Le voleur de parfums

Perce-neige, Tincave, avril 2009.

Perce-neige, Tincave, avril 2009.

11 avril 2009

Un printemps précoce repeint la clairière au bleu des endymions. Les jacinthes des bois composent un tapis céleste pour mes pieds de vieux faune. Dans ses Métamorphoses, le Latin Ovide raconte qu’Endymion fut un berger d’une grande beauté ; que la déesse de la Lune l’aima ; et que Zeus, jaloux, le transforma en fleur. Le romantique anglais John Keats chante cet avatar. Je mêle mes humbles strophes à celles des poètes, en espérant qu’elles réveilleront une nymphe aux cuisses roses. La mythologie était politiquement incorrecte. De nos jours, Zeus serait poursuivi pour harcèlement sexuel.
Le parfum des endymions me semble du même bleu que leurs corolles ; sucre et miel, avec une pointe de bonbon rose. Je suis un écrivain sans gloire, mais un renifleur de parfums qualifié. J’en fais un art de vivre. Profession : docteur ès nectars. Je trouve, dans cette activité inspirée et inspirante, une morale, une esthétique, presque une philosophie. Je connais la senteur de chaque corolle. Celle du perce-neige est une promesse de menthe. Celle de la violette se rapproche du margaux. Celle du lilas s’étale comme un nuage au crépuscule. Sauf respect, celle du narcisse des poètes est un sublime concentré d’odeur de pisse.
Je renifle les fleurs, mais je sais que leurs nectars n’ont pas été conçus pour l’homme. L’Homo sapiens est un rien du tout qui s’imagine au centre du monde. Illusion… La fragrance des corolles résulte de la coévolution (l’évolution combinée) des végétaux et de certains animaux. Les fleurs sécrètent un nectar que divers convives sucent, lèchent ou pompent ; en échange de quoi, ils se poudrent de pollen qu’ils vont déposer sur les pistils de la plante voisine en assurant la fécondation. Des oiseaux ou des chauves-souris participent de cette zoophilie. Les insectes assurent l’essentiel du boulot. Ils pollinisent quatre fleurs sur cinq.
Je m’extasie du parfum des endymions. J’incarne un dérivé d’australopithèque fasciné par les exhalaisons des corolles : les fleurs se moquent que je les hume. Elles sentent bon pour l’abeille ou la mouche. Je suis un escroc de la nature. Un voleur de parfums, le temps d’une brève balade sur mon sentier sauvage…

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47 réponses à Le voleur de parfums

  1. hifi dit :

    Cher Y.Paccalet, vous êtes pardonné en tant que sympathique « voleur de parfums », car vous au moins, vous reconnaissez tous les charmes de cette nature qui se met en quatre pour vous servir, pour NOUS servir, nous vulgaires prédateurs au sommet de l’échelle de la biodiversité et qui avons du mal à nous baisser pour remercier au plus bas, là un insecte, ici une fleur qui s’ouvre non seulement pour l’abeille, mais aussi pour nous, égoistes humanoïdes, qui allons puiser dans la nature tout ce que ce petit monde aura mis en place pour nous nourrir pendant des millénaires.

  2. Yves Paccalet dit :

    Super 4 x 4 !

    Je ne peux m’empêcher, en contrepoint de mon  »voleur de parfums », de vous copier-coller cet article trouvé ce matin sur les actus de Yahoo !

    BMW X5 et X6 M – Mmmmmmm

    BMW présente les versions M de ses SUV X5 et X6. Pour rappel, les versions M sont les déclinaisons sportives des modèles chez BMW.

    D’extérieur, ne vous attendez pas à de grandes distinctions entre ces séries M et les versions standards des X5 et X6. C’est plutôt soft : jantes de 20 » en alliage léger et pneumatiques Runflat sont les seuls apparats vraiment visibles. L’intérieur a été, lui, traité de manière – évidemment – plus sportive.

    Les vrais changements sont donc ailleurs. La mécanique, oui ! Les X5M et X6M se résument à quelques chiffres. Les deux SUV font appel à des moteurs V8 4.4 Twin Turbo Twin Scroll de 555 chevaux au couple de 680 Nm, accouplés à une transmission intégrale offrant plusieurs modes et assurant une répartition optimum entre les deux essieux selon la situation rencontrée – et la possibilité de tirer les rapports à l’aide des palettes situées derrière le volant. De quoi franchir le 0 à 100 km/ en 4,7 secondes, valeurs impressionnantes au regard du poids de ces mastodontes. Le tout pour une consommation mixte annoncée par BMW, de l’ordre de 13,9 l 100/km. Ah oui, la sportivité, ça se paie… à la pompe. Pensez aussi au  » big  » malus de 2600 euros qu’il vous faudra acquitter en France si vous désirez prendre les clés des X5M et X6M. Avec des émissions de 325 g de CO2/km, ça se comprend.

    Côté électronique, les X5 et X6 ne manquent de rien : détecteur d’obstacles Park Distance Control, affichage tête haute (head-up display) siglé du M de Motorsport, DSC (contrôle dynamique de la stabilité), gestion du châssis (ICM) et système iDrive de dernière génération.

    F. Grimpret

  3. rastalavista dit :

    Merci au poète de rappeler où se trouve la beauté.
    En ce qui me concerne, je suis totalement déprimé : ‘mon’ champ (ce n’est pas le mien, mais j’y vais presque quotidiennement depuis 14 ans) connaît une nouveauté depuis une semaine, une espèce qui, à l’inverse des engoulevents, des plathantères ou des pie-grièches, va s’accroissant partout : des motos cross…
    Je suis désemparé. Je ne sais que faire pour dire à ces gamins (dans les 16 ans, il m’a semblé) d’aller voir ailleurs, car ici, c’est (c’était) la place des fleurs et des bêtes.
    Sans doute vais-je devoir, une fois de plus, apprendre la ‘tolérance’.

  4. véro le blaireau dit :

    Un détecteur d’obstacles Park Distance Control ? un head-up display siglé du M de Motorsport ? la gestion du châssis (ICM) et système iDrive de dernière génération ? Waaauhhhh ! Je cours me renseigner de ce pas ! Ah zut c’est dimanche … ;-)

  5. véro le blaireau dit :

    « de quoi franchir le 0 à 100 km/ en 4,7 secondes, valeurs impressionnantes au regard du poids de ces mastodontes. » Un peu comme un éléphant à qui on aurait frotté le cul au piment ?
    Stop !1000 pardons aux romantiques, qui rêvent des endymions d’Yves … Je me sauve !

  6. stan dit :

    Vu sur le bord des routes: trous en formation ! Donc plus de bêtes trous (comme les nids de poules; y’a plus de poules), que des trous intelligents…pour supers 4×4 ? J’avoue mon profond mépris à l’encontre des personnes utilisant ce type de 4×4. Pour passer partout, rien de tel qu’un Ane ou un Cheval ! Mais j’ai peut-être une façon atypique de voir les choses.

  7. martine dit :

    En général, le nombre de chevaux rugissant sous le capot est inversement proportionnel à celui des cellules grises blotties sous la calotte crânienne. J´imagine ces pauvres petites misères dans la cervelle d´un conducteur de 4×4, perdues dans un vide sidéral à la recherche improbable d´une consoeur, avec comme toile de fond sonore le bruit assourdissant du moteur et de la vanité du conducteur. Je me demande bien pourquoi ces véhicules sont équipés d´air bags. L´égo de leur propriétaire semble tellement boursouflé qu´il devrait amplement suffir à amortir les chocs! Plus c´est gros, plus chui beau.
    Pour rastalavista,
    je partage votre indignation, ici ce sont les quads qui traversent la forêt, quittant les chemins pour foncer dans les sous-bois. On pourrait ramasser l´ail des ours à la louche, le pistou est prêt à emporter, mais attention aux petits débris d´os des bestioles écrabouillées par la même occasion. Alors, cela veut dire quoi « tolérance » ?

    Véro,
    que se passerait-il si on frottait le cul d´un conducteur de 4×4 au piment?
    Et du piment comme carburant, qu´est-ce que cela donnerait? Peut-être une solution d´avenir, j´invite les ingénieurs inventifs à y réfléchir.

  8. bernard dit :

    Nous sommes tous un peu voleur.
    Quand j’ouvre la porte de mon four céramique ,je deviens fébrile et je vole toutes ces nouvelles couleurs.
    Quand je prends ma guitare et que j’aligne une série d’accords harmonieux je deviens voleur de sons.
    Pour avoir volé ces parfums Yves vous serez condamné à être éternellement poète et écologiste.
    Tout autre chose :
    Ma retraite récente m’a permis de réfléchir au métier que j’ai exercé avec plaisir pendant 40 ans.
    Mes réflexions sont sur le blog que je viens de mettre sur internet:
    http://transformateurs.blogspot.com

  9. Patrice la tourangeau dit :

    Ah ! Yves, vous êtes très fort. Je rêvais des endymions, que je trouve aussi en touraine, penchés comme ailleurs… dans des lieux cachés en sous-bois, et me proposais d’aller les renifler dès que le temps s’assèchera un peu ici. J’en ai même photographié des blancs. Je découvrais d’ailleurs grâce à vous le nom qui leur est donné. On en apprend tous les jours ! Et vlan ! mes narines frémissent à la seule pensée de l’odeur mazoutée d’un 4×4 digne de la science fiction. La description de l’engin inter-galactique serait presque risible si elle ne s’adressait pas à ceux dont Martine parle, ceux qui semblent avoir un sérieux déficit de neurones. Si, c’est risible tant le sérieux de la fiche ressemble à une caricature. En tout cas le rêve floral brisé, véro, Martine et Stan en ont fait de rudes traits d’humour ! Bravo ! Il faut déjà en connaitre un rayon pour comprendre la descrition technique de l’engin. Oui, c’est la crise, la crise des neurones !
    Martine, vous pensez vraiment que les piments frottés là où vous dites renraient les sans-neurones plus sages ? ils pourraient courir un bon dix mille mètres !
    Eh bien, puisque vous parliez de ces engins diaboliques, moi, c’est à la télé que j’ai eu ma vision horrible, un reportage sur le torero de poche, le petit Michelito, onze ans, père français, ex-torero, et mère mexicaine, un petit qui compte plusieurs centaines de veaux à peine cornus, tués de son sabre de matador. J’ai voulu regarder pour tenter de comprendre ce milieu, ce gosse, cette passion qui les entoure, au Mexique en particulier. Allez, je n’en dis pas plus, pour moi, c’est à vomir, même si j’en sais beaucoup plus aujourd’hui.
    Bon, je file voir le blog de Bernard, je pressens un lien certain entre son ex-métier et le mien…
    Quant aux odeurs, vivement les gaillets, l’aubépine, le chèvrefeuille et plein, plein d’autres … sans quad, ni 16 ( ça va plus vite à écrire que 4×4, et à ne pas confondre avec 13 et 3 !!! houuuu ! pardonnez moi )

  10. Anne-Marie dit :

    Pour Patrice:
    « pour moi, c’est à vomir »…(émission sur Michelito jeune torero qui torture des veaux à l’arme blanche)
    Plus incroyable encore est le soutien d’un grand philosophe (à Normale Sup), Francis Wolff (Bac + x…). Comment peut-on imaginer que l’étude de la philosophie conduise un homme à soutenir l’existence de spectacles barbares et à justifier des « sévices graves et des actes de cruauté »…(autorisés encore pas la loi (d’avril 1951) dans certains départements du sud (article 521-1 alinea 7 du code péna)mais punis de 30 000 euros d’amende ou d’une peine de prison dans les autres départements…)

    Et là, je rejoins Martine,nos dirigeants sont des hommes…(un peu plus mégalo que les dirigés…)

    Les facultés intellectuelles , les diplômes , les grades etc ne suffisent pas à faire taire nos pulsions primitives…Même l’étude de la philosophie ne vaccine pas contre l’inverse de la sagesse…

    Cela dit , je n’oublie pas de contempler la beauté des fleurs m^me si je ne connais pas tous les noms que vous citez…
    Mais à quoi sert de les citer si on ne peut ni les voir ni les sentir? Difficile d’imprimer un parfum mais facile de glisser une photo? Merci à vero…J’attends que Yves ou que d’autres nous en offrent …Merci ! En cette période où le sang coule dans les arènes j’accepterais volontiers cette antidote!

  11. Patrice la tourangeau dit :

    Anne-Marie,
    Promis, je vais monter un blog. Et dedans, je mettrai des photos, il ne manquera que le parfum des fleurs. ( faut pas l’dire, j’en ai même de chez Yves … enfin, dans ses alentours … ).
    En parlant de 4×4, ici, il en roule aussi, beaucoup trop, et vous savez, je suis désolé de le dire, dans mon village, ce sont souvent des femmes qui sont au volant. Même avec des neurones ça arrive !!! je ne doute pas que ce soient les maris qui aient choisi le joli modèle. Cela semble si pratique pour acheter le pain et mener les gosses en classe.
    En revanche, la Touraine ne possède pas d’arènes où on sacrifie le bovin pour le plaisir, nous avons déjà suffisamment de chasseurs comme ça. Je ne crois pas que cela fasse recette par ici, car c’est ausi unequestion de « recette » !
    Allez, on retrouve le sourire, je vais apprendre comment faire un blog, et on invitera tous ceux qui aiment les jolies choses de la nature; on y verra de célèbres blaireaux, des fleurs odorantes, des contrées encore sauvages ou des 4×4 pour évacuer nos colères.
    Bon lundi, dit-il en écoutant de la musique country…

  12. véro dit :

    En attendant les photos de Patrice, Anne-marie, voici les clochettes bleues louées par Yves, ainsi qu’un site qui présente un bel inventaire.

    http://www.plant-identification.co.uk/skye/liliaceae/endymion-non-scriptus.htm

    http://www.plant-identification.co.uk/skye/index.htm

    Martine : pour les chauffeurs de 16, je recommanderais plutôt coquelicot commun, aubépine, valériane, camomille, à parts égales, en onguents, décoctions, emplâtres, en tisanes, suppositoires ou tartelettes. Traitement de six mois dans un premier temps, ordonnances renouvelables à volonté ….

    Par ailleurs, je n’ai pas voulu polluer le blogue avec le lien du site, mais si vous allez voir sur la page d’accueil du site (anglais-allemand) des grosses voitures, bé-aime-double-vé-point-comme : vous verrez un magnifique exemple de … tiens, je ne trouve pas de mots. Less emissions, more driving pleasure …

    Stan : m’a fallu bien 5mn pour comprendre les trous en formation ! :-D
    M’enfin … Les trous aussi ont des droits ! oui monsieur ! Formation permanente de tous les trous ! Trous du monde … Tous unis …. Euh … Stop
    Amitiés à toutes les cloches, clochettes, agité(e)s du bocal et autres excentriques !

  13. martine dit :

    Enfin! Des dames au volant des 4×4!
    Je n´osais pas le faire remarquer, j´attendais lâchement que l´un d´entre vous ose cet acte de bravoure! Merci Patrice, je m´engouffre dans la brèche!
    Non, ce ne sont pas toujours les maris qui choisissent. Le représentant d´une marque de véhicules m´a raconté qu´il fait très souvent l´expérience inverse:
    en cas d´indécision de la part de Monsieur, c´est Madame qui emporte le morceau (si l´on peut dire!). La majesté du carrosse flatte l´égo féminin, dans ce domaine les femmes se laissent aussi facilement prendre aux « charmes » ostentatoires de ce type de voitures.
    Bon, maintenant je file dans le maquis!

  14. Patrice le tourangeau dit :

    Véro : Superbes liens, les plantes de l’île de Skye sont désormais dans mes favoris. voilà le genre de blog que j’aimerais faire. Stupéfaction, il y a des botryches lunaires dans cette île ! Je n’en avais vu jusqu’ici que dans les Alpes, en sachant qu’il en existait dans les pays du nord de l’europe. Merci à vous.

    Martine, j’ai failli demander pardon pour avoir montré du doigt les femmes au volant des monstres routiers. J’en ai vu ici , sans savoir si ailleurs c’était pareil… Si les vendeurs disent ce que vous écrivez, alors … à quand la parité dans l’achat des voitures ? nom d’un chien ! ( heu … c’est de la dérision, ne frappez pas ! )

    Emporter le morceau, en tout cas je retiens l’expression !!!
    Et je suis également d’accord pour que les trous aient des droits. D’autant qu’on en dénombre quand même pas mal. il y aurait là un vide à combler que je ne serais pas surpris !

  15. véro dit :

    Vous me comblez ! (parole de trou) Arf !

  16. Patrice la tourangeau dit :

    Ah ! une belle journée se termine. Je suis allé marcher en forêt, en lisière aussi, et au coeur du bois j’ai hummé les endymions … Pour être franc, j’adore leur odeur, mais j’avoue très sincèrement que celles sur lesquelles j’ai posé mes narines ne sentaient pas très fort. Ou peut être suis-je un faible du naseau ? Ceci dit, j’ai hummé toutes les fleurs que j’ai pu voir, même les stellaires qu’on voit partout en ce moment. La nature explose de couleurs et d’odeurs. Un signe intéressant: Les araignées sont sur la brèche ! Toiles montées pour certaines, affuts pour les araignées loups, ou pour les araignées crabes, dont j’ai vu certaines en plein repas. Au menu du jour, essentiellement de petites mouches ! Et même j’ai pu voir mes premiers coléoptères, en premier lieu, des taupins, c’est normal, les taupins d’abord !!! ( j’ai honte, pardonnez moi ) et quelques bousiers (géotrupes) préoccupés par les cours de la bouse (bon, bon j’arrête là ! ), coccinelles et aussi les abeilles en plein travail, les papillons aussi… Et le plein de photos de jacinthes, de stellaires, de petits géraniums, de chélidoines, également d’orchis bouffons, des saxifrages granulifères, de dames de onze heures dans le prairie plus bas … Et pas un seul quatre quatre, juste trois jeunes en VTT sur un chemin assez étroit.
    ah ! si, un 4×4, mais sans fuel celui là, un quatre pattes motrices, genre « white and brown horse » ( ça fait plus mode en Anglais )avec un pilote sur le dos, mais ils ne m’ont pas vu.
    Amitiés à tous.

  17. martine dit :

    Patrice,
    Alors là, vous vous surpassez, j´en suis restée baba avant d´éclater de rire. Le grand air vous fait du bien (accompagné peut-être d´un petit vin de Touraine?). Merci de donner tous ces noms de fleurs, vous semblez très calé en la matière. Je suis au contraire d´une ignorance déplorable mais cela me motive à consulter les quelques ouvrages de botanique dont je dispose. Alors ici, c´est un délire de stellaires, de violettes des bois, de primevères officinales (coucous), sans oublier l´ail des ours, sur le point de fleurir. Certains sous-bois en sont couverts. Ah! ce parfum! Il vous met l´eau à la bouche! On se prend à rêver d´une salade de pissenlits accompagnés de petits croûtons frottés à l´ail. Les taupins sont donc des coléoptères, je ne connaissais que le Monsieur Taupin de Pierre Daninos dans « le Major Thompson »!
    Vous mentionnez les coccinelles et cela me fait penser au danger qui menace celles de notre région: des congénères agressifs venus d´Asie (de Chine!) se multiplient et détruisent les autochtones. Ce problème existe-t-il par chez vous? Difficile d´empêcher une coccinelle chinoise de prendre ses quartiers d´hiver dans l´abri mis à la disposition des bestioles. Ce ne serait pas très politiquement correct de placer un écriteau interdisant l´accès aux étrangers!!! Et si je mets un drapeau tibétain, elles vont se déchaîner!
    Quant aux abeilles, elles meurent par colonies entières, c´est un désastre pour certains apiculteurs des environs qui mettront tôt ou tard la clé sous la porte. Il est choquant de voir le marché inondé de miels en provenance d´Amérique du Sud, d´Australie ou encore d´Ukraine. Ce miel a parcouru des milliers de kilomètres avant d´arriver sur les rayons de nos magasins ou supermarchés mais il coûte moins cher que celui fait en France, ou en Allemagne, ou encore en Italie. C´est absurde et pervers.

    Pour finir: grâce (si l´on peut dire) au réchauffement climatique, même le moro-sphinx ose s´aventurer dans nos contrées barbares. L´été dernier, plusieurs personnes ont pensé souffrir d´hallucinations car, ne le connaissant pas, elles le prirent pour un colibri!!!

  18. stan dit :

    Hé!…Ho!…Des contrées que vous dites Barbares…Restez sur le Sphinx-Colibri plutôt que sur le « Mort au Sphinx »! Pas sérieux, moi? Tout comme notre ami Patrice qui dit ne rien connaître sur les Fleurs! Comme les Taupes…hein…d’abord! Toute une galerie!…Je serai là pour le vernissage. Il y a croisement, je crois, entre nos coccinelles et celles d’Asie. Valses…à…2 points…Valses…à…7 points…Pour le miel d’Ukraine, ne lui reste-t’il pas un parfum  » Folie des Hommes  » ?

  19. martine dit :

    Oui Stan, il reste encore le parfum « Folie des Hommes » et nous pouvons aussi vous proposer les arômes « Becquerel », « Irradiant » ou encore notre préféré, « Super-Tschnerno », une composition harmonieuse récoltée par nos abeilles à trois têtes et douze pattes. Nous vous envoyons une liste de nos prix actuels, un exemplaire de notre magazine trimestriel « Des rayons et des hommes » ainsi qu´un assortiment gratuit de nos produits. Vous n´en reviendrez pas!Soyez réactif.

  20. Patrice le tourangeau dit :

    Salut les taupins (c’est bon, c’est bon, je n’insiste pas) Et je vois que Stan s’y met aussi… Bon puisque nous sommes dans le moro-sphynx, afin d’éviter la confusion avec un pauvre colibri égaré, il faut savoir que : Le sphynx étant un papillon, donc un insecte, et différemment de l’oiseau, il possède des antennes ! De plus, elles sont assez visibles. Cependant, dans le même genre de sphynx on peut le confondre avec le sphynx gazé, ou le sphynx bourdon. Même taille, même genre. Les détails son plus visibles à l’arrêt qu’en vol stationnaire. Je découvre avec effarement une coccinelle made in China ! ( ce ne serait pas la variété jaune à douze points ? je plaisante bien sûr )J’ignorais qu’il en existât en Europe, j’ignorais qu’il en existât tout court. Nous voyons arriver lentement mais sûrement le frelon asiatique, le tueur d’abeilles, mais je ne savais pas pour la coccinelle. Ici, en Touraine, les abeilles n’ont pas encore eu de pertes majeures par maladie ou prédateurs, du moins par ce que j’en sais des deux apiculteurs que je connais. Le problème viendrait plutôt des traitements infligés aux cultures. Le miel ne s’en ressent-t-il point ? Et comme le dit Stan, un bon miel d’Ukraine, aromatisé au strontium, au césium, au samarium … miam !
    Et pour conclure, j’ai l’air de connaître un peu tout et tout, mais ceci n’est que superficiel. Je ne veux pas passer pour un frimeur. Je connais le nom de beaucoup de choses, mais cela se limite souvent à ça… En tout cas, cela donne envie d’en savoir plus. J’ai des sources importantes en matière de nature : J’ai reçu un élan particulier un jour passé par un guide de moyenne montagne, qui nous a ravi par ses connaissances, pas superficielles, et fort bien contées. Déjà curieux de nature, il nous a entrouvert des portes. Qui connaît la petite revue « La Hulotte » ? j’ai tous les numéros, c’est passionant. Dans son numéro 86, tout est dit sur le moro-sphynx … etc. etc. et ensuite beaucoup de livres de toutes sortes pour avancer. Un jour on sait une chose, le lendemain, deux, et ainsi de suite. Et beaucoup de connaisances arrivent par le partage tout en essayant d’éviter de se comporter comme un mandarin sur un piedestal. Et par le plaisir on retient tout ce qui nous intéresse. Cependant, je préfère dire que lorsqu’on lit Yves, on se rend compte du chemin qu’il faut parcourir. ET je suis très, très loin de son savoir. Et même Yves, j’en suis persuadé serait capable de nous dire qu’il ne sait que peu de choses. C’est toujours ainsi, lorsqu’on apprend quelque chose, on se rend compte que derrière cette connaissance nouvelle se dissimulent plein de mystères … à démystifier.

    au fait, oui j’aime bien le petit vin de Touraine … ainsi que tous les bons vins d’ailleurs ! Hips !

  21. martine dit :

    Reconnaître que l´on ne sait que peu de choses est un signe de sagesse. Voyez où nous mènent ceux qui prétendent tout savoir.
    Et puis Patrice, faut-il vraiment toujours démystifier? Devons-nous tout analyser, décortiquer, expliquer, classifier? Je repense à un biologiste que j´avais rencontré un jour sur une plage de la Frise et qui depuis vingt ans crapahutait dans les dunes pour étudier un moustique ou un moucheron, je ne sais plus exactement. Insensible à la beauté du paysage environnant il traquait en maniaque l´objet de ses convoitises scientifiques (attention, je suis convaincue que ce n´est pas votre cas). Une petite part de mystère donne du piquant à la vie.
    A votre santé!

  22. Patrice le tourangeau dit :

    Sagesse, sagesse ? pas certain, mais en tout cas, plus je m’intéresse à la nature et à la vie, plus je me rends compte que je ne sais pas grand chose. En revanche, lorsque je parlais de démystifier, je n’ai pas employé le mot juste; En réalité, j’aime en savoir plus, curieux depuis l’enfance. Par exemple je ne me sens pas suffisamment content, si lorsque j’observe une araignée construire sa toile, de ne savoir que le nom de cette bête. J’admire la précision, et je reste stupéfait lorsque je sais comment sont utilisées les filières de l’animal, et plus encore lorsque je sais que leur fil est plus solide et souple que l’acier, pour une même section. l’homme, techniquement n’a pas encore pu réussir la même prouesse. Pensez donc, que lorsque je suis accompagné, surtout d’enfants, leur curiosité est telle que leurs questions désarçonnent à tous les coups. Tout le monde peut s’en rendre compte. On peut tenter leur apporter un minimum de réponses. Idem pour les fleurs. Ne connaître que les noms, même si c’est bien, ce n’est pas assez. j’ai besoin d’en savoir un mininmum. Sur la constitution de la plante, sa reproduction etc. Mais ceci n’a d’utilité que pour aider les autres à apprendre à aimer la nature. La frime ne pourraît que les écarter.
    Et je reste d’accord avec Martine, il faut garder la part de mystère et de merveilleux qui nous font admirer et poser des questions. Car en conservant ces parts mystérieuses, on peut constater sans expliquer, tout en s’émerveillant.
    C’est ce que Yves parvient à faire exactement dans ses textes. Un savoir qui sert à souligner les merveilles et les beautés naturelles et stimuler nos imaginations. Voilà, vous avez raison, Martine.
    Et en effet, je ne crois pas être un maniaque, j’observe, je humme, j’écoute, j’use de mes sens et ça fait du bien.
    Si bien qu’aujourd’hui j’ai pu photographier une orchidée que je n’avais pas encore dans l’album. Il me reste à l’identifier clairement. ( orchis mascula peut être ? à confirmer ) Et j’ai pu à loisir jouer à prendre des clichés d’orchis bouffons, de véroniques, ( et hop ! clin d’oeil à Véro en passant )mais aussi de papillons et de syrphes qui se gavent sur les fleurs diverses. Et puis j’ai entendu un ami chanter. Il s’y est mis plus tôt qu’à l’habitude : Un rossignol philomèle. Chaque année, je passe de longs moments à écouter les chants de ces mâles à l’organe vocal qui porte loin, surtout la nuit, tant qu’ils n’ont pas conquis leurs dames. J’ai même eu le toupet et la patience de capturer ce chant pour en faire le message d’accueil sur mon téléphone mobile ( nan, jékri pa dé sms kom lé djeun’s …).
    Yves dit que les fleurs ne sentent pas pour nous, il en va de même pour le chant du rossignol, et même ceux des autres oiseaux; ce n’est pas destiné à charmer les oreilles des humains.
    bonne soirée, bonne nuit, ou bonne journée à tous.

  23. Nicolas dit :

    J’ai la chance d’habiter un coin de nature sublime, grandiose…

    je me promène souvent dans les bois, parce que j’aime ça et parce que je pense que j’en ai aussi besoin pour ma santé mentale…

    Quand je me promène, c’est rare que je vois des gens, c’est encore plus rare de voir des jeunes…
    Je vois plus souvent les jeunes avec des téléphones portables dans les rues ou sur des mobylettes, cela est inquiétant car ils perdent le lien avec la nature…

    Et si des jeunes qui habitent un Parc Naturel sublime n’ont plu ce lien, je n’ose imaginer ce qu’il en est avec les gosses des villes (?)…

    Le lien avec la Nature ! La Nature !…

    Je ne connais pas le nom de toutes les fleurs, de tout les arbres, etc… Mais je ne conçois pas la vie sans la nature, sans ma montagne, ses arbres, ses sapins, sa terre, ses mousses, ses fougères, ses fleurs, les saisons, la pluie, l’odeur de la terre après le pluie, l’herbes, les parfums, l’air pur, les panoramas grandioses, les grands espaces avec à pertes de vues des arbres et des sapins…

    Aujourd’hui, j’ai pris ma voiture pour aller en ville, j’ai pris la voie rapide, l’autoroute, le spectacle est toujours le même : la grande cité, la ville, l’entrée de la ville avec ses zones commerciales à pertes de vues, ses magasins, ses immeubles, je ne me sens jamais à l’aise quand je dois me rendre dans de tels endroits, si je le fais, c’est que j’y suis contraint… Les grandes zones urbaines me laisse toujours un goût amer dans la bouche, je me demande toujours comment l’Homme en est arrivé là ?

    Une impression de « trop plein » aussi, trop d’humains, trop de gens, trop de monde, je n’ai rien contre les gens, mais je n’ai jamais aimé me retrouver au « milieu d’une grande masse de monde » à l’intérieur d’une grande zone urbaine, tout de macadam et de béton avec des humains tout pressés et leurs « portables » scotchés à l’oreille, quand cela m’arrive, j’ai l’impression de devenir tout dingo, ce n’est tout simplement pas mon univers !!… Je me sens étranger à ce monde !… Ca ne devrait être l’univers d’aucun homme d’ailleurs, enfin c’est ce que je pense…

    Quand je reste un long laps de temps sans marcher sur la « terre » cela me gêne, marcher sur du macadam, sur une route, cela n’est pas la même chose que de marcher sur la « terre »…

    Je ne connais pas les origines de l’Homme ni son avenir ? je ne sais pas ?

    Mais ce que je sais, c’est que l’Homme est issue de la Nature et que son avenir s’inscrit dans Elle !…

    La Naure n’est pas seulement un sujet d’étude pour scientifiques ou une thèse à défendre pour philosophe ou une ressources à exploiter pour industriel, etc…

    Il y a l’amour de la Nature à avoir, le lien avec Elle, avec toutes ses dimensions.

    L’Homme, les Hommes, mourront le jour ou ils cesseront d’aimer la Nature, ce ne sera pas seulement une mort physique, ce sera une mort intérieure et mentale…

    Nicolas.

  24. martine dit :

    Nicolas,
    vous n´êtes pas le seul à ressentir ce malaise face à la société déshumanisée dans laquelle nous évoluons. J´échange parfois quelques idées avec des gens rencontrés au hasard, dans une file d´attente, dans le train, à la terrasse d´un café, ou sur un sentier de forêt et je suis frappée par la lucidité de l´analyse qu´ils font de leur environnement, même si bien souvent elle se teinte plus de désabusement que d´espoir. Ils ne sont qu´une minorité, comme nous sur ce blog, mais peut-être feront-ils tache d´huile. Ce que vous décrivez de la périphérie de votre ville se retrouve partout, avec la laideur, la cacophonie et la saleté. Je ne comprends pas comment on peut trouver du plaisir à hanter ce genre d´endroits mais apparemment, beaucoup en font même un but d´excursion, un lieu de détente. Sous la verrière surchauffée d´un mall, dans le bruit, l´air vicié et le flot ininterrompu de la foule, serrées autour d´une table coincée entre des palmiers de plastique, j´ai vu des familles entières se délecter d´une pizza en papier mâché, une petite pause-détente (!) avant de reprendre les achats. Quel degré d´insensibilité, d´anesthésie des sens faut-il avoir atteint pour supporter cette atmosphère? Peut-être que la plupart des gens ne peuvent plus se passer de la trépidation de leur vie, du rythme effréné de leur quotidien, du bruit, peut-être y sont-ils accros, sans le savoir. Même s´ils prétendent le contraire, beaucoup de gens n´aiment pas le silence, ils le redoutent, lui préfèrant l´animation qu´ils qualifient de « vivante ». Le silence est-il pour eux synonyme du vide, de la mort et leur faut-il être toujours en mouvement? Vivre signifie-t-il s´agiter perpétuellement? Beaucoup de mes contemporains font penser à des automates plus qu´à des êtres doués de réflexion.

    Bonne fin de semaine pour vous toutes et tous.

  25. martine dit :

    Le massacre commercial des phoques par les tueurs à la solde du Canada a commencé le 23 mars.
    250 000 bébés phoques vont mourir dans des conditions atroces.
    Moi aussi, j´ai fait un rêve, comme pour la corrida, mais je préfère ne pas en parler en public!

  26. Yves Paccalet dit :

    Un vieil adage moral, qu’on m’apprenait à l’école quand j’étais petit, disait : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent. » Ce serait drôle, en effet, d’infliger au torero ou au tueur de « blanchons » sur la banquise, le supplice qu’ils infligent à leurs victimes. Par moments, nos rêves suivent des scénarios dans lesquels se complairait le marquis de Sade !

  27. Nicolas dit :

    Bonjour Martine, concernant les habitants des grandes cités, je ne stigmatise personne, la plupart des gens qui habitent les grandes zones urbaines n’ont probablement pas le choix (?), et je ne sais pas si tout les milliards d’êtres humains peuvent trouver de la place à la campagne (?)…

    Je pense que nous sommes trop nombreux sur Terre, et qu’il serait sage que soyons beaucoup moins nombreux…

    Nous laisserions ainsi plus de place aux autres créatures vivantes, et la vie pour les humains seraient, elle aussi, beaucoup plus agréable, ou vivable tout simplement ! Je pense que tout les Hommes ont le droit de vivre au milieu des merveilles de la Nature, la source de leurs Vies… Mais pour que tout cela soit rendues possible, je pense qu’il est impératif que nous soyons moins nombreux sur la planète…

    Nous sommes, je crois environ 7 milliards d’être humains sur Terre, si demain ce chiffre monte à 10 milliards ou plus je ne sais pas ou nous allons ?… Mais rien de gai !…

    Bien à vous Martine.
    Bien à vous Yves.
    Bien à vous Tous…
    Nicolas.

  28. Patrice le tourangeau dit :

    Bonjour Nicolas,
    c’est drôle, cette impression que vous avez de trop plein, de trop de monde. J’ai moi aussi parfois la sensation de ne pas appartenir à ce monde-ci, mais pourtant, nous en sommes. Moi non plus je ne sais pas d’où nous venons, d’où vient la vie, mais je suis certain que l’humanité telle que nous la connaissons n’est pas très loin de sa fin. Je ne crois pas vraiment à la disparition totale de l’humain, mais plutôt à de très, très gros dégâts. Lorsque j’étais enfant, en primaire on me faisait apprendre que la planète portait 3 milliards d’habitants. C’était dans la fin des années cinquante début des soixante. Aujourd’hui on est environ à 6,5 milliards … J’ai lu que les démographes avaient prévu ces nombres élevés, que les courbes calculées dans les années cinquante étaient bonnes dans les années 2000. Ce qui nous projette très vite vers les douze milliards avant la fin du vingt et unième siècle si leurs calculs continuent d’être valables. Douze milliards, c’est un seuil calculé étant celui qui ne pourra pas nourrir plus de monde. Quand on voit ce que le monde devient à 6,5 milliards, je pressens qu’on n’atteidra jamais ces douze milliards. La Terre peut potentiellement subvenir aux besoins de tous à l’heure actuelle, mais le mode de fonctionnement de nos sociétés l’en empêche. Pour moi, ces six ou sept milliards d’habitants sont aux prémices et nous offrent les tout premiers symptômes de notre apocalypse. On peut nourrir tout le monde mais on n’a même pas les moyens d’offrir du travail à chacun. Une large partie de la planète crève de faim, par volonté politique ! On épuise les ressources à une vitesse effarante. Sincèrement, sans parler de décroissance, mot à la mode, sans revenir à la taille de la pierre, ce monde se doit de penser très vite au nombre ! les maladies sans syptômes sont rares, et je vois aujourd’hui que nous en avons de très sérieux. Trop de monde effacera le monde.
    Ceci dit, ce ne sont que des pensées à voix haute ( non, à écriture haute !!! ) très personnelles, et je peux fort bien avoir tout faux. Je le souhaite vivement d’ailleurs. Et Nicolas, vous voyez, je suis assez pessimiste quant à l’amour de l’humain pour la nature. Ce ne sera que la peur de disparaître qui la lui fera aimer. Je croise tellement plus de gens qui s’en moquent, que de gens qui l’aiment aussi profondément que vous.
    Cependant, lorsque survient une grosse catastrophe ( voir l’Italie récemment ) les hommes se resserrent, s’aiment et s’aident. Alors ne pourrions pas essayer de vivre ainsi sans que le sol ait tremblé ?
    Et puis, je m’associe à Martine et Yves pour les pensées et rêves ineffables à propos des blanchons,( merci Yves pour le nom ! ) des taureaux et autres pauvres victimes de nos cupides conneries.

  29. stan dit :

    A Martine.Comme suite à:…préférant l’animation qu’ils qualifient de « vivante ». Un petit extrait: l’Homo sapiens est le seul être qui ne se repose à peu près jamais. N’importe quel pissenlit du printemps y verrait un malade. Un fou inquiétant. Un exité, un dément, un cinglé, un fada, un allumé, un givré, un barjot, un timbré, un détraqué, un désaxé, un frapadingue, un aliéné…Nous ne cessons de gigoter, depuis la maternelle jusqu’à l’hospice.Pour la suite, voir l’auteur de ce blog. Toujours est-il que je n’ai jamais osé prêter l’ouvrage de cet extrait à la belle Lulu.Je lui ai donné: Les Poilus, Leur vie au quotidien.

  30. stan dit :

    A Patrice. Chouette!…Avec un peu de chance je vais, peut-être, pouvoir avoir une idée des n° 1 à 5.Bien sûr que c’est une blague ! Juste en infos; les orchidées, les amphibiens, les papillons de jour, les plantes protégées de Lorraine (pour moi)…sur http://www.biotope.fr dans la collection parthénope ouvrages naturalistes. Excellents ouvrages…mais peut-être connaissez-vous ? D’autre part un livre que j’essaie de lire: La nature malade de la gestion de Jean-Claude Génot, préfacé par Marie-Claude Terrasson. Je dis; J’essaie car je ne trouve pas le temps. Arrêter un peu ce blog ?…M’enfermer dans un chanot Vosgien du Val-d’Ajol ?…Les photos ?…Comment çà, les photos !…

  31. Nicolas dit :

    Bonjour Patrice,

    ce que vous dites a du sens et j’aime bien ce que vous dites…

    Mon Père est né au milieu des années 40, il me raconte souvent ce que fut sa jeunesse… Il est né et a grandit dans un village, aujourd’hui ce village est devenu une petite ville. A l’époque de sa jeunesse il y avait autour de son village d’autres villages, qui sont tous devenu aujourd’hui des petites villes… Aujourd’hui toutes ces petites villes se touchent et il n y a plus vraiment de séparation…

    Quand mon Père était gamin, il me raconte souvent qu’un rien suffisait à les amuser, lui et ses petits compagnons de jeux, une boîte de conserve vide faisait office de ballon de foot, ils se baignaient aussi dans les rivières, aujourd’hui ses rivières sont polluées, ils glanaient aussi dans les bois, etc… Les gens n’avaient pas beaucoup de choses, mais il n’était pas malheureux, d’ailleurs mon père me dit souvent qu’il ne voudrait pas être jeune aujourd’hui…

    Mon Père me raconte qu’a son époque il y avait aussi des hannetons, des mantes religieuses là ou il vivait et qu’aujourd’hui il n y en a plus…

    J’habite une zone rurale, pourtant il y a toujours plus de nouvelles maisons et de nouveaux immeubles en construction, et à l’approche des grandes zones urbaines, à environ une trentaine de kilomètres de chez moi, les zones commerciales, les zones industrielles, les zones d’activités économique, etc, ne font que croître, avec mon Père nous avons conscience du problème, ici aussi sur ce blog, mais la plupart des gens ne semblent pas préoccuper ?…

    Plus près de chez moi, un supermarché s’est construit il n y a pas longtemps, j’aurais éventuellement pu comprendre une telle démarche, mais pas loin il y avait déjà un supermarché et dans le coin il y aussi pas mal de petites épiceries et de boulangeries, etc…

    Ce nouveau supermarché a été construit sur un pré…

    Sur ce pré, il avait jadis de l’herbes, quelques arbres et des chevaux en été, aujourd’hui tout cela a disparu pour faire place à un parking et à un supermaché…

    D’un point de vue économique c’est tout aussi stupide, car il n’y aura pas ou très peu d’emplois de crée, le patron reprenant les anciens employés de son ancien magasin (plus petit, que son son actuel supermarché) !

    Ce genre de chose est stupide à tout les points de vues, mais cela n’empêche des maires de donner des permis de construire pour ce genre de projets…

    Je trouve que c’est aussi ce genre d’exemples, « le malaise » de notre époque…

    L’Humanité a des VRAIS problèmes, mais les gens ordianires, les déciceurs aussi (et surtout), ne semblent pas s’en préoccuper…

    Ils faut relancer la croissance économique (relancer la machine, relancer la bête, relancer le monstre)… Ils faut penser aux prochaines élections, faire attention à sa carrière de journalistes, si on est chef d’entreprise penser à dégager des bénéfices (faire du fric), etc…

    Mais surtout ne pas aborder les VRAIS problèmes, mais surtout ne pas aborder les VRAIS enjeux vitaux pour notre espèce…

    Malheureusement, tôt ou tard, certaines réalités nous rattraperons, rattraperons les Hommes, quand ces jours arriveront, cela rique d’être extrêmement désagréable pour les humains !…

    Comme le souligne souvent Yves, il reste encore un peu de temps.

    je souhaite que l’Homme s’engouffre dans ce court laps de temps qu’Il lui reste encore, afin d’effectuer les changements structurelles qui s’imposent désormais à cette Humanité…

    Bien à vous Patrice.
    Nicolas.

  32. Jeanne dit :

    A vue de nez, sniff, sniff ! et plein les yeux, what a wonderful text ! Encore une semaine qui passe et ne reviendra jamais… Je vous souhaite une bonne fin de semaine à toutes et tous. Pour vous la chanter, je vous glisse deux liens qui, j’espère, marcheront :

    http://www.youtube.com/watch?v=LeugstvSonM

    http://www.youtube.com/watch?v=Bxgmork61YQ

  33. Jeanne dit :

    Bon ! le premier lien marche mais le second « n’est pas disponible », paraît-il. Je vous remets un autre lien de ce 2ème mouvement du concerto pour clarinette de Mozart, petite merveille qui peut réconcilier avec cet animal capable du meilleur et du pire : l’être humain !

    http://www.youtube.com/watch?v=yPjtRSgg2fg

    « Olé ben compliqué mais o n’en vaut la peine »… comme disent les autochtones de mon plat pays.

    A bientôt.

  34. Patrice le tourangeau dit :

    MERCI Jeanne. J’écoute « votre » Mozart en même temps que je rédige. Sympa ce morceau …

    Stan, les numéros de 1 à 5, évidemment, je ne les ai pas, et ne les aurai certainement jamais. Mais je vois que vous connaissez bien. Je suis allé voir le lien sur biotope, sympa aussi, avec une chouette galerie de photos et une bonne petite bibliographie.

    Nicolas, cet après midi j’ai pu écouter le professeur Albert Jacquard sur France Inter, dans l’émission « la tête au carré » de Mathieu Vidard. Le sujet concernait l’avenir de la planète, et curieusement en fin d’émission il a répondu à une question concernant la surpopulation. Selon les démographes, certains pays ont réagit à l’accroissement inconsidéré des naissances. Il se pourraît, selon les mêmes démographes, que la population stagne un peu plus tard aux environs de neuf milliards d’individus … Bon, il faudra voir ! J’en reste quand même à mon sentiment de malaise qui me fait penser qu’on ne devrait pas aller plus loin que ce que nous sommes et même diminuer volontairement, sans quoi, cela se fera de façon douloureuse pour le monde humain. Je ne sais pas si nous ne sommes pas arrivés au seuil de l’invivable, sans l’avoir encore franchi. Je le pressens juste. De toute façon, si on ne se préocupe pas de nous et de la nature qui nous fait vivre, nous y serons contraints, et le rappel sera de toute manière très dur à vivre. Cela passera obligatoirement par des sacrifices et probablement par des vraies catastrophes humaines. Si des gens comme Yves, et vous tous, ou comme des tas d’autres gens qui se bougent, c’est que déjà la conscience s’éveille. C’est comme vous le dites, Nicolas, les réalités vont nous rattraper…
    Comme votre père, bien que je sois plus jeune que lui, car né dans les années cinquante, j’ai le souvenir de moments passés chez mes grand parents, dans un minuscule village Jurassien, où nous devions traverser des prés où ruminaient de braves vaches, pour aller nous baigner dans l’eau très froide d’une petite rivière… ou mettre des pétards dans les bouses pour voir ce que cela ferait !!! Aujourd’hui une grosse boutique avec parking bitumé a pris la place des vaches, et je doute fort qu’on puisse se baigner sous les saules et les aulnes. Je crois que tous nous pourrions apporter ce genre d’exemple, j’en suis certain. ( pour les pétards, pas sûr quand même ! ) D’ailleurs, Yves doit trouver du changement lorsqu’il regarde de l’autre coté de la vallée où il vit, sur les versants de la montagne d’en face… cela devait être drôlement plus sauvage au temps de son enfance.
    Bon week-end les amis du blog.

  35. Patrice le tourangeau dit :

    j’aurais peut être écrit « grands-parents » que cela aurait été mieux … houuu !

  36. Jeanne dit :

    J’espère que, toutes et tous, et vous Patrice, l’amoureux de la nature, avez aussi apprécié le 1er lien. La ravissante musique de Nigel Hess est extraite d’un superbe film, « Ladies in lavender » (Les dames de Cornouailles), interprété par deux comédiennes dont le jeu est époustouflant et d’une justesse rare avec un savant dosage de sentiments en demi-teintes qui s’esquissent, affleurent et parfois éclatent avec une violence (pour une des deux soeurs) pathétique. Les décors sont splendides. Si vous avez l’occasion de voir ce film, ne la manquez pas.

    Bon dimanche ensoleillé, vert et fleuri, apte à dilater tous les sens.

  37. martine dit :

    Stan,
    il y a quelques instants, pendant l´émission de Denis Cheissoux sur France-Inter, Jean-Marie Pelt s´exprimait au sujet du stress continuel engendré par notre société. Cela m´a rappelé ce que écriviez il y a quelques jours.
    Monsieur Pelt parlait de l´esprit permanent de compétition qui anime les individus, de la « culture du résultat », d´une « vision de la force destructrice » et se demandait à quoi tout cela peut bien servir puisque de toute manière nous allons tous mourir! On peut retrouver cette analyse dans son dernier ouvrage « La raison du plus faible ».

    Nicolas,
    vous avez raison d´écrire qu´on n´aborde pas les « VRAIS problèmes…les VRAIS enjeux VITAUX pour notre espèce ». L´ennui, c´est que ces deux adjectifs revêtent pour les acteurs économiques et politiques une signification tout à fait différente de celle que vous leur donnez (et que je leur attribue aussi). Les objectifs de l´économie à outrance sont pour ceux qui s´occupent de leur réalisation, les « vrais » problèmes et enjeux « vitaux ». Ils considèrent malheureusement le monde par le petit bout de la lorgnette. Seule compte la vitalité de la croissance, seuls les chiffres qui la traduisent sont vrais, le reste n´existe pas. L´agonie de la planète, celle de millions d´êtres humains condamnés par ce système inique? Au plus quelques égratignures, quelques petits accidents de parcours, des « peanuts ». Rien n´ébranlera la « foi » de ceux qui oeuvrent pour la bonne santé et la vitalité de l´économie. Eux seuls détiennent la vérité, les autres sont des hérétiques. Mais ces croisés de la croissance sèment la misère et la destruction. Ils me font penser aux Cavaliers noirs du « Seigneur des anneaux ».

    Patrice, si vous aviez écrit « granparan » cela aurait été pire!

    Bon vikinde à tous

  38. hifi dit :

    @ Martine

    Vous avez raison quand vous fustigez  » ces Croisés de la croissance », mais il faut aussi se souvenir que, de même qu’il n’y a pas de vendeur de drogue sans consommateurs, de même il n’y a fuite dans la croissance que parce qu’il y a des adeptes du consumérisme et de la consommation tous azimuts.

    Qui d’entre vous, n’a jamais cèdé au petit bijou fantaisie issu du pétrole, ou à la dernière botte noire très « tendance » ? Qui d’entre vous a su résister au portable qui sait tout faire, qui parmi les ados sait dire non à la dernière Converse au risque de passer pour un plouc, qui sait dire à son vendeur de bagnole qu’il ne veut pas de télécommande, mais une simple clef pour fermer ses portières, etc, etc.

    Pour sauver un peu la planète, il n’y a plus d’autre alternative que de renoncer à tous ces objets non nécessaires et superflus, car le seuil de non renouvellement des ressources terrestres a déjà été atteint en 2008.

    J’ai essayé de développer cette idée dans un blog intitulé  » La nature, toute la nature, rien que la nature  »

    Il n’y a plus d’autre issue pour nous, vrais défenseurs de la planète, sur ce blog de Y.Paccalet, que de faire savoir autour de nous, quitte à passer pour des hérétiques, qu’il n’y a plus d’autres choix que celui de vivre dans la stricte limite de l’utile et du nécessaire, de l’indispensable à la vie, en rejetant tout le reste.

  39. Patrice le tourangeau dit :

    Ah ! Jeanne, Je ne suis pas plus amoureux de la nature que vous, ou que les autres de ce blog, c’est seulement mon expression qui le fait penser. Car je sais qu’ici, il y a de vrais amoureux de la nature, il suffit déjà de lire Yves. Ensuite, je n’avais pas été écouter le premier lien, et je viens de le faire, pardonnez moi, et même j’en ai profité pour visionner des bandes-annonces sur ce film qui me semble être vraiment bien. Merci en tout cas, car la musique est aussi une des belles choses que l’homme peut faire, créer, et jouer. Et curieusement, je suis amateur de tout un tas de genres musicaux, à partir du moment où cela flatte mes oreilles et ce qu’il y derrière.

    Hifi, je vous rejoins dans vos raisonnements, cependant, pour l’avoir un peu vécu avec mes enfants, il faut être prudent avec les modes, et ne pas tout rejeter en bloc, à partir du moment où cela peut avoir des conséquences néfastes. Trop s’éloigner de la tribu peut mettre l’être au ban si celui-ci ne se conforme pas à certains critères liés aux groupes. Les adolescents sont plus sensibles à ça, que nous à la télécommande de portière. En revanche, il convient aussi de bien dire ce que représente chaque chose, que ce soit la paire de chaussures à prix élevé, dans l’air du temps, fabriquée par de petites mains asiatiques ou africaines ou ??? Et bien faire comprendre tout le système mercantile qui se joue des notions d’humanité, malgré de belles apparences qui peuvent nous laisser croire le contraire. Et quand même pour rejoindre bien des propos de ce blog, on ne peut pas non plus tout accepter. En résumé, le renoncement doit se faire avec lucidité, tout comme l’acceptation. Et franchement ce n’est pas simple. Mais le mérite de toutes les réflexions de chacune et chacun montre bien qu’on peut se poser toutes les questions à propos de tous nos actes. Souvent je me demande jusqu’où peut-on accepter ? Ou quand commencer à renoncer sans finir par se transformer en ermite ?

    Merci Martine, c’est rassurant de savoir qu’on peut faire des fautes bien pires …
    Allez, je copie : Bon ouikainede ôssi ( de pire en pire … )

  40. martine dit :

    Hifi,

    merci de mettre l´accent sur la responsabilité des consommateurs, cela me fait chaud au coeur. Je m´évertue à en parler autour de moi, sans beaucoup de succès, malheureusement. Ceux qui veulent bien prêter l´oreille à mes propos « pernicieux » (!) sont déjà des convertis! Les « empêcheurs de consommer en rond » (Denis Cheissoux) n´ont pas bonne réputation. On les traite de rabat-joie, on leur reproche de vouloir revenir au Moyen-Age (pourquoi pas à l´âge de pierre!), et même, par leur attitude critique envers les biens de consommation, de mettre des emplois en danger! J´ai déjà entendu ce genre d´argument fallacieux. C´est induire les gens en erreur que de parler de simple consommation et non de sur-consommation. Patrice, que pensez-vous de ces gamins de cinq ou six ans qui sortent de l´école, l´oreille collée à leur portable? Je trouve cela consternant. Je ne sais pas vraiment si ce gadget (ce n´est qu´un exemple parmi tant d´autres) représente à coup sûr un vecteur d´intégration pour un enfant ou un ado. On ne peut évidemment pas nier l´influence des rituels spécifiques à un groupe sur le comportement d´un individu, plus encore quand il s´agit d´un jeune. Mais, si les parents ne sont pas vigilants dans ce domaine (ce n´est pas tâche aisée, le le sais), s´ils n´apprennent pas à leurs enfants à discerner, à choisir, à dire non quand ils le jugeront nécessaire, ces parents condamnent leur progéniture à l´insatisfaction perpétuelle, au bonheur factice de l´hyper- consommation. Vous avez raison, Patrice, de parler de lucidité. Et vous pouvez me croire, vivre simplement ne veut pas dire « se transformer en ermite ». Vivre simplement, c´est aussi vivre pleinement, je n´y vois pas de renoncement. Enfin, ce n´est qu´une opinion personnelle.

    Fondons un club de réflexion: « Les hérétiques de la croissance »!!! Je préfère ce statut à celui de « béni oui-oui »!

    Merci encore à vous Hifi pour le lien de votre blog

  41. M a n u dit :

    Un peu décalé mais intéressant :
    Tapoter sur son clavier, ce n’est pas militer ! de Christian Bouchet.


    Puis il (Cédric Biagini) enfonce le clou : « Le rapport de force politique ne se crée pas devant un écran. Car scoops et révélations n’entraînement pas mobilisations. Car ces informations et cette masse de connaissances accessibles, aussi critiques soient-elles, si elles n’entrent pas dans la « réalité de nos situations », c’est-à-dire dans un ordre constitué de croyances, de valeurs, de repères et de pratiques, ne produisent aucune puissance politique. Or la société communicationnelle nous condamne à n’être que des émetteurs-récepteurs d’informations, perpétuellement plongés dans l’univers des machines, extérieurs au monde. »


    http://is.gd/tiB4

  42. stan dit :

    Wouarf !…je ne la connaissait pas celle-là…Un azerty en vaut deux !

  43. Nicolas dit :

    la question que l’Humanité doit se poser c’est quelle avenir souhaite t-elle avoir ?

    Je pense que si les Hommes veulent avoir un avenir un peu autre que celui qui se dessine aujourd’hui, ils doivent le faire dans l’unité, c’est changer les structures humaines qu’il faut faire, repenser les modes de vie, de travail, de déplacements, de loisirs, etc, Mais cela ne sera possible, mais cela n’aura de sens que si une très grande majorité des humains y prennent part, c’est à dire au moins 90 % Des humains et au moins 90 % des dirigeants de tout poil et cela partout sur la planète…

    Il nous faut toutes les initiatives, toutes les pensées, toutes les imaginations, tout l’ENTHOUSIASME de la Famille Humaine toute entière, de la civilisation, afin de trouver, de concevoir, de réaliser les solutions qui s’imposent à nous Tous…

    Sans cette union nécessaire, sans cette mobilisation du genre humain tout entier, sans les forces vives de l’Humanité toute entière, sans un enthousiasme grandiose pour l’accomplissement de cette grande oeuvre ! Nous, nous tous les humains, Nous n’y arriveront pas…,…

    Ce sera l’échec de notre espèce, peu importe la forme que revêtira cet échec, ce ne sera pas glorieux pour les humains du futur…

    Si les Hommes veulent vivre « bien », ils leur faut changer les structures socio-économiques actuelles et sortir de la situation géopolitique et politique dans laquelle l’Humanité se trouve en ce moment.

    Si Nous ne le faisons pas… Si nous en restons aux structures actuelles, si nous décidons de rester dans les structures socio-économique et politique que nous avons. Sans une prise de conscience et enthousiasmante de la plus grande masse des humains, ce sera alors une impasse dramatique et tragique…,…

    Et quel futur ?… Quel avenir ?… Nous sommes en 2009, qu’en sera t-il en 2109, dans un siècle, si nous les humains, Nous ne changeons pas ?…

    Il y aura une Terre sans animaux, sans plantes, sans forêt, sans fleurs, sans mousses, sans fougères, une Terre sans rien à part nous autres, les humains !… Les seules terres restantes seront utilisées pour produire à manger pour les seuls humains…

    Des humains qui ne connaîtront que les supers-mégalopoles, des humains qui ne connaîtront que le béton, l’acier, le macadam, un univers froid et minéral, sans âme, à l’image de ce que l’Homme sera devenu…
    Le quotidien des humains sera alors fait du port de combinaisons spéciales afin de se protéger du Soleil, devenu hostile à cause de l’Homme, du port du « masque » afin de se protéger de l’air vicié qui règne en dehors des habitations…
    Le quotidien sera rythmé par les heures ou les humains devront chercher leur alimentation(toujours la même) au moyen de leurs cartes de rationnement, et entre les bulletins météo nous disant à quels instants il faut rester à l’intérieur à cause des pluies acides devenues le lot commun à présent…

    Les unités privés de maintien de l’ordre de « l’entité planétaire » veilleront à celui-ci, les contrevenants à l’ordre social seront éliminés sans procès et sans sommation !… tel est maintenant le prix à payer pour la survie de l’espèce humaine…

    Le suivi et le contrôle, et dans le cas échéant : l’élimination de « l’unité humaine » sera facilitée par le fait que chaque nouveau né humain recevra, en guise de bienvenue dans ce monde par le système, d’une « puce électronique » à l’intérieur de son organisme et qui le suivra toute sa vie durant, toutes les informations le concernant seront dans cette « puce », « l’unité humaine » pourra aussi être détecté grâce à « sa puce » par satellite, et si « l’unité humaine » est jugée dangereuse par le système, elle sera éliminée…

    Evidemment toute référence à l’Histoire Humaine sera éliminée elle aussi, tout comme la référence à la nature…
    Il reste encore quelques vieux qui racontent à leurs gosses que la Terre portait jadis des arbres, des fleurs, des oiseaux, des fougères, un ciel bleu le jour, des écureils, des insectes, etc… Quelques fois les gamins croient encore à ces vielles fables, mais bien plus souvent les vieux ne sont pas prit au sérieux, d’autant que de tels discours sont désormais passibles de mort !… Tout comme d’ailleurs est interdit l’exercice de l’écriture, de la lecture, de l’art, de la science, etc… Ceux qui passent outre sont sévèrement châtiés, mais cela les humains du futur le savent bien…,…

    Est-ce ce genre de futur que le genre humain souhaite avoir ?

    Vivrons nous ainsi ou un peu près ainsi en 2109 ou 2159 ?

    Bien sûr, d’autres scénarios existent, à l’infinni même, mais si nous en restons là, tout ces scénarios resteront une tragédie !

    Comme le dit Yves, il faut choisir la voie de la raison et du coeur… J’espère que le déclic se produira au sein de cette humanité (?)!…

    Bonnes réflexions à Toutes et Tous.
    Nicolas.

  44. Patrice le tourangeau dit :

    Le débat s’intensifie, tant mieux ! Je vois Martine, que nous écoutons souvent les mêmes à la radio, les Denis Cheyssoux et Jean Marie Pelt.
    Alors, lorsque je parlais de lucidité, ou de choix à effectuer envers les adolescents, ce n’était qu’envers les ados, un peu plus mûrs que les petits, et en pensant principalement à l’aspect tribal de leurs relations. Il est évident, Martine, Stan, Manu, Hifi, Nicolas, et tous les autres, que vous avez raison sur les points précis que vous abordez. Que des marmots de cinq ou six ans sortent de leur classe de CP, CE1 ou CE2 avec un téléphone greffé à une oreille, je ne suis pas trop d’accord avec leurs parents. Cependant, ici, où je vis, je n’ai pas encore vu ça. Mais il est vrai que je ne fais pas la sortie des écoles. Mes petites filles n’ont pas encore abordé la maternelle … Je reste en accord avec tous ceux de ce blog, qui, chacun à sa manière, montrent l’immensité de ce que nous aurons à faire. J’entendais récemment la belle parole d’un vendeur de voitures électriques, qui argumente envers la clientèle le fait qu’il ne produira pas de gaz à effet de serre. certes, l’argument est parfait. Lui, l’acheteur, il n’en produira pas, il pourra être fier. Seulement, si on se met tous à la voiture électrique, lorsque par exemple un million de batteries seront en charge en même temps dans l’ensemble d’un pays, le vendeur, le fabricant, le client se poseront-ils la question de savoir avec quelle énergie ils rechargent leur voiture propre ? Car cela va représenter une charge très considérable, sans compter les pertes entre la centrale productrice et la batterie réceptrice, comme rendement, ce sera moyen. Si ce n’est pas du nucléaire, alors qu’est-ce que ce sera ? Charbon ? Fuel ? Vent ? eau ? Solaire ? Déjà que nous sur-consommons l’électricité, par l’industrie, par les chauffages, et les climatisations qui ont permis de battre des records de production en 2004 et 2005 au cours de l’été,( syndrôme canicule de 2003 ? ) alors que normalement ce sont là les périodes de plus basse consommation, nous partons vers des excès sans coup férir, d’autres records ont été battus cet hiver, un peu plus froid que d’habitude, mais quand même. Chacun doit veiller à ce qu’un progrès écologique ne déplace pas l’élément pollueur ailleurs. Les médias en tout cas font quand même le jeu de l’hyper croissance, même si celle-ci s’affiche verte ! Et chacun ici peut argumenter d’un ou deux, ou plus d’exemples de grande consommation inconsidérée, souvent légitime et ne partant pas de mauvaise intention de la part des consommateurs. Les bio-carburants, la prime à la casse, la nécessité de quotas de pêche, et plein, mais alors plein d’exemples semblables induisent des tas de choses qui dépassent ce qui apparaît au premier plan, lorsqu’on nous en parle. La lucidité de consommation demande une pensée très profonde, très lointaine et très détachée des modes, un élargissement de nos regards.
    En tout cas, oui, il me plairait bien ce club des hérétiques de la croissance … En son sein, on ne mettra pas de cagoules du genre société secrète, d’accord ?
    Un azerty en vaut deux … je ris vraiment de bon coeur.

  45. elhierro dit :

    Je vous propose cette page
    http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html
    qui décrit le « rapport du Club de Rome » ou rapport Meadows , datant de 1972. D’apparence complexe, les commentaires de l’auteur du site permettent de comprendre assez bien ce rapport. Je cite un extrait : « Les auteurs (du rapport) ont donc « forcé » le modèle pour le conduire à la stabilisation de (…la ) population, produit industriel par tête, quota alimentaire par tête, etc, et ont regardé ce que cela signifiait au niveau des hypothèses. »
    Et on trouve alors des hypothèses « souhaitables » bien écolo et bien éloignées de notre mode de vie actuel !
    Et merci Manu pour le lien !

  46. mrie dit :

    qui d’entre vous n’ a pas fait 4 ou 5 gosses déjà pour commencer après nous parlerons du reste; les villes ont été des facteurs d’évolution et d’émancipation sociale pour les pauvres des campagnes! le problème de base n’est pas la ville, ou les quelques objets dont nous pouvons nous réjouir durant notre courte vie, mais LA SURPOPULATION! et la promiscuité qui en découle. alors je crois que tout vrai écolo, doit déjà réduire sa reproduction. désolé. sinon, on pourra toujours à blablater et pleurer sans fin sur çi ou çà; ajoutez l’action des horribles « assassins économiques » et prédateurs qui nous gouvernent et voilà: direct, droit à la barbarie! alors les papillons! on peut s’asseoir dessus! j’en suis même venu à me demander (hypothèse, invérifiable)si les italiens qui sont un peuple dont le génie a traversé l’histoire sur bien des points ne sont pas un révélateur de la route à suivre car là-bas natalité en baisse, alors qu’ici en hausse! beuark!

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