26 octobre 2010
Pour Marc en particulier, et pour tout le monde bien sûr, ce que j’ai pu trouver d’officiel à la Région Rhône-Alpes sur l’état du projet Lyon-Turin, où la vieille taupe ne creuse pas bien vite. Document :
Transalpine Lyon-Turin : anticiper la croissance du trafic
Idéalement situé au cœur de l’Europe, Rhône-Alpes est un carrefour important pour le transport de marchandises qui voit passer jusqu’à 4 000 camions par jour dans les vallées de la Maurienne. Le développement économique ne peut que faire augmenter ce chiffre. Pour anticiper cette croissance et ses conséquences sur l’environnement, la Région s’est investie dans le projet de liaison ferroviaire à Grande Vitesse Lyon-Turin.
Le projet, c’est plus de 200 km de lignes à grande vitesse traversant les Alpes pour transporter, à terme, 40 millions de tonnes de marchandises par an. Près de 7 millions de voyageurs profiteront eux aussi de la future Transalpine. Un projet transfrontalier qui boostera l’espace économique entre Rhône-Alpes et le Piémont. Et bien au-delà puisque cette liaison représente un maillon clé pour relier, à terme, Lisbonne à Kiev.
Le tracé du projet Lyon-Turin comporte une section française, de Lyon à Saint-Jean-de-Maurienne, une partie franco-italienne de Saint-Jean-de-Maurienne à Bruzolo et une section italienne, de Bruzolo à Turin. Le cœur du projet est la partie franco-italienne avec deux tunnels : l’un de 53 km entre Saint-Jean-de-Maurienne et Venaus et l’autre de 12 km entre Venaus et Bruzolo. Des travaux de reconnaissance avec le creusement de descenderies ont été lancés. Ces dernières sont des galeries permettant de rejoindre, à travers la montagne, le niveau du futur tunnel de 53 km, creusé entre 570 et 750 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Enfin, et pour conforter le maillage du réseau ferroviaire, la LGV Lyon-Turin sera raccordée au CFAL ainsi qu’à la nouvelle ligne du TGV Rhin-Rhône.
Grandes phases des travaux de la ligne Lyon-Turin
2002 : travaux de reconnaissance portant sur le creusement des descenderies et galeries de reconnaissance.
Août 2007 :
1 610 m creusés sur 2 280 m pour la descenderie de Saint-Martin-la-Porte.
3 845 m creusés sur 4 000 pour la descenderie de Modane – Villarodin-Bourget.
1 123 m creusés sur 2 572 pour la descenderie de La Praz.
2011 : engagement de la première phase des travaux.
2013 : engagement de la deuxième phase des travaux.
2020 : prévision de la mise en service.
Mes commentaires :
1. On parle de plus en plus de TGV, de moins en moins de marchandises. « Voyageurs », ça va ; « fret » ou « ferroutage » deviennent des gros mots.
2. L’an 2020, ça mange pas de pain. On a, autrefois, parlé de 2005, de 2010, etc. Certains ne disent déjà plus 2020, mais 2025.
3. Qui sera président de la République en France, du Conseil en Italie, en 2020, pour inaugurer l’ouvrage, si les délais sont tenus ?
Pour plus d’infos :
http://www.transalpine.com/index.php?page=portail
http://www.ltf-sas.com/
http://www.lyon-turin.info/le-trace.php

Construction de la descenderie de La Praz (Savoie).