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	<title>Le blog d'Yves Paccalet &#187; temps</title>
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	<description>L'humanité disparaîtra, bon débarras !</description>
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		<title>Au bois de la Cambre</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 13:46:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Paccalet</dc:creator>
				<category><![CDATA[temps]]></category>

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		<description><![CDATA[19 février 2008
Trente ans&#8230; Il y a trente ans et quelques semaines, j&#8217;étais comme hier en Belgique, et j&#8217;écrivais ces deux pages de mon &#171;&#160;Journal de nature&#160;&#187; (paru sous le titre L&#8217;Odeur du soleil dans l&#8217;herbe, chez Robert Laffont, en 1992 ; un bouquin difficile à trouver maintenant&#8230;) :
 &#160;&#187;21 décembre
(Bruxelles)
L&#8217;eau des étangs de la Cambre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>19 février 2008</p>
<p>Trente ans&#8230; Il y a trente ans et quelques semaines, j&#8217;étais comme hier en Belgique, et j&#8217;écrivais ces deux pages de mon &laquo;&nbsp;Journal de nature&nbsp;&raquo; (paru sous le titre <em>L&#8217;Odeur du soleil dans l&#8217;herbe</em>, chez Robert Laffont, en 1992 ; un bouquin difficile à trouver maintenant&#8230;) :</p>
<p> &nbsp;&raquo;21 décembre</p>
<p>(Bruxelles)</p>
<p>L&#8217;eau des étangs de la Cambre est du même argent que les goélands des Hébrides.</p>
<p>Les colverts mâles ont au cou la chlorophylle assombrie des feuilles de nénuphar. Leurs femelles portent sur chaque aile une fenêtre d&#8217;azur.</p>
<p>22 décembre</p>
<p>(Forêt de Soignes)</p>
<p>A mes pieds, la mousse profonde d&#8217;un vallon qui s&#8217;achève en étang elliptique. Je marche vers la boue froide que je devine entre les laîches.</p>
<p>Pour aujourd&#8217;hui, ce modeste morceau de marécage sera ma tourbière primitive. Je n&#8217;aurai que les semelles dans la fange, mais je noierai mon esprit dans dix mille siècles de sphaignes pourrissantes.</p>
<p>Un ichtyostega du dévonien sort de l&#8217;eau à ma droite.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le temps n&#8217;a aucune consistance. Trente ans !&#8230; Ma mère et mon père étaient en pleine vie ; à Bruxelles, la mère et le beau-père de Kathleen ; à Rome, son père ; et mes enfants n&#8217;étaient pas même ébauchés&#8230; Toutes ces années enfuies me plongent dans une nostalgie douloureuse et délicieuse à la fois, dont rien ne saurait m&#8217;extraire, sauf peut être ce vol d&#8217;un couple de canards aperçu hier, au-dessus des étangs de la Cambre : on eût dit deux âmes errantes aux pieds palmés.</p>
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		<title>Le Chevalier, la Mort, le Diable</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Aug 2007 13:08:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Paccalet</dc:creator>
				<category><![CDATA[temps]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
19 août 2007
Vous connaissez la gravure d&#8217;Albert Dürer, &#171;&#160;Le Chevalier, la Mort, le Diable&#160;&#187;. Elle date de 1513-1514. Pour un matérialiste ironique (ou poétique&#8230;) dans mon genre, elle résume la dérisoire inutilité de l&#8217;existence et la solitude de l&#8217;homme. Nous ne représentons rien, nous passons à peine, nous ne sommes pas plus importants pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a target="_blank" href="http://www.yves-paccalet.fr/blog/wp-content/nanieweb.jpg"><img src="http://www.yves-paccalet.fr/blog/wp-content/nanieweb.miniature.jpg" /></a> <a target="_blank" href="http://www.yves-paccalet.fr/blog/wp-content/nanie3.jpg"><img src="http://www.yves-paccalet.fr/blog/wp-content/nanie3.miniature.jpg" /></a></p>
<p>19 août 2007</p>
<p>Vous connaissez la gravure d&#8217;Albert Dürer, &laquo;&nbsp;Le Chevalier, la Mort, le Diable&nbsp;&raquo;. Elle date de 1513-1514. Pour un matérialiste ironique (ou poétique&#8230;) dans mon genre, elle résume la dérisoire inutilité de l&#8217;existence et la solitude de l&#8217;homme. Nous ne représentons rien, nous passons à peine, nous ne sommes pas plus importants pour la Terre que le papillon pour la fleur ; et le papillon finit par s&#8217;envoler&#8230; Je ne crains pas la mort, le Diable n&#8217;a aucune existence, mais son rire sardonique retentit à mon oreille chaque fois que j&#8217;aperçois en moi (ou dans quelqu&#8217;un d&#8217;autre) un soupçon de vanité.</p>
<p>Il y a quinze jours, la mère de ma femme est morte. Je vous joins deux photos d&#8217;elle, l&#8217;une en noir et blanc, prise quand elle avait vingt ans, et la dernière que j&#8217;ai faite d&#8217;elle, trois jours avant qu&#8217;elle ne s&#8217;éteigne, à l&#8217;âge de soixante dix-neuf&#8230; Le résumé de notre condition : l&#8217;homme est un presque rien dans l&#8217;espace-temps. Une naissance, la séduction d&#8217;un sourire de jeunesse et déjà la déchéance&#8230;</p>
<p>Pour vous remonter le moral, je vous ferai la même association avec deux portraits (ancien et récent) de ma mère, morte en février dernier. Puis nous nous requinquerons pour de bon, parce que je vous raconterai le bébé franco-japonais en préparation avancée chez mon fils Alexandre et sa femme Kazumi !</p>
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		<title>Le temps qui passe</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2007 20:18:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Paccalet</dc:creator>
				<category><![CDATA[temps]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;univers est âgé de 13 à 14 milliards d&#8217;années, en remontant au Grand Bang &#8211; au Big Bang, comme on dit en franglais; s&#8217;il n&#8217;y a rien eu avant le Grand Bang ! La vie existe sur la planète Terre depuis près de 4 milliards d&#8217;années. Et je ne réussis même pas à trouver quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;univers est âgé de 13 à 14 milliards d&#8217;années, en remontant au Grand Bang &#8211; au Big Bang, comme on dit en franglais; s&#8217;il n&#8217;y a rien eu avant le Grand Bang ! La vie existe sur la planète Terre depuis près de 4 milliards d&#8217;années. Et je ne réussis même pas à trouver quelques minutes par jour pour écrire une ânerie ou deux sur ce blog&#8230; Je m&#8217;en veux. Je suis nul. Je me laisse manger par l&#8217;espace-temps. Je disparais dans un trou noir, comme une allumette au fond d&#8217;un puits. Mais, c&#8217;est promis juré, je vais lutter contre la gravité (Ségolène eût dit : la &laquo;&nbsp;gravitude&nbsp;&raquo;) et ressortir devant vous, luisant de mille feux. Demain, j&#8217;arrête les promesses fallacieuses.</p>
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