21 décembre 2009
Non seulement le Père Noël est impossible, mais il nuit aux enfants… L’an passé à la même époque, je reprenais la démonstration selon laquelle, compte tenu de la masse totale des cadeaux de sa hotte et de la vitesse à laquelle il doit les distribuer à tous les enfants du monde, il entre dans des équations relativistes qui le tranforment en chaleur et en lumière avant même d’avoir quitté la Laponie. Je comparais alors le Père Noël à l’illusion de cette « croissance » économique indéfinie que les possédants font miroiter à tous les gamins crédules de la planète.
Voilà que ça s’aggrave, pour le barbu à capuchon rouge… Diverses associations de protection de la santé infantile l’accusent d’être un mauvais modèle : non seulement son empreinte carbone est déplorable (le Père Noël de Copenhague a calé là-dessus), mais ce poussah un peu pervers porte des vêtements qui sont des nids à microbes. Il est en surcharge pondérale, nourri moins d’huîtres et de foie gras que de hamburgers-frites-cola- chocolat-bonbons…
Je propose à l’ONU qu’on abolisse l’idée même du Père Noël, et qu’on prohibe ses représentations marchandes jusqu’à ce que tous les Etats de la Terre aient signé un protocole de division par deux de nos émissions de gaz à effet de serre en 2050. Autant dire que, nonobstant mes raisonnements susdits, je crois au Père Noël !
Hormis Papy Rougeaud, il y a la neige en hiver (stupeur de l’usager…). Et ces élections régionales dans lesquelles je me suis engagé par hasard, mais avec plaisir et passion. Elles me prendront du temps et de l’énergie, ce qui ne me fait pas oublier que j’ai quatre ou cinq livres en chantier. Je lis et je goûte toutes les contributions à ce blogue, merci à tous ! Le temps me manque pour répondre aussi souvent que je le désirerais.

Pères Noëls 100 pour 100 écolos, Tincave, hier.

