Effet papillon : ou comment Copenhague a tué Rio + 20

20 juin 2012

« Rio + 20 » commence. Mais coucou, c’est déjà fini : rien à voir, ni à entendre ! Il ne sortira aucune décision majeure de cette assemblée. Au mieux, des promesses brumeuses. On diagnostique un syndrome de grosse fatigue dans l’opinion publique mondiale. Tout se passe comme si l’humanité acceptait son impuissance à gérer le futur de façon raisonnable. Homo sapiens désire le meilleur, mais se soumet à la fatalité du pire. Il aura donc le pire.

La Fondation Cousteau (dont j’étais un « pilier », alias « le bras droit du commandant Cousteau ») était invitée à Rio de Janeiro, en 1992, pour ce qu’on pourrait appeler « Rio Zéro ». À l’époque, vingt ans venaient de s’écouler depuis le premier Sommet de la Terre de Stockholm (1972). Après l’échec de Nairobi (1982), la session carioca semblait la bonne. Sous l’égide de l’ONU, les États y signèrent 2 500 recommandations d’action (connues sous le nom d’« Agenda 21 »), plus une déclaration sur les forêts et trois conventions spécifiques sur la biodiversité, la désertification et le réchauffement climatique.

Je me souviens de Rio 1992 – « Rio Zéro ». Le commandant Cousteau y fut présenté devant toutes les caméras comme le « capitaine Planète ». Il incarnait le bon sens durable. On le fit monter sur scène avant tous les chefs d’État (le président du Brésil Fernando Collor, George Bush père, François Mitterrand et les autres). Il rappela que la situation était grave, et que nous avions perdu vingt ans depuis la « prise de conscience » de Stockholm. Il ajouta qu’il se voulait optimiste et que, cette fois, les décisions seraient prises, signées et appliquées. J’y ai cru sans y croire : comment empêcher un membre de l’humanité de souhaiter un avenir à son espèce ? Mais comment croire à la sagesse de notre genre territorial et dominateur, c’est-à-dire égoïste et guerrier ?

La suite ne fut que désillusions, reniements, paroles manquées et tartufferies ; avec des guerres et de glorieux assassinats… Lors du sommet de Johannesburg (2002), voué au « développement durable » (« la maison brûle et nous regardons ailleurs », dixit Chirac), on parla de droits de l’homme, de santé publique, d’énergie, de production agricole, de biodiversité, de climat… On assista surtout à un superbe concours de promesses verbales et de déclarations si générales qu’elles en devenaient stratosphériques. Ne rien dire, mais dans toutes les langues : tel fut le mot d’ordre…

En 2009, le sommet de Copenhague fut consacré au réchauffement climatique. Appelons cette réunion la « conférence des dupes », le « congrès des idiots », ou la fin des illusions. Les peuples du monde attendaient ce rassemblement avec espoir. Les torpilleurs de bonnes intentions accomplirent leur besogne. Ces « climato-sceptiques » (dont Claude Allègre fut la figure française) réussirent, grâce à la puissance financière et médiatique des lobbies des carburants fossiles, à semer le doute dans les esprits sur la réalité des prévisions scientifiques : une aubaine, pour les gouvernements décidés à ne rien tenter qui puisse affecter la sacro-sainte « croissance » économique. Les nœuds de contradictions entre pays riches, pauvres et émergents achevèrent de pourrir le dialogue. Le sommet de Copenhague finit en queue de poisson : aucun engagement chiffré, et la faute aux autres…

La déception populaire fut à la mesure des espérances. Nous le payons aujourd’hui : plus personne ne croit efficace, ni même utile, ce type de conférence avec tapis rouges, limousines et discours ronflants. Les citoyens s’en désintéressent, les médias regardent ailleurs et même les chefs d’État n’y vont pas – ou juste le temps de la photo. Avant Copenhague, ces sommets ouvraient les journaux écrits, radiodiffusés, télévisés ou Internet : ils ont maintenant rejoint la rubrique des « brèves » ou des « chiens écrasés ».

« Rio + 20 » se déroule du 20 au 22 juin. Les débats de ce qu’on nomme officiellement la « Conférence internationale sur le développement durable » s’articulent (dit le programme) sur deux thèmes : « l’économie verte dans le cadre du développement durable et de l’éradication de la pauvreté » ; et « le cadre institutionnel du développement durable ». Plus langue de bois, c’est impossible. Plus « oncle Baratino » (voir mes Deux mamelles du bonheur, conte cruel…) que ces formulations, ça n’existe pas.

L’effet papillon de Copenhague a déjà tué « Rio + 20 ». Non seulement dans l’espace, mais dans le temps… Le problème est que, quarante ans après Stockholm et vingt ans après « Rio Zéro », nous n’avons plus aucun espace disponible, ni le moindre temps devant nous.

 

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54 réponses à Effet papillon : ou comment Copenhague a tué Rio + 20

  1. Denali dit :

    J’aimerais que François Hollande, qui est un des rares chefs d’états des dits « grands pays » (grands en quoi, je ne suis pas sûr de bien le savoir…), qu’il ne signe pas cette déclaration finale qui ne sera en rien engageante. Quelle mascarade! Quel recul en 20 ans! L’avenir va encore s’assombrir un peu plus…

    • Dipavali dit :

      Urgence Mr Paccalet !!
      Sur ma belle île de la Réunion, le fol égoïsme et l’immense inconscience d’une communauté à fait basculer la sauvegarde et la restauration du patrimoine marin de l’ouest de l’île dans le pillage et massacre légalisé d’une espèce de poisson,le requin.
      Le ministre actuel des Dom Tom vient d’autoriser cette « pêche »,sous prétexte de réguler(?) la population de requin,trop nombreux(sur quelles bases ?) et dangereux(?) pour les surfeurs.
      Je rappelle que la zone de « pêche » concernée est la réserve marine.Réserve mise en place depuis une dizaine d’année.

      http://www.clicanoo.re/333792-l-etat-valide-la-chasse-aux-requins-initiee-par-thierry-robert.html

      • MICK64 dit :

        A une époque j’avais sur ma table de chevet un livre écrit par un pharmacien bordelais, passionné de surf, qui a d’ailleurs fait sa thèse sur la diététique des surfeurs.
        J’espère qu’il est toujours vivant et il doit être mort de honte aujourd’hui de voir que sa passion est prétexte à chasser le roi de l’Océan, le requin!

        Ohé mes amis les surfeurs, vous vous sentez bien dans vos tongues sur ce coup là?

  2. Bernard dit :

    Au bal des hypocrites:

    http://www.20minutes.fr/article/955105/rio20-total-contre-gorilles

    désirs,obsessions,
    arrogance de sapiens,
    futur dépecé.

  3. martine dit :

    Toujours les grands singes, mais cette fois en Indonésie : le drame de la déforestation, à travers l´histoire de Green (pour ceux et celles d´entre vous qui ne la connaissent pas encore. Le lien a déjà été donné).
    « Elle s´appelle Green, elle est seule dans un monde qui ne lui appartient pas. Elle est une femelle orang-outan victime de la déforestation. »
    Prenez le temps de consulter sur le site du film, la liste des entreprises et des organismes financiers qui contribuent activement au pillage de la forêt tropicale. L´agro-alimentaire, les nécro-carburants, les industries cosmétiques et celles du bois et du papier, tous répondent présent à l´appel irrésistible des gains criminels. Money talks ! Mais attention, si d´un côté il y a bien « eux », de l´autre, il y a « nous », et notre indifférence, notre « passivité » tout aussi criminelles.
    http://www.greenthefilm.com/?lang=fr

  4. Maxence dit :

    Merci pour vos articles. J’ai juste envie de partager avec vous ce texte de Julos Beaucarne, L’âge de la Terre:

    Quand j’ai demandé son âge à la Terre, elle me répondit « J’ai cinq milliards d’années »
    « Une paille, lui dis-je, qu’est-ce donc cela devant l’éternité ? »
    « Moins que rien » répondit-elle

    Quand j’ai demandé son âge à l’homme qui était sorti du ventre de la Terre
    Il répondit « Je suis né il y a cinq millions d’années
    Et j’ai l’espoir de vivre encore cent millions d’années »
    « Qui t’en empêcherait ?  » lui dis-je
    « Moi-même » répondit-il
    « Comment cela ? » lui dis-je
    « J’ai le pouvoir redoutable de me construire ou de me détruire »

    • Marc dit :

      Mais si j’analyse mon comportement depuis quelques centaines d’années, je crains fortement être programmé pour l’autodestruction.

  5. Jean-Pierre dit :

    C’est désespérant.. je pense que seule la société civile maintenant sera capable d’imposer d’autres choix et une véritable transition écologique. Aucun espoir dans les chefs d’états, aucun espoir dans les partis politiques « verts » plus soucieux des carrières individuelles. EELV a perdu toute crédibilité pour moi, et Eva Joly peut bien fustiger Hulot, Cohn-Bendit, Mélenchon, sa campagne présidentielle a été lamentable. C’est très triste.

  6. equus asinus dit :

    Manif contre l’élevage de 1000 vaches et de 750 veaux à Novissem près d’Abbeville:
    http://www.youtube.com/watch?v=xxYKexhpYUQ&feature=youtu.be

  7. Vee dit :

    Oui mais enfin, n’est-il pas illusoire de penser que les 1 % qui détiennent tous les pouvoirs et tout l’argent vont se tirer une balle dans le pied ? Sommes-nous naïfs ou simplement stupides d’attendre qu’ils légifèrent ? Pourquoi sommes-nous convaincus que sans action publique rien est possible ?
    Certes, l’action individuelle semble invisible ! Mais de quelle loi avons-nous besoin pour ne plus prendre, sur les étalages de notre supermarché préféré ces satanés sachets de film plastique qu’ingèrent les tortues ?!
    En arrêtant de maugréer indéfiniment après le politique et les institutions, en étant acteur du changement que nous réclamons de tous les autres, -sans véritablement renoncer au confort de nos pratiques-, ne mettrions-nous pas en marche une véritable (R)évolution ?!
    Etrangement, nous sommes plus prompts à suivre le piéton -indiscipliné ou pressé- qui traverse au rouge qu’à renoncer à acheter les marques scélérates qui polluent, submergent la planète de déchets et traitent le personnel comme de vulgaires variables d’ajustement … Oui, mais elles savent sublimer l’image que nous nous faisons de nous-mêmes dans la société.
    Un homme pragmatique (…) écrivit un jour : « L’humanité disparaîtra. Bon débarras » Mais voilà …
    Pour la Vie, il est probable que la disparition de notre espèce, egocentrée et intéressée, sera une bénédiction …

  8. martine dit :

    Vee,
    en parfait accord avec ce que vous écrivez.
    Ce serait croire au père Noël que d´espérer un renversement de vapeur venant de la sphère politique, plus ou moins à la botte de l´industrie, du commerce et de la finance qui lui imposent leurs oukases implacables.
    En effet, aucune loi ne nous dicte nos habitudes de consommateurs dans cette société de pléthore, et autant que je sache, le boycott du superflu, des biens inutiles et nocifs ne nous mène pas encore au cachot ! Déposer bravement et à intervalle régulier son petit bulletin électoral dans l´urne ne nous avance plus à grand chose. C´est au quotidien qu´il faut voter, dire NON, et pas seulement quand les dirigeants politiques l´attendent de nous, après nous avoir fait moult caresses et tenu mille et une promesses fallacieuses. Contrairement à ce que prétendait un membre du gouvernement Sarkozy (Luc Châtel, je crois), consommer n´est pas un « acte citoyen » mais un asservissement. Abrutis par la course incessante aux biens matériels, nous sommes la proie facile et consentante des marchands de poudre aux yeux et de rêves factices. Ils nous mènent sans peine par le bout du nez, nous roulent dans la farine, et le pire, c´est que nous en redemandons. Toujours plus, avec une frénésie destructrice qui nous aveugle et annihile notre capacité de réflexion. Y-a-t-il, dans le règne du vivant, plus grande disposition à l´humiliation, à l´asservissement, que celle des humains ?
    Naïveté ou bêtise ? Je n´ose pas répondre en public :-) ! Mais peut-être Albert Einstein ?!
    « Deux choses sont infinies : l´Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l´Univers, je n´en ai pas encore acquis la certitude absolue. »
    Moi non plus !!!

  9. martine dit :

    Une pétition du Réseau « Sortir du nucléaire » :
    http://sortirdunucleaire.org/Je-signe

  10. Manu Kodeck dit :

    La décroissance, la déliquescence de nos idées et de notre système, le tout en un article dans Libération à lire absolument :

    - Interview du chercheur américain Dennis Meadows (70 ans) : «Le scénario de l’effondrement l’emporte»

    J’adore ce passage :
    « Moi, je transmets ce que je sais, si les gens veulent changer c’est bien, s’ils ne veulent pas, je m’en fiche. J’analyse des systèmes, donc je pense le long terme. Il y a deux façons d’être heureux : avoir plus ou vouloir moins. Comme je trouve qu’il est indécent d’avoir plus, je choisis de vouloir moins »

    - Dennis Meadows : « Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en charger »

    . Les politiques sont accros à la croissance (addiction)
    . La plupart des problèmes nous ne les résolvons pas
    . Dicton japonais : « Si votre seul outil est un marteau tout ressemble à un clou ».

  11. equus asinus dit :

    Un message d’espoir de Bogota et une belle leçon de reconversion et de transfert d’énergie ou d’agressivité humaine…
    http://www.caracol.com.co/noticias/bogota/idrd-realizara-parada-de-voleibol-playa-en-la-plaza-de-toros-la-santamaria/20120627/nota/1713273.aspx

  12. equus asinus dit :

    Action 2 juillet 2012 : « Une lettre pour une vache : interdisons la ferme-usine de 1000 vaches »
    http://www.novissen.com/Pages/default.aspx

  13. MICK64 dit :

    A mon humble avis la bonne question est celle là:

    Quand va-t-on faire passer l’avenir et la vie des « générations futures », celle de milliards et de milliards d’êtres humains AVANT ce qu’on pense être le bien être immédiat de nos populations et de nos systèmes productivistes actuels ?

    La réponse est JAMAIS!

    Et qu’on ne me parle pas de l’avenir de la planète. Nous disparus, elle aura encore trois ou quatre milliards d’années devant elle, largement le temps de se refaire une beauté! Peut-être aussi le temps de générer une nouvelle race d’ « humains ».

    On l’espèrera (on peut toujours rêver..) plus responsable!

  14. martine dit :

    Merci equus et Manu Kodeck pour les liens. Très juste, le proverbe japonais.
    Mick64,
    Le constat est amer mais je crains fort que vous n´ayez raison.

  15. Isadujura dit :

    Denis Meadows a raison et Manu Kodeck fait bien de le citer ici.
    Je vous conseille la lecture du rapport Meadows, 30 ans après ( en français)
    L’enfant est roi dans nos sociétés, nous lui préparons un avenir impossible.
    Procrastination à l’échelle planétaire !

  16. Tursiop-kiowa dit :

    Bonjour/soir,
    Pour ma part je n’ai jamais cru aux politiques pour résoudre la crise écologique (la seule vraie crise à laquelle il vaille la peine de « s’attaquer », vu que la crise économique est à mon sens une immense mascarade hypocrite de l’argent mal réparti ou accaparé/amassé par les fortunés/profiteurs du système, au détriment de ceux qui n’ont rien ou qui triment)
    Je ne crois pas non plus au mythe de la « croissance », qu’elle soit économique, démographique ou autre, sur une planète limitée en surface par définition, c’est le thème de l’âne avec la carotte et le baton qui fait courir l’homo »sapiens » (sauf qu’il existe aussi l’âne Archie ;) qui a bien mieux compris quoi faire)
    Comment contrer ce mouvement global anti-nature ? je crois beaucoup plus à la désobéissance civile ou civique (chère à Thoreau) qu’à une tentative de changement à l’interieur de la société, à coups de lois toujours inadaptésou de compromis; Le meilleur moyen d’arreter la course folle étant à mon humble avis de cesser de l’alimenter, et de s’arreter simplement, mais cela ne peut se faire qu’individuellement au départ, en montrant l’exemple, d’autres façons de vivre sur terre, de manière plus juste et respectueuse de la terre, et par effet domino, qui sait… la course dans le mur s’arretera peu à peu

  17. à Bernard, que l’humanité disparaisse ou pas, dans l’absolu, peu importe ! On récolte ce qu’on sème souvent ;et tous les êtres et les phénomènes sont éphémères par nature; Mais ce qui m’ennuie et que je trouve d’une injustice énorme, c’est qu’il y a de fortes chances qu’au passage, l’humain fasse disparaitre toutes ou la plupart des êtres formes de vie sur terre, comme il a déjà fait disparaitre un grand nombre d’espèces animales et végétales pour « son faux dieu argent »et dans son égoisme-avidité sans fin, il n’aura même pas « l’élégance » et la modestie des Dinosaures qui ont « néttoyé » avant de partir, qui n’ont pas laissé de dégats flagrants avant de quitter la maison;

  18. Manu Kodeck dit :

    - La pression exercée par les sociétés humaines transforme notre planète à une vitesse inédite.
    - Avec le risque d’atteindre le point de basculement.

    La Terre pourrait ne pas atteindre le XXIIe siècle

    Une étude du très sérieux magazine « Nature » prédit la fin de notre planète avant l’an 2100. Cette fatalité serait due à l’emballement des changements radicaux des écosystèmes et du climat de la Terre. Les chercheurs parlent d’un processus irréversible.
    Source: RTBF

    La fin du monde ? Un jour, sans doute

    « Il est clair que l’on se trouve sur une trajectoire qui n’est pas du tout durable, mais ces changements d’état sont relativement imprévisibles. »
    Source: La Libre Belgique

  19. Manu Kodeck dit :

    Prédire l’avenir : telle est l’ambition du National Intelligence Council (NIC), la branche publique de la CIA, qui, tous les cinq ans, réfléchit à l’état du monde à un horizon de deux décennies. Une première ébauche de son dernier exercice, intitulé « Global Trends 2030″, a déjà fait le tour des think tanks de Washington en vue d’une publication au lendemain des élections de novembre.


    Le scénario « désintégration » (fragmentation) est, de l’aveu même des auteurs, le plus probable. Une croissance économique inégalitaire redistribue les cartes de la puissance. L’Occident s’affaiblit au profit de l’Asie, alors que la volatilité des marchés et le changement climatique menacent la stabilité mondiale. Dans ce monde « désintégré », l’absence généralisée de volonté politique pour résoudre les problèmes mondiaux marginalise les organisations multilatérales et accentue le risque de conflits interétatiques. Si des conflits militaires majeurs – par exemple entre la Chine et les Etats-Unis – peuvent être évités, le monde est constamment au bord du gouffre.

    Lire la suite dans Le Monde International du 12 juillet 2012

  20. martine dit :

    La route des vacances pour les déchets nucléaires. De Saluggia à la La Hague où ils vont se ressourcer !
    http://www.sortirdunucleaire.org

  21. YvesT dit :

    Bonsoir
    exposant à Pralo dans mon écurie, je me permets de vous y inviter : cf affiches à la boucherie Bonjean et à La Grignette : scierie de Pralo puis 2ème lacet.
    Au plaisir de vous y voir

  22. voyance dit :

    Surtout ne changes rien, c’est merveilleux de venir sur ton site .
    Bien à Toi et bonne continuation.

  23. martine dit :

    Oui, c´est un site très calme, très reposant :-) !

  24. martine dit :

    equus asinus,
    merci pour les liens.
    Bové en tonton flingueur du loup ! Belle figure de proue pour EELV !

  25. martine dit :

    Des hommes et des espèces.
    C´est le titre de la lettre hebdomadaire de Gérard Charollois, le président de la « Convention Vie et Nature » (CVN). A lire, toujours avec le plus grand profit, sur le site :
    http://www.ecologie-radicale.org/index.php

  26. martine dit :

    « Le 17 juillet dernier en Lozère, José Bové déclarait : « Si le loup risque d´attaquer un troupeau, la meilleure façon de faire c´est de prendre le fusil et de tirer ! » Les écologistes sont furieux de cette trahison et ripostent. »

    Lire la suite du communiqué de l´ASPAS au sujet de José Bové, le maître braconnier d´Europe Ecologie Les Verts sur :
    http://www.taomugaia.canal.com

  27. MICK64 dit :

    Entendu ce matin José Bové confirmer qu’il était pour le tir sur les loups en cas de menace contre les troupeaux.
    La journaliste a interrogé: « Contre les ours aussi? » J.B. n’a pas relevé. Qui ne dit mot consent..
    J’aurais aussi une question à cet « écolo » de paccotille. Comment se fait-il que les italiens s’accommodent d’une population de loups trés supérieure à la nôtre? Avec en même temps davantage de troupeaux ovins que nous?
    Trés accessoirement on peut aussi relever que l’Italie est quasiment aussi peuplée que le France dans un territoire deux fois moins vaste..

    Faut-il aussi tirer sur les vautours mr Bové? Eh bien rassurez-vous, c’est déjà en cours depuis quelques années déjà!
    Il m’a semblé que quelqu’un parlait ici de Copenhague et de Rio?

    Comme Jeanne d’Arc entendrais-je des voix?

  28. martine dit :

    Et à la Réunion, on autorise la « pêche » aux requins parce que certains d´entre eux ont voulu déguster un cuisseau de surfeur ! Mais si mes calculs sont exacts, les requins étaient là bien avant les surfeurs, non ?! Alors pourquoi les condamner à mort pour avoir chasser les proies qui sillonnent leur habitat ? Surtout que très sincèrement, à la place d´un requin je ne cracherais pas sur un morceau de choix qui m´arrive tout prêt sur l´assiette, même si l´emballage est un peu caoutchouteux :-)
    La nature est devenue le terrain de jeux préféré de l´homo sapiens infantilisé par la société de consommation. S´y promener pour le simple ravissement des sens l´ennuie profondément. Ce n´est pas assez « fun » !

    Sur le site de Arte plus 7 il y a encore pour quelques jours un documentaire sur le parc national italien du Gran Paradiso, dans le Val d´Aoste et les loups qui le réinvestissent doucement.

  29. Tursiop-kiowa dit :

    Au sujet de la réaction de Bové, elle ne m’étonne pas; je ne l’ai jamais classé parmi les écologistes, mais plutot parmi les « traditionnalistes », pour la préservation des modes de vie « ruraux » , qui ont aussi de bons cotés comparé au mode de vie urbain (et parfois mieux certains « pseudo politico-écolo » en costard cravate qui disent aimer et défendre la nature, mais passent plus de temps dans les conférences et les courses aux élections , plutot qu’à arpenter les lieux naturels et vivre en harmonie avec au quotidien ) mais aussi des traditions assez cruelles envers le vivant; Des soit-disant « traditions » comme la corrida, qui sont en fait une barbarie d’un autre temps, aurait du disparaitre depuis longtemps; mais comme disait je ne sais qui :
    « L’homme est un loup pour l’homme, et un gros con pour le loup » ;)
    ou encore
    « l’homme est l’animal le plus évolué, c’est normal, c’est lui qui fait le classement ! »

  30. equus asinus dit :

    http://www.aspas-nature.org/5558/laspas-poursuit-j-bove-pour-incitation-au-braconnage/
    « L’écolo est parfois un loup pour l’écolo » (Canard enchaîné)

  31. martine dit :

    Le fric et la barbarie toujours rois : Des tribus Maasai dépossédés de leur terre « en faveur des investisseurs de safaris de luxe ».
    http://www.survival.org/actu/4887
    Qu´on se rassure, l´humanité ne progresse pas :-(

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