24 août 2009
Extrait d’un livre en cours, Légumes oubliés d’hier et d’aujourd’hui, avec 125 recettes, coécrit avec Kathleen Paccalet, chez Hoëbeke, à paraître le 8 octobre prochain :
Le légume est un être vivant.
Il naît, vit et meurt pour nous. Il nous offre son énergie, ses saveurs, ses parfums, ses molécules, ses vertus médicinales… Il existe dans le temps. C’est un produit de saison : la tradition rurale nous le rappelle. Les leçons de l’écologie nous le confirment.
Le légume dépend de la terre, de l’air, de l’eau, de la glèbe qui l’accueille. Mais aussi de la mécanique céleste… Il résulte de cette magie astronomique qui fait tourner notre globe avec une inclinaison de 23 degrés 27 minutes par rapport à la verticale au plan de l’écliptique : ce « détail » est à l’origine de la ronde des saisons. Nous dépendons de ces lois. Nous tentons de nous en détacher en exaltant notre civilisation énergivore, polluante et ravageuse. Nous feignons de croire que ce gâchis durera. Mais si nous persévérons dans notre vanité, la nature nous ramènera à notre nature – avec pertes et fracas.
La terre jardinière a ses rythmes – son temps biologique, ses biorythmes. Ses périodes de naissance (ou de renaissance), de jeunesse, de maturité, de vieillesse, de mort… Notre planète danse sur la musique des quatre saisons. Elle nous emporte avec elle en tournant.

Carottes de collection.
Bonjour, Yves Paccalet…
Pourriez vous nous faire, un de ces jours, un petit développement psycho-pédologique sur le fatras idéologique auquel a recours la biodynamie. Ce serait salutaire
merci infiniment et vivement vos prochaines sorties livresques
Isa
tout est dit et bien dit !
l’homme et le légume … espérons ne pas en devenir un trop tôt, ou ne pas en devenir un, tout simplement. Même les expressions nous renvoient à eux … qui n’a pas fait le poireau en attendant sa belle ? qui n’a pas traité son voisin de patate ? connaissez vous dans votre entourage, des fayots ? des cornichons ? qui n’a plus un radis ? et qui n’a pas vu de navet ?
Yves pardonnez moi de bousculer votre magnifique prose habituelle, avec mon humour passager et peut être douteux. Je me sens un peu voyou quand même ce matin.
( je le poste quand même)
Bonne journée à tous
« Il a fait ses pois au lard » disait ma grand-mère de quelqu´un dont les affaires marchaient bien. Mais quand tout allait mal à la TSF, alors là, c´était la fin des haricots et on en avait tous gros sur la patate! Dans ce cas, vaut mieux aller planter ses choux!
Les légumes n´ont pas toujours le beau rôle dans les expressions de la langue courante où ils sont utilisés de manière très péjorative. Est-ce parce qu´ils étaient auparavant peu chers et constituaient ainsi l´alimentation des classes sociales défavorisées, les riches mangeant principalement de la viande, considérée comme une nourriture raffinée? C´est curieux, la tendance semble s´être inversée aujourd´hui.
Bonne journée pour vous tous, ayez la pêche et ne faites pas chou blanc!
Bientôt plus de salade avec l’oseille car les carottes sont cuites ! ( précuites pour les âmes sensibles )
et nous finirons tous par bouffer les pissenlits par la racine …
…oui, mais avant on va se soigner aux petits oignons, et puis que diable, on n´a pas du sang de
navet…(je me suis pressé le citron!)
On nous raconte des salades, c’est la fin des haricots…
A Isa. Juste un petit mot. Oui…celà sera sûrement une véritable » attraction » » lunaire » pour se … marée !!!
A Martine. ??? Le papillon qui volait vite ? ( citron pressé ! )
là Stan : 20/20
Chapeau, Stan!
Cela fait un Tabac (d´Espagne)!
C’que vous pouvez être bettes ! Mais c’est pas mes oignons …
à propos des carottes : j’ai testé pour vous la carotte bio des Landes vendue chez Auchan, ben elle est dégueulasse, et je ne mâche pas mes mots ….
http://fr.wiktionary.org/wiki/m%C3%A2che
Là, ça va fort ! On sent que tout le monde est concentré sur la rentrée, sérieux, déterminé à bosser dur et à gagner plus en travaillant plus, selon les recommandations de not’ bon maît’ du Châtiau…
Vous êtes chou …. (Vanne à double détente- Le premier ou la première qui trouve …)
Nous sommes tous choux !
Mais on bosse pour des nèfles ….
Et j’ai plus un radis (pour acheter le livre ! Niark !)
C’est plus drôle que toutes les salades que nous avons racontées les jours précédents! J’avais failli pleurer avec mon coeur d’artichaut.
pour vero:
Si tu n’as plus un radis, essaye donc de vendre ta salade …
Si je te cours sur le haricot et si tu en as gros sur la patate, envoie moi sur les roses…
aussi pour vero,
chou-blanc pour la vanne, pas étonnant, j´ai plus rien dans la citrouille. Enfin, il fallait bien encore une fois ramener sa fraise.
C’est vrai, mdt, ça fait du bien. Nos derniers posts ne sont pas des post à la noix !
je ramène à nouveau ma pomme, afin de ne pas passer pour une poire ! Et je vois qu’on ne fait pas ça pour des prunes. Le tout est de ne ni choper le melon ni d’avoir la banane … Yves, vos lecteurs sont de vrais gamins qui ont la pêche …
Pour Yves : Trouvé par hasard:
« Avec les fruits et légumes frais, la Rentrée Fraîch’Attitude fait son festival : sur le petit écran, sur les ondes et dans les points de vente »…
A vous de lancer
« La Rentrée Bioattitude! »
et à vous de désigner les directeurs et directrices de campagne parmi vos blagueurs…Inutile de vous dire que , vraie candide en cuisine, je ne serai pas candi-datte…
Et, malgré quelques vaines actions courageuses, je ne vois que déconfiture autour de moi , je pense même que le ver est dans le fruit …mdt et pat , désolée pour cet optimisme matinal…
Au moins ici, on ne pédale pas dans la choucroute ! Et en plus, on se fend la poire !
Bonjour yves. Je suis un ptit nouveau ici! Juste une petite question: que pensez vous du triomphe de daniel cohn bendit? Ne serait ce pas là le début de la fin de l écologie? Cordialement. Bertrand.
Attention ! ont dit les cucurbitacées, « pâtisson » de cette avalanche d’humour que, sûr ! Dany, comme on le connaît, ne désavouerait pas…
des carottes !! ouaaaiihhh!
…….
rapées !bohhhhhhh!!!
Vu ce que l’écologie « purédure » nous a fait avancer depuis 35 ans (oui, oui au moins ça) , on a le droit de se poser qq questions sur l’efficacité des moyens non? vu l’urgence..
Je vais aussi ramener ma fraise.Tous en rang d’oignons,entre la poire et le fromage nous nous pressons le citron sans se faire du mouron pour tirer les marrons du feu.
Tout en faisant le poireau et en veillant au grain je suis mi figue ,mi raisin pour cracher dans la soupe.
Cerise sur le gâteau,vous allez penser que c’est la fin des haricots et que je suis bourré comme un coing ;et bien non passez muscade.
c’est quand même une belle course a l’échalote,ça pousse comme des champignons.je vais ménager la chèvre et le chou tout en gardant une poire pour la soif.
Pas réussi à placer le panier à salade mais en pensant à tous ces congrès politique qui fleurissent en ce moment comme des paniers à crabes j’y ai trouvé quelques navets.
x
à Bernard, toute cette tirade m’en bouche un coing!
Assez ! Salsifis ! vous navet pas honte ? Vous m’échauffez les feuilles !
Isa : pourriez-vous développer un peu ce que vous voulez dire par « le fatras idéologique auquel a recours la biodynamie » ? quelle différence faites-vous avec le discours d’Yves ? (on pourrait peut-être en parler après la sortie du livre ? )
vero:
On va se prendre une châtaigne?
Quelle courge,quel cornichon,pauvre pomme,la moutarde m’en monte au nez car je n’ai pas relu ma feuille de chouxxx avant de soumettre.
J’en suis rouge comme une tomate;soyez choux,soyez bonne pomme,n’en faites pas vos choux gras.
Oh! ya pas de quoi en faire un plat …
Pour Isa et Véro, sur le « fatras de la biodynamie »…
D’un côté, il y a la réalité : la Terre et ses saisons (notamment dues à la présence de la Lune, qui stabilise l’orbite inclinée de notre planète) ; il y a l’adaptation des plantes (et des animaux) à ces variations annuelles toujours recommencées ; il y a les grands rythmes de la nature, bien réels et que notre civilisation productiviste (et bêtement scientiste) nie en bloc ou méprise.
De l’autre, il existe, en effet, un fatras de pseudo-connaissances agricoles ou jardinières, dans lesquelles une chatte ne retrouverait pas ses petits. On y parle de la Lune, mais en termes plus astrologiques qu’astronomiques. On y mentionne les rythmes de la nature, mais dans un vocabulaire tellement abscons que l’abeille n’y retrouverait pas son nectar. Pour illustrer mon propos, un simple souvenir. Je me balade un jour (pour « Terre sauvage », à l’époque) dans le sud du Massif central ; un type fabrique des confitures réputées ; je lui demande comment il les fait ; il me révèle une partie de son « secret » : les lignes de forces telluriques. « Ne vois-tu pas, me dit-il, que nous sommes exactement sur le chemin qui mène de la basilique du Puy-en-Velay à l’abbaye de Conques ; les pèlerins allaient de l’une à l’autre sur le chemin de Compostelle. C’est à cause de ces lignes de forces spirituelles, qui se redynamisent chaque printemps, que mes groseilliers et mes framboisiers donnent d’aussi beaux fruits. »
Je vous laisse juges de la pertinence des liens de causalité évoqués : mais les confitures étaient vraiment délicieuses !
Pour Bernard:
Soyez rassuré, je navets pas mis mes lentilles…
Pour Bernard:
Je rectifie:
Pas de soucis POUR MOI… (je n’avais pas mes lentilles)
Comme je ne serai jamais douée pour l’écriture et l’humour je retourne à mes oignons… A bientôt en attendant d’arroser les nouveaux livres de notre écrivain avec du jus ou avec un coktail de légumes ou de fruits exotiques!(poussées sur une terre païenne ou religieuse!)
On peut en l’occurence parler de « bricolage idéologique » à « efficacité symbolique » au moins sur les confitures. (C Levi Strauss)
Quant à l’influence de la Lune et des astres sur la sève des plantes, qui connaitrait « bien évidemment » elle aussi des « marées », je cherche désespérément autre chose que des assertions (il est bien connu que.., chacun à pu constater que….) et le début du prémisse d’une expérimentation au minimum correctement menée et répétée .
Yves qui est à la fois marin et terrien, oh combien! pourrait nous expliquer plus joliment que le phénomène d’onde de marée est d’autant plus fort que la masse liquide est grande et libre et donc d’autant plus insignifiant que la masse est ptite et contenue dans une enveloppe rigide. Terre Vivante à lancé un « essai » auprès de ses adhérents, dont je guette les résultats avec impatience (mais ils vendent aussi des calendriers lunaires alors…).
L’agriculture biologique n’a pas besoin de tout celà pour être défendue ardemment et la biodynamie n’en est pas le stade suprême. Et pour le besoin de spiritualité, de connexion intime avec le monde minéral et vivant (je ne parle pas des carottes) , la poésie, la musique, l’écoute intérieure (la méditation) sont des passeurs tout aussi efficaces et satisfaisants. Et Véro, ce n’est pas parce qu’on doute des compétences agronomiques de Steiner qu’on est pro-Monsanto
à Isa : Merci pour ses précisions.
« Et Véro, ce n’est pas parce qu’on doute des compétences agronomiques de Steiner qu’on est pro-Monsanto »
Cette précision-là était inutile, en tous cas en ce qui me concerne : vous m’attribuez un pré-supposé que je n’ai pas. Vous me faites penser ce que je ne pense pas !
Donc je râle ! mais pas de chataigne, ni d’avoinée pour autant !
Sur le fond : je répondrai plus tard. Il faut bien que je mérite mes quelques radis …
Isa et Véro. Ben…afin d’éviter de s’axer sur la gravité… Jamais au 1er degré sur ce blog toujours en ébullition Sur l’abeille. Souvent plus d’un nectar, maintenant, pour une seule pollinisatrice !… Compostelle son chemin ? …Encore un mosanto de ma part ! …
et pan sur le bec, désolée Véro
bref.. je suis plus compost que compostelle
compost, compostelle?
Faut pas se tamponner le coquillard!
Plus sérieusement: que penser de cette avalanche dans les magasins, de produits « bio » venus des quatre coins de la planète? Je n´en reviens toujours pas de ces pommes argentines, de l´ail chinois, des patates tunisiennes ou égyptiennes (quand les autochtones n´ont pas encore fait leur apparition sur les étals). Que dire du miel de Nouvelle-Zélande, du Chili, du Pérou? Bon sang, il n´y a plus de pommes dans le coin, déjà plus d´abeilles?
Pour quel produit se décider? Bio, avec derrière lui un périple de plusieurs milliers de kilomètres ou conventionnel natif du coin? Il est consternant de voir, dans un supermarché exclusivement « bio », des produits qui ont pratiquement fait le tour de la terre pour arriver jusque là. Quelle drôle de politique.
A Isa. Pour le degré de ce qui suit, prendre celui de la cuisson. Donc, par extrapollation : si biodynamique = bricolage idéologique à efficacité symbolique, alors placébo est synonyme d’homéopathique. ( olf … c’est Rud ! ). Bien … Mais alors, purée de tomates au basilic, lorsque dans sa cuisine, l’Homéopathe, et qu’il est un chef … souvent c’est excellent non ?
Martine, « à côté », il est question de l’OMC… qui impose ses interdits drastiques au protectionnisme, ce qui explique ces invasions de produits d’ »ailleurs », au détriment de ceux nationaux… Et oui, le bio n’échappe pas à la règle !
Quand je relis tous ces messages, je trouve quand même qu’on est plus drôle que lorsqu’on parle de ce qui nous entoure, le monde est il réellement ainsi ou sommes nous tous trés pessimistes?
mdt, je crois que le monde est bien comme on le cite, et je crois que notre méfiance nous rend plus pessimiste qu’il le faudrait. ça fait du bien de délirer un peu autour d’une botte de navets (je suis « fan » de navets …).
On peut douter des étiquettes en permanence. Il n’y a pas si longtemps, les vaches devenaient omnivores sans le savoir … avec tout ce qu’on a appris autour de ça. Depuis, rien ne nous prouve qu’elles ne mangent toujours pas les petits granulés de viande destinées à l’équarissage. La fameuse traçabilité n’est elle que poudre aux yeux pour rassurer ? Viande française est-ce un vrai gage de qualité ?
Je vis dans une région viticole, Bourgueil et Saint Nicolas de Bourgueil, Chinon et Saumur sont proches. Lorsque je gambade dans les vignobles, parfois je me demande si je dois encore acheter du vin … Je sais que c’est partout pareil. Les traitements sont énormes ! Sans eux, le risque est de perdre toute une production. Certains se sont mis au vin bio … il est bon, mais encore inabordable pour les bourses ordinaires !
Le commerce en général vise à tromper le client. Et quand il ne le trompe pas, c’est trop cher !
J’achète souvent auprès d’agriculteurs locaux qui sans être bio, pratiquent l’agriculture raisonnée. On peut voir leurs exploitations, tout est propre, leur cahier des charges est moins lourd, et eux, raisonnent en qualité aussi. Connaisant bien la race humaine, on trouve déjà des profiteurs de bio, surtout parmi des opportunistes qui n’y connaissent absolument rien. Bio = argent à faire ! Le mot bio est devenu porteur.
Taxe carbone : vous ne pensez pas que cela freinera la consommation en France ? Non, en 2008 le prix des carburants a flambé comme jamais, la consommation n’a pas gelé, elle ! Primo, les plus riches s’en moqueront, et au pire ils pourront profiter de leur richesse en regardant les moins riches en baver un peu plus avec les nouvelles dîmes et gabelles, appliquées à l’énergie. Si nos gouvernants (les grosses légumes !!!) désiraient qu’on consomme moins, ils établiraient des quotas de consommation ! des quotas rigoureux.
Monde hypocrite dans lequel on sait que le tabac tue, mais on le laisse en vente libre avec un gentil mot sur le paquet … hypocrisie notoire, car on sait que même si on augmente le prix, ça fumera toujours. Je ne parle pas de l’alcool, ce n’est guère mieux.
Les arguments commerciaux détournent les attentions de la simple réalité.
On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.
Pesonnellement je suis pessimiste, parce que le monde fait semblant de jouer à l’écolo, ou fait semblant de légiférer.
et j’ai envie d’être optimiste !
Patrice,
Effectivement on est dans un monde qui ne pense qu’à faire de l’argent: le nouveau dieu! et tout sert à en faire: le bio, l’éthique, le développement durable….à la fois cela me gêne mais en même temps si cela peut profiter aux plus démunis pour les sortir de leur situation mais c’est à nous de rappeler et de nous rappeler que derrière ces idées il y a le pire comme le meilleur. Je suis de nature plutôt optimiste car l’homme est capable de revirement surprenant mais beaucoup de situations que je vis ou que je rencontre me rendent pessimiste. J’oscille comme vous tous car si on n’y croyait plus , on ne serait pas là à en parler.
à Patrice,
Ce qui m’ennuie le plus dans la taxe carbone est que son affectation ira pour combler le déficit budgétaire.
Si on veut être exemplaire et juste il faut affecter cette taxe uniquement au développement des énergies renouvelables et à tous les secteurs de l’écologie .
Je pense que beaucoup apprécieraient cette formulation.
Trop simpliste pour les énarques!!!
le probléme des énarques c’est qu’ils ont appris à tirer des éléments des rapports qu’on leur remet et de faire des propositions par rapport à cela sans rien connaitre au domaine, sans même être capable de faire appel à leur bon sens et surtout sans être capable d’imaginer ce que cela donnera sur le terrain: leurs études les forment à cela.
On voit cela dans les entreprises quand les managers demandent aux salariés de faire le travail écrit sur le papier, irréalisable en pratique, alors les salariés vont contourner le problème: shunter le manager ou prendre des risques.
Dans sa lettre d´information, le MDRGF rend honneur à un grand Monsieur qui vient de mourir en Toscane, le 21 août, à l´âge de 81 ans. Il s´agit de Edward Goldsmith que beaucoup d´entre vous connaissent probablement, le fondateur de la revue « The Ecologist ». Yves sera plus qualifié que moi pour parler de ce « visionnaire » infatigable qui s´est battu sur tant de fronts.
Pour ceux et celles qui voudraient lire certains de ses articles:
http://www.teddygoldsmith.org/
« …La terre jardinière a ses rythmes – son temps biologique, ses biorythmes… » écrit Y. Paccalet.
J’étais prêt à vous annoncer une bonne nouvelle concernant la « nature », après avoir vu un reportage en Rhône-Alpes sur les « jachères fleuries », qui consiste, d’après une suggestion européenne, à ensemencer les jachères en fleurs rustiques, pour aider les insectes pollinisateurs à survivre.
Et bien la fédération de chasseurs est à l’origine de cette initiative en R-Alpes. Je n’en croyais pas mes oreilles jusqu’à l’interview du représentant des chasseurs qui, le naturel revenant au galop, annonce fièrement » Vous comprenez, pour les couvées de faisans et de bécasses, c’est mieux… » No comment
Les pétitions de la rentrée sur CVN (convention vie et nature pour une écologie radicale)
protestation contre les empoisonnements d’animaux en Grèce :
http://www.ipetitions.com/petition/tapa4sos/?e
pour les ours polaires en très grand danger :
http://www.thepetitionsite.com/1/polarbearlove
pour l’interdiction définitive et permanente du commerce d’ivoire :
http://www.thepetitionsite.com/campaign
mobilisation contre les méga-camions hyper polluants :
http://www.cyberacteurs.org/petitions/form_rapide.php?id=12
2 pétitions à la suite l’une de l’autre : 1) contre l’extraction des
sables bitumineux
2) contre la
destruction de la forêt primaire indonésienne
http://www.climateark.org/shared/alerts/send.aspx?id=canada_tar_sands
Anne-Marie,
Pour les animaux empoisonnés, les ours polaires, et les méga-camions, no problem, c’est signé.
Pour l’interdiction de l’ivoire, je n’accède pas au site par ce lien, et pour la dernière, pas trouvé l’endroit où signer… mon anglais étant plus que limité… merci pour ton aide.
Isa,
peut-être pouvez-vous essayer comme cela:
http://www.thepetitionsite.com/takeaction/233178753
La petition s´appelle « Permanently Ban the Sale of Ivory ». Je ne sais pas si c´est la même que celle donnée par Anne-Marie car moi non plus je n´ai pas réussi à trouver la page.
Celle-ci m´a été directement envoyée par Care 2, le site international des pétitions en ligne.
Toujours à propos des animaux: les abattoirs Charal, à Metz, ont été infiltrés par un enquêteur de L214.
« Que ce soit en abattage rituel ou non, le non respect de la réglementation en vigueur entraîne des morts insoutenables:
des bovins (vaches, boeufs) suspendus par une patte à la chaîne d´abattage s´agitent désespérément pendant de longues minutes avant de rendre leur dernier souffle. » (Lettre d´info de L214).
Je n´ai pas le courage de regarder la vidéo, l´imagination suffit pour mesurer l´horreur. « …une chose est certaine: les animaux souffrent dans les abattoirs. » (Lettre d´info de L214).
Désolée Isa, merci Martine. Mon commentaire appuyait celui de Hifi car Gérard Charollois,président de CVN (http://www.ecologie-radicale.org/) est la bête noire des chasseurs , (son livre: « Pour en finir avec la chasse » 2009 Radicaux Libres).
Je pense que les pétitions relayées par CVN n’ont pas été pas mises à jour…Je vais le signaler.
Quelle avalanche de pétitions sur le web! Mais un petit clic peut faire avancer les choses…
L214 (ou StopGavage)est une assos très dynamique, Sébastien Arsac et son épouse sillonnent les routes de France et par tous les temps (neige et froid de canard!) avec leur camion chargé de matériel (stand, tracts , livres, video etc) Ils choisissent des endroits stratégiques dans les villes et convoquent la presse.
Si chaque citoyen défendait sa cause ou celle de leurs semblables avec autant d’énergie, nous n’en serions pas là! Mais l’individualisme, l’égoïsme , l’attrait du pouvoir , de la gloire et de la fortune font que je n’ai guère d’espoir (encore désolée mdt…)…Mais peu importe nos états d’âme, essyons de limiter les dégâts…
Pour Martine: je ne regarderai pas la video de m^me que je ne regarde pas les video de corrida, la déprime et la révolte me paralyseraient ou pire me conduiraient dans un état dangereux pour moi et pour les autres!
Et si nous revenions au sujet, plus léger… (la cuisine de légummes et de fruits car il en existe une autre qui cache bien des tortures…)
Un peu de pub pour CVN…Merci!
http://www.ecologie-radicale.org/
Vous avez raison, Anne-Marie, de souligner l´importance des pétitions en ligne. Je n´y croyais pas vraiment il y a encore quelques mois mais certaines campagnes ont fait un peu bouger les choses. De plus, ceux qui lancent une action ont parfois besoin d´un nombre minimum de signatures pour s´asseoir à une table de négociations et défendre ainsi la cause qui leur tient à coeur.
On peut regarder régulièrement sur le site
http://www.care2.com/
ou s´abonner à leur lettre d´info.
Pas besoin de maîtriser l´anglais d´Oxford pour lire les textes des pétitions, c´est très facile.
Vrai pour la cuisine légère, chacun fait bien sûr un choix personnel, mais je suis d´avis qu´on peut (et doit) réduire drastiquement la consommation de viande ou même s´en passer. Est-elle vraiment nécessaire à une alimentation équilibrée?
Bon week-end à toutes et à tous
Pour Martine:
La viande ou la chair animale:
« Est-elle vraiment nécessaire à une alimentation équilibrée? »
Question difficile….Quelqu’un veut répondre?
Il me semble que les avis des docteurs et professeurs sont encore très partagés et pas toujours très objectifs et scientifiques…
(Exemple: la carence en fer ou en vitamines B peuvent parfois être un problème en cas de certaines maladies…)
J’avoue que je suis très ignorante et très perplexe à ce sujet …Mais je pense que rien ne justifie les souffrances d’un animal causées par l’homme (AUCUNES justifications thérapeutiques, économiques, religieuses ou philospophiques)…Les souffrances en tout cas…Car la mise à mort d’un animal par un homme nous conduirait dans un autre débat fort complexe (La fin justifie-t-elle les moyens?Egalité entre les hommes et les animaux?Libération animale? Animal objet ou sujet? Thèses de Jeremy Bentham , Elisabeth de Fontenay , Florence Burgat ,Peter Singer etc) et la journée n’y suffirait pas…C’est pourquoi je préfère rester muette…et en plus , je ne serai pas à la hauteur du débat!Je vous abandonne lâchement!
Bon WE à tous!
Encore un mot pour Martine:
J’ai oublié de te dire que j’avais déjà sévi sur ce blog ( au sujet de la mise à mort…) et que je commence à être un peu gênée, je ne voudais pas abuser de l’hospilalité…
Connais-tu l’OABA?
http://www.oaba.fr/
A bientôt et merci à toi!
Pour Martine encore! (J’abuse et je m’en excuse!)
La viande: » Est-elle vraiment nécessaire à une alimentation équilibrée »
Il me semble que la qestion ne se posera plus dans quelques années (Dans combien de temps exactement? C’est encore l’inconnu!)car notre bonne vieille Terre ne pourra pas nourrir à la fois les hommes et les bêtes…Même si nous découvrons d’autres planètes hospitalières, je ne vois pas comment on pourrait transporter des veaux ou des moutons dans l’espace!(Avec quelle énergie et avec quelle mise en scène…Car ce n’est pas l’éthique qui gênera les hommes!)
Aurait-on alors l’idée de migrer (avec nos bêtes) sur ces planètes et d’abandonner la nôtre? Je suppose que ces migrations seraient encore réservées aux plus riches ou aux plus tarés!…
Bon, cette fois, je retourne à ma cuisine!
Pour Isa : « et pan sur le bec, désolée Véro
bref.. je suis plus compost que compostelle »
Kezaco, et pan sur le bec ????
Anne-Marie,
merci d´avoir rappelé le lien de l´OABA, je l´avais oublié (mea culpa!). Quant à transporter du bétail sur d´autres planètes, on peut faire confiance dans l´inventivité ubuesque de l´homo sapiens. Le ridicule ne tue pas, malheureusement! Et comme tu l´écris, seuls les riches et les tarés (congruence?!) embarqueront sur les arches de Noé de l´espace. Les pauvres, les faibles, les malades resteront ici-bas. Eugénisme interplanétaire?
Cela promet des lendemains qui chantent!
Martine, Anne-Marie, connaissant les riches, je ne crois pas qu’ils embarqueraient dans une arche de Noé sans une bonne tripotée de larbins … Sans eux, ils ne survivraient jamais. Admettons que les larbins en question seraient des gens en bon état, et probablement serviles à souhait.
Chers amis,
Patrice le tourangeau va quitter sa Touraine dès demain, pour l’Anjou voisin. Je quitte le bourgueillois pour le saumurois. Mais je resterai toujours nommé le tourangeau. Et selon les qualités techniques des agents Angevins, j’aurai ma nouvelle connection internet … un de ces jours !
Vous connaissant désormais, je sais que j’aurai de la lecture à mon retour.
N’écrivez pas trop de bêtises en mon absence.
à bientôt
Patrice le tourangeau du saumurois,
vous voilà annobli! Bon déménagement et bonne installation dans le nouveau nid.
Pardon, « anobli »! C´est terrible, ces lettres sournoises qui se glissent là où on ne s´y attend pas!
aujourd’hui on en revient de notre consommation de protéines animales car si nous avons besoin de celles ci , notre consommation est excessive : elle amène des protéines essentielles et le fer assimilable mais elle amène aussi des graisses animales (saturées), ce que ne font pas les aliments végétaux. De plus notre organisme (rein) a du mal avec trop de protéines.
Un repas de viande par jour est suffisant, on doit privilégier le poisson, les viandes blanches et et on peut remplacer les protéines animales par les végétales tout en variant. Plus on varie les aliments et mieux c’est.
Alors que dans les pays industrialisés on meurt de trop et mal manger, on meurt dans d’autres pays de ne pas assez manger
Merci beaucoup mdt mais « j’aime les gens qui doutent ils me rassurent » (Boris Cyrulnik!)
Difficile au citoyen lambda de se faire une idée car on trouve tout et n’importe quoi sur les sites végétariens :
Site choisi AU HASARD: (http://goloka.free.fr/8mensonges.html)
Vrai ou faux?
« Les protéines essentielles à l’édification des cellules sont contenues en quantité suffisante dans les légumes et les céréales, et tout spécialement dans les haricots, les pois, les lentilles et les noix. Par une alimentation variée non carnée, il est donc possible de fournir au corps tous les acides aminés essentiels servant à la formation des protéines-les graines de soja et les avocats contenant même la palette intégrale de ces huit acides aminés. »
Autres questions:
Combien de médecins s’intéressent réellement ou ont le temps de s’intéresser au problème? cad de se plonger dans les publications des grandes revues internationales?
Combien de cours sur la nutrition en fac de médecine?
Combien de thèses sur le sujet reconnues scientifiquement?
Quant aux chercheurs , sont-ils vraiment indépendants?
L’exemple des chercheurs de l’INRA au secours du foie gras me fait froid dans le dos …
Avez-vous des références à nous donner ? Merci
mdt,
« Un repas de viande par jour est suffisant,… ».
N´ayant pas un goût très prononcé pour la viande (et ceci de moins en moins) il m´est facile de n´en manger que très rarement. Chacun s´organise suivant ses besoins, mais faut-il vraiment en consommer chaque jour? Cela me semble énorme et incompatible avec l´épuisement des ressources naturelles. Sans vouloir vexer qui que ce soit, j´y trouverais même une certaine indécence. Il y a d´une part la souffrance des animaux et puis, comme vous l´exprimez très justement, le monde industrialisé se rend malade de « trop et mal manger », alors qu´une partie de l´hémisphère sud connait la malnutrition chronique ou la famine. C´est d´une perversité hallucinante. Privilégier le poisson? Oui, bien entendu, mais qu´en est-il de la surpêche? Du ratissage systématique de la mer par les chalutiers industriels, les bateaux-usines qui engloutissent tout (ou presque) sur leur passage, privant les petits pêcheurs de leurs moyens de subsistance? Difficile, difficile. Il ne faut pas se leurrer, le mode de vie excessif du monde occidental, aussi en matière d´alimentation, continue de vampiriser les populations des pays qu´il a appauvris. Le casque colonial a disparu mais le système perdure, plus monstrueux que jamais.
Bon dimanche pour toutes et tous
Commentaires croisés avec Martine…Oui, il est grand temps de savoir si oui ou non ,il est vital pour nous, humains de manger de la chair animale!(et ce pour les raisons évoquées…)
Je remets le site trouvé AU HASARD!
http://goloka.free.fr/8mensonges.html
Une pétition contre une coutume barbare dont j´ignorais totalement l´existence. Encore un dégât collatéral de la religion.
http://www.thepetitionsite.com/1/camel-guardians
Encore une question car vous avez deviné que ce sujet ne m’est pas indifférent!
Aucune expérimentation en double aveugle ne peut être réalisée…(avec ou sans viande)
L’éthique nous interdit de choisir deux jumeaux (humains)et heureusement!…Existerait-il des cas de jumeaux séparés à la naissance et élevés l’un dans un pays riche et l’autre dans un pays pauvre! Je caricature! …
Sachant aussi que les expérimentations sur les animaux dans ce cas là (comme dans certains cas d’ailleurs) seraient absurdes!Et sachant que l’alimentation n’est pas le seul facteur pour être en bonne santé et pour avoir une meilleure espérance de vie!
Il reste les observations faites sur le terrain…donc les maladies causées par le manque ou l’excès de « viande »(Les excès sans doute (?) plus étudiés que les manques dans notre société! Et pour cause…)
mdt , Je réagis à chaud soyez indulgente merci!
@ patrice,
Je propose que vous vous nommiez Patrice de Tourangers
Ben…un déménagement n’empêche pas : Patrice de Tourangers !
dans des boites … et des cartons !
Je ne fais que passer, le temps de déposer ici quelques légumes pour Marojejy :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Br%C3%A8des
Pour Véro,
C’était pour moi, bien sur, le pan sur le bec, puisque j’avais ajouté un commentaire hatif et défensif sur un jugement que vous n’aviez pas émis. Et compost et compostelle , c’est un pauvre jeu de mot en référence au post rigolo de Yves. Pour les allusions aux carottes (celles de la photo sont quand même jolies, non?), je préfère ne pas m’étendre…
Mais la pédologie, c’est l’étude des sols et ca n’a rien de honteux.
Comme vous l’avez noté, il y a 2 Isa (une avec majuscule et l’autre sans) et comme je n’ai rien à redire aux notes de ma co-prénommée, bonjour à elle.
Pour la viande, c’est vrai que moins on en mange, moins on a envie d’en manger et mieux on découvre le gout et la variété des légumes. Mais un bon petit plat bien cuisiné de temps en temps! mmmhh. Et j’aimerais ajouter que de belles vaches au yeux doux, des cochons, des canards, ou des oies qui courent dans les prés, sont souvent une très bonne utilisation du milieu, sol, climat, relief, choisie avec de bonnes raisons par les paysans de certaines régions. C’est ca l’équilibre agro-sylvo-pastoral, (notion un peu désuète d’accord). En climat tempéré ou montagnard, et même ailleurs, il vaut bien mieux maintenir des prairies, donc des animaux « herbagers » sur de nombreux sols pauvres ou humides, ou pentus, ou trop froids que de les cultiver.
Diminuer beaucoup notre consommation de viande, et se ménager un gros plaisir gustatif une ou deux fois par semaine (bon, 2 ou 3 en hivers…) , après avoir éliminé évidemment au maximum les causes de souffrance des animaux, serait-ce un objectif tenable et suffisant pour la majorité des participants à ce blog?. Mais je crois que certains(es) ont des positions bien plus extrèmes.
Quand au rapport difficile avec la mort qu’on trouve chez quelques blogueurs : je ne reconnais décidément pas ma douce grand-mère qui préparait ses poules ou ses lapins dans le portrait d’une égorgeuse sanguinaire qui nous aurait fait manger du « cadavre ». Cette répulsion totale, voire phobique qui se ressent dans les mots choisis et la violence des sentiments exprimés me semble tout de même un peu ….radicale et réservée à des personnes rares qui ont d’ailleurs bien le droit de l’être, mais pas de me l’asséner comme une marque nécessaire et suffisante d’humanité.
Bien, allons voir plutot ce que le Yves en colère nous a reservé dans son nouveau billet,
Pour Isa:
Je n’aime pas la violence , je ne l’ai jamais aimée et je la redoute! J’aime le dialogue , animé , c’est vrai! Sans étaler ma vie privé,(sur un blog ouvert à tous les vents)j’avais choisi comme profession celle de guérir les blessures des humains et en particulier celle des petits d’homme.
Quelqu’un (mdt je crois?) a cité Jacques Lecomte (docteur en psychologie)que j’ai eu le plaisir de rencontrer et qui a écrit un très bon livre sur la violence faite aux enfants.(Et pour cause)
Je cherche seulement à comprendre pourquoi les hommes établissent des frontières entre les êtres vivants et quelles sont les origines de leurs représentations . Mais je désapprouve tout acte de violence contre les personnes et je suis membres d’ associations qui respectent la loi et qui sont même pour certaines reconnues d’utilité publique.
Je pense en effet que votre grand mère évitait de faire souffrir ses animaux…
La question de la mise à mort des animaux s’est déjà posée aux siècles précédents (Léonard de Vinci par exemple!)et continuera à se poser ,pourquoi et comment? Dieu seul le sait ou Darwin!
Grâce à vous, j’ai réalisé une fois de plus que je ne suis guère à ma place sur ce blog …Sachant que l’objectif des écologistes est de préserver les espèces et que celui des défenseurs ou protecteurs des animaux est de répondre à la souffrance des individus…Merci à vous!
@ Anne-Marie:
Vous vous posez les justes questions,mais l’espèce humaine ne vous donnera pas les bonnes réponses.
Anne-Marie,
Pourquoi ne serais-tu pas à ta place sur ce blog, un espace démocratique ouvert à toutes les opinions, à tous les questionnements? Un lieu d´échanges et d´enrichissement où chacun a le droit d´exprimer sa manière de voir, si cela se fait courtoisement et dans le respect mutuel, ce qui est toujours ton cas.
Isa,
je ne vois pas où et à quelle occasion la violence a pu s´exprimer ici. Face à l´incongruité et à l´indécence des excès en alimentation carnée dans nos sociétés industrielles, une certaine radicalisation est inévitable. Il faut arrêter de tourner autour du pot. L´exemple de votre grand-mère (la mienne faisait la même chose et n´était pas non plus un monstre), cet exemple donc n´est pas très bien choisi car il ne représente pas la réalité actuelle de ce qui se passe dans les coulisses de la mafia viandeuse. Je vous conseille vivement d´aller voir sur le site de L214
http://www.l214.com/
pour de plus amples informations.
Connaître un tant soit peu les tenants et les aboutissants du marché de la viande n´encourage pas à en consommer. Cela n´a rien à voir avec une phobie « réservée à des personnes rares qui ont d´ailleurs bien le droit de l´être… » Cela dit en passant et avec un grand sourire, merci pour la permission!!! Je peux aussi vous assurer que ces personnes sont de moins en moins rares.
Je m´y perds un peu dans les « Isa » et « isa ». Mais si vous êtes l´Isa allemande, je vous recommande l´excellent ouvrage de Nan Mellinger, « Fleisch, Ursprung und Wandel einer Lust – Eine kulturanthropologische Studie ».
La chair, symbole de domination, de puissance. Les thèses développées par l´auteur sont très intéressantes.
Il y a aussi un article de Fabrice Nicolino sur son blog à ce sujet. Cela vaut la peine de le lire.
Bon, j´ai un petit creux à l´estomac, courgettes et pommes de terre sont prêtes et m´attendent pour le sacrifice rituel du repas!
Sans rancune et bien à vous.
Mais, que serait donc notre bonne vieille planète sans l’humain, cet être si bienveillant qui régule et qui équilibre ? D’ailleurs, n’est ce pas pour le récompenser de ses bonnes actions que Mère Nature a inventé les animaux d’élevage ? Arf, Isa, ironie mise à part, crois-tu qu’il soit extrême ou radical de penser que l’humain n’est pas cet être prétendument supérieur aux autres espèces et que plus il prolifère, plus il cause de dégâts ? Un bon p’tit plat, oui, je comprends, je me régale aussi de temps en temps d’un bon petit plat à base de chair animale tant que je ne l’ai pas tué de mes propres mains, et je mets, je l’avoue sans fierté, ma tête dans le sol pour éviter de penser qu’il a bien été nécessaire de le tuer pour en arriver à un tel résultat. Mais j’essaye au moins de sélectionner une viande dont j’ai connaissance de la provenance (proximité), des conditions dans lesquelles l’animal a été élevé et nourri…, quitte à la payer beaucoup plus cher. C’est le luxe que peuvent se permettre ceux qui en mangent occasionnellement. N’y voir aucune agressivité, mais j’ai le plus grand respect pour les prises de position courageuses d’Anne-Marie, qui faisait déjà partie des « meubles » quand je suis arrivée sur ce blog, il y a presque deux ans. Solidarité, quand tu nous tiens…
à Anne-Marie : nous avons déjà eu une discussion de ce genre , non ?
Où vois-tu une incompatibilité entre la sauvegarde des espèces et la lutte contre les mauvais traitements ? Il y a même deux ou trois choses à faire en plus ! Et tellement de problèmes à résoudre …. tellement de questions sans réponses :
Faut-il baguer les hommes politiques ? si oui, lesquels ? Faut-il manger du socialiste tous les jours ? Dans la négative , à quel rythme ? Faut-il mettre fin aux spectacles sans glands donnés dans l’arène du pouvoir ? Quand ? Peut-on mettre les grosses légumes au compost ? Quand ? Etc etc ….
100% d´accord avec Sophie et véro.
J´espère qu´Anne-Marie partira aussi d´un grand éclat de rire en lisant les questions posées par véro.
Martine, je suis une isa française : je vis dans le Haut-Rhin (banlieue de Mulhouse), mais il est vrai que par ici, nous avons quelque peu hérité de la mentalité germanique…
Je pense comme toi, Anne-Marie et Sophie qu’il est temps de contrer la propagande présentant l’alimentation carnée comme indispensensable à la santé.
L’industrie de la viande doit reculer, pour finir par disparaître, pour toutes les raisons maintes fois évoquées ici et ailleurs.
P.S. : sur le site de Fabrice, je suis Chanee19…
Pardon : indispensable…
isa,
OK pour l´identité! Moi je suis une gauloise expatriée chez les bas-saxons! Mais les frontières sont devenues obsolètes et c´est bien ainsi. Nous sommes tous embarqués sur la même galère.
oui, tu as parfaitement raison, « l´industrie de la viande doit reculer, pour finir par disparaître,… » Tout comme l´expérimentation sur les animaux, les corridas et autres monstruosités. Il faut en parler le plus possible, relayer les informations, faire de la publicité pour des associations comme L214, le CRAC, Animals Defense, etc…, lire des ouvrages courageux qui dévoilent les scandales liés à cette industrie. Grâce à Anne-Marie, j´ai appris beaucoup de choses dans ce domaine, et je lui en suis très reconnaissante. Cela n´incite pas à l´optimisme mais on ne peut plus ignorer les exactions de l´homme à l´encontre du monde animal.
Pour l´anecdote: les « restaurants » fastfoudiens XXL remportent de plus en plus de succès. Les client ne payent pas le steak ou le hamburger gigantesque qu´ils ont commandé s´ils réussissent à le manger jusqu´au bout!!!
Enfin, il y a le rythme de la terre, auquel les laboureurs se sont pliés depuis des siècles par une sorte de mimétisme si parfait que leurs attitudes, leurs gestes les plus anodins dénoncent l’un des plus vieux métiers du monde. Et cette curieuse noblesse dans le comportement physique, ce temps qu’ils prennent pour négocier avec l’espace, cette harmonie naturelle les font paraître de plus en plus balourds à mesure que l’énervement gagne le commun des mortels.
Je connais des gens irrités par la lenteur des paysans qui circulent dans leur ville. Peut-être feraient-ils mieux de s’irriter de leur propre hâte. Nous arriveront à Noël ensemble.
En ville, le paysan marche à son pas, c’est à dire au rythme de sa vie quotidienne, la vie des champs. Les chemins creux, les terres labourées, les prés même ne s’arpentent pas comme un trottoir de rue. Et il faut d’autres chaussures que des escarpins vernis, d’autres talons que des aiguilles.
Sauf le cas de foire ou de marché, et encore! Le paysan en ville est un flâneur, une espèce de touriste. Il marche, il s’arrête, il observe comme un touriste sérieux. Le spectacle de la ville est son délassement et son étude à la fois. Et soyez sur qu’il n’y voit pas les mêmes choses que vous. C’est qu’il n’a pas les mêmes yeux. Les siens sont plus neufs. Toujours.
Cette lenteur paysanne, cette admirable économie du corps qui n’est ni lourdeur ni gaucherie, est imposée par le rythme des travaux. Et ce rythme est celui du temps lui-même. L’unité de mesure est le jour, non pas l’heure. On voir rarement un paysan tirer sa montre. Il se lève avec le soleil, il finit son travail avec lui. Je sais encore des fermes où les moments des repas sont marqués par l’angélus. J’en ai fréquenté une, autrefois, où la fermière appelait les hommes à la galette ou à la bouillie en soufflant dans une corne. Les hommes revenaient sans se presser. Quand on se presse, c’est qu’il y a nécessité, urgence grave, un orage qui se prépare ou quelque chose qui brûle quelque part. Il y a trois sonneries de cloche avant la grand’messe pour donner le temps de se préparer, de se mettre en route, et d’arriver sans cette hâte qui compromettrait le recueillement dominical.
Et puis, l’essentiel est ailleurs. L’essentiel est que la terre ne se presse pas. Il lui faut son temps. On lui confie des semences et on attend qu’elles lèvent, fassent des tiges, nouent des fruits. On attend l’août pour moissonner. Peut-être, un jour, les hommes de science trouveront-ils le moyen de faire produire dix récoltes par an. Alors les femmes feront des enfants en six semaines. En attendant, attendons!
Attendre, le maître mot.
On ne saurait sans injustice reprocher aux paysans d’être restés en arrière délibérément par mauvaise volonté, étroitesse d’esprit ou incapacité de s’adapter. C’est qu’ils travaillent sur le vif, eux. La terre est vivante et fragile comme un ventre de femme. Les animaux, les végétaux sont vivants. Il est relativement facile de tirer, de plus en plus vite, une automobile d’un bloc de métal. Le métal se laisse faire par plus fort que lui. Mais essayez donc de transformer un porcelet en cochon gras sous huit jours! Ce n’est que lorsqu’il est engraissé et tué que vous pouvez le débiter sous trente-six formes dans une chaîne électromécanique. Mais à quand votre usine à faire des porcs? Et quand remplacera-t-on le pain, avec quoi?
Ensuite, la plupart des techniques de progrès ont été trouvées par les gens des villes et pour leur usage. Il y a fort peu de temps que les ingénieurs se sont attaqués aux problèmes des paysans. Le moins qu’on puisse dire, c’est que leurs réussites ne sont pas éclatantes. Ils font ce qu’ils peuvent bien sur. Mais il est apparemment plus facile de creuser un tunnel sous la Manche que de normaliser l’agriculture. Et plus facile peut-être de construire un radôme à Pleumeur-Bodou que de mettre en valeur les Monts d’Arrée.
Mais aujourd’hui déjà, l’avez-vous remarqué! les jeunes paysans ne marchent plus comme leurs pères. C’est qu’ils ont d’autres chaussures, des routes goudronnées, moins de talus. Ils ne se tiennent plus comme des vieux. C’est qu’ils travaillent avec d’autres outils. Ils vont plus vite parce que les tracteurs ont changé leur rythme millénaire et que le temps, désormais, pour eux aussi, c’est de l’argent. Ils ont des montres au poignet et ils savent être à l’heure. Leurs pères étaient toujours en avance et en retard.
« La terre ne se presse pas »
Pierre-Jakez Hélias 1975
Tiré de « Autrement » La patience, passion d’une durée consentie
Très beau texte mais malheureusement ce qu´il décrit appartient définitivement au passé. Aujourd´hui, les paysans sont devenus pour la plupart des industriels de la terre qu´ils harassent sans états d´âme.
Merci à vous … J’ai été très sensible à votre solidarité et amitié virtuelles…(voyage et changement d’ordi expliquent mon silence…)A bientôt car j’apprends beaucoup sur ce blog et je suis aussi une ecolo moins active mais convaincue…
Anne-Marie,
très contente de voir que tu es de retour sur le blog.
Moi, je pense qu’on va l’avoir tous le cul….Il y a bien trop de monde sur cette planète,et cela va encore augmenter…Les gens d’extrème gauche veulent l’égalité pour tous,et si cela était possible vu le monde que nous sommes,il ne resterait plus que quelques mois à vivre avant que la planète rende l’âme…Et puis il y a tous ces cons de croyants qui pensent qu’il faut faire des enfants,parce que c’est écrit!!….ah,ah,ah,je me marre!!!L’espèce humaine est incapable de comprendre et d’agir,elle se croit grande mais elle est arrogante…Et j’ai toujours pensé pour ma part qu’il y avait mille fois de génie dans le règne animal et même végétal qui a su prospérer jusqu’ici avec un parfait équilibre,car au fond qu’est-ce qu’est l’intelligence sinon savoir vivre heureux en harmonie,vivre sans détruire,ou alors pour redonner naissance à autre chose mais sans tout éliminer…..L’homme est une sorte d’espèce animal qui a pensé un moment que parce qu’elle contrôlait les éléments,cela lui donnait le droit d’agir sans réfléchir,d’agir aujourd’hui sans réfléchir….Maudit soit l’espèce humaine et son cerveau malade!!!