14 janvier 2010
Le malheur, dirait-on, frappe toujours les mêmes miséreux… Le séisme de Port-au-Prince fera peut-être plus de 100 000 morts (et 2 ou 3 millions de réfugiés) : à l’heure où j’écris, nul n’en sait rien. Ce qui, en revanche, ne fait aucun doute, est qu’Haïti ressemble à ce que pourrait devenir toute la Terre. Je le disais dans L’Humanité disparaîtra, bon débarras !, où (voici 5 ans) j’écrivais ce texte :
Je me rappelle Hispaniola, cette Grande Antille aujourd’hui partagée entre Haïti et Saint-Domingue.
Christophe Colomb la découvre et s’en éprend. Elle est peuplée d’Indiens Caraïbes et ennoblie de forêts d’émeraude où la nature tire des feux d’artifice d’orchidées, de colibris et de perroquets. Il en reste une enfilade de collines pelées où les enfants des esclaves se partagent la misère, la peur et le vaudou. Haïti et Saint-Domingue composent le navrant résultat de cinq siècles de colonisation. Les Indiens Caraïbes ont été exterminés. Les Africains qu’on a déportés ici pour cultiver la canne à sucre ou la banane, ont accédé à une indépendance vite dévoyée par de sanglants dictateurs.
Les sylves originelles ont été rasées et brûlées. Privé de son ancrage de racines, l’humus a dégouliné vers la mer avec les pluies. La terre fertile a laissé la place à une latérite rouge, dure comme le roc, où rien ne pousse. Dans l’océan, les récifs de coraux ont été asphyxiés par la boue : or, ils constituent la base de la pyramide alimentaire dont dépendent mollusques, crustacés et poissons. L’humus manque au-dessus de la surface et tue au-dessous : double effet de la prolifération, de l’imprévoyance et de la rapacité de notre espèce, pour laquelle il n’est de bon espace que celui qui rapporte – et vite ; et beaucoup…
Je crains qu’Haïti et Saint-Domingue ne nous montrent ce que sera, demain, la planète entière. Nue. Moche. Stérile. Hostile.
Je songe à ce misérable pêcheur, dans sa pirogue mal taillée, au large de Cap-Haïtien. Il relève son filet. Il n’a pris qu’un minuscule poisson. Je lui demande : « Ne devrais-tu pas le remettre à l’eau, afin qu’il grandisse, se multiplie et donne de bonnes pêches à tes enfants ? »
L’homme me répond tristement : « Demain, peut-être. Mais c’est aujourd’hui que je dois rapporter à manger à mes enfants… »

Port-au-Prince, le palais présidentiel en ruines.

Autre photo trouvée sur la toile (pas de références d'auteurs).
77 commentaires
Comme d’habitude, je suis tout à fait d’accord avec vous. Ce qui se passe à Haïti, c’est comme une répétition générale de ce qui se passera dans le Monde (bientôt). Le tremblement de terre d’Haïti ne serait pas aussi grave de conséquences si la différence entre les riches et les pauvres n’avait pas réduit les pauvres à épuiser toutes les richesses naturelles de leur pays…Si les responsables politiques avaient utilisé les fonds destinés à construire en para sismique à le faire vraiment…
Ce n’est pas vraiment une fatalité, l’accumulation des malheurs d’Haïti. Bien sûr, le tremblement de terre, on ne pouvait pas l’éviter de même qu’on ne pouvait pas éviter les quatre cyclones de 2008. Mais les conséquences en vies humaines détruites auraient été moins graves si les ressources en argent étaient réparties équitablement.
Votre texte est très beau. La conclusion est tellement vraie…
14 janvier 2010 à 17:14. Lien permanent.
Putain, déjà cinq ans !
14 janvier 2010 à 18:22. Lien permanent.
il est temps de penser à ce pays qui subit pis que pendre depuis des années! remember les tontons macoutes! le seul énorme avantage pour ces gens c que la communauté internationale se réveille ENFIN, meme le fmi qui jusque là les laissait croupir dans la misère! mais dans quelles atroces conditions et à quel prix! et quels sombres magouilleurs vont-ils y faire encore leur beurre!
http://blog.monolecte.fr/post/2010/01/14/L-imposture-humanitaire
14 janvier 2010 à 20:06. Lien permanent.
En 1804,les haitiens ont bouté Napoléon et toute son armée au prix du sang et d’un massacre sans nom afin que l’esclavage n’y soit pas rétabli.Toussaint a proclamé l’indépendance,Napoléon a exigé la somme de 95 millions d’or de réparation parce que ces hommes avaient osés se déclarer libres et lui avait infligé une défaite que tous les livres d histoires se plaisent à cacher !!! Voila ce qui a fragilisé pour toujours Haiti, les haitiens se sont acquité de cette dette injuste,pendant près de 80 ans,ils se sont meme endetté pour la payer jusqu’au dernier deniers.Ce qui ne leur a pas permis de se constituer un capital nécessaire à toute nouvelle nation. Voila l histoire, la vrai, celle que les livres d’école se garde bien de raconter, celle que les historiens ne content jamais. Pour ceux que ca interresse, il y a un livre qui relate cette triste histoire’le crime de Napoléon’ de Ribbe. Plongez vous également dans l histoire de la Guadeloupe et le destin de Delgrès quasi similaire sauf que Delgrès a échoué. Vous aurez, je l’espère une toute autre vision de l’histoire de France. il faut savoir aussi que le gouvernement Français est le seul en Europe à ne rien donnér en argent à Haiti, en tout cas pour l’instant!
15 janvier 2010 à 9:35. Lien permanent.
Concernant les dons éventuels du gouvernement français, je ne sais pas répondre. Je ne pense pas quand même qu’ils ne resteront pas les bras croisés.
Pour ce qui est de l’histoire, en effet, Marie, tout ce que vous dites est vrai … Et pas que pour hispaniola, on ne nous dévoile pas tout. De toute façon, Napoléon n’a pas été un modèle d’humanité, ça se saurait. On ne nousdira jamais tout en histoire, elle est trop souvent faite de barbarie, même de la part de ceux qui se jugent civilisés.
Là, pour Haïti se dégage semble-t-il un élan solidaire et coordonné entre les pays. Il y a grande urgence pour eux, très grande urgence même. Et surtout, souhaitons que l’aide ne se cantonera pas à trois semaines ou un mois … J’ai mal au tripes pour ces pauvres gens et mon impuissance ici me rend coupable de ne pas faire.
Je repense souvent à ce que Yves nous disait de son pêcheur.
15 janvier 2010 à 22:50. Lien permanent.
pardonnez mon français lamentable … brrr !
15 janvier 2010 à 22:52. Lien permanent.
Quelle horreur, quel scandale!
Ce matin , à la radio, le ministre d’Haïti déclarait:
« Le peuple Haïtien est patient »
Le manque d’eau et de nourriture était prévisible…Quatre jours et toujours pas d’aide efficace…
Comme d’hab on fait appel aux bénévoles alors que les banques continuent leur délire…
L’urgence ne semble pas exister en Haïti…On se demande pourquoi…
16 janvier 2010 à 9:04. Lien permanent.
Le séisme aussi était prévisible, Un article de presse de septembre 2008, oui 2008 :
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16945
16 janvier 2010 à 9:58. Lien permanent.
Bien sûr, les équipes de sauvetage font un boulot admirable. Mais vous avez vu, comme moi, à la télé les images de cette Américaine sauvée au grand hôtel Montana. Une fois de plus, les riches d’abord… L’urgence existe, mais pas pour tout le monde en même temps, et pas avec la même obsession pour les touristes et pour les habitants des bidonvilles.
16 janvier 2010 à 10:01. Lien permanent.
Bonjour Anne-Marie,
Je n’irais pas jusqu’à des pensées aussi extrêmes. Vous avez cependant raison sur le résultat.
En réfléchissant bien, là où les états pêchent, c’est parce qu’aucune préparation n’est faite en amont. On se trouve sans cesse confronté à des catastrophes variées dans divers points du monde. Heureusement que des bénévoles ont déjà de l’expérience et du courage.
Il serait bon à l’avenir que les nations unies soient justement le point central de toute une organisation efficace et surtout hyper réactive, rapide. Là, il y a la réaction, c’est indéniable, mais c’est aussi la pagaille car la coordination n’a jamais été préparée même si celle-ci tente de se faire. Des exemples récents nous ont prouvé que même le pays soi disant le plus puissant du monde peut faillir en cas de catastrophe, souvenez vous de la pagaille monstre à propos de l’ouragan qui a ravagé la Nouvelle Orléans, et souvenez vous des tempêtes de 1999… sur notre propre territoire, nous ne faisions pas les fiers (en matière d’urgence, je précise) ! C’est un signe fort de notre impuissance devant l’urgence. Chacun sait très bien que de l’eau, c’est en moins de trois jours qu’il en faut, car ensuite les risques sont énormes ! Et là, le temps va plus vite que tous, beaucoup plus vite. Essayons de penser que la mise en place d’une telle logisitique hyper rapide nécessite beaucoup de préparation pour faire face à des ampleurs indéfinies à l’avance, en des lieux souvent très distants, et à effectuer dans un concert de nations très différentes les unes des autres.
Les moyens organisationnels sont vraiment dans les mains et les cerveaux des humanitaires expérimentés, les moyens matériels dans de ce que les états veulent donner. Alors pourquoi ne pas avoir une structure permanente qui serait maîtresse de toute l’organisation rapide; La croix rouge avec les moyens financiers de l’ONU par exemple !
Un grand retour d’expérience est obligatoire désormais, car si cette fois c’est cette pauvre île qui vient de dérouiller, personne n’est à l’abri de rien. Et ça, l’humanité le sait.
16 janvier 2010 à 10:04. Lien permanent.
Ah ! mon billet est arrivé en même temps que celui d’Yves … oui, j’ai oublié que des priorités se font comme il le dit … ça, c’est immonde. Je ne crois cependant pas à un choix délibéré des pompiers et des humanitaires dans la majorité des cas. J’en reste quand même à mon opinion un billet précédent, même si Yves et Anne Marie me font douter.
16 janvier 2010 à 10:08. Lien permanent.
Ce pays sera à reconstruire !
Après avoir soigné ses plaies, et sur quelle durée de temps, ce pays délaissé par les pays riches qui accourent à présent avec des tremolos dans la voix, QUI reconstruiera ce pays ?
Eux ? Ou nous avec notre cortège de spéculateurs immobiliers, bétoneurs Bouygueur et autres bienfaisants de l’humanité ?
Ce pays délaissé par son dieu qu’il vénère temps, et par nous, qui soudain, nous rappelons qu’il est francophone !
Richard nous donne un lien sympa, les scientifiques avaient fait leur job, mais Qui tenait les cartes du jeu ? ( eh oui ! )
16 janvier 2010 à 10:20. Lien permanent.
A Michel : Essentiellement un seul scientifique, un géologue a donné l’alerte. Relayée par des « passifs » et des incompétents cette alerte n’a bien sûr pas été entendue. Les seuls scientifiques que les pouvoirs « écoutent » sont justement ceux qui corrompus, contribuent au développement des profits de quelques sociétés. Voir comment s’est développée la panique orchestrée par l’OMS. Comme d’habitude, quoi…
16 janvier 2010 à 11:05. Lien permanent.
« Les riches d’abord : c tout le temps comme çà! sauf dans la théologie chrétienne, d’ailleurs..bref..la pauvreté de Haiti? beaucoup de monde s’en contrefichait avant le seisme, et apparemment y avait même du business qui se faisait là-bas sans que quiconque ne s’en offusque plus que çà. Il est temps de descendre dans le concret: et de demander que les états reprennnent le contrôle de la création monétaire! actuellement ce sont des banques privées qui en sont maitresse et perso: çà me flanque la trouille!comme c le cas actuellement! par ailleurs il faut aussi protéger les travailleurs de la concurrence! non mais! on nous fait gober comme normal de supprimer des emplois ici pour aller faire travailler ailleurs à bas coût! et il va y avoir de beaux esprits pour justifier cette connerie monumentale! généralement ces beaux esprits sont eux et leur famille bien à l’abri du besoin et loin de cette menace terrifiante de se retrouver sans emploi.vous imaginez: sans emploi? sans revenu? je crois qu’il ya un rapport avec haiti et ses pauvres gens.
16 janvier 2010 à 11:31. Lien permanent.
Je crois qu’aujourd’hui c’est l’extrême urgence qui prime. Même si ici nos débats n’impactent pas les résultats là bas, nous devons prendre du recul et voir la situation avec le plus de réalisme possible. Des états se son bougés les fesses et y vont à l’huile de coude. Nous ne devons pas le nier. Il y a mobilisation ! Mais imaginez que Port au Prince, c’est vaste, que c’est détruit, que l’ampleur dépasse ce que nos pensées et les journalistes nous montrent. Imaginez quec’est plus peuplé que Marseille, ou Lyon, et que c’est détruit ! Comment des pays non coordonnés entre eux peuvent en moins de trois jours effectuer avec le maximum d’efficacité, des miracles ? Pourtant, les médecins, et tous les humanitaires sont de la plus haute compétence. Le débat riches pauvres sera à soulever, plus tard … quand il faudra reconstruire !
16 janvier 2010 à 12:26. Lien permanent.
Un passant m’a communiqué votre lien… oui, nous sommes parents un peu je crois: http://lebiencommun.lalibreblogs.be/archive/2010/01/15/haiti-et-tous-les-maux-sont-vains.html
16 janvier 2010 à 13:46. Lien permanent.
Haïti,enfer terrestre,
vivre le pire ordinaire,
vivre le pire extraordinaire.
Kreyòl se sèl pyebwa oken tanpèt Ayiti p ap janm ka dechouke.
Le créole est le seul arbre qu’aucun cyclone n’arrachera jamais en Haïti.
16 janvier 2010 à 22:35. Lien permanent.
entendu ce matin (europe 1)un TRES beau commentaire sur Haiti de Michel Le bris qui y était lors du séisme; notamment: arr^ton de parler de pillage! je voudrais savoir comment vous feriez dans les mêms conditions catastrophiques…et une grande solidarité et courage.
17 janvier 2010 à 10:16. Lien permanent.
la une de ce journal la stampa: une photo qui dit tout!
http://www.lastampa.it/redazione/default.asp
17 janvier 2010 à 10:41. Lien permanent.
Marie nous a confirmé que Napoléon ne fut pas un modèle d’humanité. On s’en doutait quand même un peu..
Quel est le peuple, depuis que le monde est monde et l’homme sur terre qui échappe à ce genre de critiques? Et jusqu’où nous faut-il remonter, nous gaulois, dans la repentance? A Vercingétorix? Avant?
D’origine lorraine j’ai un problème beaucoup plus immédiat: Citez moi la région du monde qui a été occupée et à changé de nationalité, dans le fer et dans le feu, autant de fois depuis deux siècles? Probablement aucune!
Faut-il en faire une fixation ou bien regarder vers l’avenir?
Pour en revenir à ces pauvres Haïtiens, il suffit de lire la lettre d’Y Paccalet pour avoir au moins une partie de la réponse au pourquoi de la catastrophe:
J’y ajouterai dix millions de personnes qui s’entassent dans des conditions de précarité invraisemblables sur un territoire déshérité 25 fois plus petit que la France..
Demain si un typhon ou un tsunami ravagent le Bangladesh, il y aura des millions de morts.
Ce sera la faute à qui?
17 janvier 2010 à 13:35. Lien permanent.
sauf que pour rétablir la justesse des faits, ce n’est pas Napo qui fit payer la somme mais un des derniers monarques dont le nom m’échappe il faut aller chez wikipédia.
17 janvier 2010 à 13:42. Lien permanent.
@ Yves,
Pour vos futures séances de travail sur la région:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/le-transport-ogre-climatique-des-stations-de-ski_22233/
17 janvier 2010 à 15:47. Lien permanent.
Pensez vous sincéremment les uns et autres que même si quelqu’un de haut placé avait réagi à l’annonce de l’éminence de la catastrophe, on aurait pu évacuer tous ces gens, comme on évacue un bateau? croyez vous aussi sincéremment que les gens sur place (des ONG, de la sécurité civile….) favorisent plus de sauver les riches que les pauvres?
Nous sommes dans l’interprétation liée à nos propres sentiments d’injustice, d’impuissance, face à cette catastrophe qui touche un des pays les pauvres au monde et trés liée à la médiatisation, à l’utilisation des images.
Si Patrice, vous voulez vous sentir utile, donnez à des organisations humanitaires, et puis parrainez des enfants défavorisés.
Une de mes amies a crée une petite ONG (une goute d’eau dans la mer diront certains mais c’est mieux que rien)à Madagascar: une cantine, un dispensaire ont vu le jour, bientôt un bassin de spiruline et nous parrainons des jeunes enfants malgaches.
Sinon Médecins du monde qui soignent ce que le monde oublient peu à peu ( en France, aussi,) ou Santé Sud qui ont des chartes éthiques.
17 janvier 2010 à 18:30. Lien permanent.
pour mdt
Oui bien sûr la représentation d’un traumatisme (individuel ou collectif)ou d’une catastrophe ne sera jamais la même dans toutes les têtes …Il me semble qu’elle varie selon notre culture et notre expérience personnelle … Je comprends donc bien votre commentaire…
Loin de moi l’idée de cracher sur les ONG , certaines sont en effet remarquables et dignes de confiance, c’est pourquoi j’approuve les dons…
Mais le véritable mal n’est-il pas le capitalisme sauvage qui se manifeste à tous les niveaux ?…(prévention des risques,évaluation de l’urgence, moyens employés etc)
Ce n’est qu’une humble remarque d’une citoyenne lambda …
18 janvier 2010 à 8:38. Lien permanent.
Je reste persuadé que la difficulté rencontrée en ce moment à propos d’Haïti doit servir de leçon. L’organisation des secours est excessivement difficile à réaliser, il suffit de réfléchir à comment nous ferions nous même si nous devions simplement organiser quelque chose. Je crois que les nations unies devraient se pencher sur ces expériences, et préparer la réaction à la prochaine catastrophe au moins pour améliorer ce qui est déjà. Car je trouve quand même que tous ont réagit vite, et bien, en fonction des moyens disponibles. Et je suisd’accord qu’il n’y a pas de sélection sociale dans la recherche. Le domaine de sauvetage est si vaste que de toute façon, tous ne pourront pas être sauvés et il n’y a pas assez de sauveteurs face à une telle importance.
sinon, mdt, je donne déjà, en fonction aussi de ce que je peux faire. Mais là, je peux vous affirmer sans honte, que je ne sais plus à quel saint me vouer, tant il existe de besoins dans ce monde. Un coup je vais m’attacher au restaurants du coeur, ou la croix rouge, ou le secours populaire etc, etc. Mais vous savez, sans être pauvre du tout, je fais plus de dons à mes enfants qui ont, malgré un travail, du mal à joindre les deux bouts.
On peut donner sans cesse et partout dans le monde. Il y a toujours des crève la faim, sans pour autant qu’un séisme en soit la cause. Je crois, mdt, que vous en savez bien plus que moi sur le sujet. Et n’oublions pas, que près de chez nous aux abords des villes, partout en France, des bidons villes naissent et grandissent aussi … Je suis un peu paumé et très désabusé !
Bonne semaine à tous.
18 janvier 2010 à 8:42. Lien permanent.
juste pour donner un peu de contexte, si précieux, et si généralement, soigneusement évité (hé oui, on pourrait être éclairés): dernière réunion sur la faim dans le monde et la pauvreté à Rome : PAS UN SEUL CHEF d’ETAT PRESENT;
18 janvier 2010 à 9:08. Lien permanent.
Lointain rapport avec Haiti, mais rapport qd même:
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_editocrates-9782707158697.html
Vous les connaissez bien. Leur visage et leur voix vous sont familiers.
Ils signent tous les jours un éditorial dans la presse écrite ; ils livrent une chronique chaque matin sur une antenne de radio ; ils occupent les plateaux des grandes – et des petites – chaînes de télévision ; chaque année, voire plusieurs fois par an, leur nouveau livre envahit les tables des librairies.
« Ils », ce sont les « éditocrates ». Ils ne sont experts de rien mais ils ont des choses à dire sur (presque) tout et, à longueur de journée, ils livrent à l’auditeur-lecteur-télespectateur-citoyen leurs commentaires creux ou délirants sur le monde comme il va et comme il devrait aller. Sentencieux, ils racontent (à peu près) tous la même chose et dans (presque) tous les domaines, que ce soit sur la vie politique, la crise économique, les problèmes de société, les questions internationales, etc. Pontifiants, ils répètent à tout bout de champ qu’ils sont « politiquement incorrects » – alors qu’ils sont les plus illustres représentants du conformisme intellectuel.
À travers dix portraits drôles et corrosifs, ce livre dévoile l’imposture de ces professionnels de la pensée-minute.
Mona Chollet, 34 ans, journaliste au Monde Diplomatique, animatrice du site « peripheries.net », est l’auteur de La tyrannie de la réalité (Calmann-Lévy, 2004 / Folio – Gallimard, 2006).
Rêves de droite
Olivier Cyran est journaliste.
Sébastien Fontenelle est journaliste.
Mathias Reymond est maître de conférences en sciences économiques.
Introduction. Les fabricants du consentement : voyage en éditocratie
Alain Duhamel, le cardinal des éditocrates, par Olivier Cyran
« J’ai bati ma carrière sur les cumuls et j’ai bonne conscience »
L’unique embarcadère d’un parcours irréprochable
Enfoncer les clous de la « réforme »
Bernard-Henri Lévy, ou la vérité à distance, par Sébastien Fontenelle
Un audacieux touche-à-tout
Choses (presque) vues en Bosnie et en Algérie
Israël, juillet 2006 : « Une armée plus sympathique que martiale »
Géorgie, août 2008 : Gori « réduite à l’état de ville fantôme »
Au pays (imaginaire) de la gauche antisémite
Gaza, janvier 2009 : quand Israël entreprend de « libérer les Palestiniens du Hamas »
Gaza by night
Christophe Barbier ou la « génération saine », par Olivier Cyran
« La moitié de mes déjeuners avec les politiques, les autres en interne »
« Il semble admis que ce pays soit atteint de \ »palu social\ » »
« Aider les meilleurs à être plus forts encore »
« Mon édito est adapté au Web, mais est-il adapté au téléphone portable ? »
Jacques Attali, l’insubmersible imposteur, par Mathias Reymond
Le « roi des ondes »
(Grosses) approximation et (vastes) emprunts
Jacques le Modeste
Alexandre Adler, l’imagination au pouvoir, par Sébastien Fontenelle
Le Nostradamus des urnes
« Un esprit indépendant, libre de tout engagement et de toute contrainte partisane »
Du Komintern aux « néocons » : la bascule d’Alexandre le rouge
Sus aux Tchéchènes et aux hitléro-trotskistes !
L’antiaméricanisme est (aussi) un antisémitisme
Quand l’Espagne vote pour Hitler
Haro sur le « fasciste » Besancenot, ou l’hitlérisme à nos portes
Laurent Joffrin, ou la victoire du capitalisme dans la gauche, par Sébastien Fontenelle
« La vie est ailleurs : elle sourd de la crise par l’entreprise, par l’initiative, par la communication »
Le Nouvel Obs, un « Gala pour les riches »
« Le problème, c’est les trotskistes »
« Sacré Joffrin ! »
Marseille réécrit l’histoire du patronatJacques Marseille au secours des riches, par Olivier Cyran
« La pauvreté, c’est essentiellement subjectif »
Quand l’historien Jacques
« Il fallait pas négocier ! Il fallait pas négocier ! »
« Bienvenue chez les Français »
Nicolas Baverez, la sentinelle du patronat , Sébastien Fontenelle
Un fauteuil au Medef
Un « essayiste brillant »
Une « guerre civile entre les races »
Les 35 heures, « c’est de l’alcoolisme »
Nicolas Baverez ose tout
Le capitalisme est une émancipation
Ivan Rioufol, l’imprécateur du vendredi, par Sébastien Fontenelle
Le maquisard d’une guerre imaginaire
Amalgames (très) grossiers
Furieuses phobies
Le croisé des combats contre le « totalitarisme bourgeonnant »
Philippe Val, le Torquemada de Radio France, par Mona Chollet
Intolérance à la contradiction
Le « politiquement correct » du nouveau Charlie-Hebdo
« Les vrais éditorialistes sont comme ça »
Le grand art du verrouillage
Agiter le spectre de l’islamisation
« Priorité absolue »… à l’ambition.
« On n’en peut plus de les entendre sur les ondes, de les voir sur les plateaux et de lire leur prose dans la presse. « Ils », ce sont ces « éditocrates » qui assènent quotidiennement leur analyse du monde tel qu’il va et leurs pompeuses prédictions sur ce qu’il adviendra. Publié ces jours-ci, Les éditocrates ou Comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n’importe quoi vient à point dégonfler sinon leur ego, du moins le ballon d’air tiède qui leur tient lieu de discours. De Jacques Attali à Alexandre Adler, d’Alain Duhamel à Bernard-Henri Lévy, Philippe Val et cinq de leurs confrères en « pensée-minute », ce pamphlet délicieusement cruel déshabille d’un coup de lame dix maîtres causeurs. »
TÉLÉRAMA
« Télé, radio, presse écrite: partout, une horde d’éditorialistes se répand. Fiers de leurs mots autant que de leur renommée, ces insatiables commentateurs sont un pouvoir en soi. Après les « intellocrates », catégorie inventée en 1981 par Patrick Rotman et Hervé Hamon, voici les « éditocrates ». Ils fréquentent les plateaux télé, les studios de radio, les colonnes des journaux bien exposées plutôt que le cadre feutré d’un café obscur. Journalistes, auteurs, voire professeurs, ils forment « la crème de l’aristocratie médiatique ». Dans un essai au vitriol, écrit par quatre journalistes issus des médias critiques et alternatifs, dix d’entre eux (ils pourraient être trente) se font habiller pour plusieurs hivers de suite. »
« Dans Les éditocrates qui devrait être remboursé par la Sécu, une bande d’auteurs passent au Kärcher les bavardages de nos maîtres à dire; qui rêvent d’être nos maîtres à penser. La sentence prononcée, dix intellectuels bavards et graphomanes ont été convoqués devant le peloton réuni par les éditions La Découverte. In memoriam: Alain Duhamel, BHL, Christophe Barbier, Jacques Attali, Alexandre Adler, Laurent Joffrin, Jacques Marseille, Nicolas Baverez, Ivan Rioufol, Philippe Val. À La Découverte, les juges font bien leur travail: on ne trouve aucun innocent parmi les condamnés. »
BAKCHICH
« Rien sur rien. Ce qu’ils écrivent est insignifiant, grotesque, odieux parfois. Un de leur valet disait, il y a vingt ans déjà, que leur production éditoriale était inversement proportionnelle à la densité de leur réflexion. Depuis leur nombre s’est accru, au point qu’on ne peut les rassembler dans une même tribu parisienne. Quatre auteurs qui ont eu le courage de scruter leur logorrhée et d’y faire des prélèvements les nomment « éditocrates ». C’est qu’ils ont le pouvoir de faire régulièrement publier leurs vaticinations. [...] Tous doivent haïr les insolents qui soulignent, citations à l’appui, leur nullité intellectuelle et leur veulerie politique. Ils ont tort. Dans un demi-siècle, les historiens qui voudront sonder l’insondable bêtise de nos chiens de garde médiatiques ne perdront pas leur temps à consulter leurs ouvrages débiles: ce sont Les éditocrates qu’ils consulteront. »
18 janvier 2010 à 9:58. Lien permanent.
bonjour,
une petite remarque sur cette triste histoire des riches et des pauvres qu’on sauve :
ca m’a fait penser à l’histoire du Titanic
Bruno
18 janvier 2010 à 10:52. Lien permanent.
En passant : Ben moi, en ce moment, je relis « Ravage », de René Barjavel. On en pensera ce que l’on veut, mais son analyse des réactions humaines est fort juste, même si le contexte de l’époque où il écrivit ce roman est déjà lointain ! En tout cas, son idée du modernisme absolu n’était pas si éloignée de nous. Et les comportements humains en relation avec le catastrophisme sont assez proches de la réalité !
Marie, il nous faut toujours être attentif envers tout ce qui provient des médias. Dans les vérités qui sont émises, il faut se garder de leur prêt à penser. Eux, ils sont le mac do de la pensée. Ils ne disent pas que du faux, mais il convient de prendre du recul et de bien tout voir, Surtout ce qui n’est pas dit, et de surtout ne pas tout croire, car leur but, et ils en sont conscients, est d’orienter notre pensée.
Re-bonne semaine à tous.
18 janvier 2010 à 11:07. Lien permanent.
Un peu d’espoir dans ce chaos!
BRAVO!
http://betaplayer.dailymotion.com/video/xbw1dx_meeting-national-du-lancement-de-ca_news?betaplayer=on
18 janvier 2010 à 11:53. Lien permanent.
la télé occupant 4 heures quotidiennes de la vie ..la question de l’omniprésence de ces fabricants d’opinions est cruciale. par contre un esprit éclairé comme Maurice Allais: prix nobel d’économie 1988: pratiquement boycotté, alors que son esprit éclaire lui!
18 janvier 2010 à 11:53. Lien permanent.
Autre site:
http://www.europeecologie.fr/contenu/les-videos-europe-ecologie
18 janvier 2010 à 12:01. Lien permanent.
Cohn Bendit sur Europe 1:
http://info.sfr.fr/france/articles/Voile-integraEt-une-Francaise-vous-lui-enlevez-la-nationalite-,128222/?sfrintid=HPA_actu_MEA1_portail
18 janvier 2010 à 12:16. Lien permanent.
Bonjour à tous,
Ce pays est à reconstruire depuis bien longtemps effectivement. Aprés la destruction des Gonaïves par le cyclone Jeanne, le Japon a donné des millions pour construire un hôpital…. les politiques sur place ne se sont pas mises d’accord, l’hopital n’a jamais été construit, la ville reconstruite… et l’argent? Haiti est certainement le pays qui a le plus reçu d’aide financière….et pourtant malgré les efforts des personnes sur place.. cet argent n’a que peu donné d’améliorations pour le peuple haïtien. Où est cet argent?
Un jour, un camion était à l’arrêt dans une rue de Port de Prince…. bloquants les passants. Certains ont décidé de s’en remettre à Dieu et de passer sous le camion….Le camion a démarré, il y eut quelques morts. Haïti c’est aussi çà. Ce que nous en tant occidentaux pleurant sur les désastres écologiques et humains bien réels nous ne percevons pas c’est que les modes de pensée de là bas ne sont pas les nôtres…peut être alors comprendrons nous mieux comment les aider.
Aude
18 janvier 2010 à 14:05. Lien permanent.
d’accord avec Patrice le tourangeau : on ne peut pas donner partout…En ce qui me concerne, j’envoie tout mon salaire (sauf mon loyer, mes tickets restaurants et un peu d’argent pour moi – et je vais au travail à pied depuis que ma voiture a rendu l’âme) à mon fils étudiant qui lui-même a pour compagne une cambodgienne qui elle-même envoie tout ce qu’elle peut au Cambodge, pays souvent cité comme comparable à Haïti…La solidarité ne chemine pas toujours par les voies officielles et personne ne doit être culpabilisé parce qu’il ne peut pas être solidaire à un moment donné. Et on oublie souvent qu’il est plus utile de donner un cours de français à l’enfant d’un voisin ou de rester un peu plus longtemps au téléphone avec notre vieille maman que d’envoyer de l’argent pour de grandes causes.
18 janvier 2010 à 15:22. Lien permanent.
Laure, quelle que soit la manière d’aider, ou de faire du bien, je crois que c’est bien. Chacun fait à sa propre mesure, c’est vrai, nous le voyons à travers vous, ou moi, mais aussi par chacun qui pense aux autres, et même à la nature.
mdt nous indique quelque chose de fiable en matière humanitaire, et je suis certain qu’on peut lui faire confiance.
Haïti, très malheureusement doit servir pour des organisations futures, qu’on ne se retrouve pas pris dans des pièges identiques. Car l’urgence, c’est à la minute près dans ces cas là, sachant que eux, ils avaient un handicap insurmontable avant le seïsme, à cause de cumuls lamentables. Ceci accentue encore la catastrophe qui les touche.
Cependant, il m’arrive encore de me sentir lâche lorsque volontairement je me suis abstenu de donner… Je ne chercherai pas d’excuse, ou de raison, j’avais les miennes, c’est tout. De toute façon, pour eux, les haïtiens, je vais donner quelque chose, sans tarder.
18 janvier 2010 à 16:02. Lien permanent.
Patrice, loin de moi l’idée de vous reprocher de ne pas donner. Bien sur, on ne peut pas donner à tout le monde mais on peut donner: d’abord à vos enfants, vous avez raison, beaucoup de nos jeunes galérent même en travaillant, beaucoup de gens sont dans l’exclusion (on peut donner son temps: les resto, médecins du monde demandent des bonnes volontés pour accueillir les plus démunis: il ne faut pas de compétences mais un coeur: je crois que vous en avez un, et un beau
ou donner en parrainage pour un pays qui vous tient à coeur: on en a tous un: moi c’est l’afrique et je n’y suis jamais allée.
Mais chacun fait comme il veut, on n’a pas à juger.
18 janvier 2010 à 21:05. Lien permanent.
Je n’avais pas lu le commentaire de Laure: tout à fait d’accord avec elle
18 janvier 2010 à 21:07. Lien permanent.
rassurez vous mdt, je n’avais pas mal pris vos propos, je commence à bien savoir vous lire, vous êtes une pacifique née avec une grande lucidité ! au contraire, vos indications sont utiles et nécessaires.
En général je reprends toujours un sujet quend j’ai quelque chose à ajouter.
Moi, et tous ceux d’ici, et beaucoup ailleurs sont malheureux dans leurs coeurs en constatant l’immense misère, les grandes détresses, ici où là, et pire encore lorsqu’elle se matérialise comme à Haïti.
Ce que je trouve le plus insupportable parmi toutes ces choses qui le sont déjà, c’est la souffrance faite aux enfants, quelle qu’elle soit. Et ce monde regorge de cela… il existe de très nombreuses manières de faire le bien, en de vraiment nombreux endroits, souvent même à sa porte, et tout le bien qu’on peut faire, faisons le et soyons désintéressés !
18 janvier 2010 à 23:16. Lien permanent.
l’homme ne m’étonnne plus.Les indiens ont été flingués,les descendant d’esclave opprimer de façon plus insidieuse,et leurs chefs(fils d’esclaves eux aussi),perpétuent le malheurs en perpetuant la terreurs que leurs a fait les blancs.Beaucoup de menbre de Notre espèce ,ne sont ^pas saints.D’ailleurs la pauvreté aurait put etre reglé ,avec les moyens actuels/mais aucune volonté,et de plus on découvre qu’ils sont pauvres.
19 janvier 2010 à 18:16. Lien permanent.
oui, Patrice, je n’aime pas la bagarre, elle me fait peur, les mots aussi me font peur, la certitude des gens me fait peur.
La lucidité isole mais en même temps elle permet d’ouvrir des voies. Ce que j’essaye de faire à mon petit niveau.
19 janvier 2010 à 20:28. Lien permanent.
pourtant des certitudes il en faut un peu : du genre (par exemple) est-ce juste de laisser les abeilles se faire flinguer par les vendeurs de traitement chimiques? et n’est-ce pas un bel objet de bagarre que de défendre les abeilles des atteintes de ces puissants?
19 janvier 2010 à 20:51. Lien permanent.
ici, même si parfois il y a eu quelques bonnes « scènes de ménage », je n’ai vu que de bonnes gens, dont les intentions sont louables, qui rejettent la saleté et la haine. Je suis comme vous mdt, les mots m’effraient parfois, la violence (la réelle, pas celle du tatami où parfois j’évolue), et c’est vrai, les certitudes font peur aussi.
Mais sans la peur, nous disparaîtrions, nous en avons besoin, comme nous avons aussi besoin de la sensation douloureuse pour ne pas se brûler deux fois. Il ne faut cependant pas qu’elle devienne terreur et nous paralyse !
Slider, vos pensées sont justes, l’humanité se comporte toujours fort mal lorsque les circonstances deviennent propices à sa cruauté, quitte à ce qu’il les crée lui même. En matière de cruauté et de terreur, toutes les races se valent, inutile de hiérarchiser ! Si on lit comment s’est effectuée la traite des noirs par le passé, et qu’on regarde qui achetait qui, et qui vendait qui aux acheteurs, au départ et à l’arrivée, personne ne s’en sort avec l’âme propre ! Et comme j’aime étudier l’histoire, j’en suis toujours à me demander qui remporte la palme ! Je ne songe pas au nombre des victimes, mais au soin apporté par les hommes à la cruauté sur d’autres humains. Je viens de voir récemment des documents sur la massacre de Nankin (monstrueux !), je viens de lire « la traite des noirs » par Jean Mabire, je vais recevoir prochainement, « peines de mort » par Martin Monestier, j’ai lu comment se sont déroulées les stades d’occupation des amériques, etc, etc, etc… Allez, on peut décliner la méchanceté humaine à l’infini dans toutes les époques de son histoire. Rassurez vous, je ne lis pas que des vilaines choses, je peux lire Giono, à Yves Paccalet, Barjavel, enchaîner par Maupassant et Zola, traîner sur Hugo, rire sur un bon gaston lagaffe, mais étudier l’homme par le biais de son histoire n’est pas si mauvais. Mais c’est vrai, on finit toujours par avoir peur, au moins un peu.
Et je me pose toujours la question de savoir dans quelle catégorie je serais si je me trouvais dans des situations comme ces haïtiens affamés, ou comment aurais-je été sous l’inquisition, ou en 1942. Ici, confortablement installé devant mon PC, sans avoir faim, sans avoir peur d’un pouvoir écrasant, en pleine paix, je peux aisément songer que je serais quelque homme de valeur et courageux … mais confronté à la réalité que certains vivent dramatiquement, ou ont vécu, ne deviendrais-je pas un monstre comme tant d’autres ? Heureusement l’histoire regorge de gens biens, qui ne se sont jamais soumis à la lâcheté, ni aux pires méfaits… ils l’ont souvent payé de leur vie ! Cela me rassure de savoir que je peux aussi être de ce camp là !
19 janvier 2010 à 21:17. Lien permanent.
oui, bien sur Marie, il faut quelques certitudes. En ce qui concerne votre exemple, la certitude est que la vie des abeilles est importante mais je doute que se battre contre les vendeurs de produits chimiques soit si « juste », il y a peut être d’autres moyens aussi justes et aussi efficaces.
La nature n’a pas toujours besoin de nous pour se défendre, elle est capable de créer des résistances dans certains cas.
On peut défendre, s’opposer, sans se bagarrer de façon éclatante: cela s’appelle de la résistance, de la détermination.
C’est ma façon de voir les choses , je peux concevoir qu’on ne soit pas d’accord. Nous avons tous des expériences qui nous permettent de croire et penser que nous avons raison, mais ce ne sont que nos expériences.
19 janvier 2010 à 21:52. Lien permanent.
Hors sujet;
Découverte qui nous montre les deux aspects de la science,merveilleux et inquiétant:
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=7420
Bon questionnement!!!
20 janvier 2010 à 10:24. Lien permanent.
MDT dit « se battre contre les vendeurs de produits chimiques soit si « juste », il y a peut être d’autres moyens aussi justes et aussi efficaces. »Lesquels?
La nature n’a pas toujours besoin de nous pour se défendre »,: elle est capable de se défendre contre les poisons, les routes, la bétonnisation, la destruction des habitats naturels..par ailleurs se battre pour moi veut dire précisément: comme l’ont fait l’Allemagne et lItalie interdire les traitements du mais..: résultat les apiculteurs italiens sont HEUREUX: la mortalité a disparu. par contre ceux qui se sont bagarrés sont les firmes chimiques: elles ont fait un recours contre l’état italien, pour manque à gagner, évidemment. Si ces gens ne s’étaient pas élevés, battus.. contre.. les abeilles continueraient à crever en masse; alors je ne vois pas ou serait l’attitude morale à ne rien faire car le mal progresse à cause de ceux qui laissent faire! sauf si on considére que le monde qui se dessine fait d’agriculture industrielle et chimique, de porcheres industrielles et de centres commerciaux est une civilisation nouvelle qui ma foi vaut quelque sacrifice comme la destruction de la nature. qui se débrouillera bien toute seule. pour affronter nos métals hurlants.
20 janvier 2010 à 10:47. Lien permanent.
des scientifiques ET des citoyens qui ont une morale (pardon pour ce gros mot)
http://sciencescitoyennes.org/
20 janvier 2010 à 10:49. Lien permanent.
Pillage, violence, ils n’ont que ces mots à la bouche dans l’écran de télévision de nos maisons, ici en France. Est-ce du pillage que d’aller chercher de quoi manger, s’habiller, ou quelques planches pour construire un abris ? Les « forces du désordre » haïtiennes et du monde entier ont-elles besoin de tirer sur ces gens ? N’y a-t-il pas assez de morts ? Cela fait déjà une semaine, les secours font certes de leur mieux, mais l’aide humanitaire peine toujours à faire son boulot, mettant parfois en cause l’insécurité et les violences(sauf pour les ressortissants étrangers qui eux ont eu des amputations sous anesthésie).
J’étudie le comportement des animaux, et l’homo sapiens est l’espèce qui remue en moi les sentiments les plus contradictoires. Trop souvent pour mes 20 ans une très grande colère, et de temps en temps de l’admiration lorsque nous sommes capables du beau, du simple, du vrai. Lorsque nous nous soulevons ensemble pour une cause, même dérisoire au yeux de certains (la cause des abeilles est loin d’être dérisoire cela dit).
20 janvier 2010 à 13:32. Lien permanent.
Haïti.
Une invasion militaro-humanitaire US ?
Dans La Libre Belgique. Mis en ligne le 20/01/2010.
En France et ailleurs, on s’interroge face au déploiement des militaires US et propos de Mme Clinton. Les Etats-Unis profitent-ils d’une tragédie humaine pour occuper cette place géostratégique ? Une opinion de Daniel Salvatore Schiffer, philosophe.
Lire la suite : http://bit.ly/7lEHo9
20 janvier 2010 à 15:20. Lien permanent.
Lorsque l’on regarde les images télé u.s.a, des centaines de G.Is américains en armes !
Si « on » les avait équipé de pelles et de pioches, ces « flingueurs pro », ils seraient plus efficaces pour la population, mais ils ne sont pas là pour celà, vous l’avez bien compris, non ?
Vous verrez bientôt les sociétés américaines de constructions et autres financiers s’imposer comme dab !
Extention néo-coloniale moderne, mais coloniale tout de même…
Et pour en remettre une couche, les esprits religieux refont surface, avec leurs cris « au miracle, et rendent grâce à dieu, pour un bébé ou une mamie extrais des décombres, en oubliant que dieu était en vacance lors du tremblement de terre, les gratifiant de dixaines de miliers de morts !!! Comme pour le tsunami…..Gloire à toi ô seigneur, God bless América !
20 janvier 2010 à 19:16. Lien permanent.
cett antiaméricanisme est un peu pénible! ma foi, ce sont les plus proches voisins d’haiti; ils sont riches, puissants et organisés, c naturellement qu’ils ont pris la direction des évènements! et heureusement pour les haitiens! mais, ils se trouvent des gens qui ont le besoin de polémiquer là-dessus. et évidemment c parce que ils sont là qu’ils auront des opportunités que les autres n’ont pas; maintenant yaura des salauds, comme partout et comme toujours!.
21 janvier 2010 à 9:04. Lien permanent.
@ Marie,
Je ne suis pas antiaméricaniste primaire, je vise le système politico-militaro-religieux-financier américain !
Exemple: Si vous détestez l’état islamiste Iranien, vous ne rejetez pas le peuple iranien, non ? La « polémique », vous allez la constater dans les mois à venir, nos amis américains( l’état) vous montrerons, sous des dehors humanitaires, leur façon d’imposer leur présence militaire et commerciale !
Mon docteur me soigne, mais ne m’impose pas ses vues politiques, religieuses, ou sa morale !
21 janvier 2010 à 9:59. Lien permanent.
C’est toujours très hasardeux de faire la morale et de se demander quelles seront les conséquences bonnes ou mauvaises de nos actes.
Il n’en reste pas moins que hier, j’ai assisté avec désespoir à l’élagage très sévère de l’arbre à pain qui se trouve dans le jardin de notre voisine et qui pousse très près de notre maison et auquel je suis très attachée.
Je pleurais parce que je croyais qu’on le tuait, mon arbre, et j’ai fini par regarder la télé pour arrêter de me désespérer.
A la télé, on montrait alors des survivants que l’on retrouvait une semaine après la catastrophe de Port-au-Prince.
Et, morale politique ou religieuse ou quoi que ce soit, quand j’ai vu l’enfant de huit ans qui sortait des décombres en souriant et en levant les bras, je l’ai trouvé merveilleux et je me suis dit qu’il fallait que je relativise pour ce qui arrivait à mon arbre à pain bien aimé. Il est tout mutilé, mon arbre à pain, mais il n’est pas mort. ça s’appelle de l’élagage, ce qu’on lui a fait.
J’étais tentée de juger la propriétaire de l’arbre comme on est tentés de juger les américains qui ont pris les choses en main à Haïti.
Mais qui sait jamais si ce qui arrivera sera un bien ou un mal ?
Après le tremblement de terre de Lisbonne, au Siècle des lumières, les philosohes ont beaucoup réfléchi au bien et au mal, à l’idée que un bien pouvait découler d’un mal. Idée contestée par Voltaire dans « Candide ».
21 janvier 2010 à 13:49. Lien permanent.
et ce qui se passe dans le domaine de la fabrication viande? je trouve cela à GERBER.
http://www.grain.org/seedling/?id=630
ihttp://www.liberation.fr/terre/0101614943-elevage-de-porcs-en-europe-les-defenseurs-des-animaux-portent-plainte?y=1
21 janvier 2010 à 16:36. Lien permanent.
Merci pour l’info , Marie
21 janvier 2010 à 19:36. Lien permanent.
Les slogans changent et les formules se propagent. La phrase à la mode chez les écolos, ces temps-ci, c’est : « Il faut penser le changement, et non pas changer le pansement ! »
24 janvier 2010 à 10:20. Lien permanent.
très bon!!
24 janvier 2010 à 13:08. Lien permanent.
Cette phrase me rappelle celle de Francis Blanche:
« Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. »
24 janvier 2010 à 16:58. Lien permanent.
Alors, si c’est de Francis Blanche, rendons à César… Ca lui a été piqué, de façon délibérée ou par le processus de la « fausse invention » (on a entendu le truc, on l’a oublié, et on le ressort comme si on l’avait fait…). Je ne sais pas d’où la formule est repartie.
24 janvier 2010 à 17:21. Lien permanent.
C’est amusant car j’ai l’habitude de dire que tout ce qui est fait en ce moment, c’est de mettre un pansement sur une plaie sale et qu’en médecine , on sait que c’est à risque d’infection généralisée, que pour bien soigner, on pare une plaie: on enlève ce qui est nécrosé, abimé et on met en terrain sain pour que la repousse se fasse.
24 janvier 2010 à 22:16. Lien permanent.
Après réflexion je me dis aussi que dans un monde qui change on se doit de changer le pensement.
25 janvier 2010 à 6:39. Lien permanent.
A moins de faire une cautérisation par le feu !
Et aller, Michel, ça repart, toujours dans les extrèmes :0))))
25 janvier 2010 à 10:29. Lien permanent.
les mots sont étranges, on peut en jouer, et quand même tourner autour de la même idée. Le gouvernement pense, ment, et laisse nécroser notre société. ou alors c’est l’industrie, le commerce, ça revient au même.
Je change de sujet, (quoi que) car récemment, j’ai lu qu’en France, notre gouvernement avait trouvé un excellent pansement pour empêcher la disparition des abeilles. Oui, l’intention est de fleurir les bords de route, et tout un tas de lieux, où ces braves bestioles pourront butiner et par extension, préserver la race humaine … En revanche, rien n’est mentionné sur l’abandon et l’interdiction des pesticides (faut pas non plus déconner de trop, non ?). L’idée est peut êtree généreuse, mais elle ressemble bien à un pansement sur une plaie sale ! Ou une rustine sur une autre rustine d’un pneu déjà bien abîmé !
Bonne idée, mais franchement insuffisante… je voudrais entendre les grands écolos de partis à présent !
Bonne journée à tous
26 janvier 2010 à 8:56. Lien permanent.
« où ces braves bestioles pourront butiner et par extension, préserver la race humaine … En revanche, rien n’est mentionné sur l’abandon et l’interdiction des pesticides (faut pas non plus déconner de trop, non ?). L’idée est peut êtree généreuse, mais elle ressemble bien » …Patrice: il faut savoir UNE BONNE FOIS pour toutes que les autorités françaises sont du côté des colosses de la chimie; renseignez-vous; mais à part cela, quelle est l’instance « écologique » qui a manifesté à voix haute son désaccord et son refus à la reconduction du cruiser? et à critiquer Barnier, puisqu’il en est l’artisan: PERSONNE, rien! pourtant des écolos, des naturalistes des gens qui causent dans le poste yen a un paquet! alors pourquoi on ne les entend pas plus et fédérés en plus? j’espère , j’espère que ce n’est pas pour de sombres raisons commerciales! en fait il faudrait créer une instance du genre le bureau de vérification de l’antisémitisme! je trouve cela super! il ya un certain nombre de personnes compétentes qui pourraient faire quelque chose de ce genre; le bureau de vérification des projets anti écologiquesws , ou nocifs pour les écosystèmes, ou ce tout ce qu’on voudra! comme la sacem qui surveille quotidiennement que les droits d’auteurs soient payés..mais bon ,comme dit zebda (je crois) »je crois que çà va pas être possible! c trop simple. patrice si vous lisez l’italien allez chez mielditalia, et appelez francesco panella! ils se sont battus comme des beaux diables pour arriver à faire sortir le décret d’interdiction des produits vendus par bayer, basf et syngenta, qui ont d’ailleurs intenté un recours contre l’état italien, à la suite de cette interdiction! pourquoi nos amis écolos ne nous l’ont-ils pas clamé cette information qui n’est pas anodine tout de même.et quoiqu’il en soit leur combat est à reprendre car l’interdiction a été reconduite jusqu’en 2010, et depuis 2008. les allemands ont fait pareil.mais 2011?
26 janvier 2010 à 12:19. Lien permanent.
http://www.grain.org/seedling/?id=452
extrait de cet article et de ce site fort instructif sur notre monde.
« Psychopathe!
Si l’entreprise est une personne morale selon la loi, cette personne est une psychopathe qui:
montre une indifférence impitoyable pour les sentiments d’autrui;
est incapable de maintenir des relations durables;
affiche un mépris irresponsable envers la sécurité d’autrui;
fait preuve de duplicité, de mensonges répétés et abuse des autres pour le profit
est incapable de se sentir coupable;
ne respecte pas les normes sociales relatives aux comportements légaux.
Même si une entreprise est une psychopathe, elle a les mêmes droits qu’un individu. En fait, une entreprise a PLUS de droits qu’un individu. Avec l’essor de l’Organisation mondiale du commerce (et autres organismes internationaux similaires comme l’UPOV et l’OMPI) les entreprises ont maintenant le droit de s’établir partout où elles veulent quand elles le veulent, et d’en partir de même – et ni les gouvernements nationaux ni les individus ne peuvent les priver de leur droit inaliénable de faire partie de l’économie mondiale de libre échange. alors accrochez-vous!
26 janvier 2010 à 12:54. Lien permanent.
Cher Monsieur,
Je n’ai trouvé que ce moyen pour prendre contact avec vous. Je ne veux pas polluer votre blog avec ma requête, et je vous serais très reconnaissante si vous pouviez prendre contact avec moi par mail ou téléphone au 01 53 20 38 04. Je travaille pour Boréales, société de production audiovisuelle, et pour une série sur la ferme, nous recherchons des naturalistes, journalistes, scénaristes. Bref, quelqu’un comme vous ! je me tiens à votre disposition pour vous expliquer cela en détails. merci pour votre retour.
Maïna
26 janvier 2010 à 15:00. Lien permanent.
Marie, rassurez vous, je sais tout ce que vous me dites, je ne l’ai même pas affiché, c’est tout, j’ai relayé l’info, un peu désabusé de la voir si sèche, comme tout le reste des informations relayées par les médias cireurs de pompes patentés ! Malheureusement je sais tout ça ! fleurir le bord des routes … ils sont allés à l’ENA pour penser un truc pareil !!! ils ont fait leur BA quotidienne, ils dormiront mieux. Quant aux écologistes de partis (je ne parle pas des vrais,qui sont hors politique), on ne les entend pas, c’est vrai. La politique ne rend pas muet, on le voit et l’entend pourtant chaque jour.
bon, je n’ai pas envie de m’énerver ce soir.
Et puis, je ne lis pas l’italien, j’arrive tout juste à traduire l’anglais, et je tente de faire de mon mieux avec ma propre langue.
Bonne soirée à tous
26 janvier 2010 à 18:58. Lien permanent.
à marie qui écrit « qui a manifesté à voix haute son désaccord et son refus à la reconduction du cruiser? et à critiquer Barnier, puisqu’il en est l’artisan: PERSONNE, rien! pourtant des écolos, des naturalistes des gens qui causent dans le poste …. »
Personne ? vraiment ? C’est pas très sympa pour Fabrice Nicolino et autres MDRGF ….
Que le gouvernement, malgré les effets d’annonces, n’en ait rien à cirer de la ruche, est un autre problème !!!!
http://www.mdrgf.org/215pesticides.html
27 janvier 2010 à 22:51. Lien permanent.
Véro, quand je dis personne, je voulais précisèment dire : à des heures de grande écoute, à la radio ou à la télé; vous parlez de personnes dont je connais et apprécie, l’action, mais cela garde malgré tout un côté « confidentiel, réseau » et quoiqu’il en soit j’ignorais l’action de monsanto à l’encontre de l’état italien; çà n’a pas été répercuté; Soyons sérieux 2 minutes, si vraiment la situation est si grave : il manque un tamtam médiatique à la hauteur de l’enjeu; sans ASPECT COMMERCIAL, car sinon, qui peut m’assurer de la bonne foi des gens? rappelez-vous la cause des femmes: quel joli tremplin cela a été pour un certain nombre d’amibitieuses. (sur le mode de la burqa ?).; chez Denis Cheyssoux, çà reste je dirais « de bon ton! »; j’oubliais de signaler aussi la conf, qui l’a signalé sur son site. Le gouvernement : c le problème et c bien contre lui quand il prend ce type de décision fabvorable aux lobbies chimiques qu’il faut se lever et faire du bruit!
28 janvier 2010 à 8:50. Lien permanent.
Faisant fi du tapage médiatique, j’ai vu qu’une toute jeune fille avait été sortie des blocs de ciment haïtiens, après tout ce temps. Le destin a voulu qu’elle survive. Outre sa survie au milieu de ce chaos, je me rassure en voyant que des hommes et des femmes donnent de leur mieux pour en arriver là, qu’ils ne regardent pas à leur peine pour le faire, des sauveteurs, des médecins, des infirmières et infirmiers, des soldats aussi, des gens qui y vont sans penser à un quelconque profit, qui aident, et qui aiment. ils avaient dans leurs voix une sincère émotion, une grande pudeur, de l’humilité, et ressortait de cette humble position un immense amour pour ces gens de là bas. C’est ce que j’aime dans les humains, car il y en a des bons, des vrais de vrais, et c’est aussi que souvent cela me permet de croire que l’humanité peut se sortir de la mauvaise route sur laquelle elle s’est engagée.
C’est rare chez moi, mais j’ai eu le bord des yeux humide !
28 janvier 2010 à 22:51. Lien permanent.
Bonjour à tous,
Absent depuis quelques temps du blog, je m’en excuse, mais trop de chats à fouetter dans le désespoir ambiant.
Je vous propose une pétition, pour faire pression sur Madagascar et surtout la France dans son implication dans la crise malgache et le trafic de bois précieux.
http://www.rainforestportal.org/shared/alerts/send.aspx?id=madagascar_landgrab
Merci d’avance pour votre contribution et désolé d’avoir perturbé cette tribune…
Après avoir lu l’histoire d’Haïti depuis Christophe Colomb, je suis accablé par notre passé…
Bien à vous tous,
29 janvier 2010 à 14:02. Lien permanent.
Après avoir lu tous les messages (!!!), je ne peux que faire le rapprochement entre les critiques sur la main mise américaine sur l’humanitaire à Haïti (bien heureusement que c’est le plus proche des plus puissants qui se bouge, cela devrait être la règle partout dans le monde, pourquoi toujours vouloir s’accaparer tous les mérites… Après que d’autres sournois en profitent au niveau de la reconstruction, c’est également malheureusement et évidemment humain comme comportement…) et l’ingérence insupportable de la France sur le dossier Madagascar (qui passe inaperçu, vous pensez, il n’y a même plus de morts à déplorer, ça ne vend pas).
La France dans son esprit bienfaiteur essaie de récupérer ses deniers perdus avec l’ancien président (qui avait bien des torts, certes !) en louvoyant dans l’ombre, usant et abusant de ses spectres illusionistes comme M. Guéant. Et on a noté le radical changement de ton et de politique envers Madagascar depuis 2007, coïncidant avec l’arrivée d’un certain S. aux rènes de l’Elysée.
Quand, dans ce monde, et pour le peu d’estime que j’éprouve à l’égard de mon espèce, nous déciderons nous à aider pour aider. Quand le monde se tiendra la main pour soutenir un peuple et son développement plutôt que de le laisser s’apauvrir dans l’incertitude et la déchéance pour des raisons économico-géo-stratégico-je-ne-sais-ko…
L’ombre d’une infinie tristesse est passée sur la nouvelle année, et à chaque seconde se crispe le coeur d’innocentes vies envolées, de pans entiers de Nature arrachés…
29 janvier 2010 à 14:27. Lien permanent.
A Marojejy : je suis allée signer, c’est écrit en anglais (je n’ai pas fait attention s’il existait une traduction française), je n’ai pas eu le courage de tout lire et d’essayer de comprendre tout: donc je vous fais confiance totalement.
Le problème de l’humain c’est qu’il est capable du bon comme du mauvais et ce De façon imprévisible, donc ne perdons pas espoir.
29 janvier 2010 à 22:11. Lien permanent.
L’ombre d’une infinie tristesse est passée sur la nouvelle année, et à chaque seconde se crispe le coeur d’innocentes vies envolées, de pans entiers de Nature arrachés…
eh oui, comme partout la destruction fait rage et c triste et rageant
30 janvier 2010 à 10:04. Lien permanent.
Etrange… J’étais en train de lire le passage sur Hispaniola lorsque le seïsme s’est produit! Merci pour votre ras le bol, à quel moment nos têtes pensantes vont se rendre compte que çà ne sert à rien de charger d’or un navire qui prend l’eau de toute part…
31 janvier 2010 à 20:58. Lien permanent.
Bonjour Yves, bonjour à tous.
Je suis ce blog depuis un certain temps et je pense que le pessimisme est bien évidemment cousin de la lucidité. Inutile de vous dire que je partage les convictions exprimées dans « L’Humanité disparaîtra… » En cette période agitée, sur notre planète démente beaucoup se disent que le moment est venu de proposer des suggestions pour tenter d’éviter le cataclysme. De chercher ensemble une sortie de secours…. Parmi eux, Paul Jorion tient un blog passionnant sur lequel fusent des idées novatrices et des analyses étonnantes. Une intervention de votre part sur le sujet http://www.pauljorion.com/blog/?p=7416
me semblerait très intéressante. Si vous en avez l’envie, …
L’idée est bien entendu lancée également à tous les intervenants de ce blog. Bonne soirée à tous.
Tao-Cordialement
1 février 2010 à 18:13. Lien permanent.
je suis allée sur le blog conseillé par taotaquin, assez édifiant comme refléxion sur les systèmes.
Merci de l’information
1 février 2010 à 21:10. Lien permanent.