16 mars 2010
Aujourd’hui même, en pleines discussions électorales pour le deuxième tour…
Je reçois ces images venues des îles Feroë. Tel est l’homme, « Ecce Homo »… Ce n’est pas d’aujourd’hui que nous dénonçons ce scandale : voici ce que j’écrivais il y a presque 20 ans avec Cousteau, dans Le Monde des dauphins (Robert Laffont), et que j’avais repris dans La Vie secrète des dauphins, aux Editions de l’Archipel (2002). Le massacre continue, et c’est hélas ! la preuve que l’écolo indigné (et isolé) n’a pas grand pouvoir :
Aux îles Féroé, dans le nord de l’Ecosse, se déroule chaque année un sacrifice à la fois fascinant et lamentable… Dans un rugissement de canots à moteur, on rabat vers la côte des bancs de globicéphales noirs (Globicephala melaena), qu’on coince dans une baie ou un port, derrière un filet. Le village entier prête la main au massacre, à la gaffe, à la hache et au couteau, avec une exaltation meurtrière. Même les enfants frappent, frappent, frappent encore… La mer devient pourpre comme un tableau d’Apocalypse. Les animaux hurlent leur terreur. Plus de deux mille cétacés peuvent périr ainsi en quelques heures de folie collective.
N’oublions jamais : ici, des dauphins. Avec les braves gens du Front National, tôt ou tard des enfants, des femmes, des hommes dans le « détail » des chambres à gaz.



Publié dans la catégorie dauphin par Yves Paccalet le 16 mars 2010.
1er mars 2010
Certains noteront que je la ramène une fois de plus avec des « je vous l’avais bien dit »… Mais la catastrophe de la Charente-Maritime et de la Vendée, avec la conjonction d’une tempête, d’une grande marée et d’une crue fluviale, je l’ai très précisément évoquée dans L’Humanité disparaîtra, bon débarras !, en 2006. J’avais pris l’exemple du golfe du Bengale, parce que là, il n’y aurait pas une cinquantaine de morts, mais plusieurs millions ! Quand j’entends certains responsables affirmer qu’une telle situation était « imprévisible », je réponds qu’elle était totalement prévue ; et que le phénomène se reproduira forcément – en Hollande ou en Angleterre, en Louisiane ou dans le delta du Niger, en Cochinchine ou dans le golfe de La Plata… Et d’autant plus souvent que le réchauffement climatique fera monter le niveau moyen des mers !
Voici le passage…
Voulez-vous que je vous décrive l’une des plus grandes catastrophes de ces prochaines années ? Elle se déroulera dans le golfe du Bengale. Elle fera peut-être cinq millions de morts et des dizaines de millions de réfugiés…
Imaginez une marée de vive-eau, causée par l’attraction de la Lune et du Soleil – lesquels ne sont ni bons ni méchants. Imaginez un typhon de magnitude cinq – un phénomène naturel, lui aussi, mais aggravé par le réchauffement climatique. Imaginez une crue majeure du Gange et du Brahmapoutre – un autre accident de la nature, mais rendu plus dévastateur par la déforestation au Népal et en Inde.
Supposez que les trois phénomènes surviennent en même temps. Qu’ils se conjuguent… Le niveau de l’eau monte de trente ou quarante mètres dans le golfe du Bengale. Une vague phénoménale submerge une partie du Bengladesh. Elle provoque les dégâts du tsunami de 2004, multipliés par vingt.
Si j’écris que cette catastrophe a de sérieuses probabilités de se produire au XXIe siècle, je suis proche de la science.
Je deviens irrationnel, moral, humaniste ou religieux à partir du moment où j’ajoute : « J’espère que je me trompe. »

La vague fatale...

Xynthia...
Publié dans la catégorie catastrophe par Yves Paccalet le 1 mars 2010.