuvent devenir 150, 200, 1000, sans qu’aucune matière n’ait circulé entre nos mains, sans aucun effort particulier. D’une journée à l’autre on peut passer de 200 € à presque plus rien, juste par jeu, par spéculation, par erreur, par connerie … voilà ce qu’est devenu l’argent, un jeu, du vent ! Un vent qui peut balayer des vies, ruiner de petites familles, affamer des pays entiers. On ne stocke plus l’or, on stocke du vent, une idée de valeur ! Les matières elles mêmes n’ont plus de valeur. il suffirait d’essayer de troquer pour se rendre compte. L’argent gagné par notre travail, placé en banque, change chaque jour et pourtant, le travail fourni était normalement (!!!) rémunéré pour le service rendu à l’entreprise, à la nation etc. Du jour au lendemain, ce travail peut s’avérer nul, juste parce que des banquiers jouent au monopoly planétaire. Mais il est plus facile de corropre ainsi qu’à échanger mille têtes de bétail !

  31. Patrice le Tourangeau dit :

    m … un « m » qui arrive un peu en retard, et qui aurait dû se trouver placé dans le texte d’avant … pardonnez moi

  32. Nadia dit :

    Bernard et Marc, Votre réflexion sur l’homme et la condition humaine, sur la connaissance et la conscience qu’il a de sa condition ne pousse pas à l’optimisme.

    Nous raisonnons, nous cherchons la raison, la cause, nous établissons la nécessité de changer l’homme mais plus nous avançons, plus nous butons sur cet animal, dit pensant, l’homme qui, malgré le Progrès, n’a guère avancé en conscience en ce sens que, même si le groupe social, policé pour le bien commun, auquel il appartient devrait lui imposer des obligations, il se sent de moins en moins tenu d’appliquer une morale autre, et c’est le cas aujourd’hui, que celle du profit, égoïste et à court thème. C’est la société de consommation.

    Il me semble que Durkheim expliquait que « lorsque notre conscience parle, c’est la société qui parle en nous ». Aussi il est temps, du moins espérons qu’il en est encore temps, d’essayer de changer la société et on ne peut que rejoindre le Rêve, l’Utopie d’Yves.

    Mais cette exigence « universelle » ne demande-t-elle pas d’essayer de nous libérer de nos préjugés, de nos passions ?

  33. Nicolas dit :

    Patrice je suis entièrement de votre avis…

    La monnaie c’est un « outil » à la base, c’est une facilitation des échanges, au début de nos civilisations cela était un mieux…

    Si je dis que 5 « sous » égale une chèvre et que 2 « sous » égale un lapins, on voit bien l’amélooration que c’est (?)…
    Vous n’êtes plus contraint de vous promenez avec vos lapins et aux autres chèvres « sous le bras »…

    De la même manière, si par exemple un type venait travailler chez vous une journée, son salaire c’était par exemple une « poule »… Avec l’invention de la monnaie, vous donnez comme salaire une pièce de « 1 sou » au gars, soit l’équivalent de la poule…
    1 sou = 1 poule (là, j’ai un peu inventé n’importe quoi, mais c’est le principe)…

    Il y a un avantage « pratique » évident avec l’invention de la monnaie, c’est pour cela que nos lointains ancêtres l’ont fait !…

    Mais, comme je l’ai dis un peu plus haut l’argent est un outil, et on peut détourner n’importe quel outil de sa fonction initiale et en faire une arme !

    Un marteau par exemple, ça sert à planter des clous, mais vous pouvez aussi attaquer, blesser et même tuer quelqu’un avec… Donc le marteau peut aussi être une arme !…

    Pour la monnaie, c’est la même chose, c’est un outil génial, mais c’est aussi une arme très efficace…

    Patrice, vous parlez très bien de l’argent, mais là ou vous faites erreurs, c’est quand vous écrivez que « les banquiers jouent au monopoly planétaire »…

    Bien au contraire, les gens puissants qui contrôlent le système aux U.S.A, en Europe et au Japon et un peu ailleurs, savent très bien ce qu’ils font et où ils vont, et ce qu’ils sont en train de mettre en place, ce sont tout sauf des joueurs…

    Ce sont des calculateurs de très grand génie, et pour l’instant, force est de constater, que tout ce qu’ils entreprennent réussi !…

    Pour simple exemple : la crise, la soi-disant crise !…

    Notez bien, pour bien comprendre les choses, que les gens qui ont déclencher cette crise sont aussi ceux qui possèdent les médias, ou ils ont mêmes intérêts.

    « La crise », c’est un petit bijou de manipulation et de communication !…
    les gens croient en la crise, en aurait-il pu être autrement ?…

    Cette crise à « une cause » et « un but ».

    Suivons le fil des événements, la crise débute aus Etats-Unis avec « l’immobilier », des banquiers prêtent à des gens qui ne pourront pas rembourser. Les banquiers le savent !… Le principe d’une banque c’est de prêter à des gens qui sont solvables.

    Des gens puissants donne l’ordre aux banquiers de prêter à des gens qui ne sont pas solvables.

    Quand vous prêter à des gens qui ne sont pas solvables, vous connaissez les conséquences, vous ne pouvez pas, ne pas les ignorer, cela est impossible.

    Les groupes à qui sont les banques, le gouvernement fédéral américain le savait, ils ont laissés faire…
    On part donc d’une volonté délibérée d’arriver à un résultat !…

    Autre invraisemblance,la crise traverse l’Atlantique et touche l’Europe, Il faudra que l’on m’explique car je n’ai toujours pas compris comment cela était possible ?…
    Mais ce n’est pas grave, la « grande masse », elle y croit, et c’est bien cela l’essentiel…

    Autre petit bijou, la chronologie des événements, tout est déclenché au minimètres près…

    On veille scrupuleusement, à attendre quelques semaines du dernier mandat de G.W Bush pour activer les circuits de la crise.

    Un nouveau président américain rentre en scène, Obama, l’anti-thèse même de Bush, celui-ci arrive alors comme le sauveur, celui qui va résoudre la crise, et redorer le blason des Etats-Unis à travers le Monde…

    Si les puissances au pouvoir aux USA auraient déclencher la crise au début du mandat d’Obama, c’est lui qui en aurait été tenu pour responsable, mais ce n’était pas la finalité de la chose, Obama doit apparaître comme le sauveur, c’est sa fonction…

    Mais continuons avec notre sujet : la crise.

    Dans les premiers temps de la crise on nous a parlé des traders, ah les fameux traders…
    Je rappele que les traders ne sont pas propriétaires, ce sont des employés, « des pions », et eux aussi ont fait ce que on leur a dit de faire…
    Ils ne sont nullement « la cause » de quoi que ce soit, mais « la grande masse » y croit, et c’est cela l’essentiel…

    La bonne question, c’est qui ont donné les ordres aux traders, et qui sont ceux qui ont donné des ordres à ceux qui ont donné des ordres aux traders ?… Tirez le fil !…,…

    Et puis, il y a le rôle des médias : télévision, radio, presse écrite, etc… Enfin bref l’ensemble des mass-médias.
    Et là, je tire mon chapeau aux professionnels de la communication, parce que c’est tout simplement du Grand Art !…

    J’écoute la radio, je regarde la télévision, je lis la presse, à présent faites une petite expérience, comptez commbien de fois par jour vous entendez ou lisez le « mot » : crise !…
    Pour ma part j’assimile ça à du lavage de cerveau…

    Il y a aussi, et ça se passe en ce moment, ce que j’appele « un contre-feu » ou « une diversion »… Dans les médias, on ne parle que des « bonus » et des « salaires » des grands patrons, mais personnnellement (peut-être suis-je sot), je ne vois strictement aucuns liens avec cette soi-disant crise (??)… Où est le lien ? En quoi le salaire ou le bonus d’un patron est-il « la cause » de cette crise ??…,…

    C’est un très beau contre-feu… Cela empêche « la grande masse » de se poser les vraies questions sur « les causes », « le pourquoi », « le comment », « la finalité du pourquoi »… Etc…

    Cette « crise » a été dûment planifiée, orchestrée par des hommes et des femmes de génies, et mise en application grâce à la « théorie des dominos » et soutenu de bout en bout par les grands médias…

    Cette crise n’est qu’un élément parmis bien d’autres à la réalisations de quelque chose de plus large, « une finalité » qui s’affirme petie à petit, années arpès années, décennies après décennies, impalpablement, imperceptiblement, du moins pour le commun des mortels…,…

    Posez vous toujours des questions, adoptez une vue d’ensemble qui soit la plus large possible, réfléchissez en terme « de cause », « d’effet », « de répercussions », « de pourquoi », « de comment », de « finalité d’un système donné ».

    Qui donne les ordres ? Qui les exécutent ? Qui gérent les flux d’informations ? Qui contrôlent quoi, et qui contrôlent qui ? Et pourquoi ? Et comment ? Dans quel but ? A quels fins ?…

    C’est ce genre de questions que vous devez vous posez, et les réponses à ces questions que vous devez rechercher…

    C’est en tout cas, mon point de vue…

    Nicolas.

  34. Patrice le Tourangeau dit :

    Ah Nicolas ! quand tout devient très complexe, j’essaie de simplifier le plus possible; je fustigeais les banquiers, mais j’aurais dû m’exprimer pour la bourse et les actionnaires. Car je n’y connais strictement rien. Seulement, je prends juste un peu de recul, et que vois-je ? Quelqu’un achète une action 30 €, quelques temps plus tard, la dite action en vaut 40, par exemple, par un jeu d’offre et de demande probablement, deux mots placés adroitement dans une interview par une personne experte la font tomber à 2 ! d’abord, c’est quoi un expert ? il existe des cours d’experts, des diplômes d’experts, qui décide de désigner quelqu’un comme expert … alors en finance, ceci doit être assez compliqué, n’est-ce pas ? Eh ! bien moi, je ne sais pas à quoi ressemble une action, un bout de papier ? même pas, j’en suis certain. Cet argent, ce n’est même pas du vent, ce n’est qu’un jeu de dupes. J’ouvre un livret A, je mets dessus 100 €, quelques temps plus tard, j’ai de l’argent en plus. Je n’ai rien fait, rien produit … Et pourtant, mon argent vaut plus … Comme si par miracle on avait fait gonfler en volume des pièces de monnaie. Je suis simpliste, mais le sens des valeurs capitalistes m’échappe complètement. Seulement je suis assez lucide pour voir que ce vent, ou ces duperies dont vous parlez tuent, détruisent, induisent des famines. Je rejoins beaucoup d’opinions ici, mais je crois que je ne suis plus assez jeune pour me mettre à apprendre le capitalisme et ses méandres obscures. Je suis juste certain d’une chose, c’est de l’expression : L’argent n’a pas d’odeur !
    Bon, je postule quand même comme ministre bénévole dans le futur gouvernement de Yves … ministre de la pollinisation, ça pourraît ?

  35. Sophie dit :

    Bonjour à tous. Je m’étais absentée quelque temps, mais je vous lis toujours avec autant d’intérêt. Félicitations à la famille qui s’agrandit.

    PS : c’est où qu’on prend la carte du parti ?

  36. Yves Paccalet dit :

    Pour Patrice le Tourangeau : le poste (à première vue enviable) de ministre de la pollinisation est encore disponible, mais il faut savoir que, compte tenu de la disparition du corps de fonctionnaires affectés à la tâche (les abeilles), le ministre lui-même, accompagné éventuellement de son chef de cabinet, devra exécuter la totalité du boulot. Depuis les perce-neige jusqu’aux chrysanthèmes et aux roses de Noël, en passant par toutes les autres corolles…

  37. Marc dit :

    Nicolas je ne vous suis pas vraiment dans votre raisonnement concernant la crise mondiale surtout quand vous sous-entendez qu’il s’agit d’une grande manipulation maîtrisée par des « génies » (“La crise”, c’est un petit bijou de manipulation et de communication !…. Ce sont des calculateurs de très grand génie, et pour l’instant, force est de constater, que tout ce qu’ils entreprennent réussi !…), qu’il s’agit en quelque sorte d’un grand complot (Autre petit bijou, la chronologie des événements, tout est déclenché au millimètres près… Cette “crise” a été dûment planifiée, orchestrée par des hommes et des femmes de génies). Malheureusement cette crise est une nouvelle démonstration que la pulsion de possession de l’homme associée à des outils très performants de création, d’échanges, de transferts au niveau mondial, de masses monétaires gigantesques et non contrôlées ne peut que conduire à des catastrophes. Cette machine infernale est hors contrôle, le « réacteur » s’est emballé et les experts recherchent (en vain !) les moyens d’arrêter (ou de freiner) une divergence qui se solderait par un effondrement de l’économie mondiale avec à la clé de nombreux conflits. Attendons le G20 pour voir si l’homme a encore un soupçon de pouvoir sur le fonctionnement de sa société. On est encore très très loin d’une gouvernance mondiale, pour le malheur de notre planète.

  38. bernard dit :

    Marc, je suis d’accord avec vous .
    La crise est réellement systèmique,dévoilant à tous les niveaux(politique,financier,industriel et surtout social)l’excellence dans l’incompétence.
    Pour se faire une idée sur la crise avant, pendant et après on peut s’informer en suivant les analyses de Nouriel Roubini et de Lyndon Larouche via les actualités sur Google.
    Je finirais par une citation de Alfred Capus :
    Le monde n’est pas gouverné par des imbéciles, mais il n’y a que les imbéciles qui se flattent de pouvoir le gouverner.

  39. bernard dit :

    Yves ,la citation d’ Alfred Capus ne concerne pas votre légitime Utopie ,mais elle est destinée à tous nos dirigeants(politique et autres).

  40. Patrice le Tourangeau dit :

    Avant de me coucher, un passage en vitesse sur le PC … Marc, j’aime bien votre raisonnement ! Mais bon, je repose la question : C’est quoi un expert chez les humains ? Chaque fois que j’entends parler d’experts au travail pour résoudre un problème, c’est parce que d’autres experts ont provoqué une catastrophe ! ( je reste poli !!! ) Surtout dans les domaines de l’économie et de la psy-quelque chose ! N’est-ce pas un titre honorifique offert à des gens de haute compétence dans leurs domaines respectifs, certes, mais manquant d’une substance essentielle : La certitude d’être imparfait ?

    Yves, ouf ! vous me soulagez, la place est libre , mais bon sang, il y a donc autant de travail ? Bon, tant pis, on remontera les manches, et on offrira un noble travail à tout le monde dans ce cas … Pas besoin de contrôle, le résultat sera visible assez vite. Cependant, sincèrement je pense être des milliers de fois moins performant que les braves abeilles, extrêmement spécialisées dans ce domaine. Ben voilà, en voici des expertes, j’ai ma réponse ! Cela ne doit pas être simple de polliniser, c’est pour ça que je postulais ministre … sans commentaires… car les plantes ont élaboré des stratégies diverses et très habiles pour attirer les insectes qui leur feront faire leurs bébés. Je ne suis pas certain qu’aucun d’entre nous soit aussi efficace autant que rapide que l’est l’insecte.
    Dites moi, ministre du rêve et de l’utopie, ministre de la paix et du sourire, Secrétaire d’état à la tendresse, ça existe ? J’aimerais bien aussi …

    bonne nuit à tous, et beaux rêves, il est temps que je regagne mon lit, il me semble que je suis proche du délire

  41. martine dit :

    Nicolas,
    rien n´empêcherait la « grande masse » de se poser des questions, de réfléchir. Chacun a la capacité de penser, de progresser dans sa réflexion, de libérer son esprit. Le problème, c´est que la « grande masse » n´aime pas beaucoup les questions, elle préfère ronronner en consommant, sans se triturer les neurones. Surtout pas de de remue-méninges,
    cela fatigue et cela dérange. Et la « grande masse » n´aime pas du tout qu´on la dérange, qu´on secoue sa léthargie intellectuelle, qu´on l´empêche de s´abêtir en rond, elle se rebiffe et sort ses griffes.
    Bernard écrit un peu plus haut que « la perversion du système vient des hommes et d´une justice dénaturée ». Et qui d´autre que l´homme lui-même a dénaturé cette justice? Pour que cette parodie de démocratie dans laquelle nous vivons fonctionne (c´est aussi valable, dans une certaine mesure, pour un régime dictatorial), il faut d´un côté ceux qui agissent et de l´autre, ceux qui subissent, les meneurs et les menés (par le bout du nez). Un petit nombre de « puissants » mène à la baguette une foule innombrable et consentante. Des « puissants » économiques, financiers et politiques, relayés par un réseau de médias offensifs, sculptent nos modes de vie et nous imposent des orientations qui servent leurs intérêts. De ces trois groupes de « puissants » (je ne trouve pas de substantif mieux approprié), les politiques sont les plus tonitruants mais les moins influents. Qui oblige la « grande masse » à accepter cet état de fait comme une fatalité inéluctable? Notre instinct grégaire nous paralyse-t-il à ce point? Nous courbons l´échine, mal à l´aise, gênés aux entournures mais anesthésiés et consolés par toutes les « douceurs » de la consommation. Je pense qu´il n´est même pas besoin d´une révolution pour renverser la vapeur. Les révolutions ont montré ce dont elles étaient capables et ce qu´elles pouvaient engendrer. La révolution francaise (oups, toujours pas de cédille à l´horizon), a enfanté de Napoléon, il eût été préférable qu´elle prenne la pilule. Je crois (peut-être une utopie), que l´espoir d´un début de changement réside dans l´éveil de la conscience humaine. S´éveiller, sortir de notre engourdissement, devenir enfin dignes de la place que nous occupons sur cette planète. Un chantier titanesque à l´issue incertaine. Moi aussi je préfère ne pas parier sur la réussite de cette entreprise.

  42. stan dit :

    Utopie,(c’est le nom que je viens de lui attribuer ) première hirondelle de cheminée à venir saluer Jivaro ( cheval ) qui a son « box » dans la grange. Très, très, bonne journée à tous.

  43. bernard dit :

    Bonjour Martine,
    J’ai parlé de justice dénaturée du fait qu’elle est aux mains des puissants.Où un simple citoyen sera condamné l’influent sera blanchi.
    Dans toutes les affaires récentes combien de puissants auront une juste peine.On est loin de la rectitude de Mâat : La langue du roi est le pilote de la barque de Maât

  44. PAVARD dit :

    Pour yves paccalet,
    contactez moi si vous voulez loger chez un de vos lecteurs pour le festival sciences frontières à Marseille, ce serait avec plaisir.
    guillaume

  45. Nicolas dit :

    Marc, je ne vous demande pas de me suivre dans mes raisonnements.
    Je ne demande à personne de me suivre dans mes raisonnements.

    Je vous demande juste de vous posez un certain nombre de question :

    « Posez vous toujours des questions, adoptez une vue d’ensemble qui soit la plus large possible, réfléchissez en terme “de cause”, “d’effet”, “de répercussions”, “de pourquoi”, “de comment”, de “finalité d’un système donné”.

    Qui donne les ordres ? Qui les exécutent ? Qui gérent les flux d’informations ? Qui contrôlent quoi, et qui contrôlent qui ? Et pourquoi ? Et comment ? Dans quel but ? A quelles fins ?… »

    Après, c’est à chacun d’arriver à ses conclusions, je n’impose rien à personne…

    Marc, pardon, mais je ne parle pas de complot, un complot cela vise à prendre le pouvoir, or le pouvoir ils l’ont déjà…
    Que voulez vous, quand vous avez déjà le pouvoir et le contrôle ? Plus de pouvoir et de contrôle !…

    Vous dites aussi : »de masses monétaires gigantesques et non contrôlées ne peut que conduire à des catastrophes. »

    Mais qu’est ce qui n’est pas contrôlées ? L’argent, les flux fianciers, selon vous ?

    L’argent appartient bien à quelqu’un ? A qui ? Les flux fiananciers appartiennent bien à quelqu’un ? A qui ? Il y a bien des donneurs d’ordres ? qui sont ces donneurs d’ordres ?…

    Répondez à ces questions, et après, en toutes franchise, dites moi si les flux financiers ne sont pas sous contrôle…

    Nous sommes en 2009, nous sommes à l’heure des télécommunications de masse, des ordinateurs, d’internet, de la circulation de l’information vitesse grand « V », je le rappele ici aux uns et aux autres…
    Croire que quelques chose d’important, au niveau de la finance, peut échapper à un quelconque centre de décision, c’est faire preuve de beaucoup de naïveté…

    Cette crise à un point de départ, le point de départ c’est l’immobilier aux Etats- Unis, des banques prêtent de l’argent à des gens qui ne sont pas solvable…

    Je vous pose une question très simple Marc :

    « Quand vous prêter à des gens qui ne sont pas solvables, vous connaissez les conséquences, vous ne pouvez pas, ne pas les ignorer, cela est impossible.

    Les groupes à qui sont les banques, le gouvernement fédéral américain le savaient, ils ont laissés faire…
    On part donc d’une volonté délibérée d’arriver à un résultat !… »

    Dites moi maintenant pourquoi les grands groupes financier à qui sont les banques et le gouvernement fédéral américain n’ont rien fait ? Est-ce le fait du hasard ?

    De la même manière une crise qui ne concerne que l’immobilier aux Etats-unis, traversent l’Océan Atlantique… Comment cela est possible ?…

    Ensuite, la crise, qui ne concerne que « l’immobiler américain » se transforme en une crise industrielle touchant l’Europe et une grande partie du Monde… Expliquez moi où est le lien ?… Où est le lien de causalité ?… Où est la logique de l’enchaînement des choses ?…

    Comment une crise de l’immobilier aux U.S.A qu’on a vu venir et qu’on a laisser faire, peut-elle soudainement se métamorphoser en une crise industrielle presque à l’echelle planétaire et traverser les océans ?… Dites moi le comment ?…

    Allez plus loin que la simple surface des choses…,… Posez la question de la fianlité d’une chose ?… Et du pourquoi de cette finalité ?…

    A chacunes et à chacuns de faire ses opinions, je ne conseille qu’une seule chose à vous toutes et à vous tous : « posez vous des questions »…

    Adoptez aussi une vue d’ensemble, mais aussi par rapport au temps, prenez de la distance par rapport au temps…
    Ne raisonnez pas en mois ou en années, mais plutôt en décennies, voir plus…

    Après, comme je l’ai déjà dit, à vous d’arriver à vos propres conclusions…

    Bien à vous Toutes et Tous.
    Nicolas.

  46. Nadia dit :

    La « grande masse », volontairement abêtie, n’a peut-être pas toujours les moyens de réfléchir parce que nous ne voulons pas qu’elle réfléchisse. Le point extrême est celui qu’ Yves a fait remarquer : on ne réfléchit pas lorsqu’on a faim et que le pain quotidien devient l’unique préoccupation. Combien de milliers d’affamés y a-t-il aujourd’hui qui n’ont plus la force de penser à autre chose : manger, survivre, et qui malgré tout procréent pour donner des milliers de ventres qui, eux, n’auront plus un cerveau irrigué car leurs géniteurs ont manqué de tout ? Cette « masse » là est celle que les puissants n’hésitent pas et n’hésiteront pas à continuer à exploiter pour servir leurs finalités : toujours plus d’argent pour mieux posséder, pour mieux affamer la masse qui les sert qui n’aura même plus les moyens de percevoir une réalité autre que celle de manger.

    Pour être conscient ne faut-il pas faire intervenir une connaissance qui permette de juger. Comment juger lorsque l’être est réduit à ne plus pouvoir satisfaire que ses besoins corporels ? « Penser c’est juger ». Le propre de la conscience n’est-il pas de porter des jugements ?

    Pour nous, bien nourris, qui avons l’esprit libre et libéré des contraintes élémentaires, nous ne pouvons que nous sentir responsables. Et la conscience de cette responsabilité est écrasante.

    « Debout les damnés de la terre ». Mais comment, que, faire pour que vous vous leviez ?

  47. martine dit :

    Pour Nadia,
    quand je parle de « masse abêtie » (le terme est dur mais réaliste), je pense à nos sociétés industrielles, sinon je ne mentionnerais pas les biens de consommation consolateurs. Et dans un commentaire précédent je rejoins tout à fait votre point de vue. Quand on crève de faim, philosopher est un luxe inabordable. Là où je ne suis pas d´accord, c´est quand nous prétendons attendre des « puissants » un code de conduite, une éthique sur laquelle nous pourrions prendre exemple. Les grandes multinationales transcontinentales, les familles, les individus immensément fortunés qui se partagent en toute impunité les biens de la planète et exploitent les peuples déshérités, le sont devenues grâce au manque de discernement de millions de clients adroitement manipulés. J´ai lu sur le blog de Vero le Blaireau une citation de Coluche donnée par un intervenant et que je prends la liberté de reproduire ici: » Quand on pense qu´il suffirait que les gens arrêtent d´en acheter pour que ca ne se vende plus »!(je n´ai pas de cédille sur le clavier).Voilà, nous faisons tout simplement le jeu de ces « puissants ». Que deviendraient-ils, que feraient-ils des montagnes de tous ces biens de consommation inutiles si les citoyens se mettaient à réfléchir, s´ils apprenaient à dire NON. Ces « puissants » se dégonfleraient comme des baudruches crevées et feraient peut-être un jour la queue devant un « Resto du coeur » (quel joli rêve, Bill Gates et Lakshmi Mittal, pour ne citer que ces deux-là, attendant la distribution journalière des repas avant de filer au Secours Catholique chercher un pardessus d´hiver). « Penser c´est juger », c´est vrai, et c´est aussi choisir. Vous avez tout à fait raison « …nous ne pouvons que nous sentir responsables. Et la conscience de cette responsabilité est écrasante. » Elle devrait nous remplir de honte.

  48. Sophie dit :

    Ne faut-il pas relativiser la notion de pauvreté ? Je veux dire, en France il y a aussi des pauvres. La pauvreté, je ne la souhaite à personne, mais la connaître, la vivre à un moment de sa vie peut avoir du bon. Je me suis retrouvée il y a pas si longtemps de ça, après avoir gagné un salaire décent (environs 1500 nets), avec 450 euros par mois pour vivre (ce qui importe, ce n’est pas le montant avant-après, mais la différence entre les deux). Je vous assure que ça m’a fait sacrément remettre en question mes priorités et réfléchir sur la notion « d’essentiel » à ma vie. Et ce n’est pas le budget alimentation « saine » qui a été sacrifié. Dans le monde utopique que vous imaginez, je prendrais tous ces gens qui ramassent l’argent à la pelle (et ceux là on en trouve aussi dans tous les pays du monde) et je les mettrais en situation de réduction drastique de revenus :)

  49. martine dit :

    Sophie,
    tout à fait d´accord avec vous. Je fais la même expérience, c´est difficile mais salutaire. Et comparée avec la détresse de ceux qui vivent la famine au quotidien, ma situation est luxueuse. La découverte de l´essentiel est un parcours passionnant, le bonheur dans les choses simples, l´expérience de la lenteur.

  50. Marc dit :

    Martine, vous écrivez : « rien n´empêcherait la “grande masse” de se poser des questions, de réfléchir. Chacun a la capacité de penser, de progresser dans sa réflexion, de libérer son esprit. Le problème, c´est que la “grande masse” n´aime pas beaucoup les questions, elle préfère ronronner en consommant, sans se triturer les neurones. Etc..). ».
    Pour moi la « grande masse » concerne au moins 5 milliards de personnes (nous n’avons plus le droit d’ignorer le reste du monde). Alors croyez vous Martine, que cette « grande masse » a vraiment le temps et les moyens de se « triturer les neurones. Le temps certainement pas car son seul souci est de trouver les moyens matériels de vivre et au jour le jour pour la majorité. Même dans notre France et notre Europe, il y a beaucoup de personnes (et cela ne va pas s’arranger) qui rament pour vivre correctement, le correctement étant d’ailleurs tout relatif. Quant à cette merveilleuse « capacité de penser » parlons-en. Tous les spécialistes de cette capacité nous disent qu’elle s’acquiert majoritairement dans les premières années de l’enfance, tout est dans l’éducation, dans l’école. Croyez-vous que la majorité des dirigeants, des puissants de ce monde souhaitent que la « grande masse » ait les capacités de réfléchir de façon libre, autonome ? Non bien sûr, pour assurer un pouvoir, assouvir les pulsions de possession, il ne faut surtout pas que le peuple réfléchisse, il ne faut surtout pas apprendre aux enfants à réfléchir par eux-mêmes, le formatage oui (et les religions sont expertes dans ce domaine), la liberté de pensée non. Alors la vrai révolution, la plus efficace pour le long terme, la révolution des révolutions en quelque sorte, devrait commencer tout de suite dans toutes les écoles de la planète. Une utopie de plus malheureusement.

  51. Marc dit :

    Nadia, Martine, Sophie, je n’avais pas lu vos derniers mots avant de poster le mien.Nous sommes parfaitement en phase… avec l’éducation des jeunes en plus bien sûr.

  52. Nadia dit :

    « Nous sommes en phase », comme l’écrit Marc. C’est vrai que les tourments corporels, que chacun et chacune ont pu connaître et vivre, peuvent déterminer le jugement et la connaissance des problèmes que vivent actuellement ces milliards d’être humains (et j’y inclus l’Europe même si les aides qu’ont les Européens, mais hélas pas d’autres peuples, leur donnent – tout juste – de quoi manger, sans leur apporter de solution pour le lendemain).

    Et aujourd’hui, être là, en train de tapoter mon clavier me donne l’étendue de la chance que j’ai de pouvoir, et d’avoir les moyens, de me servir de mon « jugement ».

    Le corps agit sur l’âme et c’est un luxe de comprendre que, a contrario, l’âme aussi agit sur le corps et me permet de vous écrire.

    Je crains que « morale » et « éthique » ne soient que des concepts réservés aux gens qui peuvent encore y réfléchir. Ces concepts n’ont par là qu’une valeur relative car ils ne rendent pas compte du réel dans sa totalité. « Le rapport de l’idée au fait, disait Alain, est en ceci que l’idée ne suffit jamais. » Le fait réel, dans sa terrifiante réalité, est celui que nous constatons et pour lequel « nous sommes en phase » : des milliard de gens crèvent de faim, et malgré tout ce que nous pouvons constater et faire, le problème ne se résoud pas.

    Ceci est à la fois une vérité et un fait. C’est la vérité de ma connaissance, lucide et horrifiée et, quelque part même si je fais ce que je peux, me donne envie de me « flinguer ».

    Pardon Yves, pardon à vous toutes et tous, d’écrire cela. Je prends conscience que le terme « flinguer », bien entendu, doit être pris au figuré.

  53. Nicolas dit :

    je lis les uns et les autres avec beaucoup de plaisir, il y a beaucoup de franchise et de passion dans ce que vous écrivez toutes et tous, et je trouve cela très agréable… Les commentaires des uns et des autres sont souvent très intéressants…

    On peut tout à fait envisager un Monde un peu meilleur, cela est possible… Un Monde parfait non, parce que l’Homme lui-même n’est pas parfait…

    Mais un monde autre que celui-ci est possible… Nous l’imaginons tous un peu, chacun à sa manière…

    A mon sens pour qu’un changement « positif » puisse intervenir, cela passe obligatoirement par une diffusion de l’information qui soit correct et fiable…

    Je me répète affreusement, je le sais bien, et je vous demande de me pardonner…
    Mais je fais de « la diffusion de l’information », le préable à tout changement « positif »…

    Si les gens ne sont pas correctement informés sur la réalité de leur monde, du système, etc, il est vain d’attendre une quelconque réactions de la part des gens…

    En France, comme ailleurs, il y a des grands médias, qui ne joue pas leur rôle…

    Partout ou l’information devrait-être, elle n’est pas, cela n’est pas normal !…

    Les gens s’informent le plus, au près des journaux, que ce soit ceux de la télévision, de la radio, ou de la presse écrite, ce sont cela les médias qui touchent le plus les gens…

    C’est là ou devrait normalement passer l’information…
    Et tant que l’information, ne passera pas là, il sera vain d’attendre un changement…

    Seul des individus (des citoyens) bien informés peuvent faire des bons choix…

    Et bien informé, les gens ne le sont pas ! Bien loin de là…

    Peut-être cela changera t-il un jour ?…
    Je le souhaite!

    Nicolas.

  54. Nadia dit :

    A propos d’information(s) : Rachida Dati vient de s’inscrire, enfin, en Fac de Droit, et le Président vient de démissionner parce qu’il en a assez d’être incompris.

    Il paraît que la presse s’est déchaînée en ce jour… pour mieux enchaîner les pauvres c…, pardon crétins que nous sommes !

  55. Nadia dit :

    Zoup ! Zoup ! Mille zexcuses, devrais pas me laisser aller… Caresse et bon rototo à Anouar.

  56. Marc dit :

    Nicolas pour répondre très partiellement à votre mot du « avril 1st, 2009 at 10:43. », je peux vous expliquer le peu que j’ai cru comprendre sur l’étincelle « immobilière » à l’origine de l’explosion financière mondiale et maintenant économique. Les banques américaines ont prêté de l’argent à taux variables à des américains à revenus très faibles pour l’achat de biens immobiliers. Connaissaient bien les risques, elles comptaient en première couverture sur la montée continue de la valeur de l’immobilier : si l’emprunteur n’est plus en mesure de rembourser on saisit le bien et on le revend avec une plus value. Mais les banques n’acceptant aucun risque mirent en place une deuxième couverture beaucoup plus vicieuse : elles inondèrent les marchés financiers mondiaux de titres couvrant de façon diluée et cachée les risques associés à leurs prêts pourris. Les banques et la monnaie américaines étant une référence mondiale, la planète financière a absorbée ces titres en toute confiance. A un moment donné, les taux variables ont atteint des niveaux ne permettant plus aux emprunteurs de rembourser. De trop nombreux biens immobiliers sont saisis et mis en vente. Les prix s’écroulent. Les banques sont obligées de faire appel à leur deuxième couverture et le pot aux roses est découvert : c’est la crise financière mondiale. Les banques bernées ne font plus confiance. Les prêts interbancaires, aux industries et aux particuliers se font rares : c’est la crise économique. En résumé, les américains habitués à exploiter toute la planète pour leur confort égoïste, ont fait porter les risques de leurs montages financiers débiles à l’ensemble de cette même planète. Alors s’il y a des génies dans cette affaire, ce sont des génies de la magouille complètement inconscients et incapables de maîtriser quoique ce soit. Voilà ma compréhension très simpliste et bien naïve de ce grand « merdier ».

  57. bernard dit :

    Nicolas,sur l’information,
    Petite phrase de Christine Ockrent à méditer:
    Uniformisation de l’information ? Bien sûr, et même utilisation de cette uniformisation comme arme stratégique.

  58. martine dit :

    Pour bien commencer la journée (!): à lire et à voir absolument sur le blog de Fabrice Nicolino, son article d´hier et le lien vers un « diaporama interactif » passionnant. Le thème en est la production du charbon en Chine, les conditions de travail des mineurs, la pollution, la misère.
    La Chine, ce miracle économique devant lequel la communauté internationale est béate d´admiration. La Chine, ses prisons, ses camps de concentration où croupissent les opposants au régime, les malheureux qui ont osé élevé la voix, protesté contre leur conditions de travail. Les Tibétains victimes de génocide, les hauts plateaux du Tibet transformés en dépotoire, et nos dirigeants pliés dans leurs courbettes serviles.
    Hallucinant.

  59. martine dit :

    L´indignation me fait oublier les règles élémentaires de l´orthographe: « …qui ont osé élever.., protester…. ».
    Encore un tuyau: le lien donné hier par Véro le Blaireau. Regardez la vidéo, c´est bon quand on a le moral en berne!

  60. Nicolas dit :

    Marc, tout ce que vous dites est juste… Les faits que vous donnez sont juste, cela je n’en doute pas une seconde… Les données que vous détaillez sont vraies…

    Mais cela ne change rien à ce que je dis, et vous ne répondez pas au « pourquoi ? »

    Tout ce que vous décrivez, était su bien longtemps à l’avance par ceux à qui appartiennent les banques foireuses ainsi que par le gouvernement fédéral américain, tout ces gens ont à leurs dispositions des experts-comptables niveau « master », des statisticiens, des mathématiciens, des cyberneticiens, des espions aussi…

    Un expert-comptable niveau « master »,un statisticien, un mathématicien, un cyberneticien, un espion : ne sont pas des gens stupides…

    Ce genre de personnes peuvent voir et prédire une catastrophe de ce genre longtemps à l’avance, d’où, à nouveau ma question, à laquelle vous ne répondez pas, pourquoi les groupes à qui sont les banques et le gouvernement fédéral américain n’ont t-ils rien fait, pourquoi n’ont-ils rien fait et cela longtemps à l’avance ?… Le pourquoi !…,…

    Et si on ne fait rien pour éviter une catastrophe que l’on voit venir très longtemps à l’avance, n’est-ce pas que l’on souhaite qu’elle se provoque ?…
    Mais là aussi, ou peut rajouter le pourquoi !

    Je rajoute, que les grands groupes à qui sont les banques « foireuses » ainsi que le gouvernement fédéral américain, ne possède non pas un expert-comptable niveau master, non pas un mathématicien, non pas un statisticien, non pas un cyberneticien, non pas un espion, mais un TRES GRAND NOMBRE…
    Et quand vous avez ce genre de personnes à votre dispositions, tout devient maîtrisable, gérable, contrôlable…

    Si il y a « merdier » comme vous dites, c’est qu’on la laissé s’installer, cela ne peut pas, ne pas en être autrement, mais là encore la question, c’est pourquoi ?…

    La crise a une réalité physique, cela je ne le nie pas, ce que je dis, c’est que cette crise prolifère grâce à des circonstances qui lui ont été rendu possible, on a laissé la crise se faire, alors qu’on savait quelle serait la finalité d’un pareil système… pourquoi ?

    Pourquoi n’est-on pas intervenu longtemps en amont ?
    Et si on intervient pas, c’est bien que l’on désire que la crise se produise !
    Pourquoi ?

    Les bonnes questions à se poser, c’est quelles vont êtres les changements dans nos sociétés, non pas dans les mois à venir, mais plutôt dans les années et les décennies à venir ?
    Comment va évoluer la législation du travail dans les années et les décennies à venir suite à cette crise ? Par exemple !…

    Quel va être le visage du monde dans les années et les décennies à venir, suite à cette crise ?

    Quel va être le niveau de vie des gens dans les années et les décennies à venir ?

    Quel sort pour les pays pauvres dans les années et les décennies à venir ?

    A long terme, voir à très long terme, quels sont celles et ceux qui auront moins de marge de manoeuvre ?
    Et quelles sont celles et ceux qui auront plus de marge de manoeuvre ?

    Et la nature dans tout ça ?

    Bonne réflexions à tous.
    Nicolas.

  61. Patrice le tourangeau dit :

    Bonjour tout le monde,
    Ah ! Nadia, si nous n’avions pas été le premier avril, j’aurais pu vous croire … Rachida en classe, Nicolas au piquet … c’est plus qu’une utopie ça ! En échange de crédulité, vous m’avez bien fait rire ! Merci !
    Je ne vais pas me lancer dans un roman, mais je vois que quelles que soient les manières de penser, où ce que chacun voit en priorité, il y a beaucoup d’humanité et de sincérité derrière les colères écrites ici.
    Martine, en passant, je vous rejoins dans votre remanque concernant la Chine. Cependant, j’avoue avec parfois une pincée de honte, que lorsque j’achète quelque chose, penser qu’il y a eu avant la possession de l’objet, des quantités de souffances pour l’obtenir. Je prends parfois pour référence, un peu comme vous, ce qui peut sortir des mines, et des mines de ceci ou cela, il y en a beaucoup dans le monde. Au plus exagéré, une magnifique bague, ou une rivière de diamants de chez C…..r, n’a pas nécessité que l’art ou le génie d’un créateur, mais probablement aura fait quelques victimes au fond d’une mine d’Afrique du sud, d’Amérique du sud, à défaut d’avoir pu nourir quelques jours une famille pauvre d’un de ces pays de misère, ou un magninifque tapis de chez Saint M….u acheté une bouchée de pain à une petite famille d’un pays d’orient qui sera revendu plusieurs milliers d’euros dans un grand magasin de France. Même la ferraille de nos voitures de semi-luxe pourrait nous faire honte. Et pour ceux qui le savent, quand en ce moment on voit de belles barquettes de fraises en provenance du sud espagnol dans les rayons des marchands, il y a à l’amont, toute une série d’histoires dures, de dos courbés, de souffrances. Nous en avions parfois parlé ici, dans ce blog, nous, les clients, n’oublions jamais notre implication dans les mouvements désatreux de ce monde.
    Martine, ce n’est pas grave, nous fêzons tous de fautes de frappe …
    Amitiés à tous et bonne, très bonne journée

  62. bernard dit :

    We have a failing dream:
    Good bye free TIBET.
    Je lèche, je lache, à quand le je lynche!!!!

  63. martine dit :

    Vous avez raison Patrice, il faut aussi souvent que possible attirer l´attention sur le fait que nous, clients occidentaux, contribuons pour une grande part à la misère des habitants et travailleurs (esclaves) dans les pays producteurs de biens de consommation bon marché. Je sais combien il est difficile d´acheter « juste ». Un examen attentif de mon ordinateur portable m´a remplie de confusion: de marque américaine, il a été pratiquement entièrement fait en Chine! Un modèle fabriqué exclusivement en Allemagne aurait coûté trois fois plus. Que faire quand les moyens ne permettent pas un gros investissement financier? Cette honte, je l´ai déjà éprouvée dans les années 70 lorsque j´ai vécu et travaillé à Hong-Kong. On s´extasiait alors sur le prix des biens de consommation (appareils photo par exemple) qui provenaient de là-bas. Voyez-vous, jamais je n´oublierai certains de mes élèves de l´Alliance Francaise (cédille où es-tu?) qui venaient le soir aux cours, après des journées de 12 heures de dur labeur dans les usines, pour un salaire de misère, épuisés par leurs conditions de travail, des gens qui ne bénéficiaient d´aucune protection sociale mais qui rêvaient pour eux et pour leurs enfants d´un avenir meilleur. je n´oublierai jamais Monsieur Wong, un parmi tant d´autres, qui espérait partir au Canada avant la rétrocession et recommencer une nouvelle vie, mais qui s´endormait au bout d´une demi-heure, terrassé par la fatigue. Il trimait comme un fou de six heures du matin à huit heures du soir, il n´avait pas les moyens de se payer un logement décent et vivait avec sa famille sur un sampan.

    Oui, Bernard, c´est vrai: »Good bye free TIBET », mais comme disent aussi nos amis anglais, « money talks ». Il y a quelques années, l´Europe s´était indignée, avec raison, de la participation au gouvernement autrichien de Jörg Haider (que Dieu n´aie pas son âme!). Mais, pour autant que je sache, il n´y avait pas de camps de concentration en Autriche, les droits de l´homme n´étaient ni plus ni moins bafoués que chez nous et la liberté d´expression ressemblait à la nôtre. Mais ces valeurs fondamentales ne pèsent pas lourd face aux contrats commerciaux juteux, et dans l´esprit de nos dirigeants à la morale élastique, ces derniers valent bien quelques petits lynchages, des dommages collatéraux, en quelque sorte.

  64. Patrice le tourangeau dit :

    Allez Martine, un peu d’humour taquin de ma part :
    ççççççççççççççççççççççççççççççççççççççççç ……..nananère !
    ne m’en voulez pas, je n’ai pas pu me retenir !!! ( vous avez le droit de vous venger si vous le voulez, je l’aurai bien mérité ! )

  65. Anne-Marie dit :

    Info pour Marc qui,( rien à voir avec mes « bêtes »!) se demandait qui, parmi les visiteurs de ce blog pourrait nous informer sur les sociétés matriarcales:
    Dans GEO de ce mois (Avril 2009) un reportage : »Le royaume des femmes ». Chez elles , l’amour libre est la règle.Il n’y a ni pères ni maris et les mères sont chefs.Bienvenue chez les Mosuo, un peuple de Chine à l’orée de l’Himalaya » (Les enfants sont élevés par les mères, les tantes et les oncles…les pères restent dans leur famille d’origine. Seul l’inceste est interdit etc)
    Excellent reportage qui demanderait à Freud ou à Lacan de revoir leur copie ! Sachant que ces deux là ( comme la plupart d’entre nous sur ce blog…) baignaient dans notre civilisation judeochrétienne…
    J’ai joué au Saint Bernard et je n’ai pas eu le temps de lire vos commentaires…
    A bientôt

  66. Anne-Marie dit :

    Les lettrés de ce blog connaissent sans doute le livre de cette petite paysanne Mosuo Yang Erche Namu : »Adieu au lac Mère » 2003…Best seller mondial? J’avoue que je ne l’ai pas lu!

  67. Anne-Marie dit :

    Toujours pour Marc et pour ceux qui sont intéressés et qui ne connaissent pas!
    Le matriacat dans le monde:
    en Inde :les Garo et Khasi (Geo n°276)
    En Indonésie: les Minangkabau
    En Papouasie-nouvelle-Guinée :les Nagovisi
    Au Niger : les touaregs
    Au Kenya: à Tumai (Geo n°344)
    A nous de creuser et de savoir si le matriarcat est meilleur que le patriarcat…Je relance donc le débat…

  68. Anne-Marie dit :

    Rebonjour les amis: Dimanche à 16h20 sur France 2 : « L’objet du scandale » sur la corrida avec les chefs de file de la… tauromachie et quelques défenseurs de la cause animale comme Elisabeth Hardouin Fugier (Historienne, écrivain et membre du CRAC).On en reparlera lundi si vous le voulez bien! Merci pour l’annonce!

  69. Nicolas dit :

    Pourquoi recherchez si le matriarcat est meilleur que le patriarcat, ou le patriarcat meilleur que le matriarcat ?

    Pourquoi ne pas recherchez l’harmonie, l’entente, l’équilibre ?

  70. Anne-Marie dit :

    OK Nicolas!Bien sûr!
    Hélas, il est rare que deux êtres ( de m^me sexe ou de sexe différent, de m^me espèce ou d’espèce différente) n’étabissent pas de rapport de force dans une relation quelle qu’elle soit!
    Et le sexe masculin aurait peut-être un avantage ( à définir) sur le sexe féminin ce qui expliquerait que la majorité des sociétés soient patriarcales…

  71. martine dit :

    Patrice,
    quel joli feu d´artifice de cédilles!!! Voye-vous, comme nous sommes dans une société patriarcale(!), il m´a fallu choisir entre la cédille et le Saxon, j´ai préféré ce dernier!

  72. martine dit :

    et le z est passé à l´as!

    Anne- Marie,
    la société traditionnelle des Touraeg a pratiquement disparu. Je ne connais pas les autres ethnies que vous mentionnez et cela m´intéresse beaucoup d´en apprendre un peu plus à leur sujet. Les Touareg, pour la plus grande partie d´entre eux, ont été réduits à l´état de clochards alcooliques, vivant de mendicité et d´expédients plus ou moins douteux à la périphérie des villes du Niger. Les jeunes hommes se prostituent auprès de touristes étrangères en mal d´ »amour ». Je rappelle le rôle d´Areva et le vandalisme que constitue l´exploitation des gisements d´uranium. Un représentant de cette charmante société qui souhaitait voir la rébellion des Touaregs matée par le gouvernement nigérien, les a décrits comme « ces hommes en bleu qui font rêver les hommes et chavirer le coeur des femmes mais ne sont qu´une illusion »!

  73. Anne-Marie dit :

    Martine
    « Au Niger chez les Touaregs, on perçoit les vestiges d’un matriarcat ancien : la femme joue un rôle central »(Geo)

    « Avec l’arrivée de l’argent facile (chez les Mosuo du lac de Lugu , pas chez les Mosuo ( cités plus haut) de Lijiazue qui ne sont encore pas envahis par le tourisme) ) une atmosphère délétère plane sur les foyers (alcool et protitution)… »La pauvreté peut tuer mais l’abondance n’apporte pas le bonheur » s’insurge Howei un ardent défenseur des traditions de son peuple….
    Difficile de vous scanner l’article…

  74. Patrice le tourangeau dit :

    Nicolas, Martine, Anne-Marie, Marc, que de remarques intéressantes. Dans mon coeur, je préfère celle de Nicolas, qui pense à l’harmonie, mais la réponse d’Anne-Marie inspire une logique imparable. Reste à rechercher historiquement pourquoi globalement on penche pour le patriarcat plutôt que vers le matriarcat ou l’harmonie pure. Car je pense à des raisons historiques perdues dans la nuit des temps. Les peuples qui vivent le matriarcat doivent avoir des raisons naturelles, sociales, géographiques, climatiques peut être, très différentes de celles de nos sociétés très guerrières pour qu’il en soit ainsi. Je pense que dans la plupart de nos sociétés, la force physique aura pris le dessus, et ce, de façon très naturelle. Ces peuples me semblent être plus isolés des autres sociétés humaines, que nous le sommes. Cependant, on voit par ailleurs, dans l’histoire, la puissance intellectuelle de certaines femmes qui ont pu mener leur monde un peu plus que par le bout du nez !
    Personnellement je reste un partisan de l’harmonie, que ce soit entre gens de même sexe, ou de sexe différents. Je ne pense même pas à ces fameux cotas qu’on tente d’imposer, destinés à caresser les femmes dans le sens du poil ( pardonnez moi, mesdames … ceci n’est qu’une expression !!! pff ! je prends des risques, moi ! )et faire croire à la prise en compte sérieuse des capacités féminines. Je verrais bien l’égalité, mais avant tout dans les résultats et pas dans le nombre. Qu’on cesse d’abord définitivement la violence physique aux femmes partout dans le monde, que les hommes plus nombreux aux pouvoirs s’en mêlent !
    l’égalité, l’harmonie, ou peu importe le nom qu’on veut lui donner possède une porte d’entrée : Le respect ! Et il manque encore beaucoup en ce bas monde.

    Martine, quelle belle répartie à mon humour provocateur. J’aurai appris qu’en Saxe ( et peut être même partout en Allemagne ) il n’existe pas la cédille. Votre choix entre la cédille et le saxon est le bon ! Et je ne pense pas que le Tarzan patriarche saxon s’en plaigne !
    là, je file cueillir ( avec des gants ) des pointes d’ortie pour concocter une petite soupe … ma tourangelle et moi adorons ça !
    Amitiés à toutes et tous et bon week-end !

  75. hifi dit :

    A propos « utopie », je me permets d’en suggérer une, à notre chef et hôte.

    Si l’on en croit les éleveurs d’abeilles, ils sont très inquiets car les cheptels diminuent dangereusement, au point que l’espèce serait menacée de disparition. La cause essentielle étant la surabondance de pesticides, insecticides et autres -icides moins connus.

    Un chercheur s’est aperçu que les « abeilles des villes » produisaient plus de miel que leurs congénères des campagnes ! On en voit parfois à certains carrefours butiner les plants de lavande, bon, j’imagine que celles-là butinent également le plomb contenu dans nos pots d’échappements.Un moindre mal peut-être ?

    Une de raisons de cette relative bonne activité des abeilles citadines, c’est que par définition, il n’y a pratiquement aucun produit nocif sur les plantations des riverains.

    Alors, et voilà mon utopie, pourquoi les propriétaires de pavillons et villas ne proposeraient-ils pas aux apiculteurs d’héberger gratuitement (un « bed and breakfast » en quelque sorte)dans un coin reclus de leur jardin une mini-colonie d’abeilles noires en voie de disparition, en contrepartie de quoi l’apiculteur du coin se chargerait du soin de la ruche, au grand bonheur des enfants j’imagine.

    Ainsi seraient sauvées de la disparition ces abeilles merveilleuses qui pourraient enfin goûter à une polyculture qui a dispru de nos campagnes.

    Peut-être que notre chef hébergeur pourrait suggérer aux décideurs dans les ministères, cette idée, qui, vous vous en doutez, je trouve géniale :)

    Bien cordialement à vous tous

  76. Patrice le tourangeau dit :

    Il y a l’utopie, il y a le rêve, il y a la poésie, ce matin, je me sens l’âme vagabonde et sereine.
    Pour ce beau week-end de printemps, je voudrais rendre hommage à Anna de Noailles, si grande poétesse, mélancolique amoureuse de notre nature, qui la chantât bien mieux que je le ferais.

    L’offrande à la nature

    Nature au coeur profond sur qui les cieux reposent,
    Nul n’aura comme moi si chaudement aimé
    La lumière des jours et la douceur des choses,
    L’eau luisante et la terre où la vie a germé.

    La forêt, les étangs et les plaines fécondes
    Ont plus touché mes yeux que les regards humains,
    Je me suis appuyée à la beauté du monde
    Et j’ai tenu l’odeur des saisons dans mes mains.

    J’ai porté vos soleils ainsi qu’une couronne
    Sur mon front plein d’orgueil et de simplicité.
    Mes jeux ont égalé les travaux de l’automne
    Et j’ai pleuré d’amour aux bras de vos étés.

    Je suis venue à vous sans peur et sans prudence,
    Vous donnant ma raison pour le bien et le mal,
    Ayant pour toute joie et toute connaissance
    Votre âme impétueuse aux ruses d’animal.

    Comme une fleur ouverte où logent des abeilles
    Ma vie a répandu des parfums et des chants,
    Et mon coeur matineux est comme une corbeille
    Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

    Soumise ainsi que l’onde où l’arbre se reflète
    J’ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs
    Et qui font naître au coeur des hommes et des bêtes
    La belle impatience et le divin vouloir.

    Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature,
    Ah ! faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour
    Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure
    Que ne visitent pas la lumière et l’amour…
    Anna de Noailles ( 1876-1933)

    Bon week-end à vous tous

  77. Marc dit :

    « Et le sexe masculin aurait peut-être un avantage ( à définir) sur le sexe féminin ce qui expliquerait que la majorité des sociétés soient patriarcales… ». Oui Anne-Marie, l’homme dispose même de deux avantages « naturels » sur la femme : la force physique (c’est évident) et surtout et c’est pour moi de loin l’avantage dominant, du temps « libre ». En effet qui se coltine tout le boulot pour assurer la pérennité de l’espèce, madame bien sûr. Monsieur travaille si on peut dire quelques minutes pour déposer la graine et puis madame fait tout le reste, fabrication puis élevage des petits mâles et femelles sans distinction. Comme en général les cycles de fabrication s’enchaînent, madame n’a aucun temps disponible. Et que fait monsieur pendant ce temps ? Il chasse, il fait la guerre, il invente des dieux pour asservir d’autres hommes, il construit des sociétés hiérarchisées, il utilise une grande partie de son temps à assouvir ses instincts de possession. Mais il a aussi du temps pour rêver et surtout pour développer sa curiosité : c’est la naissance et le développement de la philosophie et des sciences. Depuis le début de l’histoire humaine et jusqu’à une période très récente combien de femmes se sont-elles distinguées aussi bien au niveau du pouvoir que des connaissances ? Très très peu et ce n’est ni dans le cerveau de madame ni dans la force physique de monsieur qu’il faut chercher l’explication mais bien dans le seul accomplissement de cette mission de reproduction de l’espèce, dévoreuse de temps. Pour sortir la femme de cette fatalité, de ce schéma qui remonte à la nuit des temps, il faut qu’elle maîtrise elle-même cette mission, qu’elle contrôle, qu’elle décide. Cela est heureusement possible aujourd’hui grâce à l’évolution concomitante des connaissances et des mentalités dans nos sociétés les plus avancées. Au niveau planétaire, la tâche est encore immense. Mais plus que jamais, la femme est l’avenir de l’homme, et même de l’Humanité au sens large car la surpopulation de l’homo sapiens annonce les pires catastrophes. Et pour terminer par une manif, voilà mon cri d’espoir, voilà ma banderole : les femmes au pouvoir, les femmes au pouvoir, les femmes au pouvoir….

  78. Yves Paccalet dit :

    Pas de panique, Marc !
    Les femmes seront bientôt au pouvoir, par raison mathématique, parce qu’elles survivront seules… Les fameux « perturbateurs endocriniens » (bisphénols, phthalates, PCB, oestrogènes de toutes sortes et molécules similaires) sont à l’oeuvre dans notre eau, notre air, nos aliments, les plastiques que nous suçons (ou les biberons que tètent nos gosses ; voire les tuyaux d’alimentation de nos prématurés). Ces produits chimiques féminisent les embryons mâles, et provoquent un effondrement de la capacité fécondante des spermatozoïdes. Quand il n’y aura plus d’hommes, restera quand même aux femmes à inventer la reproduction de l’espèce par parthénogenèse. Une multiplication non sexuée, à partir des seuls ovocytes, et qui ne produira que des filles…

  79. Anne-Marie dit :

    « Quand il n’y aura plus d’hommes, restera quand même aux femmes à inventer la reproduction de l’espèce par parthénogenèse. »

    Et le clonage?

    Bien que je sois d’accord en grande partie avec la démonstration de Marc, je ne suis pas sûre que la femme au pouvoir soit plus « sapiens » que l’homme! Pourquoi? Il me semble que nous nous étions déjà exprimés sur le sujet? Difficile de retrouver nos commentaires car ils ne respectent pas le titre initial…
    Bon week end à vous!

  80. Nicolas dit :

    Petit hommage à une femme : Madame Mileva Einstein…

    Extrait du résumé du livre intitulée : « Mileva Einstein, une Vie ».

    « Mileva Maric est née le 19 décembre 1875, à Tiltel, aujourd’hui en Yougoslavie. Dès sa petite enfance, elle développe des dons intellectuels extraordinaires. Les universités ouvertes aux femmes ne se trouvant alors qu’à Zurich, Mileva part pour la Suisse en 1896. C’est là, à l’Institut polytechnique, qu’elle rencontre Albert Einstein, un étudiant, de quatre ans son cadet. Étonné par la rigueur et la clarté de son esprit, il se lie d’amitié avec elle. Ils se marient en 1903.
    1905, Mileva est auprès d’Einstein et l’aide dans ses travaux. Il publie dans les Annales de physique de Leipzig cinq textes qui immédiatement lui valent la gloire, où il expose sa théorie du mouvement brownien, donne les lois de l’effet photoélectrique, jette les bases de sa théorie de la relativité… Pour Desanka Trbuhovi-Gjuric, il s’agit là des  » fruits d’un travail en commun « .
    Des biographes d’Einstein s’étonneront de l’extraordinaire fécondité de cette année-là :  » C’est curieux comme un court laps de temps de sa vie a été fructueux. Ce n’est pas seulement sa théorie de la relativité, mais une foule de ses autres travaux fondamentaux, qui portent la date de 1905 « .
    En 1914, Einstein quitte femme et enfants, leur faisant tout juste parvenir de quoi vivre. Cette femme géniale est réduite à donner des leçons de mathématiques et de piano pour éviter la misère. En novembre 1922, Einstein reçoit le Prix Nobel de physique. Il se rend alors à Zurich pour remettre à Mileva le montant intégral du prix : reconnaît-il ainsi ce qu’il lui doit ? Épuisée par ses malheurs, et par la maladie d’un de ses fils, Mileva, atteinte d’hémiplégie, meurt le 4 août 1948, après  » une vie pleine d’un fantastique oubli de soi, et de tempêtes dont personne ne sut rien « .
    Pourtant Mileva est un génie scientifique, d’une force égale à celui d’une Marie Curie, d’une Sophie Germain, d’une Sofia Kovalesvskaïa. »

  81. Nicolas dit :

    Puisque je parle de la famille Einstein, je vous livre quelques citations de ce bon vieux Albert, que j’ai trouvé au hasard sur le net, mais curieusement, cela va dans le sens de ce que pas mal d’entre nous (sur ce blog), avons dans la tête !…

    C’est piquant de le constater !…

    « Notre monde est menacé par une crise dont l’ampleur semble échapper à ceux qui ont le pouvoir de prendre de grandes décisions pour le bien ou pour le mal. La puissance déchaînée de l’homme a tout changé, sauf nos modes de pensées et nous glissons vers une catastrophe sans précédent. Une nouvelle façon de penser est essentielle si l’humanité veut vivre. Détourner cette menace est le problème le plus urgent de notre temps. »

    « A force de lire des ouvrages de vulgarisation scientifique, j’ai bientôt eu la conviction que beaucoup d’histoires de la Bible ne pouvaient pas être vraies. La conséquence a été une véritable orgie fanatique de libre pensée accompagnée de l’impression que l’Etat trompe intentionnellement la jeunesse par des mensonges. C’était une impression écrasante. Cette expérience m’a amené à me méfier de toutes sortes d’autorité, à considérer avec scepticisme les convictions entretenues dans tout milieu social spécifique : une attitude qui ne m’a jamais quitté, même si par la suite, parce que j’ai mieux compris les mécanismes, elle a perdu de son ancienne violence. »

    « Un être humain fait partie d’un tout que nous appelons « l’Univers » ; il demeure limité dans l’espace et le temps.

    Il fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste -
    une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une prison, nous restreignant à nos désirs personnels

    et à une affection, réservée à nos proches.
    Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants,
    et la nature entière, dans sa splendeur… »

  82. bernard dit :

    Nicolas,je suis d’accord avec vous comme beaucoup d’auteurs sur le rôle qu’ a joué dans l’histoire de la science MILEVA .
    J’ai lu beaucoup sur Einstein et j’ai essayer de comprendre à mon modeste niveau ses théories.
    C’était un homme déterministe qui a fait aussi beaucoup d’erreurs.
    J’ai du mal à l’apprécier humainement (dans le sens de comprendre)car une de ses citations a toujours été une énigme pour moi :
    « Le bonheur est un idéal de pourceaux « 

  83. Marc dit :

    Parlons-en des prix Nobel ! Depuis leur création en 1901, 755 (environ) ont été attribués à des hommes et 33 à des femmes dont 11 seulement en physique, chimie ou médecine. Explication ? Le cas Albert Einstein/Mileva Maric est frappant : madame fait une partie du boulot et monsieur a les honneurs et seul son nom passe à la postérité. Quand sortira-t-on de ces sociétés machistes ?

  84. Yves Paccalet dit :

    Je pense que, dans cette phrase, Einstein faisait (volontairement ou non) allusion aux épicuriens, que les religieux (avant même le christianisme) traitaient de « pourceaux d’Epicure ». Sans savoir que le véritable épicurisme ne consiste pas à se gaver de plaisirs dans une orgie perpétuelle de tous les sens, mais à dominer ses pulsions et à construire le bonheur par le peu…

  85. Anne-Marie dit :

    . » Quand sortira-t-on de ces sociétés machistes ? »
    Un autre exemple pour Marc : Camille Claudel(citée en premier volontairement!) et Rodin!
    Quant au prix Nobel, il pourrait être décerné aussi à celui qui fait une thèse sur le sourire des enfants!Einstein n’a pas été décoré pour l’éducation de sa fille!(vague souvenir…Avait-il plusieurs enfants?)

  86. Anne-Marie dit :

    Sur google:
    « Le père de la relativité n’a pas non plus soutenu Elsa quand cette dernière a dû rentrer en Europe, en France, au chevet de sa fille Ilse, qui se meurt de tuberculose. »

  87. Anne-Marie dit :

    Pour vero:
    Je viens de terminer le dernier livre de Boris Cyrulnik (« Je me souviens »)et j’ai pensé à toi car son surnom était « pitchoun » (petit en gascon) dans la ferme où il a vécu et travaillé après son évasion miraculeuse de la synagogue où étaient emplilés les enfants juifs…(en janvier 44 à Bordeaux)
    Mais tu vas préférer cet autre livre : »Le compte à rebours a-t-il commencé » d’Albert Jacqard…
    De quoi retrouver notre optimiste!
    A bientôt!

  88. Anne-Marie dit :

    Albert Jacquard ! pardon ! encore un Albert (rien à voir avec l’autre!) qui a choisi cette devise:
    « Mieux vaut une réussite solidaire qu’un exploit solitaire »

  89. Nicolas dit :

    Pour aller dans le sens de Patrice, je voudrais vous faire partager un poème d’Alfred de Vigny, intitulé « le Cor »…

    Vous verrez, c’est très jolie, le poète y parle de « jeune agneau qui bêle », de « ruisseaux », « de sources », « de biches attentives », c’est toute une atmosphère que le poète restitue… la place de la Nature y est très grande…
    C’est vraiment une très jolie poésie…

    LE COR, Alfred de Vigny.

    J’aime le son du cor, le soir au fond des bois,
    Soit qu’il chante les pleurs de la biche aux abois,
    Ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille
    Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.

    Que de fois seul dans l’ombre à minuit demeuré,
    J’ai souri de l’entendre, et plus souvent pleuré!
    Car je croyais ouïr de ses bruits prophétiques
    qui précédaient la mort des paladins antiques.

    O montagne d’azur! o pays adoré,
    Rocs de la Frazona, cirque du Marboré,
    Cascades qui tombez des neiges entraînées;
    Sources, gaves, ruisseaux, torrents des Pyrénées;

    Monts gelés et fleuris, trône des deux saisons,
    Dont le front est de glace et le pied de gazon!
    C’est là qu’il faut s’asseoir, c’est là qu’il faut entendre
    Les airs lointains d’un cor mélancolique et tendre.

    Souvent un voyageur, lorsque l’air est sans bruit,
    De cette voix d’airain fait retentir la nuit;
    A ses chants cadencés autour de lui se mêle
    L’harmonieux grelot du jeune agneau qui bêle.

    Une biche attentive, au lieu de se cacher,
    Se suspend immobile au milieu du rocher,
    Et la cascade unit dans une chute immense
    Son éternelle plainte aux chants de la romance.

    Âmes des chevaliers, revenez-vous encor?
    Est-ce vous qui parlez avec la voix du cor?
    Roncevaux! Roncevaux! dans ta sombre vallée,
    L’ombre du grand Roland n’est donc pas consolée?

  90. Nadia dit :

    Merci Nicolas. Ah ! Vigny ! il est injustement oublié aujourd’hui lorsqu’on évoque les romantiques, peut-être parce que ses poèmes sont d’un accès plus austère : La Mort du Loup : » Gémir, pleurer, prier est également lâche… » Drôle d’ascèse, celle du dépassement de la douleur qui amène à la résignation, voire au renoncement et à l’acceptation de sa destinée d’être humain. Eloa, la Fille de Jephté sont des poèmes magnifiques qui traitent des doutes et des questions que l’homme, éternellement, se pose : quelle est la part de Dieu dans la Création ? Quelle faute a déterminé la destinée humaine ? L’ange Eloa aime Satan qui l’entraîne avec lui dans l’incommensurable abîme. L’amour même n’est pas Sauveur. Ouf ! ça va loin… Ce qu’il y a de touchant chez Vigny, c’est qu’il n’y a pas de réponse. C’est un pessimiste (et un torturé), c’est pour cela qu’on devrait le relire. Il a démontré que nous ne sommes rien mais il était terriblement accablé par le poids de la religion.

    Nous ne sommes rien et nous allons vers rien. L’accepter est délivrance et peut permettre de vivre ici et maintenant, sans culpabilité, en aimant et en respectant les êtres qui nous sont chers en profitant le plus et le mieux possible de leur présence. Respecter l’autre, l’accepter dans sa différence devrait être le premier précepte d’éducation.

    Nous y voilà ! Ah ! les femmes ! Où êtes-vous Emilie du Châtelet (Voltaire), Clara Schumann, Alma Mahler, Marie Laurencin (Apollinaire), vous que les siècles ont oubliées au profit des hommes qui vous ont aimées ?
    Pourquoi faut-il tant de temps pour vous reconnaître une once de talent ?

    Comme Anne-Marie l’a vue, cette question a déjà plusieurs fois été soulevée ? (Merci Anne-Marie, voir la rubrique « Voyage » entre autres !)

    Cette inégalité qui n’en finit pas, (et une certaine Ségolène ne me démentirait sûrement pas), suscite les recherches, les travaux, les ouvrages anthroplogiques, historiques, etc. sur la différence des, – et entre -, les sexes ; ils sont nombreux : il me semble que la grande et remarquable Françoise Héritier a fort bien analysé le, les problème(s) dans son ouvrage : « Masculin/Féminin » : 2 vol. 1 – La Pensée de la différence (1996), – 2 – Dissoudre la hiérarchie (2002). Ils sont éclairants… et parviennent à sortir des discours et des énoncés tautologiques.

    Pourquoi une femme, lorsqu’elle a un pouvoir, serait-elle différente ? Yves en a cité quelques-unes qui ne se sont guère illustrées de façon différente que leurs homologues masculins : La grande Catherine II, Margareth Thatcher etc.

    Depuis des siècles l’idée que la politique n’est pas une affaire de femmes est ancrée dans les mentalités. Et d’ailleurs, les femmes en sont tellement convaincues qu’elles ont tendance à valoriser le social, parce que c’est (on les a élevées dans cette idée) plus dans leur nature de femme et… de mère. Et une femme qui arrive à un poste de pouvoir doit naturellement et inévitablement se comporter autrement. Et les plus sévères critiques à leur égard ne viennent-elles pas, souvent, de leurs consoeurs ?

  91. Anne-Marie dit :

    Merci Nadia pour les références.
    Ah ! » La mort du loup « !tiré à l’oral de mon bac comme par hasard!
    « souffre et meurt sans parler! »…

    Je viens de voir l’émission de Durand (France 2): « L’objet du scandale » sur la corrida et je souffre encore de l’absence de compassion chez les humains …
    Savez-vous que ce sont les toreros qui ont choisi les invités du plateau…et que Laborde (auteur de « la corrida basta » a été rejeté par Durand complice)
    Imaginez un débat sur la peine de mort où les invités seraient choisis par les bourreaux…
    Sans oublier que les taureaux sont innocents …

  92. Jeanne dit :

    Quand on aborde le sujet femmes, je ne peux résister et j’espérais que vous auriez trouvé que Nadia n’est pas le nom que j’avais employé jusque-là. Mais n’ayant pas de goût pour les doubles personnalités, il me semble nécessaire d’être honnête et de reprendre mon prénom.

    J’avais écrit que je n’interviendrais plus sur le blog mais ma réaction a été puérile, – et j’en suis navrée -, guidée par une infinie lassitude et une passagère envie de tout laisser tomber.

    « La vie est un voyage qui a la vie pour but, » (George Sand « Consuelo ») et, évidence, nous n’en avons qu’une ! Alors essayons de la continuer coûte que coûte.

    Je suis celle à qui vous aviez conseillé d’aller voir les peintures des Delaunay. Je n’ai pas une grande culture en la matière mais je connais, malgré tout, Sonia et Robert Delaunay. Ils ont eu l’extraordinaire opportunité de se rencontrer et de partager le même talent pour faire exploser la vie avec leurs couleurs. Ils font partie de ces couples célèbres à égal talent, comme Robert et Elizabeth Browning (merveilleuses « Lettres de la Portugaise ») qui eurent la chance de se trouver et qui apportent une lumière pérenne à ceux qui les approchent, même au-delà du temps. Il est toujours bon de pouvoir se réconcilier avec l’humanité. Sand et Flaubert ont échangé l’une des plus belles Correspondance littéraire qui soit. Flaubert était pessimiste et noir, noir, et Sand aimait la vie. Au moment de la Commune (mars à mai 1871), période de notre histoire encore trop mal connue, Flaubert lui avait écrit son désespoir et son mépris de ses semblables, face aux atrocités commises. Sand lui avait répondu cette lettre admirable :

    « Tu affirmes que le peuple a toujours été féroce [...] le paysan toujours stupide ? Tu dis que tu savais tout cela depuis ta jeunesse [...] Tu n’as donc pas été jeune ? Ah ! nous différons bien, car je n’ai jamais cessé de l’être, si c’est être jeune que d’aimer toujours. [...] On ne méprise pas son espèce. L’humanité n’est pas un vain mot. Notre vie est faite d’amour et ne plus aimer c’est ne plus vivre. Le peuple, dis-tu. Le peuple c’est toi et moi… » (septembre 1871)

    J’ajoute que Sand aimait les animaux, les plantes et les fleurs (elle a écrit des pages admirables). Elle avait un grand respect de tout ce qui vit, respire.

    Je ne sais quand le grand manitou revient. Après avoir câliné ses petits-fils, je lui souhaite une prochaine adorable petite-fille.

    Bonne semaine à vous toutes et tous.

  93. Patrice le tourangeau dit :

    J’avais mis le poème d’Anna de Noailles dans le but unique de rendre hommage aux femmes dont la poésie est si souvent placée au deuxième plan, histoire de montrer que l’harmonie existe. Et puis comme le souligne Nadia, pourquoi cette attente de reconnaisance, ou ces oublis ? Ensuite, je suis un vrai fan de ce qu’elle a pu écrire… si vous povez lire ses lettres à Maurice Barrès, ce sont de véritables trésors. Mais Merci Nicolas, pour le poème d’Alfred de Vigny, il est manifique. Entre poètes et poétesses, il n’y a pas de supériorité, ni d’infériorité, juste de l’harmonie et de la grâce.
    Nadia, aux noms que vous donnez, j’ajoute Marie Dupin, à laquelle Ronsard voua un grand amour. Je me promène souvent auprès de la maison de sa belle, ( le manoir de Port Guyet ) il est juste à trois kilomètres de chez moi.

    Elégie à Marie – IV

    Comme on voit sur la branche au mois de may la rose,
    En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
    Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
    Quand l’aube de ses pleurs au poinct du jour l’arrose.

    La grace dans sa fueille, et l’amour se repose,
    Embasmant les jardins et les arbres d’odeur;
    Mais battue ou de pluye, ou d’excessive ardeur,
    Languissante elle meurt, fueille à fueille declose.

    Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
    Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté,
    La Parque t’a tuée, et cendre tu reposes.

    Pour obseques reçoy mes larmes et mes pleurs,
    Ce vase plein de laict, ce panier plein de fleurs,
    Afin que vif ou mort ton corps ne soit que roses.
    Pierre de Ronsard (1524-1585) – Second livre des Amours
    ( c’était bien antérieur à De vigny ou De Noailles, en vieux françois … )

    Au fond de moi, je reste un partisan de l’harmonie, et pour l’abolition d’une quelconque idée de supériorité des uns sur les unes, et inversement. Comment faut il faire ? ça, je l’ignore, hormis en respectant ce que sont les êtres. Il n’est pas difficile d’admettre que l’humanité ne peut pas être sans les deux sexes qui la composent. J’immagine la nullité de ce monde avec un seul sexe, que ce soit l’un ou l’autre.
    Et ce que vous exprimez en fin de votre message, Nadia, est réel, vraiment réel ! Mais vous savez, entre hommes, le sentiment de supériorité s’exprime beaucoup aussi.
    L’inégalité est un déséquilibre !

  94. Anne-Marie dit :

    Pour Jeanne:

    Martine a déjà fait l’appel et moi, je me demandais pourquoi Jeanne n’écrivait plus…Je suis heureuse de vous lire à nouveau et ce n’est sans doute pas un hasard si nous avons choisi ce blog plutôt qu’un autre!
    Merci d’avoir eu la délicatesse de ne pas corriger ma faute d’orthographe:
    « souffre et meurs sans parler »…
    Car le chasseur s’adresse au loup bien sûr…
    « que j’ai honte de nous , débiles que nous sommes… » et plus loin,
    « sublimes animaux… »
    Ce poème est grave et magnifique ( je l’ai relu avec joie grâce à vous!), sa lecture évoque à la fois la destinée de l’homme et de la bête et la réconciliation possible entre les deux… Votre interprétation est sans doute plus juste que la mienne car ma vision est un peu déformée par mes engagements…Je suis toujours sensible à la condition humaine (et pour cause!) mais je suis de plus en plus sensible à la souffrance infligée par l’homme à la bête…C’est pourquoi je vais me permettre encore (!) d’ajouter un commentaire dans la rubrique animaux : un communiqué à la presse!
    je devrais peut-être choisir un autre nom car moi, j’ai des ennemis qui peuvent passer par là:
    des chasseurs ou des toreros! Mais je ne suis pas sûre qu’ils aient le courage d’écrire sur ce blog car ils ne seront pas les bienvenus!
    Bonne semaine à vous.

  95. Anne-Marie dit :

    Communiqué de presse dans la rubrique Animaux , Anticorrida 2

    Merci à Yves!

  96. martine dit :

    L´autre jour, flânant dans les allées du grand cimetière de ma ville (je le connais par coeur), comme toujours à la recherche de motifs photographiques, je suis de nouveau passée devant cette modeste dalle et le nom de celle qui repose là : Lou Andreas Salomé. Une personnalité controversée certes et dont les relations tumultueuses ne furent pas du goût de tout le monde mais une femme exceptionnelle qui a marqué son époque. Je voulais la rappeler, ainsi que Camille Claudel, dont on connait le destin tragique.
    Pardon à ceux d´entre vous qui rêvent de l´accession des femmes (ou de la femme) au pouvoir. Je frémis à cette idée!!! J´aimerais tant avoir leur optimisme mais à mon avis, cela ne changerait rien à la misère de la condition humaine. La notion même de pouvoir implique un déséquilibre malsain des relations entre les humains. Les rapports de force, de domination qui animent « presque » toujours les interactions des être humains ne disparaîtraient pas pour autant, même s´ils prenaient une forme différente, plus subtile, peut-être. Je m´insurge contre les inégalités, les injustices dont les femmes font l´objet, les violences à leur encontre me révoltent mais j´éprouve les mêmes sentiments quand les victimes sont des hommes. Je ne vois aucune différence, pour moi seule la souffrance compte.
    Anne-Marie,
    je crains qu´une « réconciliation » entre les humains et le monde animal ne devienne jamais réalité, malheureusement. Les animaux, « taillables et corvéables à merci » sont asservis aux besoins de l´homme qui les exploite, les domine impunément, car ils ne peuvent pas se défendre. L´être humain, s´attaque volontiers à plus faible que lui. La liste des souffrances humaines est longue, celle des animaux ne l´est pas moins. Et j´incluerais à cette dernière les innombrables animaux de compagnie, dépositaires malgré eux des névroses de leurs propriétaires. Chiens « à sa mémère » obèses qui traînent en haletant leurs bourrelets de bibemdum, chiens tenus en appartement qui attendent toute la journée le retour du maître pour aller renifler quelques minutes leur lampadaire préféré avant de regarder le JT de vingt heures, oiseaux en cage, poissons autistes qui tournent dans leur aquarium, animaux exotiques sous le soleil artificiel des lampes chauffantes, tous sont victimes de maltraitance. Le chat prisonnier derrière sa fenêtre, même assis sur un coussin de velours, gorgé de croquettes appropriées à son âge, sa fourrure, sa dentition (!), ce chat ne mène pas la vie qui conviendrait à son espèce. Il doit remplir une fonction, qu´il le veuille ou non. Son propriétaire est certainement animé des meilleures intentions du monde, mais ne dit-on pas que « l´enfer est pavé de bonnes intentions »?

  97. Anne-Marie dit :

    Martine, je crois avoir le droit de rêver un millième de seconde, une fois par an !J’aime le printemps et je suis du signe du taureau (hihi!)

  98. martine dit :

    Anne-Marie,
    loin de moi l´intention d´empêcher qui que ce soit de rêver, un millième de seconde, une journée, une vie entière. Je m´y abandonne aussi parfois, guettant le moindre petit signe porteur d´espoir, d´optimisme, pour apporter une peu d´eau, ne serait-ce qu´un filet, au moulin de mes rêveries.
    Et maintenant, je vais de ce pas contempler (de loin) un petit rêve devenu réalité: un couple d´ouettes d´Egypte s´est installé sur un étang des environs pour y fonder une famille. Un coin de verdure protégée (jusqu´à présent) où les parents devraient pouvoir élever leurs petits en paix, à l´abri des menaces humaines. Espérons que les prédateurs iront voir ailleurs.
    Belle journée de printemps.

  99. stan dit :

    Pour Alfred, (l’autre), le musicien. Après avoir tant sonné qu’il en fut saoul, elle n’osa lui demander; que fais-tu de ton cor ce soir ? pensant…mais il est rond ce veau ! M’ouais…pas forcément le pied mon histoire de cor…

  100. Jeanne dit :

    Stan, où prenez-vous vos jeux de mots ? En tout cas, ils méritent qu’on s’y arrête : les décortiquer me fait rire à délacer mon corset. A mon corps défendant, je vous en prie : Continuez ! La ronce vaut ce qu’elle pique.

    Nicolas, Mileva Einstein est un des nombreux cas de femmes qui nont pas été reconnues. Un autre exemple qui est célèbre pour les informaticiens : aller voir Ada Lovelace, fille d’un certain Lord Byron, immensément adulé en son temps et qui fut imité par tous nos grands romantiques. Vous serez surpris !

    Comme vous, Anne-Marie, je suis révoltée par la partialité de l’émission de Guillaume Durand mais vous savez, ce ne sont pas les plus brillants qui oeuvrent dans la « lucarne », et pour rester à une place enviée (où d’autres plus aptes devraient être), que de compromissions, que d’abandons ! Si on veut garder une place imméritée, on doit faire fi d’objectivité, se plier aux desiderata du chef, dans un milieu où la déontologie est inconnue.

    Continuez votre combat. Pour des raisons trop longues à écrire, il y a longtemps que la corrida m’est apparue sous un jour barbare, au service des instincts les plus barbares. Vous connaissez peut-être ces vers de René Char :
    Quatre fascinants
    Le Taureau

    « Il ne fait jamais nuit quand tu meurs,
    Cerné de ténèbres qui crient,
    Soleil aux deux pointes semblables.

    Fauve d’amour, vérité dans l’épée,
    Couple qui se poignarde unique parmi tous. »

    René Char est certainement l’un des plus grands poètes du XXe siècle. Les gens rationnels, pressés consommateurs, qualifient sa poésie d’hermétisme. Parce qu’on ne se donne ni le temps, ni la joie de savourer les mots, les images, aimer Char c’est être snob. Et pourtant, il a su créer un univers mythique où la Femme, liée aux éléments, réalise l’union entre l’humain et la nature. Pénétrer dans l’univers de Char, c’est approfondir son bestiaire : la fauvette, l’abeille, l’aigle, le taureau…, c’est se plonger dans les roseaux, regarder les bouleaux et les cyprès… C’est pénétrer dans cette dimension rêvée dont nous avons tous l’envie, la nostalgie. Mais pour posséder ce pays mythique, la lutte est nécessaire et quand le moment fut venu, Char sut se lever pour prendre les armes…

    J’ai toujours regretté ne pas avoir étudié de plus près ce poète unique ! J’ai choisi d’autres voies…

    A vous revoir.

  101. Jeanne dit :

    Pour reprendre la comptine de l’enfance : Vero où es-tu ? entends-tu ? que fais-tu ?
    Petit fétu de drôlerie, nous avons besoin de vous !

    Bon c’est pas tout, mais le repas quotidien m’appelle.

  102. martine dit :

    Pour Anne-Marie,
    le message que j´avais lancé un jour n´était pas pour Jeanne mais pour Lurette. Elle avait en quelques lignes très pudiques fait comprendre qu´elle n´était pas bien. Un sentiment d´empathie me fait espérer qu´elle va mieux et qu´elle peut à nouveau marcher dans la nature. C´est tout.

  103. Nicolas dit :

    Au Moyen-Âge, les alchimistes avaient une obsession, la recherche de la Pierre Philosophale…

    La Pierre Philosophale était sensées pouvoir apporter des solutions à tout les maux de l’Humanité…

    La Pierre Philosophale était donc une sorte de panacée, de remède universel…

    Cette fameuse Pierre, avait en théorie, entre autre vertus, de transformer les vils métaux en or, de guérir les maladies, et accessoirement de rendre immortel !…

    En quelques sortes, la Pierre Philosophale représente la richesse terrestre et la longue vie, si ce n’est l’immortalité !…
    La Pierre Philosophale est une représentation du Monde parfait, du bonheur…

    On comprend mieux ainsi, pourquoi cette Pierre Philosophale était une idée fixe pour les alchimistes…

    Peut-être, si j’aurais vécu au Moyen-Âge aurais-je été un alchimiste ? Peut-être ?…

    Le seul petit problème, c’est que la Pierre Philosophale n’existe pas, c’est une illusion !…

    Aujourd’hui, la Pierre Philosophale de nos dirigeants de tout poil, c’est « la croissance économique » ou « l’économie triomphante » !…

    Nos hommes politiques, nos hommes d’affaires, nos grands industriels, nos dirigeants de PME, nos banquiers, enfin bref, autant dire presque tout ceux qui font ce Monde, ne jurent que par la croissance économique ou l’économie triomphante…

    La croissance économique à la même fonction que la Pierre Philosophale, elle engendre les mêmes fantasmes…,…

    La croissance économique est, elle aussi, sensée régler un bon nombre de problèmes… Elle est sensée développer l’humain !… Lui fournir un emploi et une vie heureuse sur une Terre idyllique !…
    Voilà la fonction de la croissance économique pour celles et ceux qui soutiennent avec passion cette idée, à l’instar des alchimistes du moyen-Âge qui n’avait d’intérêt que pour la Pierre Philosophale…

    Le problème avec la croissance économique ou l’économie triomphante, c’est que c’est une illusion ! Tout comme la Pierre Philosophale l’était jadis…

    La croissance économique, tel que la conçoit nos dirigents de tout poil, nous conduit vers une impasse !…

    Alors, vous alez peut-être me dire : oui, mais Nicolas, nos hommes politiques, nos hommes d’affaires, nos capitaines d’industies, nos dirigeants de PME, nos banquiers, etc, savent ce qu’ils font, savent ce qu’ils disent, ce sont des gens intelligents, plus intelligents que toi, ils savent très bien ce qu’ils font !

    Je vous répondrai, oui, ce sont effectivement des personnes d’une très haute intelligence, mais, parce qu’il y a un mais, c’est que leur intelligence, leur certitude, leur science oserai-je même dire, est basée sur des données qui sont fausses, exactement comme pour les alchimistes moyen-âgeux…,…

    Leurs discours, leurs visions, leurs solutions sont donc, par définition même, faux !…

    Et pourtant, nos hommes politiques, nos hommes d’affaires, nos capitaines d’industies, nos dirigeants de PME, nos banquiers, etc, ont pignon sur rue, leurs opinions sont écoutées et respectées par bon nombres de gens !… Et est considéré comme valable…

    La plupart des gens donne du sens à leurs propos, tout comme au Moyen-Âge les gens écoutaient les alchimistes et attendaient des miracles de la Pierre Philosophale !…

    La croissance économique, l’économie triomphante et Reine c’est la Pierre Philosophane de nos temps modernes…

    Je vous laisse imaginer où tout cela peut éventuellement conduire le Monde ?

  104. Nicolas dit :

    Bonjour à tous, nous parlons souvent de ce qui se passe à l’intérieur de notre tête, c’est-à dire de notre cerveau, le cerveau humain…

    pour celles et ceux que ce sujet intéresse, je vous mets en lien internet, un site qui parle du cerveau, vous verrez il est très bien fait, de très belles images, une explication claire, quelque fois même poétique…

    On apprend pas mal de choses, bien sûr il y a encore beaucoup de mystères, mais nous savons quand même beaucoup de choses…

    Peut-être le cerveau n’est-il que le support de l’esprit ?
    Cela fait partie des grandes questions métaphysiques…
    Personnellement je n’ai pas la réponse…
    Mais il est toujours utile de se questionner…

    En tout cas, le site ne traite que du cerveau en tant que tel, mais vous verrez, c’est passionnant…

    http://www.syti.net/Cerveau.html

    Bien à vous Toutes et Tous.
    Nicolas.

  105. Marc dit :

    Puis-je revenir sur la dure réalité « des femmes ». Jeanne (Nadia) vous écriviez dans votre mot du 05/04 : « Depuis des siècles l’idée que la politique n’est pas une affaire de femmes est ancrée dans les mentalités. » depuis des millénaires, mais imposée par la mentalité des hommes. Les femmes avaient-elles (et ont-elles en grande majorité) même droit à une mentalité ? Avaient-elles (et ont-elles) le droit de penser, de réfléchir ? La mentalité est une manière de penser, d’agir qui se « programme » dès le plus jeune âge. De l’importance des « éducations » familiale, culturelle, scolaire. De la nécessité d’enchaîner de nombreuses générations avant de voir des évolutions significatives dans les mentalités. Les moyens modernes de communications et de formations pourraient accélérer l’évolution mais faudrait-il encore qu’il y ait une volonté politique des dirigeants …majoritairement hommes.
    « Et une femme qui arrive à un poste de pouvoir doit naturellement et inévitablement se comporter autrement. », comme un homme ! Alors tant pis si les femmes de caractère doivent faire du « copier coller homme » pour gravir les échelons du pouvoir. Plus elles seront nombreuses, plus elles pourront retrouver leur naturel. Et tant mieux si elles laissent parler « leur nature de femme et… de mère. », tant mieux si « elles ont tendance à valoriser le social », trop d’hommes politiques oublient ce volet qui devrait être prioritaire dans la gestion de nos sociétés. Enfin si « les plus sévères critiques à leur égard viennent souvent de leurs consoeurs » (ce qui est exact), cela permettra de progresser.
    Martine vous écrivez : « Pardon à ceux d´entre vous qui rêvent de l´accession des femmes (ou de la femme) au pouvoir. Je frémis à cette idée!!! J´aimerais tant avoir leur optimisme mais à mon avis, cela ne changerait rien à la misère de la condition humaine. ». Qui ne tente rien n’a rien. Faut-il partir battu ? Ne rien faire par peur de l’échec ! C’est trop facile de supposer que par principe rien ne changera. Ne faut-il pas croire que ce que l’on voit, ce que l’on constate dans les faits ? Il faut oser !
    « La notion même de pouvoir implique un déséquilibre malsain des relations entre les humains. Les rapports de force, de domination qui animent “presque” toujours les interactions des être humains ne disparaîtraient pas pour autant, même s´ils prenaient une forme différente, plus subtile, peut-être. ». Justement misons sur du plus subtil, du plus social, du plus équilibré, du plus humain au sens « couple homme+femme » et non pas comme actuellement au sens « homme ». Le monde politique et plus généralement du pouvoir ne peut être qu’une représentation de l’Humanité homme+femme avec ses qualités et malheureusement ses défauts aussi.
    A bientôt

  106. véro dit :

    Bonjour zamis et zamies du blog … Et merci pour les poèmes. Vrai que je n’écris pas beaucoup en ce moment, mais je ne suis pas la seule … Et je n’ai pas trop le coeur à rire. Beaucoup d’inquiétude au contraire. C’est bien gentil de rêver d’un gouvernement mondial, mais il faudrait passer le turbo pour mettre en place les garde-fous et les contre-pouvoirs. Des vrais, pas ce qui se passe en ce moment. Et nous trainons, nous trainons. Entendre ces mots de la part d’Attali me fait plutôt partir en courant.
    Sans une constitution lisible et rédigée par le peuple et pour le peuple, pas question que je signe quoique ce soit.
    Pour les exercices de rédaction de Constitution, allez voir chez Etienne Chouard. C’est le seul à qui j’accorderai un atome de confiance. Mais est-ce qu’on me demande mon avis ?

    A part ça, c’est une année magnifique, car la corydale et les bourdons sont là en même temps … Je suis désolée d’en avoir piétiné quelques-unes cet après-midi, mais il fallait bien que je sauve les rosiers …. Ce faisant, je crains bien d’avoir dérangé une multitude de bestioles …
    Mes corydales, qui déclinent toutes les nuances des couleurs « fanées ».
    http://jlcheype.free.fr/imagesw/corydalis_solida.htm
    Et leur odeur légère . Qui se mélange à celle des violettes …allez, je partage ici.
    A bientôt.

  107. Patrice le tourangeau dit :

    Bonjour à tous,
    moins présent ici, car le printemps explose ici, je sors, je photographie, les orchidées (orchis morio ), les stellaires, les bourdons, les papillons, les trucs et les machins … Je laisse respirer mon cerveau en ne me demandant pas si l’esprit s’y situe je respire tout court avec un bonheur sans nom.

    Marc, et tous , bien entendu, quelque chose me désole dans ce monde, Visible à travers nos propos, c’est que nous soyons obligés de dire, ou d’écrire qu’on doive accorder des droits à la femme. Dire ou écrire cela met en évidence l’écart qu’il y a entre femmes et hommes. On ne devrait même pas en parler, cela devrait devenir une évidence, nous sommes une seule et même humanité. Ni l’homme ni la femme ne devraient en arriver à se dire que l’un ou l’autre doit posséder des droits équivalents. On pourrait tout au plus avoir des tâches parfois diférentes, et encore, on voit bien chaque jour que tout nous rapproche… Personnellement, ça me secoue et même parfois me blesse de constater une si lente évolution. Cette idée d’acorder des droits devrait être comme les restaurants du coeur, disparaître par l’extinction du besoin qui les a créés. (on n’y est pas encore … )
    Et vous Martine, je comprends parfaitement ce que vous voulez dire. Ici, dans ce blog, il est évident que nous en parlons, et je crois que sincèrement, si nous devions cohabiter, nous parlerions de ces fameux droits pour des personnes extérieures, car le respect semble naturel entre nous tous.
    Sinon, sans porter de jugement, c’est important, ni même d’opinion, on peut quand même constater actuellement que des postes élevés en matière de décision sont occupés par des femmes. Ministre de l’intérieur après avoir été ministre de la défense, ou garde des sceaux etc. Des dirigeantes de parti à présent, une cheftaine de medef, et dans d’autres pays, une chancelière, une présidente en Argentine, pays symbole du machisme, et un peu plus partout. Je ne cite pas tout. Même si l’entente parait factice ce n’est pas sur le nombre que j’observe, car cela ne signifie pas grand chose au regard de l’importance des postes où les femmes sont à présent. C’est une évolution quand même.
    Alors je ne me pose pas de questions au sujet de la compétence, nous ne devons même pas y songer. Si elles y sont, c’est qu’elles en sont capables. Et si elles se plantent, c’est qu’elles ont des humains, commes les hommes ! Et puis, on le sait, elles ne peuvent pas faire pire que les hommes, ils ont déjà bien montré leurs limites ces braves garçons. Bon, là, je fayote un peu mais pas tant que ça quand même.
    En tout cas, oui, il reste un long combat à mener. Faire cesser l’immonde violence envers elles, ou les humiliations un peu partout, et là, je crois qu’on aura beaucoup, beaucoup de mal pour y parvenir.
    Vive le printemps arrivé ! Amitié pour tous.

  108. Patrice le tourangeau dit :

    j’ai fait beaucoup de fautes … et ce n’est pas à cause du clavier ! ( la hooonte ! )
    qu’on me pardonne.

  109. Patrice le tourangeau dit :

    Ah ! Véro, Vos corydales sont superbes, j’en ai vu des bleues mais en Auvergne ! En Touraine, pas encore. Là, je fouine et cherche les orchidées, en ce moment ce sont les orchis morio, orchis bouffons, qui apparaisent dans des prairies humides. J’ai pu, les années précédentes photographier toutes les nuances allant du pourpre profond au blanc le plus pur; et dans peu de temps ce seront les petits orchis brûlés etc. Et là, différemment, je guette avidement la sortie des pulsatilles, il y a une petite station dans le Saumurois, à une vingtaine de kilomètres de chez moi… très secrètement gardée ! Sinon, j’ai aussi trouvé mes premières jacinthes de l’année, en forêt. J’ai fait également quelques clichés de stellaires et d’ornithogales merveilleusement épanouies. Quant aux bourdons ils ont oeuvré commes des fous dans les fritillaires pintades au coeur des prés du bord de Vienne et de Loire, lesquelles approchent de la fin pour cette année.
    Il va falloir que j’apprenne à faire un blog, que vous puissiez voir toutes ces beautés. ( pas mes photos, mais les plantes et les bêtes ! )

  110. Alain dit :

    De l’utopie aujourd’hui à la réalité d’après-après-demain : à l’action afin d’abréger les contractions douloureuses de l’accouchement !

    Qui pourrait me donner les références d’associations francophones oeuvrant activement pour la promotion d’une gouvernance globale, l’équivalent des World Federalist ?

    Je trouve qu’il est temps de propager rapidement la notion d’unité politique mondiale, les Etats-Unis du Monde comme l’appelle Yves P.
    A l’exemple d’Amnesty International, on pourrait créer des petits groupes pour avoir droit de parole dans les écoles, pour communiquer avec la presse, avec le monde politique progressiste, etc. Ces groupes devraient présenter, face à chaque grand problème actuel, le point de vue d’une approche globale de type fédéralisme mondial, cette grande démocratie parlementaire planétaire vers laquelle on se dirige à moyen ou long terme (peut-être).
    Voilà l’ultime croisade, la véritable, la seule qui compte pour le moment, unir les peuples pour mieux respecter la planète et sauver l’être humain de lui-même.

    Est-ce que de telles associations existent déjà ?
    Je suis intéressé d’y apporter mon aide active.
    Si elles n’existent pas, on les créera.

    Alain, Belgique.

  111. véro dit :

    Pour Patrice, très vite : j’ai mis la première photo de corydale venue.Vous aurez compris que ce ne sont pas les miennes …En plus, je me suis trompée d’espèce. Les miennes sont à bulbe creux. Impardonnable sur le blogue d’un naturaliste !
    Pas le temps d’écrire plus. Iules et fourmis m’attendent :-)
    Bonne journée!
    ps pour yves: vous n’êtes désormais plus seul dans la catégorie des affreux dévoreurs de bébés ! Est-ce le prénom qui veut ça ? wouaf !

  112. Nicolas dit :

    Un gouvernement mondial. Pourquoi pas ?
    Pour l’instant nous avons l’O.N.U…
    Mais à quoi sert L’O.N.U ?…

    Le Monde est dirigé par quelques grandes puissances : Etats-Unis, Russie, Chine, Viennent ensuite des pays comme l’Inde, l’Europe quant-à elle n’est que la chose des américains…

    Quels droit pour les petits pays, et même pour des nations qui n’ont pas de pays ?… Par exemple quel sort pour les quelques tribus d’Amérique du sud ?… Quel sort leur réserve-t-on ?… Et que dit L’O.N.U ?…

    Quand les Etats-Unis veulent envahir un pays (exemple : l’Irak), il le font, même si l’O.N.U n’est pas d’accord…

    Quand la Russie attaque une région, genre la Tchéchénie, personne ne bronche, est ce que l’O.N.U fait quelque chose ? Non !

    Quand la Chine va au Tibet, que fait L’O.N.U ? Rien !…

    Si demain un gouvernement mondial est crée ! A qui servira t-il ?… Toujours les plus forts ?…

    Un gouvernement mondial servira t-il par exemple les dernières tribus d’Amazonie ? Un gouvernement mondial servira t-il à relever la condition de la Femme dans le monde ? Etc…

    Ou un gouvernement mondial servira t-il les 3 ou 4 grandes puissances de ce monde ?…

    Pour l’instant, c’est les Etat-Unis, la Russie, La Chine, et ensuite L’Inde et L’Europe, etc… qui font le jeu !
    Le jeu mondial…

    Les américains, les russes, les chinois, les indiens, les européens, n’ayant qu’une vue très parellaire des choses et des enjeux véritables…

    Quant aux gouvernements et aux « gros » intérêts privés de ces pays là, comme vous pouvez le constater, éclairer et informer leurs populations, n’est nullement une priorité…

    Cela veut dire, que nous allons dans une direction précise… Une direction unique !

    Nous aurons probablement un gouvernement mondial, mais ce sera malheureusement « l’anti-thèse » de ce que nous imaginons…

    Un gouvernement mondial au service des plus forts, fait par les plus forts, avec les plus forts et pour les plus forts…

    Les plus forts sont : Les Etats-Unis d’Amérique, La Russie, La Chine, etc…

    Malheureusement pour nous autres les choses sont comme ça !

    Les éléments qui pourraient engendre un changement sont soigneusement sous contrôle…

    Peut-être cela changera t-il un jour ? je l’espère…

  113. Jeanne dit :

    J’ai bien peur, Nicolas, que vous n’ayez raison lorsque vous questionnez : « un gouvernement mondial ne servirait-il pas les 3 ou 4 grandes puissances de ce monde ? » Et je crains, Marc, que si les femmes arrivaient « en masse » au pouvoir, cet état de fait ne change pas les choses fondamentalement, et là, je rejoins Martine. Et pourtant que je désirerais que les femmes accèdent plus nombreuses à des postes de pouvoir. Ne serait-ce que pour voir ? J’ai passé une grande partie de ma vie à intervenir sur l’inégalité hommes/femmes, à tenter de comprendre pourquoi le « biologique » avait tellement influé sur la destinée féminine, ce que Françoise Héritier a démontré.

    J’avais commencé une intervention sur l’histoire de la condition féminine devant une docte assemblée (à 70% masculine) par cette citation : « Naître femme est le pire des châtiments » révèle un personnage de Federico Lorca (qui en connaissait un « rayon » sur la discrimination) dans « La maison de Bernarda Alba », pièce écrite en 1936 peu de temps avant sa mort. (Constat plutôt amusant, ce sont les hommes qui trouvaient cette citation dépassée. Les femmes leur avaient tout simplement fait remarquer de regarder autour d’eux !)

    La vieille, ou plutôt l’ancienne, féministe que je suis est revenue de bien des illusions. La parité politique a été votée en France le 6 juin 2000, et qu’en est-il ? Certes, il y a des femmes ministres à des ministères importants : Intérieur, Défense, Garde des Sceaux, mais à quel point ont-elles une réelle influence ? (Il est vrai qu’on peut se demander aussi à quoi servent les ministres hommes tant le Président est omnipotent et auto-satisfait de son pouvoir. Ce qui fait que, dans le cas présent, ministres hommes ou ministres femmes ne servent guère, tout simplement parce que le courage politique fait défaut. Femmes/hommes sont à égalité. Ah ! l’appât du pouvoir, le besoin, même inexistant de son semblant d’importance ! Vanité quand tu nous tiens !)

    Toujours en France, comment expliquer qu’il n’y ait encore sur 577 députés que 107 femmes (18,55%), et qu’aucune femme à l’Assemblée ait un poste de pouvoir ? Qu’il n’y ait que 2 femmes Présidentes de Région alors qu’il y en avait 3 de 1998 à 2004 ?

    Si la Parité est respectée pour les scrutins par listes, et reconnaissons que les hommes et les partis ont bien été obligés de s’y plier, en revanche combien de femmes maires de grosses municipalités ?

    Et pourtant, des femmes, tout autant que des hommes ont le « goût politique » et se sentent aptes et prêtes à « prendre leur part de la gestion du bien commun, de participer, rendre service, se sentir utiles », comme l’avait reconnu Anne-Marie Idrac. Mais ce n’est pas tout que d’avoir de l’ambition politique, la grande question est : voilà, sont-elles compétentes ? Ce à quoi, Hélène Luc avait répondu : « La compétence n’est pas un savoir inné. Elle s’apprend sur le terrain… On ne naît pas homme ou femme politique. On le devient, en apprenant à faire avec les autres ce qu’on croit être le meilleur pour soi-même et pour les autres. »

    Et je ne parle pas du poste du Chef de l’Etat ? Nous en avons eu un aperçu ?

    Droits civiques, droits civils : discrimination, dites-vous ? Madame Yvette Roudy, féministe convaincue, ex Ministre des Droits des Femmes, considère qu’aujourd’hui les droits de la femme, en France, sont en recul. Oh ! c’est subtil ! Est-ce une avancée ou une régression lorsqu’un « foetus né sans vie pourra désormais être déclaré à l’état-civil, quel que soit son niveau de développement » ? (Arrêt de la Cour de cassation du 6 février 2008). N’est-ce pas le droit à l’avortement qui est remis en cause ?

    Alors l’égalité hommes/femmes aujourd’hui en France en 2009 où en est-on ? Je vous rejoins Marc c’est, dès la naissance, dans l’éducation des enfants qu’elle peut encore se faire. Lutter contre les représentations stéréotypées des rôles respectifs garçons/filles.

    Je n’ai rien dit du combat féministe entre différentialisme et universalisme. J’ai peur d’avoir été un peu longue… Excusez-moi.

    Bonne fin de semaine.

  114. Nicolas dit :

    Bonjour à tous, bonjour Jeannne, concernant les femmes, je voudrais vous faire découvrir l’une d’elle, une femme qui joua un grand rôle, une femme d’un grand humanisme, mais hélas très peu connu du grand public, les historiens quant-à eux ne mettent pas assez en valeur ce genre de figure, du moins à mon goût…

    Le nom de cette femme c’est Florence Nightingale, elle vécut à l’époque victorienne, elle fut nommée directrice d’un hôpital à Londres, elle soigna des malades et des blessés lors de la guerre de Crimée, etc…

    Ci-dessous, un lien internet consacré à Florence Nightingale :

    http://www.vertpomme.net/pages/nursing_en_folie/a_florence_nightingale.htm

  115. véro le blaireau dit :

    Partisane du moindre effort, mais néanmoins désireuse de partager une bribe de rire avec vous, je vous informe que j’ai sévi ici :
    http://clampins.superno.com/2009/04/sur-le-pont-du-titanic/

  116. Patrice le tourangeau dit :

    Vous avez bien sévi, Véro !
    j’ai un grand sourire, sympa la chanson.

  117. Marc dit :

    Merci Jeanne, pour cette analyse très lucide, basée sur une grande expérience et sur des constats évidents, du non respect de l’égalité homme-femme au moins au niveau politique, dans notre beau pays,patrie des droits de l’homme.

  118. Ilse AdL dit :

    Bonjour :-)
    A l’instant, je découvre ce site et suis charmée de l’esprit de respect qui y règne. Cela fait beaucoup de bien de vous lire. Je m’appelle Ilse, suis traductrice en Allemagne et je vous trouve formidables !
    Une proposition de solution, histoire de commencer par des choses plus accessibles :
    Avec tout ce que vous avez écrit sur les couples à talents égaux, je suis sûre qu’ensemble, vous pourriez écrire un livre sur ces couples. Histoire de les présenter et de réconcilier les deux sexes en prouvant que finalement, les plus belles prouesses se font en commun. Qu’en pensez-vous ? D’ailleurs, je le commanderais tout de suite, si vous le voulez bien !
    Concernant l’accès des femmes au pouvoir, tant qu’elles ne seront pas assez nombreuses, elles seront incapables de changer le système et seront obligées de continuer dans le même esprit. Je verrais bien un gouvernement mondial avec des femmes et des hommes de votre trempe à vous qui postez sur ce site !
    @ Nicolas : la pierre philosophale est un leurre. C’est le mal-leurre assuré et non le bonheur, car c’est rechercher perpétuellement ce qui n’existe pas. Que vaut-il mieux à l’humanité : chercher la pierre philosophale ou se concentrer sur ce qui est ? Lequel des deux comportements est-il le plus philosophique, le plus juste ?
    Bien que comme tout, ce doit être un peu des deux à la fois…
    La personne la plus riche du monde n’est pas celle qui possède le plus, mais celle qui a besoin de presque rien.

    Je suis persuadée que nous pourrons mieux combattre la folie meurtrière par un comportement diamétralement opposé. En se « découplant » du système : la gratuité du geste, les échanges, l’entraide… L’argent ne vaut ce qu’il vaut que parce que nous lui donnons cette valeur symbolique. Que se passerait-il si dans le monde entier, les peuples laissaient leurs dirigeants jouer tout seuls à donner de la valeur à l’argent ? Si nous nous mettions tous à retrouver les valeurs de l’échange et du don ? Si pour nous – peuples du monde – l’argent ne valait plus rien ?
    Ce serait une très belle révolution ! Une vision, un rêve, une utopie…
    Je vous souhaite un beau printemps !

  119. Nicolas dit :

    Bonjour Ilse, concerant ce que j’ai voulu dire à propos de la Pierre Philosophale…

    C’est toujours dure d’écrire ce que l’on a dans la tête, d’utiliser la bonne image…

    Il est toujours plus facile de comprendre l’autre lors d’une discussion en tête à tête, et même lors d’une discussion, c’est quelques fois dure de comprendre ce que l’autre souhaite nous dire, mais en général, on y arrive quand même avec un peu de temps, c’est l’avantage d’une discussion quand on a la personne en face de soi…

    Dire ce qu’on a dans la tête de manière écrite, comme sur un blog, c’est toujours un exercice assez difficile… Mais je pense que cela doit être vrai pour pas mal d’entre nous ?…

    Quelques fois, lorsque j’écris, j’essaie de faire au plus simple, d’autres fois j’essaie d’utiliser « une symbolique », qui à moi me parle, etc…

    Mais c’est vrai que ce qui reste le mieux, c’est quand même une discussion avec la personne en face de soi…

    Concernant la Pierre Philosophale, j’ai fait un « lien » entre cette fameuse Pierre et la croissance économique en disant que d’y croire était une erreur.

    Pourquoi ai-je dit cela ?

    Dans les deux cas, on nous dit que cela peut donner à l’Homme un « bien » ou un « mieux », or c’est faux…

    Il y a « l’activité économique » et il y « la croissance économique »…

    Je n’ai rien contre « l’activité économique », elle permet à l’Homme de pouvoir vivre, etc…

    La « croissance économique » est fondamentalement d’une autre nature, dans le terme : « croissance économique », il y a le mot croissance !

    La croissance c’est quelque chose qui grandit, qui grandit, qui grandit, ou si vous préférez qui prend de l’ampleur !… Et c’est ici le problème, c’est là ou est l’erreur d’analyse et de concept, c’est là ou il y a l’illusion !…

    La « croissance économique », est, hélas, le fer de lance de la plupart de nos dirigeants, politiques, économiques, financiers, et médiatiques, ici en France et ailleurs dans le vaste monde, aussi !…
    C’est une réalité, une réalite humaine !… C’est une REALITE…

    Seulement le problème, le hic, le lézard, le pépin, l’ennui, c’est qu’il y aussi une autre réalité !

    C’est autre réalité est que nous autres, les humains, habitons sur une planète : la Terre !

    Les ressources à la surface de la Terre, comme par exemple les terres arables, le fer, etc… sont limitées, les ressources ne sont donc pas infinnies !… Cela constitue aussi une réalité !…

    Nous avons deux réalités : d’un côté la « croissance économique » qui par définition même grandit, grandit, grandit, prend de l’ampleur et de l’autre côte vous avez une réalité « limitéé », quelque chose de stable, etc…

    Arriver à un moment donné, ces DEUX GRANDES REALITES vont se rencontrer, se heurter, rentrer en collision !…

    A ces deux grandes réalités on peut rajouter une troisième : la démographie humaine…

    Ces TROIS GRANDES REALITES, forment, contre toute attente, un cockail que je qualifierai de détonant…,…

    Il y deux solutions possibles, ou nos dirigeants de tout poil, d’ici et d’ailleurs ne le savent pas ?…

    Ou alors nos sommités pensantes, plus brillantes, plus intelligentes les unes que les autres, font feindre de rien voir ?…

    J’aime ce blog, mais tous autant que nous sommes nous formons une minorité… Et c’est la grande majorité des gens qui compte…
    Les dirigeants savent bien ce genre de chose…

    Le Monde se divise en blocs !

    Il y a les Etats-Unis, La Russie, la Chine, voilà les 3 plus puissants, ensuite il y des blocs comme l’Inde, l’Europe, le Brésil, etc…
    Ensuite viennent tout les autres…

    Les petits pays, genre un petit pays d’Afrique noir ou le Bengladesh, n’ont qu’une marge de manoeuvre très faible, si ce n’est aucune !…

    Le changement, la responsabilité historique du changement incombe donc aux grandes puissances…

    Mais les Etats-Unis diront qu’ils sont en concurrence avec l’Europe et la Chine, etc…

    La Russie dira être en concurrence avec les U.S.A, etc…

    L’Europe renchérira alors, en disant, être en concurrence avec la Chine, les Etats-Unis et la Russie, etc…

    La Chine à son tour, entrera en scène et dira être en concurrence avec les Etats-Unis et l’Europe, etc…

    Voilà le genre de schéma détestable et catastrophique pour bien des humains et la nature, voilà le genre de schémas, auquel il nous faut absolument sortir !… L’enjeu est vital !…

    Bien à vous Ilse.
    Bien à vous Tous.
    Nicolas.

  120. martine dit :

    Nicolas,
    vous dites que le « Monde se divise en blocs! ». C´est vrai, mais qu´est-ce que le « Monde »? De quoi se compose-t-il? Quelle en est l´unité de base? Nous, les êtres humains qui, pour la plupart, ne peuvent vivre, agir, autrement que sur la base d´antagonismes, de rapports de force, de domination. Une phrase souvent répétée dans les médias depuis le début « officiel » de la fameuse crise, me fait sourire (un sourire désabusé): »il faut changer le monde ». Ah bon! Le monde serait donc une entité complètement étrangère au genre humain, un bidule monstrueux qu´aucun d´entre nous n´a jamais voulu et qui aujourd´hui menace de nous avaler tout crû. Vous avez raison de souligner que des blocs politiques, économiques, dessinent la carte mondiale, avec d´un côté les puissants et de l´autre les oubliés, ceux que l´on sacrifie sur l´autel du profit. Mais ne pensez-vous pas que ces blocs ne sont que le reflet démentiel d´un disfonctionnement profond de l´être humain, et ainsi donc des sociétés qu´il a fondées? Le monde des hommes se divise en blocs qui s´opposent, s´entrechoquent, se combattent, cherchent à se détruire. Tout comme les blocs qui encombrent notre esprit, qui se heurtent et font obstacle à une vision claire et sereine de nous-mêmes et de notre environnement. Nous fonctionnons par à-coups, cela nous mène droit dans le mur. « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde » a dit Gandhi. Et c´est bien là que le bât blesse! Certains (encore trop peu nombreux) prennent peu à peu conscience du drame qui se joue et de ses conséquences irréversibles. Mais, comme quelques uns d´entre nous l´ont déjà écrit dans cet espace, la majorité des bien nourris s´en contrefiche et ceux qui crèvent de faim n´ont ni le loisir ni la force de s´interroger sur l´avenir de la planète, eux qui n´en ont aucun.
    Bonne semaine pour vous tous.

    Salutations à Ilse, moi aussi je vis en Allemagne. Il va désormais falloir que je fasse attention à ce que j´écris sur ces contrées!!!

  121. Patrice la tourangeau dit :

    Bonsoir Ilse, bienvenue parmi nous … Pourquoi ne participerais-tu pas à la rédaction de ce beau livre ? tes idées sont bien semblables aux nôtres.
    Il faut juste avoir un bel humour en plus des pensées habituelles. Martine n’en manque pas !

  122. Ilse AdL dit :

    Bonjour Nicolas, Martine et Patrice, merci pour vos réponses !
    @ Nicolas : c’est moi qui ai dû lire trop vite, tout à fait d’accord sur le fait qu’il vaut mieux la décroissance. Toutefois, je ne perds pas l’espoir de voir changer les choses. On attribue souvent à Einstein cette idée du papillon dont le coup d’aile fait changer quelque chose de plus grand à l’autre bout du monde ; et bien, soyons tous papillons et battons des ailes pour changer le monde à notre manière ! Pourquoi pas ? En tout cas, je ne veux pas attendre que « ceux d’en haut » le fassent, sinon, ce sera bientôt trop tard.
    @Martine : Tout ce que nous voyons, vivons, faisons a un rapport avec ce que nous sommes. Même si nous sommes peu nombreux, le vivre nous permettra de réunir plus de monde encore. Et je connais et ai connu beaucoup de gens que l’on dit pauvres, car ils avaient faim et froid. Et bien, ces gens étaient les premiers à partager souvent. Ils savent souvent ce que c’est que l’empathie oubliée par bien des « individualistes » de nos civilisations. Il faudrait VRAIMENT civiliser, dans le sens de trouver un système pour apprendre l’esprit critique… Il y a du travail !
    Pourquoi faire attention pour vos réflexions sur l’Allemagne ? Je ne suis pas pour la pensée unique et si ça se trouve, nous pensons la même chose ;-)
    @Patrice : la raison est simple : je connais peu de ces couples, je suis très inculte… Mais je veux bien essayer, ne serait-ce que par solidarité…
    Bonne nuit à vous tous !

  123. Patrice la tourangeau dit :

    Bonjour Ilse,
    Rassurez-vous pour ce qui est de la culture, je suis comme vous. Ici, chacun possède la sienne. Parfois je suis effaré par les références apportées par chacun ou chacune. Mais bon, j’ai la mienne, celle d’un petit autodidacte pas complexé par son BAC moins deux. Je progresse à chaque instant, grâce à ceux qui partagent, ou grâce à la curiosité permanente qui m’habite. Ici, les plus belles formes d’intelligence sont représentées et je suis convaincu que tous ceux qui écrivent ici sont des personnes qui aiment la vie, qui possèdent une immense intelligence émotionnelle et un grand respect.
    L’humour en plus, ce n’est pas si mal !
    Et je rejoins toute votre pensée, car dans la souffrance, on redevient souvent très solidaires.
    Bonne journée à tous.

  124. Nicolas dit :

    Bonjour Martine, vous avez raison et j’ai aussi raison ! nous avons raison tout les deux…

    Vous dites :

    “Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde”, selon le mot de Gandhi.

    Mais encore faut-il avoir le CHOIX !…

    La Chine est une dictature, là-bas si vous élevez la voix vous êtes éliminé !… Vous n’êtes donc pas libres…

    La Russie, a elle aussi, toutes les allures d’une dictature, et là-bas aussi, si vous vous opposez au régime vous êtes éliminé !…

    Aux Etats-Unis et en Europe, qu’avons nous comme types de régimes politiques ?…
    Nous continuons d’élire « des clowns » comme présidents ou députés, mais ce n’est plus là le réel pouvoir !… Le pouvoir est ailleurs ! Il appartient aux institutions supra-nationales (non-élue), genre le F.M.I, ou l’O.C.D.E, etc… ainsi qu’aux milliardaires, aux grands groupes financiers et industriels, la presse étant à ce genre de grands groupes, l’information que vous pouvez avoir ici ou là est fortement subjective et va fortement dans un sens, toujours le même !…

    En terme clair, aux Etats-Unis et en Europe, les gens croient qu’ils ont le CHOIX, mais en réalité ils ne l’ont pas !…

    Voilà où on en est, en Chine, en Russie, aux Etats-Unis, en Europe, comme vous pouvez le voir la situation semble inextricable (?)!…

    Peut-être cela changera t-il un jour ?… Je n’en sais rien ?
    Le rôle de « l’information » est à mes yeux, quelque chose de capital !…

    Si vous n’avez pas une diffusion « massive » d’une information juste et fiable, je pense qu’il ne se passera jamais rien ?…

    A mon sens, si l’ensemble de la Famille Humaine veut avoir un avenir, cela passe par une « révolution des consciences »,
    puis par un « changement des mécanismes politiques à l’échelle planètaire »…

    Mais tout cela, ne pourra être rendue possible, que, au préalable, si il y a « une révolution de l’information »…

    « Révolution de l’information », suivi d’une « revolution des consciences », et enfin, « changement des mécanismes politiques à grande échelle ».

    Mon scénario semble parfait !…
    Et je souhaite qu’il se réalise… Mais en réalité, ce genre de chose est hautement improbable au vue de la description du monde que j’ai fait au début de mon texte…

    Mais sait-on jamais ? Je croise les doigts pour que cela se réalise un jour…

    Nous autres les humains, plus nous avançons dans la connaissance et le savoir et plus nous engendrons des problèmes de toutes natures !…
    Cela constitue un paradoxe !

    Quelques fois je me pose des questions sur la santé mentale de l’espèce humaine toute entière…

    Bon j’arrête pour aujourd’hui mes divagations…,…

    Bonne journée à tous, profitez du Soleil si vous en avez…
    Nicolas.

  125. martine dit :

    Ah! Patrice, comme je partage votre manière de voir. La bonne ville dans laquelle j´ai échoué (!) un jour abrite l´une des plus grandes et plus respectables (dit-on) universités allemandes. Comme auditrice libre j´y ai suivi des cours d´ethnologie, d´histoire de l´art, ainsi que quelques conférences sur le boudhisme, comme vous par curiosité intellectuelle, pour avancer. Si vous saviez l´impression déplorable que me firent les professeurs chargés de ces cours, j´en ris encore. Obnubilés par leur carrière, soucieux de publier leurs écrits et d´atteindre ainsi à la considération, au respect de leurs collègues. J´ai rarement vu des gens à l´esprit aussi étriqués, aussi pusillanimes. Des enseignants qui connaissent bien le monde universitaire d´ici (c´est peut-être différent en France?) et qui voulaient apporter un peu d´air frais dans ce milieu sclérosé n´ont pas réussi. L´accumulation de savoir, de connaissances pointues n´est pas synonyme de culture, loin de là.
    Une belle journée ensoleillée pour vous tous.

  126. martine dit :

    Voilà ce que c´est lorsqu´on ne se relit pas: etriqué et pusillanime sans « s ».

    Bonjour Nicolas,
    nos commentaires se sont croisés.
    Ce que écrivez au sujet de la Chine ou de la Russie est exact.
    Les régimes dictatoriaux ne laissent aucun choix à leurs citoyens, tout comme la misère et la faim. Mais je vois les choses un peu différemment pour nos sociétés occidentales. Personne ne nous oblige, sous la menace de mort, à suivre sans discernement les diktat de la consommation à outrance. Personne ne va m´envoyer au cachot parce que je n´ai pas acheté des kilos de sucreries ou du kitsch en plastique pour Pâques. Du kitsch qui atterrit tôt ou tard dans la poubelle. Il partira, dans le meilleur des cas vers l´usine de recyclage (ce n´est plus une certitude) ou rejoindra un jour la gigantesque nappe qui flotte au large de la côte ouest-américaine. Curieux de penser qu´une babiole de Pâques manufacturée quelque part en Asie par des « esclaves » et achetée en Europe, finira peut-être dans l´estomac d´un oiseau marin « désireux » d´essayer ce plat exotique!!! Un plat qui lui sera fatal. Humour noir pour une réalité encore plus noire.
    Je m´évertue à essayer de faire prendre conscience, autour de moi, du fait que nous sommes libres de gérer notre consommation, ici, dans notre environnement occidental. Consommer n´est pas un « acte citoyen » comme l´a prétendu un ministre. Voilà une affirmation manipulatrice qui mérite bien sa place dans un discours de propagande.

    Vous parlez d´une « révolution des consciences », pour ma part je préfèrerais le terme « évolution des consciences » ou même tout modestement « prise de conscience ». Car vous le savez comme moi, l´être humain n´est pas très avancé en la matière!!! Pourquoi faire suivre cette « révolution des consciences » à celle de l´information? Pourquoi ces deux phénomènes ne pourraient-ils pas intervenir de manière parallèle? Je ne vois pas ici la nécessité d´une chronologie mais plutôt celle d´une complémentarité simultanée.

    Pardon si mes idées vous semblent un peu vaseuses, je vais quand même continuer mon travail de fourmi missionnaire, politiquement incorrecte. Si par hasard je disparais de ce blog sans laisser de nouvelles, dites-vous que la police de la consommation est venue me chercher, menottes aux poings, pour m´envoyer dans un camp de rééducation destiné aux consommateurs récalcitrants!

    A bientôt et bonne semaine pour vous toutes et tous.

  127. Ilse dit :

    Bonjour :-)
    Pour faire comme Nicolas le veut, il faut avoir du pouvoir et de l’argent. Le propre de ceux et celles qui sont contre ce système de consommation et d’abondance est que justement, ils n’ont rien accumulé des deux. Donc, impossible. Mais tout changement commence comme une graine, tout dans la nature commence en petit, pourquoi pas nous aussi ? Il faut partager son rêve, soyons de petits ruisseaux qui coulons tous dans la même direction, nous finirons bien par former une rivière, puis un fleuve et un océan !
    Et si on ne commence pas petit, mais voit tout de suite en grand, on risque de ne rien faire du tout, car il y a de quoi faire baisser les bras, ce sont de vrais travaux d’Hercules !

    Ce sont plein de petites idées, de fantaisie qu’il nous faut. Par exemple : organiser des pique-niques dans la nature, mais des spéciaux. ChacunE de nous invite ses voisinEs, amiEs… à une sortie champêtre pendant laquelle différentes herbes sauvages sont cueillies pour ensuite en faire une bonne soupe ou des pâtes en sauce champêtre… autour d’une grande table. Histoire de montrer ce qui disparaît si à la place du champ une autoroute est bâtie. Ce n#est qu’un exemple, il peut y en avoir des milliers. Comme disait Hundertwasser : le rêve d’une personne est un rêve, un rêve partagé est un projet (de mémoire…), alors rêvons ensemble. Nous ne sommes pas seuls ! Connaissez-vous le journal « La Décroissance », le journal des casseurs de pub ? Ils organisent un contre-grenelle début Mai à Lyon.
    http://www.ladecroissance.net/
    Si seulement, je pouvais, j’irais…
    A bientôt et merci à Patrice et Martine pour vos encouragements ! C’est vrai que je suis aussi très curieuse et aime lire et apprendre, c’est déjà ça ;-)
    Bonne semaine !

  128. Nicolas dit :

    rebonjour Martine,

    vos idées ne me semblent pas vaseuses, nous nous enrichissons mutuellement de nos idées, je trouve ça plutôt pas mal…

    En ce qui concerne l’information, je la place en premier, car l’information apporte une certaine connaissance, une certaine vérité…

    Vous ne pouvez faire un bon choix que si vous êtes correctement informé, si vous n’avez pas l’information ou si l’information est de mauvaise qualité, les choix que peut faire l’individu seront de toutes façons mauvais…

    Un éveil des consciences ne peut venir que si vous avez la connaissance, et la connaissance vous est donnée en partie par l’information…

    Si vous n’avez pas l’information ou la connaissance, c’est comme si vous étiez aveugle et sourd, la vision que vous avez du Monde est parcellaire, l’individu croit deviner le fonctionnement du Monde, mais en réalité c’est faux…

    Bien sûr quelque qui veut vraiment savoir de quelle manière le monde marche, trouvera toujours, il y a des livres, etc…
    Une personne qui a un certain nombre de connaissance dans certains domaines trouvera d’elle-même comment le Monde fonctionne…

    Je savais par moi-même de quelle manière le système en « Europe-Etats-Unis et Japon », etc, marchait, la seule chose ou j’ai été surprit en découvrant le site de Sylvain Timsit (syti), c’est l’incroyable « complexité » du système, mais sinon, grosso modo, je savais que c’était un peu près comme cela que les choses se passaient…

    Mais comme je l’ai déjà dit, c’est ce que pense « le plus grand nombre » qui a de l’importance, or la plupart des gens s’informent au près des journaux de la télévision, de la radio, ou de la presse écrite, et c’est précisément là que « la vraie information » ou l’information de qualité manque le plus…
    Dans des démocraties qui se disent comme telles, cet état de fait n’est pas justifiable, n’est pas normal !…

    Ce que vous dites à propos de nos sociétés occidentales est vrai.

    Ce que je souhaite dire, quand je parle de ce qui se passe du côté de chez nous, en Europe, en Amérique du nord, au Japon et un peu ailleurs… C’est que nos démocraties existent encore, mais elles ont été vidées de leurs essences, de leurs âmes oserais-je presque dire…

    Nous votons tout les 5 ou 6 ans, le monde politique se divise entre « gauche » et « droite », la télévision, la radio, nous offrent le spectacle de gens débattant avec passion et acharnement pour l’une ou l’autre de leurs idées ! Mais tout cela est faux, c’est du cinéma, c’est du chiqué…
    Mais les éditorialistes et les journalistes ne manquent de nous faire connaître les hauts faits de telle ou telle personnalité politique…

    Mais tout ce cirque grotesque, tout ce pâle théâtre, ce n’est qu’une apparence…

    Et comme vous le savez, il faut sauver les apparences…

    les vraies décisions sont prises, sans qu’aucun citoyens n’ait été consulté, par des instances qui elles mêmes ne sont pas élues par les peuples, des choses importantes au premier chef, sont ainsi mise en place… Dans le dos des gens !…
    Cela est-ce encore normale ? Est-ce ça la démocratie ?

    Est-ce normal que des accords comme l’A.M.I (accord multilatéral sur l’investissement), puisse voir le jour, dans la plus totale opacité, avec un silence de la presse presque total ?…

    Pour l’A.M.I, je vous mets un lien internet du Monde Diplomatique qui vous montre un peu ce que c’est…
    Mais sachez que des « accords » comme celui-ci, ils en existent beaucoup, et ce genre d’accords à une incidence majeure sur la vie des gens, pourtant les gens ne sont jamais consultés pour ce genre de choses, ni même informés… Je vous laisse comprendre dans quel monde on vit !

    http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/ami/

    Martine, j’espère que vous ne disparaitrez pas de ce blog sans laiiser de nouvelles ?

    Bien à vous.
    Nicolas.

  129. M a n u dit :

    A lire.
    Manifeste pour la métamorphose du monde

    Le philosophe Edgar Morin, le politologue Pierre Monod et l’artiste Paskua lancent un « Manifeste pour la métamorphose du monde ». Ils y proposent sept réformes fondatrices : réformes politiques, économiques, sociales, de la pensée, de l’éducation, des modes de vie et de la morale. Les trois auteurs préfèrent s’adresser aux artistes du monde entier qu’aux dirigeants du G20. « Il y a des raisons d’espérer », écrivent-ils. « Les grands mouvements de transformation commencent toujours de façon marginale, déviante, modeste, voire invisible. (…) Aujourd’hui l’alter-mondialisme devient un terme à prendre à la lettre : l’aspiration à un autre monde. Elle se manifeste par des myriades de pensées, d’initiatives, d’actions multiples dispersées dans la société civile et qui sont ignorées par les structures politiques et administratives sclérosées. » 30 mars 2009

    La suite ici http://is.gd/spUr

  130. martine dit :

    Merci pour le lien. Non seulement le « Manifeste pour la métamorphose du monde » est très intéressant (une lueur d´espoir?) mais aussi le site dans son ensemble. Je ne le connaissais pas encore, c´est bien de l´avoir signalé. Peut-être faudrait-il le remettre dans les commentaires qui suivent le dernier article de Yves « Le voleur de parfums ».

  131. martine dit :

    Nicolas,
    à vous aussi, merci pour le lien et pour toutes vos idées. La question de savoir si nous vivons dans une société démocratique est fondamentale. Pour ma modeste part, je ne le crois plus et comme vous l´écrivez, ce à quoi les médias veulent nous faire croire n´est qu´un « cirque grotesque ». C´est de la poudre aux yeux, de la poudre de perlimpimpin, une substance hallucinogène qui nous fait prendre des vessies pour des soleils! Pour se consoler de toute cette « chienlit », on peut réécouter la « Java des bombes atomiques ». Boris Vian, c´est toujours d´actualité et une bonne antidote. Après, quelques pages de Jarry, de Becket ou de Kafka!
    Et vous êtes paré pour affronter les vissicitudes du journal télévisé!
    Bonne semaine, avec un grand soleil, le vrai, le seul.

  132. Nicolas dit :

    Bonjour Martine,

    On a encore certains droits : la liberté d’expression. On a le droit de dire des choses, d’écrire des choses, de fonder des associations, de créer des blogs, etc, mais en définitive « ils » font quand même ce qu’ils ont envie de faire dans le dos des gens…

    La liberté d’expression c’est un executoire… Paradoxalement, le vrai pouvoir a besoin de la liberté d’expression, sinon les gens auraient déjà réagit…

    A la télévision ou à la radio, on vous met face à face un « gars » de droite et un autre de gauche, les deux débattent avec passion et fougue de leurs points de vues, mais une fois que l’émission est términée ils se serrent la main et vont boire un coup ensemble, ces gens soi-disant opposés font parti des mêmes clubs de réflexion, pratiquent les mêmes loisirs (exemple : golf, ski nautique, ski, chasse, tennis, etc…)

    Hommes et femmes politiques sont devenus secondaires dans le jeu, mais comme ils ont un gros salaires et des avantages multiples, ils ont tout intérêt à faire en sorte que les gens s’imaginent que ce sont encore eux qui sont commandes…

    Qu’un jeune ou qu’une jeune journaliste qui sort tout juste de l’école ne sait pas comment le monde fonctionne, je le conçoit encore aisément… A 25 ans vous êtes encore une gamine ou un gamin, et cela quelque soit le niveau d’étude…

    Mais vous avez des journalistes qui ont 40 ans, 50 ans, 60 ans, voir plus… Ces gens là, sont des journalistes chevronné, et qui savent parfaitement comment marche le monde… Ce sont ces gens là, qui m’insupporte le plus…

    Par le passé, je regardais souvent une émission du nom de : « C’ dans l’air », car c’était une bonne émission mais aujourd’hui je ne la regarde plus car son présentateur a « changé » et je trouve que cette émission est devenue au fil du temps inintéressante…

    le journaliste qui présente cette émission est l’exemple typique du bon journaliste mais qui change au contact du système si il souhaite conserver sa place et monter en « grade », à chacun ses choix, mais c’est dommage c’était un bon journaliste, aujourd’hui je ne le regarde plus, car son émisson : « C’dans l’air » est devenue une émission aux normes standards, dont le contenu à tendance à s’éloigner de la vraie réalité du fonctionnement du monde… Il y a quelques années, ce n’était pas encore le cas, pas à ce point en tout cas…

    Bien à vous Martine.
    Nicolas.

  133. martine dit :

    Bonjour Nicolas,
    vous attirez très justement l´attention sur un point important, celui de la collusion entre les différents acteurs de la scène politique, quelle que soit leur appartenance. Je suppose que les structures et le mode de fonctionnement de cet univers très fermé ressemblent plus ou moins à celui de la mafia. Et il n´est point besoin de voir le mal partout pour imaginer les liens étroits qui unissent le monde politique au monde économique. Il s´agit bien entendu d´une relation de domination, l´économie et ses lois implacables imposant ses diktats aux représentants politiques. Les médias remuent la sauce, assaisonnent selon la ligne et les directives des groupes respectifs auxquels ils appartiennent. Le journaliste dont vous parlez « sévit » également sur France Inter, je le connais et j´ai remarqué sa « standardisation », son nivellement par le bas. Albert Londres serait horrifié de voir ce que sont devenus la plupart de ses collègues! Je ne sais pas si les journalistes savent « comment marche le monde » mais ce qui est sûr, c´est qu´ils connaissent parfaitement les rouages de leur profession et la meilleure manière d´y faire carrière.
    Bonne journée

  134. Nicolas dit :

    Bonjour Martine,

    On peut citer le nom du journaliste en question, c’est Yves Calvi, ce n’est pas le pire des journalistes, l’homme en tant que tel je ne le connais pas personnellement, donc je ne peux pas dire qui il est vraiment !… Je juge de son travail journalistique…

    En 2004, 2005, 2006 je regardais souvent « C’dans l’air », c’était vraiment une émission qui m’intéressait, qui avait du « contenu »…

    Depuis quelques temps je trouve que ça a changé, en regardant cette émission je n’apprends plus rien, je ne m’informe plus !

    Mais le jour ou j’apprendrai de nouveau des choses et ou je m’informerai en regardant « C’est dans l’air », je recommencerais à nouveau à regarder cette émission.

    Yves Calvi c’est un gars qui a du caractère et un certain « mordant », je ne désespère pas encore de le voir changer…

    Si par exemple, un jour, il y a trois émissions de « C’dans l’air » qui se suivent sur 3 jours et qui auront pour termes, le 1° jour : le groupe de Bilderberg, le 2° jour : l’European Round Table, et le 3° jour : les clubs de réflexion (à la française).

    Si Yves Calvi me fait ça dans ses émissions de « C’dans l’air », je serais le premier à revenir regarder ses émissions… Et je dirais : enfin un journaliste qui fait un vrai sujet d’information !…

    Peut-être le fera t-il un jour ? Lui ou un autre journaliste ? Je l’espère…

    une gamine ou un gamin de 25 ans qui sort d’une école et qui devient journaliste, c’est un peu normal qu’il ne sait pas comment fonctionne « le sac de noeud » (surnom que je donne au système !), à cet âge on ne connait pas encore vraiment la vie…

    Mais les journalistes qui ont 40ans, 50 ans, 60ans, etc… eux ils savent, n’en douter pas une seule seconde, c’est leur métier c’est de savoir !… Et ils savent, croyez moi !…

    Un journaliste, si il est seul face « au rouleau compresseur du système », il est évident qu’il n’ira pas loin…

    Si un journaliste de la télévision ou de la radio ou de la presse écrite à grand tirage fait un article de fond de 45 minutes, sur, par exemple, le goupe de Bilderberg ou l’European Round Table, le lendemain matin, la nana ou le gars qui a fait cela, elle ou il, est viré de son journal, et plus aucun journal ne l’engage, le journaliste peut mettre une croix sur sa carrière…

    Seulement le « système » pourra faire ça à une ou à un journaliste.
    Mais si tout les journalistes décidaient de se mettre ensemble pour dire un certains nombres de vérités, le système ne pourrait pas les virer tous, car cela aurait trop d’ampleur…
    L’union fait la force, comme on dit !…

    Si les journalistes décideraient d’être unis et solidaires dans leurs métiers, ils n’auraient plus besoin d’avoir peur…
    Mais pour l’instant ce n’est pas le cas ! Et ils sont divisés…

    Mais je ne désespère pas que cela change un jour, ici en France, mais aussi partout où cela reste encore possible (exemple : Europe, Amérique du nord, Japon, etc).
    J’espère de tout mon coeur que le déclic se produira un jour, tant qu’il est encore temps…

    Le système est « un sac de noeud », je l’imaginais, je le savais ! Mais, lorsque j’ai découvert le site de Sylvain Timsit, ce que j’ai appris c’est vraiment « la complexité », « la ramification », « la cohérence » du sysyème.

    Nous vivons dans un système très complexe et très cohérent, qui constitue vraiment de la bel ouvrage !…
    je ne sais pas si on peut faire tomber ce genre d’ouvrage ?

    La plupart des gens ignorent qu’ils vivent dans un pareil sytème et le système tend à se renforcer…

    J’ai aussi le pressentiment que plus la crise planétaire (climat, éco-système, etc…) pointera le bout de son nez et plus cela fera l’affaire du système, car je pense que la plus grande masse des gens demandera au système de devenir encore plus puissant afin de les sauvegarder…
    Mon impression n’augure rien de bon pour la suite des événements…

    Comme le dit Yves, il ne reste pas beaucoup de temps, j’espère que les Hommes saisiront leur chance, cela est encore possible…

    Bien à vous Martine.
    Nicolas.

  135. Jean-Christophe dit :

    L’air du temps…
    Vint à passer un virus anodin que la trouille au ventre nous avons peur d’y passer…
    Que diable! Avez-vous jamais regardé les oiseaux? Que dis-je regardé; admiré les oiseaux…
    Et toutes les merveilles de la Nature
    Qui nous entoure.
    Du simple brin d’herbe à la fleur la plus épanouie,
    Du ciel le plus sombre aux mille tons gris
    Jusqu’au soleil éclatant dans le bleu azur…
    Du félin le plus féroce à la belle biche qu’il dévore
    En passant par la vache et le veau, l’âne et le lapin
    Sans oublier le chat et autres animaux que nous avons domestiqués!
    Tout sur cette Terre implore l’admiration et vous êtes passés à côté…
    Alors, si une petite bactérie incubée dans le ventre du cochon vous emporte,
    Ce ne sera que justice et un bon débarras!
    N’est-ce pas Yves?

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